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MATERIAUX POUR L’EPIGRAPHIE BEITRÄGE ZUR KUNSTGESCHICHTE DES
ET L’HISTOIRE MUSULMANES MITTELALTERS VON NORDMESOPOTA-
DU DIYAR-BEKR MIEN, HELLAS UND DEM ABENDLANDE
PAR VON
MAX van BERCHEM JOSEF STRZYGOWSKI
MIT EINEM BEITRAGE: „THE CHURCHES
AND MONASTERIES OF THE TUR ABDIN“
VON GERTRUDE L. BELL
XXIll TAFELN IN LICHTDRUCK
UND 330 TEXTABBILDUNGEN
1910
HEIDELBERG
CARL WINTER’S UNIVERSITÄTSBUCHHANDLUNG
PARIS ERNEST LEROUX
Verlags-Nr. 467
AU GENERAL DE BEYLIE
HOMMAGE DES AUTEURS
4
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INHALTSVERZEICHNIS.
Materiaux pour l’&pigraphie et l’histoire musulmanes du Diyar-Bekr
par Max van Berchem.
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Beiträge zur Kunstgeschichte des Mittelalters von Nordmesopotamien,
dem Abendlande von Josef Strzygowski.
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I. Die christlichen Denkusler VODWAÄTTIGR ce 5
Einleitung: Die Grenzen der Beweiskraft von Inschriften . , Se R 6
1. Die beiden Prunkfassaden von Dijarbekr . . ». 2.2... ö
2. Wiederverwendung und Nachahmung älterer Bauglieder durch Ks Musimerse re
3. Die vorislamischen Teile der Westfasade - ». 2.2220 2.2.20.
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5. Die altchristlichen Kirchen von Amida (mit einem Be von Atom Das
6. Dekorativer Reichtum der christlichen Architektur in Amida, Syrien und Ägypten
7. Die ursprüngliche Bestimmung der alten Westfassade . . . 2...
II. Die altchristliche Baukunst Nordriesopotamiens . . . . . Man
IaDieszentralengkiesenbautenrder Studieren
9. The churches and monasteries of the Tur Abdin by Gertrune L. BEL 2. 2». ...
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3. Ursprung der beiden Moscheetypen . . 2... 2 Be. we ec
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VI. Zur Geschichte des islamischen Ornamenies a a ee c
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Die Stuckreliefs aus Dijarbekr . . ER N Eee ah el ner Un ek eh elle auf ie
VII. Hellas und Mesopotamien . .. 2.8 0 Val aan a oe
VIII. Anhang: Nordmesopotamien und Gen von LEoPoLD vox S
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Index et additions ä la premiere partie . 2 2 2 2 2 2.0.
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MATERIAUX
POUR
LEPIGRAPHIE ET LHISTOIRE
MUSULMANES DU DIYARBAKR
MAX VAN BERCHEM
Amida
INTRODUCTION.
IR: monuments des pays musulmans! surgissent enfin de l’oubli oü les avait plonges la
decadence de lIslam, oü les laissait dormir notre science un peu bornde, nourrie d’esprit
classique et de prejuges religieux et nationaux. et heureux reveil, nous le devons A la decou-
verte de l’Orient. Depuis que CuamroLLıon nous a rendu l’Egypte antique, nous avons retrouve
tant de choses, enfouies dans le sol de l’Afrique et de l’Asie, que nous ne saurions plus nous
etonner de rien. Toutefois, si nous admettons aujourd’hui que l’Orient nous a precedes, nous nous
resignons mal ä reconnaitre que nous lJui devons beaucoup. Que de recherches n’a-t-il pas
fallu pour ouvrir nos yeux sur les nombreux emprunts faits a l’Asie par ce monde antique
dont nous nous pretendons les heritiers! Mais notre dette ne s’arröte pas la. Le vieil Orient,
que n’avaient ecrase ni les armees d’Alexandre, ni la domination romaine, eut encore la
force d’enfanter deux religions universelles, d’enrayer la decadence byzantine et de survivre
a la conquete arabe. Pour Epuiser les reserves accumulees par tant de siecles de culture, il
faudra cette longue suite d’invasions turques et mongoles dont les dernieres vagues iront mourir,
du XIII® au XVIe sieele, au seuil de l’Egypte et de l’Allemagne. Or, durant tout le moyen
äge, mais surtout & l’Epoque romane, l’Oceident devenu chretien continue d’emprunter & l’Orient
devenu musulman. Que lui emprunte-t-il? En vertu de quels phenomenes historiques? Par
quels procedes, par quels chemins? Voilä ce que l’archeologie musulmane peut apprendre aux
historiens de l’art et de la civilisation dans l’Europe medievale. A leur tour, les historiens
de l'Islam s’habituent a demander des faits preeis ä l’archeologie. Depuis peu, nos puissances
coloniales, imitees par quelques pays musulmans, s’efforcent de proteger et de conserver, helas
aussi de restaurer les monuments de l’Islam. Enfin, les collectionneurs ont mis ä la mode les
produits de l’art musulman, dont la valeur marchande atteint aujourd’hui des prix exorbitants;
cet engouement meme est significatif.
Mais il ne suffit plus d’admirer un monument ou un objet d’art; nous voulons qu'il nous
apprenne quelque chose. Pour en faire un document preeis, ce n’est point assez d’en apprecier
le style; il faut en fixer la destination, l’äge, la provenance ou l'origine. Ces eirconstances, qui
pourrait mieux les faire connaitre que le monument lui-meme, quand elles y sont 6crites en
toutes lettres? Or, un grand nombre de monuments et d’objets d’art musulmans portent des
inscriptions qui donnent leur signalement, leur date, les noms de leurs fondateurs, de leurs
auteurs et de leurs proprietaires, pour ne parler que des faits en rapport avec l’archeologie;
car la plupart des t&emoignages fournis par l’epigraphie n’interessent que l’histoire litteraire,
religieuse, politigue et administrative.
"A defaut d’un terme preeis qu’il faudra trouver un jour, je designe ainsi tous les monuments du moyen äge
dans les pays oü domine l’islamisme. On ne peut dire monuments musulmans, car ce terme ne saurait &tre applique
proprement qu’ä des e£difices religieur de l’Islam, encore sous certaines reserves. Je m’en servirai toutefois pour
designer tous ceux qui ont ete construits ou fahriques pour des musulmans, sinon toujours par des musulmans.
1*
4 INTRODUCTION.
L’epigraphie musulmane, et par la jeentends surtout l’Epigraphie arabe, de beaucoup la
plus abondante, la plus riche et la plus preeise, aura donc un double röle. A l’histoire gene-
rale, elle apporte des faits authentiques, bien qu’en petit nombre, qui permettent de contröler
et de completer les autres sources; ä l’archeologie et a l’histoire de l’art, ces textes preeis sont
indispensables pour classer les monuments qui les portent, puis, subsidiairement et par compa-
raison, ceux qui sont depourvus de tout etat civil.
Depuis vingt ans, l’auteur de ces pages s’occupe & recueillir les materiaux d’un Corpus
inseriptionum arabicarım dont le plan, bien que trace d’avance, est susceptible de s’&largir in-
definiment. La premiere partie de ce recueil est reservee aux inscriptions de l’Egypte. La
deuxieme partie renfermera les inscriptions de la Syrie; la troisieme comprendra celles de l’Asie
Mineure. Apres avoir consacre dix anndes A la premiere, l’auteur prepare les deux autres, avec
l'aide de quelques collaborateurs devoues.! Ces trois pays ont deja fourni les materiaux de plu-
sieurs gros volumes et les recherches sont loin d’y @tre achevees. Lä s’arröte le domaine ac-
tuel du Corpus, qui ne doit comprendre, en prineipe, que les regions explorees methodiquement.
Mais son domaine futur est presque illimite, puisque l’&pigraphie arabe s’etend de l’Atlantique
au Pacifique. Les redacteurs du Corpus ont done une double täche: achever la publication
des parties commeneees et preparer l’exploration de nouveaux pays.
Ü'est A la seconde partie de ce programme qu’appartient le present travail. La Mesopo-
tamie promet de former un jour une importante section du Corpus; mais les releves n’y sont
pas assez avances pour une incorporation definitive. Naguere encore, cette vaste region n’avait
livre qu’un petit nombre de textes A quelques explorateurs, de Nırpuur AM. Sacnau. Des lors,
MM. Lenmann-Haupr et le baron D’ÖrrENHEIM ont bien voulu me remettre les materiaux re-
eueillis par eux dans la haute Mesopotamie.” Parmi ces documents, quelques photographies d’Amid
attirerent surtout mon attention, par l’importance des monuments qu’on y voyait representes et
par linteret des fragments dinseriptions que je reussis A y dechiffrer. Üette premiere etude
me faisait esperer une moisson beaucoup plus riche; on va voir que cet espoir n’a pas dte
decu. Mais mes efforts pour me procurer de nouveaux documents resterent a peu pres inutiles
jusqu’au jour ou M. le general nz BeyLie, sur le point de partir pour l’Orient, voulut bien
m’oflrir son precieux concours. Il poussa l’obligeance jusqu’a modifier son itineraire, pour visiter
Amid et pour en relever les murailles et la grande Mosquee,’” A son retour, il me remit une
precieuse collection de cliches, de photographies, de dessins et de croquis, ne mettant ä& ce don
genereux d’autre condition que celle d’en tirer parti pour la science. Quil recoive ici l’expression
de ma vive gratitude et quil me permette d’associer A son nom ceux de M. Pocnxox, du general
Farumt Pasıa et de M. Güys, consul de France ä Diarbekir, pour les copies d’inscriptions et
les renseignements divers que nous devons A leur obligeance.
Voila l'origine de ce livre; voici comment il a et& fait. Frappe de la valeur archeo-
logique de ces documents, je les montrai a M. Srkzysowskt, qui desira vivement en tirer parti
pour l’histoire de l’art. Avec l’approbation de M. le general pe BEyLıE, nous convinmes de
reunir en un volume nos deux etudes; bien que distinctes par le sujet et la methode, elles
se completent Tune par l’autre et sont relices par une id6e commune: celle de la haute culture
amidienne, dans l’antiquite et au moyen äge.
' ai publie un volume de l’Egypte dans les Memoires de la Mission frangaise au Caire, NIX. M. SoBERNHEIN
a commence de publier la Syrie du Nord dans les Memoires de ! Institut frangais du Caire; il vient d’achever les releves
de cette region, avee l’aide de M. HerzreLp pour la partie archeologique. M. Mirrwoch etudie les inseriptions de
Damas et l’auteur de ces lignes, celles de la Palestine. Pour l’Asie Mineure, l’auteur et M. Halil Epnem vont publier les
inscriptions de Konia, Siwas et Diwrigi. Plusieurs autres parties sont ä l’etude (cet ouvrage sera cite CIA).
° Publies par moi dans les ouvrages de ces deux explorateurs, eites plus loin, p. 14, n.1 et 23, n. 1.
M. D’Orresneim a bien voulu m’autoriser a reproduire ici quelques photographies de sa riche collection.
° Voir pe BeyLie, Prome et Samara, Paris 1907, p. 60 s.
INTRODUCTION. 5
J'ai donn& le texte, la traduction et le commentaire des inscriptions recueillies par M. ve
BEyLie. Les lectures ont et& faites a la loupe et contrölees avec un soin metieuleux; jinsiste
ä dessein sur ce detail, parce qu’il est impossible de verifier mes lectures sur les figures de ce
livre, qui ne sauraient atteindre a la nettet@ des photographies originales.' J’ai class& les
inseriptions dans l’ordre chronologique et je me suis efforc de les Eclairer par d’autres sources,
notamment par les chroniques et les monnaies; comme toujours, cette methode comparative
a produit des resultats surprenants.” Avec un peu d’apprentissage, on arrive ä& expliquer,
par les circonstances de l’'histoire, chaque mot d’une inscription, dont les termes, il ne faut
pas l’oublier, ont une valeur preeise, parce quiils etaient soigneusement peses, par le redacteur
responsable, avant d’ötre confies au lapieide. Ces memes sources m’ont seryi a combler les lacunes
de l’epigraphie; j’en ai tire la matiere d’un canevas destine & relier chaque inseription A la
suivante. Eerire l’histoire complete d’Amid sous les musulimans eüt et une täche au-dessus de
mes forces; il ne s’agissait que de preparer des materiaux de choix.
En ce qui concerne l’archeologie, je me suis borne A decrire sommairement les &edifices
releves, & reunir et ä coordonner les descriptions des geographes et des explorateurs, enfin, ä
noter, sur le style et la construction de ces &difices, quelques observations suggerdes par le
commentaire des inscriptions. lei encore, je me suis contente de rassembler des materiaux, en
laissant a M. Srrzysowskı le soin d’en tirer parti.’
Les mots arabes et la plupart des noms propres ont ete transcrits graphiquement, e’est-A-dire
signe pour signe. Sont rendus plus librement les noms de lieu et les mots orientaux, d’origine non
arabe, dont l’orthographe n'est pas bien fix&e dans cette Jangue. Il en rösulte d’apparentes contra-
dietions, par exemple entre le nom propre @ard-arslän, qui rend l’orthographe arabe la plus
frequente, et les mots tures gara et arslan. es petites inconsequences n’ont pas d’inconvenient
dans un memoire oüı la linguistique ne joue aucun röle; il suffit d’en donner la raison.
Malgre le temps et la peine qu’il m’a coütes, ce travail n’est qu’un premier essai; puisse-t-il
provoquer de nouvelles recherches sur un sol qui promet encore d’amples moissons.*
ı Gelles-ci sont a la disposition des savants qui voudraient contröler mes lectures et verifier l’exactitude des
dessins que j'ai faits moi-m&me, ä la loupe, d’apres ces photographies.
® J’ai utilise un grand nombre de chroniques arabes, imprimees ou manusecrites, et quelques sources empruntees
aux autres langues orientales, sans pretentre nullement ä les epuiser.
® Je designe par la forınule (fig. Strz.) quelques figures, attribuees au texte de M. Strzycowskı, qui n’etaient
pas encore nume£rotees quand j'ai corrige mes epreuves; on les retrouvera facilement dans la deuxieme partie de ce livre.
* M. SırreE vient de rapporter d'un long voyage en Mesopotamie, fait avec M. Henrzrerv, l’auteur de Samarra,
des materiaux importants pour l’'histoire et l’archeologie de l’Islam; voir ses travaux preliminaires dans Monats-
hefte für Kunstwissenschaft, 1909, et dans Zeitschrift der Gesellschaft für Erdkunde zu Berlin, 1909, M. Massısxox
et M. Viorzer en ont recueilli d’autres, de Raqga jusqu’ä Bagdad; voir Comptes vendus de l’ Academie des Inscriptions,
1908, p. 451; 1909, p. 202 s., 370 s.; Gazette des Beaux-Arts, 1909, 4° per., I, p. 297 s.
CHAPITRE PREMIER.
ENCEINTE, PORTES ET TOURS.
A. ETAT ACTUEL.
Parmi les nombreuses villes de l’Asie occidentale qui conservent des restes de leur archi-
teeture militaire, Amid occupe, a coup sür, le premier rang. Bien que les auteurs s’accordent
a vanter la force et la puissance de son enceinte,! celle-ci n’avait rien d’exceptionnel alors que
toutes les cites s’abritaient derriere une ligne de murailles et de tours. Ce qui Jui donne une
raleur unique aujourd hui, c’est qu’elle a resiste presque tout entiere aux ravages des sieges, du
temps et des travaux modernes qui ont andanti, naguere encore, les superbes enceintes de
Bagdad, de Konia, d’Alexandrie et de tant d’autres villes de l’Orient. Cet etat de conservation
tout ä fait rare, elle le doit surtout & la nature des materiaux dont elle est faite, une pierre
volcanique tres dure, dont la couleur foncee a frappe tous les observateurs et a valu A la ville
son nom moderne de Qara Amid, Amid la noire. Elle le doit encore au fait que la capitale
du Diyar-Bekr ne joue dans l’histoire qu’un röle assez effac& depuis le milieu du XIII® siecle.
On verra que toutes les inscriptions relevees sur les murs, les portes et les tours d’Amid sont
anterieures A cette epoque. Ce fait anormal et tr&s significatif, non moins que le silence presque
complet des chroniques sur les destindes ulterieures d’Amid, trahit la decadence politique et
militaire de cette ville depuis l’invasion mongole.
Amid s’etend sur un large plateau qui domine la rive droite ou oceidentale du Tigre. Ce
fleuve coule ici du nord au sud, passe au-dessous du cöte oriental de la ville, et de la, par une
lögere courbe A l’ouest, sous son cöte meridional, dont il s’eloigne graduellement dans la direction
du sud-ouest. A partir du grand pont de pierre,? il reprend son cours droit au sud, avant de
siinflechir a l’est pour gagner la plaine me«sopotamienne.” Ainsi, le front est et une bonne
partie du front sud sont defendus naturellement par l’escarpement de la rive et l’on s’explique
pourquoi les travaux sont moins considerables sur ces deux cötes que sur les autres fronts,
ı Voir Wägidi, trad. Nıesunr-Morormans, p. 93 s.; Näsiri Khusrau, trad. ScHEFER, p. 28; Ihn al-Athir, ed.
ToRNBERG, X, p. 42; XI, p. 325; Ibn Wäsil, Paris, ms. ar. 1702, fo 79 ro; Ibn al-Fagih, Istakhri, Ibn Haugal et Mu-
gaddasi, eites plus loin, p. 21, n. 1, et 22, n. 3.
® Deerit plus loin, au no 13.
® C'est peut-etre ce coude du Tigre A V’ouest qui a donne lieu A l’opinion qu’Amid etait autrefois sur la rive
gauche du fleuve. Samr-Marrın l’a reproduite d’apres Ammien Marcellin et Ibn Haugal; voir Memoires sur !’Armenie,
I, p. 166, 169. Mais Ammien se borne a dire qu’un eoude du Tigre arrose Amid au sud; sans doute, il veut parler
de ce petit coude ä l’ouest, et non du grand eoude que le fleuve fait plus loin ä Vest; l’interpretation de Saınt-Marrtın
est done erronee. (Quant ä Ibn Haugal, la traduetion d’Ovserey citee par cet auteur est faite sur un texte persan
defectueux. Il est vrai qu’Istakhri, copie souvent par Ibn Haugal, dit iei: „Amid, sur le Tigre, A l’est de ce fleuve‘;
ed. DE GoRIE, p. 75. Mais c'est une faute de copie, car dans Ibn Haugal, ed. pe GoEsE, p. 150, on lit correctement:
„La ville d’Amid, sur une colline ä l’oxest du Tigre“. L’examen le plus superficiel de l’enceinte actuelle
contredit formellement l’opinion de Sart-Marrın; outre qu’elle a conserve d’importants vestiges de l’antiquite, les
nombreuses inseriptions du calife Mugtadir, publiees plus loin, sont anterieures aux relations d’Istakhri et d’Ibn Haugal.
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Fig. 1. Plan de l’enceinte d'Amid.
ainsi qu’on peut le voir en jetant un coup d’eil sur le plan de l’enceinte.' Celle-ci forme un
cercle un peu allonge, dont la regularite n'est rompue que par deux aceidents prineipaux: une
avancde vers Je sud-ouest, defendue par deux grosses tours rondes, et la citadelle, vers l’angle
nord-est; on en parlera tout A l’'heure. L’enceinte est percee de quatre portes, a peu pres suivant
les quatre points cardinaux: au nord, la porte de la Montagne (bab al-djabal, dagh kapusu) ou
porte de Kharput; ä l’ouest, la porte d’Asie Mineure (bäb al-Rüm, Rum kapusu) ou porte
d’Alep; au sud, la porte de la Colline (bab al-tall) ou porte de Mardin (Mardin kapusu); &
l’est enfin, la porte du Fleuve ou du Tigre (bäb al-md’ ou Didjla), appelee aujourd’hui porte
Neuve (yeni kapu).
Ainsi, deux lignes tirdes de porte en porte ä travers la ville, du nord au sud et de l’est
& l’ouest, determinent A peu pres les deux axes de l’ellipse formee par l’enceinte. Cette orien-
tation, qui rappelle celle de mainte enceinte antique, notamment ä Damas et a Alep, n'est cer-
tainement pas fortuite; elle trahit l’origine reculde de l’enceinte d’Amid, dont le plan general,
on va le voir, est reste le meme A travers les modifications qu’elle a subies. Quant aux portes
derobdes ou poternes que plusieurs auteurs anciens et modernes signalent en divers points de
l’enceinte, elles ne jouent qu’un röle episodique dans l’histoire des sieges d’Amid.”
ı Voir (fig. 1) le plan dresse sur les notes et les eroquis du general pe Beyri£ et de M. le consul Güys. Sans
pretendre A une exaclitude definitive, ce document inedit aceuse un grand progres sur le petit eroquis fait par NıEBuUHR
en 1766 et publie dans son Voyage en Arabie, Amsterdam 1780, II, pl. XLVII. Hätons-nous d’ajouter que cet
excellent observateur a fait tout ce qu’il pouvait faire A son epoque et dans les conditions oü il voyageait.
2 Voir plus loin, p. 9 s., les deseriptions d’Ewrıya, de Nırsunn, de Garpen, celle de Mugqaddasi, p. 22, et le
commentaire du no 26.
S ENCEINTE, PORTES ET Tours.
La muraille se compose d'une forte courtine, couronnee d’un parapet crenel&e et d’un
chemin de ronde et flanqude d’un grand nombre de tours tres rapprochees. Les unes sont de
simples contreforts ou des saillants carres; les autres sont des ouvrages semi-cireulaires, d’une
construction plus savante. En general, les premiers sont plus anciens et remontent soit A l’an-
tiquite, soit aux premieres dynasties musulmanes, qui ont imit& la fortification byzantine, tandis
que les seconds ont ete ajoutes A diverses epoques du moyen äge et trahissent les progres de
la construction militaire en Orient, sous linfluence des ercisades. On remarquera que ces der-
niers se concentrent surtout sur les fronts nord et ouest de l’enceinte: en outre, ces fronts
etaient defendus par un large fosse precede d’un avant-mur, dont il reste des traces visibles
sur le front ouest. C'est qu’au nord et & l'ouest, le terrain d’approche, plat et decouvert, offre
une attaque plus favorable que les fronts est et sud, proteges naturellement par les berges du
fleuve. Üette eirconstance explique les nombreuses refections des fronts ouest et nord, qui ont
dü soutenir le prineipal eflort des sieges, alors que les fronts proteges par le Tigre ont mieux
garde leur aspect primitif.
Fig. 2. Vue d’Amid, depuis la citadelle.
Ü'est au souci de la defense que parait se rattacher aussi l’avancee formee par l’enceinte
au sud-ouest, dans un terrain d@couvert entre les portes de Mardin et d’Alep. Comme on le
verra plus loin, les deux grosses tours A et B, qui defendent les angles saillants de cette avancee,
n'ont ete construites qu’au debut du XIII® siecle. Cette date precise, qui ressort des inscriptions
gravees sur elles, ne saurait etre attribuce A l’avancee tout entiere, dont les saillants, pour la
plupart carres, semblent trabir une origine plus ancienne. Quelle que soit l’£poque de sa con-
struction, e’est probablement la nature du terrain d’approche qui a pousse les ingenieurs ä
rompre en ce point le trace regulier de l’enceinte.!
A l'extremite opposde de l’enceinte s’ölevait la eitadelle, dont l’assiette a et& determinde
par la colline qu'elle couronne et qui domine toute la ville, bien qu’avec un faible commande-
' Voir le plan, fig. 1. Garven, p. 185 (eite plus loin, p. 12) parle iei d’un ravin qui parait etre la cause de cette
irregularite dans le trac& de l’enceinte: „Between the Rum and Mardin gates, the walls take a sweep inwards in the
form of a crescent, to clear a ravine which extends some way up towards them“.
ErTAT ACTUEL. 9
ment.! Une enceinte ä part, flanquee «le tours, percee de trois portes et tournant son front
convexe vers la ville, faisait de la citadelle un reduit independant.? Elle est plus ruinde que la
grande enceinte, mais il en subsiste des restes importants.” Elle est dominde a son tour par
un mamelon, peut tre artificiel, qui porte les ruines d’une construction mal determinde.!
Ajoutons enfin qu’un aqueduc, signale par plusieurs auteurs anciens et modernes, amenait l’eau
du nord-ouest jusqu’au pied de la muraille, d’ou elle penetrait par une galerie dans l’interieur
de la ville, entre les portes de Kharput et d’Alep.’
Pour completer cet apercu sommaire", voici quelques extraits des voyageurs modernes qui
ont eerit sur les fortifications d’Amid.”
Le voyageur turce Ewuiva® les deerit ainsi en 1065 (1655): „La ville forte de Diyar-Bekr
a ete bätie en pierre noire sur une haute colline appel@e le rocher de la Fille, qui domine de
tres haut la rive du Tigre .... La partie situde du cöte du nord-est est assise sur des rochers
qui s’elevent A une grande hauteur, et sous le sommet de la forteresse s’etendent les cavernes
de la Fille... Quand depuis les murailles on jette un regard sur le vaste fleuve qui coule ä&
leur pied, il apparait comme un petit ruban, tant ce cöt& de la forteresse est &leve. En re-
vanche, sur les cötes nord, ouest et sud, le sol est plat. La hauteur de chaque partie de la
muraille est de quarante coudces royales (dhird malaki) et ses fondations ont dix aunes (arshin)
de largeur. Cette forteresse porte aussi le nom de @ara Amid, parce quelle a ete bätie en
pierre noire. L’ingenieur lui a donne la forme d’un rectangle allonge du cöte nord (!). Tous
les saillants et les ereneaux de ses murailles se font face et se defendent mutuellement en cas
de siege. Elles sont construites en pierre dure et leur base est assise sur le rocher uni, de
sorte qu’un ennemi qui en ferait le siege en creusant des mines et des tranchees sur un de ses
cötes ne pourrait s’en rendre maitre. Les assieges ne la livreraient qu’au bout d’une annde de
siege et presses par la famine. Sur le cöte est de son quadrilatere, olı se creuse un profond
abime, un fosse est inutile; mais sur les fronts nord, sud et ouest regne un fosse et aux angles
du carre s’elevent des tours semblables a la muraille de Chine ... Elle n'est pas & trois ou
quatre etages, comme les autres forteresses, mais c’est une solide enceinte a un seul tage. Elle
possede quatre portes de fer; au nord s’ouvre la porte de la Montagne ..... & l’ouest, la porte
de Rum... au sud, la porte de Mardin, et ä l’est, la porte Neuve. D’ici, l’on descend sur
la rive du Tigre et, en passant un pont’, on se rend ä la place forte de Mifargin, puis, en
passant le pont du Batman, on arrive en un jour ä la place forte de Hazu.!° Il y a aussi une
! Voir, pl. I, une vue de l’enceinte prise du sud-est, avec la citadelle A droite.
® Voir le plan, fig. 1. Outre ces trois portes, dont l’une, en O du plan, est muree (voir au no 31), la citadelle
a deux petites portes ouvrant au nord-est sur la campagne (plan, fig. 1, nos I et 2) et appelees Oghrun et Fatah (ou
Demir) kapusu; cf. Ewriya et Nıepunr, cites plus loin, p. 10.
° Les saillants et le chemin de ronde de la partie convexe, tournee vers la ville, sont assez bien conserves;
voir fig. 2, au premier plan, et plus loin, n° 31.
* Voir N du plan, fig. 1, et pl. I & droite. C’etait un palais, suivant H. ve Heıı et Garpex (eites plus loin, p. 12)
ou un chäteau d’eau, d’apres le general pe Beyuıf, dont l’opinion parait confirmee par l’existence d’une source abondante
qui sortait (et sort encore?) de la citadelle et faisait tourner des moulins; voir Ewriva, cit& plus loin, p. 10.
5 Voir U du plan, fig. 1, et pl. II, une vue de l’enceinte, prise du nord-ouest.
® Je me borne ä ces notes rapides sur une enceinte que je n’ai pas vue et dont l’etude exigerait un gros
volume. Pour quelques details de la courtine, des tours et des portes, voir fig. Strz., d’apres les eroquis du general
pe BeyLie, et le commentaire des inscriptions.
” Je ne trouve rien a signaler dans les relations de Rauworrr (1575), de verra Varre (1615), de TaverNnıER
(vers 1650), de Dupr£ (1818), de Sourusate (1837), de pe Morrke (1838), de pe CHorer (vers 1890), ete. Sur la relation
de 1507 publiee par Rauusıo, voir plus loin, au no 30,
° Voir Ewriva TsHeLeBr, Siyahet-näme, Constantinople 1314 H., IV, p. 298. Je ne traduis ieji que quelques
passages essentiels de sa description prolixe et un peu confuse.,
° Voir plus loin, au no 13.
1° Sur les ponts du Batman su et du Hazo su, voir plus loin, p. 33, n. 1.
Amida. 3
10 ENCEINTE, PORTES ET Tours.
porte dans le palais de la eitadelle (itsh qal’a), olı reside le pasha; elle s’ouvre Aa l’est, du cöte
du Tigre, et s’appelle Oghrun! kapu; c'est un passage peu frequente.“
Puis l’auteur donne quelques mesures en pas, assez vagues et d’ailleurs contradictoires, et
note la durete extraordinaire de Ja pierre noire dont la muraille est faite. Ensuite, il deerit la
eitadelle, avec son vaste palais renfermant un grand nombre de chambres, de salles, de bains,
de bassins et de fontaines, ses fenetres et ses balcons donnant sur la vallde du Tigre et jouissant
d’une vue admirable, „sa salle ancienne, construite par les sultans du passe, ol l’on voit des
peintures d’un style antique, polychromes, telles qu’on en voit peut-etre au Caire, dans la salle
(qda) du sultan Qalawün*.?” Il en attribue la construction & Biyiqli Muhammad Pasha, le
vizir du sultan Salim I. „Cette eitadelle, dit-il, est tr&s forte. Elle a une porte de fer qui
souvre au sud dans la ville. Ses gardiens sont toujours sur pied et montent la garde.“ Enfin,
il deerit la source d’eau elaire qui sort de son rocher, fait tourner des moulins, passe dans le
palais et, sortant par une fenetre, grillee de fer et perece dans le mur de la forteresse, coule
au pied du rocher de la Fille et se preeipite en torrent, de pierre en pierre, pour se jeter dans
le Tigre.
Nıesunr (1766), op. eit., II, p. 324 s.: „Le nom de Diarbekr n’est pas ancien; autrefois,
cette ville s'appelait Amid, et on l’appelle encore ainsi dans les documents tures. Elle est situee
sur la rive ouest du Tigre, sur un rocher qui est fort escarpe du ecöt& de la riviere ......
La ville est entouree d’une haute muraille de pierre noire et dure, A cause de quoi les Turcs
la nomment aussi Qara Amid. Dans Ja muraille, il y a plusieurs bastions ou grandes tours,
ot l’on pourrait placer des canons. On trouve ici quatre portes ..... (suivent les noms dejäa
connus). La citadelle a du cöte de la ville une aussi forte muraille que celle de la ville elle-
meme... Elle avait autrefois trois portes, mais Ogrum kapusu est murede et Demir kapusu
est toujours fermee, de sorte quil n’y a qu’une porte d’ouverte, qui est celle de la ville. Le
pasha ... .. demeure dans la citadelle. Les princes musulmans avaient autrefois un palais sur
la colline qui se trouve iei, mais il n’en reste plus que les fondations ...... Les bastions
et les tours de la muraille de la ville sont ronds, octogones ou carres; ils n’ont pas tous dte
bätis a la m&me epoque. Les carres paraissent ötre les plus anciens, car on y trouve des in-
sceriptions purement coufiques.*“ Suit une note sur les inseriptions copiees par l’auteur; cf.
plus loin, les n° 10, 11 et 14.
Buerinenam, Travels in Mesopotamia (1316), Londres 1827, I, p. 366 s.: „The aspect of
Diarbekr ... . is that of a walled and fortified city, seated on a commanding eminence, ap-
pearing to be strongly defended by its position as well as its works without, and splendid, and
wearing an air of great opulence*. Puis l’auteur deerit l’aspect general des environs de la
ville, V’arrivee par la porte de Mardin et les rochers de basalte sur lesquels repose la muraille,
et continue plus loin, p. 572 s.: „The eity of Diarbekr is seated on a mass of basaltic rock,
rising in an eminence on the west bank of the Tigris, the stream of that river flowing by the
foot of this hill, from north-east to south-west, as it makes a sharp bend in that direction from
the northward. The form of the town is very nearly circular; it is walled all around, and is
about three miles in cireuit. There are four gates now open in the city, and these are called
by the names of the respective quarters of the country to and from which they lead (suivent
les noms) . . . The eitadel, standing about midway between (Dagh kapusu and Yeni kapu), is
thus in the north-east angle of the town; and, seated on the eminence of rock here, in a line
with the walls, it overlooks the stream of the Tigris below, and by its elevation commands the
' @est a dire „porte derobee*; cf. Niegunr, eit® a l’alinea suivant (Ogrum), et plus haut, p. 9, n. 2.
® Bien que Qaläwin ait bäli plusieurs edifices dans la eitadelle du Caire, il s’agit iei plutöt d'un des superbes
monuments eleves par son fils, Je sultan Muhammad, probablement du Palais bigarre, qui renfermait plusieurs salles
appelees ga; voir Casanova, dans Memoires de la mission du Caire, VI, p. 635 s. et passim. Bien qu’Ewriya ait visite
l’Erypte, on voit qu’il ne parle ici que par oui-dire.
ETAT ACTUEL. 11
whole of the town. The eity-walls have round and square towers, at irregular intervals, and
being high and strongly built of hewn stone, present an appearance of great strength; but the
most securely fortified portion of it is that on the north, where the square towers are very
thickly placed, and where there is a long battery of guns mounted, pointing through covered
embrasures ...... . The ceitadel, which enjoyed so commanding a position here, is now aban-
doned, and completely in ruins .. . The form of the eitadel is nearly eircular; and it enclosed
a space of at least a furlong in diameter. Within its ruined enceinte, is still the palace of the
Pasha, which is a commodious rather than a splendid building . ... . In the lower part of the
citadel, near one of the gates of entrance, and now, indeed, the only one, as two of the former
are closed up, we saw, etc.“ Suit la description de vieux canons, des mosquees, des eglises
et des autres monuments de la ville, puis une notice historique sur Amid.
H. pe Herr, Voyage en Turquie et en Perse (1847), Paris 1855, U, p. 443 s. L’auteur
deerit dabord la porte d’Alep (voir plus loin, avant le n° 27), puis il continue ainsi: „En
allant dans la direction du midi, l’enceinte se compose d’abord d’une muraille erenelee, construite
en pierres de taille volcaniques, flanquee de distance en distance de tours demi-circulaires, con-
solidees a leur base par un soubassement imitant des tetes de peles; en outre une sajllie rec-
tangulaire, dont l’usage ne m’est pas encore connu, existe entre deux tours. Üette partie de
l’enceinte compte cing tours rondes et six carrees; la onziöme possede des inseriptions arabes,
de la m&me &poque que la construction de l’enceinte, et une de ces petites niches a colonnes,
telles que l’on en voit & Eregli et qui sont assez communes dans l’architecture byzantine. Sur
cette m&me tour, la facade presente trois lignes que je crois de caracteres coufiques, sculptees
sur les pierres m&@mes de l’appareil. Au-dessus de ces lignes, on remarque, un peu ä gauche,
un lion, un bauf, deux oiseaux et d’autres animaux plus ou moins fabuleux . ... rien de plus
grossier et de plus informe que ces animaux. La troisiöme facade de la tour porte une in-
scription arabe.. ... (suit la description des douzieme et treizieme tours; voir plus loin, aux n°
29 et 30). La quatorzieme est carrde, ainsi que les quatre suivantes. La dix-neuvieme est
ronde; puis viennent sept tours carrees A pans coupes. La vingtseptiöme et la suivante sont
rondes et se trouvent placees de chaque cöte de la porte de Mardin kapusu, situde au midi.
A partir de cette porte, on rencontre a sa gauche une tour carree A angles coupes. Viennent
ensuite quatre petites tours quadrangulaires ..... ces tours, ou plutöt contreforts, pr&sentent un
massif plein qui ne depasse pas la hauteur des murailles. La deuxieme tour (A partir de Mardin
kapusu) est ronde; iei commencent les escarpes volcaniques d’oü l’on domine la plaine du
Tigre... Au delä de cette plaine, on traverse le Tigre sur un pont de dix arches ä forme
ogivale. La troisitme et la quatrieme tour sont carrees et separces l’une de l’autre par deux
eontreforts .... (suivent quelques mesures). La cinquieme tour est angulaire et possede deux
lignes de caracteres coufiques, avec deux petites niches a sa base (voir au n® 11). Toutes ces
tours sont generalement espac&es de 55 a 65 pas, et chacune est separde de sa voisine par deux
petits contreforts carres. Les sixitme et septieme ont les memes dimensions que les precedentes;
la septieme porte deux lignes de caracteres coufiques. Les deux suivantes sont rondes. La
dixieme est une grosse tour carree ..... avec deux lignes d’inseriptions; la suivante est ronde,
separee par un contrefort d’une tour carree avec deux inseriptions. La treizieme est ronde et
porte egalement deux inscriptions. La quatorzieme est carrde. La quinzieme est ronde, separde
par trois contreforts de la seizitme, qui est carrde. lei, les escarpes, atteignant leur plus grande
elevation, dominent le Tigre; aussi les murailles, ä partir de ce point jusqu’a la porte Neuve,
sont-elles moins importantes et peu defendues par des tours. On y voit simplement huit contre-
forts. Quelques «boulements ont occasionne la chute d’une partie de l’enceinte, restaurde
ulterieurement par les Tures. Une longue rampe condnit ä la porte Neuve, qui possede, A sa
droite, une haute tour carree avec deux inscriptions. La dix-huitieme, söparee de la precädente
par deux contreforts, est carree. On compte jusqu’a eing contreforts entre Ja dix-neuvieme et
y
12 ENCEINTE, PORTES ET Tours.
la vingtieme, magnifigue tour a six faces, ayant deux mächicoulis et une belle inscription arabe
(peut-etre le n° 16). Viennent ensuite deux tours carrdes ..... Ce cöte de l’enceinte (sous la
eitadelle) est tres irregulier, par suite de la nature du sol extremement accidente ..... Au delä
de la citadelle, les escarpes cessent, et l’on remonte sur le plateau, otı les murailles suivent la
direction de l’est; l’enceinte reprend ieci toute sa regularite. Elle se compose, jusqu’ä la porte
de la Montagne, de huit tours rondes separdes par des contreforts carres ... (lei, l’auteur
signale des inscriptions greeques et latines pres de cette porte), Vers la partie centrale de la
eitadelle se trouve un mamelon artifieiel sur lequel s’elevait jadis un chäteau ou palais dont
les vestiges existent encore, ete.*
GarDEn, Description of Diarbekr (1857), dans JRGS, Londres 1867, XXXVIL, p. 182 s.:
„Ihe town of Diarbekr is built up on the right bank of the Tigris ..... It is surrounded by
walls defended by towers, some of which are rectangular, others semi-circular. They are of
various sizes and heights. Some of these are ornamented with sculptured designs of lions,
suns, etc., in high relief; likewise with Arabic or Cufic inscriptions in very large characters,
also in relief. Many of these inscriptions are much worn by time... . A terre-plein Cintervallum)
runs all round the outside of the walls; then a low wall, and a ditch beyond, where the
nature of the ground allows of it. On the east, or river side, the walls are lower than else-
where, being built upon the edge of a somewhat preeipitcus line of rock, the face of which
has further been scarped to increase their strength. The walls are in a much better condition
in some parts than in others ... At many points, repairs have already been made... That
the walls and towers have been erected at different periods is apparent from the fragments of
old buildings built into them at localities, and especially parts of the shafts of columns, the
eireular ends of which are to be seen in several places. One semi-circular tower on the north
side is almost entirely constructed of these latter remains ... .. Between the towers are smaller
rectangular ones, which, besides acting as defences, served also as buttresses to strengthen the
walls. Many of the towers are of great antiquity ... . Some of these had formerly buttresses
at their bases ..... There were also small posterns at different points along the walls, which
are now all built up. Wherever there is a precipice ..... on the outside, the walls are lower...
A broad street runs all round the town between the walls and the houses . .... I presume, to
facilitate the movements of troops and prevent... . treason by undermining the walls. The
gates are four in number... (suivent les noms connus). There was a fifth, from the eitadel
to the river on the east side, but it is now built up.“ Suit la description des quatre grandes
portes (voir plus loin, p. 15 et 16, et avant le n® 27).
P. 185: „Water is brought. from a long distance to the westward by means of a water-
course covered in, and built of hewn stones cemented together. On nearing the town it flows
along an aqueduct about 3/2 to 4 feet wide, built of black volcanie stone, and raised on 27
rectangular piers, and as many semi-cireular arches, by which it is carried through the walls
between the Rum and Dagh gates.“ Suit la description d’un bassin, contenant des poissons
sacres, et des glacieres de la ville, puis la traduction de trois inscriptions; voir les n° 29,
30 et 33.
P. 157. „The eitadel is placed at the north-east angle and has two gates communicating
with the town. Im it is situated the Saray (palais), a low, common-looking building, in a dila-
pidated state... On each side of the gateway of the Saray are the figures of animals sculp-
tured in relief.! Immediately opposite the Saray is a great mound, on which the former Moham-
medan princes ..... had their castle, but of which nothing remains but the foundation walls.“
Suit la description des mosquees, des glises et des autres edifices (voir plus loin, A la fin du
chapitre de la grande Mosquee, etat actuel).
! Ces lions de pierre existent encore, d’apres un croquis sommaire du general pr BEYLIE.
ÄBBASSIDES. 13
B. HISTOIRE ET INSCRIPTIONS.
Lorsque les Arabes, conduits par 'Iyäd & la conquete de la M&sopotamie, mirent le siege
devant Amid, vers l’an 18 (639), ils furent arrötes longtemps par cette puissante enceinte, avant
eux tant de fois disputee entre Byzantins et Sassanides.! Le seul auteur connu qui fasse de
ce siege un reeit detaille, singulierement captivant, bien que d’une authentieit douteuse, signale
les quatre portes de l’enceinte, auxquelles il donne Its noms arabes que nous connaissons; il
vante aussi la force de ces murailles, qui faisaient deja d’Amid le boulevard du Diyar-Bekr.?
Des lors, Amid appartint aux Omayyades, puis aux Abbassides, dont les gouverneurs de
province, en cherchant ä secouer le pouvoir central, preparerent le d&membrement du califat et
la conquete seldjoukide. C'est A l’une de ces tentatives d’independance que se rattachent les plus
anciennes inseriptions relevees sur l’enceinte d’Amid.
ABBASSIDES.
Porte de Mardin. — La porte de Mardin ou
de la Colline s’ouvre dans le front sud de l’enceinte.
Elle comprend une seule entree (fig. 3), encadree par
une forte moulure rectangulaire, qui se compose d’une
serie de gorges, de boudins et de filets.” Un arc de
decharge, appareill€E dans le mur, soulage le linteau,
dont la clefa un peu cede. La porte est fermee par
deux puissants vantaux de fer, garnis de bandes et de
clous, d’un travail ancien et fort curieux (fig. Strz.).
Je me borne ä ces observations, aucune photo-
graphie ne donnant une vue d’ensemble de la porte
avec les defenses qui la protegent. Le seul auteur
qui lui consacre quelques lignes est GARDEN, tom. eit.,
p: 185: „The Mardin gate is differently built, there
being but one immediate flanking tower to the east-
ward.' The entrance, however, is shielded from out-
ward view by a high and strongly built wall, beyond
which the ground slopes off preeipitously towards the
river.‘ Fig. 3. Porie de Mardin
! Sur les sieges d’Amid avant l’epoque musulmane et la construction de son enceinte par les empereurs
Gonstance et Justinien, voir les sources eitees dans Sarr-Marrın, Armenie, I, p. 166 8.; Rırter, Erdkunde, XI, p. 20 s.;
Michel le Syrien, trad. Cuasor, I, p. 267 et n. 12, ete. Il est inutile d’aborder iei le probleme si discut& de l’emplacement
de Tigranocerte.
® Voir Wägidi, trad. Nıepunr-Morprnmans, p. 935. Bien que l’attribution de cette chronique ä Wäqidi soit tres
suspecte, je la eite a defaut d’une autre source aussi abondante sur la conquete d’Amid, et parce qu’elle a certainement
conserve un fonds historique d'une reelle valeur. Le recit beaucoup plus bref d’Ibn al-Azraq, Londres, Brit. Mus. Or.
5503, fo 6, dont je dois la copie a l’obligeance de M. Aneoroz, parait s’inspirer de Wägidi ou de ses sources. Voir aussi
Belädhüri, ed. DE GoEJE, p. 176, et d’apres lui, Ibn al-Athir, ed. Torseers, I, p. 416; Michel, trad. Cuagor, II, p. 426;
Abu I-faradj, &d. Sarmanı, p. 173; Nawawi, ed. WüstesFeLo, p. 492; Quartremere, dans Rashid al-din, p. 331. La date
exacte de la prise d’Amid est incertaine,. D’apres Wägidi (p. 92 et 104), les Arabes parurent devant la ville le 7
djumädä I" de l’an 17 (27 mai 638) et le siege dura au moins eing mois. Suivant Ibn al-Azraq, Ibn Shaddäd, Berlin,
Anrtwarpt 9800, fo 47 vo, et Michel, Amid fut prise en l'an 18; suivant Belädhüri et Ibn al-Athir, en l’an 19.
® Sur l’äge probable de ce cadre, voir plus loin, le commentaire du no 27
‘ L’auteur veut dire qu'elle est bätie autrement que la porte d’Alep, qu'il vient de decrire et qui possede
deux tours flanquantes; voir plus loin, avant le no 27. Mais son observation ne concorde ni avec H. ve Herr, cite
plus haut, p. 11, ni avec le plan de l’enceinte, d’apres lesquels cette porte aussi est flanquee de deux saillants arrondis.
14 ENCEINTE, PORTES ET Tours.
1. Calife Mugtadir. — A l’exterieur de la porte, sur le cöte du saillant de droite, en Ö
du plan (fig. 1); sur trois blocs du parement, encastres sous un cordon en quart de rond. Trois
lignes en coufique simple; caracteres moyens, grossierement sculptes, avec des hampes cuneiformes
(pl. II). Publiee dans le recueil DOrrrxnein!, n® 114.
In’ya d’autre dieu qu’Alläh. Voici ce qu’a ordonne l’&mir des eroyants Dja’far, Yimäm al-Mugtadir billäh.
Les deux derniers mots sont graves sur le premier bloc a droite. Sur le deuxieme sont
sculptes deux petits quadrupedes aflrontes, d’un style naif et grossier, probablement deux felins,
avec de courtes oreilles droites et une criniere, Ja queue relevee, tenant dans leur gueule un
objet de forme bizarre, peut-etre un oiseau.” Deux autres quadrupedes affrontes, semblables aux
premiers, sont sculptes plus bas, sur un bloc du parement, sous l’extremite droite de linscription
et pres du sol (fig. Strz.).
2. Le möme. 297 H. — A gauche de la precedente et A la möme hauteur. Trois lignes
seulptees dans eing blocs du parement, formant de droite a gauche trois groupes: A (blocs 1 et 2),
B (bloce 3) et © (blocs 4 et 5). M&me type; mömes caracteres (pl. II). Publiee dans le recueil
D’ÖPPENHEIM, n° 115.
Gi) s* a Ess) es — 3) B a du G a zu “ (8)
(al ec IVarRE >
II n’y a d’autre dieu qu’Alläh, Mahomet est le prophete d’Alläh. Voici ce qu’a ordonne Be Yimam
al-Mugtadir billäh, ’&mir des eroyants, en l’annde 297 (909— 10). Et (ce travail) a eu lieu par les mains de
Yahyä, fils d’Ishaq, de Djardjaräya, et d’Alımad, fils de Djamil, le serviteur d’al-Mugtadir,
On &tudiera plus loin le protocole du calife et le röle des deux personnages charges des
travaux. Le relatif qui suit le nom du premier est ecrit distinetement ‚>-], sans points dia-
eritiques. Je lis Bee al-djardjarayi „originaire de Djardjaräya*, ville situee sur la rive
gauche du bas Tigre, entre Bagdad et Wasit.” Le relatif qui suit le nom du second person-
nage est ecrit Aal, sans points; je lis al, al-mugtadiri „serviteur ou fonctionnaire d’al-
Mugtadir“. Ce mot est grave fort serre, faute de place, ce qui explique l’omission du ya
final. Les exemples de relatifs d’appartenance formes sur des surnoms imamiens sont tres
nombreux.*
! C’est ainsi que je designe mon memoire sur les inscriptions arabes recueillies par cet explorateur en 1899,
dans Beiträge zur Assyriologie, Vll, vos Oppenheim, Inschriften aus Syrien, Mesopotamien und Kleinasien, Arabische
Inschriften, bearbeitet von Max van BERCHEM.
° Sur les felins du pont de Baibars a Lydda, qui tiennent un petit mammifere sous leurs patles, voir ÜLERMONT-
Ganseau, Recueil d’archeologie orientale, I, p.266 s. On en voit deux pareils sur une porte de Mossoul, le Bäb Sindjar,
mais ils sont probablement de fabrique r¢e.
’ Sur cetle ville et la forme de son ethnique, voir les sources citees dans le recueil D’ÖrPENHEIM, p. 74, n. 2.
* Pour l’epigraphie notamment, voir dans CIA, I, nos 11, 13, 33, 39 a 41, 456, 457, ete.
ABBASSIDES. 15
Sur un bloc du parement, encastr& dans la troisieme assise au-dessous du centre de l’in-
seription, sont sculptes un soleil A huit rayons, dans un medaillon, et de chaque cöte, un petit
quadrupede: ä droite, un chien (?) courant dont l’une des pattes anterieures s’appuie au me-
daillon; a gauche, une gazelle (?) a deux longues cornes, fuyant et retournant la töte vers
le chien.
Fig. 4. Inscription n® 3.
3. Le meme. 297 H. — Sur la courtine de l’enceinte, & gauche (a l’ouest) de la porte
de Mardin, face exterieure. Une longue ligne sculptee a mi-bauteur dans les pierres du pare-
ment. Me&me type; memes caracteres (fig. 4). Inedite.
2 mots) all Jb) Bor En al, zul LI a 09) Aal] 2) e lern
[1 mot] & Je Ob Gl fi mot; 9 Je Snlell [2 mots] (2) MIN [1 mot) () eo)
er) Ir = (9) la li st Mu de ale All Da oa All Je
. inöles Inauss = u N]
Voiei ce qu’a ordunne Dja’far, l’imäm al-Mugtadir billäh, l’emir des eroyants ..... . par les mains de...
Abu 1-Hasan ‘Ali, fils de... Et la depense de ce travail a &t& confiee aux mains (?) de Yahyä, fils d’Ishaq,
de Djardjaräya (2), et d’Alımad, fils de Djamil (2), d’Amid, en l’annde 297 (909—10).
Bien que les caracteres soient fort petits sur la photographie, il serait possible de les lire
& la loupe, si celle-ei etait parfaitement nette; mais l’appareil a bouge pendant la pose et ä
part les noms et titres du calife, la date et quelques mots isoles, la lecture de ce texte est fort
douteuse et ne repose que sur un rapprochement avec les autres inseriptions de Mugtadir.
16 ENCEINTE, PORTES ET Tours.
Porte de Kharput. — La porte de Kharput (fig. 5 et fig. Strz.), percee dans le front
nord de l’enceinte, s’ouvre dans le mur de la courtine, que couronne un haut parapet crenele.
Elle est flanquee de deux gros saillants arrondis, dont les ereneaux dominent legerement ceux
de la courtine. Le cadre de la porte se compose de deux pieds-droits, ornes d’une corniche
mouluree aux trois quarts de leur hauteur!, et d’un linteau droit, inscrit dans un arc en plein
eintre qui retombe sur deux pilastres a chapiteaux decores d’oves et de feuilles d’acanthe (pl. IV).
A droite et a gauche de ces derniers, un peu au-dessus du sol, deux niches sont ereusces dans le
mur; chacune est flanquee de deux colonnettes A füt torse et a chapiteau grossierement sculpte,
et couronnee par une coquille inscrite dans un arc en plein cintre. Deux autres niches sont
creusces dans les parois laterales des deux saillants et se prolongent jusqu’au sol (pl. IH).
Celle de gauche est decoree comme les niches frontales, mais elle n’a pas de coquille; celle
de droite, qui n’a pas de colonnettes, est couronnee par une coquille sans are.
Au-dessus des niches laterales regne un cordon en quart de rond, qui fait le tour des deux
saillants. Plus haut sont percees des meurtrieres etroites et longues, pareilles ä celles de la
porte de Mardin.?
GARDEN, tom. eit., p. 154: „Externally, and on each side of the gateway, which is lower
than that of the other entrances, is a small niche, and in the flanking towers two others; the
latter are apparently for sentinels (?). In the walls on the right-hand tower are some inseriptions;
amongst others a Greek one turned upside down, above which are two lions, very rudely exe-
cuted, like those at Kharput castle. The left tower is decorated by two sculptured buffaloes,
and an eagle, all of which are in a poor style of art.“®
4. Le m&me. 297 H. — Au-dessus de l’arc de la porte, a l’exterieur, en P du plan
(fig. 1). Quatre lignes sculpteces dans les pierres du parement. Me&me type; me&mes caracteres
! Celte corniche, visible sur une ancienne photographie de ma collection (fig. Strz.), a disparu sur celles de
MM. n’Orrpexheim (fig. 5) et pe Bevuie (pl. IV); je suppose qu’elle a et& ravalce recemment.
® Pour l'interieur de la porte de Kharput, voir plus loin au no 12.
® Ges eing animaux sont tous dans Ja niche du saillant droit; voir plus loin, p. 17 en bas.
ÄBBASSIDES. 17
(pl. IV). Quelques mots de ce texte ont et publies dans le recueil D’OrrExneim, n° 116. La
photographie du general DE BeyLie me permet d’en donner iei une edition plus complete, mais
non definitive. Les lacunes proviennent de l’eclairage defectueux et du faible relief des carac-
teres; en outre, la partie droite de l’inscription est invisible sur Ja photographie.
ligne illisible In“) (2) EN all zeäll UI] nn Allıas M)& ni leue. Ale (1)
al FSRWIE) el Gr! u s* (SL Je (?) ale Azar.\ Ö,>3 l[environ 6 mots illisibles] (3)
‚al ß) 5,219 (?) ner lH Inmui = AR 8% = x a=| [3 mots illisibles] (4)
Voici ce qu’a ordonne le serviteur d’Alläh, Dja’far, l’imäm al-Mugtadir billäh, l’&mir des eroyants......
Et la depense de ce travail a te confice aux mains de Yalıya, fils d’Ishaq, et d’Ahmad, fils de Djamil, en
l’annee 297 (909—10). La royaute et le pouvoir sont a Alläh; l’empire et la force appartiennent aA Alläh.
Les trois derniers mots des lignes 3 et 4 forment une phrase ä part dont le debut, intercale
dans la partie historique de ce texte, semble en interrompre le sens. Voici l’explication de cette
apparente anomalie. L’inscription est gravee sur deux assises superposees de blocs; ceux de
l’assise superieure portent chacun des fragments des lignes 1 et 2; ceux de l’assise inferieure,
des fragments des lignes 3 et 4. Or, les six mots de la phrase dont je parle sont
reunis sur le dernier bloc de l’assise inferieure a gauche. Cette disposition, qu’on a dejä
rencontree dans les inscriptions precedentes, s’explique a merveille si l’on admet que ces textes
ont ete sculptes avant la pose. En effet, dans un texte grav@ apres la pose, c’est-ä-dire sur un
mur tout appareille, l’inscription court d’un bout ä l’autre de chaque ligne et passe d’un bloe
au suivant sans que les joints trahissent aucune solution de continuite. Il arrive meme qu’un
joint coupe une lettre en deux. Ici, au contraire, les joints sont mal raccord6s et la o le texte
passe d’une pierre A la suivante, il est rare qu’un joint coupe une lettre ou m@me un mot.
5. Le me&me. 297 H. — Dans la paroi laterale du saillant droit, au-dessus de la niche
et sous le cordon en quart de rond. Une ligne sculptee dans les pierres du parement. M&me
type; m&mes caracteres (pl. III). Publiee dans le recueil pD’Orrenneim, n® 118.
. las raus 9 ei A all 5 null al all yäll ey] Kan 4 A een ale
Voici ce qu’a ordonne Dja’far, l’imäm al-Mugtadir billäh, l’&mir des eroyants, qu’Alläh le rende puissant!
L’annde 297 (909— 10).
Sous l’inseription, la niche s’amortit en une coquille a sept eötes. Sous celle-ei, A l’in-
terieur et sur les bords de la niche, sont seulptes deux felins, deux buflles ou chameaux ä une
bosse et un oiseau, tous de m&me taille et dans ce style naif et grossier qui donne A ces
animaux de l’&Epoque de Mugtadir une frappante analogie avec le bestiaire de nos eglises romanes
primitives. Autour de la niche, trois blocs du parement sont sculptes de greeques et de tresses
qui rappellent les meandres du style merovingien." Mais si les animaux, qui forment un tout
decoratif avec la niche, sont probablement contemporains de l’inseription, les dessins sont de
simples hors-d’euyre auxquels il serait imprudent d’assigner la m&me date, car ils peuvent
! Entre deux de ces ornements, sculptes sur un seul bloe, ä droite de la niche, sont graves en creux, verticale-
ment, en coufique simple ä petits caracteres, les mots 4u| y| a)! \ „iln'ya d’autre dieu qu’Alläh*.
Amida,
18 ENCEINTE, PORTES ET Tours.
avoir ete seulptes auparavant, sur des blocs remployes dans ce mur ä l’epoque de Mugtadir,
ou au contraire, ils peuvent avoir ete ajoutes plus tard. Je les croirais plutöt plus anciens,
comme cette inscription grecque, gravee sur un bloc encastre A l’envers dans le parement, sous
le debut du texte arabe.
6. Le m&me. — Dans la paroi laterale du saillant gauche, au-dessus de la niche et sous
le cordon en quart de rond. Une ligne sculptee dans les pierres du parement. M&me type;
mömes caracteres (pl. III). Inedite.
fl az BE) aan) Gr! cr s* (Jall) 2 & 3 mots martelös] | SL ge Ge
2 s marteles] &\}:
. [2 mots marteles] &U3 Je
(Ce travail) a eu lieu par les mains de... le gouverneur (?), et de Yahyä, fils d’Ishaq, le gouverneur,
et d’Ahımad, fils de Djamil, le prepose ä ce travail.
Ce texte, qui fait pendant au precedent, en forme aussi Ja suite. Dans les trois espaces
places entre crochets, les caracteres ont te marteles, car il y a des lacunes dans le texte et
l’on distingue encore plusieurs lettres qui n’ont pas etc arasces exactement au niveau du champ.
on s’attaquant A certains passages, le marteleur semble avoir obei a un motif determine. On
connait deja Yahyä, qui est appell& iei "ümil, c’est-a-dire sans doute „gouverneur* d’Amid au nom
du calife’, et Alımad, qui est designe comme al-wakil "ala dhälika, c’est-A-dire „le charge de
ce travail“, sans doute sous la haute direction du premier.
*. Le meme. 297 H. — A gauche de la niche et tout pres du sol sont encastres
quatre blocs A, B, C, D, portant des fragments d’inscriptions; le premier est plac& au-dessus
des trois autres. En A, une ligne, en B, C et D, deux lignes du m&me type, A mä&mes carac-
teres (pl. Il et fig. Strz.). Le fragment B est reproduit ici (fig. 6) d’apres un dessin publie par
H. ve Herr, atlas, pl. XLI; cf. le recueil D’OrPENHEIM, n° 120 et fig. 13.
CN le ee ya
.
FOND
I n'y a d’autre dien qu’Alläh. Voici ce qu’a ordonne Djafar, ’imam al-Mugtadir billäh, l’&mir des
croyanls, l’annede (29)7, etc.
(es fragments ne proviennent pas tous de la möme inscrip-
| AL ZileäuN\bLi tion. En A, les lettres, bien qu’offrant le m&eme aspect cuneiforme,
vuL sont plus grandes qu’en B, C et D, et ici, l’on constate une singuliere
7 LAtIk Stakosk incoherence. Ainsi, le titre amir al-muminin est partage entre la
ligne 2 du bloc B et la ligne 2 du bloc €, dont la ligne 1 forme
une phrase a part. Mais il y a plus: sur le bloc D, le bismilläh
est ecrit tout entier en caracteres retournes: le bloc n’a pas et ren-
Fig. 6. Inscription no 7, fragment B
verse de haut en bas, car les lettres ont bien la tete en haut, mais elles se lisent de gauche
a droite, comme sur un cachet ou sur un coin monetaire. Ce fragment provient-il d’un moule
destine ä reproduire une inseription dans du plätre? Cette hypothese, peu vraisemblable en elle-
ı Ou peul-etre [El „le juge“.
® *Arib, @d. pE GoEIE, p. 57, signale, sans le nommer, le “ämil d’Amid en 304, c’est-a-dire sept ans plus tard,
peut-etre etait-ce encore Yalıyä.
ÄBBASSIDES. 19
meme, est contredite par le fait que les lettres sont ici en relief, comme dans toutes les in-
scriptions du möme groupe; s’il s’agissait d’un moule, les caracteres seraient en creux. est
plutöt un de ces exemples, nombreux dans l’epigraphie s@mitique, de ce que les Allemands
appellent le Wappenstil.!
Sur une pierre du pare-
ment, encastree ä gauche
au-dessus du bloc A, sont
sculptes deux petits felins
affrontes; sur deux blocs au-
dessus du precedent, deux
oiseaux affrontes picorant les
fruits d’un arbre & feuilles
maigres et allongees; sur
deux blocs plus ä gauche,
une main et un cheval (fig.
Strz.). Ces animaux rappel-
Jent, par leur style, ceux de
la niche opposee et ceux de
la porte de Mardin; ils sont
peut-etre contemporains des
inscriptions de Mugtadir.
Sur d’autres blocs encastres
autour de la niche sont
sculptees une greceque agre-
mentee d’etoiles et de roset-
tes, des grappes de raisin,
une ammonite et deux in-
scriptions grecques placees
le haut en bas (pl. III).
Inseription eoranique. —
Une photograpbie (fig. 7)
faite par un photographe
d’Amid, aujourd’hui decede,
a ete remise au general DE
BEyLiE par M. Güys, qui n’a
pu donner aucune indication
sur la provenance de l’in-
Fig. 7. Inscription coranique.
scription qu’elle represente. Sur quatre blocs de pierre, assembles artificiellement pour la pose,
sont sceulptes en coufique simple des fragments d’un verset du Coran, II, 256 (verset du siege),
sans aucune indication historique. Le bloe inferieur porte, au-dessus des caracteres, un ceurieux
decor de cercles allonges, separes par des bätonnets, qui parait &tre un motif antique deforme,
Le style des caracteres, analogue ä celui des inscriptions de Mugtadir, permet de les attribuer
t Voir Linzearskr, Ephemeris, I, p. 113s. Ce savant me cite encore, ä ce sujet, les ouyrages suivants, que je
n'ai pas sous la main: Curtıus, Gesammelte Abhandlungen, Il, p. 77s.; JorLes, dans Archeolog. Jahrbuch, 1904, p. 277 s.
La paleographie arabe offre de nombreux exemples d'eeriture retournee, surtout aux basses epoques, dans les manuscrits,
les tissus, sur les briques &maillees, ete.; elle a &t& signalee aussi dans la numismatique. Pour l’epigraphie proprement
dite, voir SaRRE, Islamische Tongefüße, dans Jahrbuch der K. preuß. Kunstsammlungen, NXVI, tir. ä part, p. 10,
fig. 12; recueil d’OrrexHeim, no 166, p. 127, n. 1, ete. Sur le röle magique de l’&eriture boustrophede chez les
musulmans, voir DouttE, Magie et religion dans UAfrique du Nord, p. 151.
3*
20 ENCEINTE, PORTES ET Tours.
a la ıneme &poque. Ce document pal&ographique est interessant, parce que les caracteres y sont
plus grands et plus nets que sur les photographies des murailles.
Les inseriptions de Mugtadir ont une grande valeur paleographique. On ne possedait A
ce jour aucun face simil& de textes en coufique simple provenant de la Me&sopotamie. En com-
parant ceux-ci A leurs contemporains d’Egypte et de Syrie, on y retrouve les m&mes caracteres
generaux: une allure libre, un peu lächee, sans souci de style. Les caracteres d’Amid se distin-
guent par leurs formes plus maigres et plus gauches et par l’extremite en triangle de leurs
hampes et de leurs queues; ce dernier trait est commun A la plupart des inseriptions coufiques,
mais nulle part, il n’est aussi accuse qu’a Amid. C'est a ces larges triangles, plutöt qu’aux
superbes rinceaux des inseriptions merwanides publiees plus loin, que je suis tente d’attribuer
l’origine de la legende, accreditee par quelques voyageurs modernes, d’inscriptions syriaques,
perses ou cıumeiformes sculptees sur les murs d’Amid.' Aucun texte de ce genre n’y a et
releve jusqu’iei, mais il n’est pas impossible que les lapieides arabes de Mugtadir aient eu sous
les veux des caracteres ceuneiformes dont leur fantaisie siinspira pour le dessin de leurs lettres
coufiques. N’a-t-on pas trouve des inscriptions cuneiformes tout pres d’Amid et les lapicides
du Caire n’ont-ils pas seulpte au XV® siecle, dans les ecus de quelques &mirs Mamlouks, des
armoiries qui ressemblent singulierement ä des hieroglyphes?
Les inscriptions de Mugtadir ne sont pas moins importantes pour l’histoire. Ce sont les
plus anciens, presque les seuls documents lapidaires connus des Abbassides et au point de vue
diplomatique, il n’est pas sans interöt d’en etudier le protocole. Celui-ci comprend quatre ele-
ments prineipaux: le nom propre du calife, son titre dimäm, son surnom en alläh ou surnom
imamien?, enfin son titre amir al-mu minin. Ües quatre elöments figurent dans tous les textes
de Mugtadir et dans l’ordre indique ci-dessus. L’inscription n° 1 est la seule oü le titre amir
al-mu minin soit place en tete. L’inseription n° 4 renferme aussi un nouvel element, l’epithete
“abd alläh «le serviteur d’Alläh». Cette epithete, qu'il ne faut pas confondre avec le nom propre
“Abdalläh®, est tres frequente «dans le protocole omayyade; elle est plus rare chez les Abbas-
sides.* En revanche, le titre d’imäm et le sumom imamien ne figurent pas dans les documents
officiels des Omayyades, qui se contentent, le plus souvent, des trois elöments suivants: l’epithete
“abd alläh, le nom propre et le titre amir al-mu’minin. Ce protocole resume l’esprit du califat
omayyade, qui est un &mirat arabe, prepose par Alläh & Ja communaute musulmane.® Avec
les Abbassides, cette conception secmitique fait place & lidee persane d’un pontificat, qui se
reflöte dans le protocole des nouveaux califes, par l’abandon graduel de l’epithöte "abd alläah et
l'adoption du titre dimäm et du surnom imamien.‘
ı Texıer, Description de’ Armenie, I, p. xxı: „Toutes les murailles de Diarbekir portent encore leurs ereneaux
et leurs casemates; elles sont couvertes d’inseriptions en caracteres inconnus dans le pays. Ce n’est pas de l’armenien;
je pense que ce sont des caracteres syriaques.“ De MorTkeE, Lettres sur l’Orient, trad. francaise, p. 219: „Les murs
portent une foule d’inseriptions greeques et perses“. (Gumer, La Turguie d’Asie, Il, p. 453: „On pretend qu'il existe
sur ces murailles des inseriptions en caracleres cuneiformes“.
® Je l’appelle ainsi, parce que ce surnom n’est qu’une epithete du titre imdm; voir mes Titres califiens
d’Occident, tir. A part. du Journal asiatique (cite plus loin JA), p. 19, n. 3.
3 Voir mon Epigraphie musulmane d’Algerie, dans Rerue africaine, 1905, p. 183, n. 3.
4 On la retrouve ailleurs dans le protocole de Mugtadir, notamment dans l’inseription en bordure d’une etoffle
publiee par Kararacer, Papyrus Erzherzog Rainer, Führer durch die Ausstellung, p. 228, et sur une medaille d’or de
la colleetion Zouboff ä Moscou. Sur la titulature a l’epoque de Mugtadir, voir aussi Hiläl, ed. Anmeproz, p. 1488.
® Voir ces documents, surtout les inseriptions, qui sont plus completes, sous ce rapport, que les monnaies
et les chroniques.
° L’epilhete rappelle les vieux noms semitiques en “abd; quant au titre, il ne parait pas avoir eu, a l’origine,
de couleur speeifiquement religieuse. Sur l’origine des titres calıfiens, voir mes Titres califiens d’Occident, passim.
? Cf. Gorpziner, Muhammedanische Studien, II, p.53. Les Fatimides, imbus aussi d’idees persanes, portent le
titre d’imäm et un surnom imamien, avec le titre “abd alläh wa-waliyyuhu; voir COLA, I, index ä ces titres.
ÄBBASSIDES. 1
En ce qui eoncerne l’'histoire generale, les inscriptions de Mugtadir se rattachent a une
tentative d’independance du gouverneur d’Amid. Vers le milieu du III® siecle de l’hegire, le
Diyar-Bekr appartenait a l’une de ces familles indigenes, alors si nombreuses dans l’empire des
califes, dont les chefs, par leur situation politique, @taient a mi-chemin entre les simples gou-
verneurs de la premiere epoque et les dynastes presque independants des siecles suivants. Depuis
l’annde 284, le chef de cette famille &tait un certain Muhammad ibn Ahmad ibn ‘Isa ibn al-
Shaikh, dont le pere et le grand-pere avaient gouverne Amid avant lui. Muhammad s’etant
revolte contre le calife Mu’tadid, celui-ci marcha eontre Amid ä la fin de l’annde 285, assiegea
la ville et battit ses murs en bröche en rabi’ II 286 (avril-mai 599). Le mois suivant, Muhammad
demanda l’amän, que le calife Jui accorda, en y ajoutant des presents, en signe d’amnistie.
Toutefois, par prudence, il detruisit les murs de la ville! Voila sans doute pourquoi Mugtadir,
le fils et second successeur de Mu’tadid, fit faire & l’enceinte d’Amid, onze ans plus tard, les
importantes reparations dont t@moigne l’epigraphie.
Quand les auteurs arabes disent que les hommes ou les elements ont detrwit un edifice,
il ne faut pas les prendre toujours ä la lettre. J’ai signal&e plusieurs exemples de ces exage-
rations, communes & toutes les sources historiques.” Il faut entendre ici que loin de raser une
enceinte aussi considörable et aussi precieuse, Mu’tadid se borna sans doute a la decouronner,
peut-etre & demanteler les ouvrages masses autour des portes, olı semblent se concentrer les
restaurations de Mugtadir. On ne pourra fixer l’importance et l’etendue de ces refections qu’en
explorant l’enceinte sur tout son parcours. Autant qu’on peut en juger par les documents que
jai sous les yeux, les portes de Mardin® et de Kharput, peut-ötre une partie de la porte d’Alept,
sont l’euyre de Mugtadir, sinon dans leur plan primitif, qui remonte sans doute a l’antiquite,
du moins dans leur &levation generale actuelle. Pour m’en tenir a la porte de Kharput, la
seule dont les photographies donnent un apergu suffisant, le plan general parait antique, mais
c’est a Mugtadir que je crois pouvoir attribuer l’appareil actuel de la courtine et des deux
saillants. Je suis tente de lui attribuer aussi les details qui entourent ses inscriptions, tels que
le profil et la decoration de la porte et des niches, les cordons, les meurtrieres et les motifs
iconographiques, en reservant les parties hautes et le crenelage, qui peuvent ötre d’une epoque
plus recente.
La comparaison suivante fera mieux comprendre sur quels faits reposent ces conclusions
generales. L’enceinte du Caire a conserve trois superbes portes fatimides, qui furent bäties,
vers l’annde 1090, par trois ingenieurs originaires d’Edesse.° Malgre la distance qui separe,
dans le temps et dans l’espace, les portes d’Amid de celles du Caire, l’origine mesopotamienne
des ingenieurs fatimides et la continuite des traditions dans l’architeeture militaire de l’Orient
avant les croisades autorisent ce rapprochement. Or, en comparant la porte de Kharput avec
les portes du Caire, on sera frapp& de certaines dissemblances et de certaines analogies.
Les premieres sont tout d’abord dans le style du decor, par quoi les portes du Caire sont
bien superieures ä celle d’Amid. Celles-la sont des ereations d’un seul jet, de vrais morceaux
d’architeeture, empreints d'une mäle elögance. Üelle-ci trahit non seulement un style plus
grossier, qu'il est permis d’attribuer ä son origine plus ancienne, puisque pres de deux siöcles
! Voir Tabari, ed. pe Goes, Ill, p. 1942, 1992, 2185 a 2188; Ibn al-Athir, VII, p. 321s., 339 s.; Ibn Shaddäd,
ms. cite, fos 43 vo et 49 r0; Abu I-fidä’, ed. Constantinople, II, p. 61; Ibn Khaldün, ed. Boulaq, II, p. 349; Quartke-
MERE, dans Rashid al-din, p. 331, n. 127; Rırrer, Erdkunde, XI, p. 35; cf. Ibn al-Fagih, ed. ve GoesIE, p.53. Sur la
famille de “Isä, voir Hiläl, p. 146.
® Voir mes Notes sur les croisades, tir. a part du JA, p. 40.
* A l’exception du cadre de la porte; voir plus haut, p. 13, et plus loin, au no 27.
Sauf les refections ortokides; voir plus loin, au no 27,
5 Voir Maqrizi, Khitat, I, p. 381, 1. 5, et mes Notes d’arch£ologie arabe, |
4
‚tir. a part du JA, p. 45; cf. CIA,
I, nos 33, 36 et 37; Comite de conservation des monuments de lart arabe, fase. XIV, appendice, p. x.
22 ENCEINTE, PORTES ET Tours.
separent l’Abbasside Mugtadir du Fatimide Mustansir, mais encore un manque d’unite qu’on
peut expliquer par les retouches nombreuses qu’elle a subies. En revanche, il est une autre
difference qui me parait plus importante au point de vue auquel je me place iei: par son plan
general, par le profil des saillants et leur &ecartement plus considerable, la porte de Kharput ne
ressemble guere aux portes du Caire, dont les saillants, plus ötroits et serres contre l’entree,
font pour ainsi dire corps avec elle. Le plan de la premiere, au contraire, offre des analogies
avec celui de quelques portes de l’Epoque romaine ou byzantine, par exemple, avec celui du
@Qasr al-Sham‘, pour rester au Üaire.
Les analogies entre Amid et le Caire sont dans l’elevation de la courtine, perede d’un
passage voüte que protege un etage superieur de defense!; dans le choix des materiaux, qui
sont en belle pierre de taille, alors que l’appareil romano-byzantin mele volontiers la brique A
la pierre, comme au Qasr al-Sham’ encore; enfin, dans certains details d’appareillage, tels que
ces petits arcs au sommet des meurtrieres, qui sont creus6s dans un seul bloc de pierre.?
Ces comparaisons tendent a prouver qu’ä la porte de Kharput et peut-etre aux autres
portes de l’enceinte d’Amid, le plan general, les fondations et les materiaux remployes sont
probablement d’origine antique, tandis que l’elevation generale, appareil et decor, peut &tre at-
tribudce a Mugtadir. Cette conelusion, qui sapplique en general A toute l’enceinte, est conforme
aux lois de l’archeologie militaire. Les grandes enceintes subissent des transformations succes-
sives, commandees par les mouvements de la cite qu’elles protegent et par les progres de la
fortifieation militaire. Il est rare qu’on les construise d’un seul jet; il est plus rare encore
qu'on les rase au niveau du sol pour les rebätir sur un plan tout different,
MERWANIDES.
Environ un demi-siecle apres les travaux de Mugtadir, trois geographes arabes, parlant
d’Amid, vantent la force et la puissance de son enceinte, „construite en pierre noire volcanique
d’une grande resistance*.” Mugaddasi y compte eing portes, les quatre principales, d&ja con-
nues’, et une poterne, qu'on utilise en temps de guerre.?
Uest encore l’enceinte restaurde par Mugtadir qui soutint plusieurs attaques des Byzantins
jusqu’en 362 (972—73), puis, lannde suivante, un assaut dirig& par l’empereur Zimisces.® Ües
divers sieges, sur lesquels les auteurs donnent des renseignements assez vagues et contradie-
toires, n’eurent pas d’effet durable, car Amid resta aux Hamdanides, qui la possedaient alors.?
Peu apres, elle tomba aux mains des Bouyides®, puis, vers 373 (983—84), au pouvoir d’un chef
kurde nomm« Bädh, dont les deux neveux, les fils de Marwän, fondörent en 380, ä la mort de
' A la porte de Kharput, ces defenses ne sont guere visibles que sur la face interienre; voir plus loin, au no 12.
® Au Caire, Ja courtine a l’ouest du Bäb al-nasr possede, ä l’interieur, des fenetres dont les arcs offrent ce
dispositif; pour Amid, voir pl. II et fig. 5.
° Voir Istakhri, Ibn Haugal et Mugaddasi, dans Bibl. geogr. arab., ed. pr GoEıE, 1, p. 75; IL, p. 150; II, p. 140;
cf. Le Strange, The lands of the Eastern caliphate, p. 108.
* Il leur donne les memes noms que Wägidi; voir plus haut, p.7 et 13. La redaction de Wägidi etant
attribuee a l’epoque des eroisades, il se peut que le texte de Mugaddasi soit plus ancien. Quoi qu’il en soit, ces
portes recurent probablement leurs noms arabes des la conquete musulmane; cf. plus loin, p. 27,
° Sur les poternes de l’enceinte, voir plus haut, p. 7, et plus loin, au no 26,
° Voir Yahyä, ed. Rosen, p. 183 s.; Mattbieu d’Edesse, trad. Duravrırr, p. 12 A 16, et dans Hist. arm. des
Crois. 1, p.7 a 12; Ibn al-Alhir, VIO, p. 158, 423, 461 et passim; Ibn Shaddäd, ms. eite, fo 50r0; Abu I-faradj, trad,
Bruns, p. 206; ed. SarHanı, p. 295; Ibn Khaldün, IV, p. 242, 246 s., et les autres sources eitees par WEır, Geschichte
der Chalifen, Il, p. 19 s., et SCHLUMBERGER, L'Epopee byzantine, 1, p. 228s., 255 8.
” Depuis 323 (935), d’apres Ibn Zäfir, Gotha, Pertsch 1555, fo SI ro, dans Rosen, Extraits de la chronique de
Yahya (en russe), p. 102; des 322, suivant Ibn Shaddäd, fo 49 vo,
° Vers Tanne 368, d’apres Ibn al-Athir, VIII, p. 511; Ibn Shaddäd, fo 51 vo,
MERWANIDES. 93
leur oncle, la dynastie des Merwanides. L’histoire de ces princes, qui gouvernerent le Diyar-
Bekr, avec Mifargin pour capitale, sous la suzerainet€ des Abbassides, puis des Seldjoukides,
est suffisamment eonnue pour que je me borne a renvoyer aux sources principales, quitte A
revenir sur certains details aA propos des inscriptions qu’on va lire.!
Fig. 8. Inseription n® 8, avec meurtriere superieure.
$. Emir Ahmad. 426 H. — Sur la face anterieure d’un saillant carre situ dans le front
est de l’enceinte?; sur des pierres blanches encastrees dans le parement. Deux longues lignes
en coufique fleuri, d’un style admirable, mais encore sobre; grands caracteres (fig. 8 et 9). Inedite.
JA 5 al a N Ze N nie lesen
sges sb elaly aa al DEI ol a NN.
SR nr 2 EEE: rn - >
< Asp) SE an SW &) LI Le du
Voici ce qu’a ordonne de faire l’emir, le seigreur tres majestueux, l’assiste (d’Alläh), le vainqueur, “Izz
al-isläm, Sa’d al-din, Nasr al-daula, le pilier de la religion, la gloire de la nation, la noblesse des &mirs, Abü
Nasr Ahmad, fils de Marwän, qu’Alläh prolonge son existence et fasse durer sa royaute! Aux mois de l’annee
426 (1034—35), etc.
! Voir les sources eitees par moi dans Lenmans-Havpt, Materialien zur älteren Geschichte Armeniens und
Mesopotamiens, dans Abhandl. der K. Ges. der Wiss. zu Göttingen, phil.-hist. Klasse, neue Folge, IX, Arab. Inschriften,
p- #s.; cf. Ibn Shaddäd, fo 52 vo. La prineipale est Ibn al-Azraq, dont M. Aueproz a publie d’importants extraits
dans JRAS, 1903, p. 123 s. En outre, je dois a son obligeance des extraits inedits du m&äme auteur sur Amid ä
l’epoque des Inalides et des Ayyoubides; voir plus loin, aux chapitres de ces deux dynasties.
2 Je n’ai pu determiner l’emplacement precis de cette inscription ni des nos 10, 11, 14, 16, 17, 25, 26, 33 et 34.
® Coran, III, 167, fin.
24 ENCEINTE, PORTES ET Tours.
Le coufique fleuri est ce caractere angulaire dont les lettres ont des hampes et des queues
epanouies en rinceaux. Le plus ancien exemple connu de ce type est une epitaphe du musede
de Tashkent, datee de 230 H.! Il parait en Tunisie vers 340, sous les Fatimides, qui l'intro-
duisent en Egypte et en Syrie.? Au V® siöcle de l’'hegire, il est repandu dans tout le monde
Fig. 9. Inscription n® 8, avee meurtriere inferieure.
musulman, de l’Espagne jusqu’a Java, ob l’on a retrouv& recemment une £pitaphe musulmane
gravce en coufigue fleuri, en 475 ou 495.” Dans Amid, toutes les inscriptions merwanides et
seldjoukides sont tracdes en un admirable coufique fleuri. Dejä tres stylise dans l'inseription n® 8,
ce caractere devient de plus en plus riche, pour faire brusquement place ä l’arrondi vers 575.* Sous
ce rapport, aucune ville, pas meme le Caire avec ses superbes inscriptions fatimides, ne peut
etre comparce ä la capitale du Diyar-Bekr. L’echelle tres reduite des photographies ne donne
qu’une faible idee de la magnificence de cette “pigraphie vraiment royale, peut etre la plus
belle du monde, mine inepuisable pour l’ötude du decor. Esperons qu’il en sera fait & temps
des releves a grande echelle et que le gouvernement ottoman saura recueillir, dans un musde
local, les debris de ces monuments dont les jours sont comptes.
Abü Nasr Ahmad ibn Marwän succeda A son fröre Said en 401.° A son avenement, il
recut du calife le titre Nasr al-daula, qui figure ici et dans les inseriptions suivantes.® Il se
peut que l’on trouve encore des textes merwanides plus anciens que celui ci, car le predecesseur
d’Ahmad ä Amid en fit deja reparer l’enceinte. Ce personnage etait, non pas Said, mais un
certain Yüsuf ibn Damna, qui s’etait empare d’Amid en 386, apres avoir assassine le premier
Merwanide, Ilasan ibn Marwän, le frere de Said et d’Alımad. Il garda cette ville durant tout
le regne de Said a Mifargin et une partie du regne d’Ahmad, qui ne la lui reprit qu’en 415.7
! Voir Hanımann, dans Oriental. Litt.--Zeitung, 1906, p. 28s., 70 s., 1178. Cette date parait deeidement trop
reeulee; comme elle marque la mort du defunt, l’inseription n’a ete gravee sans doute que plus tard.
? Voir les sourees eitees dans mon Epigraphie musulmane d’Algerie, 1905, p. 185 s., et L’art musulman aut
musce de Tlemeen, tir. A part du Jowrnal des Savants, p. 10>.
* J’en dois Ja communication a M. Snover Hurgronse, qui la publiera bientöt.
* Voir plus loin le no 26.
° Voir les sources eitees dans Lenmann-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, p. 4, n.3 et 6, n. 1.
° Voir Ibn al-Azrag, dans Ameoroz, p. 131; Ibn al-Athir, X, p. 11: Ibn Khaldün, IV, p. 319 (Nasr au lieu de Nasir);
ef. Sharaf al-din, ed. Versammsor, I, p. 19; trad. Cmarmov, Ib, p. 35, 356; Näsiri Khusrau, trad. Scherer, p. 21, n. 2.
° Voir Ibn al-Athir, IX, p. 51; Ibn al-Azrag, dans Anmeproz, p. 126 a 132 (p. 127, pour les travaux de Yüsuf a
l’enceinte d’Amid; p. 132, pour la reprise d’Amid par Ahmad); Ibn Shaddäd, fos 43 vo, 5310, 57 ro. L’enceinte de
Mifargin a fourni deux inscriptions plus anciennes; voir Lenwann-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, nos 2 et 3.
1
MERWANIDES. 2:
9. Le meme. 42% H. — Sur la grosse tour F du plan (fig. 1), vers le sommet du mur
qui la ferme & la gorge, du cöte de la ville; sur des pierres blanches encastrees dans le pare-
ment. Dans un cadre & biseau, deux longues lignes incompletes A droite, oü plusieurs blocs
ont disparu. Meme type; m&mes caracteres (fig. 10). Inedite.
Fig. 10. Inseription no 9,
Era eine De) SE ya! Ina EN ll PAN\ () N gs Alam ” Veh Ass] (1)
fl mot (?) die 3965 Polo cr arlza sl NM SEEN A 5 A
de u Aaeb ll zalb al al u Je lb Sn Ab ae
Voiei ce qu’a ordonne de faire notre maitre l’&mir, le seigneur tres majestueux, l’assiste, Je vainqueur,
Izz al-isläm, Sa’d al-din, Nasr al-daula, le pilier de la religion, la gloire de la nation, la noblesse des &mirs,
Abu Nasr Ahmad, fils de Marwän. Aux mois de l’annee 42x. Et ce travail a eu lieu par les mains de son
gouverneur Abü Tähir al-Ala’, fils de... fils de Sahl.
Les parties detruites, places ieji entre crochets, peuvent &tre restituees avec une grande
vraisemblance; voici comment. Dans la partie conservöe de la ligne 1, le texte est identique
ä la partie correspondante du n° 8. Il est done permis de restituer, dans la premiere lacune,
les huit premiers mots du n° 8. J’ai porte ce chiffre ä neuf, en ajoutant le titre mauländ, qui
ne figure pas dans le n° 8, mais bien dans les n® 10 & 13. La lacune de la ligne 2 compre-
nant environ trois mots de plus que celle de la ligne 1, c’est environ douze mots qu'il faut
retablir au debut de la ligne 2. Or, en intercalant iei la partie correspondante du n° 8, on
arrive au total exact de douze mots, ä condition de supprimer l’eulogie du n® 8.1 Il ne reste
qu'une inconnue: dans la date, le chiffre des unites, qui correspond ä l’une des annees com-
prises entre 420 et 429.
! La longueur absolue des lacunes ne pouvant &tre determinee sur la photographie, il est permis de retablir
les cing mots de cette eulogie, mais ä condition d’en restituer autant ä la ligne 1, par exemple les mots wa-bind’ihi
wal-infägi "alaihi min mälihi des nos 10 et 11. Alors, les deux lacunes comprendraient 14 et 17 mots, la
difference restant egale ä trois mots.
Amida, A
26 ENCEINTE, PORTES ET Tours.
Le personnage charge des travaux, designe comme 'dmil, etait sans doute le gouverneur!
d’Amid pour Ahımad, qui residait, on le sait, a Mifargin. Son nom n’a pas encore ete retrouve
dans les chronicdues.”
La tour F, l’une des plus grandes et des plus belles de l’enceinte, avec une saillie tres forte
sur la courtine, offre, dans sa construction, des details du plus haut interet (fig. Strz.). Sans vouloir
en aborder ici l’&tude, je me borne ä rappeler que l’attribution de la tour entiere au debut du
XI" sieele n’est nullement certaine, car le texte d’Alhhmad peut se rapporter A une restauration.
On sait quen &pigraphie, les termes de construction et de refection d’edifices sont fort
ambigus.” Pour se faire une opinion sur ce point, il faut interroger le monument lui-m&me.
Or, la plupart des inscriptions merwanides de l’enceinte d’Amid sont sculptees sur des
pierres blanches, encastrees au milieu des pierres noires de l’appareil environnant, et cet
appareil est souvent irregulier autour des inscriptions; ces details semblent bien trahir de simples
refecetions. Ainsi, dans le mur qui ferme la tour F a la gorge et qui porte l'insceription n° 9,
on discerne, autour de celle-ci, au moins deux appareils differents et des traces de reprises.
J'aurai l’occasion de repeter cette observation sur les autres tours merwanides et d’en tirer quel-
ques conclusions sur la part de l’antiquite et celle du moyen äge dans l’enceinte actuelle.*
10. Le meme. 437 H. — Sur la face anterieure d’un grand saillant carr& du front est de
l’enceinte, dans le voisinage de la porte Neuve; sur des pierres blanches encastrees dans le
parement. Deux longues lignes couvrant tout le front du saillant. M&me type; memes carac-
teres, d’un style plus riche et admirablement conserves (pl. IV). Publiee par l’auteur sur un dessin
de NIEBunR.”
N N Eur) bs all le 2) al A als la NIa EHNE) Ale \ le ... Als (l)
2 2a - E : Saale 2 cl 2
r® >) aP> pr as Y) Am äl Sa Asa re cr Aa AN) . Br» >, ee)
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Alam! Inäbs a. FR SAN Ke| 8, de &r „= es Q) all Sb de el G5>
” ?) In o Be ll
Voici ce qwa ordonne de faire, de bätir et de payer sur sa fortune, desirant Ja recompense d’Alläh et
recherchant sa misericorde, notre maitre l’emir, le seigneur tres majestueux, le vainqueur, “Izz al-ıslam, Sa’d
al-din, Nasr al-daula, le pilier de la religion, la gloire de la nation, la noblesse des emirs, Abü Nasr Alımad,
fils de Marwän, sous le gouvernement de son fils l’emir Sa’d al-daula Abü l-Hasan Muhammad, qu’Alläh pro-
longe leur existence et soutienne® leur royaute! Et ce travail a eu lieu par les mains du juge Abü Ali al-
Hasan, fils de “Ali, fils d’Alımad, d’Amid, l’annce 437 (1045—46). Et lingenieur en est Nasir, fils de Saba (2).
ı Gf. plus haut, p. 18, et plus loin, p. 27, n. 2.
? Le nom de son pere est eerit Ace" ou Le peut-etre Aela ou Llela. Les diverses lecons fonrnies par
ces combinaisons et les points diacritigues ne semblent repondre a aueun nom arabe connu. est peut-tre un nom
kurde ou persan, tel que JE” „papier“ ou &lels”,joie*.
' Voir CIA, I, p. 99 et passim.
* Voir plus loin, p. 27 s.; ef. plus haut, p. 21.
5 Voir Voyage en Arabie, I, p. 326 et pl. NLIX, B; Lenmans-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, p. 7 et pl. XI.
6 Je prefere A| „qwil soutienne* a As „qu’il eternise*: cf. Lemmans-Havpt, op. eit., p. 7,.n.9.
MERWANIDES. 97
Ce texte, parfaitement lisible sur la photographie, concorde mot pour mot avec le dessin
de Nırrunr!; il s’agit donc, evidemment, de Ja m&me inscription. L’emir Sa’d al-daula Mu-
hammad, qui n’a pas encore ete signale dans les chroniques, est associe ici A son p£ere, soit A
titre de gouverneur d’Amid, soit en qualite de surveillant general des travaux?, confies de fait
au juge d’Amid. L’inseription se termine par le nom de lingenieur, preeede des mots wal-bannd’
qu’on retrouvera plus loin?; le nom de son pere reste douteux."
Ahmad a-t-il entierement bäti ce saillant, ou bien s’est-il borne A le restaurer? Sur la
face anterieure qui porte l’inscription, la photographie montre trois appareils distinets: une zone
en grand appareil, ä la base; une zone en moyen appareil, avec de faibles bossages, dans la
region olı se trouve linscription; une zone superieure a parements lisses, ä partir de la meur-
triere percee au-dessus de linscription. On peut supposer que la tour a te refaite par Alımad
a partiv de Ja seconde zone, avec laquelle linscription parait @tre bien lice. La zone inferieure
serait alors plus ancienne et la zone superieure aurait &te restaurde plus tard encore.
’
L’annee suivante, en 438 (1046), le voyageur persan Näsiri Khusrau, en route pour la
\Mecque, traversait les Etats du Merwanide, auquel, ditil, on donne dans la priere publique les
noms et titres al-amir al-azam izz al-isläm sa’d al-din nasr al-daula wa-sharaf al-milla Abü Nasır
Ahmad. Ce protocole est exactement celui des inscriptions d’Ahmad.’ A Amid, Näsiri admire
l’enceinte, construite en gros blocs d’une pierre noire, assembles ä joints vifs, d’une hauteur et
d’une epaisseur inusitees, flanquee de tours au front &tendu, cereneldes et munies a la gorge
d’escaliers pour le service de la plate-forme et du chemin de ronde de la courtine. Puis il signale
ses quatre portes, placdes dans la direction des quatre points cardinaua": & lest, la porte du Tigre
(porte Neuve); au nord, la porte d’Armenie (porte de Kharput); a l’ouest, la porte de Rum (porte
d’Alep); au sud, la porte de la Colline (porte de Mardin).” Il observe encore une enceinte ex-
terieure, construite en m&me appareil, crenelde et munie d’un chemin de ronde, possedant des
portes correspondant ä celles de l’enceinte principale, egalement en fer. Il s’agit de cet avant-
mur, defendant la contrescarpe du fosse, dont il reste encore des traces aujourd’'hui.°
La valeur de cette description remarquablement exacte est rehaussee par des mesures en
gez persans, quil me parait inutile de convertir en metres, faute de releves cotes de la muraille
actuelle, pouvant servir de points de comparaison. Näsiri ajoute que le gouverneur militaire
(amir) et eivil (häkim) d’Amid est le fils de l’emir Ahmad. Bien qu’il ne le nomme pas, il
s’agit evidemment de ce Muhammad qui figure, A ce titre sans doute, dans l’inscription n° 10.
Enfin l’auteur resume son impression par ces mots, ä coup sür significatifs dans la bouche d’un
homme qui a parcouru la moitie du monde musulman, alors a l’apogee de sa culture: „En
Arabie, en Perse, en Turkestan, en Inde, j’ai vu un grand nombre de villes et de forteresses,
mais nulle part je n’en ai trouve une qui püt &tre comparce a Amid“.’
! Ce dessin est divise en quatre lignes au lieu de deux et il ne rend pas tres exactement les proportions et
la beaute des caracteres. A part ces defauts, imputables peut-etre au graveur, les trois dessins de Nıepunr (voir les
nos II et 14) sont a peu pres irreprochables.
® Suivant qu’on interprete le terme wwiläya comme l’equivalent d'un titre wäli „gouverneur“, ou bien dans le
sens plus general de „direction, surveillance*; voir les sources citees dans le recueil n’OrPENHEIN, p. 40, n. 1, 46,
n. #, et plus loin, le commentaire des n® 16 a 22.
3 Voir les nos 11, 13, 15, 16, 17, 21 et 2.
* On voit «uatre petites dents a peu pres verticales, suivies d'un af ou d’un /äm final. M. Harrmaxn me
suggere le vieux nom arabe \L,, qu’on peut adopter ä defaut d’une lecon plus satisfaisante.
5 A part deux variantes, au debut et ä la fin des titres.
© Ce detail important et parfaitement exact trahit l’origine antique de l’enceinte; voir plus haut, p. 7.
’ Sur ces noms, voir plus haut, p. 7, 13 et 22; le seul nouveau est celui de la porte d’Armenie.
° Voir plus haut, p. S en haut.
° Voir Näsiri Khusrau, &d. SCHEFER, p. 8; trad., p. 268.; cf. DERENBOURG, Vie d’Ousäma, p. 320; Le STRANGE,
The lands of the Eastern caliphate, p. 109,
4*r
[8
ExcEInTtE, PORTES Er Tours.
11. Le meme, 444H. — Sur la face anterieure d’un saillant carre situe vers l’angle sud-
est de l’enceinte, pres de I du plan (fig. 1); sur des pierres encastrees dans le parement. Deux
longues lignes du m@me type; memes caracteres (fig. 11 et 12). Publiee par l’auteur sur un
dessin de Nıssunr.!
AI) = ygaill JeN) Non er N al 2 ale Slwyl;s eu Alan = ie “.% Alan (1)
o.ä al ei Ola ee (2) N a es N Ars all Er FERN pen KR
a) ie ga ar ec et Jeol zülia Je cl 5 alblu elals
AL ca El Man) On
Voiei ce qu’a ordonne de faire, de bälir et de payer sur sa fortune notre maitre l’&mir, le seigneur tres
majestueux, le vainqueur, “lzz al-islam, Sa’d al-din, Nası al-daula, le pilier de la religion, la gloire de la nation,
la noblesse des &mirs, Abü Nasr Alımad, fils de Marwän, qu’Alläh prolonge son existence et fasse durer sa
royautc! Et ce travail a eu lieu par les mains du juge Abu "Ali al-Hasan, fils de “Ali, fils d’Ahmad, d’Amid,
en V’anndce 444 (1052—53). Et Vingenieur en est Nasir, fils de Saba ().
Fig. 11. Inscription n® 11, partie droite,
Ce texte est identique A celui de Nrzsunr®; il s’agit done de la m&me inseription. Le juge
charge des travaux et l’ingenieur de la tour sont les memes qu’au n® 10. Il est vrai que le
nom de lingenieur est invisible sur les photographies; mais le dessin de Nırsunr, bien qu’un
! Voir Nıesung, Zoe. eit. et pl. XLIX, A; Lenmans-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, p. 6 et pl. XI. Une copie de la
premiere partie de ce texte a te faite par Texıer, qui l’a donnee, avec «d’autres notes et dessins provenant d’Amid,
a la bibliotheque du R. Institute of British architeets, a Londres; j'en dois un calque a l’obligeance de M. R. Phenxe
Spiens. Je nm’al pu la determiner qwavec peine et elle n’a plus de valeur a cöte des photographies du general
pe Beyuie. Les dessins architeeturaux de Texıer sont publies plus loin par M. StrzyGowskt,
® Et non &ll>, comme j’ai lu dans Lenmass-Haurt, d’apres Nieeunn.
> A part les reserves faites plus haut, p. 27, n. 1.
MERWANIDES. 29
peu confus ici, permet d’affirmer qu’il s’agit de ce m&me Nasir, dont le nom paternel reste
douteux.
Au-dessous de linseription s’ouvrent deux meurtrieres etroites et allongees, aupres desquelles
on voit deux niches, creusees dans deux blocs monolithes encastres dans le parement, qui est
ici en tres grand appareil (fig. 12 et fig. Strz.). Chaque niche est cantonnee de deux colonnettes
a chapiteau, et couronnee par une co-
quille & eing cötes, inserite dans un
petit are en plein entre. Chacun des
quatre &coingons est orne d’un oiseau
semblable a ceux qu’on voit a gauche
de la porte de Kharput!, autant qu'on
peut en juger sur les photographies.
Sous la niche de gauche sont sculptes
en coufique simple quelques mots dont
la lecture a resiste a tous mes efforts.”
A quelle epoque remontent ces
sculptures? Le style des niches et de
linseription et la forme des meurtrieres
rappellent les travaux de Mugtadir ä la
porte de Kharput. On peut croire Fig. 12, Inseription n° 11, partie gauche.
que l’inseription d’Ahmad marque A&
peu pres le niveau de la reparation faite a la tour, sous son regne, et que la partie inferieure,
en plus grand appareil, avec les niches, trahit une reprise plus ancienne de Mugtadir, sur la
base antique.
/
. 12. Le m&me. — A linterieur de la porte de Kharput, en
R du plan (fig. 1), sur le mur de la courtine. des deux cötes et
au-dessus du passage de la porte. Long bandeau ä mi-hauteur de
la muraille, suivant les angles de la courtine avec les contreforts
du passage, en ABCDEF du plan (fig. 13).° Le texte suivant
est reconstitue sur deux photographies, l’une montrant A B et
lautre, C D. Une ligne du m@me type; memes caracteres (pl. V
et fig. 14). Inedite. Fig. 13. Plan de la porte de Kharput.
5 ls Ju all JO
EN an AN Segel aD) Su N PLN ZNO Wy als all Je a (B)
Fr al (GN; als] Alam Es le \\s realer (A)
. [la fin n'est pas visible] «| “y] 5,3 Ay Ares all E$ dsl
Voici ce qu’a librement entrepris de faire, de bätir et de payer, pour gagner la faveur d’Alläh et de
son prophete Muhammad . . . notre maitre l’&mir, Je seigneur tres majestueux, l’assiste, Je vainqueur, “Izz
al-islam, Sa’d al-din, Nasr al-daula, le pilier de la religion, la gloire de la nation, la noblesse des @mirs....
! Voir plus haut, p. 19 en haut.
* Ce petit texte ne parait renfermer qu’une invocation a Alläh. Voici comment H. ve Herr, II, p. 445, deerit
cette tour: „La cinquieme tour (a partir de la porte de Mardin), de 16 m SO de largeur, est angulaire et possede
deux lignes de caracteres coufiques, avec deux petites niches A sa base*.
® Ce croquis, dresse sommairement sur les photographies, n’a d’autre but que d’indiquer la disposition generale
de la porte et l’emplacement des inseriptions.
* On attendrait ici «Je, comme dans les inscriptions preeedentes, mais l’alif semble distinct.
30 ENtEINTE, PORTES Er Tours.
La reconstitution du texte offre quelque difticult‘, parce que l’angle B Ü n’est visible sur
aucune des photographies. Un examen minutieux de celles-ci prouve que cette lacune est
peu considerable. Or, en comparant ce texte aux autres inscriptions d’Ahmad, on voit qu'il
ne manque ici, dans le protocole, que les mots al-amir al-sayyid, dont la longueur correspond
bien a celle de la lacune. Il est done certain que C D est la suite de A B, d’autant que les
caractcres des deux fragments offrent
le me&me aspect.
Le debut de A est assez fruste,
mais la lecon hädhäü ma tatawwa'a bi-
‘amalihi est confirmee par deux re-
pliques dans les n® 22 et 24, a la
grande Mosquee. Les deux mots
suivants, entierement frustes, sont
restitues sur les autres inscriptions
d’Ahmad. Plus loin, le texte est
bien conserve jusqu’au mot mauland,
a la suite duquel on voit encore
(pl. V) un bloe anepigraphe dans le
bandeau. La texte visible reparait
vers Je milieu de © (pl. V), dont la
premiere moitie ne renferme probable-
ment que les deux mots al-amir al-
sayyid; il continue en D, au-dessus
de la porte, jusqu’au mot al-umard'.
La fin du texte doit se trouver en
E et en F, sur le contrefort et la muraille qui s’elevent ä gauche de la porte et qu’on ne voit
sur aucune photographie.
Au-dessus de D, une pierre est encastree en relief dans le mur (pl. V). On y voit sculpte
un petit arc brise, rehausse d’oves ou de palmettes, encadrant un sujet, embleme heraldique
ou simple decor, dont les contours sont trop frustes pour permettre de le determiner.
Du cöte de la ville, la porte forme un are brise, encadre dans un second are brise, plus
eleve (pl. V). Au-dessus du second are s’eleve un etage de defense qui se prolonge, ä droite et
a gauche, au-dessus des murs A et F (fig. 15 et 14 et fig. Strz.). Cet etage est perce de hautes baies
a arc brise, dont les piedroits sont en pierre de taille, comme tout le reste de la porte, et dont
les arcs sont appareilles en briques cuites, tres longues, placdes en voussoirs, normalement a la
courbe. Les petits ecoincons entre ces arcs sont aussi en briques, appareillees en dessins geo-
metriques. Le mur est derase au-dessus des bajes et Ja couverture de l’etage a disparu.
Voici comme GARDEN, op. eit., p. 154, deerit ce dispositif: „On the inside of the Dagh
kapu is a building, now in ruins, in the upper part of which are a number of arched and well-
built windows formed of red tiles, with Cufie inscriptions on the walls between them“.
En resume, l’exterieur de la porte de Kharput, avec les saillants qui la protegent, a ete
restaure par le calife Mugtadir, tandis que la face interieure, avec son etage de defense moitie
pierre, moitie brique, peut etre attribuce a l’emir Ahmad. Mais l’insuffisance des documents
permet d’autant moins de preciser les limites de cette attribution que les photographies trahissent
des refections plus modernes autour du passage de la porte, notamment dans les deux ares en
D et dans les contreforts CO et E.
Inseription coranique,. — Une autre photographie, qui parait prise en G du plan (fig. 13),
a droite et a Ja hauteur de l'inseription precedente, montre deux lignes du m&me type et de
MERWANIDES. 31
memes caracteres, sculptee sur des blocs encastres dans le parement (pl. V). Ce texte ne ren-
ferme qu’'un verset du Coran, IX, 18.
Fig. 15. Pont du Tigre, vu d’amont.
13. Emir Nasr. 457 H. — Au sud de la ville, en dehors de la porte de Mardin, un magni-
fique pont de pierre traverse le Tigre d’ouest en est, en aval du coude forme& par le fleuve sous
le front sud de l’enceinte.! Son tablier repose sur dix arches brisees, retombant sur de gros
piliers munis d’avant-becs en amont et de contreforts en aval (fig. 15 et 16). Pr&s de la rive
gauche, sur la face sud du pont, entre les arches et le parapet, on voit les restes d’une longue
inseription, seulptee sur des pierres blanches encastrees dans le parement; celui-ci est bäti en
pierres volcaniques noires, comme l’enceinte. L’inseription est divisee en trois compartiments
A,BetC, disposes sur les trois premieres piles et comprenant chacun deux lignes en coufique
fleuri, a grands caracteres ornes de rinceaux d’un beau style (fig. 16 et pl. VI).? Inedite.
Sa
Fig.16. Pont du Tigre, vu d’aval,
! Ce coude a et& deerit plus haut, p. 6. On le voit, avec le pont, sur la nouvelle carte d’Asie Mineure, par
R. Kıeperrt, feuille C VI.
® La pl. VI montre en bandeau les compartiments A et B et en pleine figure, les compartiments B et €.
NS
ENCEINTE, PORTES Er Tours.
1 ou 2 mots] (9) N EN dl ALYy ale 9 5WNI5 Pan Aller.) A
sa all Sri A) (1)C Se [ig ++» environ 10 mots!] As Al Cral| el; (1) B
[environ 8 mots] (2) A (felin) () 3 a, lbs all RAT «Lei la 429 ?o,0 "el
22), C sl. Bu le 6 gi «e. 4&ä5 mots] SH e el3 | = (2) B
(2) au ir ae ll Dlyl1y Sr 0) =
Voiei ce qu’a ordonne de faire(?) et de payer notre maitre, l’emir tres majestueux, le seigneur ....
. . Nizäm al-din, Mu’ayyid al-daula . . . (Abu |-Qäsim Nası, fils de) “Izz al-isläm®, qu’Alläh prolonge son
existence, quil rende sa vietoire (?) puissante et qu'il le dirige dans la bonne voie*, desirant la r&compense
d’Alläh et recherchant sa misericorde .... . . Et la plus grande partie de ce travail a eu lien par les mains
... . du juge Abu l-Hasan "Abd al-Wähid, Pannee 457 (1065). Et ingenieur en est "Übaid, fils de Sandjar (?).
La pierre blanche, molle et rongee par l’humidite du fleuve, est presque partout fruste;
la seule partie bien conservee du texte est le fragment €, ligne 1, oü la plupart des caracteres
ont garde leur nettete. Mais en le comparant aux autres inscriptions merwanides, on peut en
retablir lordonnance generale, sinon tous les details. Commencons par la date. Dans le chiffre
„* . - .
des centaines, on voit distinetement un “ain devant le mot &Ls „cent“, detail important qui assure
+ u
la lecon Alasy! „400°. En effet, le style des caracteres est incompatible avec les deux seules
Dr D27 “ y
autres lecons offrant la meme partieularite d’un "ain A cette place: Alan „700° et Alan) „IO0*.
Le chiffre des dizaines, bien quun peu fruste, est certain. Enfin le chiffre des unites offre
l'alternative si fröquente entre les deux lecons a. „sept“ et a. „neuf*, avec une presomption
en faveur de la premiere. Qu'on lise 457 ou 459, linseription est definitivement acquise a l’emir
Muayvid al-daula Abu l-Qäsim Nasr, un fils d’Ahhmad, qui regna de 453 a 472.° Des lors,
en sappuyant sur les inscriptions precedentes et sur le n® 14, il est possible de retablir une
partie du texte, notamment les surnoms du fondateur, Nizäm al-din et Mu’ayyid al-daula, celui
de son pere, 'Izz al-isläm, qui figure dans les n® S a 12 et 14, enfin le nom du charge des
trayaux, le juge Abu l-Hasan “Abd al-Wähid, qu'on retrouve aussi au n® 14. Le nom de l'in-
genieur est sculpte sur une pierre noire du parement, a la suite des pierres blanches du frag-
ment ©. Il est tres indistinet, a cause du ton fonc& de la pierre et parce que les caracteres y
sont graves grossierement.® Apres le mot »\{!|, on discerne d’abord deux lettres, telles que 8
A restituer d’apres le no 14.
Peut-etre 2,8 „sa puissance*.
Gf. le protocole du n® 14, ou l’emir Ahmad est aussi designe par son seul surnom de “Izz al-isläm.
oo
Cette eulogie, bien que nouvelle en epigraphie, est clairement ecrite et parait certaine. M. “Ali Bancar me
rappelle A ce propos le proverbe: al-abd yufaqgir wa-alläh yudabbir „Vhomme propose et Dieu dispose*.
> A Ja mort d’Ahmad en 455, un frere de Nasr, nomme Sa’id, recut Amid en partage. Mais en 455, il fut
empoisonne par une esclave, a l’instigation de Nasr, qui reprit alors Amid: voir Ibn al-Azraq, dans Ameoroz, p. 142s.;
Ibn al-Athir, N, p. 11, 19; Ibn Shaddäd, fo 58 ro; Ibn Khaldün, IV, p. 320; Abu I-fidä', II, p. 190.
“ Nıegumg, Zoe. eiöt,, dit a ce propos: „La plupart des inseriptions coufiques sont ou bien 'sur une espece de
pierre blanche et molle, ou bien elles sont de terre grasse et cuites au four ... Si l’on en trouve l’une ou l’autre
sur la pierre (noire voleanique) dont Ja muraille est faite, elle est si mauvaise, que l’on peut distinetement voir que
la pierre etait trop dure pour le sceulpteur ... et que l’on s’est servi de la pierre blanche parce qu’elle se laisse
mieux travailler.* Cette observation precise est confirmee par les photographies du general pE BeyLi£.
ww
MERWANIDES,
suivies dun groupe tel que e.., puis, au-dessus de ce dernier, le groupe A_e, qui parait ötre
le nom de lingenieur, peut-etre “Ubaid, les deux lettres isolees representant le mot (y „fils“ et
le groupe suivant renfermant le nom paternel, peut-etre Sandjar.
L’attribution du pont a Nasr est confirmee par un auteur digne de foi. Parmi les nombreux
travaux d’art que le chroniqueur Ibn al-Azraq Färigi attribue aux Merwanides, figurent plusieurs
ponts jetes sur les cours d’eau qui arrosaient leurs domaines. Suivant Jui, Ahmad, le pere de
Nasr, bätit, pour la route d’Amid a Mifargin, un pont sur la riviere Hauw et un autre de vingt
arches dans les environs d’Amid; il serait interessant d’en rechercher les traces.! Un peu plus
loin, il attribue preeisement a Nasr un pont sur le Tigre a Amid.? Il est done certain que le
pont actuel a et€ construit par Nasr, ou plutöt rebäti par lui, car il est non moins certain que
bien avant son regne, un pont traversait le Tigre pres d’Amid. Nıesvur, qui parle du pont
actuel, stexprime ainsi: „A environ 1400 ou 1600 pas doubles de Mardin kapusu, on voit en-
core un beau pont avec dix arcades sur le Tigre. Le pont meme est fait d’une pierre noire et
dure, mais une inseription coufique que l’on y trouve est sur une pierre molle et par la meme
elle a beaucoup souffert par les injures du temps. Cela fait qu’on ne peut plus voir dans quelle
annee il a ete bäti; mais le caractere parait plus ancien que le plus ancien de la muraille de
la ville que jai copie, et il est par consequent assez vraisemblable que c’est la le pont qui a
ete bäti l’an 124 de l’hegire.“?
On ne peut reprocher a NIEBUHR d’avoir juge perdue, des 1766, une inscription que seul
un heureux hasard m’a permis d’attribuer. Le prineipal interet du passage de Nırpunr, c'est
de signaler l’existence d’un pont bäti sous les Omayyades. Bien qu’il ne cite, ä ce propos,
quun ouvrage de seconde main®, le renseignement se trouve exact. En l’annde 124 (742—43),
la derniere du regne du calife Hishäm, un pont sur le Tigre a Amid fut detruit par une crue
printaniere du fleuve, charriant des glacons et des debris de toute espece; sa restauration, com-
mencee sous Hishäm, fut interrompue par la mort de ce calife’ Suivant une autre source, un
\ Voir Ibn al-Azraq, dans Aueoroz, p. 126, 132, 135. Sur la carte de R. Kıerert, la route d’Amid ä Mifargin
traverse un grand nombre de cours d’eau paralleles, descendant des montagnes de Hazru au nord, vers le Tigre au
sud; je n’y trouve pas une riviere du nom de Hauw. Les mots „the river Hauw“ dans Axeoroz repondant ä la lecon
2> „® ‚je propose de lire »> „® „le Nahr Hazru‘, et d’y reconnaitre le principal de ces cours d’eau, a mi-chemin
entre Amid et Mifargin, qui passe a Hazru et que la carte eitee appelle Hazru su, traduction turque de Nahr Hazru.
On n’y a pas signale, que je sache, les vestiges d’un pont important. En revanche, la meme carte marque les ruines
d’un vieux pont au sud de Hazo, sur le Hazo su, ä l’est de Mifargin, pont signal& par Hädji Khalfa, Djihän-numä,
ed. Constantinople, 1145H., p. 440; cf. Cnarwoy, dans Sharaf al-din, Ia, p. 152. I serait tentant de lire >».
dans le texte d’Ibn al-Azrag; mais le contexte, oü il est question d'un voyage de Mifargin a Amid, prouve qu’il s’agit
du Nahr Hazru, a l’ouest de Mifargin, et non du Nahr Hazu, ä l’est de cette ville. D’autre part, il ne faut pas con-
fondre le pont du Hazo su avec celui du Batman su, situ@ plus a l’ouest, entre le premier et Mifargin. Cette con-
fusion a el& faite par CHarmov, tom. cit., p. 482, qui cite, A propos du premier, la description qu’Ewrıva fait du second;
on peut s’en convaincre en consultant le texte ture du voyageur, IV, p. 76s. Le Batman köprü, qui figure aussi sur
la carte de R. Kırrert, repose sur une grande arche brisee et sur deux petites. Sa face est porte les restes d’une
insceription d’apres laquelle il aurait ete bäti, en 643 de notre ere, par „un certain Othmän*“; le reste de l'inseription
est illisible. Ce renseignement, donne par Tayror, Travels in Kurdistan, dans JGRS, Londres 1865, XXXV, p. 25,
meriterait d’etre verifie. Si la date est exacte, nous aurions ici la plus ancienne inscription musulmane connue et ce
personnage pourrait &tre le calife ‘Uthmän, &lu en 644. Mais cette attribution est peu vraisemblable et la date
semble erronee. M. Leusans-Haurr m’ecrit que le pont existe encore et qu'il croit y avoir vu une inseription.
® Dans Aneoroz, p. 145. Ibn Shaddäd, fos 44 r0 et 60 ro, ajoute que Nasr le bätit vers le debut de son regne
et qu'il institua des fondatiops pour son entretien,
® Voir NiEBUHR, loc, cit.; cf. EwLiya et H. pe Herr, cites plus haut, p. 9 et 11.
* SEMLER, Übersetzung der allgemeinen Welthistorie, qui s'appuie sans doute sur Assexasr, cite plus loin,
> Voir Denys de Tell Mahre, trad. CHagor, p. 29, aussi dans Assemanı, Bibliotheca orientalis, Il, p. 107, eite
dans Rırter, Erdkunde, Xl, p. 35.
or
Amida.
34 EncEINTE, PORTES ET Tours.
pont sur le Tigre aurait ete detruit plus tard par lempereur Zimisces, vers 363 (973), au cours
de son expedition contre Amid.' Si cette indication est exacte, trois ponts au moins se sont
succede Ja sous les musulmans, avant celui de Nasr: le premier, peut-&tre antique, detruit sous
Hishäm, le deuxi@me, detruit par Zimisces, le troisieme enfin, detruit avant la construction de
Nasr; car il est peu probable que le fleuve ait ete prive de pont depuis Zimisces jusqu’a Nasr.?
Un coup d’eil sur la nouvelle carte de R. Kızpert montre que la route d’Amid a Mifargin
a dü traverser le Tigre, des lantiquite, sur un pont tres important. Or, le choix de l’emplace-
ment d’un pont est diete par des conditions topographiques assez peu variables. Si le pont
traverse le Tigre au sud d’Amid, et non pas A lest, c'est que les circonstances qui ont motive
cet emplacement existaient probablement des lantiquite. Il est done a presumer que le pont
antique se trouvait au m&me endroit? et que c'est sur ses fondations que s’eleverent ces ponts
successifs, jusqu’ä celui de Nasr.' Seul un examen sur place montrera si le pont actuel a con-
serve des vestiges antiques; les photographies ne donnent aucune indication preeise ä cet egard.
A part le sommet de quelques piles, le tablier et le parapet tout entier, magonnes en petits
moellons noy6s dans d’epais lits de mortier, parties beaucoup plus recentes, l’ensemble du pont
parait bien remonter a Nasr. Il est construit avec cette pierre noire qu’on trouve dans len-
ceinte d’Amid, notamment dans les parties refaites par les Merwanides. On y releve deux
caracteres qui distinguent generalement les ponts musulmans des pont antiques: le profil brise
des arches et la faible epaisseur de leurs claveaux. Mais voici quelques indices plus precis
en faveur de cette attribution. Les bloes de linscription, quoique tres frustes, sont bien en place;
ils n’ont pas dte deposes et replaces en desordre a la suite d’une refection ulterieure, comme
c'est le cas pour les blocs du n® 31. Immediatement au-dessus de linscription, sous le parapet
restaure, court un cordon en pierre noire, dont le profil se compose d’un
quart de rond entre deux filets. Ce cordon, qu’on pourrait prendre pour
une cormiche marquant, sur les deux faces, le niveau du tablier, ne regne
en realite qu’au-dessus des trois compartiments de linscription, entre les-
quels il sinterrompt. Il est done evident quil avait pour but de pro-
töger la pierre tendre de linseription contre la pluie et les gouttieres et
quil est contemporain de celle-ci. A gauche de la ligne 1 du comparti-
ment C, sous l’extremite de ce cordon, une pierre noire encastree dans
le parement, a la suite des pierres blanches de linscription, porte un felin sculpte, passant ä
droite, tirant la langue et relevant la queue en S au-dessus du dos (fig. 17). Le style de cet ani-
mal, embleme heraldique ou simple decor, trahit
Jo 90 D+opura. encore l’Epoque merwanide. Moins naif et mieux
dessine, mais aussi plus pretentieux et moins
amusant que les bestioles de Mugtadir aux portes
de la ville, cet animal est encore loin, pour la pu-
rete des formes et la beaute du style, du buflle devore par un felin qu'un veritable artiste
sculptera, juste un siecle plus tard, a& l’entree de la grande Mosquee.° En revanche, il n'est
pas sans analogie avec un autre felin sceulpte sur un des saillants de l’enceinte, a cöte d’une
autre inscription merwanide.° Enfin, la plupart des pierres noires du parement, autour de lin-
Fig. 17. Sur le pont.
Fig. 19. Marques du pont
' Voir Matthieu d’Edesse, trad. DurLaurıer, p. 16: cf. plus haut, p. 22.
° Ibn al-Azrag ne dit pas, du moins dans l’extrait d’Aneoroz, a la suite de quel incident Nasr bätit son pont,
' En 512, Jean, eveque d’Amid, fit construire un pont sur le Tigre: voir plus loin le chapitre de M. Strzycowskı
sur les eglises d’Amid.
* Dans l'inscription, les mots „et Za plus grande partie de ce travail a eu lieu par les mains du juge "Abd
al-Wähid . . .* pourratent indiquer que Nasr n’a pas refait le pont tout entier. Mais je erois que le redacteur veut
plutöt dire que ce juge n’a dirige que la plus grande partie des travaux de Nasr.
5 Voir plus loin, au no 24, fig. 24 et 25 et pl. XVI.
® Voir plus loin, au no 15.
MERWANIDES. 35
scription, portent des signes lapidaires, probablement des marques de tächeron, dont le style,
bien qu'assez vague, parait trahir Ja m&me epoque. Voieci (fig. 18) celles que jai pu relever
exactement sur les photographies.' La premiere a gauche est de beaucoup la plus frequente et
peut &tre interpretee comme un nom propre: Mu’min. Dautres pierres portent des graflites en
coufique simple et grossier.
En resume, le pont du Tigre parait &tre d’origine antique. Les chroniques en signalent
plusieurs restaurations jusqu’a celle de Nasr, attestee par une inseription. C'est a lui que remonte
le pont actuel, & part les parties evidemment plus recentes. D’autre part, il est possible que le
pont actuel ait conserve des vestiges anterieurs au XI* siecle.
14. Le m&me. 460 H. — Sur la face anterieure d’un saillant carr& de l’enceinte, sur des
pierres encastrees dans le parement. Deux lignes du meme type; m@mes caracteres, d’un style
moins orne (pl. VI). Publice par l’auteur d’apres un dessin de Nıesunr.” Revu et corrige sur
une photographie due a l’obligeance de M. Po«xox, le texte suivant est definitif.
A Se EN aan all we el N EN NN a La)
sell ae ll al El or de ee AIDA
I : = - « z .
. Alaw ,\8 we as 3 Asa cr
Voici ce qu’a ordonne de faire l’&mir tr&s majestueux, le seigneur Nizäm al-din, Mu’ayyid al-daula, la
gloire de la nation, la puissance des rois, Abu l-Qäsim Nasr, fils de “Izz al-isläm, qu’Alläh prolonge son exi-
stence et fortifie sa vietoire! Par les mains du juge Abu |-Hasan ‘Abd al-Wähid, fils de Muhammad, en
l’annee 460 (1067 —68).
Ibn Shaddäd, f?44 r°, signale dans l’enceinte, en dehors et en dedans, des travaux de
Nasr, marques par des inscriptions a son nom. Le juge “Abd al-Wähid figure dans l’inseription
precedente, ä titre de charge des travaux du pont. Quant & l’ingenieur, il n’a pas signe son
cuvre. Son nom, qui ne parait pas dans le dessin de Nırzunr, ne figure pas non plus sur la
photographie de l’original.
15. Emir Mansür, 476 H. — Sur trois faces A, B et © du saillant polygonal T du plan
de l’enceinte (fig. 1), a l’ouest de la porte de Kharput; sur des pierres encastrees a mi-hauteur
dans le parement, entre deux etages de meurtrieres. Une ligne du möme type, la deuxieme
tres courte, sous le milieu de la premiere, en Ü; m&mes caracteres (fig. 19 et 20). Inedite.
a all EI AN uYl A gu ale GE Ns ale le... alen B (fälin) A
all als ce ya El a al NN SE eye
ee ll rel ll u Je El a aa
Be 8 ze Ce 5 «Ns Al SL a
i Une de ces marques est seulptee sur le corps du lion, fig. 17.
2 Voir NIEBUHR, loc. eit. et pl. XLIN, C; Lemwmans-Hauptr, Materialien, Arab. Inschriften, p. S et pl. XI.
® Au lieu de \£. » » alu, dans ma premiere edition.
.
i Au lieu de ap] dans ma premiere edition; cette nouvelle lecon, plus conforme au dessin de Nırgunr, est
confirmee par la photographie de M. Posxon. 5 Au lieu de aXLe au) ı | dans ma premiere edition.
56 ENGEINTE, PORTES ET Tours.
Voici ce qu’a ordonne de faire et de payer sur sa fortune l’emir, le seigneur tres majestueux, le vain-
queur, Sail al-islam, “Alam al-din, Näsir al-daula, la couronne des rois, Ja noblesse des emirs, Abu I-muzaffar
Mansür, fils de Nizäm al-din, qu’Alläh fortifie sa vietoire! Et cela a eu lieu par les mains du juge Abü Nasr
Muhammad, fils de ‘Abd al-Wähid, dans les mois de l’annde 476 (1083—84). Et l’ingenieur en est Abü Sa’d,
fils de Hamid (?).
Fig.19. Insceription n® 15, faces A et B.
Mansür, le fils aine de Nasr et le dernier des Merwanides, rögna de 472 a 478, Depouille de
ses Etats par le sultan Malik-shäh, il mourut obscuröment a Djazira, en 436 ou 489." Les surnoms
Fig. 20. Inscription n® 15, face €.
Näsir al-daula et Abu l-muzaflar, que lui donne Ibn al-Azraq, sont confirmes par ce texte, qui
l'appelle encore “Alam al-din; le surnom en isldm n'est pas tout ä fait certain, parce que le
dernier mot du fragment B est un peu fruste.
Le juge charge des trayaux est sans doute le fils de ce juge "Abd al-Wähid qui figure,
au meme titre, dans les deux inseriptions precedentes. Le nom du pere de l’ingenieur est eerit
distinctement, mais sans points diacritiques; on peut le lire Hamid ou Humaid.?
Sur la photographie, le felin sculpte en A est indistinet et parait un peu fruste. Il est
passant A gauche; on distingue vaguement son corps, sa tete, ses quatre pattes et sa queue en
' Voir Ibn al-Azraq, dans Ameoroz p. 146 s., Ibn Shaddäd, fo 64 r0, et d’autres sources eitees plus loin, p. 37, n. 8.
° Jignore si ces noms sont usites, mais on trouve le feminin Humaida; voir WüstexreLpd, Register, p. 253, et
les index d’Ibn al-Athir et de Tabari (ne pas confondre avec Hamid, Humaid et Humaida).
SELDJOUKIDES. 37
S, relevee au-dessus du dos (fig. 19 a droite). Ce dernier detail permet de rapprocher cet animal
de celui qui decore le pont du Tigre.' Mais il serait premature d’en conclure que les Mer-
wanides portaient un felin pour embleme heraldique, tant qu’on ne possede aucun renseignement
preeis A cet egard.
SELDJOUKIDES.
Le regne des Merwanides touchait ä sa fin. Des longtemps, des @missaires du sultan
Toghril-bek avaient „penetre* le Diyar-Bekr.” En 463, le sultan Alp-arslän, en route pour la
Syrie, traversa les Etats de Nasr, qui lui apporta l’hommage d’un tribut. En passant ä Amid,
le Seldjoukide en admira la puissante enceinte et, caressant le mur avec sa main, il la passa
sur sa poitrine, pour attirer sur lui la benediction divine, ajoute le chroniqueur arabe, qui ne
dit pas si dans ce geste, le Ture superstitieux ne voyait qu’un heureux presage pour sa cam-
pagne de Syrie, ou sil commandait ä sa fortune de lui livrer enfin cette enceinte convoitde.?
A cette occasion, le vizir d’Alp-arslän, le c@lebre Nizäm al-mulk, fit visite a Nasr et, pour en-
dormir les craintes qu’eveillait en lui la venue de son maitre, il lui fit entrevoir le diplöme de
sultan. Mais plus tard, il se borna ä le faire nommer sultan al-umard’, titre plus banal et moins
compromettant, alleguant qu’il ne pouyait exister deux sultans ä la fois.* Que cette anecdote
soit vrale ou non, elle est bien orientale et montre que les Merwanides n’etaient plus que les
humbles sujets des Seldjoukides. Encore ne deyaient-ils pas le rester longtemps. Raffines de
eulture, tres larges en matiere religieuse,° gätes par la fortune et par des meeurs trop faciles®,
ces princes kurdes n’avaient pas la sympathie des nouveaux maitres de l’Asie. Pour gouverner
leur vaste empire, ceux-ci voulaient des soldats eprouves, sachant ä la fois commander et obeir.
En 477 et l’annee suivante, ä la suite de circonstances trop longues ä raconter, le sultan Malik-
shäh chargea Fakhr al-daula Muhammad ibn Djahir, un ancien vizir des Merwanides Ahmad et
Nasr, qui etait entre ä son service, d’enlever le Diyar-Bekr au Merwanide Mansür. Ibn Djahir
s’empara de Mifargin et Yun de ses fils, Za’im al-daula’, prit Amid. Le sultan confia le gou-
vernement du Diyar-Bekr & Ibn Djahir; on va voir qu'il ne le garda pas longtemps.®
! Voir plus haut, p. 34 et fig. 17.
® Au moins ä deux reprises; voir Ibn al-Azragq, dans Aueproz, p. 137 et 143. Ce dernier suspecte les dates
attribuees par le chroniqueur ä ces deux tentatives. La premiere, qui est l’annee 434, est confirmee direetement par
Abu I-faradj, trad. Bruns, p. 243 (cf. Hist. arm. des Crois., I, p. 320, n. 1) et indirectement par un passage d’Ibn
al-Athir, IN, p. 370, duquel il ressort qu’en 439, Amid appartenait a Toghril-bek, ou du moins qu'il y disputait la
suzerainete et le droit de priere au Bouyide Abü Kälidjär; ef. ibid., p. 358. Pour la seconde, qu’Ibn al-Azrag place
en 458, elle est evidemment fausse, puisque Toghril-bek mourut en 455, et il vaut mieux adopter la date de Matthieu,
trad. DurAurıer, p. 115s., qui correspond a 454—55. D’apres ce dernier, la tentative seldjoukide fut suivie d’une
attaque infructueuse d’Amid par les Byzantins, signalee aussi par Abu I-faradj, trad. Bruns, p. 262. Suivant Ibn
al-Athir, IX, p. 433, et X, p. 11, et Ibn Khaldün, IV, p. 319, Toghril-bek lui-meme entra dans les Etats d’Ahmad, qui
lui offrit un tribut. Quoiqu’il en soit, il est permis de croire que des le regne d’Ahmad, Amid reconnaissait la
suzerainete plus ou moins oflicjelle des Seldjoukides; cf. Sharaf al-din, &d. V£Lıaxvor, I, p. 19; trad. CHaruoy, Ib, p. 35 s.
* Voir Bundäri, ed. Hourswa, p. 37; Ibn al-Athir, X, p. 43; Abu I-faradj, trad. Bruxs, p. 266; cf. Ahu I-fidä’
II, p. 196; Matthieu, trad. Dvraurıer, p. 163; Duvar, Histoire d’Edesse, dans JA, S° serie, XIX, p. 97.
* Voir Ibn al-Azraq, dans Ameproz, p. 144.
° Les Merwanides favorisaient notamment les chretiens, comme il ressort de plusieurs passages des auteurs,
© Sur le harem d’Ahmad, ses tresors, ses monuments, son goüt pour les arts et la litterature, voir Ibn al-Azraq,
dans AMEDRoz, p. 1315s.; Ibn al-Athir, X, p. 11; Ibn Khallikän, trad. ve Stase, I, p. 158; Abu I-fidä’, II, p. 189.
° Ihn al-Athir, X, p. 93, et Ibn Khallikän, trad. ve Staxe, III, p. 281, 287, lappellent Za’im al-rwasä’; la
variante Za’im al-daula, dans Ibn al-Azraq et Ibn Shaddäd, est plus conforme ä la titulature de cette epoque, oü les
surnoms en al-daula, comme un peu plus tard ceux en al-din, sont employ&s couramment en guise de noms propres.
° Fakhr al-daula Muhammad ibn Djahir, originaire de Mossoul, fut longtemps vizir du Merwanide Ahmad.
A l’avenement de Nasr, il garda son poste, mais peu apres, en 454 ou 455, il l’abandonna pour se rendre ä Bagdad,
oü il fut successivement vizir des califes Qä’im et Mugtadi. En 474, Nizäm al-mulk l’appela en Perse ä la cour du
sultan, auquel il persuada de conquerir le Diyar-Bekr, recevant de lui, par avance, le gouvernement de cette province
58 EncEINTE, Porrks Er Tours.
16. Sultan Malik-shäh. 452 H. — Sur la face anterieure d’un saillant polygonal du front
est ou sud de l’enceinte, sur des pierres encastrees dans le parement. Cinq lignes en coufique
fleuri; grands caracteres A fort relief, d’un style plus orne que celui des inscriptions merwanides
(pl. VID. Celle-ci est un peu fruste et plusieurs mots sont illisibles. Inedite.
>, Ellay all gaol lb. „Leit olzzals (2) 2) bl SL [5 a 6 mots] ae + alas (I
87 Bu Le u 5) äulı [1 mot] Js Ns crAl (8) 3 bu: ja“ (1 mot] (?) 39% [1 mot] all
Je al Al zus all zus all — Od AN: 3 ll All] Se aM)
asldl use cr ren ER zül sn I ) lb >: FAN) all A Al ae Be
e [1 mot]! u & Er ap Ausb In$ 1.pao) as “2
. le sultan magnifie, le tres grand roi des rois, le sultan de la terre d’Alläh et le maitre des pays
d’Alläh ..... Muiizz al-dunya wal-din, Djaläl al-daula..... Abu I-fatı Malik-shäh, fils d’Alp-arslän,
qu’Alläh fortifie sa victoire! Sous le gouvernement de l’&mir Qawäm al-mulk, Shams al-din, “Umdat al-daula
Abu Ali al-Hasan, fils de “Abd al-Malik, qu’Alläh fasse durer ses jours! Et ce travail a eu lieu par les mains
du juge Abu Nasr Muhammad, fils de ‘Abd al-Wähid, en l’annde 482 (1089—90). Et l’ingenieur en est
Muhammad, fils de Saläma, de...
En fait d’inseriptions des grands Seldjoukides, on ne connaissait jusquici que quatre
textes dans la grande Mosqude de Damas, dates de 475, au nom de ce m&me Malik-shäh, qui
n'y figure quineidemment, avec un protocole tres bref, entre son frere Tutush et le calife
Mugtadi.” Voila done le premier document &pigraphique, officiel et complet, au nom d’un grand
Seldjoukide de Perse. Il renferme les titres al-sultän al-muazzam, shähanshäh al-a’zam, qui
figurent aussi dans les inscriptions de Damas et sur quelques monnaies de Malik-shäh, et qu’on
retrouvera dans toutes les inseriptions seldjoukides d’Amid. C’est done A l’instar des Seldjou-
kides de Perse que leurs cousins d’Asie Mineure ont porte ces titres, avec quelques variantes
et jusqu’a la fin du XIII® siecle, sur leurs monnaies et dans leurs inscriptions.” Mais les pre-
miers, ä leur tour, les avaient empruntes A des dynasties plus anciennes. Quant aux surnoms
Amid et Mifargin furent pris en 478. L’annee suivante (Bundäri et Ihn al-Athir) ou deux ans apres (Ibn al-Azrag),
Ibn Djahir fut rappel&e aupres du sultan, qui le chargea de la conquete du Diyar-Rabi’a. Il mourut a Mossoul en
483; voir Ibn al-Azraq, dans Ameoroz, p. 136 A 151; Bundäri, index, notamment p. 24, 75s., S2; Ibn al-Athir, index
a Fakhr al-daula, notamment X, p. I1, 1#s., 67, 748. S3, S6, 93s., 105, 121 (index n'est ni complet, ni tres exact):
Ibn Shaddäd, fos 60 s; Ibn Khallikän, trad. pe Stang, I, p. 158; IH, p. 280s.; Abu I-fida’, II, p. 190, 200 a 209; Ibn
Khaldün, IV, p. 320=.: V, p. 6s.; Sharaf al-din, ed. Verramisor, I], p. 20; trad. Cuarmoy, Ib, p. 36, 256; cf. plus loin,
aux nos 16 et 17. Muhammad avait bäti une maison A Bagdad; voir Sibt ibn al-Djauzi, ed. JewErT, p. I1 en bas.
! Ge mot parait eerit or mais Ja lecon Sul est la seule possible; cf. le mot suivant, qui parait eerit Me
et qu’il faut lire Inte. Dans plusieurs inseriptions d’Amid en eoufique fleuri, les lettres a dents courtes se prolongent
vers Je haut du champ par une hampe decorative qui leur donne l’air de vraies lettres a hampe.
> Voir mes Inseriptions arabes de Syrie, tir. a part des Memoires de UInstitut eyyptien, p. 1&s., 90 s.
’ Pour l’epigraphie et la numismatique des Seldjoukides d’Asie Mineure, je me bome ä renvoyer ici A la
troisieme partie du Corpus, dont le premier volume est sous presse; voir plus haut, p. 4 n. 1.
‘ Le vieux titre de roi des rois, qu’ont porte tour a tour la plupart des souverains de la Perse et de la Meso-
potamie antiques (voir les sources citees dans Humann et Puchstein, Reisen in Kleinasien, p. 281, n. 1) et, en dernier
lieu, les Sassanides (voir Tabari, trad. NöLDERE, Geschichte der Perser, p. 15, n. 1), reparait avec ’Islam, sous les formes
shahanshäh (voir Ibn Khurdädbeh, ed. pe Gore, p. 16, trad., p. 12) et shähanshäh, d’abord chez les Samanides, qui
restaurerent, ä tant d’egards, les traditions sassanides, puis chez les Bouyides. D’apres Nizäm al-mulk, ce titre fut
porte par l’emir Nüh ibn Mansür; voir Siyäset-name, ed. SCcHEFER, p. 136; trad., p. 200. I est vrai qu’il ne figure ni
SELDJOUKIDES, 39
personnels du sultan, cette inscription et les deux suivantes se bornent A confirmer ceux que
nous connaissions deja.!
L’emir dont le protocole, introduit par les mots fi wiläya, fait suite ä celui du sultan, est
le gouverneur du Diyar-Bekr au nom de Malik-shäh. En effet, Muhammad ibn Djahir fut
rappele en 479 ou 480° et remplac€e par un personnage que les auteurs appellent „al--Amid
Qawam al-mulk Abü “Ali al-Balkhi*?” et qui ne peut ätre que le „VQuwdm al-mulk Shams al-din
“Umdat al-daula Abi “Ali al-Hasan“ de linscription; je souligne les deux surnoms qui assurent
cette identification.
Mais que veut dire al--Amid chez les auteurs? A partir du XIIIe siecle, c’est le surnom
en al-din qu’on designe couramment sous cette forme abregee; ainsi, al-Imäd, pour ‘Imäd al-
din. Au XI® siecle, ces surnoms n’etaient pas encore repandus et, dans les chroniques, les per-
sonnages marquants de cette epoque sont dösignes plutöt par leur surnom en al-daula ou en
al-mulk.“ En tout cas, al-Amid ne peut ötre ici le surnom en al-din, puisque linseription le
donne sous la forme Shams al-din; ce n’est pas davantage celui en al-mulk, qui est Qawäm al-
mulk, de l’avis unanime des chroniques et de l’inseription; reste le surnom en al-daula. Il est
vrai que linscription donne “Umdat al-daula; mais les mots "amid et "umda derivant du m&me
radical et signifiant tous deux „soutien“, il est facile de les confondre et l’on peut supposer que
le vraji surnom etait en "umda, change par les chroniques en "amid, forme plus connue.?” Enfin,
al--Amid pourrait etre l’abrege d’un autre surnom.° Cette petite obscuritö ne saurait faire ob-
stacle ä une identification basde sur la coineidence des dates et de deux surnoms certains. L’in-
seription prouve que ce personnage etait encore gouverneur au debut de l’annde 482 et con-
sur les monnaies de cet emir, ni dans les auteurs que j’ai pu consulter, notamment Hamdalläh et Mirkhond. Mais on
peut croire que le celebre vizir, si verse dans la diplomatique, ne s’est pas trompe; d’ailleurs, son assertion parait
eonfirmee par un passage d’Ibn Khallikän, eite par FraEun, Opuscula postuma, Il, p. 205, d’apres lequel les Sama-
nides portaient le titre sultän al-salätin. Comme le titre de sultan ne semble pas remonter jusqu’aux Samanides
(voir “Umari, trad. QuArREMERE, dans Notices et Extraits, XIII, p. 247), on peut croire que l’auteur arabe a traduit
ainsi le titre persan shahanshäh. S'il en est ainsi, le titre gänlar qani des Ilik-khän du Turkestan pourrait bien ötre
une traduction turque du shähänshah samanide; voir GRENARD, dans JA, 9° serie, XV, p. 40, n. 1, et 77 (d’apres le
Kudatku bilik). En tout cas, il est certain que les Bouyides ont porte ce titre (et celui de malik al-mulük), deja,
semble-t-il, avec l’Epithete a/-a’zam, ainsi que le titre al-sultän al-muazzam; voir Fraens, Op. post., I, p. 255; Lase-
Poorz, CBM (Catalogue of Oriental coins in the British Museum), II, nos 668 a 682, 687; IX, p. 261s.; CovErxton,
dans Num. Chron., 1903, p. 177s.; Ameproz, meme revue, 1905; Coprınsron, Musalman numismatics, p- 83; Nizäm
al-mulk, Söyäset-näme, trad. SCHEFER, p. 91, 103, n. 1; Ibn al-Athir, IX, p. 312; Mirkhond, trad. WiLken, Geschichte
der Sultane aus dem Geschlechte Bujeh, p. 98; Huanr, Calligraphes et miniaturistes, p. 77, ete. Ce qui parait ötre
propre au protocole seldjoukide, c’est Ja combinaison constante de ces deux titres en un seul, avec alternance des
deux £pithetes: al-sultan al-mu’zzam shähanshäh al-a’zam ou al-sultän al-a'zam shähanshäh al-mu'zzam. Apres les
Seldjoukides, ces titres, comme tant d’autres, se repandirent et furent portes par les representants de plusieurs
dynasties; voir les sources eitees dans mon Epigraphie des Assassins, tir. ä part, p. 34, 36, n. 4.
! Les surnoms Mufizz al-din, Djaläl al-daula et Abu I-fath figurent dans les inseriptions de Damas, citees plus
haut, sur les monnaies de Malik-shäh et dans plusieurs auteurs; voir Lase-Poore, CBM, II, no 61s.; IX, p. 277:
Räwandi, trad. Browse, dans JRAS, 1902, p. 585, 597; Bundäri, p. 48; Ibn Khallikän, trad. ve Srase, III, p. 440;
Hamdalläh, trad. Gaxris, I, p. 216, 233; Mirkhond, trad. Vurvers, Geschichte der Seldschuken, p. 91, 105; Siyäset-näme,
trad. SCHEFER, p. 202, n. 1. Le premier de ces surmoms figure ici pour la premiere fois sous la forme souveraine en
al-dunyä wal-din;, cf. CLA, I, index ä titres en ad-dunya wad-din.
® Voir plus haut, p. 37, n. 8.
* Voir Ibn al-Azragq, dans Axeoroz, p. 149; Bundäri, p. 76; Ibn al-Athir, X, p. 105; Ibn Shaddäd, fo 62 ro.
* Voir ZDPV, XVI, p. 93; cf. plus haut, p. 37, n. 7, et plus loin, au chapitre de la coupe d’Innsbruck.
° Il n'est pas me&me besoin de supposer iei une faute de copie dans les manuscrits; le substantif “umda etant
feminin, on l’a peut-tre remplace, dans le langage courant, par le masculin ‘amid, qui paraissait plus logique dans
un surnom masculin. A l’appui de cette hypothese, on remarquera que les surnoms masculins renfermant pour
premier terme un substantif feminin sont rares. 11 y aurait toute une grammaire ä &erire sur les formes de la
titulature.
® D’apres Bundäri, p. 74, et Ibn al-Athir, X, p. SS, Abü "Ali al-Balkhi portait le titre ‘amid Khuräsan.
40 ENCEINTE, PORTES Er Tours.
firme aussi, sur ce point, le temoignage d’Ihn al-Azraq.' Quant au juge charge des travaux,
c'est cet Abü Nasr Muhammad ibn "Abd al-Wähid qui figure, au mäme titre, dans les n® 15
et 17. Enfin le nom de l’ingenieur, Muhammad ibn Saläma, est suivi d’un mot dont on ne
peut lire que l’artiele, le reste etant cache sous des taches de plätre; c’est sans doute un relatif
designant la famille ou le lieu d’origime de ce personnage.
Au-dessus de l’inscription, sous une meurtriere percee au milieu de la face anterieure du
saillant, regne un court cordon horizontal qui s’amortit en retour d’equerre vers Je sol et abrite
trois animaux sculptes dans les pierres du parement: au centre, un
objet fruste qui parait ötre un oiseau de proie, analogue & celui qui de-
core l’entree de Ja porte d’Alep?; a droite et A gauche, deux chevaux,
passants et affrontes, la queue relevee, portant la bride et la selle arabe
a etriers, mais non montes (fig. 21).” Plus bas, la premiere ligne du
texte est bloquee par deux felins, passants et affrontes, rappelant ceux
qui decorent les grosses tours A et B, mais d’un style plus grossier.‘
Plus bas encore, au milieu de lintervalle qui separe les lignes 4 et 5, sont sculptes deux
petits quadrupedes ä cornes (gazelles ou bouquetins), passants et affrontes, et aux deux
extremites de ce me&me intervalle, deux volatiles (corbeaux ou oiseaux de proie), passants et
affrontes, la queue et les ailes &ployees, et picorant & terre. Au-dessous de chacun d’eux, on
distingue vaguement un objet en spirale, peut-etre deux dragons. Enfin, sur les deux pans coupes
qui relient la face anterieure aux faces laterales du saillant. un peu plus bas que l’inscription,
sont sculptes deux petits quadrupedes, portant sur le dos un oiseau A queue et A ailes Eeployees,
semblables aux precedents. Ce curieux bestiaire est si peu distinet sur les photographies qu'il
faut attendre, pour l’etudier, des releves plus complets.
Sous linseription, au milieu et A la base de la face anterieure du saillant, est creusee une
niche semblable a celles qui decorent les saillants de la porte de Kharput.” Elle est cantonnede
de deux colonnettes a petits chapiteaux et couronnee d’une coquille A sept cötes, que surmonte
une courte inscription coufique, illisible sur la photographie* Une autre niche, creusee ä la
base de l’une des faces laterales du saillant, porte aussi une courte inseription au-dessus de sa
coquille; l’autre face laterale n’est pas visible sur les photographies.'
! Suivant Ibn al-Azraq, dans Aneproz, 1902, p. 787, et 1903, p. 149, une deputation du Diyar-Bakr se rendit,
des l’annee 481, aupres du sultan, pour lui demander la destitution d’Abü "Ali, qui lui fut accordee. Mais d’apres le
eontexte, il semble qu'il resta en fonctions jusqu’au debut de 482, car son successeur (designe n’eut pas le temps
d’entrer en charge et eeda la place a un nouveau gouverneur, "Amid al-daula, le fils de Muhammad ibn Djahir, qui
n’arriva a Mifargin qu’ä la fin de 482; voir plus loin, p. #1.
2 Voir plus loin, au no 27. Sur les photographies, cet animal est si peu distinet qu’il m’est impossible d’en
donner un dessin.
> Autant qu’on peut en juger sur les photographies, qui sont peu nettes, ces montures ressemblent, d’une
part, A lun des chevaux de la tombe de Tshao (VII® siecle), publie par Cumavannes, dans Comptes rendus de !’_Academie
des Inseriptions, 1908, p. 202 et pl. XIU, et d’autre part, ä celles qui figurent, comme armoiries, sur une belle
lampe en verre &maille de la collection @. pe RoruschiLn a Paris, fabriquee, d’apres
son inseription, pour le mausolee du fils de l’emir Bektimur le chambellan, fonetionnaire
du sultan Mamlouk Muhammad, dans la premiere moitie du XIV® siecle (fig. 22). Le
British Museum possede de cette lampe une excellente copie, signee d'un artisan parisien.
A plus de deux sieeles et demi de distance, l’analogie est frappante et tend A prouver,
avec d’autres indices, que l’iconographie heraldique des Mamlouks d’Egypte a son origine
en Mesopotamie. Les mules des lampes, passant a gauche avec la queue relevee, por-
tent aussi Ja bride, mais au lieu de la selle, apparemment un bät charge. L’ecu eir-
eulaire est d’argent (email blanc) A la bande horizontale de gueules (email rouge), meublee d'une mule d’argent.
'‘ Voir plus loin, aux nos 29 et 30.
5 Voir plus haut, p. 16.
% Je crois y deviner la ceonfession de foi ou une formule analogue.
? Ces nombreuses niches, qui ne peuvent avoir aucun röle religieux dans les saillants d’une enceinte, semblent
la survivance d’une ancienne tradition architeeturale: cf. H. pre Herr, eite plus haut, p. 11.
SELDJOUKIDES, 41
17. Le meme, 485 H. — Sur le front semi-eireulaire d’un gros saillant arrondi situe dans
le front sud-est de l’enceinte, ä mi-hauteur, entre deux meurtrieres, sur des pierres encastrees
dans le parement. Deux lignes du meme type; memes caracteres qu’au n® 16, mais d’un style
plus sobre (pl. VII). Inedite.
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A ordonne& de faire ceci le sultan magnifie, le tres grand roi des rois, le roi des rois, Mu‘izz al-dunyä
wal-din, Djaläl al-daula, Abu l-fath Malik-shäh, fils d’Alp-arslän, qu’Alläh fasse durer son sultanat! Sous le
gouvernement du maitre {res majestueux, Mu’tamid al-daula, le grand ministre, Abu I-barakät Djahir (ou
Djuhayyir), fils de Muhammad, qu’Alläh fasse durer ses jours! Et ce travail a eu lieu par les mains du juge
{res majestueux, Ja gloire des juges, Abü Nasr Muhammad, fils de "Abd al-Wähid, en l’annee 485 (1092— 93).
Et l’ingenieur en est Muhammad, fils de Salärma.
Cette inseription date de l’annee meme de la mort de Malik-shäh. Le personnage dont
le protocole, introduit par les mots fi wiläya, fait suite a celui du sultan, est encore le gou-
verneur du Diyar-Bekr. On sait qu’au premier gouverneur seldjoukide, Muhammad ibn Djahir,
avait succede, en 479 ou 480, cet Abü “Ali al-Hasan qui figure dans le n® 16, en 482. Vers
la fin de cette annee, il fut remplace & son tour par '‘Amid al-daula Muhammad, un deuxieme
fils de Muhammad ibn Djahir!, qui resta deux ans en charge. A la fin de 484, celui-ci se
rendit ä Ispahan, puis a Bagdad, remettant le gouvernement du Diyar-Bekr a son jeune frere, un
troisieme fils de Muhammad ibn Djahir, que les auteurs appellent Käfi al-daula Abu ]-barakät
Djahir (ou Djuhayyir).” Des l’annee suivante, ce dernier retourna aupres du sultan, laissant ä
sa place son fils Abu l-Hasan.” Peu apres, on apprenait en Diyar-Bekr la mort de Malik-shäh
et l’avenement de Barkyärug."
Le „Mu’tamid al-daula käfi l-kufät Abu I-barakät Djahir (ou Djuhayyir) ibn Muhammad“ de
l’inseription est evidemment le „Aafi al-daula Abu I-barakät Djahir (ou Djuhayyir), fils de Mu-
hammad ibn Djahir“ des auteurs. Son pere avait deja recu du Merwanide Ahmad, en 430, ce
titre® dont la forme oflicielle, on le voit, est Akaft al-kufät. Il est doublement interessant: par
sa forme, il fait partie de ces titres composes du singulier et du pluriel d’un meme titre de
fonetion, tels qu’amir al-umara, da; al-duät, nagib al-nugabä', qüdi al-qudät; par son sens, il
! Le premier etait Zaim al-daula; voir plus haut, p. 37, n. 7. On trouvera les sources sur “Amid al-daula
dans le commentaire du no 18.
2 Ibn al-Athir, X, p. 149, le nomme al-Käfi ibn Fakhr al-daula. Ses noms complets figurent dans Ibn
al-Azraq, AmEproz, p. 151, et Ihn Shaddäd, fo 62 vo, M. Axeproz m’ecrit qu’il a lu Djuhayyir, en se basant sur la
3 Bone x EN ee Y Er
lecon 1g> du ms. de Londres, or, 5803. Comme d’apres Ibn Khallikän, III, p. 287, ce nom se prononce Djahür, et
non Djuhair, il faut admettre, en eflet, si la lecon avec le damma est exacte, que Käfi al-daula s’appelait, non pas
Djuhair, mais Djuhayyir „le petit Djahir‘, forme diminutive du nom ancestral. Dans l’inseription, on lit distinctement
„.g>, mais sans points ni voyelles; ce document authentique n’apporte done rien au debat.
2
3 Voir Ibn al-Azraq et Ibn Shaddäd, loc. eit,
* Voir plus loin, au debut du chapitre des Inalides.
5 Voir Ibn al-Azraq, dans Aueoroz, p. 137.
Amida, 6
42 ENCEINTE, PORTES ET Tours.
se rattache ä un groupe de titres viziriens derives du radical kauft et faisant allusion aux
„eapacites“ du titulaire.'
Le charge des travaux est encore ce juge Muhammad ibn “Abd al-Wähid qui figure dans
les n°° 15 et 16 et qu’on retrouvera au n® 13. Enfin Tingenieur de la tour est le möme que
celui du saillant portant liinseription n® 16; son ethnique, illisible la-bas, fait ici tout A fait
defaut.
On trouvera au chapitre troisieme d’autres inseriptions provenant de l’enceinte, des portes
et des tours d’Amid. L’ordre chronologique nous conduit maintenatit A l’etude de la grande
Mosquee.
"Ch le titre dhu I-kifäyatain, explique par Goupzımer, dans WZKM, XII, p. 3268. Le titre kafi al-kufät
altribue aux vizirs remonte au moins aux Bouyides; voir Browse, History of Isfahäan, dans JRAS, 1901, p. 425, 438.
CHAPITRE DEUXIEME.
GRANDE MOSQUEE.
A. ETAT ACTUEL.
Situce au centre de la ville, en a du plan (fig. 1), la grande Mosquee d’Amid, en
turc Ulu djämi‘, parait en &tre l’edifice le plus important. Il y a tout lieu de croire que ce
sanctuaire est d’origine chretienne, peut-£tre meme antique et paienne. Sa situation centrale, au
croisement des deux lignes droites qui relient entre elles, deux par deux, les quatre portes de
la ville, suggere un rapport entre le monument et le plan de l’enceinte, laquelle, on l’a vu,
remonte en tout cas ä& l’epoque romaine.' Malgre les remaniements qu’il a subis, l’edifice lui-
me&me trahit au premier coup d’eil une origine preislamique. Son plan offre une analogie
frappante avec celui de la grande Mosquee de Damas et d’autres sanctuaires musulmans de
Syrie, qui furent des eglises avant d’ötre des mosquees, et des temples avant d’etre des &glises.
De plus, il renferme un grand nombre de debris antiques?, et bien que l’opinion courante
d’apres laquelle il remonte, en son etat actuel, aux anciens Armeniens ou aux Byzantins, soit
detruite par le t@moignage des inscriptions, ces debris proviennent sans doute des premieres
phases de la construction. Enfin, les auteurs anciens et modernes s’accordent generalement A
dire que la grande Mosquee est une ancienne eglise, et plusieurs d’entre eux appuient leur opi-
nion sur une tradition locale. Tout incertain qu’il soit, ce tEmoignage a plus de valeur qu’une
attribution superficielle, faite au pied leve, A l’un des styles classiques de nos manuels d’arch&o-
logie, surtout quand il s’agit d'un monument aussi complexe et aussi etranger ä nos formules
d’ecole que la grande Mosqude d’Amid. Sans rechercher si elle est de style armenien, ou by-
zantin, ou arabe, je me bornerai, dans les pages suivantes, ä fixer, ä& l’aide des inscriptions,
l’epoque A laquelle remontent plusieurs de ses parties.
La grande Mosqu&e comprend une serie d’edifices groupes autour d’une vaste cour rec-
tangulaire de 71 metres de longueur est-ouest sur 30 mötres de profondeur nord-sud (voir le
plan, fig. 23).” Le cöte sud de la cour est borde par la mosquee proprement dite, dont le plan
forme un rectangle de 71 metres de longueur est-ouest sur environ 16 metres de profondeur
nord-sud. Elle se compose de trois parties principales: un sanctuaire oceupant le centre du
rectangle, sur une largeur de 10 a 11 mötres, et traversant l’edifice depuis la cour jusqu’a la
paroi sud, dans laquelle est creusde la niche du mihräb, flanqude de la chaire & droite; deux
! Voir plus haut, p. 7 et fig. 1.
2 Voir plus loin, p. 45, et no 35 et pl. XV], a droite en bas.
3 Simple esquisse faite sur les notes, les mesures et les photographies du general ve BeyLıf, ce plan n’est qu’un
lever ä vue et ne pretent nullement a une exactitute definitive.
6*
14 (RANDE MOSQUEE.
ailes occupant les extremites du rectangle, sur une longueur d’environ 30 metres chacune, et
divisces en trois nefs par deux rangees d’arcades sur piliers carres, courant de l’est a l’ouest.
Ainsi, le grand axe de ces six nefs est perpendiculaire au grand axe du sanctuaire. Ohaque
Yangde compte six piliers, portant cing arches a arc brise. Au-dessus de ces arcs, les murs de
BERENSNIRIRE BEINE EEE
ig}
refend sont perces d'un nombre double de petits arcs ou voütains, soit dix dans chaque mur.!
Les cötes longs du sanctuaire s’ouvrent sur les six nefs par six arcades ä arc brise, au-dessus
desquelles les murs de refend sont perees de deux voütains alternant avec trois baies plus
grandes (voir la coupe EF, pl. XX).
! Voir la coupe ED, pl. XX. (es petits ares, en arabe fäg, sont frequents dans l’architecture musulmane,
notamment
la grande Mosquee de Damas, et en Egypte, dans les mosquees toulounides et fatimides; voir mes
Notes d'archeologie arabe, tiv. a part, I, p. 25, n. 2; II, p. 27
sim
ETAT ACTUEL, 45
Les six nefs laterales ne sont pas plafonnees. Leur charpente forme six toits A double
pente.' Ceux des deux nefs centrales prennent au-dessus des voütains; ceux des quatre nefs
laterales prennent au-dessous. Le sanctuaire est couvert, ä environ dix metres du sol, d’un
plafond plat orn€e de peintures de l’epoque ottomane, datees de 1124 (1712). Au dessus s’eleve
un toit a double pente, perpendiculaire a ceux des six nefs. Sur les deux petites faces nord
et sud du sanetuaire, ce toit s’appuie sur deux pignons. Entre le rez-de-chaussce et les pignons
regne un haut etage perc& de baies a plein eintre. Ainsi, la petite face nord du sanctuaire
s’eleve bien au-dessus du niveau general de la longue facade nord de la mosquee; mais elle
ne fait pas saillie sur cette facade, c’est-A-dire qu’en plan, elle est dans son alignement (pl. VII).
Cette facade souyre sur la cour par seize portes ou fenetres, formedes d’une grande baie
a linteau droit, surmontee d’une baie plus petite en are brise. Deux de ces baies s’ouvrent
dans la partie centrale, correspondant ä la petite face nord du sanctuaire; entre elles, un mihräb
est menage dans la cour (pl. VII). Les autres baies s’ouyrent, sept par sept, dans les ailes,
correspondant au cöte nord des deux nefs laterales nord. Les tympans de quelques arcs
sont decores de niches creusees dans le mur, flanqu6es de colonnettes ä füt chevronne, et cou-
ronnees d’une coquille a neuf cötes (pl. XII). Au-dessus des arcs regne un long bandeau d’in-
scriptions (n°S 18 et 21), qui court sur toute la facade de la mosquee, sauf sur la partie cen-
trale, correspondant ä la petite face nord du sanctuaire, oü ce bandeau est interrompu par un
decor plus moderne, en mosaique de marbre (pl. VII). Divers debris d’architeeture, notam-
ment des trongons de füts, des bases et des chapiteaux de colonne, sont deposes dans la cour,
le long de cette facade (pl. XVI, a droite en bas).
La facade sud de la mosquee est formee par un mur plein sur l’aspect exterieur duquel
toute indication fait defaut. Ü’est de ce cöte, vers l’angle sud-ouest du sanctuaire, que s’eleve
une haute tour carree, sans doute un ancien clocher, transforme en minaret et couronne plus
tard par une lanterne en eteignoir, de style ottoman (plan VIII)?
Les cötes est et ouest de la cour sont bordes par deux facades remarquables, qui pre-
sentent la m&me disposition generale. Au rez-de-chaussee, dix colonnes ä chapiteau corinthien
portent un entablement richement decore, qui ressaute au-dessus des chapiteaux, en saillie sur
le nu du mur; un etage superieur moins eleve repete la möme disposition. Entre les colonnes
s’ouyrent neuf arcades percees dans le mur. ÜCelles des rez-de-chaussee sont couronnees d’un
arc tantöt brise, tantöt deprime, avec un leger deerochement au milieu; celles des premiers
etages se terminent par un linteau droit, monolithe, rattache aux deux pieds-droits par des cor-
beaux moulures (pl. IX ä XI et XII a XV).
Sur la facade ouest (pl. IX a XI), les füts de colonne du premier etage sont sculptes
de grecques, de torsades et d’entrelacs, offrant autant de modeles differents, et ies deux entable-
ments sont d’une richesse inouie. A chaque etage regne un long bandeau d’inscriptions, cou-
rant sous l’entablement. Celui du rez-de-chaussee (n? 19) passe au niveau des chapiteaux, qui
le coupent en neuf compartiments, correspondant aux neuf arcades. Celui du premier etage
(n° 20) passe au-dessus des chapiteaux et ce sont les des en saillie qui le coupent en neuf
parties. Cette facade est en ruine et l’on voit le ciel A travers ses fenetres beantes. Une partie
de sa decoration est masquee par des constructions parasites, fort genantes pour un arch£ologue,
mais qui feraient la joie d’un peintre.
! D’apres les notes du general (voir la coupe AB, pl. XX); mais ä l’exterieur, un seul toit a double pente,
peut-&tre moderne, recouvre les trois nefs de chaque cöte (pl. VII).
2 D’apres une tradition locale, tous les minarets carres d’Amid sont d’anciens clochers, transformes par les
musulmans; voir Ewrıya, eite plus loin, p. 47; Nıesunr, tom. cit., p. 325; BuckınsHam, tom. cit., p. 378, 384. Üette
observation est interessante au point de vue de l’origine des minarets carres du type syro-maugrebin; cf. G. Marcaıs,
dans Revue africaine, 1906, p. 43; Triersen, Pharos, p. 101, n. 2,
46 (RANDE MosQUEE.
La facade est (pl. XIII a XV) est mieux conservee, mais son decor est plus sobre et plus
froid. A chaque etage regne aussi un bandeau d’inscriptions. Celui du rez-de-chaussee (n° 22) passe
au-dessus des chapiteaux, mais sans etre interrompu par les des en saillie, qui portent aussi
des caracteres sur leur face anterieure. Le bandeau du premier etage, qui passe & la hauteur
des des, est anepigraphe, sauf au-dessus de la fenetre centrale, oü il porte une inscription
beaucoup plus courte que les trois autres (n® 23). Dans l’arcade centrale du rez-de-chaussee
s’ouvre un passage voüte qui correspond, & l’exterieur, a une entree monumentale, portant une
autre inscription (n® 24).
Le cöte nord de la cour est divise en deux parties par une ruelle qui debouche ici dans
la Mosquce. Entre elle et l’angle nord-est de la cour s’allonge une rangee d’arcades ogivales,
retombant sur des colonnes ä superbes chapiteaux corinthiens (pl. XX). La moulure epaisse
qui borde les arcs se prolonge en retour d’equerre au-dessus des chapiteaux, au lieu de s’amortir
dans leur corbeille. En arriere de cette colonnade en ruine s’eleve un edifice qui porte deux
inseriptions (n° 25 et 52). Entre la ruelle et l’angle nord-ouest de la cour s’eleve une facade
pereee de baies semblables ü celles de la facade nord de la mosquee, au sud de la cour. Au-
dessus de ces baies regne un bandeau portant une inseription (n® 37).
Ce plan general presente une frappante analogie avec celui de plusieurs grandes Mosquees
syriennes, en partieulier celle dde Damas.' Les deux £difices renferment la m&eme cour rectangu-
laire, entouree de colonnades et de portiques, avec des entrees au milieu des cötes, et bordee
au sud par la mosquee proprement dite. Celle de Damas oflre la meme disposition d'un vais-
seau central oriente nord-sud, avec la qibla dans le mur du fond, et flanque de deux ailes,
comprenant chacune trois nefs orientdes est-ouest, s6parces par des rangces d’arcades et de voü-
tains et couvertes par six toits & double pente. A Damas, une coupole s’eleve au-dessus de la
ceroisee du sanctuaire et des deux nefs centrales des ailes.” Il se peut que la croisee d’Amid
ait te recouverte autrefois par une coupole, car le plafond et le toit du sanctuaire, on la vu,
sont d'une &poque moderne. Toutefois, «l’apres les mesures du general pe Beyuır, le plan de
l’edifice n'est pas tres favorable a cette hypothese. En effet, la croisee comprise entre les quatre
gros piliers centraux forme un rectangle allonge, peu propre & recevoir une coupole, du moins
sur plan cireulaire, alors qu’a Damas, le m&me espace est ä peu pres carre.
Quant aux edifices qui bordent les autres cötes de la cour a Amid, on ne saurait les
comparer aux portiques de Damas, car les photographies ne montrent que leur facade; j'y re-
viendrai plus loin, A propos des inscriptions qui les decorent. Pour completer cet apercu som-
maire, voici quelques extraits des voyageurs modernes «qui parlent de la grande Mosquee
d’Amid.”
! Sur la grande Mosquee de Damas, voir les sources arabes citees dans LE STRANGE, Palestine under the Mos-
lems, p. 22% s.; "Ilmawi, trad. Sauvaıke, Description de Damas, dans JA, 9° serie, VII, p. 185s., 369s., et les
topographies inedites d’Ibn “Asäkir, d’Ibn Shaddäd Halabi, de Nu’aimi, de Busräwi, ete. Parmi les auteurs modernes,
Fergusson, History of architecture, IL, p. 5228; Kremer, Topographie von Damascus, I, p. 34s et pl. 1; Porter, Five
years in Damascus, p. 22; PHex& Spiers, dans Jownal of R. Institute of British architeets, 1896, p. 258., Arch. Review,
VIIL p. SO s., 158s; East and West, p.211s.; Dickie, dans PEF, Quarterly, 1897, p. 268 8.; G. Marcaıs, dans
Revue africaine, 1906, p. 37 8.; Sarapın, Manuel d’architeetwre musulmane, p. 65 a 87; Tmiersen, Pharos, index A
„Damaskus“; voir aussi mes Inseriptions arabes de Syrie, p. 12 s., les guides d’Isampert, BAEDERER, MuRRaY, etc. Les
zrandes Mosquees d’Alep, deHama et de Homs, construites sur un plan analogue, mais encore inedites, seront publiees
sous peu, dans le Corpus, par MM. SoBERNHEIM et HERZFELD.
? Voir un detail de cette coupole dans Cnoisy, L’art de batir chez les Byzantins, p. 85 et pl. XXI.
3 Au milieun du XVII® siecle, TavErsıer se borne aA mentionner „une magnifique mosquee qui a ete autrefois
une eglise de chretiens“; Voyages, Paris 1724, I, p. 373. Au XIX®, Durr£ signale ses colonnades et l’attribue
aux califes; WVoyage, I, p. 70. SourHucare admire ses colonnades de marbre, sa belle cour, ornee d’un bassin, sa haute
tour carree, transformee en minaret, son toit eleve et ses fenetres en plein cintre, et la considere aussi comme une
ancienne eglise; Narrative, II, p. 291; ef. Rırter, Erdkunde, XI, p. 55. Lyektama a NNEHoLT decrit en quelques mots
son appareil en pierres noires et blanches alternees, sa facade corinthienne, sa cour, ete.; Voyage, IV, p. 229s.
ETAT ACTUEL. 47
Ewriva (1655), op. eit., IV, p. 31: „Au centre de la ville s’eleve un sanctuaire ancien, une
mosquee considerable .... c'est la grande Mosquee. Les historiens grecs s’accordent ä dire
que ce sanctuaire antique a et& bäti du temps de Moise. A droite des colonnes du haram se
trouve une colonne blanche sur laquelle une inscription est gravee en hebreu, donnant la date
de la construction. En quelques mains que la place forte d’Amid se soit trouvee, ce sanctuaire
n’a jamais cesse d’etre voue au culte.... Il est comparable ä la grande Mosquce d’Alep, ou
a la Mosquee des Omayyades a Damas, ou ä la Mosquee al-Aqsä a Jerusalem, ou & la Mosquce
al-Azhar au Caire, ou ä Ja Mosquee de Sainte-Sophie ä Constantinople. Sa construction trahit,
par mille indices, que c’est une ancienne eglise transformee (en mosquee).' C'est parce que
son minaret est quadrangulaire qu’il a dü &tre le clocher d’un ancien couvent.” Elle a un
mihräb et une chaire de style ancien. Liinterieur de la mosquee est decore de lustres et de
candelabres. Trois rangees de colonnes grandes et petites, de differentes sortes, sont placees
les unes sur les autres ..... A linterieur de la mosquee se trouve une mosquee shafiite dis-
tinete ... . Cette mosquee a quatre portes et l’on s’y assemble nuit et jour . . . L’exterieur du
haram’ est pav& de dalles de marbre blanc dur, et juste au centre se trouve un bassin pour
les ablutions ... . Les quatre cötes du haram, comme ä la Mosquee Sulaimäniyya ä Constan-
tinople, sont bordes de portiques reposant sur des colonnes faites en marbres de differentes
sortes ..... Les colonnes les plus elevees sont faibles et minces; celles qui sont au-dessous sont
plus fortes; celles qui sont encore plus bas sont tres puissantes.* Sur ces colonnes, il y a des
voütes renversees (sernigun qubbeler) tres remarquables.” Il ya trois portes, sur les trois cötes
du haram. Le® minaret quadrangulaire a ete restaure. Bref, il n’y a pas ä Diyar-Bekr de
mosquee aussi grande que celle-ci; elle peut contenir 10000 personnes. Toutes ses constructions
et ses votes renversees sont entierement recouvertes de plomb pur.“
NIEBUHR (1766), loc. eit.: „La grande Mosquee, un superbe edifice, doit sans doute avoir
ete l’eglise principale des chretiens. Je n’en ai pas pu voir grand chose, puisqu’un chretien
n’ose m&me pas entrer dans la cour .
Texıer (1839), Description de l’Armenie, ete., I, p. xxI: „Un des monuments les plus
curieux d’Amid est l’ancien palais qui a appartenu, dit-on, a Tigrane, mais que Sapor II a occupe£.
Ce monument se compose de deux facades paralleles et d’un vaste edifice en retour, qui a te
converti en mosquee ... Chacune des facades est ornee de deux etages de colonnes de marbre
precieux, portant des entablements richement sculptes. Les chapiteaux sont du style romain
byzantin, et les sculptures denotent un travail du III® ou IV*® siecle. Cependant tous les arcs
des portes du rez-de-chaussee sont en ogive, ce qui prouve que ce genre de construction est
beaucoup plus antique qu’on ne croit.“?
Dr Hanner, qui en attribue la construction ä Khälid ibn al-Walid, parait la confondre avec une mosquee de la
eitadelle, qu’Ewriva, IV, p. 34, attribue a ce chef arabe; Empire ottoman, trad. Herrert, IV, p. 231s. Cuimer fait
une confusion analogue dans sa Turgquie d’Asie, II, p. 458. In’y a rien ä relever dans les relations de BvekicHan,
DE MOLTKE, DE ÜHOLET, etc.
! Voir plus haut p. 43.
2 Voir plus haut, p. 45, n. 2.
® On voit par le contexte que l’auteur appelle ainsi la grande cour.
D’apres cette phrase, il y aurait trois etages de colonnes, alors que les facades est et ouest n’en ont que
deux. Mais on sait deja qu’Ewriva est peu preeis; d’ailleurs, sa description s’applique peut-etre a la colonnade nord,
dont il ne reste aujourd’hui que l’etage inferieur.
° L’auteur entend ici, sans doute, les curieux arcs en anse de panier signales plus haut, p. 45. Peut-etre
4
veut-il parler de voütes couvrant les portiques en arriere des arcs; on n'en voit rien sur les photographies.
% L’auteur dit iei bir „un“ minaret, mais il n’y en a pas d’autre que celui dont j’ai parle, qui est carre et qui
a ete restaure a l’epoque ottomane; voir plus haut, p. 45.
° L’observation de Texıer est exacte, mais la conelusion qu'il en tire sur l’antiquite des ares brises ne l’est pas,
puisque les facades, et preeisement leurs ares, datent du XII* sieele; voir plus loin, le commentaire des n0s 20 et 23.
48 GRANDE MOsQUEE.
H. pe Hern (1847), tom. eit., p. 441: „Le monument le plus important de Diarbekir, apres
ses murailles, est ce qu’on appelle la grande Mosquee, monument compose de deux vastes facades
eloignees l’une de l'autre d'une centaine de metres. L’aspect en est tres original. C'est la fan-
taisie orientale repandue ä flots dans une riche ornementation.... et reunie au style de l’archi-
tecture grecque, ce qui les fait passer pour avoir appartenu A une eglise chretienne; il est bien
plus evident que ces deux facades appartenaient a la domination arabe et quelles faisaient partie
d’un palais construit par des architeetes grecs, probablement appeles a la cour des califes. Nulle
part on ne voit la trace d’une inscription byzantine, d’une croix, d’un symbole.“
P. 451 s.: „Deerivons d’abord la fagade situde A l’ouest et qui, sauf quelques troncons de
colonnes dont la presence est accidentelle, n’a ete ni denaturee, ni restauree. La partie infe-
rieure se compose de neuf arcades separees par des piliers rectangulaires d’olı se detachent de
legeres colonnes laissant quelques centimetres entre elles et le mur. L/arcade du milieu, ainsi
que celles places aux deux extremites, donnent ä la voüte une forme un peu anguleuse, tandis
que les autres sont ogivales un peu surbaissdes, et decorees d’une riche architecture a boudins.
Les clefs de voüte, les arcades ogivales presentent diverses rosaces. A quelques millimetres au-
dessus des archivoltes, a la naissance (des chapiteaux qui surmontent les colonnes fix6es au mur,
vient une ligne dinscriptions coufiques, formant une admirable broderie, et entourant tout l’edifice.
Les chapiteaux, tailles dans la roche volcanique, sont d’ordre corinthien, mais la forme primi-
tive parait avoir ete denaturee. Generalement ils sont irreguliers, et surtout fortement deprimes.
Au-dessous, se voient des debris de füts de colonnes, divers fragments de marbre rose et veing,
blanc et rouge, places avec ordre les uns au-dessus des autres, et provenant sans doute des parties
interieures du monument, de m&me que les beaux troncons qu’on admire dans la facade opposee.
„Les trois faces de l’entablement sont remplacees ici par un petit filet surmonte d’une
ligne de chapelet, au-dessus de laquelle rögnent des ornements de trefles A fleurons avec une
nouvelle ligne de chapelet; le tout est surmonte par une frise representant des feuilles de vigne
et des raisins. On remarque, au-dessus d’un etroit filet, une ligne de petits denticules, garnis
ä leur partie superieure d’un chapelet que surmontent divers ornements ol se distinguent les
trefles A fleurons, termines par un reglet. L’entablement qui s’eleve au-dessus de chaque colonne
et se detache de l’edifice, regne en m&me temps tout le long de la facade.
„Le second etage est egalement compos& de dix colonnes, entres lesquelles se trouvent des
ouvertures affeetant une forme toute particuliere. Elles sont quadrangulaires, avec les angles
superieurs pleins. Les chapiteaux, de style corinthien, ont la meme irregularite que les pre-
miers cites. Quant aux füts, ils sont intacts et charges de moulures diverses. Le premier ü
gauche offre des cannelures en spirale; le second, des rosaces entremeldes de zigzags a angles
droits; les suivants presentent des combinaisons oü se reproduisent les rosaces et les zigzags
meles A des croix et ä des losanges. Puis figure comme ornementation une inscription coufique
reonant au-dessus des chapiteaux, ces derniers etant richement sculptes pour s’harmoniser avec
le tout. Un entableinent exactement semblable a celui de l’etage inferieur regne au-dessus des
chapiteaux.
Largeur des arcades ogivales . . . . . 2 metres 38
Largeur des trois autres (etage inferieur) De 60
Epaisseur des pieds-droits de separation . 0 metre 90
Circonference de la base des chapiteaux . 1 ,„ 99
„La partie centrale de la fagade meridionale est occupee par la nef de la mosquee, dont
les parties laterales forment les ailes. Cette nef, traversant le second etage, offre exterieurement
un edifice reetangulaire A toit triangulaire et A pignon. On a retrouve une niche avec ornamen-
tation orientale.' Un rez-de chaussee, perce de cinq (sept!) fenötres carrees au niveau du sol, forme
! Cette niche est le mihräb signal& plus haut, p. 43 en bas.
ETAT ACTUEL. 49
la petite facade de l’ouest; une ouverture ogivale les surmonte. Au-dessus regne une belle ligne
d’inseriptions coufiques. De chaque cöte de la fagade ä pignon, au rez-de-chaussee, sont les
portes qui donnent entree ä la mosquee, et dont l’ouverture est Ja m&me que celle des fen£tres.
La partie orientale possöde aussi einq (sept!) eroises avec une porte a son extremite. Une ligne din-
seriptions coufiques la decore egalement et l’on remarque, de plus, deux niches! de style byzantin,
placdes entre les ouvertures ogivales.. Toute cette fagade meridionale est posterieure & la
facade de l’ouest.”? On voit qu’elle a et reconstruite, moiti€ avec de nouveaux materiaux et
moitie avec les anciens. C'est ainsi que les inscriptions coufiques ont &te utilisees pour l’orne-
mentation de cette nouvelle construction.
„La facade orientale presente exactement les m&mes dimensions et les m&mes dispositions
que celle de l’ouest. Malheureusement, elle parait avoir ete d’abord detruite, et restauree avec
toute sorte de debris, restauration qui l’a complötement defiguree. Il lui reste neanmoins des
portions de sculpture parfaitement intactes. L’etage superieur presente de belles colonnes de
marbre, veine de rouge et de blanc, qui ne sont nullement & leur place; de toute facon, cette
facade est posterieure et inferieure, quoiqu'intacte, A la pr&cedente.
„La facade du nord offre, du cöte de l’est, dix arcades ogivales de 2 mötres 50 d’ouverture,
posant sur des chapiteaux corinthiens de forme irreguliere, que supportent des füts de colonnes
de marbre blane et rose. Au delä sont des constructions modernes et sans interet.
„La distance entre les deux facades de l’est et de l'ouest est de 87 pas; elles ne sont pas
completement paralleles ... . Les deux des qui surmontent les colonnes ornant la fenetre cen-
trale de l’etage sup6rieur portent chacun une espece de modillon pere€ d’un trou, et dont la
face presente une tete de beuf. Les murs des deux facades ont 75 centimetres d’&paisseur.
„Tout fait supposer que ces facades appartenaient ä deux monuments auxquels se rattachaient
des ailes laterales formant une vaste cour interieure. La construction appartient evidemment au
style gree degenere. On y trouve, avec de legeres modifications, tout ce qui constitue l’archi-
teeture elassique, avec une surabondance d’ornements qui caracterise l’ecole byzantine du IX®
au XII® siecle ... . Quant A l’origine de ces constructions, ’hypothese la mieux fondee est de
lattribuer A la domination arabe, alors que des artistes grees etajent appeles A la cour des
califes. L’opinion, generalement accreditee, que ces monuments ont et& chretiens, me parait
completement fausse. Les inscriptions coufiques, l’absence de toute eroix, la disposition des
facades, tout indique une origine musulmane.“*”
GARDEN (1857), tom. eit., p. 188: „I visited the Ulu-jami, or great Mosque, which they say
was originally a Christian church. It has a sloping roof, covered with sheets of lead, and on
each side of the centre building is a wing, thus forming three separate mosques for three of
the four sects of Mohammedans (Hanafi, Shafii, Malaki)..... In the front is a large quadrangle,
which is entered from the eastward by an archway, above which are carved figures of lions
destroying other animals, but rudely executed.‘ At the inner and opposite extremities of this
quadrangle, eastward and westward, is a facade, consisting of a double row of columns, one
above the other, and ten in number. The capitals of the lower columns are Corinthian, those
of the upper are what I should call Saracenie, possibly Byzantine, but handsomely ornamented.
Each section of the shafts of the lower columns is of a different coloured marble. Some of
these columns, which are quite plain, have two sections, others three. The shafts of the upper
! Signalees plus haut, p. 45.
2 Cette observation est en tout cas trop absolue; voir plus loin, les nos 18 et suiv.
> On verra plus loin ce qu'il y a de vrai et ce qu'il y a de faux dans le jugement de l’auteur, pour qui la
grande Mosquee, consideree au point de vue de l’archeologie classique, ne pouvait @tre qu’une enigme indechiffrable.
D’ailleurs, les dessins qu'il en a publies dans son atlas, pl. XLIl et XLII, sont peu veridiques; voir le recueil
D’OPPENHEIN, au n® 124, et plus loin, p. 53, r.3 et 56, n. 2.
* Voir plus loin, au no 24.
Amida.
50 (RANDE MosgQtEE.
rows of columns appear to be formed of single blocks; and, although not so high as the lower
ones, are each ornamented with traceries of a different pattern carved in high relief, Above
the capitals of the lower row of columns at the eastern extremity is a border, consisting of
bunches of grapes and vine-leaves. The traceries on the walls between the columns have the
appearence of being Saracenic or perhaps Byzantine. Arabie or Cufie inscriptions are introduced
at different points ... . At the north-west corner is a small mesjid, for the use of the fourth
sect (Hanbali) of Mohammedans .
Fereusson, History of architecture (1567), I, p. 425: „Another building which merits more
attention than has hitherto been bestowed upon it is now used as the great mosque at Diar-
bekr. Neither its history nor even its date is correctly known; but judging from its style, in
so far as it can be made out from such drawings as exist, it seems to belong to the age of
Tiridates (236— 324). The palace — for such it was originally — consists of an oblong courtyard, at
either end of which is a building with open arcades in two stories facing one another—as in the
palace of the Hebdomon at Constantinople —and between the two, facing the entrance, is the
facade of a church standing on the east (south!) side of the court.!
„Lhe prineipal of the two wing-buildings is represented on woodcut n° 945. The frame-
work is of a debased Roman style of architecture, very similar to parts of the buildings of
Diocletian or Constantine at Spalato or Jerusalem; but, being far removed from the influence
of the capital, the details display a wildness which is not to be found in any contemporary
examples in Italy or the further West. The upper range of openings seem to be of the same
date with the decorative details, but the lower range of arches look — if correctly drawn — so much
more modern that one cannot help fancying they belong to another age. Till, indeed, the
building is examined by some competent person, it must remain doubtful whether what we
now see is the re-erection of an older building of the date of the Cufic inscriptions? which cover
its walls, or whether all the essential parts are of the date above assigned to it, and the pointed
arches and inscriptions subsequent additions. The building is rich, and so interesting that it
is to be hoped that its history and particularities will before long be investigated.*’
PuEen& SPIERs, Architeeture East and West, p. 66: „The next building (of Sassanian archi-
tecture) mentioned by Fergusson is the so-called palace of Tigranes (lire Tiridates) at Diarbekr,
now the mosque of that town, the date of which he places at A. D. 256-342 (lire 324); but,
according to Professor Rawuinson, it did not come into possession of the Sassanians until
A. D. 359. The remains consist of the facades only of two palaces, the north and south facing
one another at a distance of some 400 feet." They seem to me to have been built up of
materials taken from some more ancient palace, possibly that of Tigranes, an Armenian
monarch, who, in B. C. 74, drove the Parthians temporarily out of Mesopotamia; and, though
interesting for the exuberant richness of the carved shafts, capitals, and friezes, and the various
peculiar forms of arched openings, they do not add much to the history of Sassanian style.
Cufie inscriptions run across the fronts, under the entablature. Here again the ornament which
' For ihe prineipal part of the information regarding this building I am indebted to M. GC. Texırr. He pos-
sesses detailed drawings of every part, but they have never been published (note de Fercussoxn; sur les releves de
Texıer, voir plus haut, p. 28, n. 1, plus loin, p. 56, n. 2, et la deuxi&me partie de ce livre).
” These inscriptions were all copied by Consul Tayror, and brought home to this country. I never could
learn, however, that they were translated. I feel certain they were never published, and cannot find out what has
become of them (note de Fereussox; en effet, les copies de Tayror, si tant est qu’elles existent, n’ont jamais ete
publiees).
® Bien qu’appuye sur des documents imparfaits, le jugement de Fersussox est remarquablement exact; voir
plus loin, p. 60 et 66.
* Gette mesure est trop forte et le plan de la cour publie par l’auteur, fig. 25, est peu fidele: voir plus haut,
p- 43 et fig. 23. Au lieu de „north and south“, lire „east and west“.
I r
ETAT ACTUEL. al
has been applied resembles that which M. Loftus found at Warka, and which is peculiar to
the Parthian style.“'
Il faut avouer que ces descriptions jettent bien peu de lumiere sur les origines de la grande
Mosqu6e. Laissant ä ce sujet la parole ä M. Srrzysowskı, jaborde l’'histoire de l’edifice sous
les musulmans, en coordonnant les inseriptions et les faits tir&s des chroniques.
B. HISTOIRE ET INSCRIPTIONS.
Wägqidi raconte qu’apres la prise d’Amid par les musulmans, l’eglise prineipale de cette
ville, dedice a Saint-Thomas, fut partagee: ‘Iyäd en prit les deux tiers pour en faire une mos-
quee et laissa l’autre tiers aux chretiens pour l’exercice de leur culte.” Cette premiere mosquee
etait-elle Ja grande Mosquee actuelle? C'est probable, quand on songe que la grande Mosquee
de Damas e£tait, elle aussi, l’eglise principale de cette ville, dedice a Saint-Jean; que son plan
general, on Ta vu, offre des analogies frappantes avec celui de la grande Mosquee d’Amid;
enfin, qu’apres la conquete arabe, elle fut aussi partagee entre musulmans et chretiens.’
D’autre part, l’eglise Saint-Thomas de Wägidi pourrait bien etre celle que l’empereur
Heraclius fit bätir ou rebätir en 629. En effet, l’eglise d’Heraclius &tait la principale de la
ville, comme Saint-Thomas dans Wägqidi, et l’eveque d’Amid & cette epoque s’appelait preeise-
ment Mar Thomas.’ Il se peut que l’eglise d’Heraclius, dont les auteurs ne donnent pas le
nom, ait ete placde sous le vocable du patron de l’eveque.
Il est vrai que l’eglise d’H£eraclius fut entierement restauree en 770, sous l’episcopat de
Mar Aba.° Or, cette indication ne parait-pas s’accorder avec le partage de l’eglise entre musul-
mans et chretiens, et voiei pourquoi. On sait que l’eglise Saint-Jean de Damas fut entiere-
ment convertie en mosquee et rebätie par le calife omayyade Walid I", a la suite d’un proces
demeur& celebre.” Or, cette mainmise du calife sur une eglise que les traites garantissaient aux
chretiens n'est pas un fait isole. Walid semble avoir persecute les chretiens syst&matiquement,
du moins au dire d’un auteur chretien: „Ce Walid detestait les chretiens et il demolit les
eglises. Tout d’abord, il renversa la grande eglise de Damas et bätit A sa place une mosquee.
Il fit de möme en beaucoup d’endroits.“” Or, Ja grande Mosquee d’Amid, dont l’origine preisla-
ınique ne fait aucun doute, a dü &tre convertie entierement en mosquee durant les premiers
siecles de l’Islam, comme on va le voir. Bien qu’aucun texte preeis ne l’aflirme, il est permis
d’attribuer cette operation au calife Walid. Mais alors, il devient diffieile d’identifier la grande
Mosquee avec l’eglise d’Heraclius, qui fut restauree, comme sanctuaire chretien, en 770, c’est-
ä-dire 55 ans apres la mort de Walid.
' La figure 26, a laquelle l’auteur renvoie iei, montrant l’elevation d’une partie de la facade ouest, n'est pas
tres exacte, comparee aux photographies du general pe Bryuıf; voir plus loin, p. 56, n. 2.
® Voir Wägqidi, trad. NieBunr-MoRDTMAnN, p. 108 (sur la valeur de ce livre, voir p. 13, n. 2); ef. Yägqüt, Mu'djam,
ed. WüsTEnFELD, I, p. 67.
® Voir les sources citees plus haut, p. 46, n. 1.
+ Voir Denys de Tell Mahre, trad. Cnagor, p. 5; ef. Assemanı, Bibliotheca orientalis, II, p. 102: Rırter,
Erdkunde, XI, p. 32.
5 Voir Denys, trad. CHaBoT, p.5 et 7; cf. Assemanı, loc. cit. et p. 48, n. 1, et 57. Faute d’indications preeises,
je renonce ä& faire intervenir ici les autres eglises signalees par les auteurs chretiens avant la conquete arabe.
® Voir Denys, trad. CuaBot, p. 96; cf. Assemanı, tom. eit., p. 11&; Rırter, Erdkunde, loc. cit. L’auteur ajoute
que les depenses furent faites par l’eveque et l’archidiacre Thomas. Ce dernier nom n’est-il qu'une coineidence, ou
faut-il y voir un indice que cette £glise est celle de Saint-Thomas? D’apres Assemanı, op. cit., I, p. 348, la grande
eglise d’Amid brüla en 848; est-ce la meme?
? Voir les sources eitees plus haut, p. 46, n. 1.
8 Voir Michel le Syrien, trad. Cuagor, II, p. 481 et pages precedentes; ef. Ibn "Asäkir, dans QuATREMERE, Sultans
Mamlouks, I a, p. 265, et Sauvaıne, dans JA, 9° serie, VII, p. 193.
59 (GRANDE MOosQqu&Be.
En resume, nous admettrons provisoirement que l’eglise d’Heraclius est peut-ätre l'eglise
Saint-Thomas de Wägidi; que celle-ci, partagee entre musulmans et chretiens, est probablement
la grande Mosquee actuelle, entierement convertie en mosquee a une Epoque ulterieure, soit sous
le calife Walid, soit seulement sous les Abbassides, si l’on veut tenir compte de la restauration
de l’eglise d’Heraclius en 770.!
Le voyageur persan Näsiri Khusrau, qui visita Amid en 438 (decembre 1046), deerit la
grande Mosqu6e en ces termes”: „La grande Mosquee est aussi en pierre noire, en sorte qu’il
ne peut rien y avoir de plus regulier ni de plus solide. Au milieu de la Mosquee, plus de
200 eolonnes de pierre la soutiennent, toutes monolithes. Sur les colonnes, des arcs sont bandes,
pareillement en pierre; au-dessus du sommet des arcs s’elevent d’autres colonnes plus basses que
les premieres, et une autre rangee d’arcs sont bandes au-dessus des grands arcs (du rez-de-
chaussee). Tous les toits de la mosquee (proprement dite) sont couverts en dos d’äne et la
menuiserie et les sculptures en sont artistement travaillees et peintes. Dans la cour de la mos-
quee est placde une grande pierre sur laquelle est pos& un vaste bassin de pierre, de forme
eireulaire ... Au milieu du bassin se trouve un bee en cuivre d’oü sort en jet une eau
claire
„Pres de la mosquee se trouve une eglise d’un travail tres remarquable. Elle est con-
struite aussi en pierre et le sol en est couvert de dalles de marbre orndes de dessins graves.
Dans cette eglise, a l’entree de la rotonde” qui est le lieu d’adoration des chretiens, jai vu une
porte de fer grillee, telle que je n’ai vu nulle part la pareille.
Cette description s’applique-t-elle A la grande Mosquede actuelle? Il est probable que la
grande Mosquee de Näsiri s’elevait sur Je möme emplacement que celle d’aujourd'hui, car
l’histoire d’Amid ne renferme aucun fait qui justifie le transfert, d’un edifice a un autre, du
sanctuaire principal de la ville Si la description de Näsiri ne s’applique pas trait pour trait &
l’edifice actuel, c'est qu’une grande partie de ce dernier, comme on va le voir, n’existait pas
encore A l’epoque de Näsiri.
Bref, jusqu’a plus ample inform6, je suppose que la grande Mosquee actuelle correspond ä
celle de Näsiri, ainsi qua la mosquee primitive d’Amid, preievee sur l’eglise Saint-Thomas,
laquelle fut entierement transformee en mosqude A une Epoque inconnue.?
Ibn al-Azragq, l'historien des Merwanides, n’a fourni jusquiici aucun renseignement sur
la grande Mosquce, dont les fastes &pigraphiques s’ouvrent A l’epoque precise olı nous avons
quitte l’enceinte de la ville.
SELDJOUKIDENS.
18. Sultan Malik-shäh,. 454 H. — Du cöte sud de la cour, bandeau sur le mur exterieur
de la nef laterale nord de laile ouest de la mosqude propre. Ce bandeau part de l’angle sud-
ouest de la cour, a la hauteur de l’entablement du rez-de-chaussee de la facade ouest, passe
Sur la photographie reproduite pl. VII, la grande Mosqu6e est appelee Saint-Theodore; c'est sans doute une
erreur. Saint-Theodore est une eglise armenienne situce plus a l’est, au sud de la cidatelle, en © du plan, fie. 1.
2 Ed. Scherer, p. Sen bas. Je modifie un peu la traduction de l’editeur, p. 28, pour serrer le texte de plus pres.
> Jignore iei le sens exact de tdrim, que SCHEFER traduit par „sanctuaire surmonte d'une coupole*“. Le contexte
semble indiquer quil s’agit du choeur; c'est done, soit l’espace central et eirculaire voüte en coupole, soit l’abside
voütee en berceau ou en cul-de-four. Sur färima „porche en bois“, voir A. NöLnere, Das Heiligtum al-Husains in
Kerbelä, pP. 1S >.
* Dans les capitales et sous la pression des evenements politiques ou religieux, le siege de la grande Mosquee
a pu eire transfere d'une mosquee a une autre; pour le Caire, voir un exemple dans CZA, I, p. 190. Mais dans
une ville de second rang, et surtout d’origine antique, le titre de grande Mosquee reste naturellement attache au vieux
sanctuaire munieipal, tour ä tour temple, eglise et mostu6e,
° Peut-&tre apres Näsiri seulement, puisqu'il signale une &glise „pres“ de la grande Mosquee; mais le mot
persan nezdik est trop peu preeis pour qu'il soit permis d’en inferer que cette eglise etait dans le meme ddifice.
\
o
SELDJOUKIDES, 5:
au-dessus des sept baies qui donnent jour dans cette nef et s’arrete vers le bord de la petite
face nord du sanctuaire." Le texte a ete retabli sur deux photographies qui n’en donnent cha-
eune qu’un fragment detach6, laissant deux lacunes importantes, la premiere vers le milieu de
linseription, la deuxieme vers la fin. Mais les baies visibles sur les photographies forment des
points de repere suffisants pour fixer la longueur approximative de ces lacunes.” Beau cou-
fique fleuri; grands caracteres, d'un style admirable, rehausses de riches rinceaux dans les
champs (pl. VII). Inedite.”
Alam z N 0 Se al (1) y\ A| ee deu (Angle sud-ouest de la cour)
xls Lil ar el ja) da RS aan (2) a Le) San na ob
. environ 16 mots entre les erochets ... OMo | &r Ex (3) ce ) als) Ne
al bsy) A ra EN IN NA EL [äl el (m
fi eNl li Sb (6) Js el5 s,>9 An All el>l > u en ©: NR DEL.E
\
(?) int (?) a ä 3 (7) [environ 10 mots entre les crochets ... Real Le ur Ame „ei
.
... A ordonne de faire ceci le sultan magnifie, le tres grand roi des rois, le seigneur des rois
des nations, le maitre des Arabes et des Persans, Mu“izz al-dunyä wal-din, Djaläl al-daula, Abu I-fatlı Malik-
shäh, fils d’Alp-arslän ..... qu’Alläh fasse durer son sultanat! Sous le gouvernement du vizir, du seigneur
tres majestueux, Sharaf al-din “Amid al-daula, la couronne des vizirs, Abü Mansür Muhammad, fils de Mu-
hammad ibn Djahir, qu’Alläh fasse durer ses jours! Et ce travail a eu lieu par les mains du juge tres
distingue, Abü Nasr Muhammad, fils de ‘Abd al-Wähid ... En l’annde 484 (1091—92).
Le protocole ressemble beaucoup A celui du n° 17, date de 485. D’apres le reperage des
photographies, la premiere lacune renferme un passage important que je ne puis restituer sur
les ns 16 et 17.2
Le gouverneur, dont le nom est introduit par les mots fö wiläya, comme dans les inscrip-
tions precedentes, est ce fils de Muhammad ibn Djahir que les auteurs, d’accord avec l’inscrip-
tion, appellent le vizir Sharaf al-din “Amid al-daula Abü Mansür Muhammad et qui gouverna
le Diyar-Bekr depuis la fin de 482 jusqu’ä la fin de 484, c’est-A-dire entre Abü ‘Ali al-Hasan,
nomme dans le n° 16, et Abu l-barakät Djahir (Djuhayyir), nomme dans le n® 17.° Quant au
' Voir plus haut, p. 45 et pl. VII.
® Dans le texte suivant, les chiffres 1 & 7 indiquent les points oü l’inscription passe au-dessus de la clef des
arcs des sept baies, qui sont &quidistantes. Ces chiffres representent done, non des divisions naturelles du texte, mais
des jalons destines a relier les deux fragments et ä fixer la longueur des lacunes, detail important pour le commentaire
historique. Ne pouyant exposer iei les operations minutieuses sur lesquelles repose ce reperage, je prie qu’on veuille
bien me ceroire sur parole.
® J’en ai publie un court fragment dans le recueil n’Orrexkeim, no 124B, d’apres un dessin de H. ve Heır,
atlas, pl. XLII. Ce fragment appartient bien ä l’inseriplion no 18, quoique le voyageur russe, plus artiste qu’arche-
ologue, l’ait combine, dans son dessin, avee un morceau de la fagade ouest; j’ai dejäa signale, p. 49, n. 3, le manque
de preeision des belles planches de son atlas.
* Peut-&tre des noms de plus dans la genealogie de Malik-shäh, peut-tre des eulogies.
5 Voir plus haut, p. 41. ‘Amid al-daula vecut avec son pere a Bagdad, l’assistant dans sa charge de vizir du
calife, auquel il servit souvent d’ambassadeur aupres du sultan. En 471, il lui suceeda comme vizir en titre. En 476,
il quitta son poste et se rendit avec son pere ä la cour de Malik-shäh, qui le chargea de conquerir Mossoul, tandis
54 GRANDE MOsQuEE.
Juge charge des travaux, son identification ne saurait &tre douteuse, puisque Muhammad ibn
“Abd al-Wähid figure comme juge dans les n°s 16 et 17, c’est-A-dire avant et apres la date du
n° 15. La deuxieme lacune, evalude A environ 10 mots, renferme encore quelque titre de ce
personnage, peut-etre madjd al-qudät, comme dans le n® 17.
La date a et€ lue, non sans peine, sur la petite photographie (reproduite pl. VIII). “Amid
al-daula n’ayant gouverne le Diyar-Bekr que de 482 a 484, l’annde 484 est certaine, car le
chiffre des unites, bien qu’indistinct, n’est en tout cas ni un deux, ni un trois.!
Ainsi, la Mosquee a &t& restaurde sous le regne de Malik-shäh, en 484. De quelle partie
de ledifice s’agit-il au juste? De l’aile ouest tout entiere, ou de sa nef laterale nord, ou seule-
ment du mur qui porte l'inscription ? Celle-ci ne le dit pas preeisöment et il est diflicile de
suppleer a son silence. En effet, ce mur porte, sur toute sa longueur, des joints peints en
blane qui trahissent une reparation beaucoup plus recente que celle de Malik-shäh; en outre,
l'absence de tout caractere architeetural ne permet pas de juger si l’inseription forme un tout
organique avec la facade ou si elle n’est qu’un simple hors d’@uvre.?
INALIDES.
Les Seldjoukides avaient divise leur vaste empire en provinces gouvernees par des hommes
de leur choix. Mais cette unite politigue n’etait qu’apparente et de toutes parts allaient surgir
de nouvelles dynasties locales, rattachees au pouvoir central par des liens de vassalit6, sous un
regime feodal dont l’etude reste A faire. Amid allait, elle aussi, tomber aux mains d’une de
ces familles d’atabeks reconnaissant la suzerainet& des grands Seldjoukides et, plus tard, celle
d’un de leurs successeurs en Perse, en Mesopotamie ou en Asie Mineure, ou celle des Ayyou-
bides, jusqu’au jour oU suzerains et vassaux seront balayes par la tourmente moneole.
Nous avons laisse Amid en 485, sous le gouvernement d’Abu l-Hasan, petit-fls de Muham-
mad ibn Djahir.” La m&me annde, Malik-shäh mourait et son fils Barkyäruq montait sur le
tröne. Abu l-Hasan quitta le Diyar-Bekr et ses administres, las d’offrir leur hommage au nou-
veau sultan, trop occupe d’autre part pour songer A eux, s’adresserent ä son oncle et rival
Tutush, le frere de Malik-shäh. En 486, Tutush occupa le Diyar-Bekr et le fit gouverner par
un oflieier ture appel& Toghtekin.* En 488, ä la suite d’une revolte contre le lieutenant de
ce dernier, Tutush remit Amid ä son fils Dugäq,” auquel succeda un oflicier turcoman du
nom d’Inäl.“ Ce dernier y fonda une de ces dynasties locales dont je viens de parler, qui pos-
que son pere et son frere Za'im al-daula s’emparaient du Diyar-Bekr. En 482, il fut nomme& gouverneur du Diyar-
Bekr; en 484, il quitla ce poste pour reprendre celui de vizir du calife. Il fut depose en 492 (ou en 493) et mourut
en prison la ım&eme annee. Il avait epouse la fille du celebre Nizam al-mulk; voir Ibn al-Azraq, dans AmEDRoz,
p. 150=.; Ibn al-Athir, index, notamment X, p. 41, 74s., S3, 87, 124 et 203; Bundäri, index, notamment p. 36, 50s.,
75s.; Ibn Khallikän, Ill, p. 281, 256; Ibn Shaddäd, fo 62 vo.
! Sur celte photographie, qui m’a permis de jalonner le texte, on distingue, dans le chiffre des unites, ce petit
ornement, en forme de croix de Malte, qui caracterise la bouele du *‘ain final dans les inseriptions en coufique fleuri,
a Amid, et qui assure ici la lecon & „quatre‘. Elle est d’autant plus certaine que je m’y suis arrete avant de
connaitre, par les chroniques, l’&poque du gouvernement de “Amid al-daula.
> CH. plus loin, p. 62 et 68.
® Voir plus haut, p. 41.
* Le m&me qui fonda, dix ans plus tard, la dynastie des Atabeks de Damas; voir Ibn al-Azraq, dans AmEnRoZ,
p. 152; Ibn Shaddäd, fo 63 ro,
> Ce nom figure, non dans l’extrait «’Ameproz, p. 152, mais dans l’original, Br. Mus. Or. 5803, fo 152 r0.
® Voir Ibn al-Azraq, dans Amepnoz, p. ldls. Ce nom, eerit ol, est sans doute le möme que Jul; cl: 3109
et Shall. D’apres une autre version du meme auteur, Br. Mus. Or. 6310, fo 95 v0, suivie par Ibn Shaddäd, Oxford,
3odl. Mars 333, fo 121 v0, et Berlin, ms. eite, fo 77 vo, Amid, ä la mort de Tutush, passa äa l’emir Sädar (?), puis A
son frere Inäl; cf. Ameproz, p. 152, n. 3.
INALIDES. 55
seda Amid de pere en fils, durant quatre generations, jusqu’a la conquete de Saladin. Ces
dynastes, qui s’allierent par des mariages aux Ortokides de Mardin, ont passe jusqu’iei presque
inapergus, parce qu’on n’a publi€ aucune monnaie frappee ä leur nom et que les chroniques
arabes les plus connues n’en parlent qu’ineidemment et dans des termes fort obscurs. Il est
done indispensable de resumer ici, sous la forme d’un tableau genealogique, les renseignements,
puises ä des sources connues ou inedites,' sur une dynastie que les splendides facades de la
grande Mosquee d’Amid viennent de reveler ä l’histoire et que je demande la permission de
baptiser du nom de son fondateur, le Turcoman Inäl.
INALIDES D’AMID.
(2)
—
Sädar(?) Inäl, vers 490
Fakhr al-daula Ibrahim Nadjm al-din Ilghäzi
nomme en 493 et 500, 7 en 503 Ortokide de Mardin
[LT nm
Sa‘d al-daula Daldi Yumnä khätün Husäm al-din
Ten 536 epouse llaldi Timurtäsh
I
Djamäl al-din Shams al-mulük Mahmüd Safıyya (var. Daifa) khätün
succede A son pere en 536, depossede par Saladin en 579 epouse Mahmüd en 542.
Mais les Inalides tomberent & leur tour sous la tutelle d’une puissante famille qui leur
fournissait leurs vizirs et dont l’anc£tre portait le nom de Nisän. Cette famille, restee jusqu'ici
dans l’ombre, a cöte des Inalides, merite, elle aussi, d’etre rendue ä l’histoire, pour la part
qu’elle a prise & la construction de la grande Mosquee plutöt que pour son peu glorieux röle
politigue. Voiei, d’apres les m&@mes sources,’ le tableau genealogique des Nisanides.
NISANIDES D’AMID.
Nisan
|
Ahmad
|
Mu’ayyid al-din Abü “Ali al-Hasan ibn Ahmad
deja maitre effectif d’Amid en 536, f en 55l
en
Djamäl al-daula Kamäl al-din Abu 1-Qäsim ‘Izz al-daula Abü Nasr
“Ali ibn al-Hasan, nomme en 543, suc- nomme en 542, prend possession d’Egil?
cede a son pere en 551, vivait äge en 573 en 551, f en 565
Bahä’ al-din Mas’üd, suceede ä son pere Asad al-din
vers 575, chasse par Saladin en 579 succede A son pere a Egil en 565.
19. Inalide Ilaldi et sultan Muhammad I”. Vers 510 H. — On a vu que la facade ouest
porte deux longs bandeaux d’inscriptions courant sous les entablements du rez-de-chaussee et du
premier tage. Celui du rez-de-chaussee est coupe, par les chapiteaux des colonnes, en neuf
compartiments correspondant aux neuf travees. Ces compartiments, numerotes ici de 1& 9,
sont tous visibles sur l’une ou l’autre des photographies dont je dispose, mais quelques frag-
ments sont detruits ou entierement frustes et une partie du compartiment 6 est invisible sur
les photographies du general ve BeyLır, les seules qui permettent de lire sürement le texte.
Cette derniere lacune, comme celles du n° 18, est provisoire et pourra ötre comblöe par de
! Ces sources ont et@ analysees dans le recueil p’ÖrrexHEım, au no 124, auquel je me borne ä renvoyer ici;
voir aussi Ibn Shaddäd, fos 64 et 77 vo, et Ibn al-Qalänisi, ed. Ameproz, index A Amid, Ibrahim, Aikaldi, ete.
2 Voir la note precedente,
® Sur celte ville forte, situ&ee a 30 kilometres au nord-ouest d’Amid, voir les sources citees dans le recueil
D'ÖPPENHEIM, p. 95, n. 2.
56 (GRANDE MosquEE,
nouyeaux releves (cf. p. 57, n. 6). Une longue ligne du m&öme type; memes caracteres, d’un
style plus riche qu’au n® 18 (pl. IX a XI et XIII). Inedite.?
(?) s\a [() has e) ... environ 3 mots detruits, puis 3 mots frustes] ... Al. (1)
era) ya EAN En (3) | >, a‘) ch Syyaälly (?) äu (2) @) He]
ws x EAU ) Iyer Fi N 5 AU ei zz Je Alla el Asa) An
N (?) ds Are slaals ar oki. ala> 3] (6) la al ri nl a el»
e (3) Snelalls AN DEAL cab LA) MD SLE zul oa tb] 7) AL
ey zul Rr gr I A SH null er nu es Ba el»:
« (?) lu [5 & 10 mots frustes]
A ordonne de faire (?) cette magsüra oceidentale (?) et la magsüra decouverte l’emir tres majestueux, le
sejgneur assiste d’Alläh, vainqueur, Fakhr al-din, Sa’d al-daula, l’öclat de la religion, la beaut& de la nation,
’ausiliaire du royaume, la puissance des emirs, Abü Mansür Ilaldi, fils d’Ibrahim, le glaive de l’&mir des
eroyants, qu’Alläh prolonge son existence, — sous le rögne du sultan magnifie, du tres grand roi des rois, du
maitre des nalions, qui tient les nuques des Arabes et des Persans, Ghiyäth al-dunyä wal-din, le roi de l’Islam
et des musulmans, Abü Shudjäa® Muhammad, fils de Malik-shäh, l’associ6 de l’&mir des eroyants. Et cela a eu
lieu par les mains (?) du juge tres distingue ..... En l’annee 5
La lacune du compartiment 1, bien que definitive, a peu d’importance et peut ötre com-
blee approximativement d’apres les autres inscriptions. Du dernier mot, on ne voit guere que
le groupe go; je restitue geil, al-magsüra, on va voir pourquoi. Le premier mot du com-
partiment 2 est un qualificatif du mot preceedent. La lecon proposde n'est pas tres distincte;
elle m’est plutöt suggerce par le n® 22, olı la facade „est“ est appeldce al-shargiyya; on peut
en inferer quicı, la facade „ouest* est appelee al-gharbiyya. Les mots suivants al-magsüra
al-makshifa yparaissent hors de doute. Le parallelisme des n°® 19 et 22 exigerait de lire
ici al-suffa al-gharbiyya (?) wal-magsüra al-makshüfa, comme la-bas al-suffa al-shargiyya wal-
magsüra al-ulyi. Bien que cette solution soit tres tentante et que, paleographiquement, le
mot Azol|, al-suffa, se rapproche du groupe 2, je crois quil faut y renoncer, car, dans ce
groupe, le wi est tres distinet et ne peut en aucun cas Ätre pris pour un fd.
' La planche XIII donne la vue generale de la facade d’apres une photographie du baron p’ÖrPENHEIM; les
planches IN a XI donnent une serie de details, d’apres les photographies du general pe BeyLie.
2 en ai publie un court fragment dans le recueil D’OPPENXHEIM, no 124 A. Dans son atlas, pl. XLII, H. or Herr
donne de cette facade une gravure tres belle, mais peu fidele, ou la position relative des facades nord et sud est
renversee: voir le recueil D’OPPENHEIM, pP. S7, n. 3, et plus haut, p. 49, n. 3. Parmi les details de la möme facade que
l’auteur reproduit a la pl. XLII figure un fragment d’entablement dans lequel il a introduit arbitrairement quelques
mots du no 18; voir plus haut, p.53, n. 3. On trouve une petite vue de la facade ouest dans SCHLUMBERGER, Niclphore
Phocas, p. D13, et ve Bevruie, L’habitation Dyzantine, p. 55, d’apres une photographie de M. Cnaxtre. Dans son
memoire sur l’architeeture des Sassanides, paru dans les Transactions of the R. Institute of British architects, VI,
p. 43, el dans Architecture East and West, p. 67, M. Pnex& Spiers a donne l’&pure d’une partie de la facade ouest,
sans indieation de provenance. Ce dessin, qui parait assez libre, compar&e aux photographies, provient sans doute
des releves inedits donnes par Texıer ä la bibliotheque du R. Institute et parmi lesquels se trouve la copie informe
de quelques fragments d’inscriptions; cf. plus haut, p. 28, n. 1, et 50, n. 1.
InALıDeEs. 51
Des lors, il faut croire que la facade ouest est designee deux fois par le terme de maqgsüra,
dont je parlerai au n® 22. Les mots al-magsüra al-gharbiyya (2) s’appliqueraient ä la facade en
general et les mots al-magsüra al-makshüfa viseraient plus specialement le premier etage „ä
ciel ouvert“; tel est le sens technique de makshüf.‘ Or, on a vu que le premier etage de la
facade ouest est, en eflet, A ciel ouvert. Il est vrai que cet etage peut n’avoir pas et acheve
ou que sa couverture peut s’etre effondree, comme semble l’indiquer l’aspect ruine de la fagade.
Mais le terme de makshüf „d&couvert“, certainement choisi A dessein par le redacteur de linserip-
tion, me fait croire que, dans l’intention du constructeur, cet etage devait @tre une galerie &
ciel ouvert, quelle qu’en füt la destination preeise, comme l’etage superieur des arenes antiques.”
L’Inalide qui figure iei au premier rang est celui que les auteurs appellent Sa’d al-daula
Aikaldi ibn Ibrahim. Les inscriptions n° 19 et 20 les confirment en tout point, sauf en ce
qui concerne le nom propre de ce prince. Les manuserits donnent plusieurs variantes de ce
nom; la plus frequente est Sl qui represente un nom ture regulierement forme: aji-gäldı
„la lune est venue“.® Cette lecon tres satisfaisante n’est pas confirmee par l’epigraphie. Dans le
n° 19, le nom est un peu fruste, mais la lecon RN est appuyee par les trois repliques des
n® 20, 21 et 22, qui sont parfaitement distinctes. Le fondateur s’appelait done, non Ai-
kaldi, mais llaldi, c’est-a-dire en ture il-aldi „il a pris le pays“; ce nom, bien que peu usuel,
figure aussi dans la literature arabe du moyen-äge.° Les autres titres et surnoms d’llaldi sont
conformes ä la titulature des dynastes du XII® siecle; jy reviendrai a propos du n® 20.
Le protocole qui suit celui d’Ilaldi offre deux lacunes. La premiere, au compartiment 6,
correspond ä une solution de continuite entre deux photographies du general DE BEYLIE; mais
ce passage n'est pas fruste, car on en distingue les caracteres sur la photographie du baron
D’ÖPPENHEIM et il est facile de le restituer sur la replique du n® 20.* La deuxieme lacune, au
compartiment 7, est passablement fruste, mais le n® 20 fournit aussi les elements de sa resti-
tution, bien qu'ils y soient combines dans un ordre different. Il s’agit ici du sultan seldjoukide
Muhammad I, fils de Malik-shäh, dont les surnoms Ghiyäth al-din et Abü Shudjä’ et le titre
gqasim amir al-mu’minin sont deja eonnus par les monnaies et par les auteurs.‘
! Le verbe kashafa signifie aussi „enlever le toit d’un edifice*, du moins a la Il® forme; voir Dozy, Supplement.
* En effet, si le toit avait disparu plus tard par aceident, l’inseription ne renfermerait pas ce terme. Une ex-
ploration permettrait seule de verifier le fait. Le sommet de l’entablement du premier etage est couvert d’herbes
folles et de nids de eigognes et je ne puis y distinguer l’amorce d’une couverture queleonque. Les toits a tuiles ereuses
qu’on voit sur les photographies appartiennent ä des masures modernes blotties entre les colonnes de la facade, comme
celles qui s’abritaient dans toutes les ruines antiques. ll y avait deja des eigognes a Amid au XII* siecle; voir
Michel, trad. C#agor, III, p. 212.
> Cf. ai-dughdi, kai-gäldi, ete., dans Houtsma, Ein türkisch-arabisches Glossar, p. 34s. et 29 du texte arabe, et
RapLorr, Versuch eines Wörterbuches der Türk-Dialekte, passim. Les autres variantes, SHAbl, N Ib ete., ne
sont que des fautes de copie, si frequentes dans les noms propres peu usuels.
* Le no 22 donne la variante sl, sans l’alif, mais bien avec un /äm en troisieme place; cette lecon figure
aussi dans Ibn al-Azraq, Brit. Mus. Or. 6310, fo 122r0, et Ibn Shaddäd, fo 77 vo (eerit Gb).
5 Voir Hourswa, op. cit., p. 29 du texte: (SA, expliqu& par l’arabe ul Js-|;ck. p. 30: ga explique par
l’arabe E
* Restitution confirmee, au dernier moment, par les photographies de l’expedition allemande d’Assur.
” Pour les monnaies, voir Laxe-Poorre, CBM, III, nos 678. Pour les auteurs, Räwandi, dans JRAS, 1902,
p. 585, 604; Bundäri, p. 88; Ibn Khallikän, III, p. 232; Abu I-faradj, trad. Bruxs, p. 289, 305; Hamdalläh, trad. Gastın,
p. 247s.; Laxe-Poore, Dynasties, p. 153, etc.
Amida,
[21
\ (GRANDE MOosQUEE.
On remarquera que son protocole, introduit probablement par les mots fi daula, comme
dans le n® 20, ne vient qu’apres celui de son vassal Ilaldi. Ce detail, insignifiant en apparence,
trahit la decadence profonde qui suivit, pour l’empire seldjoukide, la mort de Malik-shäh. Dans
les n°® 16, 17 et 18, le protocole de Malik-shäh occupe le premier rang; c'est le sultan qui
donne l'ordre de construire et qui le transmet A son vizir, dont le protocole est introduit par
les mots fi wiläya. lei et dans le n° 20, le dynaste a pris la place du sultan. La seule mar-
que de deference qu'il temoigne encore & son suzerain est dans les mots fi daula „sous le rögne
de“, remplagant les mots fi wiläya „sous le gouvernement de*, qui introduisent, dans les inscriptions
de Malik-shäh, le protocole de son vizir. Ce renversement de l’ordre hierarchique joue un röle
important dans l’Epigraphie de la grande Mosquee d’Amid et j’y reviendrai a propos des n° 20,
21, 22 et 24.
Le nom du juge charge des travaux est illisible sur les photographies; bien quil paraisse
assez fruste, il n’est peut-etre pas definitivement perdu, Ce juge pourrait bien ätre “Abd al-
Wähid ibn Muhammad, nomme comme intendant des travaux dans le n®° 20. Enfin, lin-
sceription se termine par une date; bien qu'illisible sur les photographies, elle existe certainement.
En effet, les derniers mots sont &erits sur deux petites lignes superposdes, suivant une mode
assez frequente dans l’epigraphie mesopotamienne; or, ces deux lignes renferment toujours
une date." Iei, on peut la fixer & peu pres; voici comment.
Le sultan Muhammad parut sur la scene politique vers 490. En 492, son nom fut pro-
clame pour la premiere fois a Bagdad, mais jusqu’en 498, il eut pour rival redoutable son frere
Barkyärug.” Un traite, conelu entre les deux fröres en 495, donnait a Muhammad une partie
de l’empire, y compris le Diyar-Bekr, mais avec le simple titre de roi (malik), celui de sultan
etant reserve a Barkyärug. Un nouveau traite, conclu en 497, confirmait ä Muhammad la
possession du Diyar-Bekr.” L’inseription peut done remonter a l’annde 495; toutefois, la pre-
sence des titres sultaniens les plus eleves me fait croire qu’elle n’est pas anterieure a 498, date
de la mort de Barkyäruq, & la suite de laquelle Muhammad resta le seul maitre et sultan de
l’empire, jusqu’en 511, date de sa mort. D’autre part, linscription du premier etage portant,
on va le voir, la date 515 et l’examen de la facade indiquant qu'elle a ete elevee d’un seul
jet, il parait probable que la construction du rez-de-chaussee n’a precöde que de peu d’anndes
celle du premier etage; on ne peut done se tromper beaucoup en lui assignant la date ronde
510. L’ecart de quelques annees entre les deux etages s’explique soit par limportance et la
richesse de la facade, soit par une interruption momentan‘de des travaux & la mort de
Muhammad.
A quelle occasion ce travail fut-il entrepris? Vers cette epoque, un incendie detruisit la
grande Mosquee d’Amid.* Ibn al-Azraq, generalement bien informe, ne consacre qu’une ligne &
cet aceident, quil place en 513. Matthieu d’Edesse le met en 508-09 (1115—16) et le deerit
comme un feu vengeur, descendu du ciel contre les peches des musulmans, qui devora l’edifice
de fond en comble. Bien que son style ampoul& n’inspire qu’une medioere confiance et que
son recit soit evidemment exagere, puisque Ja Mosqude a conserv& des restes importants d’une
epoque anterieure, la date qu'il assigne A lincendie est plus vraisemblable que celle donnee par
T'historien musulman. En effet, il est bien tentant de voir dans ce (desastre la cause de la
' Voir plus loin les nos 20 et 27, et Lemmanx-Haupt, Materialien, Arab, Inschriften, n05 2, 3 et 4.
° Voir Bundäri, p. 82s.; Ibn al-Athir, X, p. 194s.; Ibn Khallikän, II, p. 233; Abu I-fidä’, IL, p. 222s.; Ibn
Khaldün, V, p. 22s.; Hamdalläh, p. 241s.; Mirkhond, trad. Vurvers, p. 139s.; DEFREMERY, Recherches sur le regne de
Barkiarok, dans JA, 1853, passim; Weir, Chalifen, I, p. 143s.; Tewsım, CMO, IV, p. 56, n.1.
’ Voir Ibn al-Athir, X, p. 226, 254; Abu I-fidä’, II, p. 225, 227; Abu I-faradj, ed. SarHanı, p. 343; Ibn Khaldün,
V,p. 27, 32; Sibt ibn al-Djauzi, ed. Jewert, p. 6 et passim; Mirkhond, trad. Vurrers, p. 142=.; Pricz, Mahommedan
history, Il, p. 361; Weir, Chalifen, III, p. 146s.; Hammer, G@emäldesaal, V, p. 93.
* Voir Ibn al-Azrag, Br. Mus. Or. 5803, fo 161 ro; Matthieu, trad. DurAurıer, p. 291, et dans Hist. arm. des
crois., 1, p. 114, 614; cf. le recueil p'OrrENHEIM, p. 97.
INALIDES. 59
refection totale de la facade ouest. Or, le sultan Muhammad etant mort ä la fin de 511, l’in-
cendie devrait ötre anterieur d’au moins une annce au travail signe de son nom.
La fin de l'inseription renferme peut-&tre le nom de l’architecte, qui figure ä cette place
dans l’inscription du rez-de.chaussede de la fagade est, n° 22.
20. Inalide Naldi et sultan Mahmüd I”. 515 H. — Le bandeau du premier etage, qui
regne au-dessus des chapiteaux, est coupe, par les des en saillie qui les surmontent, en neuf
compartiments, numerot6s ici de 1 A 9, correspondant aux neuf travees. Mieux conservde que
celle du rez-de-chaussde, cette inseription renferme peu de parties frustes. En reyanche, le texte
suivant offre deux lacunes: la premiere, au compartiment 6, provient d’une solution de conti-
nuite dans les photographies;' la deuxieme est au compartiment 8, entierement masque par
l’auvent de toile d'une masure blottie entre les deux colonnes de cette travee. Une etude sur
les lieux permettrait sans doute de combler ces lacunes. Une longue ligne du meme type;
mömes caracteres (pl. IX a XI et XIII; ef. plus haut, p. 56, n. 1). Inedite.
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A ordonn& de faire ceci l’ömir tres majestueux, le marechal Fakhr al-din Sa’d al-daula, l’eclat de la
religion, la noblesse de la nation, la couronne des rois, la puissance des emirs, Abü Mansür Ilaldi, fils
d’Ibrahim, qu’Alläh fasse durer sa royaute, — sous Je regne du sultan magnifie, du tres grand roi des rois,
qui tient les nuques des nations, du maitre des Arabes et des Persans, de l’aide des serviteurs de la religion,
de l’auxiliaire du calife d’Alläh, Mughith al-dunyä wal-din, du roi de I’Islam et des musulmans, Abu l-Qäsim
Mahmüd, fils de Muhammad, fils de Malik-shäh, la main droite de l’&mir des eroyants. Et cela a eu lieu
par les mains de celui qui a besoin de la misericorde d’Alläh, Abu I-fatı (2?) ‘Abd al-Wähid, fils de Muham-
mad, l’annde 518 (1124— 35).
Le protocole d’Ilaldi” oflre quelques variantes A celui du n° 19, notamment ce titre düsfah-
salär „marechal“,' qui ne figure pas lä-bas; on peut en conclure qu’llaldi l’a recu entre les
annees 510 et 518. Um autre indice de son avancement, c’est l’eulogie adima alläah sultänahu,
remplacant l’afäla allah bagaahu du n° 19.
! Elle est comblee, au dernier moment, par les photographies de l’expedition d’Assur.
? Sur ce titre, voir plus haut, p. 38, n. 4. Dans la regle, il est eerit „\2:al% ; la variante sl; lalt n'est pas
une faute du lapieide, mais plutöt une forme primitive de ce mot, avec le pluriel persan en & long.
3 (e nom est &crit distinetement SM]; voir plus haut, p. 57, n. 4.
‘ Sur ce titre, voir CIA, 1, p. 452, 640 s.; III, p. 64, n. &; cf. le recueil pD’ÖPPENHEIM, p: 97, n.2:
> Dans l’epigraphie de cette epoque, on trouve souvent des eulogies renfermant le mot sultän (ou saltuna),
bien qu’elles s’adressent ä des dynastes qui ne portaient pas le titre de sultan; voir Leumans-Haupt, Materialien, Arab.
Inschriften, nos 3 et 9, et plus haut, nos 8 et 11. Je traduis alors ce mot par „royaule“, et non „sultanat“.
$*+
60 (RANDE MosQUEE.
Le sultan dont le protocole, introduit par les mots fi daula, fait suite a celui d’Ilaldi,
n'est pas le grand Seldjoukide Mahmüd, qui regna peu de temps en Perse, apres la mort de
son pere Malik-shäh, mais le premier souverain de la branche de I'Iraq, Mahmüd ibn Muham-
mad, qui regna de 51l a 525, ä Bagdad et en Me&sopotamie, pendant que son oncle Sindjar
gouvernait la Perse.' Les surnoms personnels que lui donne l’inscription sont deja connus par
les auteurs et les monnaies, auxquels j’emprunte en outre le titre yamin al-mı minin, vestitue
dans le compartiment 8.” Comme dans liinseription preceedente, le suzerain nominal n'est
nomme qu’apres son vassal et ce detail, loin d’etre dü au hasard, exprime une nuance diplo-
matique intentionnelle et fort instructive.
L'intendant des travaux, ‘Abd al-Wähid ibn Muhammad’, est sans doute le fils du juge
Muhammad ibn al-Wähid qui figure au m&me titre dans les n°15, 16 et 17, et le petit-fils du
juge ‘Abd al-Wähid ibn Muhammad, charge des travaux dans les n® 13 et 14. Cette famille
de magistrats, olı les noms de Muhammad et de “Abd al-Wähid alternent de pere en fils, est
un exemple de la persistence des traditions locales, dans la magistrature, & travers tous les
changements politiques.* Enfin, la date est bien conservee et parfaitement lisible.”
Ainsi, la facade ouest, le morceau le plus riche de la grande Mosquee d’Amid, a ete com-
mencee par llaldi, sous le sultan Muhammad, vers 510 au plus tard, et achevee par lui, sous
le sultan Mahmüd, en 518. Ces indications sont d’autant plus pröcises que les bandeaux qui
les portent ne sont pas des surcharges plaquees, apr&es coup, sur une fagade antique, pour rap-
peler quelque insignifiante reparation. Ils font corps avec la facade et l’on peut affirmer que
celle-ci, dans son ensemble, est un produit de la premiere moitie du XII® siecle. Mais il ne
faut pas en conclure que tous les elements qui la composent ont 6t& erees de toutes pieces A
cette epoque; au contraire, il n'est pas douteux qu’une partie de cette admirable decoration ne
soit d’origine beaucoup plus ancienne M. Srkzycowskı nous donnera sans doute le mot de
cette curieuse enigme; je me borne A signaler encore, dans cette composition d’un caractere
unique, quelques details evidemment contemporains des inscriptions.
On a vu que les neuf arcades du rez-de-chaussce sont tantöt en arc brise, tantöt en anse
de panier. Leur archivolte est richement moulurde suivant un profil qui rappelle bien plus le
moyen äge que l'antiquite; cette impression s’accentue A l’examen des petits motifs sculptes
sur la clef de plusieurs de ces arcs: ici, une lampe de mosqude, de type arabe; lä, deux
triangles entrecroises, formant une etoile A six pointes, dite sceau de Salomon, ete. Au-dessus
de l'arcade de la travde centrale est sculptee une tete de taureau encadröe dans un petit me-
daillon, vue de face et tenant un anneau dans sa gueule. Deux tötes pareilles, mais sans cadre
! Voir Bundäri, p. 119s ; Ibn al-Athir, X, p. 367 a 471, passim; Ibn Khallikän, III, p. 337; Abu I-fidä’, II, p. 240
a Ill, p.5: Ibn Khaldün, V, p.45 a 57; Sibt, ed. Jewert, p. 43 a 85; Hamdalläh, ed. Ganrıs, I, p. 2735s.; Mirkhond,
trad. Vurrers, p. 1735.; Wein, Chalifen, IL, p. 21&s.
° Pour les monnaies, voir Laxe-PooLe, CBM, Il, nos 77s.; Tewnıp, CMO, IV, no 91; pour les auteurs, Räwandi,
dans JRAS, 1902, p. 585, 857; Bundäri, p. 119; Ibn Khallikän, III, p. 337; Hamdalläh, I, p. 273; Mirkhond,
p. 173: Laxe-Poone, Dynasties, p. 154. Bien que la fin du mot Es soil cachee par la saillie d’un.de, il faut lire
ainsi, conıme sur les monnaies et dans les auteurs, et non Bas) (confirme& par les photographies de l’expedition d’Assur).
Il est vrai que sur les monnajes nos 77 et 78 de Londres, Lane-PooLe a lu es. Mais dans les nos suivants et dans
Tewnıp, Zoe, eit., ou l’on nous montre des monnaies, frappees aux noıns de Sindjar et de Mahmuüd reunis, sur les-
quelles figurent ces deux surnoms en «al-din, il est clair que celui en maizz se rapporte a Sindjar et celui en mughith,
a Mahmüd. Des lors, sur les monnaies n0s 77 et 78, ou bien le surnom en muizz se rapporlte aussi A Sindjar, ou
plutöt il faut lire mughith au lieu de mu‘izz, ces deux mots offrant une grande analogie graphique.
’ Sa kunya n'est pas distinete; au lieu de „al >) ‚ peut-ötre ZaJl o1.
ee Er
° Ch. un exemple analogue chez Ameproz, dans JRAS, 1908, p. 419.
° Le chiffre des centaines est grav& au-dessus des deux autres; cf. plus haut, p. 58, n. 1.
INALIDES. 61
et sans anneau, sont sculptees, en fort relief, au sommet des des qui surmontent les deux
eolonnes encadrant la travde centrale du premier tage. Je chercherai plus tard le sens de ces
emblemes, qu’on retrouvera sur la fagade est et sur la porte d’Alep, me bornant ici ä noter
leur caractere medieval.
21. Nisanide al-Hasan et Inalide Mahmüd. 550 H. — Du cöte sud de la cour, bandeau
sur le mur exterieur de la nef laterale nord de l’aile est de la mosquee. Ce bandeau, qui fait
pendant au n° 18, commence pres de l’angle de la petite face nord du sanctuaire, passe au-
dessus des sept baies qui donnent jour dans cette nef et se termine A l’angle sud-est de la
cour, & la hauteur de l’entablement du rez-de-chaussee de la facade est. Le texte suivant a
ete retabli sur quatre photographies qui n’en donnent chacune qu’un fragment detache, lais-
sant entre elles deux lacunes importantes, l’une au debut, l’autre vers la fin. Mais les baies
visibles sur les photographies forment des points de repere suflisants pour fixer la longueur
approximative des lacunes.! M&öme type; me&mes caracteres, admirablement conserves et plus
riches que ceux des inscriptions precedentes (pl. XII). Inedite.
1 & 2 mots (2) 10812 mots ... do ll Al Jen A Aal AL N... Al
do) del de al cine äldleke
Sl Ne dl Al gel SFT IN ad el N
[environ 10 mots (5) 1A 2 mots] (9) 6 Als Sl as All ans Seeds AI! el
as ir bo &lliy algel zen all Al el euzll zul m (6 Gr Ay
. (angle sud-est de la cour) ars Sl Aa -Ulls ans Cr Ge fi (7) Sur
A ordonne de faire ceci..... pour gagner la faveur d’Alläh, al-Hasan, fils d’Ahmad ibn Nisän, qu’Alläh
ale piti& de qui implorera sa pitie pour Jui, et cela sous le regne de notre maitre l’&mir, le marechal tres
majestueux, le seigneur grand, l’assiste d’Alläh, le vainqueur, le savant, le juste, Djamäl al-din wal-daula,
l’eelat de )’Islam et des musulmans, le bonheur de la religion, le soleil des rois (Shams al-mulük) et des
sultanser 2.2. Mahmüd, fils d’Daldi, l’aide de l’&mir des eroyants, qu’Alläh fasse durer son regne et donne
la vietoire A ses auxiliaires! Et cela (a eu Jieu) en l’annee 550 (1155—56). Le charg6 des travaux est
Aidoghdi, fils de “Urwa(?), et T’architeete, Hibatalläh, de Gurgan.
L’ordre de construction, provisoirement perdu dans la premiere lacune, emane du Nisanide
al-Hasan, qui fut vizir des Inalides Ilaldi et Mahmüd et mourut en 551, une annee apres la
date de cette inscription.” Le personnage dont le protocole, introduit par les mots fi daula,
fait suite au sien est l’Inalide Mahmüd, qui succeda a son pere Ilaldit en 536 et posseda Amid
! Dans le texte suivant, les chiffres 1 a 7 indiquent les points oü l'inseription passe au-dessus de la clef des
arcs des sept baies et representent iei, comme au n® 18, de simples jalons destines ä relier les fragments et A fixer la
longueur approximative des lacunes, en vue du commentaire.
2 Cenom est peu distinct; paleographiquement, la lecon 235 semble possible, mais ce vieux nom arabe ne
s’accorde guere avec le nom ture Aidoghdi.
® Voir p. 55, la genealogie des Nisanides. L’eulogie vahima alläh indique peut-&tre que l’inscription ne fut
redigee qu’apres la mort de Hasan; toutefois, cette eulogie s’adresse aussi ü des vivants; ef. plus loin, p. 65, n. 4.
' Ce nom est &crit distinetement SM; voir plus haut, p. 57, n. 4, et 59, n. 2.
62 GRANDE MOSQUEE.
jusqu’en 579.1 Il porte ici le titre isfahsalär, donne A son pere dans le n° 20, et les surnoms
Djamäl al-din et Shams al-mulük, qu’on retrouve dans les chroniques.” Une partie de son
protocole est comprise dans la deuxieme lacune, qui s’arr&te heureusement avant le nom propre.
La r@daction du protocole jette un jour curieux sur la situation politique des maitres
d’Amid & cette epoque. En premiere place figure le vizir; c'est lui qui fait bätir et bien que
son nom, par une reserve sans doute intentionnelle, ne soit accompagne d’aucun titre, c'est Jui
qui commande A son maitre nominal; malgre ses titres pompeux, l’Inalide n’occupe que le se-
cond rang. Son protocole est pr&ecede des mots fi daula, les m&mes qui, dans les n® 19 et 20,
precedent le protocole des sultans seldjoukides Muhammad et Mahmüd. En 550, e’etait un fils
de ce dernier qui rögnait en Iraq.” Mais les maitres d’Amid, s’ils reconnaissent encore sa su-
zerainete, ne songent m&me plus & lui rendre hommage dans leurs inseriptions. Voila done la
deuxieme phase du renversement hierarchique signal& A propos des n°®19 et 20. Lä-bas, c’etait
le dynaste qui avait pris la premiere place, celle du sultan dans les inscriptions seldjoukides,
et relögud celui-ei & la seconde, celle du vizir. Ici, c’est le vizir & son tour qui prend la pre-
miere place, relegue le dynaste ä la seconde et supprime le nom du sultan. Les n° 22 et 24
montreront les phases suivantes de cette evolution.
Apres la date, qui est tres distincte, linscription nomme encore lintendant des travaux,
qui porte un nom turc bien connu, enfin l’architeete, dont l’ethnique est &erit distinetement
al, sans doute «al-gurgäni „originaire de Gurgan‘. Il existait alors au moins trois localites
3 gun
de ce nom: la ville situ6e au sud-est de la Caspienne et deux autres, moins importantes, l’une
dans le Fars, l’autre pres de Kirmanshahan.* D’apres Yägqüt, le nom de la premiere s’ecrit
obs, Djurdjän, la forme „s%“, Gurgän, etant reservee aux deux autres;? de fait, la plupart
des auteurs arabes l’ecrivent ainsi. Mais les regles orthographiques de Yäqüt ne sont pas
toujours d’accord avec la langue du moyen äge ou la prononeiation locale* Quoiqu'il en soit,
l’architecte etait persan, peut-etre de naissance, en tout cas d’origine. Ce fait, important pour
Uhistoire architeeturale de la Mosquee, souleve une question que j’ai deja posee A propos du
n° 18: A quelle partie de l’edifice se rapporte l’inseription? Ici encore, aucun document ne
m’autorise A repondre avec preeision.
Dans les deux tympans inscrits entre les arcs des baies 3, 4 et 5, sous le bandeau, sont
creusdes deux niches flanquees de colonnettes A füt chevronne et couronnees d’une coquille a
neuf cötes (pl. XII). Sur le linteau droit de la baie 4 sont sculptees de petites niches et quel-
ques ornements d’un style grossier. Tous ces motifs, qui presentent des analogie de style et
de facture avec ceux de la porte de Kharput, me paraissent remonter ä l’epoque abbasside.
Si tel est le cas, cette partie de la Mosquee n’a pas ete entierement refaite sous les Inalides.
D’autre part, les joints blancs qui sillonnent la facade trahissent une restauration beaucoup plus
recente. Cette absence d’unite architecturale enleve aux inscriptions n° 18 et 21 une partie
de leur valeur archeologique; en effet, il n’est pas possible de juger si ces inscriptions, comme
celles des facades est et ouest, datent la facade sud en faisant corps avec elle.”
ı Voir p. 55, la genealogie des Inalides, et plus loin, p. 72.
® Voir Ibn al-Azraq, Br. Mus. Or. 5503, fo 170 r0, 172 vo; Ibn Shaddäd, Zoe. eit.
» Voir Lane-PooLe, Dynasties, p. 154 et table genealogique des Seldjoukides.
'‘ Sans parler de la ville du Khwarizm appelee Gurgandj ou Djurdjaniyya, dont il ne peut guere etre ici
question, car on attendrait alors le relatif gurgändji ou djurdjäni
° Voir Yägqüt, Mu’djam, IV, p. 261; Mushtarik, p. 371 (tous deux ed. WüsTEnFELD); BARBIER DE MeynaRd, Die
tionnaire geographique de la Perse, p. 481.
6 Voir mes Notes sur les croisades, tir. a part du JA, p. 22.
° Voir plus haut, p. 54 et plus loin, p. 68.
INALIDES. 63
22, Nisanide ‘Ali et Inalide Mahmüd. 559 H. — On a vu que la fagade est, comme
la facade ouest, porte deux longs bandeaux courant sous les entablements du rez-de-chaussee
et du premier etage. Le premier regne au-dessus des chapiteaux et, comme au premier etage de
la facade ouest, il est coupe, par les des en saillie qui les surmontent, en neuf compartiments
(numerotes de 1&9). Mais ici, les des ne sont pas tous an&pigraphes: sept d’entre eux portent,
sur leur face anterieure, quelques caracteres de l’inseription. Le texte suivant, retabli sur trois
photographies, renferme plusieurs lacunes. Le compartiment 1 est presque entiörement fruste
et tout le compartiment 4 a disparu pour faire place & une inseription moderne en vers.! Ces
deux lacunes sont definitives, mais il est facile de les combler, de meme que les deux petites
lacunes de la fin, qui proviennent de l’insuflisance des photographies et ne sont que provi-
soires. Une longue ligne du m&öme type; m&mes caracteres, un peu plus sobres que ceux du
n° 21 (pl. XIITA XV). Inedite.?
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A librement entrepris de faire cette colonnade orientale, depuis ses fondations jusqu’a son faite, et
cette magsira superieure tout entiere, sur sa fortune, desirant la misericorde d’Alläh ... . . notre rnaitre
l’emir, le maröchal tres majestueux, Kamäl al-din, la noblesse de l’Islam, Djamäl al-daula, l’&clat de la religion,
le prepose aux armees, la couronne des emirs, Abu l-Qäsim “Ali, fils d’al-Hasan ibn Nisän, l’agre& de l’emir
des eroyants, qu’Alläh aie piti& de qui Jira ceci et implorera sur lui Ja misericorde et le pardon! Et cela (a
eu lieu) sous le gouvernement de notre maitre le roi juste, le pere des bienfaits, Djamäl al-din, l’eclat de
l’Islam, le bonheur de la religion, le secours de la nation, l’&mir des frontieres, Abu I-muzaffar Mahmüd, fils
d’Ilaldi, l’aide de l’&mir des eroyants, en l’annde 559 (1163—64). Et l’architecete en est Hibatalläh, de Gurgan.
Comme le n° 19, ce texte relate la construction de deux parties distinetes: une suffa orien-
tale et une magsära superieure. Le mot suffa designe un banc de pierre abrite contre une
maison (cf. sofa), un couvert en general, niche, verandah, porche ou portique, ou encore une
arcature sur colonnes, telle qu’on les pratique, en miniature, dans ces consoles de marbre ou
de bois sculpte du mobilier musulman.? lei, ce terme designe soit la fagade entiere, soit plutöt
ı Elle est cach&e par l’ombre d'un auvent, mais on y distingue cette division, en h&mistiches encadres, carac-
teristique des inseriptions modernes en vers.
® J’en ai publie un fragment dans le recueil p’OrPEXHEIM, no 124. s Coran, IX, 18, debut.
* Ou =. „sept“; la paleographie est plutöt en faveur de 2.5 „neuf*“.
5 Voir le dessin d'une suffa egyptienne dans Lane, Manners and customs, 5° &d., I, p. 15; cf. son Die,
tionary. Je erois voir une autre suffa dans un beau morceau du Musee de Constantinople, provenant preeisement
d’Amid et remontant au XII? sieele, comme les facades de la grande Mosquee; voir Mıseos, Manuel d’art musulman, fig. 66.
64 (GRANDE MOSQUEE.
le seul rez-de-chaussee. En effet, il sapplique mieux ä ce dernier, a cause de la forme de ses
arcs, primitivement ouverts sur la cour, et parce que les mots „la magsira superieure“ designent
evidemment le premier etage, de möme que le premier etage de la facade ouest est appele,
dans le n® 19, „la magsära decouverte*“. La nuance entre ces deux expressions est sans doute
intentionnelle: tandis que le premier etage de la facade ouest est & ciel ouvert, celui de la fa-
cade est est couvert d’un toit ou d’une terasse. Bien qu’aucune trace de couverture ne soit
visible sur les photographies, on y devine, ä la noirceur des fenetres, que linterieur ne prend pas
de jour par en haut.
Qu’etaient ces deux magsüra, se faisant face aux deux extremites de la cour? Ce mot
designe le plus souvent une enceinte reservee, puis grillee, dans une mosquee, a lusage du
souverain, suivant une pratique dont l’origine est attribuce au calife omayyade Mu’äwiya, par-
fois le sanctuaire tout entier, separe par une grille du reste de la mosquee.! Tel ne peut etre
ici le sens restreint de magsiära, puisque les deux facades sont en dehors de la mosquee propre.
Mais suivant son &tymologie, ce mot designe, en general, tout espace ou bätiment eirconscrit,
par exemple, un palais entoure de murailles, ou des appartements separes.” Il semble done
que les deux facades faisaient partie de quelque edifice attenant A la grande Mosquee, mais
que les deux magsüra y &taient bien des lieux de priere, sans doute reserves au souverain ou
a sa maison, car le contexte, dans l’inscription, leur assigne clairement une fonction religieuse.
Cette hypothese concilie l’emploi du terme magsära avec la disposition de ces deux premiers
etages, qui sont compris dans l’enceinte de la Mosquee, mais en dehors des parties ouvertes
au publie, et separes de la cour par les colonnades, faisant en quelque sorte l’oflice d’un
grillage.
Üette question en souleve une autre: Oü se trouvait le palais des Inalides? On sait que
la capitale des Merwanides etait Mifargin. es princes possödaient bien un palais ä Amid,
mais son emplacement n’est pas encore connu. Ibn Damna, le meurtrier du Merwanide Abü
“Ali al-Hasan,’ qui stempara d’Amid apres son crime, y bätit un palais pres du Tigre.* A moins
quil ne s’agisse d’un palais d’ete ou d’un simple pavillon, il est peu vraisemblable que cette
rösidence alt et6 placce sur la rive du fleuve, dans un terrain bas et en dehors des murs pro-
tecteurs de l’enceinte. Je crois plutöt qu’elle s’elevait dans la citadelle, qui domine le Tigre et
dans laquelle plusieurs auteurs, notamment Ewriva, signalent les ruines d’un palais ancien.” Il
serait done tentant de supposer que les Inalides, qui venaient de faire d’Amid leur capitale,
ont voulu s’y bätir un palais plus somptueux. D’autre part, on sait que leurs deux fagades ont
conserv& des restes importants d’un etat anterieur, et que quelques voyageurs les attribuent aux
Arsacides, aux Armeniens, aux Sassanides ou aux califes.“ Sans faire &tat d’attributions aussi
vagues, on peut croire que ces auteurs refletent une tradition locale et que pour les habitants
d’Amid, le souvenir d’un palais reste attache & cette partie de Ja grande Mosqude. Mais com-
ment concilier l’existence de deux palais, un dans l’enceinte de la Mosquee, l’autre dans celle
de la citadelle? En l’absenee de documents precis, toutes les suppositions sont permises.
Peut-etre la residence s’est-elle deplacee d’une dynastie A lautre, comme au Caire; peut-etre
le palais de la Mosquee n’a-t-il jamais servi de residence; peutötre celui de la eitadelle n’a-til
ete bäti qu’apres les Inalides. Seule une exploration pourrait donner la solution de ce probleme.
! Voir les sources citees par (JUATREMERE, Sultans Mamlouks, la, p. 164; vox KrEwER, Topographie von Damascus,
I. p. 46, n. 2; Goupziner, Muhammedanische Studien, II, p. 41: Becker, Die Kanzel im Kultus des alten Islam, tir.a
part de Festschrift für Th. Nöldeke, p. 16; LAamnens, Etudes sur Mo‘awia Ier, p. 202 >.
? Voir Dozy, Supplement.
’ Voir plus haut, p. 24.
' Voir Ibn al-Azrag, dans Ameproz, p. 127, 135. Sur la palais de Mifargin, rebäti par l’emir Ahmad, pres d’une
tour de l’enceinte, sur l’emplacement d’un couvent et d’une eglise de la Vierge, voir op. eit., p. 131.
5 Voir plus haut, p. 10.
*s Voir Texıer, H. pe Henn, Fergusson et PHENE Spiers, cites plus haut, p. 47 =.
INALIDES. 65
Iei encore, l’ordre de construction emane du vizir, Abu l-Qäsim Ali, le fils d’al-Hasan.!
L'inscription precise ä dessein: il a fait bätir „de sa propre initiative et sur sa bourse“, ce qui
veut dire, sans doute, que son maitre Mahmüd n’y a aucune part. En outre, il a bäti „la fa-
cade tuut entiere, des fondations jusqu’au faite*, ce qui veut dire que ce travail a ete plus con-
sid6rable qu’ä la facade ouest; on va voir que tel est bien le cas. Le debut du protocole,
perdu dans la premiere lacune, est restitu sur le n® 24. Ali y prend ä son tour ce titre is-
fahsalär des Inalides, que le n® 21 ne donne pas encore A son pere al-Hasan. Ce detail trahit
l’avancement diplomatique des Nisanides entre 550 et 559, de me&me qu'il a trabi, plus haut,
l’avancement des Inalides entre 510 et 518.” Les surnoms personnels de ‘Ali sont d@jäa connus.”
Ils sont suivis par un titre en amir al-mu'minin, nouvel indice des succes diplomatiques du
Nisanide. L’eulogie qui suit ce titre ne prouve pas que le vizir etait mort ä& la date de lin-
scription. En effet, les eulogies en rahima ne s’adressent pas toujours a des defunts! et celle
du n® 22 renferme en elle-m&me la preuve quelle est destince a des vivants, puisqu’avant de
s’adresser au vizir, elle s’adresse aux lecteurs de l’inseription.
Le protocole de Malımüd est deja connu par le n® 21; mais il y a, entre les deux re-
dactions, des variantes importantes. Dans le n° 22, le titre isfahsalär, qui a passe dans le pro-
tocole du vizir, «st remplace par malik “ädil” Si cet echange marque, en apparence, un avan-
cement diplomatique, puisqu’en titulature, le titre malik est superieur au premier, la situation
reelle du dynaste n’a pas change, car il persiste a oceuper le second rang. Bien au contraire,
la formule fö wiläya „sous le gouvernement de*, remplacant le fö daula „sous le regne de“ du n® 21,
prouve que le dynaste est en train de devenir le vizir de son vizir, puisque cette formule est
celle du vizir dans les inscriptions seldjoukides, n° 16 a 18. Cette nouvelle decheance du dy-
naste marque la deuxieme phase de ce que j’ai appel& le renversement hierarchique.®
Apres la date, qui est tres distincte, l’inseription nomme l’architecte, ce m&me Hibatalläh
de Gurgan qui a sign& la facade nord de la mosquee propre (n® 21). Les mots zwal-bannd’
Hibatalläh, vestitu6s sur le n° 21, sont sans doute sculptes sur la face laterale droite du de 10,
laquelle est invisible sur les photographies; en effet, le compartiment 9 s’acheve avec la date
et l’ethnique al-gurgäni occupe & lui seul la face anterieure de ce de.’
23. Nisanide ‘Ali. — J’ai dit (p. 46) que le bandeau du premier etage de la facade est ne
porte une inseription qu’au-dessus de la fenätre centrale, dans le compartiment 5 et sur les
des 5 et 6. Une ligne du meme type; mö&mes caracteres (pl. XII a XV). Inedite.
..
ger Sl cr (de 6) Coran, IX, 18 (visible jusqu'au mot 35) (5) Je | El (de 5)
. ins sl) zul
Abu 1-Qäsim “Ali ibn Nisän, l’agr6e de l’&mir des croyants.
Sur le de 6, au-dessus du mot „Lu, on distingue le groupe +, debut du titre murtadä
amir al-mu'minin, que les n°‘ 22 et 24 attribuent a ‘Ali. La fin de ce titre doit etre seulptee
' Voir le no 21 et la genealogie des Nisanides, p. 55.
2 Voir les nos 19 et 20. Dans le n0 22, le tilre ösfahsalär est reslitue, mais il figure dans le no 24.
® Voir les auteurs ceites p. 55, n. 1, notamment Ibn al-Azraq, Br. Mus. Or. 5803, fo 1S1r0 et passim:; Ihn al-
Athir, dans Hist. or. des crois., IIb, p. 323. -Les manuscrits donnent parfois la lecon Djamäl al-din, erreur qui
s’explique soit par une confusion entre les surnoms Djamäl al-daula et Kamäl al-din, soit par le fait que I’Inalide
Mahmüd s’appelait Djamäl al-din.
4 Voir von Karagacer, dans Kusejr "Amra, I, p. 216, eitant quelques exemples; cf. plus haut, p. 61, n. 3.
5 Je considere ici ces mols comme un titre et non comme un surnom personnel en malik; cf. LEHmann-HAupT,
Materialien, Arab. Inschriften, p. 12, et le recueil p’OrrEnHEIM, p. 79, n. 1, 97, n. 4,
® Voir plus haut, p. 58, 60 et 62, et plus loin, p. 67.
” Sur une photographie oü la face laterale du de est vue en raccourei, on y devine des caracteres,
Amida. 9
66 (RANDE MosQquUEE.
sur la face latörale gauche du de, qui est invisible sur les photographies. La symetrie exige
alors que la face laterale droite du de 5 porte aussi quelques caracteres; on peut y restituer
le titre al-amir al-adjall, ou alisfahsalär. Sur la face laterale gauche de ce de, l’on peut resti-
tuer le bösmilläh, qui n'est pas visible au debut du compartiment 5, et, sur la face laterale
droite du de 6, la suite du verset.
En examinant A la loupe la partie gauche du compartiment 5, on verra que les mots
= 3 rt ea 8 re eh |
EN a1 Ss) ebis >| du verset sont ecrits Ars | ka ebls | \gle 9) IN.
A premiere vue, ce groupement n’offre aucun sens. En le regardant de tres pres, on voit
que les joints des pierres passent aux points marques ici par des traits verticaux. Des lors,
ce rebus s’eclaireit: les blocs 2 et 3 ont et& intervertis apres coup. Üe detail prouve qu’on
a remanie le bandeau, peut-tre le haut de la facade, ot les arcades murdes du rez.de-chaussee,
la menuiserie vitree des baies du premier «tage et certains defauts dans l’appareillage des
pierres de taille trahissent des reprises dont il m’est impossible de fixer l’Epoque.
En aucun cas, le n® 23 ne renferme le nom de l’Inalide Mahmüd; mais cette omission
n’a pas le möme sens qu’au n® 24, ol j'y reviendrai. En effet, le texte du n® 23, tres court
et non date, n'est qu’une sorte d’echo du n® 22. Il est donc probable qu’a l’encontre de la
facade ouest, bätie en deux etapes successives, la facade est a ete elevee d’un seul coup et
achevce des 559 ou peu apres. De fait, elle est bien moins riche que l’autre et trahit un tra-
vail plus hätif, surtout dans l’entablement du premier tage, dont le decor est plus pauvre et
d’une execution plus seche et plus plate. Ici encore, je laisse A M. Srrzycowskı le soin de
degager les parties antiques des imitations du XII® siecle; je me borne A signaler, parmi les
morceaux du moyen äge, les arcades du rez-de chaussee, qui ont le m@me profil que celles de
la facade ouest, mais sans leurs moulures et sans les motifs sculptes de leurs clefs, et les quatre
tötes de taureau, sculptees en haut relief, sur les des 5 et 6 des deux etages.!
24. Le meme,. — Jai dit (p. 46) qu’une des entrees de Ja Mosquce est formee par un pas-
sage voüte, debouchant dans la cour par la baie centrale du rez-de-chaussee de la facade est.
A son autre extremite, ce passage s’ouvre dans une rue, par une vaste arche surbaissde et
legerement brisce au sommet, percde dans une facade en pierre de taille qui limite, du cöte
de la ville, ce que j’appellerai provisoirement l’aile est du palais inalide. Au-dessus de cette
arche regne un cordon dont le profil est fait d’un simple chanfrein, surmonte d’un filet. Le
chanfrein est decore d’une serie de motifs de palmettes et d’etoiles.” Entre le cordon et le
sommet de l’arche court un bandeau portant une inscription, sculptee dans les pierres du
parement; elle se prolonge dans deux petits compartiments A et B, places sous le bandeau,
a droite et A gauche du sommet de l’arche. Meme style; m&mes caracteres (pl. XVI et fig. 24).”
Inedite.
! Autant qu’on peut le voir sur les photographies, ces töles sont pareilles a celles du premier etage de la facade
ouest, c’est-A-dire sans anneau dans la gueule. Celle qui decore le de 5 du rez-de-chaussee parait mordre un objet,
peut-etre un petit mammifere; cf. plus haut, p. 14.
? Ge profil est frequent en Europe a la m&me epoque. On le retrouve, avec un decor analogue ä celui d’Amid,
sur la facade de la „Manecanterie* a Lyon: voir G. Marrın, L’art roman en France, pl. XIX. Le caractere oriental de
cette facade romane est indeniable; pour s’en convainere, il suflit d’en comparer les elements avec ceux de la deco-
ration de Santa Maria in Valle, A Cividale; voir Srrzycowskı, Das orientalische Italien, dans Monatshefte für Kunst-
wissenschaft, 1.
' La fig. 24 reproduit une photographie que jai recue de M. Güys au dernier moment et sur laquelle on voit
la partie gauche de linseription; cette partie est mäasquee par un auvent sur la planche XV], faite d’apres une photo-
graphie du general oe BeyLıE.
INALIDES. 67
NS EN a ed N dl al GEdl de ee
ap ci a pie a) er) all \g Asa) > A) (ornement) u pr ar
a BA de N
Parmi ce qu’a librement entrepris de faire et de payer sur sa fortune notre maitre l’emir, le marechal
tres majestueux, Kamäl al-din, la noblesse de l’Islam, Djamäl al-daula, l’6elat de la religion, l’ornement de
la nation, le prepose aux arındes, Ja couronne des &mirs, la eloire des hautes qualites, Abu I-Qäsim “Ali,
fils d’al-Hasan ibn Nisän, l’agree de l’emir des eroyanls.
Fig. 24. Inscription n® 24 a l'entree de la grande Mosquee
Le protocole du fondateur, Abu l-Qäsim “Ali, est A peu pres le meme que dans len® 22
Mais ici, le vizir figure seul, n’affeetant meme plus de nommer apres lui son vieux maitre;
c'est Ja derniere &tape de ce que j’ai appel& le renversement hierarchique.' L’inseription n'est
pas datde, mais “Ali etant mort vers 575, elle doit etre anterieure A cette date; il est probable
quelle est A peu pres contemporaine des pr&cedentes.
A droite du fragment A, le parement de la facade ren .
ferıne une pierre plus grande que les autres, sur laquelle est FETTE
sculpte en relief le sujet suivant: un ruminant, passant ä 7 ;
gauche, plie les jambes sous le poids d’un felin cramponne
a son dos et qui s’apprete & lui dechirer la nuque (fig. 25). . Lk:
Ce vieux motif oriental est trait@ ici dans un style tr&s re u
marquable, qui trahbit, a travers le caractere conventionnel R {
du dessin, une rare habilet€e de main. Le m&eme motif, avec
les animaux passant & droite, fait pendant & celui-ci, a gauche
du fragment B (fig. 24). Quant a l’ornement qui partage le bandeau en deux moities, au-dessus
! Voir plus haut, p. 58, 60, 62 et 65.
68 (GRANDE MOsQUEE.
de la clef de l’arc, il est tres fruste et meconnaissable sur les photographies. Peut-ötre etait-ce
une de ces tetes de taurcau qu’on voit sur les deux facades interieures, dans la cour, et sur
lesquelles je reviendrai plus loin, a propos du n® 27.
Resumons ce que les inscriptions de la grande Mosquee apprennent A L'histoire. A part
le n® 18, elles appartiennent toutes aux Inalides et & leurs vizirs, les Nisanides. Elles ne se
bornent pas ä donner des noms et des dates precises, qui confirment et completent les rares in-
dications des auteurs sur ces personnages peu connus. Par la r&daction de leurs protocoles,
elles nous £elairent encore sur Ja situation politique de ces princes. En 484, sur la facade nord
de la mosquee propre (n° 18), le sultan Malik-shäh figure en premier rang, avant son gouver-
neur au Diyar-Bekr, dont le protocole est introduit par la formule „sous le gouvernement de“,
comme dans les n® 16 et 17. Au debut du siecle suivant, les gouverneurs ont fait place A
des dynastes. Vers 510 et en 518, sur la facade ouest (n°° 19 et 20), I’Inalide Ilaldi, bien que
simple feudataire des Seldjoukides, figure en premier rang, avant les sultans Muhammad et
Mahmüd, dont le protocole est introduit par la formule „sous le regne de“. En 550, sur la facade
nord de la mosquee propre (n® 21), il n'est plus question du sultan et, par un retour qui n'est
pas sans ironie, c'est le vizir al-Hasan qui figure en premier rang, avant son maitre Mahmüd,
dont le protocole est introduit par la formule „sous le regne de“. C'est que la tyrannie des Nisa-
nides a commence depuis quelques annees, ainsi que va nous l’apprendre un auteur contem-
porain." En 559, sur la fagade est (n° 22), c’est encore le vizir "Ali qui figure en premier rang,
avant son maitre Mahmüd, dont le protocole n’est plus introduit que par la formule „sous le
gouvernement de“. Enfin, dans les n® 23 et 24, le sans-g@ne est complet: le vizir "Ali figure
seul, ignorant et les derniers Seldjoukides, et son maitre Mahmüd, qu’il tient en tutele dans
son palais.
Rösumons enfin ce que les releves du general vE BEYLIE nous apprennent sur la grande
Mosquee. Cet edifice est une ancienne eglise, peut-etre un ancien temple, doublee d’un ancien
palais. L’eglise est representce par la mosqude propre, qui s’etend au sud de la cour et se
compose essentiellement d’un sanctuaire ä pignons et de deux ailes laterales a trois nefs. Le
palais est represente par les constructions dont les deux splendides facades bordent les cötes
est et ouest de la cour. L’origine antique de cet ensemble ressort de son plan general, com-
pare A celui de plusieurs Mosqudes syriennes, qui furent aussi des temples, puis des eglises,
avant de devenir des mosquees; elle est confirmee par une tradition locale persistante, signalee
par quelques auteurs. Faute de documents, ’histoire du monument reste obsceure jusqu’a l’e-
poque oüı l’Epigraphie commence ä fournir des iemoignages precis sur la construction ou la
restauration de plusieurs parties de ce vaste ensemble. Il est vrai que les deux inscriptions
seulptees sur Ja face nord de la mosquee propre (n° 15 et 21) ne constituent que des Episodes
epigraphiques. Elles se rapportent & des restaurations de cette fagade, peut-etre aussi de lin-
terieur de Ja mosquee, qui renferment l’une et l’autre des temoins d’une epoque plus ancienne
et des traces de restaurations encore plus recentes. Ces inseriptions ne fournissent donc aucun
temoignage preeis sur l'origine de la mosqu6e propre, ni sur l’etendue et la portee des re-
parations faites & leur Epoque.
En revanche, les inscriptions sculptees sur la facade ouest font corps avec elle et prouvent
quelle a ete entierement refaite vers 510 et en 518, quels que soit le nombre et l’origine des
morceaux antiques remployes dans ce travail. De meme, les inscriptions sculptees sur la facade
est prouvent qu’elle a ete refaite en 559, plus completement encore que la facade ouest, parce
quelle renferme un moins grand nombre de morceaux anciens. Il semble que la mine des mate-
riaux antiques exploites par les architectes du XIl® siecle commencät alors a s’epuiser et que
ceux-ci fussent obliges de les remplacer par des morceaux d’imitation de plus en plus nombreux.
! Voir plus loin, p. 71.
INALIDES. 69
Si l’architecte de la facade ouest reste inconnu!, nous savons que la facade est est l’@uvre
d’un artiste persan, ou du moins d’origine persane. Enfin, les inscriptions nous apprennent
que la direction des travaux etait confice a des magistrats issus d’anciennes familles indigenes
(n°° 18 & 20), que des fonctionnaires d’origine turque tendent a supplanter (n° 21).
La belle colonnade qui borde le cöt€ nord de la cour, depuis le milieu jusqu’a l’angle nord-
est, n’est datee par aucun texte.” En la comparant aux deux facades laterales de la cour, on
verra qu’elle reunit, elle aussi, des morceaux antiques & des parties du moyen äge. Aux pre-
miers appartiennent les colonnes et leurs chapiteaux; aux secondes, l'arcature qui les surmonte.
En effet, ces dix arcs sont brises au sommet et encadres d’une riche moulure semblable ä celle
des ares du rez-de-chaussee de la facade ouest, dont l’origine medievale, on l’a vu, est attestee
par leur style et par les motifs sculptes sur une partie de leurs clefs. Ainsi, la colonnade
parait ötre, elle aussi, une @uyre hybride du XII® sieele.
Enfin, l’autre moitie du cöte nord de la cour, jusqu’a l’angle nord-ouest, est bordee par
une facade offrant quelque analogie avec la facade nord de la mosquee propre. Comme cette
derniere, elle est pereee de vastes baiesä arc brise, coupees par un linteau droit formant meneau.
Comme elle encore, elle porte un long bandeau qui passe au-dessus des arcs de ces baies.
L'inseription de ce bandeau donne ä l’edifice le nom de masdjid „mosquee“, et en attribue la
construction A un gouverneur du sultan Salim I", en 935 (1523—29).” lei. comme sur la facade
nord de la mosquee propre, linscription parait n’&tre qu’un Episode Epigraphique; elle ne signale
que l’amenagement, dans un edifice sans doute plus ancien, d’une petite mosquee ou d’une
ecole, et ne nous apprend rien sur l’origine de la facade qui la porte.
Aussi bien, les inscriptions de la grande Mosquee posterieures a l’epoque inalide ne
s’adressent plus ä l’archeologie, mais a l’histoire seule. L’ordre chronologique des textes sui-
vants nous conduira tantöt A l’enceinte, tantöt a la grande Mosquee; mais ce va-et-vient ne
jettera aucun trouble dans mon exposition. En effet, ces textes ne sont desormais plus que des
episodes dans l’'histoire de ces deux monuments, alors quils restent des documents de premier
ordre pour l’histoire politique et generale d’Amid.
! Voir plus haut, p. 59 en haut.
Voir plus haut, p. 46 et plus loin, les nos 28 et 32.
® Voir plus loin le no 37.
w
CHAPITRE TROISIEME.
INSCRIPTIONS DIVERSES.
INALIDES.
25. Fragment inalide(?). XII® (?) siecle. — Sur la face d’un saillant (ou pres d’un angle
de la courtine), dans le front est ou sud de l’enceinte, regne un bandeau forme de pierres
Fig. 26. Inseription n» 25.
blanches, encastrees dans le parement en pierres noires. Une ligne du möme type; memes
caracteres (fig. 26). Inedite.
INALIDES. zul
SON N N Id A al IL a al elajli all
an
. |la fin a disparu] JaWl Au a bel gel Wise]! P Eu
Voici ce qu’a ordonne de faire notre maitre l’&mir, le marechal tres majestueux, le seigneur, le grand,
l’assiste, le vietorieux, le vainqueur, le combattant, le savant, le juste ....
Les derniers mots visibles sont frustes et l’extremite du bandeau a disparu dans une large
bröche du parement. En l’absence de tout indice historique, le style des caracteres trahit
l’epoque merwanide, seldjoukide ou inalide. D’autre part, la titulature est inalide ou ortokide;
mais les inseriptions ortokides d’Amid sont toutes en arrondi, comme on va le voir. Des lors,
il est permis d’attribuer ce fragment A un Inalide, soit a Mahmüd ibn Ilaldi, dont le protocole,
dans le n° 21, repond mot pour mot A ce fragment, soit au Nisanide “Ali, bien que son proto-
cole, dans le n® 24, n’offre pas des rapprochements aussi deeisifs. Le style des caracteres pa-
raissant un peu plus ancien que dans le n° 21, je suis tente d’attribuer ce texte a Mahmüd au
debut de son r&gne, peut-tre & son pere Ilaldi, dont le protocole, dans les n° 19 et 20, bien
que moins coneluant que celui du n° 21, offre aussi des analogies avec ce fragment; l’inserip-
tion daterait alors du debut du XII® siecle.
La photographie montre dans le parement deux appareils bien distinets: au-dessous du
bandeau regne un grand appareil regulier qui parait fort ancien, malgre des traces de repa-
ration; au-dessus du bandeau se voit un appareil moyen, plus irregulier. Iei encore, l'inscription
semble marquer ä peu pres le niveau de la refection qu’elle est destinee a faire connaitre.!
C'est vers cette epoque, en 534 (1139—40), soit un siecle apres Näsiri Khusrau, qu’un
voyageur anonyme visita la capitale du Diyar-Bekr. En ce temps, eerit-il pres d’un demi-sieele
plus tard, Amid etait tombee dans une profonde decadence, gräce au regime d’exactions et de
terrorisme inaugure par la tyrannie et la rapacite des Nisanides. Tous les hommes distingues
par leur science, leur fortune ou leur caractere avaient quitte la ville ou s’y tenaient caches.
Les maisons etaient inhabitees, les marches deserts, au point que les voyageurs obliges de
s’arröter ici cachaient leur nom et leur origine, pour proteger leur vie et leur honneur. Mais
au debut de lannde 579 (1183), Alläh delivra les habitants qui s’y trouvaient encore. Amid
fut prise par l’Ortokide Nür al-din Muhammad et ce nouveau maitre, dont Alläh daigne pro-
longer le regne, en a rouvert les portes toutes grandes; il a remis les taxes et il s’efforce, par
une administration juste et sage, de lui rendre son ancienne prosperite.”
Ce morceau litteraire est redige en prose rimee, dans le style pretentieux A la mode chez
les ecrivains du temps de Saladin. De plus, les louanges de l’auteur A l’adresse de Muhammad,
qui regnait alors, ne sont peut-etre pas desinteressees. Malgr& tout, c’est un document de
grande yaleur pour l’histoire d’Amid ä cette &epoque. D’abord, il prouve que la tyrannie des
Nisanides avait commenc6 des l’annde 534 et cette observation concorde exactement avec le
temoignage des inscriptions. Alors qu’avant 534, l’Inalide llaldi signe encore en premier rang
la facade ouest de la grande Mosquee (n°® 19 et 20), apres 534, c’est le Nisanide Hasan qui
! Voir plus haut, p. 26 s.
2 Ce curieux document, que je me borne ä resumer, se trouve dans le ms. Paris 2214. (et ouvrage a ete
attribue& tantöt a un continuateur d’Istakhri (pr Suaxe, Catalogue, p. 390) ou d’Ibn Haugal (Le Strasse, The lands of
the Eastern caliphate, p. 110), tantöt au Hamdanide Saif al-daula (Quarremere, dans Rashid al-din, p. note). Mais
il n'est que dedie A ce prince et c'est l'@uvre d’un continuateur d’Ibn Haugal, retouchee plusieurs fois, jusqu’au XII
siecle de l’hegire. QuATREMERE cite A ce propos le manuscrit de Paris sous la cote anc. fonds 580; mais le
J
ms. 2214 est classe anc. fonds 582 dans le catalogue pe Staxe, oü il est dit, p. S09, que le ıns. anc. fonds 580 fait de-
faut. Le texte complet de ce passage a et& publie par ve Gore, Jans les gloses de son edition d’Ibn Haugal,
Bibl. geogr. arab., UI, p. 151, n. b; ve GoEIE a retabli la ponctuation correcte du nom de Nisän, omise par le copiste.
79 INSCRIPTIONS DIVERSES.
signe en premier rang la face nord de la mosquee propre (n° 21), puis son fils "Ali qui signe
en premier rang la facade est (n® 22 et 23) et, tout seul, l’entree de l’aile est (n° 24). Or, au-
cun des travaux d'art signes par ces vizirs n’egale en richesse la facade signee par Jlaldi. C'est
qu’avee la tyrannie des Nisanides a commence ce regime d’avarice dont les reeits sur la con-
quöte d’Amid par Muhammad et Saladin vont nous fournir de nouvelles preuves, en montrant
les Amidiens heureux de se rendre, apres une resistance honorable, et de secouer le joug d’un
tyran qui cachait ses tresors dans les tours de l’enceinte, au lieu de les employer ä les defendre.
Ces reeits expliquent un fait significatif revele par l’epigraphie: tandis qu’Abbassides, Merwanides,
Seldjoukides, Ortokides et Ayyoubides reparent ä l’envi les murailles d’Amid, celles-ci n’ont livre
jusqu’iei qu’un seul fragment (le n® 25) attribuable aux Inalides ou aux Nisanides; encore cette
attribution n’est-elle pas certaine. En negligeant de fortifier leur capitale, ces dynastes semblent
avoir signe leur propre ruine, consommee par la conquete de Saladin. De cette conquete enfin,
le voyageur anonyme, contemporain des evenements qu'il raconte, donne la m&eme date que les
chroniqueurs dont nous allons maintenant resumer le reeit.
Depuis longtemps, les Ortokides de Hisn-Kaifa avaient des vues sur Amid et a plusieurs
reprises, Qarä-arslän avait tente vainement de s’en emparer'; cette conquete tait reservee A
son fils et successeur Muhammad, le vassal et l’allie de Saladin. En 576, au cours d’une cam-
pagne contre le sultan seldjoukide d’Asie Mineure, il avait ete convenu que Saladin prendrait
Amid avec l’aide de Muhammad et la lui remettrait en fief. En 578, apres un siege infruc-
tueux de Mossoul, les allies marcherent sur Amid, avec llautorisation du calife, et parurent de-
vant la ville a la fin de la m&me annee (avril 1183). Le Nisanide Mas’üd, qui tenait en tutelle
son vieux maitre Mahmüd, prit la direction de la defense; mais il indisposa les assieges en
leur refusant les munitions qu’il tenait en reserve dans l’enceinte. Les mangonneaux et les
sapeurs de Saladin menacant deja la muraille, les Amidiens, degoütes d’un regime dont ils
souffraient depuis longtemps, obligerent Masüd a demander l’amän, que Saladin s’empressa de
ui accorder, avec l’autorisation d’emporter ce qu'il pourrait recueillir de ses tresors en trois
jours. La banniere de Saladin fut hissee sur la muraille en muharram 579 (mai 1183) et trois
jours apres, Mas’üd emportait en Asie Mineure une partie de ses richesses. Saladin livra le
reste a Muhammad. avec Amid, et tömoigna des egards au vieux Mahmüd, en le recommandant
aux soins de son vassal, aupres duquel il demeura jusqu’a sa mort. Puis il poursuivit sa cam-
pagne, apres avoir envoye au calife un rapport detaille sur la prise d’Amid.?
Tel est, en resume, le recit des chroniques; on y trouvera, avec quelques variantes peu
importantes, des details curieux que jomets ä dessein, parce qu'ils ne sont pas indispensables
au commentaire epigraphique. Leur temoignage unanime est confirme de la maniere la plus
imprevue par linscription suivante, qui nous reporte ä la veille de ce siege memorable.
26. Nisanide Masüd. 575 H. — Sur une grande pierre encastree dans le parement ex-
terieur de l’enceinte, en un point de la courtine voisin de la tour I du plan (fig. 1). La pierre
s’appuie sur Je linteau d’une petite porte pereee dans le mur et murde ellem&öme apres coup.?
Trois lignes en naskhi ancien; grands caracteres, munis de points diacritiques et rehausses de
rinceaux epanouis dans les champs, d’un style nouveau, beaucoup plus sobre que celui des
rinceaux coufiques (pl. XVI). Inedite.
ı Voir Usäma, ed. DrrexpourRg, p. 62; trad. dans ROL (Rerue de l’Orient Tatin), IL, p. #11s.: Michel le Syrien,
tra. Cnagor, II, p. 320, 329, et dans Hist. arm. des crois., I, p. 357; Abü Shäma, ed. Boulaq, II, p. 40, 1. 4; Sibt ibn
al-Djauzi, Br. Mus. add. 23 279, fo 9 vo (d’apres Ameoproz; ce passage mandque dans l’edıtion JEwETT, p. 239); Abu
f
65; DERENBOURG, Vie d’Ousäma, p- 320.
=
l-faradj, trad. Bruns, p. 359, 3
2 Voir les sources eitees dans le recueil n’ÖrPENHEIM, au no 124, et Ibn Shaddäd, fo 78r0, qui donne ü Mas’üd
le nom d’Ibrahim. La lettre au calife, redigee par le Qädi Fädil, le secretaire de Saladin, se trouve dans Abü Shäma,
II, p. 40, et ä Munich, ms. ar. 402, fos 123 e.; voir le catalogue Aumer, p. 157; Heueıc, Al-Qddi al-Fädil, p. 68.
® C'est sans doute une de ces poternes signalees plus haut, p. 7, 9. et 22.
INALIDES. 7:
[N
>gun ira) Als Jo WI (2) [1 ou 2 mots] Le zoll) DL zei al Je =K5 1)
r ARE, Uta ol a Es a ds, (3) Je [2 mots]
J’ai mis ma confiance en Alläh. A ouvert la porte du bonheur ..... notre maitre, le juste, Bahä? al-
| J
din Masüd ... . sur la misericorde d’Alläh. En l’annde 578 (1182—83).
Ce texte est au nom du dernier Nisanide Bahä’ al-din Mastüd, le vaincu de Saladin; la
triple coineidence du surnom, du nom propre et de la date ne laisse aucun doute A cet egard.
Bien plus, cette date nous reporte & la veille m@me de la prise d’Amid, puisque Saladin, on
l’a vu, vint l’assieger le dernier mois de l’annde 578 et s’en rendit maitre le premier mois de
l’annee suivante. Des lors, chaque mot de ce petit texte prend une valeur inattendue: „J’ai
mis ma confiance en Alläh“, c’est le eri d’angoisse, peut-£tre de remords, d’un malheureux
menace d’un peril imminent, qui semble invoquer encore, un peu plus loin, dans une phrase
obseure, la misericorde d’Alläh.” Que fait Mas’üd en cet instant critique ol, peut-etre en-
ferm& deja dans Amid, il pressent l’issue fatale du siege? Il fait percer dans le mur de l’en-
ceinte une porte derobee, soit en vue d’une sortie de la garnison, soit pour fuir lui-meme au
dernier moment, en laissant le vieux Mahmüd aux prises avec les assiegeants. Tel est le sens
des mots fataha bab al-sa’äda°, qui trahissent, en outre, l’ötat d’äme du Nisanide. En effet, les
mots fataha baban signifient non seulement „ouyrir une porte* au sens propre, mais encore, dans
un sens figure general, „donner acces, faciliter, exaucer, procurer la solution“ d’une difficulte, ete.
Or, le terme bab al-sa’äda, si fröquent dans l’onomastique des enceintes musulmanes‘, a ici un
sens nettement precatif: c’est Ja porte „qui doit procurer* le bonheur, c’est-a-dire la vietoire ou la
delivrance.° Cet etat d’äme ressort enfin de la sobriet@ du protocole de Mas'üd et de la brie-
vete de l’inscription, qui trahissent, avec la häte du travail, une diser6tion peu conforme aux
pretentions ambitieuses des Nisanides au temps de leur fortune. En verite, je ne sais ce quil
faut le plus admirer, du hasard auquel nous devons ce souvenir poignant d’une fin de regne,
ou du prestige etrange qu’exercait alors l’Epigraphie. Aujourd’hui que le livre a tue la pierre®
! Fragment de Coran, XI, 59 (et paraphrase d’autres passages).
” Apres un examen minutieux de la photographie, je ne vois aucune lecon sensce ä proposer pour ce passage (fig.27)
et les confreres auxquels j'ai soumis ce petit probleme n’ont pas et& plus heureux. Je renonce a une interpretation
forcee, ä laquelle j’avais eru pouvoir m’arreter, et je me borne ä observer qu’on ne peut pas lire
ibn... “Ali (on sait que Mas“üd etait fils de “Ali) »vahimahu alläh, parce que le mot &&>, porte Er
4
elairement ses deux points, qui imposent la lecon “al& rahmat. D’ailleurs, la lecon ibn“ Ali forcerait
a chercher, dans le reste du groupe enigmatique, le surnom’ Kamäl al-din de “Ali, quwil est Fir. 27
impossible d’y lire, meme en faisant violence ä la paleographie.
® Sur Ja photographie, ces mots sont tres distinets. Puis viennent les lettres W, ou (», la fin de la ligne ayant
disparu dans une reparation. On pourrait lire Ws, c’esl-ä-dire que la poterne a &t&@ percce „pres de la porte
de..
.“; mais elle ne parait pas se trouver dans le voisinage immediat d’une des portes de l’enceinte.
* L’enceinte du Caire avait une porte appelee Bäb Sa’äda. Bien que Magrizi, Khitat, ed. Boulaq, I, p. 383,
donne ce nom pour celui d'un homme appel& Sa’äda et que cette etymologie soit confirmee par l’absence de l'article,
ne serait-ce pas „la porte du bonheur*, comme ce Bäb al-sa’äda qui existait autrefois dans l’enceinte d’Alep? Voir Ibn
Shaddäd, A’/äqg, ms. Academie Petersbourg, Rosen, Notices sommaires, no 162, fo 10 vo; Ibn Shihna, Durr, Gotha,
PertscH, no 1724, fo 17 r0; trad. BrocHer, dans ROL, VI, p. 35; ef. le Där al-sa’äda, A Damas et ailleurs.
5 D’autres noms de porte, tels que bäb al-nasr, al-faradj, al-futüh, ont la meme nuance precative, car ces mots
derivent de verbes servant ä former des eulogies tr&s connues.
® Voir V. Huco, Notre-Dame de Paris, livre V, chap. 2. J'etudierai ailleurs l’origine magique de l’epigraphie,
en montrant le caractere incantatoire d’un grand nombre de ses formules, eulogies, souhaits, imprecations, jeux de
mots, ete., ainsi que le röle talismanique d’une partie de ses representations figures; voir mon commentaire de
l'inseription de la porte du Talisman ä Bagdad, dans le recueil Sırre, nO 39 (sous presse); cf. plus loin, p. 82.
Amida. 10
74 INSCRIPTIONS DIVERSES.
quel capitaine, assiege dans son dernier refuge, songerait & faire sculpter sur une porte
derobee, hätivement construite, ces vingt-eing mots, decores de rinceaux, qui trahissent un der-
nier espoir et resument l’histoire d’un siege?
Ce testament des Nisanides offre un interet de plus: au point de vue paleographique, il
inaugure une ere nouvelle. C’est Ja plus ancienne inscription d’Amid seulptee dans ce carac-
tere arrondi, appele naskhi, qui remplace le coufique fleuri, dans les textes historiques, vers le
milieu du XII® siecle.
En recherchant la date preceise de cette evolution, dans une serie de villes qui ont fourni
des documents pal&ographiques de cette epoque, j’ai montre qu'il est permis de la rattacher
souvent ä des changements politiques et sociaux: en Syrie et en Egypte, aux conquetes de Nür
al-din et de Saladin sur l’empire et les traditions fatimides; en Algerie, a l’invasion almohade.!
Il faut avouer que cette theorie s’appligque mal aA la Me&sopotamie et & l’Asie Mineure, oü le
nouveau caractere apparait a Amid & la veille de la conquete de Saladin, a Mifargin et &
Diwrigi un peu plus tard, independamment de toute revolution dynastique.” Mais si les Ayyou-
bides n’ont pas introduit eux-m@mes le nouveau caractere en Mesopotamie, il est permis de
eroire quils ont contribue A l’y repandre.
ORTOKIDES DE KAIFA.
Saladin donnait Amid a Muhammad et desormais, les Ortokides de Hisn-Kaifa en feront
leur capitale; mais ils garderont la place forte qui avait ete le berceau de leur dynastie. Abri-
tee dans les flances et au pied d’un rocher qui plonge dans le Tigre en aval d’Amid, au milieu
d’un paysage grandiose et romantique, Hisn-Kaifa parait avoir conserv&e des ruines importantes
du moyen äge, qu’aucun explorateur n’a pris encore la peine de relever.” En revanche, on
doit au general nz Beyrıe quelques photographies de grande valeur pour l’histoire et lar-
cheologie d’Amid sous les Ortokides. U’est d’accord avec les chroniqueurs que l’Epigraphie vient
de nous decouvrir le dernier Nisanide sortant d’Amid par une poterne derobee; c’est encore
avec eux quelle va nous montrer le nouveau maitre de la ville y entrant en triomphe par la
porte d’Alep.
! Voir CIA, I, p. 75, 85, 639, 726 et passim; Inser. arabes de Syrie, p.34 a 42; JA, S° serie, XVIII, p. 74;
9° serie, VI, p. 499; IX, p. 466; ZDPV, XV, p. S6, et MuN, 1903, p. 53; Rerue africaine, 1905, p. 185; Jowrnal des
Sarants, 1906, p. 424, etc.
® Voir Lenmans-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, p. 11 (Mifargin); CZ/A, IL, p. 69 (Diwrigi).
3 Sans remonter aux relations de Barbaro (1437), du marchand venitien de 1507 et de Tenreiro (1529), je me
borne a eiter Taynor, Travels in Kurdistan (1561), dans JRGS, Londres 1568, XXXV, p. 32s., qui deerit le chäteau
et la ville, assise sur un rocher sur lequel est sculpte un grand bas-relief, et au-dessous, sur la rive du fleuve, les
ruines de ınosquees et de mausolees, enfin le pont de pierre, dont les piles portent des figures humaines antiques.
Voir aussi DE MoLTtkeE, Leftres sur POrient, trad. francaise, p. 220; Grey, Italian travels in Persia, p. 151, n. 2; les
sources eilees par (JUATREMERE, dans Rashid al-din, p. 334, nole; DERENBOURG, Vie d’Ousäma, p. 314, n. 5; Samnt-Marrin,
Armönie, I, p. 17%; CHarmoy, dans Sharaf al-din, Ta, p. 144, 450; Rırter, Erdkunde, XI, p. S7s. Vers 1890, pE ÜHoLET
vit encore les ruines du pont et de deux grandes mosquees; Armenie, Kurdistan et Mesopotamie, p. 270. M. Pocnxon
me dit quwil a vu les ruines du pont et deux ou trois minarets portant des insceriptions arabes. D’apres l’anonyme
Paris 2214, ce pont, dont les auteurs parlent en des termes peu ceoncordants, aurait ete bäti en 510 par l’Ortokide
Qarä-arslän; voir Ibn Haugal, ed. ve GoEJE, p. 152, note; (JUATREMERE, loc. eit. Or, c’etait son pere qui regnait
en D10; DERENBOURG, loc. cit., a deja signale cette erreur. Ibn Shaddäd, fo SO ro, decrit le pont sans en nommer
l’auteur, mais il signale a Kaifa des monuments merwanides et ortokides; il est donc probable que le pont a ete bäti
par un Ortokide. Des lors, je suppose que les bas-reliefs „antiques* observes par TayLor sont de ces representations
tirurees si freimentes sur les monuments seldjoukides et post-seldjoukides, peut-etre des themes astrologiques pareils a
ceux qui sont sculptes sur les piles du pont de Djazira, bäti vers 550 H., par un vizir des Zenguides de Mossoul;
voir Je commentaire de linseription du pont du Khabur a “Arban, dans le recueil SarRE, n0 6 (sous presse).
ÜRTOKIDES DE KAIrFA. 75
Porte d’Alep. — H. ve Herr, II, p. 442: „La porte greeque (d’Alep), quadrangulaire, ä
moulures orientales, poss@de sur son fronton une tete de beeuf ayant un anneau & la levre in-
ferieure, surmontee d’un oiseau aux ailes döployees. Au-dessus de ces ornements regnent plu-
sieurs lignes d’inseriptions coufiques (sie), paraissant avoir ete rajoutees apres coup, A en juger
par la difference de l’appareil des materiaux qui les entourent. Dans le mur, a gauche, sont
encastres deux fragments d’inseriptions coufiques, et plus bas, deux lignes de caracteres arabes.
A droite de cette porte s’en trouve une autre muree, egalement quadrangulaire, dont les mou-
lures sont de style grec.“
GaRDEN, p. 184: „The towers and walls at the Rum gate, leading to Aleppo, facing the
westward, are very high, of great strength, and worthy of a visit... Each tower is well
furnished with long narrow loopholes. The gateway is reetangular, with a straight lintel. Im-
mediately above this is a scroll, shaped like the segment of a eircle, and, still higher, is
an eagle, or hawk, standing upon the horns of the skull of a cow or buffalo, through the
nasal extremity of which latter hangs a ring or wreath. This, which is carved in stone, may be
emblematical. Above, but extending the whole length of the lintel, is another scroll of Arabic
or Cufie. One of these inscriptions bears the date 559 (579!) of the Hegira. On the inner
side of each gate-post, high up, is carved a band supporting a wreatlı or ring. The outer gate
is made entirely of iron, without any woodwork, and is formed of horizontal and perpendicular
bars rivetted to thick plates with large-headed bolts. The intervals between the bars are or-
namented with various devices in the same metal, similarly fastened to the plates. The bars,
as well as the padlocks for securing the gate when shut, are massive, but very primitive in
their construction. Side chambers, or recesses inside the gateway, exist for the accommodation
of the gate-keepers. The roof of the gateway is arched, and built of narrow red tiles, and is
much higher than those of the others. The inner gate is of wood, strengthened with iron bars.
Above the gateway are the remains of some dome-shaped chambers built of red tiles, arranged
in an ornamental style, but now in a ruinous state. The battlements on the top of the wall
are only 2 feet thick; the walls are about 14 feet, although at some points they are less...
Height of the towers of the Rum gate, 65 feet 6 inches; height of the wall between the towers,
52 feet; height of the wall adjoining the towers, 44 feet; breadth of the terre-plein, 19 feet.
The towers are large and roomy, and have three stages or stories, the loopholes of which, ge-
nerally 5 in number, are arched over on the inside with red tiles, and resemble small case-
mates. The defence of the walls of the town was effeeted on the land side by two or more
loopholes, passages, or stories, built within the thickness of the walls, and extending from tower
to tower. Access to these, as well as to the upper battlements, was maintained by flights of
stone steps. The banquette running round the summit of the walls was, like that in the ci-
tadel of Erzerum, totally devoid of parapets towards the interior of the place, an extraordinary
and unaccountable omission. “!
A l’exterieur (en V du plan, fig. 1), seul cöt& visible sur les photographies (pl. XVII), la porte
d’Alep ressemble assez & celle de Kharput.” Elle est aussi flanqude de deux gros saillants ar-
rondis, bätis sur le meme plan et perces des m&mes meurtrieres allongees, dont le petit arc est
taill& dans un seul bloc. Elle offre les mömes caracteres constructifs, le m&me appareil en
petits blocs de basalte, le möme crönelage au sommet de la courtine et des saillants. Mais ici,
ces derniers sont plus ecartös l’un de l’autre et dans le front de courtine plus large qu'ils en-
cadrent sont peredes trois entrees au lieu d’une seule, soit une grande porte centrale, flanquee
de deux portes plus etroites et plus basses. La premiere est murde et ses profils sont arases
au nu du mur. La porte laterale droite (sud) est aussi murde, mais elle a conserv& son cadre
ı L'absence d'un parapet sur le chemin de ronde, vers l’interieur de la place, est plutöt la regle dans les en-
ceintes ä cetle epoque.
® Voir plus haut, p. 16 et 29.
10*
76 INSCRIPTIONS DIVERSES.
moulure. Le seul passage ouvert est celui de la porte laterale gauche (nord). Elle est carrde
et encadree par une forte moulure dont le profil est forme d’un gros boudin double de gorges
et de filets. Le linteau, fait de blocs appareilles, s’amortit aux angles sur deux corbeaux; il
est soulage par un arc de decharge a grands claveaux, dont la clef porte le bas-relief signal&
par H. vw Herz et GarpEN et qu’on etudiera plus loin (p. 78s.).
27. Ortokide Muhammad. 579 H. — Au-dessus de cet arc regne une forte moulure ho-
rizontale, composee d’une doucine, que borde un filet; au centre, elle fait un decrochement
vers Je haut et aux deux bouts, elle s’amortit en retour d’equerre vers le bas. Elle protege
une inscription de deux lignes qui se decroche aussi au-dessus de la clef sculptee, sous la
moulure; la fin de la deuxieme ligne est divisee a son tour en deux petites lignes superposdes
(a et b) renfermant des caracteres plus petits. Sous la clef sculptce, une troisieme ligne oceupe
le segment de cercle compris entre l’are de decharge et le linteau. Naskhi ancien; grands ca-
racteres, rehausses de rinceaux, avec quelques points et signes (pl. XVII). Publiee en partie dans
le recueil D’OÖPPENHEIM, n® 121.
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rel zul ee ls in 292 ir SMesl (b) 1 cn une za ei ei Au
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“hlemndas ud as de Ells (3)
Une vietoire de la part d’Alläh et une conqu&te prochaine A notre mailre le roi, le savant, le juste,
V’assist6, le vietorieux, le vainqueur, Nür al-dunyä wal-din, Y’auxiliaire de l’Islam, l’aide de l’imäm, le protee-
teur des hommes, l’Cclat du gouvernement, Ja personne de conliance de la religion, la splendeur de la nation, la
gloire des rois el des sullans, le dompteur des infideles et des polytheistes, qui subjugue l’heresie et les
rebelles le chef des armees des musulmans, l’aide des guerriers, la sphere des haules qualites, la reserve du
ealifat, le heros du monde, le Chosroös de l’Iran, le roi des emirs, l’homme de confiance, le faucon, ’heureux
prince, Abu I-fatlı Muhammad, fils de Qarä-arslän, fils de Däwud, fils de Sukmän, fils d’Urtug, l’aide de l’emir
des eroyants. Et cela (a eu lieu) en l’annee 579 (11S3— SA).
L'attribution de ce texte a Muhammad, que j’ai deja proposee sur un document incom-
plet, est dösormais certaine, gräce ä la photographie du general pe Bevrm, qui permet de le
lire entierement, A part quelques mots douteux sans importance. Le protocole de Muhammad
se compose du titre malik suivi d’epithötes®, du surnom en al-dunya wal-din®, d’une serie
de titres composest, de titres persans et turcs?, puis de la kunya et du nom propre, suivis d’une
ı Fragment de Coran, LAI, 12.
2 Cf. plus haut, p. 65, n. 5, et plus loin, p. 79, n. 3, et 57, n. >.
> ]I est tres indislinet sur la photographie, mais la lecon mir al-dunya wal-din doit &tre exacte, car ce sumom
ne peut se trouver qu’en ce point de l'inscription et toutes les sources connues, monnaies et chroniques, s’accordent
a appeler Muhammad Nür al-din.
* A Ja lime 2, les lettres | du mot BEER et le mot &ll&, qui se trouvent aux deux poinis oü cetle
liene se deeroche au-dessus de la clef sculptee, sont couches horizontalement et doivent ötre lus, Jes deux premieres
de bas en haut, le second de haut en bas.
5 Celui que je lis baighu ou bighu „faucon* parait eerit u) et l’on pourrait le lire yabghu — jabghu. Sur
ÖRTOKIDES DE KAIFA. Ten
genealogie complete et du titre en amir al-mu'minin. Ce protocole est parfaitement regulier
et conforme A la titulature des dynastes de la fin du XII® siecle. Enfin Ja date, tout A fait
certaine, prouve que ce texte, ainsi que je l’ai deja suppose, remonte a la premiere anne du
regne de Muhammad ä Amid et qu’il a pour but de rappeler la prise de la ville par les deux
allies et la restauration de la porte A la suite de ce fait d’armes.' Tel est le sens tres clair du
passage du Coran place en töte de linseription.?
A quelle partie de la porte celle-ci s’applique-t-elle? Il est difficile de le dire, car elle
ne renferme pas de terme d’architeeture; de plus, l’entree quelle decore n’est qu'un hors
d’@uvre dans la construction et celle-ci trahit plusieurs reprises. En tout cas, l’inscription ne
prouve nullement que l’ensemble de la porte, c’est-a-dire les trois entrees, la courtine et les
deux saillants, soit l’euvre exclusive de Muhammad. La triple entree est un dispositif assez
frequent en Orient, oü il remonte & l'antiquite, soit dans les ruines d’enceintes antiques®, soit
dans les enceintes medievales dont l’origine est antique* On peut en dire autant du flanque-
ment par des saillants arrondis. D’autre part, l’appareil et les details de la construction
offrent des analogies avec ceux de la porte de Kharput, oü ils sont dates, semble-t-il, par
les inscriptions de Mugtadir.° En resume, je pense que le plan general de la porte, triple
entree, courtine et saillants, remonte A l’antiquite; que l’ensemble de la construction actuelle
peut etre attribu& & Mugtadir, avec des refections plus r¢es, decelees par le desordre de la
maconnerie et les fragments sculptes remployes dans son parement‘; enfin, que Muhammad a
refait l’entree laterale gauche, peut-etre aussi l’entree laterale droite, aujourd’hui murde, dont
ce vieux tilre ture, voir Tuoxsen, Inseriptions de ’Orkhon, p. 59, 102, 146 et passim; RapLorr, Die alttürkischen In-
schriften der Mongolei, p. 118; Neue Folge, p. 172; Zıuveite Folge, p. 96, et passim; Versuch eines Wörterbuches der
Türk-Dialekte, III, p. 267, 286; Hırru, Nachworte zur Inschrift des Tonjukuk, p. 45s.; CHavannes, Documents sur les
Tures oceidentaux, index ä Che-hou et Jabgou, et Les pays d’oceident d’apres le Heou Han chou (tir. a part du Toung
pao), p. 43, n. 3; JuLien, Documents sur les Tou-Kioue, tir. A part du JA, p. 203 et passim; Marquaror, Die Chrono-
logie der alttürkischen Inschriften, p. 25, 35 et passim, et dans WZKM, XII, p. 183; Eransahr, index. Mais la lecon
=, parait assuree par la replique du n0 30; voir plus loin, p. Si, n. 2,6 et 7, et 92, n.5; cf. le texte du no 32.
Br I F ptd I ‚ P ’ B
D’ailleurs, le titre jebghu, bien qu'il ait passe dans la litterature arabe, y figure en general sous la forme
gasgmu, P ) & -
a ya ou ses varianltes. On le retrouve ailleurs sous la forme Ini>, et en epigraphie, sous la forme Ey ,‚ dans
une inscription contemporaine de celle d’Amid; voir CIA, III, no 38 (Diwrigi), et les sources citees la-bas, p. 67,
n. 3, et 68, n. 2.
! Voir le recueil n’OrrpExHEIM, p. 79. L/alternative entre „sept“ et „neuf* dans le chiffre des unites est supprimee
par la nouvelle photographie. D’ailleurs, 579 est la seule combinaison de ces chiffres qui corresponde a une annee
durant laquelle Muhammad regnait a Amid.
2 Litteralement „un secours d’Alläh et une ouverture prochaine* ä notre maitre, ete., c’est-ä-dire tout A la fois
l’ouwverture de la porte, la conguete de la ville, et la favew d’Alläh; ef. plus haut, p. 73. Il est piquant de voir ici
le vainqueur et le vaincu faire usage du m@me double sens, oü se reflete peut-&tre une formule incantatoire.
® Ainsi, A Constantinople, la Porte doree (voir Srrzycowskı, Das goldene Tor, dans Jahrbuch des K. deutschen
archäolog. Instituts, VIII), et d’autres a Hierapolis, a Patara, a Adalia, @ Kretopolis, a Jerusalem, ete.; voir BEAUFORT,
Karamania, p. 1; ve LaBorne, Voyage de Ü Asie Mineure, pl. XXXIIL; Texıer, Description de U’ Asie Mineure, pl. 190;
BeEnsDorF et Niemann, Reise in Lykien und Karien, p. 116, pl. XXXVI; Laxckoronskı, Pamphylie, p. 22, fig. S; Pisidie,
p- 128, pl. XXIL; ve VocüE, Le temple de Jerusalem, passim, etc.
* Ainsi le Bäb shargi ou Porte orientale de l’enceinte de Damas; voir von KrEmEr, Topographie von Damascus,
I, p. 10; Porter, Five years in Damascus, p. 9, 15=.
5 Voir plus haut, p. 21.
° On en voit deux sur les photographies: 10 Un bloc encastr& au-dessus de la porte centrale, sous les ereneaux
de la courtine, dans lequel est sculptee une petite niche semi-eireulaire, couronnee d'une coquille A eing cötes, que
surmonte une courte inseription en coufique simple (?), de l’epoque de Mugladir apparemment; 2° Deux moellons
encastr6s A gauche de l'inscription no 27, portant des fragments d'inseription en coufique decoratif, l’un avec le mot
Slasıy) „400°, Vautre avec les lettres 4)s, peut-eire la fin du mot daula, tous deux provenant probablement
B) 31 I p
d’une inscription merwanide.
iS INSCRIPTIONS DIVERSES.
le cadre parait etre pareil a l’autre. Quant ä la grande entre centrale, on n’en distingue plus
que la trace dans les reparations subs@quentes de la maconnerie.
Si l’on compare l’entree laterale gauche de la porte d’Alep avec l’entree de la porte
de Mardin (fig. 3), on verra que les deux cadres, sans etre absolument pareils, offrent une
grande analogie dans les elements qui composent leur profil: boudins, gorges et filets, disposes
dans un autre ordre, mais produisant le m&me effet. Comme le cadre de la porte de Mardin
est plus recent que l’appareil environnant, il est permis de lattribuer egalement ä Muhammad,
en supposant que cette porte eut aussi A souffrir du siege de Saladin. Il est vrai que les
receits de ce siege ne donnent aucun detail topographique; mais Saladin, arrivant de Mossoul,
a dü passer le pont du Tigre au sud de la ville; d&s lors, les portes de Mardin et d’Alep
etaient les plus immediatement exposees a son attaque.
Le motif sculpte sur la clef de l’arc de decharge (fig. 28) represente
un oiseau de proie, vu de face, la tete en avant, les ailes eployces, la queue
en eventail et les pattes posees sur l’extremite des cornes d’une tete de
taureau qui tient dans sa gueule un gros anneau torse ou une guirlande.!
Il s’agit evidemment d’un embleme; mais quel en est le sens? Malgre
quelques travaux estimables?, l’heraldique musulmane est encore plongee
dans une telle obscurite qu’il est impossible de donner A cette question
une reponse immediate et certaine. Comme il faut cependant commencer
par un bout, on me permettra de proposer une interpretation que je prie
de considerer comme un simple essai destine ä provoquer de nouvelles
recherches dans un domaine mysterieux ol je ne m'iaventure qu’en hesitant.
Ce motif est compose de trois elements qu’on retrouve tous les trois ailleurs, ä l’etat isole.
L’anneau seul est sculpte dans l’entree gauche de la porte d’Alep, sur les faces laterales des
deux corbeaux qui porte les extremites du linteau, sous linsceription n? 27.” La tete de taureau
figure seule au premier etage de la facade ouest et aux deux etages de la facade est de la
grande Mosquce.* L’oiseau figure seul, ä ce quil semble, sur une des tours de l’enceinte.?
Enfin, la tete de taureau figure, avec l’anneau dans la gueule, au rez-de-chaussee .de Ja facade
ouest de la grande Mosquee." lei, les trois elements sont reunis, non simplement superposes,
mais associes dans une action commune: Ja gueule du taureau tient l’anneau et l'oiseau saisit
les cornes du taureau. Il est evident que cet embleme compose renferme un sens symbolique;
sa composition m&me va nous aider A chercher le sens de chacun de ses el&ments.
Le motif est sculpte droit au-dessous d’une inscription qui commemore la prise d’Amid,
par l’Ortokide Muhammad, sur l’Inalide Mahmüd et le Nisanide Masüd. Supposons un instant
que l’oiseau soit l’embleme de Muhammad et la töte de taureau, celui des Inalides, ou des Ni-
sanides, ou encore de la ville d’Amid: est-il possible d’imaginer un symbole plus saisissant de
cette conquete et un commentaire plus pittoresque de linscription que l’oiseau de Muhammad,
les ailes eployees et l’air triomphant, tenant dans ses serres les cornes du taureau vaincu?
L’archeologie musulmane connait plusieurs exemples de ces emblemes symboliques de victoire;
ainsi, celles du calife Näsir sur ses rivaux spirituels, symbolisces par un bas-relief dont il sera
question tout a I’heure, et celles du sultan Baibars sur les Francs de Syrie, symbolisees par
! GARDEN, cite plus haut, p. 75, qui parle de visu, dit „a ring or wreath“:; cf. une note suivante.
® Voir JA, 10° serie, III, p. 7#s.
” On distingue ces deux anneaux sur la photographie (pl. XVII en bas), mais de profil et caches dans l’ombre
de la porte., Garpen, cite plus haut, p. 75, les deerit ainsi: „On the inner side of each gale-post, high up, is carved
a band supporting a wreath or ring“.
* Voir plus haut, p. 60 et 66.
° Voir plus haut, p. 40.
6 Voir plus haut, p. 60,
ÖRTOKIDES DE KAIFA. 719
l’emblöme du sultan, le felin bars, tenant entre ses pattes un petit mammifere.' Pour justifier
cette interpretation de l’embleme amidien, interrogeons d’abord l’oiseau, a l’aide de quelques
documents et d’un peu d’imagination.
Dans un travail recent?, plein d’observations curieuses touchant l’heral-
dique musulmane, mais dont les conelusions hätives ne sont pas a l’abri de
la eritique, M. pe KaraBacER a publie, d’apres un manuserit de la collection
F. R. Marrıy & Constantinople, le dessin reproduit iei (fig. 29), qu’accom-
pagne la legende suivante:
Le ze Gig N N all A EU olELI DYL 3
SEN) \» u
Gloire ä notre maitre le sultan, le roi, le ‘savant, le juste, l’assiste, Nür al-din
Abu I-fath Muhammad, fils de Qarä-arslän !
L’auteur conclut du rapprochement de la legende et du dessin que Muhammad portait pour
armoiries une chouette (p. 22: Muhammed führte die Eule als Wappenfigur).
On remarquera que ce protocole reproduit en abröge celui de l’inseription n° 27, dont il
renferme tous les el&ments essentiels. Il possede en plus le titre su/tin, qui ne figure pas dans
le n® 27; en effet, le titre compose& öftikhär al-mulük wal-salätin n'est nullement l’equivalent
diplomatique du titre de sultan. Il est evident qu’en 579, Muhammad ne portait pas encore
ce dernier; car le protocole si detaille du n° 27 n’eüt pas manque d’en faire mention. On
peut en conclure que la l&gende du dessin du manuserit Marrın, ä supposer qu’elle soit con-
temporaine de Muhammad et quelle ait un caractere offieiel, ce qui n’est pas vraisemblable, est
plus recente que le n® 27, et que dans l’intervalle, Muhammad avait pris le titre de sultan.
A quelle epoque et aA quelle occasion? Preeisement A la suite de la prise d’Amid et voici pour-
quoi. Le pere de Muhammad, @ärä-arslän, qui possedait Kharput et Hisn-Kaifa, ne portait
pas le titre de sultan®; en revanche, ce titre est attribue par l’epigraphie aux successeurs de
Muhammad, ä ses fils Sukmän II en 595 et Mahmüd en 605, et & son petit-fils Maudüd en
625.* Il est done probable que e’est avee Muhammad que ce titre est devenu dynastique chez
les Ortokides de Hisn-Kaifa. Des lors, il serait tentant de rattacher ce coup diplomatique
a l’evenement le plus marquant de son regne, A cette conquete du Diyar-Bekr, qui arrondissait
ses domaines et le placait de pair avec les grands dynastes de son &poque, tous ä l’affüt d’un
titre longtemps exceptionnel?, mais que la decadence des Seldjoukides mettait alors ä la portee
de leurs vassaux. Cette conclusion ne serait pas infirmee par le fait que Muhammad est mort
en 581. En effet, il est probable que la porte d’Alep a ete restaurde immediatement apres
le siege, des l’annee 579, et que le titre de sultan, si Muhammad l’a reellement porte, ne fut
pris par lui qu’un peu plus tard, vers 580. Sans m’arreter ä cette hypothese, que je rap-
pellerai plus loin, en etudiant l’oiseau double de l’Ortokide Mahmüd, je reviens a notre oiseau.
M. DE KARABACER considere l’oiseau du manuserit Marrıy comme l’embleme personnel de
Muhammad et sur ce point, l’oiseau de la porte d’Alep vient lui donner raison, car il est pro-
ı Voir ÜLERMONT-GAnNEau, Recueil d’archeologie orientale, I, p. 266 s.
2 J. vox KaraBacek, Zur orientalischen Altertumskunde, dans Sitzungsber. der K. Akademie der Wissenschaften
in Wien, Phil.-hist. Klasse, 1907, CLVIL., tir. a part.
3 Ni sur ses monnaies, ni m&eme en €pigraphie; voir Lenmanx-Haupr, Materialien, Arab. Inschriften, no 9.
* Voir plus loin les nos 28 a 32. Je dis „par l’&pigraphie‘, parce qu’en numismatique, aucun de ces princes ne
porte le tilre de sultan, qui figurerait sans doute sur leurs monnaies s'il leur avait et@ confere par le calife.
> Voir plus haut, p. 37.
s0 INSCRIPTIONS DIVERSES.
bable que ces deux oiseaux representent le möme embleme. Il suffit de les comparer pour
ötre frappe de leur ressemblance. Les variantes d’execution s’expliquent par le fait que le
dessin du manuserit n’est pas un document de premiere main et que le eroquis reproduit ici
n'est A son tour, de laveu de l’auteur lui-möme, qu’une esquisse rapide (p. 22, n. 1: eine
flüchtige Skizze) de ce dessin. Ö’est sans doute l'air bonasse de ce volatile qui l’a fait prendre
pour une chouette, avec sa tete ronde, ses yeux Aa fleur de tete, ronds et &tonnes, son corps
ovoide, ses pattes raidies, ses ailes et sa queue pendantes. Mais l’oiseau sculpte sur la porte
d’Alep, par un artiste contemporain de Muhammad et travaillant avec soin sous les yeux du
maitre et de sa chancellerie, car Muhammad resida des lors & Amid, cet oiseau est un docu-
ment d’une bien plus grande valeur, dont la photographie du general DE BeyLık donne une
image tres nette, quoique reduite, Or, cet oiseau (fig. 25 et pl. XVII) a une tout autre allure
de style: sa tete aplatie, ses yeux profond@ment enfouis dans l’ombre des arcades sourcilieres, son
corps dpais, ses ailes et sa queue largement ouvertes, ses pattes souples et nerveuses, armees de
griffes et de puissants ergots, tout trahit le rapace, un de ces oiseaux de proie, de chasse ou de
combat qui jouent un röle important dans la vie des Orientaux en general et des peuples turcs
en particulier.
On sait que les dialectes tures possedent un grand nombre de mots pour designer ces
oiseaux.' On sait aussi que les noms d’animaux, notamment d’ojseaux, y sont souvent em-
ployes soit comme noms propres, soit comme titres.” On a vu dans cet usage le reflet d'un
totemisme primitif et de fait, quelle qu’en soit l’origine exacte, il est probable qu'il se rattache
A une idee symbolique.” D’autre part, les emblömes h£raldiques, si frequents chez les dynastes
tures et qui ont certainement un sens ou du moins une origine symbolique, sont souvent des
figures d’animaux, notamment d’oisecaux. Des lors, il est naturel de chercher un rapport entre
l’embleme et le nom propre et de fait, ce rapport existe assez souvent, bien qu'il ne soit pas
toujours facile d’en fournir la preuve certaine* Mais on n’a pas encore cherche de rapport
entre les emblömes et les titres portes par ces dynastes, sans doute parce que leur protocole
n’a pas ete suflisamment etudie, faute de documents preeis. En effet, la titulature des dynastes
d’origine turque est presque entierement arabisce; elle ne renferme guere que des titres arabes
(ou persans), soit que ces nouveaux musulmans voulussent effacer le souvenir de leur origine
paienne?, soit que les seeretaires de leur chancellerie, qui conservaient la tradition des bonnes
! Ainsi balaban, baighu, ladjin, qush, sungen, tshagir, toghrul, tughan, ete.; voir les sources citees dans HAMMER,
Talknerklee, Pest 1840, passim.
? Ainsi arslan (lion), bars (panthere), Dir (loup), bugha (taureau), tay (poulain), et la plupart des noms d'oiseaux
eites dans la note preeedente; voir Hoursma, Ein türkisch-arabisches Glossar, p. 28.
s Pour les Oghuz, voir Rashid al-din, &d. et trad. Berezise, dans les Memoires (Zapiski) de la section orientale
de la Societe russe archeologique, part. VII, p. 32; ef. Abu I-ghäzi, ed. et trad. Desmaısons, p. 26; Erpmann, Temudschin,
p- 505; Vampery, Das Türkenvolk, p. &s.; Hoursma, op. eit., p. 25s., et dans WZKM, Il, p. 231. M. Brocher,
qui a bien voulu m’envoyer la traduction de ce passage de Rashid, d’apres le ms. de Paris, voit dans le mot designant
ces animaux totemiques le mongol ongghon „genie tutelaire* (cf. Kowarewskı, Dictionnaire, I, p. 353). La liste de
Rashid figure aussi dans l’ Oghuz-näme, ms. de Paris, suppl. ture, no 737,
Pour les Tures oceidentaux, voir CHavannes, Documents, p. 220; pour les Qarlug, GrENARD, dans JA, -9° serie,
XV, p. 39 et passim; pour les Mongols, FraeHs, De origine vocabuli rossieci dengi, Kazan 1815, p. 5 s.; Opuscula
postuma, 11, p. 113; Mines de l’Orient, V, p. 212; pe LoxGrerier, Oeuvres, 1, p. 100; Nürzer, Embleme und Wappen,
p- 5: Sur le faucon d’Attila, voir Ds GUBERNATISs, Mythologie zoologique, trad. francaise Reexaun, Il, p. 203 (d’apres
G. Kuvs). Sur le röle talismanique des oiseaux de proie chez les Tures de l’Asie centrale, voir VANBERY, op. cit.,
p- 214. Dans Le eyele ture des douze animauz (extrait du T’oung-pao), p. 15, n. 2, CHAVAnNES a suggere une explication
totemique de ce eycle. Pour le Maroc, voir Dourr£, Merräkech, p. 274 s. et les sources citees.
‘ Je me borne ä rappeler ici l’exemple le plus connu et le plus certain, celui du sultan Baibars, dont le nom
renferme le mot bars „panthere*, illustre par l’embleme de ce prince, que les auteurs arabes decrivent et qu’on a
retrouv@ sur un grand nombre de monuments bätis par lui; voir ÜLERMONT-GAnNEau, Recueil, I, p. 2683.; CIA, |,
p- 523, n. 1; cf. plus haut, p. 79, n. 1, et plus loin, p. 100, n. 2.
° Cest ä ce desir qu'il faut rattacher l’adoption, chez ces dynastes, d'un nom musulman arabe, qu’ils portent
ÖRTOKIDES DE KAIFA. s1
lettres arabes, rougissent d’employer ces titres barbares, quils ne comprenaient guere et qulils
jugeaient sans doute indignes de la majeste souveraine Mais au XII® siecle, les dynastes turecs,
vassaux des Seldjoukides, n’avaient pas encore entierement rompu avec les traditions nationales.
L’epigraphie a fourni recemment une serie de protocoles officjels de cette Epoque, sortis de la
chancellerie des Bourides de Damas, des Zenguides d’Alep et de Mossoul, des Ortokides de
Kaifa et de Mardin, des Mengoutshekides d’Asie Mineure, qui renferment non seulement des
noms tures, mais des titres purement tures, parmi lesquels figurent plusieurs noms d’oiseaux
de proie ou de chasse.!
Si l’on examine ä ce point de vue le protocole du n® 27, on y trouvera preeisement un
de ces titres, baighu „faucon“, dont la leeture est assuree par une replique dans linseription
n° 30, au nom de Malımüd, le fils et successeur de Muhammad.” L’oiseau de la porte d’Alep
et du manuserit Marrıy ne serait-il pas le faucon baighr, embleme de Muhammad, qui porte
ce titre dans son protocole?
On a vu qu'un oiseau analogue a celui de la porte d’Alep parait etre sculpte sur un
saillant de l’enceinte, au-dessus d’une inseription du sultan Malik-shäh.” Cet oiseau ne peut
etre l’embleme de Muhammad, puisque linseription qu’il decore est anterieure d’un siecle au
regne de ce prince. Est-il permis, maintenant, d’y voir un embleme seldjoukide et ici encore,
de suggerer un point de comparaison? On sait que les Seldjoukides appartenaient au clan
ture des Oghuz, que leur tradition nationale divise en 24 tribus possedant toutes, pour totem,
un oiseau de proie. Celle des Qinaq, dont les Seldjoukides faisaient partie, aurait eu pour
totem l’Epervier appele ?shagir.* Or le sultan Däwud, le grand-pere de Malik-shäh, s’appelait
en ture Tshagir -bek°; son frere se nommait Toghrul-bek; son autre frere s’appelait Daighu*;
son oncle Isrä’il, l’ancetre des Seldjoukides d’Asie Mineure, portait le nom d’Arslän- baighu."
L’oiseau de linscription de Malik-shäh, s'il existe r&ellement, ne serait-il pas l’embleme de l’un
de ces noms ou de ces titres? Encore une fois, je n’aflirme rien sur un sujet qui ne m’est pas
conjointement avec leur nom ture et qui tend a le supplanter; voir Hourssma, Glossar, p. 26, et dans Revue orientale,
1904, p. 278; CIA, I, p. 393, n. 1.
! Voir quelques exemples plus loin, p. 97s.
® La transcription de ce mot varie (Houtsma pigu, BARTHOLD peigu, Laxe-PooLE payghü, ete.). J’adopte iei
baighu, qui semble repondre a l’orthographe la plus usitee chez les auteurs musulmans; voir plus haut, p. 76, n. 5,
et plus loin, p. 95, n. 2.
® Voir plus haut, p. 40 et n. 2.
4 Voir Hovutsma, dans WZKM, Il, p. 231; VaugEry, 0p. eit., p. 6 (lire ps ):
-
5 Voir Hoursma, loc. cit.; ef. Hamster, Falknerklee, p.xıx. Il est vrai que plusieurs sources donnent la lecon
tshaghri au lieu de fshagir; en me rappelant ce fait, M. Hoursma m’eerit qu’il se rallierait aujourd’hui A la premiere.
Daus sa traduetion russe des Dynasties de Laxe-PooLe, p. 124, n. 3, M. BartHorn signale la lecon tshaghri sur des
monnaies qu’il ne designe pas. A ce qu’il m’eerit, il songeait alors au mot up — tshaghri-tekin, qui figure
sur quelques monnaies des Ilik-khän. Depuis lors, M. Wesserowskı a decouvert une monnaie inedite de Däwud, sur
laquelle on lit distinetement &U G>: Si cette lecture est exacte, la lecon tshagri semble definitivement acquise
pour le nom ture de Däwud. Mais ce mot designant aussi un faucon, d’apres un vieil ouvrage ture de fauconnerie (voir
Hauner, Falknerklee, p. 14 et texte ture, fo 10 vo, ]. S), il est permis d’y voir une autre forme du mot tshagir, de meme que
> dans Ibn al-Athir, XI, p. 116,1. 7, et d’autres variantes; cf. le nom propre A/pi, dans les sources arabes, qui semble
une autre forme du mot alp „vaillant, heros“.
6 Voir Ibn al-Athir, index ä FE ef. Mirkhond, trad. VuLLers, Geschichte der Seldschuken, p. 7, n. 10, et 79.
” Voir Hamdalläh, ed. Gaxtıs, I, p. 195; Mirkhond, op. eit., p. 6, n. S; Lanxe-PooLe, Dynasties (et trad. BARTHoLD),
genenlogie des Seldjoukides; cf. Bundäri, ed. Hoursma, p. 6, 1.5. Le nom de Baighu est donne tantöt A l’un,
tantöt a l’autre des fils de Saldjug. Dans Mirkhond, op. cit., p. 2, n. 3, Vurrers semble confondre baighu et jabghu ;
ef. plus haut, p. 76, n.5, et plus loin, p. 92, n. 5. :
Amida. 11
s2 INSCRIPTIONS DIVERSES.
familier. Je me borne A poser les questions que souleve l’ötrange iconographie d’Amid et A
in’orienter, provisoirement, dans le dedale de cette heraldique inedite.!
Si l’oiseau de la porte d’Alep est le faucon vietorieux de Muhammad, la tete de taureau
qu'il tient dans ses griffes doit etre l’embleme de l’une de ses victimes. On a vu que plu-
sieurs tötes de taureau, avec ou sans anneau dans la gueule, sont sculptees sur les facades ouest
et est de la grande Mosquee.” Toutes ces tötes se trouvant dans le voisinage immediat d’in-
scriptions inalides ou nisanides, il est permis d’y voir un embleme inalide ou nisanide, peut-
etre les armoiries de la ville ou du pays d’Amid. Cette derniere interpretation parait peu plau-
sible, quand on sait le röle effac& que joue, dans l’Orient musulman, la personne civile des
peuples, la nation, la eite, la commune en general. L’heraldique musulmane, a peine etudiee
jusquiici, a deja revele un grand nombre d’emblemes fonctionnels et quelques emblemes
personnels ou dynastiques°; je n’y connais aucun exemple certain d’armoiries de ville ou de
pays.* Si l’on veut faire intervenir ici les armoiries d’Amid, jaimerais mieux les chercher dans
l’anneau ou la guirlande qui figure, A l’etat isold, sur les corbeaux de la porte d’Alep.” Le
taureau tenant l’anneau dans sa gueule representerait alors les Inalides maitres d’Amid.* Dans
ce cas, le taureau ou le buflle assailli par un felin, sous l'inseription n® 24, pourrait etre un
symbole de la tyrannie que les Nisanides exergaient sur les Inalides, a l’eEpoque oü cette in-
scription a dte gravee A l’entrece de la grande Mosquee.” Je pourrais suggerer d’autres hypo-
thöses, tout aussi gratuites; il est plus sage d’attendre de nouveaux documentes.
Mais nous n’en avons pas fini avec liconographie de la porte d’Alep. Aux deux extre-
mites du segment qui renferme la ligne 5 du n° 27
sont sculptes deux dragons affrontes, ouvrant une
gueule enorme d’oü sort une langue aflilee, avec
une oreille pointue au sommet de la tete, au-dessus
de l’cil (fig. 30).° Appuyes sur une de leurs pattes
Fig. 30 anterieures, ils relevent l'autre en avant; sur leur
dos se dresse une aile en aigrette et leur longue
queue de serpent se tord en un double nceud, suivi de deux anneaux.
Ce motif est figure sur plusieurs monuments musulmans du moyen äge. L’exemple le
plus connu est celui d’une porte de l’enceinte de Bagdad qui lui doit son nom: le Bäb al-
Talism ou porte du Talisman.” Par leur position et les details de leur corps, les dragons de
Bagdad (fig. 31) offrent, sur une grande €chelle et dans un style admirable, une frappante
analogie avec ceux d’Amid: ils sont affrontes; de leur gueule böante armee de crocs sort une
langue affilee; m&mes oreilles pointues, m&mes pattes anterieures, möme aile en aigrette, meme
5}
! Voir plus loin, p. 97 a 99, n. 3, et au chapitre de la coupe d’Innsbruck, un rapprochement analogue entre
des emblemes de rapaces et les titres toghrul et sungur.
® Voir plus haut, p. 60, 66 et 78.
® Voir mes Notes d’arch£ologie arabe, Ill, dans JA, 10° serie, III, p. 7#s.
* Voir plus loin, p. S6 et 94.
° Voir plus haut, p. 75 et 78.
® On a vu, p. 80, n. 2, que le mot bugha „taureau* entre dans la composition de plusieurs noms et titres tures;
mais le protocole des Inalides ne fourmit aucun rapprochement iei. Sans chercher une relation entre l’embleme amidien
et les armoiries europeennes meublees de m&me, je me borne a rappeler le röle tutelaire des talismans tauriformes,
dans le voisinage des portes, nolamment dans l'antique Mesopotamie.
° Voir plus haut, p. 67 et 71.
° Ge dessin reproduit le dragon de droite; celui de gauche est defigure par un joint entre deux pierres et parait
etre moins finement sculpte.
® Voir NieBunr, op. eit., 1, p. 240; BuerıncHam, Travels in Mesopotamia, 11, p. 179: Joxes, dans Records of
the Bombay Government, 1857, XLIU, p. 309; ve Rıvoyre, Les vrais Arabes, p. 70; Harrıs, From Batum to Baghdad,
p- 316: Le Stmanee, Daghdad during the Abbasid caliphate, p. 291; Huarı, Histoire de Bagdad, p. vı, ete,
r °)
ÖRTOKIDES DE KAIFA. 33
queue de serpent tordue en n@uds et en anneaux. Mais iei, entre les deux gueules, est assis
un personnage nimbe, portant un diademe et richement vetu, qui saisit dans ses deux mains
les deux langues menacautes. Au-dessus court une inscription au nom du calife abbasside
Fig. 31. Bas-relief de la porte du Talisman, a Bagdad.
Näsir, datee de 618 (1221). M. SırkE pense que ce personnage represente le calife, terrassant
ses deux ennemis les plus redoutables, le Khwärizm-shäh Muhammad, mort en 1220, et les
Mongols.' Malgre les objections quelle a soulevees?, cette interpretation me parait tres
plausible.” Mais je ne m’attarderai pas & la discuter ici, parce que je ne vois aucun rap-
port historique preeis entre les dragons de Bagdad et ceux d’Amid. Je n’en vois pas non plus,
pour le moment, entre ces derniers et d’autres representations analogues qu’on a signaldes sur
divers monuments musulmans du moyen äge, tels que le portail de la mosqude Tschifte minäre
a Erzerum®, une porte de la citadelle d’Alep (fig. 32)°, une etoffe du tresor de Siegburg®, le
grand plat de cuivre de la Bibliotheque de Munich’, d’autres objets de cuivre et des monnaies
ı Voir Sarre, Islamische Tongefähe, dans Jahrbuch der K. preußischen Kunstsammlungen, tir, a part, p. 6 s.
et fig. 1, 7 et 8. Je dois a son obligeance la photographie reproduite ci-dessus.
® Voir Harrmann et SarrE, dans Oriental. Litt.-Zeitung, 1905, p. 277 5., 541s.; 1906, p. 173.
° En remplagant toutefois les Mongols par la secte des Assassins, que le calife avait domptee quelques annees
auparavant, en 608; voir mon Epigraphie des Assassins, dans JA, 9° srie, IN, p. 474s. Cette supposition repose
sur la coineidence chronologique et sur deux mots de l’inseription de Bagdad qui ont passe inapercus. L’orthodoxie
abbasside y est designee par le terme al-da'wa al-hädiya, preeisement celui que les Assassins employaient en parlant
de leur secte; voir le memoire eite, p. 456, 4618. Ce terme, repris au profit de l’orthodoxie, me parait renfermer une
allusion tres claire a la soumission des Assassins; voir le recueil des inseriptions Sarre, no 39 (sous presse), oü j'etudie
ce bas-relief ä la lumiere des sources historiques.
4 Voir TExıER, Description de U Armenie, I, pl.7; Hanınrox, Researches in Asia Minor, I, p. 180; Lynch, Armenia,
II, p. 211. Ces dragons, traites dans un style assez different, se voient sur une photographie de ma collection.
® Ce motif, releve par moi en 1895, a ete photographie depuis par le general ve Beyuik et, tout recemment,
par M. SopersHeim, qui a bien voulu m’autoriser ä reproduire ieci sa photographie.
% Voir von KARABACER, 0p. cit., p. 12.
° Voir Sarre et van BErcHem, dans Münchner Jahrbuch der bildenden Kunst, I, p. 27 s.
11*
Ss4 INscRIPTIONS DIVERSES.
Fig. 32. Bas-relief de la porte de Ja citadelle d’Alep
du XIII® siecle.' Je me borne a signaler en passant un probleme dont l’etude ne pourra etre
entreprise avec fruit que sur un grand nombre de documents et je ne retiens ici que les
suivants, parce quils sont en rapport avec les Ortokides de Kaifa.
Une variante au motif de
la porte d’Amid figure sur
quelques monnaies de Qarä-
arslän, le pere de Muhammad
(ig. 33). lei, les deux dragons
sont lies !un A l’autre; ils mon-
trent leur corps sous un autre
angle et le dressent en lair
Die. 38 au lieu de le projeter en avant.
Mais on y retrouve, bien
qu'assez vaguement, ä cause du petit module et de l’usure
des monnaies, les gueules et les langues, les yeux, les
oreilles pointues, les ailes en aigrette, soudees entre les
gueules, les pattes anterieures, enfin les queues enlac6es,
formant plusieurs noeuds.”
Le m&me motif apparait, beaucoup plus detaille, sur
un bas-relief trouve dans le tombeau du sultan Mamlouk
Malık Mu’ayyad Shaikh, au Caire, et conserve au Musee
Fig. 34. Musee arabe du Caire.
! Sur ces objets et ces monnaies, oü figurent souvent les signes zodiacaux, celui du Sagittaire a pour queue un
corps de serpent termine par une gueule de dragon ouverte; cf. SARRE, loc. c/t. Le Musee de Konia conserve un
dragon, seulpte sur pierre, qui offre de frappantes analogies avec ceux d’Amid et dont la queue se termine aussi par
une gueule de dragon; voir SARRE, Erzeugnisse islamischer Kunst, fig. 16.
2 Voir Lane-PooLe, CBM, 1, no 329 et pl. VII: Sarre, Islamische Tongefäße, p. 12 et fig. 14, d’apres une monnaie
de Berlin; vox KaRAaBacER, op. eit., Pp. >.
ÖRTOKIDES DE KAIFA. 35
arabe de cette ville (fig. 34). Iei, les gueules sont munies de crocs @normes et laissent passer
deux langues fourchues dont les extremites se joignent en losange. Les oreilles se dressent
en arriere des yeux et l’on voit tres distinetement les ailes en aigrette, formees de plusieurs
plumes, les pattes anterieures, munies de griffes, et les queues entrelacees.!
D'oü provient ce curieux morceau? L’hypothese de Yacouz Arrın Pasua, qui croit y
reconnaitre un embleme du sultan Shaikh, imite du dragon chinois, ne repose sur aucun fait
preeis.? J’ai montre que liconographie de ce bas-relief et le style de la courte inseription qui
l’accompagne trahissent une origine etrangere ä l’Egypte, oü ila dü &tre apporte tout fait, peut-
ötre comme depouille de guerre, en suggerant que Shaikh pouvait l’avoir enleve ä un monument
caramanide, ä la suite de ses vietoires sur le sultan Muhammad ibn Qaramän, et pour des
motifs politiques dont l’histoire de ces deux princes fournit une explication tres plausible.’
M. Sırre, plus tard, l’a rapproche des monnaies de Qarä-arslän et a propose d’y voir une de-
pouille provenant d'un monument ortokide.* Enfin M. ve Karagacer, reprenant le probleme ä
l'aide de sources nouvelles, a suppose que le bas-relief du Caire provient du tombeau de Malik
Mu’azzam Türan-shäh, dernier Ayyoubide d’Egypte. Ainsi qu’on le verra plus loin, le dernier
Ortokide d’Amid et de Kaifa, Malik Mas’üd Maudüd, fut depouille de ses Etats, en 629, par
l’Ayyoubide Malik Kämil Muhammad d’Egypte, qui en confia le gouvernement & son fils Malik
Sälih Ayyüb. Quand celui-ei monta sur le tröne d’Egypte en 637, il remit la Mesopotamie ä
son fils Türän-shäh, qui, depouille a son tour par ses voisins, fut reduit A la seule possession
de Kaifa. En s’appuyant sur les monnaies de Qarä-arslän, & l’effigie des deux dragons et frap-
p6es vraisemblablement dans cette ville, M. pE KARABACER pense quils en sont l’embleme, que
Türän-shäh aurait gard& avec elle, puis apporte en Egypte, quand il fut appel& A son tour sur
le tröne du Caire, en 647. Quelques mois plus tard, il fut assassinE au camp de Mansura,
dans des circonstances qu'il est inutile de rappeler. Toujours d’apres M. DE KaArABACER, son
cadavre aurait et transporte sans bruit au Caire et enseveli dans le voisinage de la madrasa
du sultan Shaikh, avec ce bas-relief portant ses armoiries, lequel, decouvert deux siecles plus
tard, aurait &t& mure dans le tombeau de ce sultan, oü il a et@ retrouve recemment, au cours
de la restauration de cet &difice.°
Cette ingönieuse theorie eüt gagne A etre presentee pour ce qu’elle est r&ellement, c’est-
&-dire pour une simple bypothese oü limagination se donne libre cours, et non pour une certi-
tude historique basde sur le t@moignage preeis des sources. Elle repose en premier lieu sur un
malentendu: le rapprochement du surnom al-Malik al-Mu’azzam, porte par Türän-shäh, et du
titre al-sultän al-mu‘azzam, sculpt€ au-dessus des deux dragons (p. 4). Le premier est un sur-
nom personnel en malik; il n’a rien A voir avec le second, qui est un titre generique porte par
un grand nombre de sultans, depuis les Bouyides et les Seldjoukides, mais seulement dans cer-
taines conditions politiques et diplomatiques preeises. Or, il n'est pas vraisemblable que Türän-
shäh ait pretendu ä ce titre eleve.° L’eüt-il reellement porte, resterait ä expliquer pourquoi
lon aurait choisi preeisement ce titre et cet embleme pour decorer la stele d’une s&pulture im-
provisce en cachette, dont aucune source d’ailleurs ne fait mention, alors qu’aucune des in-
nombrables steles funeraires egyptiennes, A ma connaissance, n’offre le moindre rapport de style,
! Voir Herz Bey, Catalogue du Musee de lart arabe, 1° ed., p. 186; 2* ed., p. 48.
? Voir ses Contributions a Vetude du blason, p. 75 et fie. 21.
® Voir CIA, I, no 510 et pl. XLIH.
Voir SARRE, Islamische Tongefäbße, p. 12 et fig. 15.
® Voir von KaRaBacER, 0p. cit., p. #S.
° Le titre sultanien le plus frequent des Ayyoubides est sultän tout court ou sultän al-isläm wal-muslimin; voir
CIA, I, p. 299, n. 4, et plus loin les nos 33 et 34. Plus rare est la forme superieure al-sultän al-a'zam, par exemple
dans CIA, I, no 64, et mes Inser. arabes de Syrie, p. 44 du tir. a part; ef. plus loin le commentaire du no 35.
Je n’ai encore relev&e chez aucun d’eux, pas meöme en &pigraphie, la forme al-sultän al-muwazzam.
S6 INsCRIPTIONS DIVERSES.
de sujet ni de redaction €pigraphique avec ce bas-relief. Car, dans l’hypothese de M. pr Ka-:
RABACER, cette stele aurait etd sculptde en Egypte; or, encore une fois, si quelque chose parait
certain dans ce monument enigmatique, c'est quil n’est pas egyptien.
La theorie repose ensuite sur la triple hypothese que les dragons etaient l'’embleme de
Qarä-arslän (p. 3, 10), que par Jui, ils sont devenus les armoiries de la ville de Kaifa!, puis
lembleme de Türän-shäh quand celui-ci devint prince de Kaifa. J’ai deja dit que nous ne
connaissons A ce jour aucun exemple certain d’armoiries musulmanes de cite et je le r&pe-
terai tout a l’heure A propos de l’aigle double.” M. nz KarABacEk, qui tient Yaigle doable pour
lembleme d’Amid, a signale lui-meme une monnaie de l’Ortokide Mahmüd ä leeffigie de l’aigle
double, frappce @ Kaifa°; inversement, linscription de la porte d’Alep nous montre aujourd’hui
l’embleme pretendu de Kaifa, celui des dragons, sculpte sur les murs d’ Amid. Comment con-
eilier ces deux observations precises avec l’hypothese d’armoiries de cite? Ne prouvent-elles
pas plutöt que l’aigle double et les dragons sont des emblemes, personnels ou dynastiques, des
Ortokides?
La theorie repose encore sur les suppositions suivantes. Le cadavre de Türän-shäh,
abandonne sur la rive du Nil, apres l’'horrible attentat de Fareskur, et releve plusieurs jours
apres, & la requete de ’ambassadeur du calife, puis enseveli au Cairet, aurait et& depose dans
les caveaux d’une prison cclebre qui s’Clevait alors sur l’emplacement de la future madrasa du
sultan Shaikh. Des amis inconnus auraient fait sculpter et placer sur sa tombe ce bizarre
monument funcraire. Enfin, deux siecles plus tard, le sultan Shaikh, qui suivait avec interet
les travaux de fondation de sa madrasa, aurait fait maconner dans son propre tombeau, a titre
de talisman ou de monument expiatoire (p. 9 s.), la stele retrouvee dans le sous-sol de la prison.
Sans pousser plus loin lanalyse de ce roman’, concluons que la stele du Caire pourrait ötre
un monument ortokide, dont la provenance et le transport au tombeau du sultan Shaikh sou-
levent un probleme attachant, mais encore obscur.“ Les dragons sont peut-ätre un embleme
ı Tandis que l’aigle double, d’apres M. pe Karapacer, est l!’embleme de la ville d’Amid; voir plus loin, p. 94, n.1.
® Voir plus haut, p. 82 et plus loin, p. 94.
® Voir op. eit., p. 14, n. 3, oü il faut lire „Mahmüd“ au lieu de „Muhammad*,
* (est tout ce que les chroniques racontent A ce sujet. Dans le reeit detaille de Magrizi, dont la traduetion
Brocher, dans ROL, XI, p.231s., a paru depuis le travail de M. pw Karapacex, l’auteur arabe se borne A dire: „Ala
fin, Yambassadeur du calife demanda la permission de lui donner la sepulture; on ramena le corps au Caire et on
l’ensevelit (p. 232).*
> Voici d’autres erreurs malerielles qui trahissent une certaine häte dans la redaction de ce memoire:
P, 14: Le sultan ayyoubide Malik Kämil Muhammad qui s'empara d’Amid en 629 n'est pas celui de Mifargin,
qui ne monta sur le tröne qu’en 642 ou 645 (voir Lenmans-Haupr, Materialien, Arab. Inschriften, p. 17), mais celui
d’Egypte, qui etait son oncle et portait les memes noms «que lui. — P. 14, n. 1: Le dernier Ortokide d’Amid s’appelait
Malik Mas’üd Rukn al-din Maudüd et il etait le fils de Mahmüd, ainsi qu’il resulte du passage tres clair d’Ibn
Khallikän, trad. ve Stang, Il, p. 242, confirm& par plusieurs chroniques, par les monnaies de ce prince et, mieux
encore, par une inseription d’Amid: voir plus loin, no 32 et p. 104. C’est done ä tort que l’auteur eritique, sur ce point
partieulier, les Mohammadan dynasties de Laxe-PooLe, en supposant que Malik Mas’üd etait un frere de Maudüd,
alors que c’est Maudüd lui-meme qui porte le titre Malik Mas’üd. Son erreur provient du fait qwil ne cite qu’Abu
l-tidä’ et Nasawi; or ces auteurs, ainsi qu’Ibn al-Athir et Ibn Khaldün, ne connaissent Maudüd que sous son surnom
de Malik Mas’üd. Il y a assez d’inexactitudes dans l’excellent ouvrage de Lane-PooLe pour ne pas lui en preter de
gratuites. Ajoutons qu’Abu I-fidä’ n’est pas eit&e correctement: la page 109 est celle de la traduction francaise dans Hist.
or. des erois., 1; dans le texte de Constantinople, ce passage est dans II, p. 160. — P. 15: Malik Sälih Ayyüb recut
de son pere le gouvernement du Diyar-bekr des l’annee 630 et non en 634 seulement, ainsi qu'il resulte de la plupart
des sources, et d’Abu I-fdä’ lui-m&eme, dans un passage anterieur a celui que cite l’auteur: &d. Constantinople, III,
p. 1598.; ef. plus loin, p. 105. — P. 15: L’autenr confond Malik Mu’azzam Türän-shäh avec le fils du sultan d’Alep
Malik Näsir Saläh al-din Yüsuf, qui etait son homonyme et son neveu au quatrieme degre. (C’est ce dernier qui commandait
les troupes d’Alep et qui fut fait prisonnier par les Kharizmiens; voir les sources citees plus loin, p. 107, n.2. Ainsi
tombe I'hypothese de l’auteur touchant Ja reunion des armes d’Amid et de Kaifa sur l’etoffe de Siegburg, puisqu’elle
n’a d’autre base que la confusion de ces deux homonymes.
° Je persiste ä croire que I’hypothese d’une depouille rapportee en Egypte par le sultan Shaikh est le moyen
ÖRTOKIDES DE KAIFA. 87
personnel ou dynastique des Ortokides, comme l’oiseau simple de Muhammad, etudie plus haut,
et l’oiseau double de Mahmüd, qu’on etudiera tout a l’'heure!; mais leur röle ne se borne pas
lä, puisqu’on les retrouve sur un grand nombre de monuments musulmans. En tout cas, ils
ne peuvent &tre les armoiries de Kaifa, puisqu'ils figurent sur les murs d’Amid. Enfin, les
seuls Ortokides dont on puisse supposer quils ont porte cet embleme sont Qarä-arslän, sur ses
monnaies, et son fils Muhammad, sur la porte d’Alep. Si l’on demande pourquoi Muhammad y
porte deux emblemes, l'oiseau de proie et les dragons, je repondrai qu’aucun fait ne prouve
que les dynastes d’alors aient ete tenus de ne porter qu’un seul embleme. On peut supposer,
par exemple, que l'oiseau &tait l’embleme personnel de Mulıammad, alors que les dragons, em-
bleme personnel de Qarä-arslän, figurent ici & titre d’armoiries dynastiques. On peut faire
d’autres suppositions tout aussi gratuites; encore une fois, attendons de nouveaux documents.
28. Ortokide Sukmän II. 595 H. — Dans la cour d’une madrasa qui s’eleve ä l’angle
nord-est de la grande Mosquee, en arriere de la colonnade en ruine.” Copie fournie par
S. E. Faxurr Pasua et contrölee par M. Güys.? Inedite.
bs Il el oki I Ay! sa „on (2) — (Coran, U, 263 ... al.
„ea fs A Dee See Re
e oe ae ei Te
+ aus 3 u? lau A @ Ellis sl N) & nl
A ordonne (?) de faire cette madrasa notre maitre le sultan al-Malik al-Mas’üd Qutb al-din Abu I-mu-
zalfar Sukmän, fils de Muhammad, fils de Qarä-arslän, fils de Däwud, fils de Sukmän, fils d’Urtug, l’aide de
l’&mir des eroyants, qu’Alläh fortifie ses vietoires! Et cela (a eu lieu) en l’annde 595 (1198—99).
Les releves sont muets sur cet @difice, dont l’emplacement exact n’est m&me pas indique;
ce texte n’a donc, pour le moment, aucune valeur archeologique. En revanche, c'est un im-
portant document d’histoire. Pour les surnoms et la genealogie de Sukmän, il confirme exac-
tement les monnaies et les chroniques* et renferme aussi ce titre de sultan qui parait avoir ete
pris par son pere Muhammad & la suite de la conquete d’Amid.” Toutefois, si la copie est
6
exacte, la redaction du protocole n'est pas tout A fait conforme aux regles diplomatiques" et
le plus naturel d’expliquer pourquoi la stele a et@ mur&e dans son tombeau. Je rappelle ä ce propos que son suc-
cesseur Barsbäy a rapporte d’Amid, preeisement, et fait suspendre dans sa madrasa du Caire le casque du prince
turcoman d’Amid; voir Ishägi, Akhbär al-uwal, ed. Caire 1304, p. 137 en bas, eite dans C/A, I, p. 379, n.2. On
pourrait rapprocher de ces faits Ja vieille coutume turque du balbal, c'est-a-dire de la statue du vaincu dressee
sur le tombeau du vainqueur, dans les inscriptions de l’Orkhon; voir Bang, dans T*oung-pao, VIL, tir. a part, p. 30,
et WZKM, XI, p. 200; Marguarot, Die Chronologie der alttürkischen Inschriften, p. 31; BarrnoLv, Die historische
Bedeutung der alttürkischen Inschriften, p. 19, ete. Quel que soit le prince auquel ait appartenu la stele du Caire,
ce ne peut £tre Qarä-arslän, qui ne portait pas le titre de sultan, et il est peu probable que ce soit un Ortokide,
dont aucun, semble-t-il, n’a port& le titre de la stele; voir plus haut, p. 79, n.3, et plus loin, le commentaire du no 35.
! Voir plus loin, p. 03 =.
® Voir plus haut, p. 46 et 69.
® Je restitue entre parentheses quelques mots indispensables qui manquent dans ces copies.
* Ses monnaies l’appellent Qutb al-din et Malik Mas’üd; voir Laxe-Poore, CBM, III, no 343; G. Eomes, CMO,
l, ne 13. Il est vrai que d’autres monnaies publiees par ces auteurs, aux n0s pröcedents, l’appellent «a7-malik
al-ädil, mais on sait qu’a cette epoque, ce dernier titre n'est pas encore un surnom personnel en malils; voir plus
haut, p. 65, n. 5.
° Voir plus haut, p. 79. En 561, Qarä-arslän n'est qu’&mir et marechal (isfahsalär); en 579, Muhammad est
roi (malik), puis il devient sultan (?) et des lors, ce titre est dynastique; voir plus loin les nos 28 ä& 31. On observe la
meme progression chez les Inalides, qui toutefois ne parvinrent pas au sultanat; voir plus haut, les nos 19 & 22.
° Notamment la forme vulgaire du surnom en al-din, que toutes les inseriptions souveraines de cette epoque
Sg INScRIPTIONS DIVERSES.
linseription pourrait bien n’etre que la copie moderne d’un texte original detruit.! La date
correspond bien au regne de Sukmän, qui succeda a son pere en 581 et mourut en 597.”
29. Ortokide Mahmüd. 605 H. — Sur le front anterieur d’une grosse tour ronde (fig. 35)
appelee Evli badan° et situee A l’un des angles sud-ouest de l’enceinte, en A du plan (fig. 1), a mi-
hauteur, rögne un long bandeau, encadr&e d’une forte moulure dont le profil comprend un bou-
EEE
Fig. 35. Evli badan ou tour A de l’enceinte
din, une gorge et des filets. Vers le centre, Ja moulure se decroche en haut et en bas, en
torme de tableau, pour encadrer les deux courtes lignes 1 et 5, au-dessus et au-dessous de la
longue ligne 2; plus bas, une courte ligne 4 est sculptee hors cadre, au-dessus d’une meurtriere.
Beau naskhi ayyoubide; grands caracteres, points et signes (fig. 36 et pl. XVIIN. Publice.'
[2
. s ©_o2 \ 3 0%
AU obLN Wa A 1 u al) ll el... Ale (1)
donnent sous la forme en al-dunyd wal-din (voir COLA, I, p. 763 et passim), et l’omission du nom de Sukmän I* dans
la zenealogie.
! Comme dans CZ4, I, no 160, p. 237, n. 1, ou dans le recueil p’OrrENHEIM, no 100.
2 Voir Ibn al-Athir, XI, p. 339; XI,
inusitee des chiffres de la date est un indice de plus que l'inseription n’est pas originale ou que la copie est un
p. 112; Ibn Shaddäd, fo 75 v0, et les autres chroniques. La succession
peu libre.
’ Ce nom parait indiquer qu’une maison s’eleve aupres de la tour ou que celle-ei est bätie a la facon d’une
maison; en effet, elle renferme des chambres interieures pour la defense. Peut-etre faut-il lire lu badan „la grosse
tour“; le nom figure dans les notes du baron n’ÖrPENHEIM et sa forme exacte n'est pas certaine.
‘ Voir Nıesunr, op. eit., II, p. 327; DERENBOURG, dans Comptes vendus de P’Academie des Inseriptions, 1907,
p- 292s., et le recueil p’OrPENHEIM, no 122.
° Fragment de Coran, NL, 16.
ÖRTOKIDES DE KAIFA. sg
Fig. 36. Inseription n? 29.
Sulally II OEL cr LA ob Il ge sseill Zell SU Ja Al Aral
al AU Ab AN El 55 EN ze N ei N AL Ns Sl
öl el zei li a ie a
or ade Kals Kl Slalall als als Ale en] well ol Deliy ala Al zei
ZN al als Un „a ir EB) Ahr Ab all) alzy ac er SE I
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Bea nee Au Pol IM
La royaute est ä Alläh, l’unique, le puissant. Voici ce qu’a ordonne de faire notre maitre le sultan al-
Malik al-Sälih, le savant, le juste, l’assiste, le vietorieux, le vainqueur, le vivificateur de la justice, Näsir al-dunyä
wal-din, le sultan de l’Islam et des musulmans, la gloire des rois et des sultans, le roi des &mirs, l’aide de
Pimäm, le protecteur des hommes, la reserve du califat magnifie, la sphere des hautes qualites, Abu l-fath
Mahmüd, fils de Muhammad, fils de Qarä-arslän, fils de Däwüd, fils de Sukmän, fils d’Urtug, l’aide de l’emir
des eroyants, qu’Alläh fortifie ses vietoires et redouble sa puissance' ... En l’annee 605 (1208-09)... L'a
bäti Ibrähim, fils de Dja’far (2), ete.
Ce texte est etabli sur une serie de documents tous incomplets, mais qui se completent
Yun par l'autre.” La ligne 1 figure dans E, F et N et se lit sur B 2 et T. Le debut de la
ligne 2, jusqu’au mot al-"ädil inclusivement, figure aussi dans E, F et N et se lit sur OÖ. Les
trois mots suivants, invisibles sur toutes les photographies, sont empruntes ä N et confirmes
par E (qui saute al-muayyad) et par F. Ces epithötes sont frequentes dans la titulature de cette
epoque et l’on peut les considerer comme certaines, bien qu’elles ne soient garanties par aucun
! Le texte de la fin de la ligne 2 ne reposant que sur des copies, j'omets ici ce passage peu important.
® Dans ce qui suit, Bl et B2 designent deux photographies du general ve Beyum (fir. 36 et pl. XVIII en haut)
montrant une partie du centre de l’inscription; D, l’edition Derexsoure; E, une copie fournie par Halil Eonem A
Constantinople; F, une copie fournie par S. E. Fakurı Paısna A Amid; G, la mauvaise traduction de GARDEN, tom. cit.,
p- 186; H, la traduction plus mauvaise encore de H. ve Herr, II, p. 467; N, l’edition NIEBUHR; OÖ, une photographie
du baron p’OrrexHeım (pl. XVII en bas), montrant le debut de la ligne 2; enfin T, une photographie de ma collection,
donnant une vue generale de la tour et sur laquelle on peut lire quelques mots vers le centre de l'inseription.
Amida. 12
90 INSCRIPTIONS DIVERSES.
fac-simile.' La suite, du mot muhyi au mot al-saädät, se lit sur B 1, B 2 et P, les derniers
mots non sans peine.” La fin de la ligne 2, invisible sur toutes les photographies, est empruntde ä
N, avec deux correetions fournies par F.? La ligne 3 se lit sur B 2.* Enfin la ligne 4 n'est
visible que sur B 2, oü plusieurs mots paraissent frustes; la lecon proposde est une combinaison
de B2 et de F, dont le texte, bien que fautif, est
celui qui se rapproche le plus de l'original.’ En
resume, l’edition ci-dessus peut ätre consideree SE,
comme definitive, A part le nom du constructeur. S
IM Autour de l’inseription (pl. XVIID, eing ani- ER A\
maux sont sculptes en relief dans le parement:
au-dessus du centre, un oiseau double (fig. 37)°;
aux quatre angles du tableau central encadrant Fig. 38,
Fig, 37. les lignes 1 et 3, quatre felins passants et affrontes
deux par deux, d’un style tres remarquable (fig. 38).
Le pied de la tour est renforee par un puissant talus en pierre de taille (fig. 35 et pl. XVII),
inclineg A environ 45°. Autant qu'on
peut le voir, ce talus a ete ajoute
apres coup, soit pour etayer la tour
ebranlee, soit A la veille d’un siege,
pour en eloigner les sapeurs; en eflet,
il siappuie assez gauchement contre
la base de la tour, sans souci de sa
belle architecture. Plusieurs blocs en-
castres dans son parement portent de
grands caracteres en coufique fleuri,
les uns isoles, les autres disposes en
bandeau. Sur deux photographies du
general DE BEYLIK, qui montrent trois
blocs rapproches apres coup (fig. 39),
on lit, non sans peine:
" La lecon de D, qui met ces trois epithetes A la forme relative, est conlraire ä toutes les regles de la titulature;
voir CA, ], p. 4435. et passim.
® Les correetions que ces fac-simile fournissent a N ont et& signalees dans le recueil D’OrPENHEIM, p. S3, n. 1 et
suiv. Dans D, il faut lire Onlus)ls AN SlbL,, au lieu de DB au ;e, et a2, au lieu de s*-
3 Voir le reeueil n’Orrexnein, Zoe. eit. Dans D, il faut lire Sim Ale, au lieu de FRE Jg et oa, au
lieu de ‚PAR :
* N donne la date exacte, mais sans le proverbe, «ui figure dans F, avec une erreur,
> F donne bw al als vie Ay! o\& ‚, mais les mots „I\& & As2 sont cerlainement errones,
quand on etudie B2. G donne: „This building was constructed by the skilful Ibrahim el-Halebi, whom may the Most
High guard to all eternity!* Ges mots traduisent probablement Ram all sale ie er! oly , mais d’apres B 2, le
mot «al-halabi ne peut elre exact. La lecon de D, Ra; al) NE Ppye— il (ve Isa ‚est contraire ä la paleographie et
aux regles de Ja composition epigraphique, V’ordre de bätir ne figurant jamais ä la fin d’une inseription. Comme
ailleurs, H n'est iei d’aucun secours.
6 Cest l’oiseau qu’on voit dans H. ve Hruı, 0p. eöt, pl. XLI. A gauche en haut. Le dessin de la fig. 37, faite
a la lJoupe sur une photographie, est plus exact; la tele gauche est fruste. Sur cet embleme, voir plus loin, p. 938.
? Les deux superieurs sont dessines, peu fidelement, dans H. ve Herr, op. eit., pl. XLI, ä droite et a gauche
en bas. Tous les quatre sont mutiles et frustes; le mieux conserv@ est celui de gauche en haut, qui est reproduit
ef-dessus, fig. 38. Sur cet embl&me, voir plus loin, p. 99.
ÖRTOKIDES DE KAIrFA. 91
Sur le bloe de droite . . . @bYI (9) m ey db us” ll
Sur le bloe dumilieu . . . ..2... 2,3) N... (2) A!
Sure bloerde gauche ı . . wel u... or) AN —
L’ineoherence de ces fragments prouve que les bloes sont remployes dans le talus et
proviennent d’une inseription detruite, dont on ne peut determiner ni l’emplacement primitif, ni le
titulaire. Ces titres mutiles semblent appartenir aA un protocole ortokide (cf. les n®® 27 et 29);
d’autre part, le style des caracteres rappelle celui des inseriptions merwanides et inalides. Bien
que sans valeur immediate, ces beaux fragments montrent avec quel soin il convient d’ex-
plorer une enceinte qui parait remplie de debris analogues.'
Voici comment la tour est deerite par H. pr Herr, op. eit., Il, p.444: „La douzieme tour
(a partir de la porte d’Alep), place A un angle, est de forme eirculaire et son diametre est
enorme; son appareil surtout est admirable. Elle porte a sa partie superieure de petites avan-
ces (&chauguettes) dont
les extremites sont en-
richies de sculptures de
style oriental. Une
grande inscription ara-
be la ceint entierement.
On voit A sa partie
inferieure un soubasse-
ment conique, sur le-
quel courent deux li-
enes d’ornementation
coufique. “
30. Le meme. —
Sur le front anterieur
d’une grosse tour ronde
(fig. 40) appelee Yedi
gardash (les sept freres)
et situee A l’autre angle
sud-ouest de l’enceinte,
au sud-est de la prece-
dente et en B du plan
(fig. 1), & mi-hauteur,
ne regun long bandeau
surmonte d’une mou-
lure, plus simple que
celle de la tour A et
qui ne retourne pas
sous le bandeau. Vers
le centre, elle se de-
eroche en forme de
tableau, pour encadrer une courte ligne 1, au-dessus de la longue ligne 2; sous celle-ci couri
Fig. 10. Yedi qardash ou tour B de l’enceinte
ı Cf. plus haut, p. 77, n. 6, et passim, et plus loin, le no 31 et p. 106, n. 4.
92 INSCRIPTIONS DIVERSES.
une courte ligne 3, comme dans le n°29. Le pied de la tour, qui est tres bien conserve, ne
montre aucune trace d’une quatrieme ligne, ni d’un talus incline. Meme type; m&mes carac-
teres, tr&s bien conserves (pl. XIX). Publiee.!
a 9 SM SI ze ga Pierce ee
Sellly AS) a Lu eb all ee erde Al
ar X GN el x „> alu N) el oA, ap „sl As) Ns
| 4 ON Dganı u 5) a aus (sie) \ga. ch N ll Go a. Ulo olda,
ee ale al a ER lan laden
. glei al ER)
A te promulgue l’ordre, auquel il faut obeir, de notre maitre le sultan al-Malik al-Sälih, le savant, le
juste, l’assiste, le vietorieux, le vainqueur, le vivificateur de la justice, Näsir al-dunyä wal-din, le pilier de
"Islam et des musulmans, la beauts du gouvernement, la gloire des rois et des sultans le roi des @mirs,
le sultan du Diyar-Bekr, du Rum et de l’Armenie, la sphere des hautes qualites, le heros du monde, le
Chosroes de l’Iran, le höros, ’homme de confiance, le faucon, l’heureux prince, Abu I-falı Mahmüd, fils de
Muhammad, fils de Qarä-arslän, fils de Däwüd, fils de Sukmän, fils d’Urtug, l’aide de l’&mir des croyants, que
sa vietoire soit puissante! L’a bäti Yalıya, fils d’Ibrahim al-Sarafi, pour al-Malik al-Sälih.
Comme pour linscription preeedente, ce texte est etabli sur une suite de documents frag-
mentaires qui se completent Yun par l’autre.” La ligne 1 se lit sur B1,B3etL. Les
premiers mots de la ligne 2, qui ne sont pas tout A fait corrects dans O et dans F, se lisent
sur P. La suite se lit sur Bl et T, mieux encore sur L A partir de mul et sur B 3 A partir
de wal-din. B 3 s’arrete au mot al-ma'ali et B 1, & la gendalogie, mais la fin de la ligne se
lit sur B 2. Enfin, la ligne 3 se lit sur Bil, B3 et L. En resume, le texte ci-dessus peut
etre considere tout entier comme definitif.
Le protocole de Mahmüd renferme plusieurs titres persans et tures, notamment baighu
„faucon“°, que jai deja rapproche de l'oiseau de proie sculpte au milieu de l’insceription n® 27;
! Voir Lenmans-Haupr, op. eit., no 10, p. 228. et pl. XIII; recueil D’OrreEnneın, no 193; DERENBoURG, loc. cit,
? Fragment de Coran, XXIX, 44: „Certes, eelebrer Alläh est le plus important.“
> Dans ce qui suit, Bl, B2 et B3 desienent trois photographies du general pe BeyLır, montrant diverses
parties de l'inseription (B 3 est reproduit pl. NIX); D, l’edition DerensourG; F, une copie fournie par S. E. FakHrı
Pasta; G, la mauvaise traduction de Garen, tom. eit., p. 187; H, un fragment sans valeur traduit dans H. pe Herr,
Il, p. 466: L, la planche XIII de Lenmans-Haupr; O, le fragment copie par p’OrrENnHEIN; P, une photographie tres
distincte de la premiere moitie de la ligne 2, due äl'obligeance de M. Pocxox, qui a bien voulu me preter aussi la
photographie reproduite ci-dessus, fig. 40; enfin T, une photographie de ma collection, donnant une vue generale
de la tour et sur laquelle on peut lire «uelques mots vers le centre de l’inseription.
* Dans D, le debut de l’inseription est a corriger d’apres l’edition ei-dessus; G et H sont sans valeur ici.
5 Sur les photographies, on lit distinctement a; avec les points diaeritiques (sur la pour Be et Ep
pour In, voir le recueil D’OPPENHEIN, p. 28, n. 1, etS5, n. 1). La lecon bighu ou baighu „faucon* (et non Be ‚ yabghu
— jabghu „prince“; voir plus haut, p. 76, n. 5) est done assuree, iei et dans les nos 27 et 30. Elle est confirmee par
lonomastique des Seldjoukides; voir les sources eitees plus haut, p. Sl, n. 6 et 7; DErKXBoURG, op. eit., p. 298, n. 1. Sur
ce mot, voir P, DE ÜOURTEILLE, Dietionnaire turk-oriental, p. 187; Sulaiman Buxknärs, Larghat djaghatay we-turki,
p- 92; Hovrsma, @lossar, p. 28; Hammer, Fallnerklee, p. 108.
Les autres titres turcs de ce groupe, ici et dans les nos 27 et 30, appartiennent aussi au vieux fonds ture. Les
mots «/p „vaillant“, qutlugh „heureux*, bey „prince“, figurent deja dans les inseriptions de l’Orkhon, ainsi que bilgä
ÖRTOKIDES DE KAIFA. 93
je vais tenter ici Je m&me rapprochement avec l’oiseau double sculpte sur les deux tours A et
B. La date absente peut ötre retablie approximativement d’apres le n° 29 (605 —= 1203—09)
car il est evident que les deux tours sont de la meme epoque. Enfin, touchant la signature
du constructeur, je n’ai rien a ajouter au commentaire de mes £ditions precedentes.!
Voiei tout ce que H. ve Her, loc. S
eit., dit de cette tour: „La treizieme (& partir 9
de la porte d’Alep) est semblable a la prece-
dente et porte une grande inscription avec
diversesseulptures representant desanimaux.“
En effet, autour de l’inseription, trois ani-
maux sont sculptes en reliet dans le pare-
ment: au-dessus du centre, un oiseau double (fig. 41), semblable a celui
de la tour A’; aux angles superieurs du tableau central, deux felins
passants et affrontes (fig. 42) semblables ä ceux de la tour A, d’un style
plus simple, mais mieux conserves.” Tous ces animaux sont-ils des em-
blemes et quel en est le sens? Iei encore, il ne s’agit que de poser quelques jalons; commencons
par les deux oiseaux doubles, dont l’etude s’offre A nous sur un terrain deja pre&pare.
Fig. 42.
Un marchand venitien, qui visita la ville d’Amid en 1507, decrit ainsi son enceinte: „La
gran eitta di Caramit..... & murata di grosse mura di pietra viva lavorate, di maniera ch’elle
paiono dipinte, e attorne sono fra torri e torrioni trecento sessanta. Io per mio piacere cavalcai
due volte tutt’il circuito, considerando quelle torri e torrioni fatti diversamente, che non & geo-
metra, che non desiderasse di vederle, tanto sono maravigliose fabriche; e in molti luoghi di
quelle si vede l’arma imperiale scolpita con un’ aquila di due teste e due corone.“*
Des lors, plusieurs explorateurs ont signal& ces aigles doubles et quelques savants, en
adoptant l’opinion du voyageur italien sur l’origine de cet embleme, en ont tir& des concelusions
hätives sur les relations politiques et f&odales entre l’Orient et l’Oceident & l’eEpoque des croi-
sades. Je me garderai de les suivre sur un terrain si peu solide? Avec des vues plus modestes,
mais aussi plus judicieuses, on a rapproche les oiseaux doubles des murs d’Amid de ceux qui
figurent sur quelques monnaies des Ortokides et des Zenguides, pour en tirer toutefois des con-
„sage“, qu'on retrouve aussi dans une inseription arabe du XII® siecle (atabek Önör & Bosra); voir les travaux sur
l’epigraphie turque et Lenmans-Haupt, op. eit., p.26, avec les sources citees n.2; cf. Epigraphie des Atabeks de
Damas, dans Melanges de Vogü, p. 103; SOBERNHEIM, dans M£langes H. Derenbourg, p. 384 s.
ı J'ai deja dit que l’ethnique du constructeur doit etre Ju ar et non a: comme dans D, car on ne voit
E27 im
sur l’original aucune trace de la dent et des deux points d’un yä, ni m&me de la dent terminale du säd; il est done
impossible, m&me en forcant la pal&ographie, de lire EITE En revanche, on voit distinetement le point du fä
et les deux points du yä@ final; peut-etre doit-on vocaliser sarfi. Quant au nom propre, on peut aussi le lire Er
Yuhannä; dans ce cas, l’architecte etait un chretien.
® Avec des variantes dans l’execution. et oiseau est dessine, peu fidelement, dans H. ve Herr, op. eit., pl. XLI,
ä gauche au milieu. }
® Celui de gauche se voit aussi dans H. ve Herr, loc. eit., ä droite en haut. Tous ces felins sont d’un style
bien plus remarquable que ceux du sultan Baibars et t&moignent de la superiorite de la Mesopotamie sur l’Egypte,
dans l’iconographie du XIII® siecle; cf. plus loin, p. 99.
4 Voir Ramusıo, Delle navigazioni e viaggi, Venise 1606, II, p. 79, et la traduction de Grey, Italian travels in
Persia, p. 145s.; cf. Lemmanx-HaupTt, op. cit., p. 27, n.1. Dans l’analyse de Zurra, Di Marco Polo e dei altri viag-
giatori veneziani, II, p. 236, il n'est pas question de ce passage; il a et& cit&@ par DE LoxGP£rIEr, Oeuvres, ed. SchLux-
BERGER, ], p. 100, et signal& par CastıcLiosı, Rırter, FRAEHN, NÜTZEL, SARRE, etc.
5 ‚Je laisse entierement de cöt@ la question tant debattue des rapports entre les aigles bicephales cappadociens,
l’raigle imperiale et l’oiseau double d’Amid. Depuis l’etude de ve LonGp£rıer, on a tant &erit sur les bas-reliefs
d’'Euyuk et de Yasili-kaya et sur la double aigle imperiale qu’un probleme aussi vaste ne saurait &tre aborde ici.
94 INSCRIPTIONS DIVERSES.
elusions presque aussi fragiles sur le sens de cet embleme, qu’on a pris tantöt pour celui de la
ville d’Amid, tantöt pour celui de ces deux dynasties.!
La premiere hypothese etait deja contestable alors qu’on n’avait signale, sur les murs
d’Amid, que ces deux oiseaux doubles,. puisqu'ils figurent aussi sur des monuments etrangers
a cette ville” Aujourd’hui que les releves du general pE BeyLıE nous montrent tout un bes-
tiaire sculpte sur les monuments d’Amid, il ne suftirait plus de prouver qu’Amid possedait des
armoiries; il faudrait encore, parmi ces nombreux emblemes, faire un choix qu’aucun fait precis
ne nous permet de guider. L’autre hypothese n’est guere plus satisfaisante, puisque l’oiseau
double figure sur des monuments etrangers aux Zenguides et aux Ortokides? et que ceux de
ces dynasties portent aussi d’autres emblemes.* En ce qui concerne les Örtokides d’Amid,
! La premiere hypolhese a ete defendue par Laxe-Poore, Coins of the Urtukts (Num. Chroniele, 1873), p. 91;
la deuxieme, par Nürzer, Embleme und Wappen auf muhammedanischen Münzen, p. 7; cf. Leumans-HavpT, op. eit.,
p. 27, n. 1; Sara, Erzeugnisse islamischer Kunst, p. 7; Sammlung Sarre, I, no 20, p. 14; recueil p'Orrexneim, no 123,
p. 86, n. 1. M. pe Kararacek, op. eit,, p. 135., les concilie en disant „das Wappen der Sultane von Amid“ (p. 14:
ch. Fraenn, Opuseula postuma, I, p. 114) et „der Doppeladler von Amid“ (p. 13 et 17); cf. les notes suivantes.
2 J’ai deja sienale, p. 86, une monnaie ortokide a l’oiseau double frappee a Kailfa. On le trouve aussi sur des
monnaies frappees ü Sindjar par les Zenguides (voir plus loin, p. 97, n. 2), sur une monnaie frappee A Irbil par les
Houlagouides (voir une note suivante), sur divers monuments d’Asie Mineure (voir p. 93, n. 5, et 975.), etc.
® Voir la note precedente.
* Les plus connus sont ceux des monnaies ä figures de ces deux dynasties. En dehors d’Amid, il en existe
beauconp d’autres, sur les monuments de la Mesopotamie; les releves tout recenis de M. SarrE en feront connaitre
«uelques-uns. I ne saurait etre question de les etudier jei; mais je ne puis m’empecher d’en signaler un, pour
appuyer mes reserves sur l’attribution hätive d’un embleme a une »ille ou a toute une dynastie; je veux parler de
.homme au eroissant“. En publiant quelques inseriptions de l’atabek Lu’lu’ de Mossoul, j'ai signale, d’apres Sıourri,
sur une porte de cette ville bälie par ce prince, ou du moins restauree par lui, le Bäb Sindjar, un bas-relief, represen-
tant un homme assis, tenant un eroissant (de June sur ses genoux; voir Orientalische Studien (Festschrift für Th. NöLDEkE),
p- 201, n. 1. Je puis ajouter aujourd’hui que ce relief existe encore; on le voit distinetement sur une photographie
rapportee par M. Sarre. Il est en tout pareil aux repliques gravees sur «uelques monnaies de Lu’lu’ (voir
Lase-Poorz, CBM, II, n0s 589s.). En signalant ces monnaies, loc. eit., jai suppose que cet embleme est un exemple
d’armes parlantes, le croissant de „lune* faisant allusion au surnom personnel de Lu’lu’, Badr al-din (pleine „lune* de la
religion). Si cette hypolhese est exacte, et d’autres faits analogues semblent la confirmer, il faut considerer iei !’homme
au eroissant comme un embleme personnel de Lu’lu”. Je dis „iei*, car ailleurs, cet embleme joue («d'autres röles.
Ainsi, c'est aussi Ja representation zodiscale de la planete Lune, et s’il figure, comme telle, sur le grand plat de Munich
au nom de Lu’luw, on le retrouve sur un grand nombre d’objets en cuivre et en bronze, decores des signes «du zodiaque.
D’antre part, on le voit sur plusieurs monnaies zenguides frappees a Mossoul ; voir Laxe-Poore, CBM, II, ns 529 s., 5673.;
G. Ennem, EMO, 1, n0s 130s., 138s., ete. Faut-il en conclure que c'est un embleme de la dynastie zenguide? Alors,
pourquoi figure-t-il sur des monnaies houlagouides (Laxe-PooLe, CBM, VI, nos 52s., 59, 84; M. MurArar, (MO, II,
nos 26, etc.) frappees a Mossoul? Dira-t-on que les Houlagouides ont repris les armoiries des Zenguides? Mais
leurs monnaies nous offrent tant d’emblemes, copies sur des types plus aneiens, qu'il ne parait plus permis de parler
d’armoiries.
Toutes les monnaies dont je viens de parler ont ete frappees a Mossoul. Faut-il en eonclure que ’'homme au
eroissant est un embleme de cette ville? Alors, pourquoi figure-t-il sur des monnaies zenguides (Laxe-PooLe, CBM,
III, nos 6458.; G. Epnem, EMO, I, nos 174.) frappees a Djazira? Dira-t-on que cet embleme etait en mäöme temps
dynastique et que les Zenguides de Djazira le conserverent, apres s’etre separes de la branche de Mossoul? (est
possible, mais cela n’expligue pas pourquoi d’autres monnaies frappees a Mossoul sous les Zenguides et pent-ötre sous
les Houlagouides (Laxe-PooLe, CBM, VI, ne 55) portent d’autres emblemes que I’'homme -au-croissant. Dira-t-on que
la ville de Mossoul possedait plusieurs armoiries? Voila l’impasse ou nous a conduit la recherche des armoiries
d’Amid et de Kaifa (voir plus haut, p. S6), oü conduit forcement, dans l’etat actuel de nos connaissances, toute
recherche analogue; en voiecji un autre exemple.
M. oe Kararacek, qui tient le croissant pour l’embleme de Mossoul (op. eit., p. 16), eroit le retrouver sur des
monnaies, frappees a Irbil en 661 par Hulagu, sur lesquelles figure un lievre au-dessus d'un eroissant (Laxe-Poorr,
CBM, \1, no 32; M. MurArar, CMO, Il, no 14). Il suppose qu’Irbil adopta les armes de Mossoul, apres avoir ete
reunie A celte ville par Lu’lu’, sous Hulagu. Mais alors, pourquoi une monnaie, frappee a Irbil en 678 par Abaqa
(Laxe-Poone, CBM, VI, no 56; Nürzer, Embleme, p. 7), porte-t-elle un oiseau double? Dira-t-on que la ville d’Irbil
avait adopte, elle aussi, les armoiries d’Amid, ou celles des Ortokides, comme le pense M. NürzeL (Eimbleme, p. 7 et 9).
.ORTOKIDES DE Ka1ra. 95
l'oiseau double n’a ete signale jusqu’ici que sur les deux tours A et B, bäties par Mahmüd, et
sur des monnaies de Mahmüd et de son fils et successeur Maudüd.! Sans parler encore d’un
emblöme dynastique, il est permis de supposer que c’est un embleme personnel de Mahmüd,
herit@E par Maudüd. Maintenant, examinons-le d’un peu plus pres.
L’oiseau double figure A la place d’honneur sur les deux tours, au-dessus du centre des
insceriptions, alors que les quadrupedes sont relegues plus bas, dans les angles du tableau.
Cette distinction semble bien trahir un embleme personnel, quand on se rappelle que l’oiseau
tshagir de Malik-shäh et l’oiseau baighu de Muhammad figurent a la m&me place, au milieu des
inseriptions n°s 16 et 27.2 Ensuite, en etudiant les oiseaux doubles de Mahmüd (fig. 37 et 41),
on y reconnaitra moins un aigle qu’un rapace du genre vautour ou faucon.” Or, le protocole
du n° 30 renferme ce titre baighu que jai rapproche, dans le n° 27, de l’oiseau sculpte sur la
porte d’Alep.* N’est-il pas tentant de supposer que l’oiseau de Mahmüd est un baighu double, de
meme que l’oiseau de scn pere Muhammad etait un baighu simple?
Mais pourquoi le baighu de Muhammad se serait-il dedoubl& pour ses successeurs? Puis-
que nous nageons dans l’hypothese, on me permettra d’en hasarder encore une, bien quelle ne
repose sur aucun fait preeis. On a vu que le titre de sultan parait avoir ete pris par Muham-
mad ä& la suite de la prise d’Amid?; est-il permis de rattacher ä la prise de ce titre le d@double-
ment du baighu? Les recherches que j’ai faites sur l’origine et la valeur politique du sultanat,
recherches que j’espere publier un jour, montrent que le titre sultanien n’est pas sans analogie
avec le titre imperial, dont l’aigle double passe pour &tre l’embleme. Sans rouyrir le debat sur
un rapport historique entre l’oiseau d’Amid et l’aigle imperiale, on admettra que ce rapport
est possible au debut du XIIIE siecle, depuis que l’aigle imperiale a et@ signalee des la fin
du XIIe® Il est vrai que dans le manuscrit Marrıs, Muhammad porte pour embleme l’oi-
seau simple, avec le titre de sultan; mais on sait que ce document n'est pas de premiere main;
d’ailleurs, la prise du titre peut avoir pr&eede d’un peu le dedoublement de l’embleme. II est
vrai encore que sur la tour qui porte le n° 16, l’oiseau du sultan Malik-shäh est simple’; mais
alors, nous sommes au XI® siecle. Meme au XIII® sieele, on va le voir, le titre sultanien n'est
pas toujours associe A l’oiseau double. Malgre tout, je suis tente de croire que l’oiseau double
de Mahmüd est en rapport avec son titre sultanien, ou du moins avec la prise d’Amid, soit
Et sur quel indice enfin se base M. ve Kararacek (op. eit., p. 17) pour voir les armoiries d’Amid sur une monnaie de
la collection ProkescH-Östex, frappee la meme annee et par le m&me prince? A moins qu’elle ne porte le nom
d’Amid, ce que l'auteur ne nous dit pas, pourquoi n’aurait-elle pas ete frappee a Irbil, comme la precedente?
On le voit, de quelque eöte qu'on aborde le probleme, il oppose aux solutions simplistes d’insurmontables
diffieultes. Que faut-il en conelure, sinon qu'on doit se garder ici de generalisations hälives? Sans nier l’existence
d’armoiries, ou du moins d’emblemes dynastiques et d’emblemes de cite, par exemple en Arabie (voir mes Notes d’ar-
ch£eologie arabe, III, tir. a part du JA, p. 75 et passim; Nürzen, Embleme, p. 17s.), il convient de rassembler encore
des materiaux et de ne tenter, provisoirement, que Vinterpretation de cas isoles, en commengant par les emblemes
«due peuvent illustrer des texles positifs, fournis par l’epigraphie et la numismatique.
ı Voir les sources eitees dans Le£umans-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, p. 27, n.1. L’oiseau des deux
tours ressemble surtout ä la variante monetaire publiee dans CBM, Ill, no 349 et pl. VII: Coins of the Urtuli, dans
Manrspen, Nun. orientalia, pl. V, no 4; G. Even, no 16 et pl. I, et Nürzer, fig. 4, avec des ailes sans figure humaine,
et une queue en faueille.
2 Voir plus haut, p. 40 et 78. ll ne faut voir, dans ces termes d’oiseaux fshagir et baighu, qu'une designation
provisoire pour ces deux emblemes particuliers.
3 Les quatre tetes portent des oreilles pointues et des appendices que je suppose @tre des chaperons (voir plus
loin, p. 98) plutöt que des colliers de vaulour; ce sont eux, apparemment, que le voyageur venitien eite plus haut,
p. 93, a pris pour les couronnes de l’aigle imperiale (l'arma imperiale ... un'aquila di due teste e due corone)
4 Voir plus haut, p. S1.
5 Voir plus haut, p. 79.
6 Voir ANTHONY VON SIEGENFELD, Das Landeswappen der Steiermark, Graz 1900, p. 3SS.
? Si ce bas-relief represente bien un oiseau; voir plus haut, p. 40, n. 2.
96 INSCRIPTIONS DIVERSES.
que les deux t&tes representent les deux villes de Kaifa et d’Amid, soit qu’elles expriment la
vieille idee orientale de la dualit& du pouvoir souverain!, soit qu’elles marquent une alliance
politique ou matrimoniale. Toutes ces hypotheses s’accordent avec l’existence d’un oiseau double
sur les monnaies de Maudüd, qui herita des Etats et des titres de son pere.? Voici en revanche
un cas plus epineux.
On sait qu’un frere de Muhammad, nomme Abü Bakr, fonda en 581 la petite dynastie
des Ortokides de Kharput.”° Un miroir talismanique en bronze, qui fit partie des collections
DE TERSAN et DE Bracas, decore de sujets representant les planetes
et les signes du zodiaque, porte en exergue une inscription au nom
de „mauländ al-sultän al-Malik al-Mu’izz Nür al-dunyä wal-din Abu
I-fadl Urtug-shäh ibn al-Khidr ibn Ibrahim ibn Abi Bakr ibn
Qarä-arslän ibn Däwud ibn Sukmän ibn Urtug, nasir amir al-mu-
* Ce prince etait done un arriere petit-neveu de Muhammad
de Kaifa et Amid, qui parait avoir r&gne aA Kharput au XIII® siecle.?
Or, au centre de cet objet est grave en relief un oiseau (fig.43) que
M. pe KarABAcER tient pour une chouette ortokide (op. eit., p. 22).
Sur les dessins qu’on en a publies®, ce rapace ressemble, il est vrai,
A un nocturne; mais nous n’en possedons aucun fac-simile et apres
ce qui a et dit plus haut, il est permis d’y retrouver le baighu de Muhammad.
Mais alors, pourquoi le sultan Urtug-shäh portait-il pour embleme l’oiseau simple? On peut
repondre qu’ä cette epoque, le titre sultanien etait devenu banal et qu’un sultan de Kharput,
mimin.“
! Voir les notes eitees dans C7A, I, p. 243, n. 3; 338, n. 1; 504, n. 3, et 551, n. 2, notamment GoLDZIHER, dans
WZKM, XII, p. 321.
2 Voir plus loin le protocole du n® 32, ou le titre de sultan doit se trouver dans la lacune au debut.
® Sur cette dynastie, voir Leumanx-Haupt, op. eit., p. 20, n. 1. Aux sources eitees, ajouler deux passages im-
portants: Ibn al-Athir, XII, p. 279, et Ibn Khaldün, V, p. 219; ef. la deuxieme note suivante.
!‘ Voir pe Hammer, dans Mines de V’Orient, 11, p. 100; Laxcı, Trattato delle simboliche rappresentanze, I, p. 83
et pl. VII; Reıyaup, Monuments ... de Blacas, Il, p. 405 et pl. 10; Lemmans-Haupt, loc. cit.; von KARABACER, Op. cit,,
p- 225. Une partie de la collection pe Bracas a ete acquise par le British Museum, mais je n’y ai pas retrouve ce
bronze et j'ignore ce qu'il est devenn.
5 L’inseription n'est pas datee et j'ignore oü M. pe Karagacer a pris la date 660, qu'il assigne au miroir
(peut-etre dans DE Hanner, que je n’ai pas sous la main). Cette date est contredite par un passage d’Ibn al-Athir, XII,
p. 279, qui place en 622 (1225) la mort de "Izz al-din al-Khidr, fils d’Ibrahim, fils d’Abü Bakr, fils de Qarä-arslän,
fils de Däwud, fils de Sukmän, et maitre de Kharput, et l’avenement de son fils Nür al-din Urtug-shäh. Ce passage
important, qui ın’a ete sienale par M. Hovrsma, donne lien A deux remarques:
10 11 concorde avec la genealogie que j'ai etablie dans Leumanx-Haupt, loc. eit., d’apres linseription du miroir
vE Bracas et la susceription du manuserit Tangihät, et confirme que le Nizäm al-din Abü Bakr des auteurs ne figure
en aucun cas dans cette liene. Je crois de plus en plus que ce pretendu personnage est ne d’une confusion entre
‘Imäd al-din Abü Bakr et Nizäm al-din (?) Ibrahim, car les generations de ces Ortokides sont deja si rapprochees
qu'il parait impossible d’intercaler, entre Abü Bakr et Ibrahim, un Abü Bakr Il dont aucune source offcielle ne
fait mention.
2° Si Urtug-shäh a herite Kharput des 622, c'est Jui que le sultan Kaiqubäd en a chasse en 631, suivant les
source que j'ai eitees. Il aurait done regne de 622 a 631 et le miroir pr Bracas daterait de cetle epoque. On sait
que Kharput est au milieu de cette region metallifere qui a fourni la matiere d'un tres grand nombre de cuivres
musulmans, notamment des celebres monnaies ortokides; voir A ce sujet un curieux passage d’Ibn al-Azrag, dans
Aueproz, JRAS, 1902, p. 787.
Il est vrai qw'Abü Bakr etant devenu maitre de Kharput en 5S1 et son fils le pretendu Abü Bakr (probablement
Ibrahim) y etant signale en 601, on doit admettre que ce dernier et son fils al-Khidr ont regne bien peu de temps,
enfin qu’Urtug-shäh ne pouvait etre qu’un tout jeune enfant en 622; mais cette conclusion concorde bien avec le
traitement que Kaiqubäd lui fait subir en 631. D’autre part, dans le manuserit Tengihät, date de 685, son oncle
Ahmad semble figurer comme prince regnant; mais cette date peut ötre celle d'une copie plus recente que l’ouvrage
original.
% Je le reproduis iei d’apres le dessin publie dans von KaRABAcER, op. cit., fig. 8.
ÖRTOKIDES DE KAIrFA. 97
petit prince d’une sous-dynastie ortokide, n’etait probablement pas, en diplomatique, l’egal du
sultan du Diyar-Bekr; ou bien, que l’oiseau double n’est pas lindice du seul titre de sultan,
mais celui d’un double pouvoir ou d'un double domaine. Encore une fois, je ne conclus pas;
je me borne A poser des questions. Je me garderai done d’etudier iei tous les emblemes, ou
seulement tous les oiseaux, simples et doubles, que l’archeologie musulmane a reveles jusquici.
Encore insuffisants pour une “tude definitive, ces documents sont deja trop nombreux pour de
simples notes.' WVoiei toutefois deux exemples qui me paraissent offrir un interet particulier:
il en existe des fac-simile, leur attribution est certaine et l’on peut les rapprocher, eux aussi,
d’un titre de rapace.
L’oiseau double figure sur les monnaies de deux Zenguides de Sindjar: “Imäd al-din Zengi
et Qutb al-din Muhammad.” Il est vrai que leur protocole monetaire ne renferme pas de titre
de rapace; mais le titre /oghrul-tekin „faucon
prince* figure dans celui de deux Zengui-
des de Mossoul, Qutb al-din Maudüd et Saif
al-din Ghäzi I.” On le retrouve dans le
protocole epigraphique d’autres Zenguides,
notamment de Zengi lui-m&eme, le fondateur
de la dynastie, de Lu’lu' de Mossoul et de
Mahmüd de Djazira, qui ne le portent pas,
A ma connaissance, dans leur protocole mone-
taire.* On sait, en effet, que ce dernier, tou-
jours plus simple que le protocole epigraphi-
que, ne saurait nullement passer pour un
document complet au point de vue de la
titulature.° Si l’on retrouve un jour des in-
scriptions des Zenguides de Sindjar", on y
relevera peut-etre le titre foghrul-tekin, comme
dans les inscriptions et sur les monnaies
de leurs cousins de Mossoul et de Djazira.
L’autre exemple, entierement inedit, est plus curieux encore.
Voiei (fig. 44 et 45) deux emblemes sculptes sur l’un des portails de
la grande Mosquee de Diwrigi.’ Cet edifice a ete bäti en 626,
! La liste que j’en ai donnee dans Lenmann-Haupr, op. eit., p. 27, n. 1, est loin d’etre complete; sur l’oiseau
bieephale de Qara-hisar, voir aussi Gumoxt, Voyage dans le Pont, p. 299. Parmi les exemples que j'ai notes des lors,
j’en signale encore un, parce qu'il montre ce motif employe dans la esramique: je veux parler de l’oiseau double
peint sur un admirable vase en faience de la collection de M. Dovcrr ä Paris.
2 Voir Laxe-PooL£, CBM, Ill, nos 615s., 6335. et pl. XI; G. Eonem, CMO, 1, n® 165; Markorr, IME (Inventarniy
katalog musulmanskikh monet Ermitaja), p. 425; Nürzeı, Embleme, p. >.
s Voir Lase-PooLe, CBM, Il, p. xvıuıs., n08 498s.; G. Epnem, CMO, I, nos 117s. Sur le titre tekin, tegin
dans l’epigraphie turque (cf, plus haut, p. SI, n. 5), voir Tuonsen, Inseriptions de UOrkhon, p. 73, n. 1, et passim;
Raprorr, Die alttürkischen Inschriften der Mongolei, p. 126; Neue Folge, p- 175; Versuch eines Wörterbuches, II,
p. 1034; Cnavanses, Documents sw" les Turcs occidentaux, index, p. 367, ete.
* Voir Oriental. Studien, p. 200 et notes; SOBERNHEIM, dans ZDPV, XXVII, p. 19#£s., et dans Melanges
IH. Derenbourg, p. 384; Lemumans-HauprT, op. cit., p. 26; Sarre, Sammlung Sarre, I, p. 13.
° Voir CIA, I, p. 763.
® La seule inseription connue de cette dynastie, sur un curieux minaret en ruine A Sindjar, est au nom de
Qutb al-din Muhammad, preeisement, et date de 598 (1201), mais elle est incomplete; voir Sacnau, Reise in Syrien
und Mesopotamien, p. 329. MM, Sarrr et Herzrero en ont fait une nouvelle copie qui ne renferme aueun titre ture.
? Signales par Yorke, dans Geogr. Journal, 1896, VIII, p. 454, ces emblemes ont &t& photographies par Halil
Eonem el vont paraitre dans C/A, III, p. 755. et pl. V (Diwrigi). Le faucon double est ä droite du portail et le
faucon simple, ä gauche. A cöte de ce dernier est sculpte un autre faucon double, semblable au premier: je ne puis
le reproduire ici, faule d’un fac-siınile suflisant.
Amida.
9s INSCRIPTIONS DIVERSES.
par le Mengoutshekide Alhmad-shäh, vassal du sultan seldjoukide Kaiqubäd I”. Les inserip-
tions qu’on y lit ne donnent ä son fondateur aucun titre ture a rapprocher de ces emblemes.
En revanche, un autre monument de Diwrigi, bäti en 592, le mausolde du grand-pere d’Ah-
mad, appel@ Shähanshäh, porte une longue inseription qui donne au fondateur une serie de
titres tures et persans. On y trouve deux noms d’oiseau: Zoghrul-tekin, preeisöment, et
humäytin, titre derive du persan humäy, nom d’un oiseau d’heureux augure, parent du phenix
gröco-6gyptien; or, ce dernier parait avoir pour modele l’epervier d’Figypte, c’est-A-dire un
rapace.' Avec Jun ou llautre titre, nous voiei conduits, semble-t-il, A un nom de rapace. De
fait, si l’on regarde attentivement les emblemes de Diwrigi, on verra quils offrent les caractöres
des oiseaux de chasse ou de proie: tetes et yeux arrondis, beces crochus, colerettes de plumes
et puissants ergots. Bien quadmirablement stylise, l’oiseau double trahit encore son origine ä
d’autres indices tres significatifs: il est pose sur un objet bizarre qui ne peut &tre qu’un per-
choir et les deux tötes portent un renflement ou un bourrelet qui a tout l’air d'un chaperon;
enfin, les deux becs tiennent une petite boule qui me parait &tre un de ces grelots d’or dont
les grands seigneurs persans ornaient, encore au NVIII® siecle, les chaperons de leurs faucons.?
Des lors, il est permis de chercher un rapport entre cet embleme et ces titres, bien qu'ils ne
figurent pas sur le meme monument, car il se peut qu’embleme et titres aient et€ dynastiques.
Il est vrai qu’Ahhmad ne portait pas le titre de sultan et l’oiseau double, apres ce qui a ete
dit plus haut, paraitra un embleme trop important pour un simple vassal des Seldjoukides. On
peut repondre A cette objection par une autre hypothöse: l'oiseau simple serait ici l’embleme
d’Ahmad et l'oiseau double, celui de son suzerain, le Seldjoukide Kaiqubäd I®, dont le nom et
les titres figurent sur Ja Mosqude, ä cöte de ceux d’Ahmad. L/attribution de cet embleme A
Kaiqubäd n’a rien d’invraisemblable, puisque les Seldjoukides tiraient leur origine d’un elan
dont le totem etait un rapace.” lei encore, le dedoublement de l’oiseau serait en rapport avec
le rang &leve des Seldjoukides, ou avec leurs domaines etendus, ou plus specialement avec leurs
titres sultaniens trös dleves.! Cette hypothese me parait confirmee par un tres beau monument
du musde de Konia (fig. 47). Ce bas-relief decorait autrefois la vieille porte (Eski kapu) de
l’enceinte de cette ville, dont les portes, les tours et les courtines, aujourd'hui detruites, &taient
ornees d’un grand nombre de seulptures antiques et medievales.” Or, on sait que cette enceinte
a et bätie par Kaiqubäd 1; sur ce point, le temoignage des chroniques" est positivement con-
’
! Voir pe Hammer, Empire ottoman, I, p. 69 et 373; Mines de
!’Orient, 111, p. 69; Boviter, Dietionnaire d’histoire et de geographie, art.
Phenix; Huarrt, dans JA, 10° serie, XIII, p. 131. Voiei encore, a titre
de eomparaison, un ancien dessin (fig. 46) du phenix (?) arabe, le "ungd,
tir& d’un manuserit de Qazwini appartenant a M. Sarke; cf. la description
du “ang dans cet auteur, ed. Wüsrtexrern, I, p. 4195. Get oiseau
double est un rapace et il n'est pas sans analogie avec ceux d’'Amid.
® Voir CGmarvin, Voyages en Perse, ed. Laxeues 1S11, III, p. 394.
® Voir plus haut, p. 81.
‘ Voir plus haut, p. 38 et 85.
5 Voir Löyrvan, Konia, p. 38; Sarrz, Erzeugnisse islamischer Kunst, fig. 5. Un autre oiseau, mais monoc£ephale,
Fig. 46. Phenix arabe
decorait la porte de Constantinople ; je n’en ai pas retrouve la trace au Musee de Konia. Dr LaBorDE, qui en donne
un bon dessin, y reconnait „le faucon heraldique des Seldjoucides“; Voyage de ”’Asie Mineure, p. 117 et pl. LXIV;
cf. Texıer, Description de !’Asie Mineure, ll, p. 144; Asie Mineure, pl. 57; Hanner, Falknerklee, fvontispice; SARRE,
Ein orientalisches Metallbecken, dans Jahrbuch der K. preußischen Kunstsammlungen, 1504, tir. a part., p. 20 et
fig. 20. Si l’oiseau double du Musee peut etre pris, comme on va le voir, pour l’embleme de Kaiqubäd, cet oiseau
simple pourrait etre celui d'un des emirs du sultan qui prirent part, d’apres Ibn Bibi, a la construction de l’enceinte.
En effet, le Musee renferme les bas-reliefs de deux petits oiseaux simples qui paraissent provenir aussi de l’enceinte;
voir Löyrven, Konia, p. 17; SARRE, Erzeugnisse, fig. 6.
° Voir Ibn Bibi, dans Hovrsma, Reeueil, III, p. 258: IV, p. 104s.; Hädji Khalfa, dans V. pe Saıyt-Marrın, Asie
Mineure, Il, p. 669; Sarne, Reise in Kleinasien, yp. SS.
ÖRTOKIDES DE KAITFA. 99
firme par l’epigraphie.' Un autre bas relief (fig. 48), provenant du palais des Seldjoukides ä
Konia et faisant actuellement partie de la collection deM. Marrın a Constantinople, represente
un oiseau double d’un style different, rappelant l’oiseau double signale plus haut (p. 97, n. 1) sur
un vase en faience @maillde de la collection de M. Dovcrr A Paris. Or, la construction du palais
de Konia est attribudce aA Kaiqubäd; bien qu'il ait ete fonde peut-Etre avant lui, il est probable
quil y a fait executer des travaux.?
Si l’oiseau double fut l’embleme des Seldjoukides de Rum, ou du moins de Kaiqubäd,
le plus puissant d’entre eux et celui qui a le plus bäti, on comprend qu'il ait ete signal@ sur
Fig 47. Musee de Konia. Fig. 48.
un grand nombre de monuments de l’Asie Mineure. Peut-&tre pourra-t-on reprendre un jour,
a l’aide de nouveaux documents, l’hypothese d’un rapport entre cet embl&me et les aigles doubles
cappadociens; mais il faudra chercher dans le tot@misme turc un des elements du probleme.®
Quant aux six felins sculptes sous les deux aigles doubles, je pense qu’ils representent,
non des lions, mais des pantheres ou des leopards. S’agit-il encore d’un embleme et quel en
! Voir Hvart, Epigraphie arabe d’Asie Mineure, no 48 et p. 75: Lövrven, Konia, no 23 et p. 38. Cette courte
inseription, datee de 618, c’est-ä-dire du regne de Kaiqubäd, decorait la porte de Larenda et setrouve aujourd’hui au
Musee; c'est tout ce qui reste de la riche €epigraphie de l’enceinte de Konia. En publiant dans le Corpus les inscrip-
tions de cette ville, je donnerai plus completement les sources sur son enceinte.
2 Voir les sources cit&es dans le recueil p'OrrexHeım, au no 183, p. 141, n. 2.
® On a dejä suppose que les anciens peuples de l’Asie Mineure &taient d’origine touranienne. Dans ce cas, les
aigles cappadociens pourraient &tre eux-m&@mes d’origine turque et totömique et le problöme serait simplifie. D’autre
part, l'oiseau double se trouve aussi dans l’iconographie chretienne de la haute Mesopotamie, s’il est vrai que les
bas-reliefs reproduits plus loin (fig. Strz.) proviennent d’une eglise de Mifargin, ainsi qu'on l’a ditau general pe BeryLif.
Signalons encore deux monuments a Nigda, Asie Mineure. Le premier est une mosquee qui porte le nom de Sunqur
beg et dont la porte nord est decoree d’un oiseau. lei encore, on peut rapprocher cet embleme du mot sungur
„gerfaut*; mais je n’insiste pas, parce que le nom du fondateur de la mosquee n'est pas attest@ par l’epigraphie. Le
deuxieme est un mausol&ee octogone bäti, au debut du XIV*® siecle, par une princesse seldjoukide appelee Khudäwend.
Sur les faces exterieures de ce beau monument (et sur le mur de la citadelle de Nigda) sont sculptes de tres curieux
oiseaux A tete de femme coiffee d’une tiare ou d’un bonnet, qui rappellent, d’une part, certains motifs de l'icono-
graphie persane et font songer, d’autre part, aux harpyes du eelebre mausol&e Iycien du British Museum; voir TExıER,
Description de UAsie Mineure, II, p. 116 et pl. 95; Sarne, Erzeugnisse, fig. 19. Des photographies de ce monu-
ment seront publiees dans le Corpus, avee les inscriptions de Nigda.
100 INSCRIPTIONS DIVERSES.
est le sens? Il est diflieile de le dire, car on voit des felins, a Amid, sur des monuments ab-
bassides, merwanides et seldjoukides! et je ne trouve, dans Je protocole de Mahmüd, aucun
titre de felin. Peut-ötre s’agit-il d’un embleme dynastique, provenant du grand-pere de Malı-
müd, Qarä-arslän, dont lenom signifie „lion noir"; dans ce cas, les felins de linscription n° 16,
au nom de Malik-shäh, pourraient &tre un embleme de son pere Alp-arslän, „vaillant lion“.
Mais ces hypotheses sont bien mal assurdes et je prefere ne pas m’y arreter.”
Ainsi, les tours A et B ont ete
bäties par Mahmüd, la premiere en
605, Ja seconde vers Ja me@me annde.
Il s’agit bien de deux constructions
' nouvelles, non de simples r¶tions,
etil suffit d’y jeter un coup d’eil pour
etre frappe du contraste qu’elles offrent
avcc le reste de l’enceinte (fig. 49). Celle-
ci est defendue par un grand nombre
de contreforts et de saillants carres ou
polygonaux, rappelant ceux des vieilles
enceintes mesopotamiennes, sur les bas-
reliefs assyriens. Les uns sont pro-
Dig LS TON SS bablement antiques”; les autres ont
ete bätis ou rebätis sous les premieres
dynasties musulmanes d’Amid, car toutes les inseriptions merwanides sont sculpties sur des
saillants carres ou polygonaux. Ils alternent avec des tours arrondies, notamment sur le front
nord de l’enceinte (pl. ID). Quelques-unes de ces dernieres sont autörieures a Mahmüd, ainsi celles
qui defendent les portes d’Alep et de Kharput, et cette grosse tour qui porte une inscription
de Malik-shäh, n® 17. D’autres ont et& bäties ou rebäties plus tard, sous les Ayyoubides, comme
on le verra plus loin. Mais aucune n’est comparable, pour les dimensions, l’importance des
defenses, Ja richesse et la beautd des profils, aux deux tours de Mahmüd, dont la masse puis-
sante a frappe tous les voyageurs. Elles se distinguent par leur dianıetre inusite, par l’Epais-
seur de leurs murs, par le nombre de leurs meurtrieres encadrees de moulures, par leur beau
decor architeetural, epigraphique et iconographique, enfin par la ligne d’&echauguettes en pierre
qui regne sous leur cerenelage.' Quand on les compare aux monuments militaires de la Syrie,
! Voir plus haut, p. 14, 19, 34, 36 et 40.
> En effet, on vient de voir que tous ces felins ne sont probablement pas des lions. Toutefois, le mol arslan
designe peut-etre d’aulres felins que le lion, car les noms d’animaux, dans les langues orientales, ne repondent pas
toujours a nolre classilieation par especes; il en resulte parfois des confusions. Ainsi, les armes parlantes du sultan
Baibars (ef. plus haut, p. SO, n. 4) representent un bars, c'est-A-dire un felin de chasse, panthere ou guepard. Il suflit
d’examiner les exemplaires conserves de cet embleme pour s’assurer que ce n'est pas un lion. Gependant, il est
generalement admis «que l’animal de Baibars est un lion. Pourquoi? Parce que Magrizi dit que son embleme (rank)
elait un sad", mot qui peut s’appliquer a un lion, mais qui designe une bete feroce en general. Magrizi avait vu les
armoiries de Baibars; s'il les avait prises pour un lion, il eüt sans doute employ& le terme propre arabe asad. En
revanche, il semble avoir ignor&e que e’etaient des armes parlantes; car il eüt probablement traduit bars par fahd
„panthere* ou „guepard de chasse* (voir Dozy, Supplement), comme la fait l’auteur du lexique publie par M. Hovrsma,
Glossar, p. 11 du texte arabe.
® Voir plus haut, p. S, 13, 21, 268. et passim.
' Les belles echauzuettes de la tour A sont originales. Gelles de la tour B, mesquines et d’un style plus
grossier, sont evidemment des refeetions, car toute la partie superieure de cette tour montre un appareil moins soigne
et des profils plus maigres. Il n’existe aucun releve de l'interieur des deux tours. Une photographie du baron
D’ÖPPENHEIN, prise sur le flane de la tour A (pl. XVII), montre qu’elle est ouverte ä la gorge, du moins dans la partie
qui commande la courtine. On distingue, a l’interieur, de larges baies menagees dans l’epaisseur du mur, pour le
ÖRTOKIDES DE RKAIrFA. 101
olı les enceintes et les forteresses musulmanes, bäties suivant les traditions orientales, con-
trastent avec les chäteaux des croises, qui s’inspirent de prineipes oceidentaux', les tours de
Mahmüd trahissent, elles aussi, une influence etrangere aux traditions locales. Or, au debut
des croisades, les Frances d’Edesse pousserent leurs inceursions Jusqu’ä Amid.” Plus tard, Qarä-
arslän et Muhammad guerroyerent contre les croises en Syrie, aux cötes de Nür al-din et de
Saladin, et Mahmüd lui-möme est reste en relations constantes avec les Ayyoubides. Si l’on
ajoute que les ingenieurs de Saladin, dans la construction de l’enceinte et de la citadelle du
Caire, se sont inspires de traditions ‚franco-syriennes empruntees aux croises®, il est permis de
eroire que les ingenieurs de Mahmüd ont subi, eux aussi, influence des methodes sup6rieures
que les Franes avaient introduites en Syrie, en les adaptant aux conditions de ce pays.
Les ingenieurs de Mahmüd ont sign leur travail. La signature de la tour A est incertaine
et ne fournit aucun indice sur l’origine du constructeur; celui de la tour B, qui s’appelait Yalhıyä
(ou Yuhannä), &tait peut-@tre chretien. Rappelons A ce propos quiaux yeux des chroni-
queurs musulmans, Mahmüd etait un meerdant dont la morale etait suspecte et la religion en-
tachee de philosophie.“ Sous cette aceusation, faite au nom d’une £troite orthodoxie, se cache
peut-ötre le simple fait que Malımüd, a l’egal de plusieurs souverains musulmans de son epoque,
professait une large tolerance confessionnelle.° Sl parait temeraire d’en tirer une conclusion
sur le caractere franco-syrien des tours de Mahmüd, il reste qu’un siecle de frottements avait
rapproche musulmans et croiscs, dont les idees, les mours et la culture etaient en train de
subir une penetration reeiproque. Pour juger exaetement, ä ce point de vue, la valeur des
tours de Mahmüd, il faut attendre de connaitre les travaux militaires des croises ä Edesse,
dont aucun explorateur n’a songe jusquici A relever les ruines importantes.
30 bis. Le meme. — Parmi les copies fournies par le general Farnurı Pasma se trouve
celle d’une inseription qu’il place „sur la forteresse, entre les grandes tours et la porte de Mardin“.
Cette copie est identique A celle, fournie par lui, de l’inseription n® 30, & part de legeres
variantes sans interöt, parce qu’elles portent sur des mots dont la leeture est assurde par les
photographies et sur de simples details de forme; or, les repliques d'une meme inseription se
distinguent en general par quelques variantes dans la redaction. Ce fait et l’indication peu
preeise donnde sur l’emplacement de cette inseription donnent a penser quil s’agit d’une autre
copie du n® 30 et que les variantes doivent ötre mises a la charge du copiste.
31. Le m&me. — Dans la partie de l’enceinte de la citadelle tournde vers la ville,
en OÖ du plan (fig. 1), s’ouyrait dans la courtine, entre deux gros saillants arrondis, une
porte actuellement muree (fig. 50). Privee de tout decor, elle est carrce et surmont6e par un
linteau droit que soulage un arc de decharge. L’appareil de la courtine et des tours est fait
de blocs irreguliers; les uns sont ä parements lisses, les autres sont tailles en bossages, et
des füts de colonne sont places en boutisse dans la maconnerie, dont lirregularit@ trahit les
refections successives. Au-dessus de l’arce de decharge, trois assises de pierres blanches, de
formes et de dimensions variees, ont et@ replacees en desordre dans le parement. Ces pierres
portent des fragments de deux inscriptions du meme type et de mömes caracteres. Inedites.
service de la defense, et correspondant sans doute aux meurtrieres et aux &chauguettes exterieures. Voir aussi le
dessin de Laurens dans H. pe Herr, 0p. eit., pl. XL, reproduit dans Saravın, Manuel d’architecture musulmane, p. 481.
I Voir Rer, Etude sur les monuments de Varchitechure militaire des croises en Syrie, passim, et mon travail
dans le Bulletin de U Union des architectes frangais, IV, p. 263.
® Ainsi vers 1120, Josselin envahit le Diyar-Bekr et le pilla jusqu’aux portes d’Amid; voir Michel le Syrien,
trad. Guagor, III, p. 225.
® Voir JA, 8° serie, XVII, p. 4605.; 9° serie, XIX, p. 424, et le recueil p’OrrENHEIM, p. S6.
* Voir Lenmanx-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, p. 28; Ibn Shaddäd, fo 78 vo.
5 Voir les sources eitees dans JA, 9° serie, NIX, p. 439, et 10° serie, III, p. 31, n. 5.
102 INSCRIPTIONS DIVERSES.
Fig. 50. Inscriptions n® 31.
La premiere assise est separee des deux autres par une corniche, egalement rapportee,
faite d’un filet et d’une doucine. Des treize pierres qui la composent, plactes sans suite et sans
liaison de l’une A l’autre, les quatre premieres sont anepigraphes et les deux suivantes sont
presque entierement frustes. Les sept dernieres, nume6rotees ici de 7 A 13, portent les caracteres
que voici, avec les points tels qu’on les voit sur l’original:
A a2) I yo can A A al a leli as (7)
“ale >| (13) Au
A la loupe'!, on voit que les pierres ne sont pas seulement placees en desordre; la zone
superieure de l'inseription manque entierement. En effet, les lettres aA hampe sont coupees A
mi-hauteur et plusieurs autres lettres ont disparu, qui devaient se trouver dans cette zone.
Ainsi, le bandeau se composait de deux assises de pierres dont l’une est endommagee et l’autre
detruite. Toutefois, en lisant les blocs dans l’ordre 13, 11, 9, 12, 10, 7 et 8, et en restituant
quelques lettres, on peut retablir a coup sür le texte suivant:
al U eb wall Jalıl A Fa alt [all WYze Ale „el
ll) II olblı-
A ordonne de faire ceei notre maitre Je sultan al-Malik al-Salih, le savant, le juste, le guerrier, Näsir
al-dunyä wal-din, le sultan de l’Islam et des musulmans, etc.
Les deux assises placees sous la corniche forment ensemble un second bandeau, mais les
blocs de l’assise superieure sont remontes dans le plus grand desordre et n’offrent aueune liaison
! La photographie sur laquelle j’ai fait ces observations et dechiffre ces fragments montre les trois assises
de pierres blanches a une plus grande &chelle que sur Ja figure 50. Je n’ai pas cru devoir la reproduire
icj, parce que les caracteres, lisibles a la loupe sur l’epreuve, ne l’eussent pas et@ sur une gravure. La figure 50
sufüt a montrer la disposition generale de la porte et des inscriptions; pour les details du dechiffrement, je prie
qu'on veuille bien me-croire sur parole.
2 Ge titre est complete sur la replique du fragment suivant.
ÖRTOKIDES DE RKAIFA. 103
avec ceux de l’assise inferieure. En revanche, les quatorze pierres qui composent celle-ci sont
restdes ou ont &t& remises en place et reposent sur une deuxieme corniche, plus etroite que la
premiere. On y dechiflre sans peine les mots suivants:
I rail Zell Al Aabel| Jalatl Au gell el olkL.l Na Alan e
abe SAN 35 Suelulls AI ol cl Lil
A ordonne de faire ceci notre maitre le sultan al-Malik al-Sälih, le savant, le juste, le guerrier, l’a
le vietorieux, le vainqueur, Näsir al-dunyä wal-din, le sultan de Il’Islam et des musulmans, la reserve du califat
magnifie, etc.
Ces deux fragments presque identiques appartiennent a deux inscriptions differentes. Leur
valeur archeologique est a peu pres nulle, puisqu’ils sont rapportes dans un mur qui a ete
repare lui-möme A plusieurs reprises. Si les blocs inferieurs du second fragment sont bien en
place, comme leur bon ordre et la proprete de leurs joints semblent le prouver, il est permis
de croire que cette inscription commemorait la construction de la courtine et de la porte; mais
on ne peut aflirmer qu’elle designät preeisement la porte actuelle, encore moins la courtine et
les tours actuelles, puisque toutes ces constructions portent les traces de retouches nombreuses,
peut-etre assez recentes.
32. Ortokide Maudüd. 625 H. — On a vu qu’ä l’angle nord-est de la grande Mosquee
scleve une madrasa attribude a l’Ortokide Sukmän II? et que le cöte nord de la cour est borde
par une magnifique colonnade dont les colonnes et les chapiteaux antiques portent des arcs
brises, richement moulur6s.” Le mur qui s’elevait au-dessus de ces arcs est arase au niveau
de leur sommet, laissant voir, & 8 ou 10 mötres en arriere, un mur plus haut, parallele a la
colonnade, qui parait &tre le mitoyen de la madrasa de Sukmän II du cöte de la Mosquee,
autant que je puis en juger sur les photographies (pl. XX). Sur ce mur, ä environ trois
meötres du sol, court un long bandeau encadre d’une moulure, contenant une ligne en beau
naskhi ayyoubide, a grands caracteres. Sur les photographies, le bandeau n'est visible qu’ä
travers le rideau forme par la colonnade et par plusieurs arbres plantes entre elle et le mur. En
outre, le debut et la fin de l’inseription sont caches par deux maisons adossees contre le mur
et dont la face anterieure, donnant sur la cour de la Mosquee, s’appuie sur la colonnade. J’ai
publie un fragment de ce texte d’apr&s une copie et une photographie du baron D’ÖPPENHEIN.*
Les belles photographies du general pE Bryuıt montrent le bandeau plus distinetement; mais
le rideau des colonnes ct des arbres y cache les mömes parties que sur la photographie D’OPPEN-
HEIM. Ces lacunes sont comblees par une copie fournie par le general Farurı Pasma, que
M. Güys a bien voulu faire revoir a ma demande, par un lettr& d’Amid. Le texte suivant
repose sur ce document, collationne, pour quelques parties, sur les photographies.
a 5 all se DU aalell zgeill ll a Jolol Al li Al...
„Ab os alle el Je bl U „al nel AI le ls Lu ES
Olgle, II zur eLYI zb analaily al ob ll er SE aa
! Ce titre est complete sur la replique du no 29.
® Voir plus haut, le no 28,
° Voir plus haut, p. 46 et 69.
‘ Voir le recueil p'OrPpExHEIm, no 125.
104 INSCRIPTIONS DIVERSES.
er So) > gas oO) 292 9% lg Sr a8 an el we obs Be Sk I Ol
sa] Na sl! äl gl BON zul 5; 2) Ri als al >39\> cr) ENes) \3 cr)
PL Tune oe . .
D & 09 LEI ur Ai 3 Ell33 eo 2 902 or >
. al-Malik al-Mas’üd, le savant, le juste, l’assiste, le vietorieux, le vainqueur, le guerrier, le combattant,
le vivificateur de la justice dans les mondes, Rukn al-dunyä wal-din, le soutien de l’Islam et des musulmans,
la gloire des rois et des sultans, le tueur des infideles et des polytheistes, le dompteur des revoltes et des
rebelles, la noblesse des armdes des musulmans, l’aide des guerriers et des combattants, l’appui de l’imäm,
le proteeteur des hommes, le heros du monde, le Chosroes de l’Iran, Je souverain du Turan, le heros, ’'homme
de eonfiance, le faucon, ’heureux prince, Abu I-fatlı Maudüd, fils de Muhammad, fils de Qarä-arslän, fils de
Däwüd, fils de Sukmän, fils d’Urtug, lade de l’emir des croyants, qu’Alläh rende ses victoires puissantes!
Grav6 par le maitre Dja’far, fils de Malımüd, d’Alep, et cela, en l’annee 625 (1228).
A defaut de toute indieation preeise sur l’edifice qui le porte, ce texte na pas, pour le
moment, une grande valeur archeologique. En revanche, c’est un important document d’'his-
toire et Ja premiere inscription connue au nom de Maudüd. Le debut, qui manque aussi dans
les copies, est sans doute cache derriere Ja maison dont j’ai parl& plus haut; mais le protocole
de Maudüd est a peu pres complet. Il renferme ses surnoms personnels Malik Mas’üd, Rukn
al-din et Abu I-fatlı, dont les deux premiers sont confirmes par les monnaies et les chroniques.'
La titulature est deja connue par les inscriptions precedentes; elle renferme les titres persans
et turcs des n® 27 et 30, avec un titre nouveau, shahriyär-i-täran” Les noms de l’architecte,
ou plutöt du lapieide, sont ceux d’un musulman d’Alep.” Enfin la date correspond au rögne
de Maudüd, qui s’etend de 619 a 629.*
O'est de ce regne, precisement, que date la description d’Amid chez Yäqüt. Le celebre
geographe ne donne aucun detail qui merite d’etre discute. Il deerit sommairement la posi-
tion astronomique de la ville, sa situation sur le Tigre, „qui l’entoure comme un croissant de
nouvelle June“, son importance geographique et politique, ses murailles noires, ses jardins et
ses eaux. Il rappelle la conquete d’Amid par Iyäd et ses Arabes, puis il nomme quelques
Amidiens connus. Son reeit, qu’agremente la description? d’un curieux rocher magnetique,
aux environs de la ville, sacheve par ces mots: „De nos jours, Amid forme le territoire de
Malik Mas’üd (Maudüd), fils de Mahmüd, (fils de Muhaminad,) fils de Qarä-arslän ibn Urtugq.*"
! Voir les sources eitees plus haut, p. S6, n. 5, et plus loin, p. 105, n. 4; Ibn Shaddäd, fo 78 vo.
2 (es titres (sur baighu, voir plus haut, p. 76, n. 5, et 92, n. 5) sont invisibles sur les photographies; pour
d’aulres titres en shahriyär, voir SOBERNHEIM, dans Mel. H. Derenbourg, p. 38% 5., et recueil SARRE (sous presse), nO 13.
’ A cette epoque, le nord de Ja Syrie etait un centre important pour l’architeelure et les metiers d’art. Cette
region, notamment la ville d’Alep, a eonserve un grand nombre de monuments et d’inseriptions de la premiere moitie
du XIl® siecle et T’ecole syrienne a rayonne en Keypte (voir CA, I, passim), en Mesopotamie (voir plus haut, p. 101)
et jusqu’en Asie Mineure. ol tout un groupe de monuments seldjoukides trahissent une influence syrienne, comme la
Mosquee “Aläa’ al-din a Konia, bätie vers 1220 par un architeete damasquin; voir le recueil n’OrPENHEIN, no 172;
Hvant, Epigraphie arabe d’Asie Mineure, no 24; Lövrven, Konia, no 17; Sanre, Reise in Kleinasien, p. 64; SaLanın,
Manuel, p. 449; cf. la deuxieme partie de ce livre.
‘ Les photographies montrent, vers la fin de la partie visible de l’inseription, «quelgues mots indistincts:
ine paraissent pas entierement süres. Il se peut done quil y ait iei dewr inseriptions, celle des photographies, dont
l’emplacement est certain, mais la lecture tres fragmentaire, et celle des copies, dont la lecture est plus complete, mais
l’emplacement mal defini. Je n’ai pas encore reussi A elucider ce petit probleme.
5 D’apres Ibn al-Fagih; voir cet auteur, ed. DE GoEJE, p. 67, 134.
° Voir Yaqlıt, Mudjam, &d. Wüsrexreuo, I, p. 665.; cf. Maräsid, ed. Juysgorr, I, p. S. Son contemporain Qazwini
all ri a (?) Je ne les retrouve pas dans les copies, ou la signature de l’artisan et la date ne
n’a qu’un artiele insienifiant au nom de Diyar-Bekr; pour les eeographes suivants, voir plus loin, p. 112, n. 2.
E Oo ’ ’
AYYOUBIDES. 105
Mais A son tour, l’heure des ÖOrtokides avait sonne a Amid et apres dix annees de regne,
Maudüd 6tait depouille de ses Etats dans les eirconstances que je vais rappeler brievement.
AYYOUBIDES.
Apres la chute des grands Seldjoukides, les dynastes qu’ils avaient installes dans les pro-
vinces de leur empire songerent & saisir lindependance ä laquelle ils aspiraient depuis long-
temps; mais- la plupart d’entre eux etaient trop faibles pour se passer d'un suzerain. Deux
dynasties, dans l’Asie anterieure, pouvaient alors pretendre ä la succession des sultans de Perse:
les Seldjoukides d’Asie Mineure et les Ayyoubides d’Egypte et de Syrie. Des l’epoque de Sa-
ladin, ces deux empires se disputent la suzerainete sur les dynastes etablis en Syrie, en Ar-
menie et en Me&sopotamie, notamment sur les Ortokides, qui se soumettront tour ä tour A Tun
ou ä l’autre, suivant les besoins de leur politigque. On a vu Qaräarslän allie a Nür al-din et
son fils Muhammad allie et vassal de Saladin. Sukmän II reconnait aussi la suzerainete de
Saladin." Apres lui, Mahmüd se soumet au Seldjoukide Kaikäwus I“, puis aux Ayyoubides
Malik ‘Ädil Abü Bakr et Malik Kämil Muhammad et ä leurs successeurs en Mesopotamie ®.
Enfin Maudüd reconnait tour A tour le Seldjoukide Kaiqubäd I“ et les Ayyoubides Malik Kämil
Muhammad et Malik Ashraf Müsä.” Mais sa conduite indigne häta la fin de sa dynastie. En
629, Malik Kämil, deeide a en finir avec lui, sortit du Caire avec une armee, accompagne par
son fils Malik Sälih Ayyüb. Precedant son pere, qui s’etait arrete en Syrie, Ayyüb recut la
reddition d’Amid en dhu l-hidjdja 629; le lendemain, il entrait dans la ville et quelques jours
apres, le I muharram 630, Muhammad venait l’y rejoindre, expediait Maudüd en Egypte et
eonfiait a Ayyüb le gouvernement du Diyar-Bekr, sous sa propre suzerainete.* Ayyüb devait
l’exercer jusqu’a la mort de son pere, qui le rappela en Egypte en 637.
33. Sultan Ayyüb. 654 H. — Sur la partie anterieure d’une tour arrondie situee dans le
front nord de l’enceinte, sur des pierres encastrees a mi-hauteur dans le parement.° Trois lignes
diinegale longueur, en naskhi ayyoubide; caracteres moyens, d’un style cursif, points et signes
(pl. XIX). Signalee par GARDEN", mais inedite.
Sdlly AI SlbL- cr; La Egal el lb De @)... Al ()
el Orb SL All ei gl MIST AN olbLJI u os] al ing]
' Voir Ibn Shaddäd, ms. cite, fo 78 vo: „A son avenement, Sukmän II alla rendre hommage ä Saladin, qui se
trouvait alors devant Mifargin.“ En eflet, cette ville fut occupee par Saladin ä la fin de djumädä Ier 581; voir Ibn
Shaddäd, ed. ScHuLtexs, p. 61; trad. anglaise, p. 101; Ibn al-Athir, XI, p. 340: Abü Shäma, II, p. 64 en haut; Abu
I-fidä‘, II, p. 73; Hist. or. des erois., I, p. 54; III, p. S5; Lase-PooLe, Saladin, p. 192, etc.
2 Voir Jes monnaies de ces souverains; cf. les sources citees dans Lenmann-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften,
no 10, p. 152, n. 1; recueil D’OrPENHEIM, p. 83.
° Voir les monnaies de ces princes. Sur l’attaque d’Amid par Kaiqubäd en 623, voir Ibn al-Athir, XII, p. 299.;
Kamäl al-din et Ibn Wäsil, trad. Brocher, dans ROL, \V, p. 69; IX, p. 507; Ibn Bibi, dans Hourswma, Reeueil, II,
p. 280 s.; IV, p. 118s.; Sempad, dans Hist. arm. des erois., I, p. 646.
* Outre les sources eitees dans le recueil p’OrrExHEIN, p. 87, n. 2, voir Sibt ibn al-Djauzi, ed. JEwETT, p. 446,
l. 3, et 447, 1. 10; Ibn Shaddäd, Oxford, ms. eite (d’apres Aueoroz) et Berlin, ms. eite, fo 79 70; cf. plus haut, p. 86, n. 5.
Des lors, le Diyar-Bekr forme une dependance de l’Egypte, sous le nom de Provinces orientales, a distinguer du royaume
ayyoubide de Mesopotamie, dont la capitale &tait Mifargin et qu’on ferait mieux d’appeler royaume d’Armenie.
° D’apres le general pe Beyuif, cette tour est ä l’ouest de la tour T du plan (fig. 1). D’apres Garpen, eite dans la note
suivante, elle se trouve pr&s de l’aquedue, en U du plan, entre les portes d’Alep et de Kharput. Ces deux observations
sont concordantes; il s’agit done d’une des tours qu’on voit sur la planche II.
® Avec une traduction mediocre; voir tom. cit., p. 186.
Amida. 14
106 INSCRIPTIONS DIVERSES.
iS eu gone 1) as eäll ars) get (fraginents coufiques] (3) nel
* Sl inbs An |
Gloire A notre maitre le sultan al-Malık al-Säliı Nadjm al-dunyä wal-din, le sultan de l'Islam et des
musulmans, Abu I-fath Ayyüb, fils du sultan al-Malik al-Kämil Abu I-ma’äli Muhammad, fils d’Abü Bakr, fils
d’Ayyüb, l’auxiliaire de l’emir des eroyants ... , Dessin (ou plan) de Shudjä’ al-din, le patron (?), Dja’far, fils
de Malhımüd, d’Alep. En l’annde 634 (1236—37).
Les seules inseriptions d’Ayyüb publiees jusqu'ici etaient celles du Caire, datees de l’epo-
que oü il etait sultan d’Egypte.! Celle-ei prouve que des 634 et comme simple gouverneur du
Diyar-Bekr, il portait le titre de sultan; c’etait done un titre de famille, du moins dans la
branche &gyptienne.” Le constructeur de la tour est ce meme Djafar d’Alep qui figure dans
linseription preeedente, au service du dernier Ortokide Maudüd.® La tour est bätie en petit
appareil de pierres volcaniques et se compose de blocs de dimensions inegales, evidemment
remployes!; elle est renforcee par un grand nombre de füts de colonne, places en boutisse dans
la maconnerie. Une large fissure la traverse de haut en bas et le cr@nelage a (lisparu.
34. Le meme. — Sur la partie anterieure d’une autre tour arrondie, situde appa-
remment dans le voisinage de Ja premiere. Trois lignes d’inegale longueur, disposees comme
29
au n° 33; meme type, m&mes caracteres. Inedite.
NN bl. calls Lu = (gie EAN EL NA I). . Ale (N)
LE A LE N al ew 3 really
[2 mots ... es) Dam la cr) el re Zu 23 mots] (3) er al Mb
„dolzus Bmots] a a3
La photographie de cette tour est indistinete et linseription ne peut y &tre Jue qu’avec
oO ü
le secours du n® 33.° Il est inutile de la traduire, ces deux textes etant identiques, A part, ici,
I ’
l’absence du mot al-mugaddam, qui parait remplace par un ou deux mots devant la date. Dans
celle-ci, le chiffre des centaines est le seul que j’aie pu dechiffrer sur la photographie; il est plus
prudent de ne pas la retablir sur le n® 33, bien que les deux tours soient tres probablement
de la m&me &poque. En effet, celle-ci resemble beaucoup & la premiere; son inscription
est disposee de la möme maniere et l’on retrouve ici le m&me appareil en pierres volcaniques,
petit et irregulier, renforce par des füts en boutisse; iei aussi, le crenelage a disparu.
D’accord avec tous les auteurs, ces deux textes nous montrent Ayyüb en possession d’Amid
29
en 634. L’annee suivante, cette ville subit le siege d’une arınee seldjoukide, qui fut repoussce,
! Voir CIA, I, p. 103s. Le titre en amir al-muminin, qui parait etre iei en Zahör, est en khalil au Caire.
® Sur les titres sultaniens des Ayyoubides, voir plus haut, p. 85, n. 6, et plus loin, p. 109, n. 12.
® Voir plus haut, p. 104, n. 3. Le mot al-mugaddam, place entre le sumom en «al-din et le nom propre, contre
la regle, parait ötre jei un titre de fonetion, quelque chose comme „chef de ehantier* ou „patron“, plutöt qu’un sur-
nom personnel. Ce mot figure dans la traduction GarvEn, oü il est mal rendu par „and before him“; comme on
ne le retrouve pas dans l’inscription suivante, il est &vident que cette traduetion vise bien le no 33, et non le n0 34.
* A droite de la ligne 3 se voient deux blocs, portant des caracteres coufiques de l’epoque merwanide ou inalide,
qui ont et& remployes dans la maconnerie; cf. plus haut, p. 91, n. 1.
> Les mots entre erochets sont ceux que je n'ai pas pu lire directement sur la photographie (mais il se peut
qu’ils soient conserves dans l'’original); ce document est trop defectueux pour’ etre reproduit ici.
SELDJOUKIDES D’ÄSIE MINEURE. 107
gräce allappui des Kharizmiens.' En 637, devenu maitre de l’Egypte par la mort de son pere,
Ayyüb remit le Diyar-Bekr ä son fils Malik Mu’azzam Türän-shäh. L’annee suivante, ce pays
fut ravage par les Kharizmiens, puis Amid fut assiegee par l’armee ayyoubide d’Alep, renforede
d’une arme seldjoukide. Les allies s’en emparerent et releguerent Türän-shäh a Hisn-Kaifa.?
SELDJOUKIDES D’ASIE MINEURE.
Que devint alors Amid? L’histoire de l’Asie anterieure ä cette epoque est compliquee de
mille ineidents diplomatiques et militaires, qui se succedent dans la plus grande incoh6rence.
Au milieu de ces luttes entre Fgyptiens, Damasquins, Alepins, Anataliotes, Armeniens, Meso-
potamiens et Kharizmiens, pour ne citer que les prineipaux acteurs de ce perpetuel imbroglio,
il n'est pas facile de repondre ä cette question. Il semble bien qu’Amid resta aux mains des
Seldjoukides® et de fait, c’est A l’arm&e de Kaikhusrau II, soutenue par un corps alepin,
que trois ans plus tard, en 641 ou 642, les Mongols enleveront Amid." Ainsi, depuis 638,
cette ville appartint a Kaikhusrau; maintenant, retournons & l’Epigraphie.
35. Deeret au nom du sultan Kaikhusrau II, 639 (?%) H. — Dans la cour de la
grande Mosquee, cöte sud, A droite de la porte qui donne acces dans la nef laterale nord de
l'aile est de la mosquee propre.” Neuf lignes gravees dans le parement, pres du sol. Naskhi
ayyoubide; petits caracteres, points et signes (pl. XVI en bas, ä droite). Inedite.
GE el Aula NL m a le al la N)
2
...
as el bs e,)\ ls ge bs (2) cz Lil 6) albL. ale au
Je ac kb An 1) do ah oe I RN äe, Je 6 Rs a 53944 (4)
öl Welol 2,2 [3 & 4 mots] (7) & All AV Al a de) A U call
RL, Je a des Sb 2 & 3 mots] (9) Ellbs Sal alt ale
„Gloire a Alläh, qui a ecart€ de nous le chagrin!*® Il a et& deerete, par l’ordre haut du tres grand sultan
Ghiyath al-dunyä wal-din, qu’Alläh perpetue son sultanat, d’abolir l’impöt de... . de la porte de la Colline,
de la porte des Grees et de la porte du Fleuve, ä titre d’aumöne pieuse, eternelle, et de faveur ä l’ögard des
sujets d’Amid, qu’elle soit gardee! „Et si quelqu’un change ces dispositions apres en avoir eu connaissance,
alors son erime retombera sur ceux qui l’imiteront; car Alläh entend et sait tout.*” Qu’Alläh aceueille les
pieuses prieres ..... Et cela (a eu lieu en l’annee) 63*, etc
! Voir Kamäl al-din et Magrizi, trad. Brocher, dans ROL, V, p. 104; X, p. 300; Ibn Bibi, dans Hoursua,
Recueil, IV, p. 201s. Suivant Abu I-faradj, trad. Bruxs, p. 511, Kaiqubäd tenta d’assieger Amid en 632—33; on
a vu, p. 105, n. 3, qu'il l’avait dejü menacee en 623.
= Voir Sibt ibn al-Djauzi, ed. JewerT, p. 486, 1. 6, et Br. Mus. add. 23279, fo 199 vo (d’apres Aueproz); Ibn
Shaddäd, Oxford et Berlin, Zoe. eit.; Ibn Bibi, dans Hourswma, Recueil, IV, p. 223s.; Kamäl al-din et Maqrizi, trad. BLocher,
dans ROL, VI, p. 13s.; X, p. 348; Abu I-faradj, trad. Bruxs, p. 518Ss.; Abu I-fidä’, III, p. 17&s., et dans Hist.
or. des crois., I, p. 118s.; Ibn Khaldün, V, p. 357; von KaraBAcER, 0p. cit., p. 15 (ef. plus haut, p. S6, n. 5).
® Voir les passage eites d’Ibn Shaddäd, d’Ibn Bibi, de Kamäl al-din, d’Abu I-fidä’ et d’Abu I-faradj; Ibn Khaldün
ne parle que des Alepins, mais iei, son temoignage ne vaut pas celui des auteurs precedents.
* Voir Abu I-fidä’, Ill, p. 180, et dans Hist. or. des crois., I, p. 121; »’Onsson, Mongols, ll, p. S7; Hauser,
Ilchane, I, p. 112; Howorrn, Mongols, III, p. 48; ef. Ibn Shaddäd, eite plus loin, p. 111, n. 1.
5 Voir plus haut, p. 45, fig. 23 et pl. VIII. Cette porte se trouve exactement au-dessous du debut du bandeau n0 21.
% Coran, XXXV, 31 (fragment); ces mots font allusion a la remise d’'impöts ordonnee par le decret.
° Coran, U, 177, eitation classique A la fin des deerets de remise d’impöts; cf, le no 36.
14*
108 INSCRIPTIONS DIVERSES.
Ainsi, usage, si frequent en Syrie, de graver des decrets, notamment des remises d’impöts,
sur les murs des monuments publies, cet usage etait repandu aussi en Mesopotamie. Des deux
seuls edits de ce genre signales jusqu'ici dans cette region, l’un est mutile et l’autre incom-
plet.' La grande Mosquee d’Amid en fournit deux nouveaux, tous les deux complets; nul doute
qu’on n’en trouve encore d’autres.
Oelui-ei preserit la suppression® d’un impöt appele kharädj. En general, ce terme s’ap-
plique a l’impöt foncier; mais il designe aussi d’autres especes d’impöts et ces designations ont
varie d’une epoque et d’un pays A l’autre.” Pour en fixer le sens ici, il faudrait determiner
d’abord celui du mot douteux qui le suit. Ce mot est &erit a ou dl, mais Je ne puis
linterpreter, faute d'une lecon satisfaisante. Ou bien c'est un nom propre, le premier de la
serie; alors, le wäw est une copule et il faut traduire .... . „le kharädj de (nom de lieu
ou de quartier) et de la porte de la Colline, ete.*“ Ou bien c'est un nom commun designant une
matiere imposable, par exemple des immeubles; alors, le wdw fait partie du mot, qui regit les
noms suivants, et il faut traduire ... „le kharädj des immeubles (?) de la porte de la Colline,
etc.“ Dans le premier cas, Aharddj designe un impöt indirect, quelgue chose comme un droit
d’oetroi percu d’une part, dans une localit€ ou dans une partie de la ville designee par le mot
obsceur, d’autre part, & trois des portes dAmid. Dans le second cas, il s’agit dun impöt fon-
cier preleve sur des immeubles (?) sis pres de ces trois portes.* Celles-ei sont deja connues: la
premiere est Ja porte de Mardin,; la deuxieme, la porte d’Alep; la troisieme, Ja porte Neuve
actuelle.”
Le deeret se termine par les formules d’usage et par une date. La lacune au debut des
trois dernieres lignes provient d’une base de colonne posee sur le dallage de la cour, contre le
mur de la mosquee", et qui masque cette partie de l'inseription sur la photographie. Cette
lacune n’est done qu’apparente et les mots caches derriöre ce debris sont probablement lisibles
sur l’original, qui est bien conserve dans toutes les parties visibles.” Les mots caches au de-
but des lignes 7 et 8 n’ont pas grand interet, car ils font partie de formules banales. Il n’en
est pas de m&me de la ligne 9, oü la base de colonne masque le chiffre des unites de la date.
Or, il serait particulierement important de fixer ce chiffre, parce que c'est lui seul qui permet-
trait d’identifier le souverain regnant.
Le nom propre de ce prince est passe sous silence, peut-etre ä dessein, comme on le verra
tout a l’heure; il n'est designe qu’indirectement, par trois relatifs dependant des mots al-amr
al-ali „Vordre eleve“.° Les deux premiers paraissent indiquer que ce personnage portait le haut
! Voir Lenmans-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, n° 6, et le recueil D’OÖrPEXHEINM, no 104.
® L’inseription dit isgät et ce mot semble avoir et@ employe volonliers, dans ce sens, en Mesopotamie: cf, Ibn
al-Azraq, eite par Ameproz, dans JRAS, 1903, p. 152, n. 1; Ibn Shaddäd, Berlin, ms. cite, fos 63r0 et 7Sr0, et plus
loin, le texte du no 36. En Syrie, on disait plutöt öbtäl; voir CIA, 1, p. 561, n. 4; 11 (Tripoli), n0s 23, 26, 5S et passim.
® Je me borne ä renvoyer a mon etude sur L’impöt foneier sous les premiers califes et surtout A BECKER,
Papyri Schott-Reinhardt I, et Beiträge zur Geschichte Ägyptens, p- S1s.
* J’opinerais plutöt pour Ja premiere alternative. La remise de l’impöt foncier, base de tout le systeme fiscal des
pays musulmans, ne pouvait etre quun fait exceptionnel et passager: or, la remise ordonnee par ce deeret a la
pretention d’etre definitive (mwabbada, mieux que mwayyadaz ch. Ibn Djubair, 2° ed. Wrient-DE GoEIE, p. 125, 1.7,
126, 1. 16, 285, 1. 1, ete.). De fait, presque tous les decrets de remise d’impöts en Syrie visent des taxes indirectes:
droits preleves sur les marchandises ä l’entree des villes, sur les denree vendues aux marches, sur le courtage des
ventes, sur diverses fermes et concessions, etc.
° Voir plus haut, p. 7,22 et 27.
% Voir plus haut, p. 45, et pl. XVI, a droite en bas.
° Sur ma demande, M. Güys a bien voulu faire revoir l’inscription par un lettre d’Amid; mais sa leeture des
mots «douteux ne me parait pas assez süre pour trouver place ici; cf. plus loin, p. 109, n. 9.
° Sur les relatifs de titre, voir CIA, ], index A ce mot.
SELDJOUKIDES D’ASIE MINEURE. 109
titre al-sultän al-a’zam „le tres grand sultan*." Quant au troisieme, il ne peut &tre forme que sur
le surnom Ghiyäth al-din; voila tout ce qu’on peut tirer du protocole ambigu de l’instigateur
du deeret. Comme il s’agit evidemment du souverain d’Amid, reste ä en chercher un, entre les
annees 630 et 640, qui reponde A ce signalement un peu vague.
On a vu que de 630 ä 637, Amid appartint a l’Ayyoubide Malik Sälih Ayyüb, qui s’ap-
pelait Nadjm al-din, sous la suzerainete de son pere Malik Kämil Muhammad, qui se nommait
Näsir al-din.” Done, ni l’un ni l’autre ne convient iei et l’on peut deja conclure que le decret
a ete redige ou A la fin de lannde 637, ou en 638, ou en 639. En partant pour l’Egypte,
Ayyüb remit le Diyar-Bekr ä son fils Malik Mu’azzam Türän-shäh’, qui s’appelait precisement
Ghiyäth al-din.* Il semble que le probleme soit deja resolu; mais il n’en est rien. On sait
que des l’annee suivante, Türän-shäh fut chasse d’Amid par les armees alliees du sultan ayyou-
bide d’Alep et du sultan seldjoukide de Rum, et qu'’Amid resta des lors aux mains de ce
dernier jusqu’ä linvasion mongole en 641°; or, Kaikhusrau I[ s’appelait aussi Ghiyäth al-din."
Ainsi, par un fatal concours de circonstances, on ne peut determiner ni le nom du souverain
par la date, ni la date par le nom du souverain. Ou bien le decret est date de l’annde 637 et
il est au nom de Türän-shäh’; ou il est date de 639 et il est au nom de Kaikhusrau°; ou
enfin, il est date de 638 et il peut etre au nom de l'un ou l’autre de ces deux princes, puis-
que le changement de regne a eu lieu cette annee-la.” A premiere vue, les chances paraissent
en faveur de Kaikhusrau, parce que le titre al-sultän al-a’zam ne convient guere a Türän-shäh,
simple gouverneur du Diyar-Bekr au nom de son pere Ayyüb. Ce titre a et& porte parfois
par les Ayyoubides, et precisement par Ayyüb, dans deux inscriptions du Caire, datees de 647.'"
Mais il le porte lä comme sultan d’Egypte, peut-ötre comme suzerain des autres princes
ayyoubides.'! Comme gouverneur du Diyar-Bekr au nom de son pere, Ayyüb, on l’a vu, porte
les titres sultäan et s. al-islam wal-muslimin, communs ä la plupart des Ayyoubides.!? Il est
done peu probable que dans les m&mes eirconstances, Türän-shäh ait porte le titre plus
eleve al-sultän al-azam. En revanche, ce titre figure dans le protocole des Seldjoukides de
Rum et Kaikhusrau le porte dans tous ses documents officiels.!”
ı W’original porte al-a'zami al-sultäni, mais il faut renverser l’ordre de ces deux termes, car en titulature,
l’adjectif al-a’zam ne s’emploie jamais seul et sert toujours d’epithete A un titre tel que sultän ou malik. D’ailleurs,
il se peut que cette inversion soit intentionnelle; voir plus loin, p. 110 en haut.
2 Voir plus haut, p. 105.
® Voir plus haut, p. 107 en haut.
* Voir Magrizi, Khitat, ed. Boulaq, Il, p. 236: Sulük, trad. Quatresere, Sultans Mamlouks, la, p. 32; trad.
BLocher, dans ROL, XI, p. 220.
° Voir plus haut, p. 107.
® Voir les sources sur Kaikhusrau II, notamment ses inscriptions et ses monnaies.
” Bien qu’Ayyüb eüt quitte Amid avant 637, pour guerroyer en Syrie et preparer son avenement au tröne
d’Egypte, il est peu probable qu’un deeret ait et& promulgu& au nom de Türän-shäh avant sa nomination oflieielle au
gouvernement du Diyar-Bekr. L’inscription no 33, datee de 634, est au nom d’Ayyüb seul, de m&me qu’une monnaie
frappee ä Amid en 636; voir Lavomx, CBN (Catalogue des monnaies musulmanes de la Bibliothöque nationale),
III, no 664.
8 En aucun cas, il ne peut ätre au nom de son allie le sultan ayyoubide d’Alep, Malik Näsir Yüsuf, qui
s’appelait Saläh al-din, ni de son fils Malik Mu’azzam Türän-shäh, le commandant du contingent alepin contre Amid,
qui se nommait Fakhr al-din; cf. plus haut, p. Sb, n. 5.
® Le lettr& consulte par M. Güys a cru lire, pour les unites, le chiffre „neuf“, ou plutöt „sept*, mais je ne puis
«Jlonner un grand poids ä son opinion; cf. plus haut, p. 108, n. 7, et plus loin, p. 112, n. 3. Si le deeret est au nom de
Kaikhusrau, il faut lire „neuf*, plutöt que „sept*.
1% Voir CIA, I, nos 64 et 65 bis : cf. mes Inscriptions arabes de Syrie, p. 44 du tirage a part.
ıt En effet, la branche egyptienne des Ayyoubides semble avoir garde, en theorie du moins, la preeminence sur
les autres; voir BLocHer, dans ROL, IX, p. 123, n. 1.
12 Voir plus haut, p. S5. n. 6, 106, n. 2, et les nos 33 et 34; ef. Casanova, dans CBN, Ill, p. 560.
13 Voir ses inscriptions et ses monnaies; cf. plus haut, p. 38 et n. 4; Casanova, loc. cit.
110 INSCRIPTIONS DIVERSES.
D’autre part, le relatif correetement forme sur ce titre serait al-sultäni al-a’zami, et non
al-a'zami al-sultäni. Des lors, je me demande si le redacteur de linscription ne s’est pas trouve
dans la meme perplexite que nous et si la formule ambigu&ö qu'il emploie n'est pas intentionnelle.
Supposons, et c'est tres possible, que le decret ait et redige soit durant les derniers jours du
regne de Türän-shäh, soit au debut du nouveau regime, encore bien incertain, car demain,
Türän-shäh peut reprendre Amid ä la faveur d’une nouvelle combinaison politique. Que fait
le redacteur, pour mettre A couvert sa responsabilitö, quoi quil advienne? Il commence par
supprimer le nom propre du souverain, ce qui n’avait rien de partieulierement insolite.! Puis
il se sert d’une formule &quivoque, applicable, soit au sıltin Türän-shäh, soit au sultän a’zam
Kaikhusrau.” Enfin, il lui reste un atout inespere: les deux competiteurs portent le m&me sur-
nom Ghiyäth al-din. Je n’affirme pas que cette explication soit conforme A la realite; je me
borne a suggerer qu’un seeretaire adroit, avec un peu d’esprit, pouvait se tirer ainsi d’un
mauvais pas.
ORTOKIDES DE MARDIN.
Que devint Amid apres le passage des Mongols? Sans doute, ils ne s’y fixerent pas en-
core, puisquils reprendront cette place, on va le voir, environ quinze ans plus tard. Les pre-
mieres invasions mongoles dans l’Asie occidentale furent de vastes courses, des explorations
d’avant-gardes, lancdes a la poursuite des armdes defaites du Khwärizm-shäh et preeedant, comme
une menace d’orage, la conquete d’Hulagu. D’autre part, il est certain qu’Amid etait perdue
pour les Ayyoubides. Lorsque Türän-shäh, relegue A Kaifa par les armees alliees d’Alep et de
Konia, quitte ä son tour la Mesopotamie en 647, pour inaugurer en Egypte la courte royaute
quil va payer de sa vie”, il laisse a Kaifa son fils Malik Muwahhid "Abdalläh.' Mais ce dynaste
obseur, que le meurtre de son pere va laisser isole dans son etroit domaine, n'est jamais rentre
en possession d’Amid.’ En effet, un auteur contemporain, qui fut mele ä la resistance tragique
' Dans les deerets promulgues par un gouverneur de province, le nom propre est souvent supprime, sans doute
parce que l’ordre emane du fonetionnaire et non de la personne du gourerneur; voir C/A, I, p. 691, n. 1. Dans les
decrets promulgues par un souverain, celte omission est plus rare, peut-etre parce que les changements de regne sont
moins frequents que les mutations de fonctionnaires; voir CA, I, p. 690, et un cas analogue cite dans mes Titres
ealifiens d’Oceident, tir. a part du JA, p. 71, n. 1.
® En effet, Yinversion de ces deux terınes permet de reconnaitre iei le titre sultän a'zam, ou de ne pas le
reconnaitre, a volonte; voir plus haut, p. 109, n. 1. On remarquera aussi l’absenee du surnom en malik, dont le relatif,
pour Türän-shäh, eüt ete al-malaki al-muazzami; les Seldjoukides ne portaient pas de surnom en malik et il ya la
un indice de plus en faveur de Kaikhusrau. Dans l’hypothese que je suegere, le rödactenr eüt pu se tirer d’affaire
en eerivant «al-sultäni al-mwazzami, Appliquee a Türän-shäh, cette formule eüt signifi& „le sultan (Malik) Mu’azzam“;
appliquee a Kaikhusrau, elle eüt voulu dire „le sultan magmifie“, titre qui alterne avec sultän a'zam, dans les protocoles
seldjoukides; voir plus haut, p. 38, n. &.
° Voir Ibn Khallikän, trad. pe Sraxe, III, p. 346; Sıbt ibn al-Djauzi, ed. Jewert, p. 514 en bas et suiv.; Abu
I-fida°, II, p. 188 s., et dans Hist. or, des crois., I, p. 127s.; Maqrizi, Khitat, 11, p. 236; Sulük, trad. Brocher, dans
ROL, NL, p. 214s.; Weir, Chalifen, III, p. 483; D’Onsson, Mongols, III, p. 287; von Karapacer, Zoe. eit.; cf, plus haut, p. Ss.
* Voir Ibn Wäsil, trad. BrocHer, dans ROL, XI, p. 215, n. 2: Ibn Khaldün, V\, p- 357. D’apres Hamner, Ilchane,
I, p 74, 170, 189 et 192, et Cmarmoy, dans Sharaf al-din, la, p- 60&s. (cf, Weit, Chalifen, IV, p. 10. n.1), Malik Muwahhid
füt vietime de sa resistance aux Mongols, mais ses successeurs continuerent ä posseder Kaifa sous la suzerainete
mongole. Les renseignements tres vagues fournis sur eux par ces auteurs semblent empruntes surlout a Sharaf al-din,
ed. VELIAMINOF, I, p. 1505., trad. Cuarnoy, Ib, p. 1795. Cet eerivain, qui merite a peine lenom d’historien, signale l’existence
des Ayyoubides de Kaifa depuis le milieu du XIV* siecle jusqu’au NVII®. Apres avoir ete meles a l’histoire des
Timourides, des Tureomans du Mouton blanc, des Mamlouks d’Egypte, des Sefewides et des Ottomans, ils finirent par
oceuper de simples charges dans l’administration ottomane, ou par se retirer dans la vie privee; voir aussi Yazdi, trad.
Peris, II, p. 266; II, p. 355; Ranmusıo, loc. eit., et Guev, Italian travels in Persia, p. 151 s., 19%s; Pricr, Mahommedan
history, Illa, p. 169, 356, d’apres Mirkhond; Weır, Chalifen, V, p. 192, 297, n.2; pw Hammer, Empire ottoman, U, p. 365
IV, p. 222, 241; Rırrer, Erdkunde, XI, p. 39, 41.
° Voir plus loin, p. 114.
ÜÖRTOKIDES DE MARDIN. 111
de la Mesopotamie contre l’invasion mongole, donne, sur le sort d’Amid ä cette Epoque, des
details trop courts, mais preeis. D’apres lui, les Seldjoukides conserverent cette ville jusqu’en 655.
En radjab de cette annee, elle leur fut enlevee par l’Ayyoubide Malik Kämil Muhammad de
Mifargin. C'est au lieutenant de ce dernier qu’en l’annee 657 (1259), apres la prise de Bagdad,
les Mongols enleverent Amid pour la deuxieme fois. Hulagu la remit alors aux deux freres
Kaikäwus II et Qilidj-arslän IV. Ce dernier la garda jusqu’a sa mort, en 666, et ses lieutenants
y residaient conjointement avec ceux des Mongols. Elle &echut alors a son fils Kaikhusrau III,
qui la possedait encore en 679, A la date ou l’auteur que je cite a ecrit son livre.'
Ainsi, suivant un usage frequent des souverains de sa race, Hulagu soumettait un dynaste
local au contröle d’un resident mongol. Ce regime persista sous ses successeurs, car d’autres
textes signalent, jusqu’a la fin du XIII® sieele, des gouverneurs et des inspecteurs generaux
mongols du Diyar-Bekr.”
Vers cette epoque, les Seldjoukides expirants furent remplaces par les Ortokides de Mardin,
dont la dynastie prolongeait alors son existence, sous la suzerainetE mongole.’ En effet, un
texte nous montre, en 1297 (696), Amid surprise et saccagee par une bande d’Arabes de Syrie,
appeles par Malik Sälih, l’Ortokide de Mardin, parce que les habitants d’ Amid lui avaient fait
defection; les portes de la ville leur avaient €t€@ ouvertes, semble-t-il, sur l’ordre, ou du moins
avec l’autorisation tacite de ce prince.*
Un peu plus tard, vers 702 (1302-03), en traversant la Mesopotamie pour entreprendre
sa troisitme campagne de Syrie, ’Houlagouide Ghazan confia le Diyar-Bekr tout entier & son
vassal Malik Mansür Nadjm al-din Ghäzi II, l’Ortokide de Mardin.° Ghäzi mourut en 712 et
apres Jui regnerent ses deux fils: Alpi, durant quelques jours seulement, puis Malik Sälih Shams
al-din Sälih, jusqu’en 765.° En 717 (1317—18), Amid subit une nouvelle razzia, cette fois de
! Voir Ibn Shaddäd, Oxford (d’apres Ameoroz) et Berlin, 79 vo s. Une partie de ces faits sont confirmes
par Abu l-faradj, trad. Bruxs, p. 527 et 543; sur Malik Kämil de Mifargin, voir plus haut, p. S6, n.5. C'est le fils de
l’atabek Lu’lu’ qui fut charge par Hulagu de la prise d’Amid, dont le reeit, vague et bref chez les auteurs qui
racontent en detail les sieges de Mifargin et de Mardin, semble bien indiquer qu’Amid se rendit sans resistance;
voir Rashid al-din, trad. QUATRENERE, p. 22s.; Djuzdjäni, Tabagät-i-Näsivi, trad. Raverty, p. 1263s.; Hanser, Ilchane,
I, p. 174; Weır, Chalifen, IV, p. 9; »’Onsson, Mongols, III, p. 308: Howortn, Mongols, III, p. 144.
2 Voir, par exemple, Howortu, Mongols, III, p. 220 (en 1265); Abu I-faradj, trad. Bruns, p. 618 (en 1290).
® Voir Ibn Khallikän, I, p. 171; Abu I-faradj, p. 557; Rashid al-din, p. 378s.; Wassäf, ed. Hauer, p. 96;
trad., p. 92; Ibn Khaldün, V, p. 545 en bas; Magrizi, trad. QuATREMERE, Sultans Mamlouks, Ib, p. 133; Hamster,
Ilchane, I, p. 192; n’Onsson, Mongols, II, p. 257=.; IV, p. 66, 229, 288; Howortn, Mongols, III, p. 162; Raverry,
dans Djuzdjäni, p. 1278, note en bas. La suzerainete mongole a Mardin ä cette epoque est confirmee par les monnaies
de l’Ortokide Ghäzi II, faisarıt hommage a Ghazan, et par des monnaies frappees ä Mardin aux seuls noms d’Houla-
gouides; voir Fraenn, De Ilchanorum numis, no S2; Laxe-PooLe, CBM, VI, p. 271: X, p. cLxxxvun; G. Eonen, CMO,
I, no 112; M. MurArar, CMO, Ill, p. 259; Marxorr, ME, p. 581, no 287; Casanova, Inventaire de la collection de la
princesse Ismail, p. xv, 105, 161s.
* Voir Abu I-faradj, ed. Bepsan, p. 598; trad. Bruns, p. 647. Ce Malik Sälih parait etre le Shams al-din Däwud
de Laxe-PooLe, Dynasties, p. 168, qui monta sur le tröne vers 691, suivant cet auteur, ou en 695, d’apres
Rashid al-din, p. 379. D’autres auteurs signalent ä cette epoque une razzia de Syriens dans le Diyar-Bekr et ä Mardin;
voir Magrizi, Zoc. eit.; Rashid al-din, cite par n’Onsson, Mongols, IV, p. 207; Howortn, Mongols, III, p. 434.
5 Voir Rashid al-din, Zoe. cit.; n’Onssox, Mongols, IV, p. 328; Hammer, Ilchane, II, p. 126: Prıcr, op. eit., II,
p- 621; Howortn, Mongols, III, p. 467. C'est lui peut-etre auquel Mar Djabala fait allusion en ces termes en 1304:
„le grand emir auquel etait confie le gouvernement du Diarbekir*; trad. Cuapor, dans ROL, II, p. 264. D’apres
Lane-Pootr, loc. eit. (trad. BArTHoLD, p. 142), qui suit sans doute Abu I-fidä’, IV, p. 69, Ghäzi II etait le frere de Däwud
et monta sur le tröne en 693. Rashid al-din, /oc. cit,, parait en faire un fils de Däwud (son texte est ambigu) et ne
donne pas la date de son avenement, qui doit avoir eu lieu plus tard, s’il est vrai que Däwud ne monta sur le tröne
qu’en 695; voir la note precedente.
° Voir Abu I-fidä’, 7oc. eit.; Ibn Batüta, II, p. 144: Laxe-PooLe, Dynasties, p. 168. Les trois noms de Sälil,
qu'on trouve dans ces auteurs, sont confirmes par Shihäb al-din “*Umari, qui s’exprime ainsi dans son Ta’rif, ed.
Caire, p. 32: „Le maitre actuel de Mardin est Malik Sälih Shams al-din Sälih, fils de Malik Mansür, un Ortokide, ete.*
Cet ouvrage a 6&t& ecrit vers l’annde 741; voir mes Titres califiens d’Oceident, tir. A part du JA, p. 71, n.1.
112 INSCRIPTIONS DIVERSES.
la part des Kgyptiens." A cette epoque, son histoire est si eflacdee que je n’ai trouve aucun
autre fait a signaler sur elle, a part ce detail important qu'elle payait alors un tribut aux
Houlagouides.? Sälih garda-t-il le Diyar-Bekr? L’epigraphie va nous l’apprendre.
36. Deeret au nom de l’Ortokide Malik Salih. 731 H. — A cöte de linseription pre-
cedente, a gauche de la porte, un peu plus haut au-dessus du sol. Onze lignes® en naskhi
mamlouk; petits caracteres, quelques points et signes (pl. XVI en bas, ä gauche). Inedite.
JUN Sul sei A 2 = sl
Sogn a, Bar Y ae 33.8 elle ef J (3 ) Jels albl. a ale Be)
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I Fl 1 ET ae or N = Sal Ale
ll de Aal ls cn) Au Lie dis ab ol Amgs July lu, Lo Je n
len ig aa A ey gi 5 Ally Aue a As
Par l’ordre royal, eleve, de notre maitre le tres grand sultan al-Malik al-Salih Shams al-din, qu’Alläh
perpetue son sultanat, quil eleve jusqu'aux etoiles de Simäk* son pouvoir et sa situation, que ses nobles
actions ne cessent d’elre celebrees dans les mondes et que ses aumönes royales ne cessent d’etre des colliers
et des chaines (de joyaux) autour des cous (de ses sujets), il a &t& deerets qu’on vemette aux marchands
d’Amid, qu’elle soit gardee, les taxes qu’on prelevait d’eux sur les poids, ainsi que les impöts®, les redevances ?
' Voir Abu I-fida’, IV, p. 84; Ibn Iyäs, I, p. 174,1. S d’en bas; QuAaTRENERE, dans Rashid al-din, p. 331.
2 Voir Hamdallah Mostaufi, eite par Le Strange, dans JRAS, 1902, p. 264, et The lands of the Eustern cali-
phate, p. 110. Bien que la geographie de Hamdalläh n "it ete achevee que vers 740, elle se rapporte, d’apres LE STRANGE,
prim. op. eit., p. 54, aux regnes de Ghazan et de ses deux successeurs, sous lesquels il est aussi question, en passant,
du gouverneur du Diyar-Bekr; voir p’Onsson, Mongols, IV, p. 580, 605; Hanmer, Ilchane, Il, p. 315. Les geographes
Dimashqi et Abu I-fidä’ ne donnent aucun detail nouveau sur Amid et Ibn Batüta n’en parle meme pas.
® Sur la photographie, les premieres leitres de chaque ligne sont cachees derriere le support d’un auvent de
hois qui abrite la porte. A ma priere, M. Güys a bien voulu faire contröler, par un lettr& d’Amid, les lecons que je
donne jei entre crochets; mais ce contröle n’ayant donne lieu a aucune correction, je soupconne ce brave homme
d’avoir opine du bonnet, car j’ai peine a croire que toutes mes restitutions soient correctes; cf. plus haut, p. 109, n.9.
' Sur les etoiles de ce nom, voir Laxe, Dietionary.
> Ge mot est enlierement cache, sauf l’extremite de la queue de la derniere lettre, qui parait etre un » ou
un 3. Le plus simple serait de lire ERNE „province*, puisqu'aux lienes 9—10, le texte dit „la province susdite*. Mais
le suflixe minhum et Jes suivants supposent ici le pluriel d’un substantif designant des etres animes, peut-etre
Le) „sujets“. ‚Je choisis la lecon A „marchands“, qui parait avoir l’approbation du lettre d’Amid.
® L’original porte hl, avec le kesra; cette forme ne paraissant pas usitee, on peut lire, en supprimant
un alif, Zly 2, comme pluriel feminin de mugarrar „taxe, impöt*, d’apres Dozy, Supplement.
5
" La derniere lettre de ce mot parait certaine; on peut lire aussi AN] ou ls „les charges, les rede-
ÖRTOKIDES DE MARDIN. 113
et les contributions extraordinaires !, qu’on leur enleve et qu’on leur supprime la caution (ou la ferme) du loyer?,
et que Je mesurage (des grains)* persiste ä @tre fait chez eux suivant l’usage imm6morial et la regle* pree-
tablie, le tout ä litre de don gratuit en leur faveur, par bienveillance? ä leur @gard, par souci de leur bien-
etre, et pour se concilier leurs prieres pures en faveur de la duree de ce regne puissant.* En consöquence,
tous les prefets, les gouverneurs et les employes du fise attaches a l’administration de ladite province
(d’Amid) ont et& invites ä mettre A exeeution notre deeret et A agir y conformement.” „Et si quelqu’un
change ces dispositions apres en avoir eu connaissance, alors son crime retombera sur ceux qui l’imiteront;
car Alläh entend et sait tout.*® Et ce decret a te grav6® dans le mois de radjab de l’annee 731 (avril-
mai 1331).
Ce deceret me parait assez clair pour se passer de commentaire, hormis sur un point: au nom
de qui a-t-il et@ promulgue? On vient de voir que des la fin du XIII® siecle, Amid appartenait
aux Ortokides de Mardin, sous la suzerainet@ des Mongols, et qu’un prince de cette dynastie,
nomme Malik Sälih Shams al-din Sälih, occupa le tröne de 712 a 765.!% Les auteurs qui nous
donnent ces noms sont dignes de toute ereance, car Ibn Batüta visita Mardin sous le rögne
de ce prince et Shihäb al-din “Umari, secretaire a la chancellerie du Caire, connaissait ä fond
le protocole de son temps. Or, le decret est au nom d’un Malik Sälih Shams al-din!! et il est
date de 731. Bien qu’aucun auteur ne dise expressement que Sälih ait regne aussi a Amid,
apres son pere Ghäzi II, il n’est guere possible d’en douter, car Shihäb al-din, passant en revue
tous les souverains musulmans en relation avec la cour du Caire, ne fait aucune mention
d’Amid et cette ville ne figure m&me plus, comme lieu de frappe, dans les series monetaires de
cette Eepoque.
vances.“* (Ce dernier mot figure dans Ibn al-Azraq, trad. Ameproz, dans JRAS, 1903, p. 152, n. 1, et dans Ibn Shaddäd,
Berlin, fos 63r0 et 78r0, preeisement ä propos de remises d’impöts dans le Diyar-Bekr; mais il est un peu trop court
pour remplir ici la lacune, et je prefere un des deux auires.
ı L’original porte Z;\ 3] . Je suppose un pluriel U \b au mot (5,lb „extraordinaire* (de ense), „illicite*
=) P) (5) I
(emploi), d’apres Dozy, s. v. ) “ch. a5 ıb „accident“, dans Lase, s. v. | 5.
P 22 > =
® L’original porte (x 1) Ol, c’est-ä-dire, evidemment, sc Olss. Le mot damän „responsabilite,
caution*, designe souvent, dans les decrets, la „ferme* d’un impöt, d'un service public, ete., suivant un usage frequent en
Orient. Le mot Sr pour +15, sienifie „location“ et „loyer“, soit la rente d'un immeuble, soit le prix de la main
d’@euvre. Il s’agit peut-etre de la ferme d’un impöt sur les loyers.
® L'original porte usül; il s’agit sans doute de r&eprimer un abus dans le mesurage de substances seches.
w
* L'original porte oJcls. Comme le suflixe est indispensable, il faut lire plutöt Suelss, g&'id au mas-
e I B) I ’ P la
eulin ne s’employant pas dans le sens de „regle* et l’assonnance exigeant ici gd’ida au feminin.
. n
® Les deux dernieres lettres de ce mot sont certaines. Au lieu de bel, en pourrait lire £e, mais ce nom
d’action se construit avec la preposition ‘ald et il est un peu court pour la lacune; d’autre part, il me parait impos-
RN
sible, au point de vue du sens, de lire bL>.
% Tel est le sens de cette phrase, que je n’ai pas traduite exactement dans C/A, I, no 525; voir SoBERNHEIM,
inscriptions de Baalbek (sous presse); C/A, Ill (Tripoli), nos 27 s. et passim, p. 70,n. 6. Les deerets touchant la remise
d’impöts ou la suppression d’abus insistent volontiers sur le fait que ces mesures sont des actes de gräce, qui meritent
la reconnaissance des interesses. Le but de cette declaration est &vident: le gouvernement ne veut pas reconnaitre
qu’elles sont strictement &quitables, pour se.reserver le droit de retabliv plus tard ce qu'il a supprime provisoirement.
” Pour la traduction de ces mots, voir Dozy, Supplement, aux mots amr, hamala et müdjib.
8 Coran, II, 177; cf. le n9 35.
° Sur ce sens de wa-dhälika, voir CLA, I, p. 252.
1° Voir plus haut, p. 111.
'! Ces deux surnoms sont compris dans les relatifs «/-malaki al-sälihi al-shamsi; sur l’absencee du nom propre,
voir plus haut, p. 110, n. 1.
Amida. 15
114 INSCRIPTIONS DIVERSES,
Mais voici un fait nouveau. On sait qu’en partant pour l’Egypte en 647, l’Ayyoubide
Türän-shäh avait laisse ä Kaifa son fils "Abdalläh, dont les descendants conserverent cette ville
Jusqu’ä la conquete ottomane.! Or, a l’epoque oü le decret d’Amid a ete promulgue, le repre-
sentant de cette obscure dynastie s’appelait, lui aussi, Malik Sälih. Voici comment en parle
Shihäb al-din, dont le temoignage, ici encore, est absolument sür: „Le maitre de Hisn-Kaifa
est un descendant des rois ayyoubides, auquel les rois du Caire temoignent du respect, en sou-
venir des anciennes relations qu'ils entretenaient avec ceux-läa, et parce que cette affection reci-
proque a persiste jusqu’a nos jours. L’un d’eux, Malik Sälih, a voulu, tout recemment, se
rendre ä la cour du Caire. Parvenu a Damas, il y fut rejoint par Ja nouvelle que son frere
s’etait jete sur son tröne et voulait seemparer de son sultanat; il se häta de rebrousser chemin.
On ne tarda pas A apprendre que rentre dans son chäteau, il ayait et& assailli et tu& par son
frere. Ensuite, celui-eci tömoigna du repentir et il &crivit au sultan (d’Egypte); mais on lui
repondit de maniere A lui faire comprendre qu’on n’acceptait pas ses excuses, ete.“?
Ce Malik Saälih, assassine vers 740°, peut-il &tre l’auteur d’un decret promulgue A Amid
en 731, par un Malik Sälih Shams al-din? Je ne le pense pas et voici pourquoi. D’abord, il
n’y a aucun indice que les Ortokides de Mardin aient et chasses d’Amid, ni que les Ayyou-
bides de Kaifa en soient jamais rentres en possession.* Puis, il ressort du recit de Shihäb al-
din qu’a son epoque, ces derniers ne jouaient aucun röle politique. Les sultans Mamlouks leur
temoignaient une bienveillante amitie, non par interöt, mais par souvenir, comme ä ces autres
familles ayyoubides, issues d’anciennes dynasties, auxquelles l!’Egypte accordait des fiefs en Syrie
et un palais pour Jeurs sejours au Caire. Le rang quils occupent dans le protocole ofliciel de
la chancellerie du Caire est sensiblement inferieur A celui des Ortokides de Mardin.?” Peut-etre
que les Ayyoubides de Kaifa avaient conserve le titre de sultan; il est vrai que ce protocole
n’en fait pas mention, mais la chancellerie du Caire, pour des motifs diplomatiques faciles A
comprendre, ne prodiguait pas ce titre aux souverains etrangers.* En tout cas, ils ne portaient
probablement pas le haut titre sultän a’zam, qui figure, sous la forme relative, dans le decret
de 731; or ce titre, les Ortokides de Mardin le portaient certainement, puisqu'on le lit sur
leurs monnajies.” Il est done permis de conelure que le deeret a ete promulgue par Malik Sälih
Shams al-din Sälih et qu’en 731, Amid appartenait encore aux Ortokides de Mardin.
Puis l’'histoire d’Amid se perd de nouveau dans l’ombre et le silence des sources nous
permet de passer d’autant plus rapidement sur les deux siecles suivants qu’on ne possede au-
cune inscription de cette Eepoque.
En 766, le Djelairide Shaikh Uwais traversa le Diyar-Bekr et siempara de Mossoul et de
Mardin; on ne sait rien de precis sur cette campagne, qui parait avoir ete une razzia plutöt
' Voir plus haut, p. 110, n. 4.
2 Voir Ta’rif, ed. Caire, p. 33.
® Le Ta’rif a ete ecrit vers 741; voir plus haut, p. 111, n. 6.
* Voir plus haut. p. 110.
° Voir les formulaires offieiels dans Ta’rif, Toe. eit.
® Voir mes Titres califiens, p. ls. et 72. Peut-etre faut-il attribuer A cet Ayyoubide une monnaie d’argent
publiee par G. Ennem, CMO, I, no 114, frappee a Kaifa, au nom d’al-sultän ... al-Malik al-Sälih, et que ce savant
attribue a l’Ortokide Malik Sälih Sälih de Mardin; mais il se peut aussi que Kaifa reconnüt alors la suzerainete de
Mardin. La lacune qui suit le mot sultan est un indice en faveur de l’attribution n»’Ennem, car elle renfermait
peut-etre l’epithete a/-a’zam, qui convient mieux ä l’Ortokide qu’a l’Ayyoubide; voir la note suivante.
” Sinon sur celles de Sälih lui-meme, du moins sur une piece de son pere Ghäzi II, frappee en 698 au nom
d’al-sultän al-a'zam zill Allah fi I-"älam al-Malik al-Mansür Nadjm al-din Abu I-fath Ghäzi; voir Epuen, tom. eit., no 112.
Il est vrai que les deux premiers titres de ce protocole, qui sont tres frequents chez les Seldjoukides de Rum, pour-
raient designer iei, a titre d’hommage, le sultan Kaiqubäd II, qui regnait en 698. D’autre part, l’attribution aux
Örtokides de Mardin, simples vassaux des Mongols, de titres autrefois tres eleves (ef. plus haut, p. 109) n’a rien
d’invraisemblable au XIV® siecle, d’autant que la decadence des Houlagouides semble avoir donn& un regain d'inde-
pendance aux Ortokides de Mardin; voir Casanova, Inventaire de la collection princesse Ismail, p. XV.
OÖRTOKIDES DE MARDIN. 115
qu’une conquete.! En effet, c'est encore ä un Ortokide, Malik Zähir “Isa, l’alli du sultan Bar-
qüq d’Egypte?, qu’en 796, Timur demanda la soumission de Mardin, puis quil arracha cette
ville des la m&me annde, apres un siege acharne, pour la remettre a Sälih, le frere de ‘Isa, et
conduire ce dernier captif a Sultania.® La meme annde encore, Amid fut emportee d’assaut
par le conquerant mongol.* A qui la prit-il? Les auteurs qui racontent ce siege ne faisant pas la
moindre allusion au souverain d’Amid, on peut croire que cette ville etait restee, jusqu’ä ce jour,
un chef-lieu de province des Örtokides et quelle fut defendue contre Timur par un simple
gouverneur. Voici comment un temoin oculaire deerit l’enceinte d’Amid au moment de lat-
taque de Timur:
„La force de cette place est telle qu’aucune autre au monde ne peut rivaliser avec elle,
Ses hautes murailles sont bäties en pierres de taille, relides par du eiment; l’epaisseur du rempart
est telle que deux cavaliers peuvent y cheminer de front. Sur le haut de ce mur, & l’exterieur
et & linterieur, on a bäti un double mur en pierre de taille, de la hauteur d’un homme; on
a reli les deux ‘parties par une voüte (de maniere ä ereer un chemin de ronde couvert) et au-
dessus, on a construit, du cöte exterieur, un parapet en pierre, erenele. La courtine comprend
ainsi deux etages, afin qu’en temps de pluie, par un grand froid ou par une chaleur excessive,
les hommes puissent se tenir dans l’&tage inferieur. La courtine est renforcee par de hautes
tours, distantes les unes des autres de dix & quinze coudees (gez). A linterieur de la place,
il y a deux fontaines d’eau de roche, avec plusieurs beaux jardins, et cette description est
faite de visu (par l’auteur) .. . Les soldats penetrerent a linterieur de la place et pillerent la
ville... Ils monterent sur les murailles avec des haches et des outils et se mirent ä les
detruire; mais elles etaient si solides qu'ils eurent beaucoup de peine ä en arracher une petite
partie. Et comme il eüt fallu un siecle pour en venir ä bout, ils se contenterent de demolir
une partie de leur couronnement.“°
En 798 (1396), Timur delivra ‘Isä et lui rendit Mardin, parce que Sälih avait fait hommage
au sultan Bargüg. Mais en 800, “‘Isä rendit ä son tour hommage a Bargüq.° Pour le punir,
Timur passa par Mardin au retour de sa campagne de Syrie, ä la fin de l’annde 803; apres
avoir ravage la ville, il remit a son vassal Qarä-Yuiug, alors gouverneur de Malatia, le soin de
bloquer la citadelle.” En 505, en rentrant de Georgie apres la bataille d’Angora, Timur dele-
gua A son petit-fils Mirza Abü Bakr le gouvernement general de l’Iraq et de la Mesopotamie,
! Voir p’HErBELOT, Bibliothöque orientale, Paris 1781, 1, p. 482; Desuicxes, Histoire des Huns, Ill, p. 289;
Weır, Chalifen, IV, p. 527; Laxe-PooLe, Dynasties, p. 246; Howortu, Mongols, III, p. 655, d’apres la Shadjarat al-
aträk. En racontant cette campagne d’apres Khondemir, Price, op. eit., II, p. 700, ne parle que de Mossoul; dans
son Histoire de la Perse, Marcorm n’en dit rien. Tout au plus Uwais se contenta-t-il d’une vague suzerainet& sur le
Diyar-Bekr, car Mardin ne figure pas comme lieu de frappe dans la serie des monnaies djelairides connues ä ce jour;
voir les sources monetaires, notamment Markorr, Katalog djelairidskilkh monet, 1897.
2 Voir Weır, Chalifen, IV, p. 550.
» Voir Yazdi, ed. Caleutta, I, p. 663 a 681; trad. Perıis, Il, p. 263 & 285; Ibn “Arabshäh, ed. Manser, I, p. 314s.
(ed. Calcutta, p. 98; ed. Caire, p. 48). C'est Yazdi qui l’appelle Sälih tout court; cf. Lane-PooL£, Dynasties, p. 168.
Suivant Ibn “Arabshäh, ‘Isa avait un frere (variante du Caire: un neveu) appel& Malik Sälih Shihäb al-din Ahmad, qui
pourrait &tre le m&me personnage; cf. plus loin, p. 116, n. 4. Price, op. cit., la, p. 168s., suit iei Mirkhond, qui suit
Yazdi, etpe Hauser, Empire ottoman, II, p. 37, et Ilchane, I, p. 192, suit Yazdi, que cite aussi QuATREMERE, dans Rashid
al-din, p. 331, note; cf. Weir, Chalifen, V, p. 45.
* Voir Yazdi, I, p. 682 suiv. (Peris, II, p. 286 s.); Ibn “Arabshäh, I, p. 331s. (Calcutta, p. 102; Caire, p. 50);
Price, op. eit., llla, p. 178s.; ve Hammer et Weır, loc. eit.: Rırter, Erdkunde, XI, p. 36. D’apres Ibn “Arabshäh, les
assiegeants penetrerent dans la ville par le Bäb al-tall, la porte de Mardin.
5 Voir Yazdi, Zoc. cit. (la traduction de Perıs laissant un peu ä desirer, je traduis en resume le texte de
Caleutta); ef. Price, loc. cit.
® Voir Yazdi, I, p. 787 (Perıs, II, p. 396); Price, Illa, p. 208; Weır, V, p. 56s. D’apres les sources arabes citees
par Weır, Sälih etait le neveu de “Isa; ef. ci-dessus, n. 3.
’ Voir Yazdi, II, p. 352s. (Perıs, Ill, p. 355s.); Ibn “Arabshäh, II, p. 15
Ilchane, I, p. 193.
7; Prıicr, Illa, p. 356s.: Hausen,
15*
116 INSCRIPTIONS DIVERSES.
avec Mardin et le Diyar-Bekr, dont les princes furent places sous ses ordres.! “Isä venait d’ob-
tenir une nouvelle amnistie, scell&e par le mariage de sa fille avec le Mirza Abü Bakr. En
806, Isä la conduisit A la cour A Qarabagh, puis il rentra a Mardin, dans la suite du Mirza
“Umar, le frere d’Abü Bakr, que Timur venait de nommer souverain de toute l’Asie occi-
dentale.?
TURCOMANS,
Cependant Qarä-Yulug, dont la puissance grandissait dans le haut bassin de l’Euphrate
et du Tigre, sempara d’Amid vers 807. Pour le combattre, ‘Isa s’allia avec Djakam, le sultan
ephemere d’Alep et le rival du sultan Mamlouk Faradj; mais les deux alli6s furent tues en 809,
dans une rencontre entre Amid et Mardin.? En S11, Qarä-Yuluq marcha sur Mardin, oü regnait
l’Ortokide Malik Sälih Ahmad. Üelui-ei, c@dant Mardin ä Qarä-Yüsuf, de la dynastie turco-
mane du Mouton noir, s’enfuit a Mossoul, ot il mourut peu apres. Ses fils moururent A Sindjar
en 814; ainsi s’eteignit la dynastie des Ortokides de Mardin.* Sur ses ruines, Qarä-Yulug avait
deja fonde la dynastie turcomane du Mouton blane, dont la capitale sera desormais Amid. En
S14, Qarä-Yulug ravagea Mardin et finit par la reprendre au Mouton noir en 835°; nous n’au-
rons plus l'occasion de parler de cette ville.
En 836, le sultan Mamlouk Barsbäy, hante par le souvenir de ses grands predecesseurs
et jaloux de rendre a l’Egypte son influence en Mesopotamie, deelara la guerre a Qarä-Yulug.
Mais il n’avait pas l’etoflfe d’un conquerant et les chroniqueurs egyptiens eux-m&mes, en racon-
tant ce malheureux siege d’Amid, avouent qu'il n’aboutit qu’ä un vague hommage du Turco-
man & l’Egypte.* En 856, Uzun Hasan arrache Amid ä son frere Djahängir et offre son hom-
mage au sultan Mamlouk Khushgadam.’” Vers 908 (1502), le Seföwide Shäh Ismail enleve
Amid et Mardin aux derniers princes de la dynastie du Mouton blanc et remet le Diyar-Bekr
a un gouverneur. En 920 (1514), l’Ottoman Salim I s’en empare apres la bataille de Tshal-
diran. Ismail tente en vain de reprendre Amid; apres un long siege soutenu par les Kurdes
devoues A Salim, elle est delivree par une armde ottomane et reste definitivement aux mains
des Ottomans, avec le Diyar-Bekr.°
Ainsi, durant tout le XV*® siecle, Amid fut une des capitales des princes du Mouton blanc;
mais aucune inscription n'illustre cette epoque peu glorieuse.” Il faut descendre jusqu’au suc-
cesseur de Salim I® pour trouver une nouvelle insceription souveraine ä Amid.
ı Voir Yazdi, II, p. 515s. (Peris, IV, p. 92s.); Prıcz, Illa, p. 435.
® Voir Yazdi, II, p. 564s., 570 (Perıs, IV, p. 142, 147); Price, Illa, p.'450.
® Voir Weit, Chalifen, V, p. 112.
» Voir Weır, V, p. 112, n. 2. Ce Malik Sälilı Ahmad des auteurs arabes est sans doute le meme que celui
d’Ibn "Arabshäh et que le Sälih des auteurs persans, suivis par Lane-Poore, Dynasties, loc. eit.; cf. plus haut, p. 115, n. 3.
5 Voir Weır, V, p. 143, 189.
° Voir Weır, V, p. 189s.; cf. CZA, I, p. 377, 379, QuATREMERE, dans Rashid al-din, p. 331, note. Qarä-Yuluq ne
mourut ni en 848, suivant Desvienes, Huns, la, p. 264, ni en 80V, d’apres pe HamumeR, Empire ottoman, Il, p. 445
(Djanäbi), suivi par Lane-PooLe, Dynasties, p. 254 (trad. BarrHorn, p. 215), mais en 839, suivant Weit, V,p. 199, n. 2
(source egyptienne), ou des 838, d’apres A. Tewnı, CMO, IV, p. 472, chez qui la genealogie des Ag-quyunlu est bien
plus complete et plus pr&eise que chez les auteurs preeedents.
? Voir Weir, V, p. 807, n. 1.
° Voir Weır, V, p. 407; pe Hammer, Empire ottoman, IV, p. 87s., 222s.; Sharaf al-din, d. V£Lıanmıxor, I, p. 159;
trad. Cuarmoy, Ib, p. 190; Cumer, Turgwie d’Asie, Il, p. 453; Rırrer, Erdkunde, XI, p. 37s.; voir aussi les voyageurs
venitiens publies par Ranmvsıo, et les chroniques ottomanes, qu’il me parait inutile de eiter en detail.
° Les deux seules inscriplions de cette dynastie, connues ä ce jour, proviennent de Mardin: celle du sultan
Djahängir, que j'ai publiee dans le recueil p’OrrexHEım, no 104, et celle, encore inedite, du sultan Hamza, gravee sur
une serrure en bronze «du Musee de Constantinople. En revanche, Amid est un lieu de frappe des Ag-quyunlu; voir
A. Tewnıp, CMO, IV, p. 475 s.
ÖTTOMANS. 117
OTTOMANS.
37. Sultan Sulaimän I. 935 H. — On a vu que le cöte nord de la cour de la grande
Mosquee est divise, par une ruelle, en deux parties a peu pres @gales." Depuis cette ruelle
jusqu’a l’angle nord-ouest de la cour s’eleve un bätiment dont la facade est perede de baies
semblables ä celles de la facade nord de la mosquee propre, au sud de la cour. Au-dessus du
sommet des arcs de ces baies regne un long bandeau renfermant une ligne en naskhi ottoman;
grands caracteres, points et signes (pl. XXI en bas).” Inedite.
lo lo) ul du Sl olzzalslls ei! BEN je cars. -als,
ale Slayls Js) edel eb äl eG abll Al co ds N
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RE SI LEN le ll alas ns a el se
St a une oe sale az ol ol n oe Sl ale sleLN Seil
la So ARSTER N er Er
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alas nal er A 2 5,3 Gr\all
Sous la justice du tres grand sultan et du roi des rois honore, du maitre des rois des Arabes et des
Persans, du maitre de l’eEpee et de la plume, du conquerant dans la religion d’Alläh, du combattant dans la
voie d’Alläh, qui tient baut les marques de la justice et de l’impartialite, qui abaisse les signes de l'irreligion
et de l’injustice, l’ombre d’Alläh sur les pays et le maitre tout puissant de l’eau et de l’argile*, le sultan, fils
du sultan, fils du sultan, le sultan Sulaimän, fils du sultan Salim, fils du sultan Bäyazid-bahädur-khän, qu’Alläh
eternise sa royaule et qu'il fasse evoluer sa flotte dans les mers du sultanat! a rendu prospere et restaure
cette mosquee hbenie la gloire des &@mirs nobles, l’emir Ahmad, fils de l’emir Muhammad al-Ruzzigi (2?) al-
Husaini, emir de la place forte d’Ataq, de Ja province (?) du Diyar-Bekr, qu’Alläh redouble sa recompense
et augmente sa puissance dans ce monde et dans l’aulre! En l’annee 935 (1528—29).
La lecture de ce texte est assurde par une serie de photographies du general pE BEYLIE.
Le protocole de Sulaimän, redige dans le style pretentieux de cette epoque, renferme quelques
titres nouveaux. L’inscription commemore la restauration d’un masdjid. Ce mot designe-t-il
la grande Mosquee tout entiere, ou seulement l’edifice qui porte l’inscription et que les Ami-
diens, si je suis bien renseigne, appellent une madrasa? Les releves ne fournissent aucun de-
tail sur l’amenagement de ce dernier.* Le restaurateur porte deux patropymiques; le premier
se prete A plusieurs lecons, suivant l’attribution des points diacritiques”; le second est &erit clai-
’ Voir plus haut, p. 46.
.
?2 La planche ne montre qu’une petite partie du bandeau, de ol 87 gm a I) >:
® Ge titre est aussi dans l'inseription de la porte du vieux Serai, a Constantinople; voir pe Hanser, Constanti-
nopolis und der Bosporos, I, appendice, p. xvır. 11 implique l’idee de dominalion universelle, l’eau et l’argile etant les
deux elements du corps humain; ef. Coran, XXXIL, 6 et 7, et passim; GoLpzıuer, dans ZDMG, LXII, p. 13 en bas;
Z. für Assyriologie, XXI, p. 324 en bas.
4 A cette epoque, les grandes Mosquees comme celle d’Amid sont generalement appelees djämi, le terme de
masdjid &tant reserv& aux sanctuaires de second ordre; voir CIA, I, p. 533, n. 1, et lindex ä ces mots, Il se peut
que l’edifice appel& aujourd’'hui madrasa füt alors un masdjid, amenage dans le djämi‘.
5 La lecon ruzzigi, que la distribution de ces points semble appuyer, rappelle un nom connu dans l’histoire de
l’Egypte, celui du vizir fatimide Talä’i° ibn Ruzzig, fondateur d'une mosquee au Caire.
115 INsScRIPTIONS DIVERSES.
rement al-husaini, et non al-kasani. Cet Ahmad etait emir de la forteresse d’Ataq, dans la pro-
vince! du Diyar-Bekr. Dans Ja division adıninistrative que les Ottomans venaient d’introduire,
Ataq etait le chef-lieu d’un sandjaq kurde du vilayet d’Amid.?
38. Fondation en faveur de la fontaine de la grande Mosquee. — Dans la cour,
sur l'aile ouest de la face nord de la mosqude propre, entre la 5° et la 6° fenetre A partir de
langle sud-ouest. Cing lignes en naskhi ottoman, sculptees dans le parement, la premiere
a grands caracteres, les suivantes A caractöres moyens; quelques points et signes. Les lettres,
peintes en noir, ressortent nettement sur le fond gris du mur (pl. VIII, ä droite en haut). Inedite.®
N SEN A den Je Ns 5zlelle au als al 0)
ds al EN ed: EN äy r N ar
.*
a Sl al Ba ol lee a il ee N
al lie 3 es gl au And Aa le A Au
ll a a a oa ae ze u Sl a le
oral > ia, 3 = 56) bl Ares N AN SE alas all el
nee c# YA LH gulli min AU Nie eo,
ob ‚en ds Leis
A constitue wagf le tres puissant, tres noble seigneur Ibrahim, fils du seigneur Shams al-din
d’Amid: la totalitö de sa boutique, sise dans le Marche long de la ville d’Amid, et la somme de douze mille
pieces de monnaie frappees en argent, de celles appeldes para, pour que le loyer de la boutieue et Je produit
de la somme? soient employes a l’achat d’un bien-fonds eonvenable au wagf (qu’il a constitue) en faveur de
la fontaine qu'il a fait placer dans cette Mosquee, afin qu’on y boive de l’eau raffraichie de glace et de neige
durant les jours de l’ete, depuis le Ier hazirän (juin) jusqu’ä 90 jours plus tard (fin aoüt). Et l’intendant (de
ce wagf) sera ’imäm de la Mosquee; et le montant du prix de la glace et de la neige, ainsi que le salaire
de l’intendant et du porteur d’eau, sont fixes dans l’acte de fondation. Ainsi, qu’Alläh aie pitie de qui boira
de cette eau de la Mosquee. Et (il a stipul& que) l’on n’en emportera pas (hors de la Mosquee), et que
intendant sera zele dans son service, qu’il s’y appliquera avec soin et quwil ne sera pas au-dessous de sa
täche. Mais si.....
2 %
' L’original, un peu fruste ici, parait eerit SS ; On peut lire 8 „e pour SR ya „de la province de*,
ou Ds „dont la capitale est“: mais ni l’une ni l’autre de ces lecons n'est tres satisfaisante.
? Voir Hädji Khalfa, Djihän-numd, ed. Constantinople, p.436; Saryr-Marrın, Armenie, 1, p. 165; Cuarnoy, dans Sharaf
al-din, la, p. 141; pe Hammer, Empire ottoman, IV, p. 223, 444; Rırter, Erdkunde, XI, p. 39, 43 (Atak et Asak); cf
R. Kırpert, Karte von Kleinasien, Blatt C, VI. L’orthographe de ce nom dans liinseription est la möme que dans Hädji
Khalfa; voir Saıyt-Martın, tom. eit., p. 94, avec des details sur cette ville, situee dans la montagne, au nord-ouest de
Mifargin. L’orthographe arabe plus ancienne est ee: voir Yaqüt, Mudjam, IV, p. 952; Abu I-fidä’, ed. Reınaup,
p. 250; trad., IIb, p. 57. — Amid ne joue nn röle efface dans les guerres de Sulaimän avee la Perse; voir les
chroniques ottomanes et Horn, Die Denkneürdigkeiten Shäh Tahmäsp’s, index a „Diärbekr“.
® Je dois a M. “Ari Bey Bansar au Caire la lecture d’une partie de ce texte bien conserve, mais peu correct
et difficile a dechiffrer sur la photographie tres reduite de l’original.
“ Les mots ribh al-mablagh „le benefice realise sur Ja somme* indiquent peut-etre qu'il s’agit, non de monnaies
ayant cours, auquel cas le redacteur se füt, semble-t-il, exprime plus simplement, mais de pieces depreeiees qu'il
s’agissait de vendre au prix de l’argent ou de negoecier a un change favorable.
ÖTTOMANS, 119
Le texte s’arrete court, sans doute sur une menace ä l’adresse de l’intendant negligent.
Comme on ne voit aucune trace de martelage, il faut croire que le graveur a et& arrete dans
son travail et qu’il n’a pas eu l’occasion de l’achever.
La photographie assure la lecture integrale de cette inseription, dont le but est de faire
connaitre aux interesses, par un resume ou un extrait de l’acte original, la fondation faite en
leur faveur. Il s’agit de fournir aux fideles, durant les journdes brülantes de l’ete, de l’eau glacde
et de la neige. De tout temps, cette jouissance a 6t& recherchee des Orientaux, auxquels nous
devons le mot „sorbet*. Au Caire, sous les sultans Mamlouks et sans doute auparavant, il existait
un service special pour approvisionner de neige les celliers des palais royaux.' En Egypte, le
prix eleve de ce produit en faisait alors un article de Juxe. Mais dans le centre et le nord de
la Syrie et dans la haute Mesopotamie, & proximite de montagnes couvertes de neige en hiver
et souvent fort avant dans le printemps, un marchand A son aise (tel parait ®tre la condition
du fondateur) pouvait faire le Mecene aA moins de frais.?
A defaut d’une date preeise, le style des caracteres, maigres et allonges, parait indiquer
la fin du XVe, ou plutöt la premiere moitie du XVI°® sieele, c’est-ä-dire l’öpoque de la conquäte
ottomane, autant que jen puis juger, par analogie, d’apres la paleographie des inscriptions syro-
egyptiennes.
39. Sultan Muhammad IV. 1094 H. — Les photographies du general DE Beruıt montrent
encore, sur l’aile est de la face nord de la mosqude propre, entre la 4° et la 6° fenetre ä partir
de l’angle sud-est, une longue inscription de quatre lignes, en langue turque et en naskhi otto-
man, ä caracteres moyens, munis de points et de signes (pl. XII en haut). Ce texte, au nom du
sultan Muhammad IV et date de l’annee 1094 (1683), n’est pas assez distinet pour que j’en puisse
donner une lecture definitive. D’ailleurs, sa place n’est pas ici, mais dans l’edition complete des
inscriptions d’Amid, qui paraitra peut-tre un jour dans le Corpus. Autour de cette inscription
s’en trouvent plusieurs autres, beaucoup plus courtes, qui ne renferment que des invocations ou
des formules sans interet.
Avant de quitter Amid, etudions encore un monument tres curieux, jusqu'ici peu connu,
qui se rattache aux Ortokides de Kaifa.
! La neige du Liban etait apportee par mer, des cötes de Syrie jusqu’a Damiette, puis transportee de nuit au
port de Boulaq et de lä, sur des mulets royaux, dans le cellier du chäteau de la Citadelle, oü elle etait recueillie dans
une glaciere construite ä cet eflet. Le sultan Mamlouk Malik Näsir Muhammad organisa, pour apporter la neige de
l’Anti-Liban au Caire, dans des recipients charges sur des dromadaires, un service de terre par Damas, Baisan, Gazza,
el-Arish et Bilbeis. Ce service fonctionnait de hazirän (juin) ä la fin de tishrin II (novembre). Ces curieux details et
d’autres encore sont fournis par “Umari, Ta’rif, ed. Caire, p. 1975. D’apres Khalil, ed. Ravaısse, p. 117 s., qui resume
ce passage, le service par terre aurait ete organise par le sultan Bargüqg; si cette assertion est exacte, il s’agit d’une
reorganisation, puisqu’il fonetionnait deja sous le sultan Muhammad. Sur les glacieres actuelles d’Amid, voir
GARDEN, p. 186, eite plus haut, p. 12.
® Ainsi ä Alep, les cafes debitent en &t@ des sorbets ä la neige,
CHAPITRE QUATRIEME.
LA COUPE D’INNSBRUCK.
Le Musee du Ferdinandeum ä Innsbruck possede une coupe en cuivre emaille, semblable
a un bassin de balance et montee sur un simple anneau en guise de pied. Cet objet a ete
acquis d’un Innsbruckois dans la famille duquel il se trouvait depuis longtemps et qui n’a pu
fournir aucune indication sur sa provenance.' Est-il arrive d’Orient par le Brenner, cette
grande route des pelerins au moyen äge? Est-ce un debris du butin turc en Hongrie, comme
le beau plat de la Bibliotheque de Munich? Il parait desormais inutile de poser la question.
Les deux faces de la coupe (pl. XXI en haut et fig. Strz.) sont couvertes d’un riche decor
de rinceaux, de vegetaux et de medaillons A figures, en email cloisonne, dont l’examen souleve
bien des problemes. Je laisse a M. Sırzycowskı le soin d’en decrire et d’en analyser les
elements, pour me borner A un commentaire Epigraphique.
40. Ortokide Däwud. — Deux inscriptions, bordees par deux filets, courent en exergue sur
le bord des deux faces: a l’exterieur, une inscription persane, en caracteres rouges sur fond bleu
elair; A linterieur, une inscription arabe, en caracteres blancs sur fond bleu fonce. Toutes les
deux sont en naskhi ancien, &ä petits caracteres, sans points ni signes. Je neglige la premiere,
que je n’ai pas eu le temps d’etudier & loisir et dont la leeture m’a paru tres difficile, pour
aborder immediatement la seconde, la seule des deux, si je ne me trompe, qui fournisse une
indication preeise sur l’origine de ce monument unique en son genre, Elle commence en un
point de la eirconförence place au nord-ouest du personnage inscrit dans le medaillon central
(fig. 51 & 53). Inedite.
las AU el dl Ga ee N
[@
A 2 9) el IN Gall 3 5 a
. Sn ll er m RI 87 (sie) 30l> | [ir] a (?) IK)
L’emir, le grand mar6chal, l’assiste, le vainqueur, Näsir al-din, Rukn al-daula, le glaive de la religion,
l’sclat de la nation, le chef des armees, Ja eouronne des rois et des sultans, le tueur des infideles et des
polytheistes, le vaillant coursier (??), le faucon prince, le pere (?), Däwud, fils de Sukmän, fils d’Urtugq, l’epee
de l’emir des croyants.
! Je dois ces renseignements a l’obligeance de M. vox Wieser, l’aimable directeur du Ferdinandeum. La coupe
d’Innsbruck a &te signalee par Kararacek, Geschichte der Mazjaditen, p. 36, decrite par MısEon, Notes d’archeologie
musulmane, tir. a part de la Gazette des Beaux-Arts, Paris, 1906, p. 6 8., et Manuel d’art musulman, p. 156, et
etudiece par von Farke, dans Monatshefte für Kumnstwissenschaft, 1909, p. 234 s. Elle devait trouver place dans
le tome II de Rırer, Spätrömische Kunstindustrie in Österreich-Ungarn, publication arretee par la mort de l’auteur.
ÜÖRTOKIDES DE KAIFA.
EELSITET NE
Le u ©
“te A Fin
MO%SS
rs
Coupe d’Inunsbruck, face interieure, avec l’inseription n® 40
Anıida,
122 LA COUPE D’INNSBRUCK.
La lecture est assez malaisee. L’email blanc des caracteres a saute dans un grand nombre
d’endroits, ol l’on ne voit plus que les filets de cuivre qui le sertissaient. De plus, le champ
du bandeau est decore de rinceaux en email bleu fonce, de deux tons differents, et le tout est
fortement patine. Il en rösulte que plusieurs traits de ce triple dessin peuvent ötre pris pour
un fragment de rinceau, sans valeur graphique, ou pour une lettre dont l’&Email a disparu.
Neanmoins, la lecture est certaine, A part quelques mots dont je parlerai tout ä l’heure.
Le protocole annonce un dynaste du XII® siecle; il rappelle, notamment, celui de
l’Ortokide @Qarä-arslän, dans son inscription de Kharput, datee de l’annee 561." Tous deux
renferment les titres amir et isfahsalär kabir, suivis des m&mes (pithetes et d’une serie de titres
composes analogues. Le seul passage douteux est celui qui renferme les titres tures, le nom
et la genealogie du titulaire. Les diffieultes de la lecture proviennent en partie, comme on
va le voir, du fait que ces mots sont rares ou 6crits d’une maniere insolite, et en partie de
E ce quiei, linscription est plus fruste
A n ‚Vcduca | qu’ailleurs. Il est donc permis de se
sy % N demander s’ils n’ont pas ete mutiles
Sr B4 intentionnellement, pour faire dispa-
raitre un titre de propriete. En voici la
reproduction, aussi fid&le que possible
(fig. 54), d’apres les dessins et les photographies que j'ai faits moi-m&me a Innsbruck, en 1906
et en 1907.
Ce passage comprend deux parties distinctes: un groupe de titres tures, analogues ä ceux
des n® 27, 30 et 32, et la gendalogie du titulaire. Le premier mot du premier groupe doit
ötre alp „vaillant“, une des composantes les plus frequentes des noms et des titres tures.” Le
mot suivant est tres indistinct, parce que l’email a disparu en plusieurs endroits et que les
vides qu'il a laisses et que la patine a noircis se confondent avec les rinceaux du champ.
Fig 54
La lecon al, que je propose en hesitant, n'est qu’un expedient provisoire.” Le mot sui-
vant me parait etre a sungur „gerfaut“; ce mot, frequent dans l'onomastique turque, s’ac-
corde avec la paleographie et trouve, on va le voir, un appui dans liconographie de la coupe.*
! Voir Leumann-Havpt, Materialien, Arab. Inschriften, nO 9.
2 Voir les sources eitees plus haut, p. 92, n.5 A la fin, et les nos 30 et 32.
3 Les trois premieres lettres, un peu frustes, paraissent etre re Dans le dernier groupe, le “ain est distinct,
mais s’il etait seul, sa queue se prolongerait A droite en bas, alors qu’elle semble retourner a gauche, pour former
un nün (ou un rd) final dont l’extremite, separee du corps, a l'air d’un point; il est done possihle de lire
le: pour ap . D’apres P. pe CovRTeıLLe, Dietionnaire turk-oriental, p. 344, ce mot designe „un cheval debar-
rasse du frein“. Cette explication parait empruntee au Sengiläkh, que ZENKER, Dietionnaire ture-arabe-persan, cite ainsi:
BON FR SEE 3,3) x PL Bl ge cf, Rapuorr, Versuch, IV, p. 234s. D’autre part, ce mot serait un verbe,
d’apres Sulaimäan Bukmarı, Lughat djaghatay we-turki, p. 183, qui l’explique ainsi: ElsalTs RETRG „Ye rg |
ef. Ranrorr, loc. eit. Tout cela n’est pas bien clair. Si sawghun est un verbe, il faut y renoncer definitivement;
si c'est un substantif, l’assoeiation de ce mot avec alp est assez satisfaisante; cf. alp-shaltshi, nom du cheval de
Kultegin, dans les inscriptions de l’Orkhon. M. HrrzreLn me suggere la lecon & ,‚ tiree de quelques inseriptions de
cette epoque A Alep, dans le titre agh arslan „cheval blanc“; voir Sogerxhein, dans Melanges H. Derenbourg, p. 384.
Mais on aurait iei, devant le sin de sungur, la forme dure ag, comme dans Je titre alp aq sungur de quelques autres
inseriptions d’Alep. D’ailleurs, ni lune ni l’autre forme ne s’accorde avec la paleographie, non plus que le titre
sl, ulugh; ef. CTA, UI (Diwrigi), p. 67, n. 2.
4 Voir Hoursma, Ein tivrkisch-arabisches Glossar, p. 28, et plus loin, p. 128; ef. la note precedente et plus haut,
p. 99, n. 3. Surle sens de sungur et les variantes de ce mot, voir QWUATREMERE, dans Sultans Mamlouks, la, p. 90,
n. 126; Hammer, Falknerklee, passim; Muskäcst, dans Revue Orientale, VII, p. 342. L’etymologie latine de ce mot
(sacer, dans Henn, Culturpflanzen, p. 537) parait peu vraisemblable.
ÖRTOKIDES DE KAIFA. 123
Le mot suivant ne peut ötre que <, beg, car le käf est assure par sa forme tres partieuliere,
qu’on voit dans le dessin et qu’on retrouve dans tous les käf de linseription: la queue superieure,
au lieu de prolonger la hampe en retour d’equerre, est trac6e en surcharge, ä travers la hampe,
ä peu pres comme la barre d’un ? manuscrit. Enfin Je mot suivant peut se lire afa „pere*. On
sait que le titre atabeg se compose des deux mots ata et beg, places en rapport d’apposition, et
non d’annexion; il signifie „pere prince“ et non „pere du prince“.' Il semble donc permis, logi-
quement du moins, de renverser l’ordre des deux termes et de lire beg ata „prince pere‘. On
peut lire aussi „le faucon prince, le pere“, en prenant ce dernier mot, & lui seul, pour un titre.
Je me borne ä proposer ces diverses solutions, sans oser me prononcer encore.
Le premier mot du second groupe est un peu fruste. A premiere vue, la deuxieme lettre
est un /dm et semble appeler plutöt la lecon Salman. Mais cette lettre peut ötre un käf, si la
queue superieure en coup de sabre est fruste & gauche, ce qui est tres possible, car la hampe,
elle aussi, est fruste vers son sommet; il suffit, pour s’en assurer, de comparer cette lettre au
käf du mot al-kafara, lequel, reduit au me&me etat, serait pareil ä la lettre en question. La
lecon Sukmän parait d’autant plus süre que les noms suivants, Däwud ibn Urtug, dont la
leeture est certaine, sont, avec Sukmän, ceux des trois premiers Ortokides. Il faut lire sans
doute „Sukmän ibn Däwud ibn Urtuq“ et de fait, je cerois bien distinguer la trace d’un
premier ibn dont l’email a disparu.” Mais voici la plus grosse diffieulte.
On sait qu’Urtug, l’ancötre des Ortokides, eut un fils appel&E Sukmän et que ce dernier en
eut un nomme Däwud; mais on ne connait ni un Däwud, fils d’Urtug, ni un Sukmän, fils de
Däwud. Outre que la coineidence des noms propres, dans l’ordre genealogique inverse, est bien
suspecte, si ces personnages avaient reellement existe, pourquoi l’histoire les eüt-elle oublies?
D’ailleurs, parmi les titres de l’inscription figure le surnom Rukn al-daula, que les auteurs
donnent a Däwud, fils de Sukmän.? II parait evident que c’est bien lui qui est le titulaire de
linseription, oü il faut alors renverser l’ordre des deux premiers noms et lire „Däwud ibn Suk-
män ibn Urtuq‘, en supposant une erreur d’execution. Ainsi, m&me avant d’ötre mutild, ce
passage etait incorrect; il semble qu’il ait &t& mal interpret@ par un graveur ou un &mailleur
peu familier avec l’ecriture arabe. Les negligences de ce genre sont rares dans l’Epigraphie
monumentale, parce que les lapieides travaillaient sous l’ceil du maitre, ou du moins sous le
contröle de ses secretaires. Elles sont plus frequentes sur les objets d’art, commandes souvent
ä des artistes etrangers, qui les executaient fort loin de leur lieu de destination. A regarder
de pres son inscription, il semble bien, en effet, que la coupe d’Innsbruck n’a pas et& fabriquee
dans les Etats de Däwud. Il n’'y a la qu’un indice un peu vague, mais il est assez important
pour que j’y revienne plus loin, A propos de la paleographie insolite de l'inscription.* Cher-
chons d’abord ä en fixer la date.
Sukmän, qui possedait Mardin et Hisn-Kaifa, mourut en 498, laissant deux fils, [brahim
et Däwud. Ibrahim lui succeda ä Kaifa, mais on ignore la date de sa mort et, par induction, de
l’avenement de son frere Däwud.° On sait seulement qu’en 501, Mardin passa ä& leur oncle
Ighäzi, le chef de la branche ortokide de Mardin.* En rapprochant ces deux indications,
! Voir DEFREMERY, Memoires d’histoire orientale, I, p. 117 s.; Fraeun, Opuscula postuma, II, p. 73, et les sources
citees dans C/A, I, p. 290, n. 3 et passim, et Insceriptions arabes de Syrie, p. 27.
? Je le devine au-dessus de Sukmän, mais il ne figure pas dans mon dessin, fig. 54.
® Voir les auteurs cites plus loin, notamment Ibn al-Athir, qui l’appelle toujours Rukn al-daula; la variante
Rukn al-din, dans Michel le Syrien, est done fautive, ainsi que l’a dejä remarque M. Cuasor dans son edition, III,
p. 216, n. 23. Linseription d’Innsbruck l’appelle Näsir al-din, surnom qui parait inconnu aux auteurs, parce que
les surnoms personnels employes couramment alors sont ceux en al-daula; voir plus haut, p. 37, n. 7, et 39, n. 4.
* Voir plus loin, p. 125.
° Voir Ibn al-Athir, X, p. 268s.; Ibn Khallikän, trad. pe Staxe, I, p. 172; Abu I-fidä’, ed. Constantinople, II, p. 229
en bas, 230 en bas; Ibn al-Azraq, dans Ibn al-Qalänisi, ed. Ameoroz, p. 137, n. 1.
® Voir Ibn Khallikän, tom. eit., p. 171.
16*
124 LA COUPE D’INNSBRUCK.
M. Lane-PooLe a suppose qu'Ibrahim herita aussi de Mardin en 498 et que l'annee 501, qui
marque l’avenement d’Ilghäzi a Mardin, est aussi celle de la mort d’Ibrahim et, par consequent,
de l’avönement de Däwud a Kaifa.' Ce raisonnement specieux me parait peu convaincant,
car l’evenement qui mit Ilghäzi en possession de Mardin, ä cette epoque agitee olı les dynastes
changeaient de fief ä tout moment, peut n’avoir aucun rapport avec la mort d’Ibrahim. D’ail-
leurs une autre source, il est vrai moins süre, nous montre Ibrahim encore en vie en 519.°
La premiere mention certaine de Däwud comme seigneur de Kaifa remonte a l’annee 508 et
la derniere est de l’annde 535. Il semble aussi que vers 1436 de l’ere greeque (519—20), il de-
vint maitre de Kharput.'
La date de la mort de Däwud a prete aussi & quelques controverses. Les historiens
arabes les plus connus ne donnent aucune indication preeise a ce sujet.”? Les chroniqueurs
syriaques le font mourir en 1455 de l’ere grecque (5335—39) et cette date a &te adoptee par
quelques auteurs modernes.* Elle parait contredite par Ibn al-Athir, qui nomme encore
Däwud en 541; en 542, il mentionne le seigneur de Kaifa, sans le nommer, et il ne nomme
pour la premiere fois son fils et successeur Qarä-arslän qu’en 544.” M. Lane-PooLe, qui semble
avoir ignore la date donnee par les chroniqueurs syriaques, a conclu d’Ibn al-Athir que Däwud
a rögne jusque vers 543, en supposant que la mention anonyme de l’annee 542 se rapporte ä
Däwud, deja connu par les lecteurs de la chronique arabe comme seigneur de Kaifa, plutöt
qu’a Qarä-arslän.” Ce motif suppose du silence d’Ibn al-Athir touchant le nom du maitre de
Kaifa en 542 est bien peu vraisemblable. Il arrive souvent que les chroniqueurs arabes men-
tionnent le seigneur d’une ville ou d’un pays sans le nommer, non pas, comme le suppose
M. Lanxs-PooLeg, parce que ce personnage est deja connu des lecteurs, car je ne trouve chez
eux aucun souci d'une telle recherche de forme, mais simplement, sans doute, parce que son
nom n’est pas present A leur memoire ou quils ignorent la date precise d’un changement de
regne. Tel parait etre ici le cas chez Ibn al-Athir, dans l’euvre duquel on pourrait relever
d’autres exemples d’un fait aussi simple. Quant au passage ol le möme auteur nomme Däwud
en 541, il est retrospectif, ainsi qu’il resulte clairement du contexte, et ne prouve nullement
que Däwud vecüt encore en cette annde. Ainsi l’auteur arabe, qui nomme Däwud pour la
derniere fois en 535, dans l'ordre chronologique reel, n'est pas en contradietion avec les chroni-
queurs syriaques, qui le font mourir en 538—39.
D’autre part, un autre chroniqueur nomme @arä-arslän ä propos du siege de Shaizar en
532 (1138). H. Derexgoure en a conclu qu'il r&egnait des cette Epoque, A moins, ajoute-t-il
avec une prudente reserve, qu'il füt encore le lieutenant de son pere. Et plus loin, il se borne
a reproduire les dates que l’on connait deja: 5385-39 pour la mort de Däwud, chez les chroni-
! Voir Lane-PooLe, Coins of the Urtukis, dans Num. Chronicle, 1873, p. 8, et dans Marspen, Num. orientalia,
Il, p.3. Dans le Catalogue de Londres et dans ses Dynasties, Vauteur a remplace la date 501 par la date approxi-
mative 502, reproduite dans la traduction Barrnorn et dans G. Epnem, CMO, I, p.2.
® Voir Matthieu d’Edesse, trad. Dvravrıer, p. 318.
® Voir Ibn al-Athir, X, p. 352, 455, 467; XI, p. 6, 52; Hist. or. des crois., I, p. 293, 390, 438; ILb, p. 67, 70;
Michel, IH, p. 216, 225, 237, 240, 249s.; cf. la fin du paragraphe suivant.
* Voir Michel, III, p. 220.
° Du moins Ibn al-Athir et Abu I-fidä’. Ibn Kbaldün, V, p. 218, 1. 17, se borne a dire: „Däwud prit possession de
Hisn-Kaifa apres son pere Sukmän et son frere Ibrahim, mais je n’ai pas trouv@ d’indication sur (la date de) sa mort.“
On va voir, p. 125, n. 2, qu’il est mort en 539.
° Voir Michel, II, p. 254, 258; Hist. arm. des erois., I, p. 339 (cf. p. 155, n. 1); Abu I-faradj, trad. Bruns,
pP. 332; DE SLANE, dans Hist. or. des erois., I, p. xxxı1; KaraRacER, Mazjaditen, p. 36.
” Voir Ibn al-Athir, XI, p. 73, 81, 92; Hist. or. des crois., I, p. 473 (ce passage ınanque dans l’index);
It.b, p. 172:
» Voir Laxe-PooLe, Coins of the Urtuki, dans Marspen, II, p. 6. Dans ses Dynasties, lauteur dit circa 543, ce
que BarrHorn traduit par okolo, sans commentaire; dans CMO, 1, p- 2, G. Ennem donne 543 tout court.
° Voir Kamäl al-din, dans Hist. or, des crois., II, p. 678; RönrıcHt, Beiträge, I, p. 307.
ÖRTOKIDES DE KAIFA. 125
queurs syriaques, 535 pour la derniere mention certaine de Däwud et 544 pour la premiere
mention de @Qarä-arslän, chez Ibn al-Athir.! Ces trois indieations €tant parfaitement conci-
liables, je ne vois aucun motif de mettre en doute la premiere. Ainsi, en l’absence de tout
document preeis fourni par la numismatique ou l’&pigraphie, on peut admettre que Däwud a
pris possession de Kaifa avant l’annde 508, sans en conclure que son frere Ibrahim est mort
ä Ja me&me &poque, puisqu’un texte le signale encore en 519; que vers cette derniere anne,
Däwud a oceupe Kharput et qu'il est mort en 539.” L/inscription, qui lui donne des titres
reserves alors aux grands dynastes, a done ete redigee entre les anndes 1114 et 1144. A moins
qu'elle n’ait ete ajoutee apres coup®, la coupe elle-m&me remonte a cette epoque.
En analysant l'inseription, jai montre que la principale objeetion qu’elle soul@ve contre
son attribution a Däwud peut ötre attenuee, si l’on suppose que la coupe n’a pas &te fabriquee
dans les Etats de ce prince. La palöographie de ce texte et de l'inscription persane, qui, elle
aussi, est en caracteres naskhi, souleve une objection tout aussi grave, mais qu'on pourrait
attenuer peut-tre par Ja m&me supposition; voici comment.
A l’epoque ol regnait Däwud, le caractere epigraphique employe dans toute l’Asie ante-
rieure etait le coufique. Sans aller chercher des analogies jusque chez les Fatimides d’Egypte,
les Bourides de Damas ou les Mengoutshekides de Diwrigi, je me borne ä rappeler, en restant
dans le voisinage immediat des Etats de Däwud, que toutes les inseriptions inalides et nisa-
nides d’Amid, jusqu’en 555, sont en coufique fleuri; qu’une inscription de Qarä-arslän ä Khar-
put, en 56l, montre un coufique encore tres archaique; enfin, qu’a Mifargin, le coufique fleuri
persiste jusqu’en 599.° Le caractere arrondi ou naskhi n’apparait a Amid qu’en 579 et ä
Mifargin, qu’en 599.° Sur les monnaies de cette region, le nouveau caractere n’apparait pas
avant la fin du XII® siecle.” Or, les deux inscriptions de la coupe d’Innsbruck sont en naskhi;
bien plus, ce caractere, par son allure cursive, semble trahir un usage ancien. En bonne me-
thode, il faut le comparer, non pas ä celui des inscriptions monumentales taillees au eiseau,
mais ä& celui des inscriptions mobilieres gravees au burin, sur des objets analogues & la coupe
d’Innsbruck, par exemple, sur les cuivres damasquin6s de l’ecole dite de Mossoul. Or, iei encore,
la transition du coufique au naskhi, dans les textes historiques, se fait dans la deuxieme moi-
tie du XII® siecle. Ainsi, le Cabinet des medailles a Paris conserve un cadran de poche en
bronze dont l’inseription, au nom de Nür al-din Mahmüd ibn Zengi et datee de 554, est en
coufique fleuri. En revanche, celle d’une petite buire en cuivre de la collection PrET-LATAuDRIE
a Paris, qui vient d’entrer au Musee du Louvre, au nom d’un proprietaire de Nakhtshiwän,
sur l’Araxe, et datee de 586, est en naskhi, probablement aussi celle d’un encrier de la collection
SIouFFI, signee d’un artiste d’Ispahan et datde de 569.°
Ces indieations, bien qu’assez vagues, nous conduiraient ä chercher l’origine de la coupe
d’Innsbruck en dehors de la Mesopotamie et vers l’est ou le nord, plutöt que vers l'ouest ou
le sud, c’est-A-dire vers la Perse ou l’Asie centrale. La paleographie de cette derniere re-
gion, pour autant qu’on peut en parler A cette heure, parait ötre en avance sur celle des bas-
sins de l’Euphrate et de la Mediterranee. M. Harrmanx a signale&, au Musde de Tashkent,
! Voir DerexgouRg, Vie d’Ousäma, p. 162, 308, n. 4, 324 =.
2 Cette derniere date est confirmee par un t&moignage que j'ai connu trop tard pour l’introduire dans la frame
de mon commentaire, celui d’Ibn al-Azraq, dans Ibn al-Qalänisi, ed. Ameoroz, p. 137, n. 1, 267, n. 1.
® Bien que cette hypothese soit peu vraisemblable, il serait prudent de faire examiner l'original par un expert.
* Voir plus haut, p. 123.
® Voir plus haut, nos 18 a 24; Lenmans-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, nos & et 0.
® Voir plus haut, n0 26 et p. 74; Lenmans-Hauprt, loc. cit.
” Ainsi, une belle monnaie frappee par Mulıammad ä Kaifa en 578 est encore en coufique fleuri, et meme
quelques monnaies de Sukmän II et de Mahmüd; voir Laxe-Poore, CBM, I, pl. VII; G. Eonesv, CMO, 1, pl. Let.
8 Voir mes Notes d’arch£ologie arabe, II, tir, ä part du JA, p- 97 et 3l, n.1.
126 LA COUPE D’INNSBRUCK.
une £pitaphe arabe en coufique fleuri, datee de lannde 230, c’estä.dire plus d’un siecle avant
le plus ancien exemple de ce caractere dans le bassin de la Mediterrande.! En ce qui concerne
le naskhi, les monuments lapidaires ne prouvent pas que l’Asie centrale soit en avance sur
l'Asie oceidentale, puisqu'une autre epitaphe du Musece de Tashkent, datee de 541, est encore
en coufique fleuri, alors que le naskhi n’apparait que sur une troisieme &pitaphe du meme
Musee, datee de 608.° Mais sur les monnaies samanides, le naskhi se montre des Je debut du
IVe (X®) siecle, ce qui fait dire a M. Hartmann, peut-etre un peu bätivement, que sur le metal,
ce caractere a pris naissance en Transoxane,
Fig. 56.
Miroir chinois du Musee Cernuschi, a Paris.
' Voir Oriental. Litt.- Zeitung, 1906, p. 2Ss., 70 s., 117 s. J’ai deja fait, p. 24, n. 1, sur cette date, une reserve
que semble confirmer, on va le voir, Ja date de deux autres epitaphes du Musee de Tashkent.
Voir ibid., p. 233 8., 297 8., 4215.; cf, le recueil SArRE (sous presse), inseriptions n0s 37 et 38. En revanche,
7
le naskhi lapidaire figure des 483 a Alep (texte inedit) et des 530 a Tlemcen; voir J. des Savants, 1906, p-. 423 s.
27
ÖRTOKIDES DE KAIFA, 12
Voici l'occasion de signaler un monument inedit qui offre une certaine analogie de
forme avec la coupe d’Innsbruck: je veux parler d’un miroir de bronze (fig. 55) conserve au
Musee Cernuschi ä Paris.! Sa face posterieure est decoree de rinceaux et de dragons chinois
en relief,” Comme sur la coupe d’Innsbruck, cette face porte en exergue une inscription arabe,
mais en caracteres moitie anguleux, moitie arrondis, d’un style extremement curieux; voici ce
texte inedit (fig. 56), sans les points diacritiques:
— Coran, XXXIII, 46, et LXI, 13 (fragment, comme au debut du n? 27)... dla.
„ale „ce ol an 3 a9. alsadl DI (lan;
.... Et ce miroir d’acier (2?) a et& zrave de caracteres en l’annee 111 (729 —30).
Le bismilläh, suivi de deux versets du Coran, prouve qu'il s’agit de l’öre hegirienne. Voilä
done, sl n'y a pas d’erreur dans la date, une inscription dont les caracteres, plus voisins du
naskhi que du coufique, seraient bien en avance sur tous les textes epigraphiques connus de cette
epoque, olı regne encore le coufique simple, anterieur au coufique fleuri. Pour tirer de ce fait
un indice sur le berceau du naskhi en epigraphie, il faudrait savoir ol l’inseription a &t& gravee.
J'’ai eru d’abord que le mot hindimeäniyya, dont la lecture est certaine, fournirait cet indice.’
Mais M. InoSTRANTSEFF, A qui Jai communique le texte de linscription, veut bien attirer mon
attention sur Je sens veritable de ce mot, qui parait n’avoir jei aucune valeur geographique.*
Reste le style du decor aux dragons, qui accuse une origine franchement chinoise. Mais iei
surgit une autre diffieulte: le mot margrina „grave, inscrit*, dont la leceture, elle aussi, parait
certaine, semble indiquer que linscription a &te gravee en surcharge, dans un pays musulman,
sur un miroir importe de Chine.” Dans ce cas, la date ne peut viser que cette gravure, et
! Il m’a ete signal@ par M. Laurer, a l’obligeance duquel j'en dois une photographie (fig. 55). La figure 56
reproduit un calque de l'inseription, fait par moi en 1908,
? M. CHavanses, qui a bien voulu l’examiner a ma requöte, m’eerit qu’il mesure 19,6 centimetres de diametre et
qu’il ne lui est pas possible d’en fixer le date par le style du decor. Sur les miroirs chinois, voir les sources citees
par CHAvannEs, Le eycle ture des douze animauz, dans T’oung-pao, 2° serie, VII, et Hırın, Chinese metallic mirrors,
dans Boas memorial. Sur les miroirs A inseriptions arabes, voir les travaux eites dans TiesexHausen, Materiali dlia
bibliografiy musulmanskoy arkheologiy, p. 309 s.
> Comme relatif de Hindumwän „les Hindous“, nom donne ä plusieurs localites, notamment au chäteau et A un
quartier de la ville de Balkh, A un distriet et A une petite ville du Fars, au pont de la ville d’Ahwaz, sur le Karun;
voir les sources eitees dans Le Strange, The lands of the Eastern caliphate, index A Hindiyän et Hinduwän.
4 Le mot hind signifie „fer, acier*, parce qu’äa l’origine on tirait ce metal de I’Inde. De la hindi „de fer, d’acier*,
en parlant d’armes et de miroirs, et l’espagnol alinde et variantes (vieux francais olinde); voir Yäqüt, Mu‘djam, 11,
p- 489, 1. 4; Dozy et EnseLmann, @lossaire des mots espagnols et portugais derives de Uarabe, 2° ed. 1869, p. 142=.;
ScuhwarzLose, Die Waffen der alten Araber, p. 128; Dozv, Supplement, s.v. NA, avec hunduwän „epee*; le relatif
hinduwäni „tranchant comme une epee de l’Inde“, est dans Kazımırskı, Dictionnaire. M. GoLvzıner me signale a ce
sujet plusieurs passages dans la litterature talmudique. Je rappelle toutefois que le miroir est en bronze.
5 Voiei d’autres indices conduisant a la meme conclusion. Les lettres sont en ereux, alors que sur la plupart
des miroirs portant des inscriptions arabes originales, celles-ci sont gravees en relief. En outre, le style du decor
&tant purement chinois, il n’est pas probable que le miroir ait ete fabriqu& hors de Chine. Or, bien que l’ere
hegirienne ait &t& employce plus tard en Chine, dans l’epigraphie musulmane (voir, par exemple, Hınıy, dans
ZDMG, XLI, p. 142, et Huarr, dans T*oung-pao, 2° serie, VI, n0 3), cet emploi parait invraisemblable en l’annee 729
de notre ere, puisque l’expansion de l'islamisme en Chine ne semble guere remonter au delä du debut du IX® siecle
ou de la deuxieme moitie du VIII®; voir Daery pe Tuiersant, Le mahometisme en Chine, I, p. 16 ü 37; ÜUmavanNEs,
dans JA, 9° serie, IX, p. 77s.; Hımev, loc. eit.; Gorvirr, Apergu sur Uhistoire de U’Asie, p. 16, et dans Melanges
H. Derenbourg, p. 433 s.; Reıyaup, Relation, passim. J’ai regu röcemment du P. LasrassE A Jerusalem, qui le tenait
du P. Arsaız ä Amoy, l’estampage d’une &pitaphe conservee dans une mosquee de Tsiuan-Tshou (Zeitun) et datee
de ramadän 623 (septembre 1226), par consequent, anterieure a Marco Polo; sauf erreur, c'est la plus ancienne
date hegirienne relevee jusqu’iei dans l’epigraphie musulmane de la Chine.
L’hypothese d'un miroir chinois surcharge d’une inseription arabe gravee en pays musulman parait confirmee
par l’observation suivante, Sur la surface polie du miroir est grave un zodiaque accompagne d’une legende en
128 LA COUPE D’INNSBRUCK.
non le miroir lui-möme, dont le style n'est plus d’aucun secours pour fixer la provenance de
linseription. Toutefois, il semble quelle a ete gravee dans l’est plutöt que dans l'ouest de
l’empire musulman, parce que l’ouest de cet empire, dont l’epigraphie est mieux connue, n'’a
livre jusqu’ici aucune inscription comparable, pour le style, a celle du miroir Cernuschi.
On le voit, la paleographie des monnaies et des objets d’art en metal conduirait a chercher
vers la Perse ou l’Asie centrale le lieu d’origine de la coupe d’Innsbruck, dont liinscription, je le
repete, parait bien etre contemporaine de l’objet lui-meme. A vrai dire, cet indice est trop vague
pour faire pencher, & lui seul, la balance de ce cöte, siil est vrai que le decor accuse plutöt
une origine byzantine; je prefere done ne pas conclure et je me borne ä signaler, dans ce decor,
ce qui peut avoir une valeur immediate pour le commentaire de linscription.
Autour du medaillon central, dans lequel figure un souverain couronne, assis sur un tröne
et flanqud de deux griffons, sont disposes six medaillons plus petits (pl. XXI et fig. 53). L’un
d’entre eux renferme limage d’un rapace debout, la täte de profil et inscrite dans une aureole,
les ailes eployees'!, les griffes tenant un serpent terrasse. Ce rapace ressemble a un oiseau de
chasse plutöt qu’ä un aigle. Or, on a vu que parmi les titres tures de linseription figure le mot
sungur „gerfaut“.” Apres ce qui a ete dit des emblemes ortokides, est-il permis de voir dans
cet oiseau un embleme personnel de Däwud, figurant le sungur de linscription, comme le
baighu de Muhammad, ou le tshagir de Malik-shäh, ou l’oiseau double de Mahmüd?’
Des trois medaillons qui alternent avec les trois premiers, deux renferment une sorte de
cheval aile, pietinant un mammifere, et dans le dernier, a droite du souverain, figure un felin,
pietinant une gazelle. L’inscription ne revele aucun titre A rapprocher du felin sur la gazelle,
ni des deux griffons du medaillon central. En revanche, on a vu quun des titres turcs
pourrait, A la rigueur, etre lu sawghun „cheval“. Cette lecon, je le repete, est tres douteuse;
jignore le sens precis de ce mot et s’il joue un röle dans la titulature turque. Je me borne A
suggerer, avec une grande reserve, un rapprochement possible entre ce titre et le cheval aile
qui pietine un mammifere, figur& dans deux des petits medaillons.*
L’envers de la coupe (fig. Strz.) est d@cor€e de six autres medaillons dont deux renferment
encore un rapace, tenant dans ses griffes un mammifere, et deux autres, encore un cheval aile,
pietinant un mammifere. Les deux derniers inscrivent des scenes ä deux personnages.
En resume, Ja coupe d’Innsbruck peut ötre attribuce a l’Ortokide Däwud de Kaifa; elle
date done de la premiere moitie du XII° siecle, si l’on admet, ce qui parait probable, que son
inscription est contemporaine de l’objet lui-m&öme. La redaction de ce texte et sa pal&ographie
tres avancde semblent indiquer que la coupe a te fabriquee hors des Etats de Däwud et plutöt
a lest, du cöte de la Perse ou de l’Asie centrale, en un mot, sur la route de la Chine, qui fut
plus tard le pays elassique de l’&mail cloisonne; mais jusquici, cet indice ne repose que sur de
vagues rapprochements. Enfin, deux titres de cette inseription pourraient etre en rapport avec
les curieux emblemes figures dans les medaillons.?
coufique astronomique et d’une inseription donnant le nom et la genealogie du cherif Idris IT, qui a regne au Maroe
de 177 a 213 (793 A 828). Dans ses Chinese metallic mirrors, op. eit., p. 220s., M. Hırru a explique la cause de
ces migrations lointaines des miroirs chinois. M.HERrRzFELD, auquel jıai soumis le probleme, croit que cette inseription
n'est que la suite de la premiere, dont la date est inexacte, les caracteres des deux textes accusant plutöt le V° siecle de
l’hegire. Jusqu’ü nouvelle etude de cet etrange document, son hypothese me parait vraisemblable.
! L’oiseau aux ailes reployees qui figure dans deux autres medaillons est un paon faisant la roue.
® Voir plus haut, p. 122. ® Voir plus haut, p. 78s. et 93.
‘ Sur d’autres emblemes chevalins, voir plus haut, p. 40 et fig. 21 et 22.
° En achevant ce travail, il me reste ä remercier M. GoLpzıHErR, qui a bien voulu en parcourir une epreuve et
l’enrichir de ses observations, ainsi que la Direction de la Bibliotheque royale de Berlin, qui a mis le plus grand
empressement ä m’envoyer, ä la derniere heure, le manuscrit d’Ibn Shaddäd que j’ai souvent cite dans ces notes.
Pour la bibliographie de cet important ouvrage, je renvoie ä l’edition qu’en prepare M. Willy Sarasın, a Bäle.
BEITRAGE
KUNSTGESCHICHTE DES MITTELALTERS
VON NORDMESOPOTAMIEN
HELLAS UND DEM ABENDLANDE
JOSEF STRZYGOWSKI
VORWORT.
Die nachfolgende kunsthistorische Bearbeitung geht wie die voraufgehende historisch-
epigraphische Untersuchung Max van Bercumems aus von den Aufnahmen des Generals DE
Beyuis in Dijarbekr-Amida. Es werden vorerst die beiden Fassaden und die Inschriften, die
sie datieren, behandelt. Ähnlich wie gelegentlich Mschatta suche ich auch hier unter Aufwand
eines dem heutigen Stande meiner Denkmälerkenntnis entsprechenden Vergleichsmateriales
in die Fragen nach Zeit, Kunstkreis und Bestimmung der alten Teile beider Fassaden von
Amida einzudringen. Es zeigt sich, daß auch im nördlichen Mesopotamien, wie ich an der
Hand der Sarkophage vom Sidamaratypus für das südliche Kleinasien nachwies!, die Theater-
fassade Ausgangspunkt der Entwicklung und der spezifisch orientalische Einschlag vor allem
in den Netzornamenten der Säulenschäfte zu suchen ist. Schon in diesem ersten Hauptab-
schnitte bietet die Bearbeitung der mir bekannt gewordenen christlichen Kirchen von Amida
Gelegenheit, die überraschende Tatsache des Übergreifens persischer Kunstformen auf Hellas zu
berühren.
Der zweite Abschnitt behandelt den gebirgigen Teil von Mesopotamien und das von Miß
Bern südöstlich von Dijarbekr aufgenommene Tur Abdin-Gebiet im besonderen. Er gestattet,
den spärlichen Denkmälern christlicher Kunst im alten Amida einen Hintergrund zu geben,
der meine auf sie gegründeten Annahmen bezüglich der Bedeutung Nordmesopotamiens in der
Entwicklung der christlichen Kunst zur erwünschten Gewißheit erhebt. An dieser Stelle drängt
sich dann auch die Gelegenheit auf, der Fäden zu gedenken, die sich allmählich immer dichter
vom Öriente nach dem „romanischen“ Abendlande spinnen lassen.
Der dritte Abschnitt über die Mauern von Dijarbekr ist rein beschreibend, der vierte über
die Tore der Stadt dagegen gibt wieder reichlich Anlaß zu vergleichenden Studien.
Die zweite Hälfte des Buches, beginnend mit dem fünften Abschnitte, geht im Anschluß
an die große Moschee von Dijarbekr Problemen der islamischen Kunstforschung nach und bietet
Anlaß zu einer kritischen Auseinandersetzung mit dem kürzlich von Hermann Turersch ver-
öffentlichten Bande über den Pharos von Alexandria, wozu auch mein Aufsatz „Antike, Islam
und Okzident“ in den Neuen Jahrbüchern für das klassische Altertum, XXIII (1909), S. 354 f.,
zu vergleichen ist. Der sechste Abschnitt über das Ornament bringt wieder Beiträge zu den
Fragen Hellas und Orient einer-, Byzanz und Orient andererseits. Es wird daher nicht über-
raschen, am Schluß ein siebentes Kapitel über Hellas und Mesopotamien angegliedert zu
finden.
Überblicke ich die Arbeit, die seinerzeit rein beschreibend und vergleichend im Hinblick auf
einzelne Denkmäler begann, so ergibt sich als unbeabsichtigter Ertrag ein neuer Vorstoß in der
Geltendmachung des Anteils, den ich dem Orient in der Kunstentwieklung beim Übergange vom
Altertum zum Mittelalter zuschreibe. Diese Tatsache kommt mir doppelt stark zum Bewußtsein,
wenn ich August Heıisexgeres kürzlich erschienenen Vortrag „Die Grundlagen der byzantinischen
Kultur“ lese.” Er schließt mit dem Bekenntnis: „Auch uns wenige, die wir dem Studium dieser
* Journal of hell. studies, XNXVII, p. 99f.
= Neue Jahrbücher f. d. klass. Altertum, XXIII, 196 f.
132 VORWORT.
(der byzantinischen) Kultur unsere Kräfte widmen, beseelt im Grunde der frohe Glaube, daß
wir das Land der Griechen mit der Seele suchen, wenn wir die Arbeit unseres Tages tun‘.
HeisesperG hat wirklich diesen Glauben. „Aller Reichtum an Formen und Gedanken, den
wir bewundernd (an der altbyzantinischen Kunst) wahrnehmen, ist entsprossen aus der einen
hellenistischen Wurzel und hat sein besonderes Leben und seine Schicksale erhalten in Kon-
stantinopel, in der Hauptstadt des byzantinischen Reiches.“ Ich kann diesen Glauben leider
nicht teilen, muß vielmehr unter der Voraussetzung, daß man zwischen Hellenismus und Orient
überhaupt noch vernünftig trennt, gegen diese Glaubenseligkeit Stellung nehmen.
Schon in meiner Arbeit über den serbischen Psalter suchte ich nachzuweisen, daß nicht
alles, was wir gewohnheitsmäßig in der slavischen Kunst dem byzantinischen Vorbilde zu-
schreiben, auf Konstantinopel zurückgeht, vielmehr in manchen Zügen direkte orientalische
Quellen vorliegen. Auch in Byzanz selbst mache sich dieser Strom noch in der Spätzeit geltend.
Darauf antwortet jetzt HEisenßere: „Auch vom Orient her empfängt die byzantinische Kunst
seit dem Ende des 5. Jahrhs. keine tiefgreifenden Anregungen mehr. Das Problem „Orient
oder Byzanz“ ist zwar vor kurzem mit kühner Energie aufgestellt, und wie früher eine un-
mittelbare Einwirkung orientalischer Kunst nach dem Abendlande, so ist zuletzt auch eine
Byzanz umgehende unmittelbare Beeinflussung mittelalterlicher byzantinischer Kunst durch den
Osten angenommen worden. Allein es stehen dieser Annahme schwere Bedenken entgegen. Die
Kunst des byzantinischen Mittelalters ist eine unlösbare Einheit von durchaus geschlossenem
Charakter, es finden sich alle Elemente darin wieder, die wir auf dem Höhepunkte, im Justi-
nianischen Zeitalter, bereits ausgebildet sehen, und kein fremder Zug stört diese vollkommene
Einheit, die einer Starrheit in der Tat verwandt scheinen könnte. In der Baukunst lassen sich
im Mittelalter trotz deutlich fortschreitender Entwicklung keine prinzipiell neuen Formen er-
kennen; die Kreuzkuppelkirche, die vorherrschende Stilart, ist nur die Weiterbildung der Apostel-
kirche Justinians!, von der wir in S. Marco eine Nachahmung gerettet haben. Die Hagia
Sophia steht heute noch aufrecht, und dieser glückliche Umstand hat an der Einheit der byzan-
tinischen Architektur nicht zweifeln lassen.“
Soweit HEISENBERG. Ich kann ihm nicht beistimmen.” Im vorliegenden Bande wird man
Beweise dafür finden, dals die byzantinische Kunst keine starre hellenistische Einheit ist. Nicht
nur hat der nähere Orient vor dem 5. Jahrh. und zur Zeit der Bilderstürme? mächtig auf
Byzanz eingewirkt und später, wie ich im serbischen Psalter zeigte, mit Umgehung von Byzanz
von Syrien aus die Südslaven beeinflußt — das zentrale Gebiet, von dem aus der Vorstoß des
Orients gegen Byzanz und das Abendland erfolgte, waren Zentralasien, Persien und Mesopotamien.
Der Südstrom ging über Persien, im engeren Sinne gerade über das Grenzgebiet, in dessen
Zentrum Amida liegt, d.h. Armenien und das Städtedreieck Edessa—Nisibis--Amida. Von dort
aus wird ein guter Teil der Schicksale der byzantinischen Kunst bestimmt. Doch auch der
Nordstrom bleibt im vorliegenden Buche nicht ganz unberücksichtigt. Ich greife nur eines der
vielgestaltigen Probleme dieser Art heraus, die überraschenden Belege dafür, daß Hellas im
frühen Mittelalter Bauten und Ornamente im persisch-islamischen Stil ausführt. Es genüge
vorläufig die Feststellung der Tatsache, daß dies ohne Vermittlung von Byzanz geschehen zu sein
scheint. Im persischen Bautypus freilich könnte die Apostelkirche den griechischen Kirchen Vor-
läufer gewesen sein. Es ist zu beachten, daß der Baumeister der Heiligtümer Konstantins d. Gr.
am Grabe Christi nach Theophanes 1, 33, 11 (de Boor) Zenobios hieß, ein Name, der auf das
syrische Mesopotamien weist. Ich bin ferner überzeugt, daß bereits in altbyzantinischer Zeit
ein Großteil der „byzantinischen“ Bildtypen von neutestamentlichen Vorgängen und vor allem der
! HEIsenBEeRG läßt hier die Funde in Kleinasien und die Beschreihung der Sergioskirche in Gaza von ÜHORIKIOS
außer acht.
® Vgl. auch E. Gertann, Berliner philol. Wochenschrift, 1910, Sp. BSLf.
® Vgl. meinen Aufsatz über Amra, Zeitschr. f. bild. Kunst, N. F. XVII, S. 214 f.
VORWORT. 13:
bärtige „byzantinische®“ Cbristuskopf aus Mesopotamien, genauer gesagt, von Edessa (wahr-
scheinlich über Jerusalem) nach dem Bosporus gelangten — aber das alles hat nichts zu tun
mit der persischen Oktogonalkuppel auf Trompen, wie wir sie nach 1000 ca. in Hellas heimisch
finden und den mesopotamischen Tierornamenten mit kufischen Schriftbordüren, wie ich sie
selbst auf der Akropolis von Athen nachweisen konnte. Überzeugen meine Ausführungen, dann
wäre es doch vielleicht an der Zeit, daß die Gegner der Annahme einer Großmachtsstellung
Persiens auf dem Gebiete der bildenden Kunst des Mittelalters in sich gehen und mit dem
Vorwurfe, daß ich übertreibe, vorsichtiger würden. (Vgl. dazu Roman. Forschungen XXIX, 321.)
Zum Schluß sei der Wunsch ausgesprochen, daß der praktische Erfolg dieser Arbeit die
Ausrüstung von Expeditionen nach Mesopotamien, Armenien und Persien sein möchte. Wenn
es BERCHEM und mir gelingt, für wen immer die nötigen Mittel flüssig zu machen, so daß zum
mindesten endlich Edessa aufgenommen wird, so ist ein Hauptteil unserer Absicht erfüllt. Der
Lohn dieser zukünftigen Mühen dürfte zunächst ein überraschend neuer Einblick in die Ur-
sprungsfragen der christlichen Kunst des Mittelalters sein — die Osrhoöne und Armenien waren
die ersten christlichen Staaten — und darüber hinaus im Wege des spätantiken, germanischen
und islamischen Ornaments ein Einblick in Gebiete der Kunst des Altertums, die bisher kaum
im Gesichtskreis der Kunsthistoriker lagen.
Man gestatte einen Rückblick auf meine seit 1385 getane Arbeit. Ich ging einst nach dem
Süden, um dem Ursprunge der italienischen Kunst nachzuforschen. Jahrelange Studien über-
zeugten mich, daß der Schlüssel im Osten liegen müsse, nach damaliger Auffassung in Byzanz.
So kam ich nach Konstantinopel. Und wieder nach einigen Jahren erkannte ich, daß auch
dort nicht der eigentliche Keimboden der christlichen Kunst zu suchen sei. So ging ich nach
Ägypten, Kleinasien, Syrien und bin nun in Mesopotamien gelandet. Nebenbei trat ich seit zwanzig
Jahren auch der islamischen Kunst näher. Der Weg wird also weiter gehen nach Persien und dem
fernen Osten und Süden. Inzwischen aber ist für die christliche Kunst immerhin eine entschei-
dende Grenze erreicht. Sie brandet in Mesopotamien nicht aus, sondern hat vielmehr gerade
dort einen ihrer Ausgaugspunkte. Es freut mich, nachdem ich das Buch mit Freunden zusammen
geschrieben, am Schlusse auch noch von befreundeter Seite die Erklärung dafür zu bekommen,
warum gerade Nordmesopotamien für die Aufnahme des Christentums so auffallend vorbereitet
war und dort so früh eine bedeutende Welle christlicher Kunst zusammen mit der Kloster-
bewegung entstehen konnte.
Ich habe nach vielen Seiten zu danken, das wird an seiner Stelle geschehen. Hier sei
nur ausgesprochen, daß Max vax Bereuem die Korrekturen mitgelesen hat und die Schreibung
der arabischen Namen im Einklang mit dem ersten Teile zu halten suchte. Der Verleger hat
einsichtig und gern älle meine Wünsche erfüllt.
Graz-Wien 1909/10.
Josef Strzygowski.
I. DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
EINLEITUNG: DIE GRENZEN DER BEWEISKRAFT VON INSCHRIFTEN.
Durch die vorausgehende Arbeit vav BERCHENS ist das in Amida für die Wissenschaft
bereitliegende Material, soweit es bis jetzt, namentlich durch die Aufnahme des Generals pE BeyLı5
bekannt geworden ist, chronologisch gesichtet und nach allen Seiten, auch vom archäologischen
Standpunkt aus, geprüft worden. Es erübrigt nun noch die rein kunsthistorische Betrachtung.
Ich möchte auch diese chronologisch aufbauen, so daß sich mit der Vorführung zwanglos gene-
tische Fragen verknüpfen lassen. Aber freilich liegt die Sache hier nicht so einfach. Denn
wenn ich die Dinge in ihrer zeitlichen Aufeinanderfolge geben will, muß ich mich zunächst
einmal mit den allen Gelehrten bekannten Wahrzeichen von Amida-Dijarbekr auseinandersetzen,
den beiden Fassaden, die im Vorhofe der großen Moschee einander gegenüberstehen. Stammen
diese wirklich aus der Zeit, in welche sie die von BERCHEM mitgeteilten Inschriften verweisen ?
Es handelt sich hier um eine für die islamische wie für alle Kunstgeschichte grundlegende
Prinzipienfrage: sind Inschriften bindende Beweise auch in kunstgeschichtlichen Fragen? Ich
will hier gar nicht von tatsächlichen Irrtümern oder Fehlschlüssen auf seiten der gelehrten Epi-
graphiker reden. Der Streit um die Datierung der kleinasiatischen Kirchenbauten hat gezeigt,
wie sehr es am Platze war, für die Kunstwissenschaft das Recht des selbständigen Urteils un-
abhängig von dem Befund des Epigraphikers zu verlangen." Hier handelt es sich vielmehr um
Irreführungen von seiten der einstigen Verfasser der Inschriften selbst. Es ist bekannt, daß
nicht nur im alten Ägypten politische Rivalität zu Fälschungen geführt hat. Bercuen
hat die Beweise zusammengestellt” für das Vorgehen der Abbasiden gegen die Omayaden,
wie der Khalife von Bagdad Ma’mun im Jahre 216 H. (831) im Felsendom zu Jerusalem seinen
Namen anstelle des Khalifen von Damaskus "Abd al-Malik 72 H. (691/2) und in der großen Moschee
von Damaskus anstelle des Khalifen Walid S6 H. (705) setzte. Solche Fälschungen lassen sich
immerhin noch im Rahmen der Epigraphik selbst aufweisen. Anders in Amida. An den In-
schriften kann da nicht gerüttelt werden; was sie sagen, ist wahr. Und doch mul der Kunust-
historiker der subjektiven Auffassung der Verfasser jener Inschriften objektive Tatsachen gegen-
überstellen, die diese Dokumente als in entscheidenden kunsthistorischen Dingen unwahr hin-
stellen.
Überblickt man den Vorhof der großen Moschee von Dijarbekr (Taf. VIII u. XII, S. 298),
so ergibt sich die Tatsache, daß die Front der eigentlichen Moschee in der Wirkung geschlagen
wird durch die beiden Flügel zur Seite. Den Inschriften nach stammen die einzelnen Teile
«dieses mehr malerischen als einheitlich architektonisch wirksamen Ganzen aus sehr verschie-
! Byz. Zeitschr. XVI (1907), S. 716 und XVII (1908), S. 632. Dazu jetzt Ransay and Bert, The thousand and
one ehurches, London 1909,
* Inseriptions arabes de Syrie, p. S4 (SA. p. 10).
EINLEITUNG. 155
dener Zeit. Zuerst entsteht — Inschrift 15 — 484 H. (1091/2) mit der Angabe „befohlen hat
dies zu machen... .. Malik-shah“, die rechte, d. h. die Westhälfte der eigentlichen Moscheen-
wand. Dann folgt — Inschrift 19 — ca. 510 H. (1116/7) das Erdgeschoß der daran anstoßenden
Fassade der Schmalseite. Erbauer ist Ilaldi, der Bau heißt die westliche Maksura und das —
Inschrift 20 — 518 H. (1124/5) hinzugefügte Obergeschoß die unbedeckte Maksura. Sie ist in
der Tat trotz der neun großen Öffnungen heute noch unbedeckt; nur die letzten Bogen im
Süden sind modern verbaut. Nachdem der Bau im Westen fertig war, dürfte — Inschrift 21
— 550 H. (1155/6) Mahmud ibn Ilaldi die linke Hälfte der Moschee selbst begonnen haben
und fügt dann — Inschrift 22 — 559 H. (1163/4) die Ostfassade hinzu. In der Inschrift heißt
dieser Bau an der linken Schmalseite, der westlichen Maksura gegenüber, „die östliche Suffa‘.
Mahmud erbaut sie „von ihrem Fundament aus bis auf ihre Krönung und die ganze obere
Maksura‘.
Der Leser mag nun einmal die nachfolgenden Abbildungen (Taf. IX—XI und XIII—XV)
der beiden Fassaden an den Schmalseiten des Hofes betrachten: sind diese so genau, im Westen
sogar nach Stockwerken datierten Bauten wirklich islamischer Herkunft? Wofür wurden sie
bisher ohne Kenntnis der Inschriften nicht ausgegeben! Texıer, der den Bau jedenfalls am
genauesten von allen denen, die bisher darüber geurteilt haben, kannte, sagt, die Kapitelle seien
römisch-byzantinisch und die Skulpturen deuteten auf eine Arbeit des 3. oder 4. Jahrhs. In-
dessen seien alle Bogen der Tore im Erdgeschoß spitzbogig, was darauf hinweise, daß diese
Art Konstruktion viel älter sei, als man glaube. — Rırrer! hat 1844 die älteren Angaben zu-
sammengestellt. Nıepunr, der die Moschee nicht betreten durfte, nennt sie ein prächtiges
Gebäude, das einst die christliche Hauptkirche gewesen. Dafür erklärt sie auch SourtHusATE
trotz der Inschriften, die er als kufisch bezeichnet. Durr# schreibt die Erbauung den Khalifen
zu. Rirmer selbst meint, es könne sich vielleicht um die vom Kaiser Heraklius gebaute und
im 8. Jahrh. hergestellte große Kirche handeln. Ihm schloß sich noch 1902 General pe Beyrık
an? unter Bezugnahme auf ScHLUMBERGER.” Andere Ansichten vertraten englische Architekten;
sie hielten den „Palast“ für sasanidisch oder parthisch. Fereussox’ reiht ihn der sasanidischen
Kunst ein und meint, er sei, nach dem Stil zu urteilen, in der Zeit des Tiridates (256—342) ent-
standen. Er kannte nur Trxrers Zeichnungen, von denen noch die Rede sein wird, und sieht
die Moschee für eine Kirche an. Rawrısox? datiert den Bau nicht vor 359 n. Chr. Der neueste
Bearbeiter, Phen& Spırrs®, sagt wörtlich: „They seem to me to have been built up of materials
taken from some more ancient palace, possibly that of Tigranes, an Armenian monarch, who,
in B. C. 74, drove the Parthians temporarily out of Mesopotamia; and, though interesting for
the exuberant richness of the carved shafts, capitals and friezes, and the various peculiar forıns
of arched openings, they do not add much to the history of the Sassanian style. Cufic inscriptions
run across the fronts, under the entablature. Here again the ornament which has been ap-
plied resembles that which Mr. Lorrus found at Warka and which is peculiar to the Parthian
style, shown in Ill. 26.“ Seine Abbildung 26 zeigt den Aufriß der Westfassade; diese wird also
gleich Warka für parthisch angesehen.
Wie steht die Frage nun heute, wo wir, dank den Bemühungen des Generals pe BEyLıf,
die Inschriften kennen’: muß man da nicht endgültig anerkennen, daß diese Fassaden islamisch
sind? Zur Beantwortung dieser Frage ist eine eingehende Betrachtung der beiden Fassaden in
allen Details notwendig.
ı Erdkunde, XI, S. 55. Dort auch die oben nicht gegebenen Zitate.
® L’habitation byzantin, p. 55.
3 Un empereur byzantin au X® sieele.
* A history of architeeture, II, p. 425. — 5 The sixth great oriental monarchv.
® Architeeture East and West 1905, p. 66.
? Eine Kopie hatte schon Konsul Tayıor mitgebracht. Vgl. Fersussox a. a. O,
136 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
l. DIE BEIDEN PRUNKFASSADEN VON DIJARBEKR.
(Tafel XIIL.)
Die Ostfassade, Taf. XIV—XV. Ich gehe, obwohl sie nach den Inschriften die jüngere
ist, aus von der Ostfassade, weil diese bereits weiteren Kreisen bekannt wurde durch die
photographische Aufnahme des Legationsrates Dr. Max Freiherrn von OPPENHEIM, die ich für
meine Mschattaarbeit verwenden konnte.' Die Angabe, die Photographie gebe die Westfassade
wieder, war falsch. Es handelt sich vielmehr um ein Detail der einfacheren Ostfassade, das
ich hier nochmals reproduziere, weil es die neuen Aufnahmen pe Beyrifs in einem nicht un-
wichtigen Punkte ergänzt.
Marie
N
%
Abb. 57. Dijarbekr, Große Moschee: Ostlassade des Hofes.
Abb. 57 nach v. OrpExHEIv. Wir sehen zwischen zwei vermauerten Spitzbogen und einem
offenen Durchgange, der von einem in der Mitte stufenförmig auseinandergeschobenen Rund-
bogen abgeschlossen wird, zwei Säulen aufragen. Sie haben keine Basen, stehen vielmehr ganz
39
Jahrbuch d. Kgl. preuß. Kunstsammlungen, 1904, 8. 335 f.
DIE BEIDEN PRUNKFASSADEN VON DIWARBEKR. 137
unvermittelt zwischen einer Fußbank auf oder stecken an anderen Stellen (Tafel XIII unten) im
Pflaster des Hofes. In zweidrittel Schafthöhe enden diese Säulen mit einem flachen Bande,
darüber ist ein Stumpf aufgesetzt, der den unteren vollständigen Schaft zu einer dem antiken
Empfinden nicht mehr ganz entsprechenden Höhe ergänzt. Die Aufnahme Oprexneins endet links
unten mit einem weißen Schirmdach. Damit beginnt Abb. 58, eine Aufnahme Beyrifs. Man
beachte, daß die Säulenzusammenfügung hier nicht über, sondern unter diesem Schirmdach er-
folgt, und zwar gleichmäßig bei allen drei Säulen bis zur Hofecke, wo das Quaderwerk der
Nordarkade sichtbar wird. Die Schaftanfänge unten sind hier durch allerhand Stein- und
Mauerwerk verlegt.
Den Wechsel in der Zusammen-
fügung der Schäfte im Erdgeschoß
beobachtet man gut auch in den neuen,
prächtigen Aufnahmen der Oberwände
von Beyui£ Tafel XIV und XV. Die
Überhöhung der unteren Säulen durch
Anstückelung geht durch, doch liegt
eine Regel vor: die mittleren vier Schäfte
setzen in gleicher Höhe ab, die seit-
lichen sechs etwas tiefer. Jedenfalls
sind alle zehn Säulen aus altem vor-
islamischem Material zusammengeflickt,
ein Brauch, der in Baalbek und Kairo
ebensogut wie in Kairuan, Cordoba und Abb. 58. Dijarbekr, Große Moschee: Ostfassade des Hofes
sonst beobachtet werden kann. Das
gleiche gilt von den Kapitellen. Ich konnte das schon an Abb. 57 feststellen'; das Exemplar
links mit dem schönen, durchbrochen gearbeiteten Mäander (vergrößert Taf. XIV, 2) ist ein
selten feines korinthisches Kapitell von antikem Schnitt mit jenen stark überfallenden Blatt-
spitzen, wie sie um 400 üblich wurden.” Die übrigen neun Kapitelle dieser unteren Säulen-
stellung wecken kein besonderes Interesse; es sind Vertreter der fabriksmäßig hergestellten
Massenware und haben verschiedene Höhe; ihr Akanthus ist zumeist nur im Umriß angedeutet.
Über den Säulen läuft (Taf. XIV und XV) in drei Streifen ein Architrav hin, der durch
eine nach oben wachsende Verkröpfung auf das zweite Geschoß überleitet. Wir sehen unten
zunächst einen Inschriftfries, dessen Ornamente wertvolle Handhaben bieten zur Bestimmung und
Datierung von ÖOrnamenten, denen solche Inschriftbeigaben fehlen. Die Vertikalhasten sind
mannigfach glatt verknotet und die oben zwischen ihnen leer bleibenden Flächen von Ranken-
werk gefüllt, das sich in schön ausschwingenden Wellen und Einrollungen gefällig in alle
Lücken der Schrift einnistet, Krabben? und an den Enden mancherlei Arten von Palmetten-
teilen ansetzt. Die Würfel über den Kapitellen sind, soweit man nach den Photographien ur-
teilen kann, nur einmal frei von Schrift, über dem Kapitell vom Mitteleingang links (Abb. 57 und
Taf. XIV, 2), auf dem man oben in einem dreieckigen Ansatz einen Stierkopf gebildet sieht. Die
Ranken breiten sich da symmetrisch von einer darunter erscheinenden Scheibe aus. Dieselb«
Schmuckart ist auf dem Würfel rechts zu erwarten, den man Tafel XV schlecht sieht.
Der zweite Streifen des Frieses* zeigt zwischen drei horizontalen Stegen oben eine Wein
ranke, unten die Folge von Dreiblatt und Lotos, dann einen Perlstab. Dieser untere Teil ist
! Mschatta, ebenda, S. 339—340.
= Jahrbuch d. deutschen arch. Instituts, VIII (1893), S. 10.
3 Vel. meine „Kleinarmenische Miniaturenialerei*. Veröffentlichungen der k. Universitätsbibliothek zu Tübingen,
1907, S. 19.
* Vgl. die Vergrößerung Mschatta, S. 340, Besser Tafel XIV u. XV unten.
Amida. 18
138 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
abgeschrägt, wie man an den Verkröpfungen sehen kann. Inmitten der Weinranke sitzt so-
wohl an den Kröpfen wie dazwischen eine rundbauchige Vase, aus der die dünnen Wellenstiele
entspringen. In den Einrollungen liegt immer ein siebenzackiges Blatt und eine Traube.
Der oberste Streifen ist am reichsten in Licht und Schatten abgestuft; man beurteile das
wieder an den Ecken der Kröpfe. Zu oberst eime flache Viertelkehle mit Rankenwellen, die
verdickte Palmettenlappen und kleine Bogen in den Gabelungen zeigen. Dann folgt eine starke
Einziehung, aus deren Dunkel, fast frei herausgearbeitet, siebenzackige Blätter vortreten — ein
eigenartiges Motiv, ergänzt durch Rankenteile zwischen und eine Wellenranke unter diesen
Blättern. Man präge sich hier besonders die einseitigen Lappen der Flügelpalmette ein. Dar-
unter noch ein Perlstab und ein Zahnschnitt. Dann eine glatte Hohlkehle.
Das erste Geschoß dieser Fassade, das im Gegensatz zur „unbedeckten“ Maksüra gegen-
über bewohnt, daher mit verglasten Fenstern versehen ist, zeigt das gleiche System der vor
die Wand gestellten Säulen mit hohen Verkröpfungen wie im Erdgeschoß. Doch haben die
Säulen hier Basen, und zwar antike, aber mit flachem Bande statt des Wulstes oben. Die
kurzen Säulchen scheinen ebenfalls spätantik, die meisten von ihnen weisen farbige Äderung
auf. Die Kapitelle sind sehr verschieden. Von links nach rechts gezählt, zeigen 2, 4 und 7
Girlanden unter den oberen Ecken, 5 und 10 eine in anderer Art reichere korinthische Form.
Die verkröpften Friese sind höher und anders angeordnet als unten. Über einem Würfel folgt
ein heller Streifen mit einer Inschrift im mittleren Intercolumnium, darüber als Abschluß ein
derber Weinrankenfries zwischen profilierten Leisten oben und unten. Auf den beiden Kröpfen
zuseiten der Mitte sitzen Stierköpfe; ich schließe daraus, dafs auch unten ein zweiter Kopf an
dem Kapitell rechts vom Eingang anzunehmen ist.
Man werfe nun noch einen Blick auf die je vier glatten Spitzbogen unten zuseiten der
profilierten breiten Mittelöffnung, dann auf die Bildung der oberen Öffnungen mit den von
profilierten Konsolen getragenen Querbalken, über denen sich ein runder Entlastungsbogen
wölbt, während die höhere Öffnung der Mitte über dem Balken eine horizontale Entlastung aus
Keilsteinen zeigt, und springe dann mit dem Blick unmittelbar über auf
Die Westfassade, Taf. IX—XI. Die Grundeinteilung ist hier fast die gleiche: zehn Säulen
in zwei Geschoßen einer Wand vorgekröpft, die aber in anderer Art geöffnet ist. Oben laufen
neun untereinander ganz gleiche Ausschnitte hin, alle entsprechen der einen mittleren Öffnung der
Östfassade, d. h. sie sind ohne Rundbogen durch gerade Balken geschlossen. Unten entsprechen
der einen mittleren Öffnung mit dem auseinandergezogenen Rundbogen zwei gleiche an den
Enden, so daß nur drei Spitzbogen jederseits übrig bleiben. Also ist die eine Fassade nicht
einfach ein Spiegelbild der andern, beide sind vielmehr Variationen desselben Typus. Sieht man
sich nun die Westfassade genauer im Detail an, so ergeben sich recht merkwürdige Unterschiede.
Im Jahre 1904 habe ich aus den Aufnahmen ÖOPPrEXHEINS genauer nur die Ostfassade
gekannt. Damals lautete mein Urteil: „Ich kann nicht sagen, ob Abb. 1 den Stil des Ganzen
oder nur eines von den Seldjuken ergänzten Teiles wiedergibt. In jedem Falle scheint dieses
verkröpfte Gebälk mit den überreichen Ornamenten auf ein Original aus dem 4. bis 7. Jahrh.
zurückzugehen.“ Nun, dem General pE Beyrı£ gebührt das Verdienst, uns dieses Original in
Detailansichten beschert zu haben.” Auf Grund seiner Photographien der Westfassade läßt sich
nachweisen, daß nicht nur, wie an der Ostwand, Säulenschäfte und Kapitelle, sondern auch die
Hauptteile des Gebälkes vorislamischen Ursprungs sind. Es wird gut sein, diese Behauptung
gleich von vornherein bei der nachfolgenden Beschreibung im Auge zu behalten.
! Verschieden ist nur die Konstruktion der Entlastung. An der Östfassade sind es scheitrecht verzahnte Keil-
steine, hier seitlich Balken, die unten etwas ausgeschnitten sind und einen Keilstein in die Mitte nehmen, der auf
einem Stäbchen liegt.
2 Taf. IN, 2 und XI, 3 nach Aufnahmen, die mir freundlich ein Mitglied der deutschen Assur-Expedition, Herr
Ing. C. Preusser, zur Verfügung gestellt hat.
DIE BEIDEN PRUNKFASSADEN VON DIJARBEKR. 139
Der Aufbau der Westfassade beginnt von unten her nicht anders als gegenüber (Taf. XIII
oben). Die Quaderpfeiler mit den drei gestreckten Rund- und den sechs Spitzbogen sind isla-
mischen Ursprunges. Man beachte, daß die Spitzbogen Taf. IX —XI entgegen der Ostfassade ebenso
wie die Rundbogen profiliert sind und die meisten dieser Bogen in der Mitte ein Zeichen aus-
gespart zeigen, über dem Mittelportal einen Ring(?), rechts davon sechsteilige Sterne verschie-
dener Art, links u.a. einen Krug. Die Schäfte sind wieder zusammengestückelt, die Kapitelle
zeigen alle gute korinthische Bildung und vorzüglichen Akanthusschnitt. Das Kapitell rechts
neben dem Mittelportal (X, 2) hat besonders feine Eckvoluten mit durchbrochen gearbeiteten
Wirbelblättern. Dasselbe Kapitell findet sich auch einmal in der oberen Reihe (von links das
dritte, IX, 3). Dort sind daran auch noch die eigenartig überfallenden Blattspitzen erhalten.
Man beachte nun: der Inschriftfries
sitzt entgegen der Ostfassade nicht als
erster Streifen über den Kapitellen, son-
dern läuft zwischen diesen verbindend
hin.‘ Das verkröpfte Gebälk löst sich
nieht in mehrere Streifen auf, sondern
bildet eine organische Einheit, bestehend
aus den von der Spätantike her bekannten
Elementen. Ich gebe bier in Abb. 59
für die Details eine Zeichnung HomMAIRE
pE HErıs (Voyage, pl. XLIID). Über dem
Kapitell, zunächst über Plättchen und
Perlschnur ein Kyma mit aufrecht ste-
henden Blättern. Dann folgt der Fries.
Er zeigt an den Kröpfen wechselnde Mo-
tive, dazwischen Weinranken, aus Vasen
entspringend wie drüben an der Ostfassade,
nur mit dem richtigen, fünfteiligen Blatt.
Darauf folgt das weit vorspringende Kranz-
gesims, mit einem Miniaturzahnschnitt
beginnend, dann, durch eine kleine Hohl-
kehle mit tief umrissenen Rillenenden
vermittelt, Konsolen, über denen das
Ganze abgeschlossen wird durch eine Sima
von Palmetten, die in ganz linearer Auf- Abb. 59. Dijarbekr, Große Moschee: Details nach H. pe Heur.
lösung wechseln mit Blattbildungen aller
Art. Fast genau das gleiche Gesims krönt auch das obere Geschoß; es erhält nur dadurch
Eigenart, daß ihm der auffallend breite arabische Schriftfries nicht zwischen, sondern über den
Kapitellen, also wie an der Ostfassade, untergeschoben ist. Die Würfel über den Säulen zeigen
rein islamische Ornamente und zuseiten der Mittelachse wieder die Stierköpfe (X, 1), jedoch
nicht auf dreieckigen, sondern auf T-förmigen Ansätzen.
Das Interessanteste an diesem Obergeschoß sind die Säulenschäfte. Sie erscheinen wie von
Örnamentnetzen übersponnen, die nur beim zweiten Säulenpaar von der Mitte aus ganz gleich
sind: einfache Fäden, diagonal gekreuzt. Links von diesen Säulen stehen andere mit einem
Netz, das Kreuze übrig läßt, bzw. mit Kreisen, die sich bis auf die Weite eines kleinen Qua-
drates schneiden. Es handelt sich um Muster ohne Ende, wofür die zweite Säule von rechts
her mit Achtecken, die Kreuze zwischen sich lassen, besonders bezeichnend ist. Dann kommen
I Nebenbei bemerkt stecken in der Inschrift weniger Knotenornamente, und die Ranken sind derber als an
der Ostfassade,
18*
140 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
vor drei verschiedene Mäandermuster und an den beiden äußersten Säulen Schrägriefelungen,
die links Gräten, rechts Rauten bilden.
Überblicken wir nun den Tatbestand. Die zuletzt beschriebene westliche Fassade macht
durch das Überwiegen des alten Materials zweifellos einen viel altertümlicheren Eindruck als
die zuerst beschriebene östliche. Die Inschriften belegen denn auch, daß die westliche Maksura
mit dem unbedeckten Obergeschoß 510 bzw. 518 (1116—1125) entstanden ist, die östliche Suffa
dagegen mit der geschlossenen Maksura erst 1160. Also ist wahrscheinlich die zuerst beschrie-
bene geschlossene Ostfassade nichts anderes als eine Kopie der offenen westlichen. Blicken wir
unter diesem Gesichtspunkte vergleichend zurück auf die beiden Fassaden, so ergibt sich kunst-
kritisch als Schlußresultat, daß die Westfassade nicht nur unter ausgiebiger Benutzung alter
Säulen, sondern auch der Hauptteile eines verkröpften Gebälkes 1116-1125 neugebaut und
die zuerst beschriebene Fassade im Jahre 1160 nach diesem Vorbilde kopiert wurde. Alt sind
daran nur die Säulen und Kapitelle; das Gebälk ist 1160 nach dem Muster gegenüber vollständig
neu gearbeitet worden.
2. WIEDERVERWENDUNG UND NACHAHMUNG ÄLTERER
BAUGLIEDER DURCH DIE MUSLIME.
Die Feststellung, dal die Herren von Amida ihre Bautätigkeit u. a. damit begannen, eine
ältere Schmuckfassade bei einem Neubau wieder zu verwenden und dal sie an diesem Stück-
werk überdies derart Gefallen fanden, diese Schöpfung als Ganzes nochmals zu wiederholen,
hat für den Kunsthistoriker manches Überraschende. Im allgemeinen ist ihm nur bekannt,
daß die Muslime bei Erbauung ihrer Mo-
scheen altes Säulenmaterial verwendeten.
Wenn man erst einmal systematisch nach
den altchristlichen Denkmälern des Orients
forschen wird, dürfte sich bald heraus-
stellen, daß sie der großen Mehrzahl nach
zerstört wurden, um das nötige Säulen-
material für die Neubauten des Islam zu
liefern. Die Tulun-Moschee in Kairo war
der erste Bau in Ägypten, der dieser
Kirchenzerstörung durch Einführung des
Samarratypus der Moschee mit Pfeilern
steuerte. Das Menasheilistum in der Ma-
reotis weiß von solchen Raubzügen zu er-
zählen!, und S. Marco in Venedig ist ja
nur auf diesem Wege zu einem Museum
christlich-orientalischer Säulen geworden.
Diese Art von Wiederverwendung älteren
Baumaterials war also den Muslimen völlig
geläufig; aber für das Vorgehen des Ina-
liden Ilaldi und seines Sohnes Mahmud
1116—1125 und 1160 sind die Parallelen
Abb. 60
Kairo, Madrasa des Muhammad ibn Kalaun: Gotisches Portal aus Akka doch erst zusammenzustellen. Ich will
hier nur zwei anführen.
Jedem Besucher Kairos, der die Denkmäler etwas genauer anzusehen pflegt, wird das
gotische Portal der Madrasa (Hochschule) des Muhammad ibn Kalaun aufgefallen sein? (Abb. 60).
3
! Kaurmass, Die Ausgrabung der Menas-Heiligtümer, S. 56 f. — ° Vgl. Franz-PascHa, Kairo, S. 55.
WIEDERVERWENDUNG UND NACHAHMUNG ÄLTERER: BAUGLIEDER DURCH DIE MUSLIME. 141
Das schräge Türgewände mit seinen Säulchen und dem reich profilierten Spitzbogen umschließt
eine Dreipaß-Lunette, in welche die islamische Tür eingefügt ist. Maxrızı! berichtet über dieses
versprengte Stück abendländischer Architektur:
„Diese Madrasa ist in der Nähe der Grabkuppel des Kalaun östlich von ihr. Der Platz,
auf dem sie steht, war früher ein Bad, und es befahl der Sultan Katbugha an seiner Stelle
eine Madrasa zu beeinnen. Es wurde mit dem Bau angefangen, die Fundamente gelegt, und
der Bau stieg auch über die Erde hinaus etwa bis in die Höhe des vergoldeten Randes (tiraz
eigentlich Stickerei) außen. Dann wurde er abgesetzt (d. h. der Sultan). Als dann Muhammad
ibn Kalaun im Jahre 695 (1298/9) wieder an die Herrschaft kam, verordnete er die Vol-
lendung der Madrasa. Sie wurde fertig 703 (1303/4). Sie gehört zu den hervorragendsten
Bauwerken Kairos und ihr Tor zu den wunderbarsten, das Menschenhände gemacht haben.
Es ist aus weißem Marmor von prachtvoller Form und herrlicher Arbeit und wurde von
Akka nach Kairo transportiert. Dies kam so: Der Sultan Khalil ibn Kalaun hatte nach der
Eroberung Akkas am 17. Djumada I, 690 (18. Mai 1291) den Emir Sandjar al-Shudja’i mit
der Schleifung ihrer Mauern und Zerstörung ihrer Kirchen betraut. Dabei fand dieser dies
Portal an dem Tor einer der Kirchen Akkas, und es war von Marmor, seine Fundamente und
seine Pfosten und seine Säulen hingen fest zusammen. Da schaffte er das Ganze nach Kairo
und stellte es bei sich auf bis zum Tode des Sultans Khalil. Und so blieb es unter der
ersten Regierung der Muhammad. Katbugha brachte es dann an die Madrasa. (Der letzte
Satz gekürzt.)
Hier also liegt der Fall so, daß ein aus Akka (offenbar von einer vor 1291 entstandenen
Kreuzfahrerkirche) herübergebrachtes Portal als Siegestrophäe aufgestellt wurde. Ähnlich hatten
die Venetianer wenige Jahre früher, 1258, ebenfalls von Akka die Pietra del bando und die
beiden Pfeiler mit Ornamenten herübergebracht, die jetzt neben der Markuskirche stehen.?
Sollte auch die Westfassade von Amida als Erinnerung eines Sieges aus alten Bestandteilen auf-
aufgebaut worden sein? Das scheint aus zwei Gründen nicht gut möglich. Erstens würden dann
die Inschriften irgendeinen Hinweis enthalten und zweitens ist ja der Inalidenstaat, dem
Amida angehörte, friedlich durch Auflösung des Großseldjukenreiches entstanden. Endlich kann
man nicht gut annehmen, daß diese umfangreichen Architekturstücke auf eine Entfernung wie
von Akka nach Kairo oder Venedig als Siegesbeute von auswärts herstammen. Sie könnten
dann nur den Tigris abwärts gekommen sein. Wahrscheinlicher ist von vornherein, daß sie
einem Denkmale des alten Amida selbst angehört haben. Auf diesen Fall würde dann besser
die zweite Analogie passen, die ich noch beibringen möchte.
Zur selben Zeit, als die beiden Fassaden von Amida entstanden, wurde das seldjukische
Reich in Kleinasien gegründet und Ikonium zu seiner Residenz gemacht. Damals wurde dort
ein Palast gebaut, dessen letzter Rest, der Kiosk von Konia, am 5. April 1907 teilweise ein-
stürzte.” Er stammte wahrscheinlich aus der Zeit des Kilidj Arslan II. (1156—88). Etwas
jüngeren Datums ist die angrenzende Moschee. Sie steht mit ihrem Vorhofe und den Mauso-
leen noch aufrecht. Näher bekannt ist bis jetzt leider nur die dem Kiosk zugewendete Nord-
fassade. Sie gibt in ihrer Gesamterscheinung ein so charakteristisches Beispiel seldjukischer
Kunstbetätigung, daß sie gut als Untergrund für die Beurteilung des Wesens dieser Geschmacks-
richtung überhaupt verwendet werden kann. Sehe ich von dem Vorbau ab, der ganz rechts
in Abb. 61 erscheint und das Eingangstor enthält, dann ist die Flucht links ziemlich symme-
trisch aufgeteilt durch eine spitzbogige Nische zwischen zwei im Dreieck vortretenden Strebe-
pfeilern unten und einer Reihe von 10 bzw. 11 fensterartigen Öffnungen oben. Unter diesen
Fenstern sitzen in der Mitte jeder Wand die Inschrifttafeln, von denen sich die eine links auf
! Khitat II, 382. Ich danke die Übersetzung €. H. Becker. Vel. vax Berenem CIA I, p. 153.
2 Vgl. Oriens christianus II, (1902), S. 429.
® Zeitschrift für Geschichte der Architektur I, S.3f. Vgl. La revue de l’art anc. et moderne, Nr. 130 (1908), p. 13.
142 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
den einen Gründer des Baues Kaikawus und das Jahr 616 (1219/20), die andere rechts auf
einen Bruder des Ebengenannten, Kaikubad und dasselbe Jahr bezieht. Die Inschrift der
Mittelnische meldet die Vollendung und nennt Kaikubad und das Jahr 617 H. (1220/21).
Derselbe Kaikubad wird nochmals in der Inschrift ganz links an der Ecke als derjenige ge-
Abb. 61. Konia, Palastmoschee: Fassade von 1219-1221.
nannt, in dessen Auftrag die Vollendung vorgenommen wurde. Es ist also kein Zweifel, diese
Fassade ist innerhalb der Jahre 1219--1221 entstanden. Bauleiter war Ayaz al-Atabaki, und
auch der Architekt wird genannt: Muhammad, Sohn des Khaulan(?) von Damaskus."
Eine Parallele für die unmittelbar unter dem Dach hinlaufende Fensterreihe kenne ich nur in
der 876—879 n. Cbr., also dreieinhalb Jahrhunderte früher erbauten Moschee des Ahmad ibn
Tulun in Kairo. Abb. 6 zeigt eine ihrer inneren Mauern. Sie ist im oberen Teil nahezu voll-
ständig noch aus der Bauzeit erhalten. Wir sehen spitzbogige Fenster, durch kleine Nischen
mit Muschelabschluß ergänzt, eine fast endlose Reihe bilden. Darüber folgt ein Fries mit
Löchern in Quadraten und darüber die Zinnen. Diese Fassade ist, das steht jetzt allmählich
fest, von einem Baumeister aus Samarra erbaut, jenem Orte, der das Versailles von Bagdad
genannt werden kann.” Es sind persisch-mesopotamische Baugewohnheiten, die hier zum ersten
Male auf ägyptischem Boden in Erscheinung treten. Die Zinnenkrönung, die spitzbogigen
Fenster, die Nischen dazwischen und vor allem die Voraussetzung für den Ursprung aller dieser
Motive, die aus Ziegeln aufgerichtete und dann verputzte Mauer gehen auf uralte Überliefe-
! Vel. van BERCHEM, Arab. Inschriften vox OrrexHem, S. 132f. Vel. inzwischen auch Löyrver, Konia, $. 29.
? Strzysowskı, Koptische Kunst, S. XXIII. C. H. Becker, Zeitschrift für Assyriologie XIX, S. 430.
WIEDERVERWENDUNG UND NACHAHMUNG ÄLTERER BAUGLIEDER DURCH DIE MUSLIME. 143
27
rungen des Zweiströmelandes zurück. Diese Annahme ist jetzt glänzend durch die Aufnahmen
Beyries in Samarra und Abu Dolaf bestätigt worden.!
Dieselbe Tradition nun ist auch an dem Seldjukenbau in Konia wirksam. Zwar ist der
obere Abschluß verschwunden, aber die spitzbogige Fensterflucht nahe dem Dache ist geblieben
und ebenso die Nische. Beide Motive haben freilich der alten mesopotamischen gegenüber
andersartige Gestalt angenommen. Aber gerade diese Wandlung erschließt eine Fülle von Er-
kenntnissen über Ursprung und Entwicklung der frühesten islamischen, besser prototürkischen
Kunst auf kleinasiatischem Boden.
Abb. 62. Kairo, Moschee des Ibn Tulun: Außenmauer von 876—879,
Da sind also zuerst die kleinen hohen Fenster. Sie nehmen sich aus wie eine romanische
Zwerggalerie. Tatsache ist, daß sie aus „romanischen“, d. h. christlich orientalischen Bau-
stücken zusammengefügt sind.” Man sehe genauer zu. Diese Fenster werden gebildet durch
monolithe Pfeiler mit angearbeiteten Halbsäulen. Sie wenden ihre Breitseiten nach außen. Ur-
sprünglich — in den christlichen Kirchen, aus denen sie geraubt sind — standen sie als Fenster-
scheiden so da, daß man außen die Halbsäulen sah und die Breitseite die üblichen Doppel-
fenster teilte. Man durchblättere mein „Kleinasien, ein Neuland der Kunstgeschichte“, und jetzt
am besten Rausay and Bez, „The thousand and one churches“, auf die Denkmäler von Binbir-
kilise hin und wird dort sehen, wie die gleichen Details in den Fenstern sowohl wie auch als
! Revue archeol. 1907: „L’architecture des Abbassides*.
® Vgl. dazu Zeitschrift für bildende Kunst, NF. XIV, S. 295 f.
144 Die CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
Stützen der Arkaden und Gewölbe in den drei Schiffen verwendet erscheinen. Sie sind nach
dieser doppelten Verwendung bald höher, bald niedriger, ähnlich wie an unserer Moschee, wo
links elf ziemlich gleich große Fensterscheiden, rechts nur fünf von derselben Dimension, dann
aber sieben immer höher werdende genommen sind, von denen die letzten ganz gut als Ge-
wölbestützen gedient haben könnten. In diesen Pfeilern haben wir also wahrscheinlich ein
Stück des alten, berühmten Ikonium vor uns, jener christlichen Metropole, die früher als Rom
bestimmend für die Entwicklung unseres Glaubens war und von den Muslimen fast völlig rasiert
und neugebaut wurde. Von diesem christlichen Ikonium rühren auch die beiden Pfosten her,
die zu seiten der jetzigen Eingangstür stehen." Das Muster ihrer Flächenprofilierung ist in
Binbirkilise nicht selten.
Der vorliegende Fall beweist, daß die Seldjuken in Kleinasien ursprünglich nicht anders
vorgingen, als ich es von ihren turkmenischen Stammesgenossen, den Inaliden von Amida und
ihren Vezieren, den Nisaniden, annehme. Nach den angeführten Parallelen dürfte, was ich für
die Westfassade annahm, glaublicher erscheinen. Das Vorbild für den Gesamtaufbau der
Fassaden wird auch da persisch-mesopotamisch sein, nur die Schmuckteile sind älteren Bauten
entnommen. Ich bleibe zunächst ausschließlich bei den alten Teilen dieser Fassade.
3. DIE VORISLAMISCHEN TEILE DER WESTFASSADE.
Die Westfassade fordert den Kunsthistoriker zu Nachforschungen nach zweierlei Richtung
heraus. Er fragt: aus welcher Zeit stammt das von ihr wiederverwendete alte Material? und
Abb. 63. Dijarbekr, Westfassade von der Nordecke aus gesehen (Aufnahme von Ing. PREUSSER).
dann: welchem Zweck hat es ursprünglich gedient? Zunächst einige negative Feststellungen.
Bisher ist außer Dupr& niemandem eingefallen, diese Fassade für islamisch zu halten. Seit
wir Amra kennen und es Leute gibt, die auch Mschatta für omajjadisch ansehen, dürften sich
gewiß auch Stimmen melden, die unsere Westfassade von Amida für frühislamisch auszugeben ge-
! In Abb. 61 einer ganz rechts.
Dis VORISLAMISCHEN TEILE DER WESTFASSADE, 145
neigt sein werden (Abb. 63). Es dürfte daher angezeigt sein, festzustellen, daß es andere Moscheen-
höfe mit derartigen Fassaden nicht gibt. Das gewöhnliche ist, daß auf allen vier Seiten Stützen-
reihen, zumeist Säulen, herumlaufen, wie in Amida an der Nordseite des Hofes (Taf. XX); ein
Obergeschoß ist nur in der großen
Moschee von Damaskus nach-
weisbar', Spuren vielleicht noch
in dem ältesten Teile der Um-
fassungsmauer der Amr-Moschee
in Altkairo® und in der Fassade
der Moscheeruine in Bosra.” Von
einem verkröpft vorgeblendeten
System von Säulen wie in Amida
hat sich anderswo an einer Mo-
schee auch nicht die Spur er-
halten. Aber auch die bereits
vorliegenden Deutungen der Fas-
sade von Amida auf sasanidischen
oder parthischen Ursprung müssen
abgelehnt werden. Bezüglich des
Zusammenhanges mit Sasaniden-
denkmälern könnte man vielleicht
auf den Ausweg verfallen, sasa- ih ES EEE EREEEE
nidische Nischenfassaden als Pa-
rallelen zu nehmen, so den Tak i-Kesra in Ktesiphon und seine islamischen Ausläufer, die Nischen-
Alb, 65. Rakka, Rückseite der Fassade,
! TuıerscH, Pharos, S. 106/7. — ? Fraxz-Pascha, Baukunst des Islam?, S. 40.
' TiierscH, Pharos, S. 101.
Amida. 19
146 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
reihen von el-Ashik bei Samarra‘ oder die Fassade von Rakka.? Ich gebe umstehend (Abb. 64)
eine Aufnahme Cnarors von diesem Bauwerk. Das entscheidende ist nicht die Säule, sondern
die Nische. Ganz abgesehen von dem Tor und der Fensternische im Untergeschoß, die ohne
jede Säulenbegleitung sind, kann auch im Obergeschoß nicht eigentlich von einem auf die
Säule als Grundmotiv gelegten Nachdruck die Rede sein. Zwischen den konkav halbrunden
Nischen sind dort zwar konvexe Vorlagen zu sehen; sie entbehren aber des Kapitells, und über
ihnen sitzen Nischenschlitze zwischen Muschelnischen, die auf die Außenfassade der Tulun-Moschee
in Kairo (Abb. 62) überleiten. Abb. 65 gibt die Innenansicht dieser Ruine, die ich schon
deshalb bringe, weil sie bisher nicht bekannt ist und Miß Bers mir freundlich eine Photographie
zur Verfügung gestellt hat. Mit allen diesen rein orientalischen Ziegelbauten aber haben die
Steinfassaden von Amida nichts zu tun.
Und auch das Parthische, Tigranes und Armenien müssen aus dem Spiele bleiben.
Sobald man erkannt hat, daß die Eigenart der Fassade in der Mischung des islamischen Neu-
baues mit älteren Bauresten besteht und diese Bauteile nun rein für sich betrachtet, ergibt sich,
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Abb. 66. Konstantinopel, Goldenes Tor: Vorbau Theodosios’ II.
daß sie zweifellos nur der ausgehenden Antike ihren Ursprung verdanken können. Damit ist
dann auch ein Gedanke Friedrich Sarrks unmöglich: „Vielleicht gehen die Säulenfassaden in der
Moschee von Dijarbekr auf eine (Hatra) gleichzeitige Palastanlage zurück*.” Das parthische Hatra
ist rund bald nach Christi Geburt entstanden und wurde schon durch Sapor I. (242—272 n. Chr.)
zerstört. Die Architektur dagegen, die sich in den Fassaden von Dijarbekr wiederverbaut
findet, ist gewiß kaum vorkonstantinisch. Als ein Hauptmerkmal dafür kann gerade die sehr
zierlich dekorative Ausstattung der in zwei Geschoßen verkröpften Säulenstellung gelten, wo-
von sich in Hatra nicht die Spur findet. Eher könnte jemand auf den Gedanken kommen,
den Ausgangspunkt dafür in Rom zu suchen. Das verkröpfte Gebälk ist dort von einer großen
Zahl von Beispielen her bekannt. Es ist nicht nötig, diese hier aufzuzählen, weil Rom keines-
falls die Heimat dieses Motivs ist, sondern der Hellenismus. Daraus und nicht etwa aus einem
Sinflusse Roms erklärt sich auch das Vorkommen der Verkröpfung in Amida wie in Baalbek.
Man durchschaut die Sachlage, wie so oft, vorläufig noch besser, indem man von den Tatsachen
' HerzreLd, Samarra, S. 40 und Taf. 4.
° Sarapın, Manuel, p. 323. ViorLet, Description du palais de al-Moutasim, pl. I.
° Deutsche Literaturzeitung 1908, Sp. 2797.
DIE VORISLAMISCHEN TEILE DER WESTFASSADE. 147
aus spätantiker Zeit aus zurückschließt auf die vorausliegende Entwicklung, als genetisch. So-
lange wir für Alexandria, Antiochia und Seleukia nicht irgendwie Ersatz schaffen können, ist
solchen Ursprungsfragen auf normalem Wege nicht beizukomnien.
Ich bin auf die Frage der Fassadenbildung schon einmal gelegentlich von Mschatta ein-
gegangen!, als nach Analogien für dieses heute in Berlin befindliche Denkmal vom Rande des
Moab zu suchen war. Die Fassade von Mschatta selbst hat mit den Fassaden von Amida im
Abb. 67. Konstantinopel, Goldenes Tor: Obergeschoß des Vorbaues
Aufbau nichts zu tun; wohl aber ein Schmucktor, das Theodosios II. in der ersten Hälfte des
5. Jahrh. dem Goldenen Tore von Konstantinopel in der äußeren Umfassungsmauer vorlegte
und das ich schon zum Vergleich für Mschatta heranzog. Dort sieht man (Abb. 66) zuseiten
des mittleren Torbogens verkröpfte Gebälke in zwei Geschoßsen auf je vier Säulen übereinander
Abb. 68. Konstantinopel, Goldenes Tor: Untergeschoß des Vorbaues
hingeführt — oder sah sie wenigstens einst so, denn heute sind nur noch wenige Spuren dieser
Marmorverkleidung erhalten. Unten erscheinen (Abb. 68) in die Wand Pfosten eingelassen, an
deren Vorderseite Pilaster angedeutet sind. Auf ihnen ruhen aus der Wand vorkragende Konsolen,
vorn mit einem Akanthusblatt, seitlich mit zwei Streifen, einer Welle oben, Blättern unten ge-
schmückt. Darüber läuft das verkröpfte Gesims hin, dessen Profil zwischen Stegen eine Sima
! Jahrbuch d. preuß. Kunstsamml. 1904, S. 258.
148 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
bildet, die unantik wirkt durch die sackartige Ausrundung, in welche die Hohlkehle unten
übergeht — ein typisch syrisches Motiv, über das man Vocüs nachsehen möge oder Butter. Auf
diesen Verkröpfungen standen Säulen; sie sind leider alle verschwunden. Mit ihnen die helle-
nistischen Reliefbilder, die wir noch aus Beschreibungen
kennen.' Aber das obere Kranzgesims ist erhalten (Abb. 67).
Zunächst die quadratische Deckplatte in eigenartig straffer
Profilierung: über Rundstab und Hohlkehle ein Steg mit
dem syropersischen Zickzack,. Darüber das verkröpfte
Gesims, bestehend aus dem Zahnschnitt und einem in fünf-
lappig nebeneinanderstehende Blätter aufgelösten Viertel-
wulst, dieser auch ein Motiv, das man kaum wo anders
so häufig als in Syrien angewendet finden wird. Am
Kranzgesims des hinter dem Schmucktor Theodosios’ 11.
liegenden Goldenen Tores ist das Motiv, ungemein derb,
erst später eingeführt worden. Man vergleiche dazu den
Fries, der schmucklos um Wand und Türen des Kbarput-
tores in Dijarbekr gezogen ist (Taf. II, Fig. 2f.). Trotzdem
darf, scheint mir, gerade das eigentliche Goldene Tor von
Konstantinopel schon in seiner ursprünglichen Anlage als
Abb.69. Spalato, Sog. Jupitertempel: Inneresn. Avau. Nachdrücklicher Beleg dafür genannt werden, daß in
der Zeit Theodosios’ d. Gr. nordmesopotamische Einflüsse
in Konstantinopel maßgebend waren. Davon wird später ausführlich zu reden sein.
So weisen also allerhand Details an dem
aus dem Ende des 4. und dem Anfang des
5. Jahrh. stammenden Goldenen Tore von
Konstantinopel auf Syrien und Mesopota-
mien,. Tatsächlich finden wir in dem von
Antiochia abhängigen Kreise die nächsten
Verwandten der Fassaden von Amida. Zu-
nächst am Diokletianspalaste zu Spalato,
einer großzügigen Schöpfung, die sich aus-
nimmt wie eine Übertragung des Kaiser-
palastes auf der Örontesinsel von Antiochia
nach Dalmatien.” Im Innern des Mauso-
leums, des sogenannten Jupitertempels, sind
die Wände nicht mehr in der Art des rö-
mischen Pantheons geschmückt, obwohl der
Grundriß ja verkleinert diesem nahe kommt,
vielmehr ist dem inneren Rund der außen
I oktagonalen Mauern wie in Amida eine ver-
BE re kröpfte Ordnung vorgeblendet (Abb. 69). Sie
: ; ist heute leider total verrestauriert. Zwischen
die rundbogigen Öffnungen sind, wie dort,
ee Säulen vor die Wand gestellt, die Verkröp-
fungen von einer Höhe tragen, gegen die
nur die islamische Kopie der Ostfassade von
Amida aufkommt, nicht das Original der Westfassade selbst. Zunächst ein Epistyl (Abb. 71),
Abb. 70. Spalato, Sog. Jupitertempel: Obergeschoß.
! Jahrbuch des k. deutschen arch. Instituts, VIII (1893), S. 29 f..
® Studien aus Kunst und Geschichte, Friedr. ScHxEiner gewidmet, S. 352 f.
DiE VORISLAMISCHEN TEILE DER WESTFASSADE. 149
bestehend aus zwei Plättchen und einer Schräge mit flachem Eierstab; dann statt des Frieses
ein Lorbeerwulst mit aufsetzender Schräge: auf dieser, unglaublich aber wahr, ein zweistreifiges
(mesopotamisches) Bandgeflecht. Endlich das Kranzgesims, geschmückt mit alternierenden Pal-
metten und getragen von Konsolen, wieder mit umlaufendem Zickzack, darunter ein Zahn-
schnitt. Auf diesen Verkröpfungen steht eine zweite Säulenreihe, die ein zweites verkröpftes
x er
FRNTTZIZITVZI TINTE
rin RANG -
ANNS“
ERBE
F a -
Abb. 71. Spalato, Sog. Jupitertempel: Untergeschoß
Gesims einfacherer Art trägt (Abb. 70). Es ist leider ebenfalls zum größten Teile „antikisierend “
nach den jetzt nicht mehr erhaltenen Resten und der 1764 erschienenen Monographie von Anıam,
pl. XXXVI, ergänzt. Über dem Epistyl aus zwei Plättchen, die durch einen Spiralstab getrennt
sind — ein Motiv, das auch an dem Kranzgesims der Grabeskirche in Jerusalem vorkommt
folgt, durch einen Perlstab vermittelt, das lesbische Kymation, dann wieder das Bandgeflecht und
der Zahnschnitt, darüber die Sima mit alternierenden Palmetten. — Man tut gut, bei allen diesen
Beispielen zurückzublicken nicht nur auf die West-, sondern auch auf die Ostfassade, und wird
immer bestimmter erkennen, daß das westliche Gebälk Original ist, das östliche islamische
Kopie.
Zwischen diesen Beispielen aus den Zeiten des Diokletian und Theodosios II. steht ein
drittes, das auf Konstantin d. Gr. zurückgeht. Es handelt sich dabei um ein Denkmal ersten
tanges, das leider nur in elenden Resten erhalten ist, um die Grabeskirche in Jerusalem. Ich
habe vor Jahren darauf aufmerksam gemacht, daß in der heutigen Südfassade noch ein freilich
wiederholt umgebauter Teil der Gründung des großen Kaisers erhalten ist." Die Sache trägt
jetzt endlich ihre Früchte.” Konstantinisch ist u. a. ein prachtvolles Gesims, das die rechts an
! Orient oder Rom, S. 127 f. — °® Heısexeers, Die Grabeskirche in Jerusalem 1908,
150 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
die Fassade stoßende Schmerzenskapelle schmückt. Ich gebe hier meine Aufnahme (Abb. 72),
sie zeigt das Gebälk in der Untensicht. Der Spitzbogen darunter wird wohl wie in Amida
später eingezogen sein. Darüber sieht man heute die Sima von Konsolen getragen. Der Fries und
das Epistyl fehlen; daß beide oder ersterer allein einst da waren, macht ein Vergleich mit dem
Kranzgesims der Grabeskirche (Orient oder Rom, Taf. IX) wahrscheinlich und wohl auch der
in der Photographie rechts unten sitzende Kämpfer, auf dem eine Tierdarstellung erkennbar ist.
Oder sollte das schon das Kapitell der unteren Ordnung sein?
Mit dieser Frage komme ich zurück auf die Fassaden von Amida. Auch dort finden wir
an der Westfassade ein ähnliches Stück, und zwar im Zuge des Weinlaubfrieses.. Es sind die
Vorderseiten der Kröpfe, auf denen wie in Jerusalem Tierpaare u. dgl. erscheinen. Sind es an
der Grabeskirche zwei Löwen zuseiten eines zerstörten Lebensbaumes zwischen Eckblättern, so
unterscheidet man an den zweimal zehn Säulen von Amida, soweit die Kröpfe (Taf. IX bis XI)
erhalten sind, von links an folgendes.! 1. Oben: eine breite Vase zwischen Eckblättern, auf der
Vase nippende Vögel; unten: unsymmetrisches Blattwerk, rechts ein Herzblatt. 2. Oben: ein
Adler, nach links stehend, mit ausgebreiteten Flügeln (?)” auf Blattfolie zwischen Akroterienblatt-
Abb, 72. Jerusalem, Grabeskirche: Gesims der Schmerzenskapelle
werk ; unten: eine Muschel zwischen Blättern. 3. Oben: Hirsche (?) zuseiten des Lebensbaumes
oder einer Vase; unten: Pfauen (?) zuseiten der Vase zwischen den Eekblättern. 4. Oben: zer-
stört (Muschel zwischen Blattwerk?); unten: Palmette mit Krabbenansätzen symmetrisch auf-
gebaut. 5. Oben: Blätter; unten: Vögel neben Vase. 6. Oben: Kranz mit Füllung (?) zwischen
Blättern unten. 7. Oben: Blattwerk (Ranke?); unten: Tiere und Lebensbaum, am meisten an
Jerusalem erinnernd. 8. Oben: Reihe Palmetten zwischen Akanthusecken; unten? 9. Oben: zwei
Rankenkreise? unten? 10. Oben?; unten: Lebensbaum und Tiere?
Das verkröpfte Gebälk der Schmerzenskapelle trägt heute noch eine obere Säulenordnung,
über deren Ursprung ich freilich nach meiner Aufnahme keine Angaben machen kann; ich
halte sie für jünger. Daß aber auch ursprünglich hier eine obere Ordnung gestanden hat,
scheint mir sehr wahrscheinlich. Wir bekommen also auf dem Umweg über Amida einen Behelf,
! Ich urteile lediglich nach den Beryrı£'schen Aufnahmen. Eigentlich sollte man über solche Details ohne
Kenntnis des Originals kein Wort verlieren. Vgl. die Abb. 59 nach Howmaıre DE Herr oben S. 139,
:2 Oder eine Taube mit dem Stabkreuz hinter sich.
DiE VORISLAMISCHEN TEILE DER. WESTFASSADE. 151
wie die Fassaden der Grabeskirche ursprünglich ausgestattet gewesen sein könnten. Es fragt sich
nur, sind Säulen und Gebälk der Westfassade von Amida jünger als Konstantin, d. h. als die
Gründung der Grabeskirche und das theodosianische Prunktor in Konstantinopel, oder wie ist
das Verhältnis der Zeit nach sonst?
Auf Grund der datierten Analogien und vor allem wegen der Darstellungen auf den Ver-
kröpfungen ist es wahrscheinlich, daß die alten Teile der Westfassade von Amida nicht an-
tiken, sondern christlichen Ursprunges sind. Bezeichnend dafür ist auch, daß anstelle des an
tiken Frieses, der in Spalato durch Lorbeerwulst und Schräge mit Bandgeflecht ersetzt war, hier
die einer Vase entspringende Weinranke getreten ist. Alle diese Motive finden sich freilich
auch an Mschatta. Davon später. Ihre Deutung im christlichen Sinne wäre nur außer Zweifel,
wenn sich unmittelbar christliche Symbole nachweisen ließen. Das kann nur eine genaue
Untersuchung des Originals ergeben, die ich leider nicht durchführen konnte. Vielleicht kommen
wir inzwischen in dem Bemühen, die alten Teile zu datieren, weiter, wenn jetzt die Frage auf-
geworfen wird, wie waren diese Teile der Westfassade von Amida ursprünglich angeordnet? Da
muß nun zunächst gesagt werden, daß die oberen Säulen von Amida heute weiter auseinander-
stehen, als das ursprünglich der Fall gewesen sein dürfte. Sieht man genauer hin (Taf. IX bis
XI), so ergibt sich, daß mit Ausnahme des neuen seldjukischen Inschriftfrieses alle an-
dern Gebälkstücke, also sowohl der Weinlaubfries, wie das Kranzgesims mit den Konsolen, von
den islamischen Steinmetzen angestückt sind. Am Weinlaubfries erkennt man dies gut daran,
daß die Vase nur selten in der Mitte sitzt. Man zähle von ihr nach beiden Seiten drei Ein-
rollungen: wo die aufhören, beginnt unfehlbar die Ergänzung aus neuem oder die Anstücke-
lung aus altem Material. Dementsprechend ist dann auch das Oberstück mit den Konsolen
zwischen den einzelnen Verkröpfungen verlängert. Nimmt man dazu, dafs die Quaderwand an
sich, der das alte Material vorgeblendet oder eingefügt ist, ganz aus dem Jahre 1116—25 stammt,
ebenso die Bogen im Erdgeschoß, und daß hier die Säulen der Höhe nach angestückt sind —
dann muß sich die Erkenntnis durchsetzen, daß wir am besten tun, bei der Frage nach dem
ursprünglichen Bestande nicht zu pedantisch an der jetzigen Erscheinung festzuhalten.
Um sich die alten Teile der Westfassade von Amida in ihrem ursprünglichen Bestande
denken zu können, muß ein Umweg gemacht werden. Ich glaube nämlich, das Säulensystem
dieser Westfassade, d.h. ein Werk der Baukunst, lasse sich durch Analogien aus dem Gebiete
der Bildhauerei in seiner ursprünglichen Verwendung vorführen. Man betrachte obenstehende
Abb. 73 eines Sarkophages, der sich heute im Lateran befindet. Acht, statt wie in Amida
zehn, vor einer Wand stehende Säulen tragen das gerade, verkröpfte Gebälk. Die Inter-
kolumnien sind mit Ausnahme des mittleren sehr schmal, die Säulen zeigen wie in Amida
Reliefschmuck, nur statt der orientalischen Gittermotive hellenistische Weinranken, die aus
192 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
Vasen entspringen, oder aus Akanthusblättern hervorwachsende Kandelaberornamente. Das
Gebälk erscheint heute sehr schmal, jedenfalls hatte es auf dem Deckel eine Fortsetzung.
Dieses Umranken der Säulen ist ebenso im Orient zu Hause wie das Überspinnen mit
Gitter- und Netzwerk. Es ist zusammen mit dem kleinasiatischen Typus Christi und der in
Syrien heimischen traditio legis der deutliche Beweis dafür, daß der in Rom befindliche Sarko-
phag auf einen hellenistischen Kunstkreis des Ostens zurückzuführen ist.' Dasselbe gilt von
einem der berühmtesten christlichen Sarkophage Roms, dem des Junius Bassus in den vatika-
nischen Grotten. Ich bilde auch ibn ab, weil er mehr noch als der Sarkophag des Lateran
neben die Fassade von Amida gestellt zu werden verdient (Abb. 74).
Hier haben wir — überdies wie an dem Propylaion von Konstantinopel in Verbindung mit
Feldern in figürlicher Plastik — die zweigeschoßige Säulenstellung und das verkröpfte Gebälk
wenigstens in der oberen Ordnung. Man würde die Zusammenstellung eher umgekehrt erwarten,
unten den geraden Architrav, oben die Rund- und Spitzgiebel. Ein zweiter doppelgeschoßiger
KEIN
” y
IE
Ablhı. 74. Rom, Grotten von St, Feter: Sarkophag des Junius Bassus.
Säulensarkophag in Arles? zeigt die dekorativ sehr wirksamen Giebel und Bogen in beiden
Geschoßen. Zweimal aber der verkröpfte Architrav wie in Amida, das ist an den rein dekorativ
geschmückten Sarkophagen nicht nachweisbar. Und wenn ich nun übergehe auf die Säulen,
die am Bassus-Sarkophage seitlich paarweise quergerillt, in der Mitte aber von Weinlaub um-
schlungen sind und einander oben und unten entsprechen, so fällt an der Westfassade von Amida
auf, daß sich Schmucksäulen nur oben finden und z. T. wenigstens entsprechen, die unteren
Schäfte dagegen glatt und bunt zusammengestückelt sind. Soil man sich also den ursprünglichen
Bestand der alten Teile der Westfassade von Amida nach dem Beispiel des Sarkophages, d.h.
unten mit denselben Säulen wie oben und die Säulen untereinander paarweise gleich geschmückt
ergänzen ?
Der Junius Bassus-Sarkophag bietet noch einen anderen wertvollen Vergleichspunkt für
die Fassade von Amida. In den Zwickeln zwischen den Bogen und Giebeln unten sieht man
' Die eigenartigen Schmalseiten, die man heute im Lateran an die besprochene Vorderseite gefügt sieht, ge-
hören nicht zu ihr.
h
° Garruccı, Storia Taf. 317, 4.
DiE PARALLELEN IN ÄGYPTEN. 153
aus Schafen zusammengestellt Szenen der Bibel: die Jünglinge im Feuerofen, das Quellwunder
Mosis, die Brotvermehrung, Moses auf dem Sinai, die Taufe Christi und die Auferweckung des
Lazarus." An ungefähr entsprechender Stelle sind über den Kapitellen von Amida an den
Verkröpfungen die S. 150 genannten symbolischen Motive ausgeführt. Ich möchte glauben, daß
für die hier zu erwartenden Typen die nächste Analogie in den Stukkaturen von S. Giovanni
in Fonte zu Ravenna? vorliegt, einem Werke, das schon durch seine Technik und das band-
artige Durchlaufen des wie in falscher Perspektive gebrochenen Architravs auf den Osten weist.
Danach scheint es nicht unmöglich, daß auch über den oberen Verkröpfungen in Amida im
ursprünglichen Bestand immer noch Rund- und Spitzgiebel ergänzt werden könnten.’
Von solchen reich mit Netzwerk, Weinlaub und Tiersymbolen ornamentierten in zwei ver-
kröpften Säulenreihen mit Giebeln aufsteigenden Wänden ist vorläufig in Vorderasien kein in
seinem ursprünglichen Bestande erhaltener monumentaler Beleg nachzuweisen. Und doch muß
es dort dergleichen gegeben haben, vielleicht noch geben, freilich nicht gerade in Ländergebieten
wie Kleinasien und Syrien, wo der architektonische Charakter des griechischen Schmuckstiles
mehr herrschend in den Vordergrund trat. Wohl aber in den Persien näher liegenden Gebieten,
vor allem in Mesopotamien, über dessen hellenistische und christliche Zeit wir so gut wie nichts
wußten, bis Mschatta zusammen mit den altislamischen Denkmälern jene Rückschlüsse ge-
statteten, die ein Denkmal wie die Fassaden von Amida in ihrer kleinornamentalen Tendenz
durchaus nicht unerwartet erscheinen lassen.
Gibt es auch vorläufig keine Parallelen für die alten Teile der Westfassade von Amida in
Vorderasien, so finden sich solche dafür um so reichlicher in einem Lande, das von Syrien und
Persien aus zu einer völligen Umwälzung auf ornamentalem Gebiete geführt worden ist: in
Ägypten.
4.DIE PARALLELEN IN ÄGYPTEN.
Ich möchte hier
einleitend einen Auf-
satz abdrucken, den
ich vor acht Jahren
schrieb, als ich noch
die Absicht hatte, den
Ort, an dem die inter-
essantesten Analogien
für die Dekoration von
Amida zu finden sind,
monographisch zu be-
arbeiten. Es wird sich
zeigen, daß Amida eine
Art von Schlußstein in
Überzeugungen bringt,
die sich schon vor
einem Jahrzehnt in mir
ausbildeten. Der Ort,
um den es sich hier
handelt, ist das Apollo Abb. 75. Daschlut, Djami Ali: Lünette der Hoftüre
kloster von Bawit in
! Näheres bei pe Waar, Der Sarkophag des Junius Bassus.
® Garruccı, Storia, Taf. 406.
° Solche auch über verkröpften Gebälken, vgl. Journal of hell. studies XXVII (1908), 99 f.
Amida.
154 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
Oberägypten, das ich wiederholt behandelt habe! und gern ausgegraben hätte. Die Ormamentart,
auf die es beim Vergleich mit Amida ankommt, ist das „Muster ohne Ende“, wie ich es nenne,
der unendliche Rapport nach der Terminologie Aroıs Rırsrs. Ich erkläre das Wesen dieser
Gattung am besten an den beiden Hauptbeispielen in Bawit, d.i. den beiden Torlünetten der
Djami Ali von Daschlut, die aus den Ruinen des alten Apolloklosters stammen. Das Mittel-
feld der Hoftüre (Abb. 75) stellt den hl. Apollo zu Pferd, von Engeln in einem Medaillon ge-
tragen, dar. Ich habe darüber an anderer Stelle gehandelt.” Heute interessieren lediglich die
umschließenden Ornamente. Das Reiterbild erscheint um-
zogen von einem breiten Ornamentfelde, besser gesagt, die
Figurendarstellung ist aus diesem Felde ausgespart; denn
der Schmuck dehnt sich über die Lünette aus wie ein
Netz, dessen erste Masche in der Ecke links unten ge-
schlungen und dann, unbekümmert um ein volles Aus-
klingen der einzelnen Motive, die Grundlinie entlang nach
oben fortgesetzt wurde. Die Einheiten, aus denen sich
dieses Netz zusammensetzt, sind das Achteck und das
Kreuz, dazu ein zwischen beiden übrig bleibender Rest in
Form eines in die Länge gezogenen Sechseckes, alle mit
doppeltem Rande. Das Achteck ist mit einer Rosette ge-
füllt: ein Mittelknopf und acht lotosartige Ausschnitte
mit oben durchlochtem Mittellappen bilden ihre Form.
Im Sechseck wachsen zwei Dreiblätter in die Rautenenden,
in der Mitte verbunden von durchlochten Schlingen zu-
seiten eines Knopfes. Diese flächenartig wirkenden Teile
durchsetzen tief ausgehoben die Umrisse und die Achsen
des Kreuzes. Aus diesem Gegensatz von belichtetem
Flächenschmuck und Tiefendunkellinien entsteht die treff-
lichste Wirkung.
Das Motiv kehrt in Streifenform wieder an der Stein-
fassade der Moschee, vor allem aber an einer der Holz-
konsolen im Museum zu Kairo (Abb. 76). Verändert ist
_ da nur die Füllung des Kreuzes, in dem man Knopfreihen
Kairo, Äuyptisches ee ausBawit. Sieht und das Weglassen der Durchlochungen in den
hier mehr willkürlich mit Blättern gefüllten Rosetten und
Sechsecken. Beachtenswert ist die Füllung der halben Rosetten an der Vorderkante durch
ein T-fürmiges Rankenmotiv. Die Fugen sind etwas breiter gemacht, so daß, trotzdem das
Kreuz als Flächenteil wirkt, der Kontrast mit den tiefendunkeln Fugen doch hinreichend kräftig
zur Geltung kommt.
Einen anderen, weniger kontrastreichen Flächenschmuck findet man im Türbogen der
Moscheenfassade selbst (Abb. 77). Er überrascht um so mehr, als das Netz nicht lediglich als
Umrahmung eines Figurenfeldes, sondern völlig eigenberechtigt auftritt. Hier bilden das Grund-
motiv Kreise, die sich in allen vier Achsenrichtungen so kreuzen, daß ihre Peripherien sich im
Abstand eines kleinen Quadrates gegenüberstehen und um dieses herum in Kreuzform vier
Sechsecke bilden, zwischen denen als Rest ein spitzer Vierpaß mit einer kleinen Raute im
Zentrum übrigbleibt. Die Fugen zwischen diesen Formen sind weniger tief und breit aus-
gehoben, die Füllungen gleichartiger. Die zentralen Quadrate haben spitze Vierpässe in der
' Catalogue gen. du Musee du Caire, „Koptische Kunst“, $. 117f. Zeitschrift für ägypt. Sprache XL, S. 49.
® Zeitschrift f. ägyptische Sprache XL, S. 50.
DiE PARALLELEN IN ÄGYPTEN. 155
Diagonale mit gebohrten Ansätzen in den Achsen, die Rauten kleine Blattkreuze und in den
anschließenden Zwickeln kleine Blattmotive. Reicher ausgestattet sind nur die Sechsecke. Hier
wechseln ziemlich regellos Rosetten mit zahlreichen gerillten Lappen, die bald rund, bald spitz,
bald glatt, bald durchlocht endigen. Öfter sind auch diese Rosetten klein gebildet und dann
umzogen von einem breiteren Rande mit Knopfreihen. Das Ornament ist offenbar erst nach
dem Versetzen der vier Steine ausgeführt; der Steinmetz zog dann die Unterkante entlang die
erste Kreisreihe und setzte diese nach oben ohne Rücksicht auf ein volles Ausbilden der
Einzelmotive an den Rändern fort.
Abb. 77. Daschlut, Djami Ali: Lünette der eigentlichen Moscheetür.
Wenn ich mich nach Analogien für diesen Flächenschmuck umsehe, so finde ich ihn,
soweit meine Denkmälerkenntnis jetzt (1901) reicht, vollkommen identisch nur in Ron. Für
die erste Art, Kreuz und Achteck, gibt die genaue Parallele eines der Mosaikfelder im Um-
gange von S. Costanza.! Das Kreuz ist da mit Knopfreihen wie an dem Holzkonsol in Kairo,
die Achtecke und Sechsecke mit zierlicheren, farbig mehrgliedrigen Formen geschmückt. Für
die zweite Art: Kreise, die sich so schneiden, daß Quadrate und Sechsecke entstehen, gibt
die genaue Analogie die bekannte Holztür von S. Sabina. Das erste Feld der zweiten Reihe®
und die ganze vierte Reihe der ornamentalen Felder an der Rückseite der Tür sind in dieser
Art ausgestattet. Die Rauten sind wie an den Steinen in Bawit gefüllt, die anschließenden
Vierpaßzwickel dagegen in Kerbschnitt ausgehoben, wodurch eine lebhafte Licht- und Schatten-
wirkung entsteht. Die Quadrate sind ähnlich gefüllt, die Sechsecke mit einer Art vierblätt-
rigem Klee auf fassetierttem Grunde. An ihnen mag die Fiederung beachtet werden.
I Vesturı, Storia I, S. 107, Fig. 92.
2 Abb. bei Wıesanp, Das altchristl. Hauptportal an der Kirche der hl. Sabina, Taf. II.
156 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
Wie erklärt man dieses Vorkommen derselben Ornamente in Rom und Oberägypten?
Die einen werden die „Römische Reichskunst“ dafür verantwortlich machen; von Rom aus
seien diese Dinge nach den Provinzen ausgestrahlt. Ich brauche das wohl nicht mehr zu
widerlegen." Die anderen werden einen autokratischen Kunstwillen der spätrömischen Zeit
proklamieren®, der sich aus innerem Drange heraus überall im Reiche seine Wege gebahnt habe.
Ich halte auch das für verfehlt. Diese Art des Flächenschmuckes ist vielmehr altorientalischen
Ursprunges, die ägyptischen Ornamente gehen auf asiatische Anregungen zurück, und ebenso ist
ihr Auftreten in Rom ein Anzeichen des den neuen Stil der spätrömischen Zeit erklärenden
Orientalismus. Dafür etwa folgende Beweise.
Ist ornamentaler Flächenschmuck etwas, das die Antike, «. h. die griechische oder römische
Architektur überhaupt kennt?” Soweit dabei die lotrechte Wand des Monumentalbaues in
Betracht kommt, gewiß: nein. Das ist eben eine der größten, ästhetisch vielleicht die größte
Errungenschaft der entwickelten griechischen Kunst, daß sie die vornehme Wirkung der leeren
Wand entdeckt. Es ist das eines der ersten Anzeichen des sich im Rahmen der Massenarchi-
tektur entwickelnden Raumsinnes. Ich will bei diesem bisher unbeachtet gebliebenen wichtigen
Punkt der Kunstentwieklung nicht verweilen. Hier kommt es mir vielmehr auf dessen Kehr-
seite an: die altorientalische Kunst, und zwar sowohl die ägyptische wie die des Zweistrom-
landes kennt die Wand nicht anders als überzogen mit Gestalten irgendwelcher Art. Das ist
nun nicht etwa ein spezifisch orientalischer Zug, sondern eine Erscheinung, die dem primitiven
Kunstschaffen überhaupt eigentümlich ist. Beweis die entwicklungsgeschichtlich bedeutendste
Vorstufe der ägyptischen Kunst. die zentralamerikanische. Das zeigt auch die ästhetisch am
tiefsten stehende Strömung, die indische. China kommt hier nur in zweiter Linie in Betracht
(Bronzen «des Pokutulu), weil es niemals recht den zur Entwicklung der hohen Kunst wich-
tigsten Schritt vom Holz- zum Steinbau gemacht hat.
Die Wände des ägyptischen Tempels sind mit einer für uns unbegreiflichen Ausdauer bis auf
das letzte Plätzchen, nicht nur an den dem Lichte zugänglichen, sondern auch an den fast voll-
ständig im Dunkeln liegenden Teilen mit figürlichen Reliefs in übereinanderliegenden Streifen
überzogen. Was wir von altägyptischer Kultur kennen, stammt zum größten Teil aus dieser
in Hieroglyphen oder wirklichen Bildern ausgeführten Schrift. Der Fall, daß eine vertikale
Wand oder ein Teil derselben mit geometrischen Ornamenten überzogen wäre, findet sich in
Ägypten nicht. Dagegen ist diese Art des Schmuckes in Ägypten zu Hause an den Decken.
Owen-Joxe£s hat davon ganze Serien zusammengestellt.'
In Mesopotamien fehlt solcher geometrische Flächenschmuck auch an den Wänden nicht.
Es hängt das jedenfalls zum Teil mit der Technik der dortigen Wandausstattung zusammen.
Da die Wände aus Luftziegeln aufgeführt wurden, war eine Verkleidung notwendig. Neben dem
kostbaren, gewöhnlich nur für besonders hervorragende Stellen angewendeten Alabaster, traten
Surrogate, unter anderm Stuck und glasierte Tonfließen, deren Anordnung zur Anwendung von
geometrischen Mustern, die man ins Unendliche fortsetzen konnte, einladen mochte.” In diesen
Ländern und in Kleinasien begegnet man auch zuerst solchem Flächenschmuck, plastisch aus-
geführt, an Werken der Monumentalkunst, so an einem Türsturz aus Khorsabad® und am so-
genannten Midasgrab’ und seinen Verwandten.
ı Vgl. mein „Orient oder Rom“, Einleitung. Dazu PorreLreuter, Kritik der Wiener Genesis. Köln 1908.
2 A. Rırer, Spätrömische Kunstindustrie in Österreich-Ungarn, Bd. 1.
; [ch möchte ausdrücklich bemerken, daß ich von Textilien u. ä. absehe. Da finden sich solche Muster schon
auf schwarzfigurigen Vasen.
‘ The erammar of ornament, IX ff. Vgl. Semrer, Der Stil I, Taf. X.
5 Ve]. die Wandbekleidung aus Warka (in allen Handbüchern, z. B. Lürke-Semrau |, 48).
Abb. z. B. bei Perror u. Cuırirz, Histoire II, S. 251, vel. die Bronzeschüssel, S. 736. Owenx-Joxes XII.
° LÜBkE-SEmRAU, 1, S. 82.
Dir PARALLELEN IN ÄGYPTEN. 157
Das Netzmuster ohne Ende ist also in der Monumentalkunst wohl im Orient, nicht aber
in der griechisch-römischen Kunst zu Hause. Es ist auch nach Alexander d. Gr. nicht in letztere
eingedrungen, wenigstens nicht, soweit dabei die Wände in Betracht kommen: nur die Decke
macht eine Ausnahme; sie wird mit Kasetten in unendlicher Folge gefüllt, doch tritt auch auf
diesem Gebiete kein freier Wechsel der Motive ein. Ein soleher läßt sich nicht in der späthelle-
nistischen Kunst römischer Zeit auf orientalischem Boden nachweisen. Überaus mannigfache
Beispiele bieten die Decken der Gebäude in Palmyra.' Roxezewskı” hat das Material zusam-
mengestellt. Die volle Freiheit im Ausspinnen solcher Netze und Gitter gewinnt der Decken-
schmuck im Gebiet der Farbe. Die Prachtbeispiele in Mosaik, die man in den Kirchen von
Salonik und der Sophia von Konstantinopel sieht, gehen zum guten Teil auf Anregungen von-
seiten persisch-syrischer Seidenstoffe zurück.”
In Syrien ist es auch, wo solche geometrische Muster ohne Ende in gleicher Art wie in
Bawit im Rahmen der Architektur auftreten, als Lünettenschmuck nämlich über Wandöft-
nungen. Die Moschee von Daschlut zeigt diese Dekorationen heute (Abb. 75/7) über Türen,
wahrscheinlich war auch die ursprüngliche Anwendung die gleiche. In Syrien dagegen ist sie
gebräuchlich über Fenstern. VosüE hat fünf solche Füllungen zusammengestellt.‘ Ich sehe
an dieser Stelle zunächst von einem mit Ranken gefüllten Felde ab; zwei andere zeigen als
Mittelfüllung ein Kreuzmedaillon, doch hebt sich dieses wie am Hoftor von Daschlut von einem
aus Kreisen gebildeten Netzornament ab. Zwei andere sind, wie an unserer Moscheentür, aus-
schließlich mit Netzornamenten geschmückt; das eine Mal mit großen, rosettengefüllten Achtecken
und Quadraten, das andere Mal mit Kreisen, die sich auf einem Grunde von in Quadraten
gekreuzten Stäben schneiden. Die Kreise folgen sich in den Achsen so, daß zwischen ihnen
sphärische Quadrate übrig bleiben.
Dasselbe Kreisornament fand NavırLe auch unter den Schmuckstücken der Kirche von
Ahnas; es befindet sich jetzt im Museum in Kairo (Cat. gen. 7318).” Wir sehen also auch an
diesem Beispiel, wie nahe sich der syrische und ägyptische Kunstkreis stehen. Die sphärischen
Quadrate sind in Ahnas mit Trauben, Vierblättern und Vögeln gefüllt. Es handelt sich um
eine Steinfläche, die als Teil eines Frieses oder einer Wandfüllung gelten kann.
Wie gewohnt man diese Art der Flächenfüllung in Ägypten war, zeigt eine in der christ-
lichen Nekropole von el-Bagawat in der Oase el-Kharge erhaltene Kirchenapsis, die ganz mit
einem Netzornament überzogen ist."
Soweit der vor Jahren verfaßte Aufsatz. Man kann sich denken, wie freudig überrascht
der Verfasser von den Bryrıf’schen Photographien der Westfassade von Amida war: sie brachten
die Bestätigung für die aus dem Verkehr mit den ägyptischen Denkmälern gewonnenen, aber
schwer positiv beweisbaren Überzeugungen. Die Säulen der oberen Reihe zeigen die Schäfte,
überzogen mit jenen Mustern ohne Ende, von denen oben die Rede war. Ich will die zehn
Säulen (Abb. 78), von links nach rechts nummeriert, in drei Gruppen vorführen und gleich
auch die Parallelen dazu anführen. Man halte sich immer Tafel IX—XI vor Augen. Der
Zeichner von Abb. 78 hat zu sehr Licht und Schatten, nicht das bezeichnende Tiefendunkel
gegeben.
I. Gruppe: 1 und 10. Bei 1 ist der Schaft quergeriefelt wie an den Ecksäulen des ‚Junius-
Bassus-Sarkophages oder amı Clitumnustempel.” Klassisch ist das gewiß nicht, sondern ein
charakteristisch ungriechisches Motiv, das in der späten Antike beliebt wird.° Seltener ist die
! Nach Woon wiederholt bei Orrexnein, Vom Mittelmeer zum pers. Golf I, S. 311 und Tafeln.
2 Gewölbeschmuck im Römischen Altertum, Berlin 1903.
> Vgl. Jahrb. d. preuß. Kunstsamml. 1903, 5. 147 f.
4 La Syrie centrale, pl. 50. — ® Meine „Koptische Kunst“, S. 56, Abb. 70. — ° pe Bock, Materiaux, pl. VII.
Zeitschrift f. bild. Kunst XVI, 317; Nuovo Bulletino di arch. erist. I, S. 11 des SA.
Vel. für den Ursprung Cuaror, La colonne torse 1907.
158 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
Ausstattung der anderen Endsäule 10, wo Rautenspiralen fünffach ineinandergelegt, d. h.
Riefelungen in beiden Diagonalen kombiniert sind. Das Motiv findet sich ähnlich, aber isoliert,
an der Decke der Porte double am Haram in Jerusalem."
II. Gruppe: 2, 5, 6 und 8. Das Grundmotiv ist das Hakenkreuz, die Svastica. Die ein-
fachste Art gibt 6, und hier tritt auch gleich deutlich hervor, worauf es bei diesen Netzorna-
menten eigentlich ankommt: nicht auf die hell hervortretenden Positivmuster, sondern auf die
Reste des im Tiefendunkel liegenden Grundes. Was man sieht, sind die dunklen gleicharmigen
Kreuze, nicht die Hakenkreuze dazwischen. Und doch ist der Ausgangspunkt der Komposition
Abb. 78. Dijarbekr, Westfassade: Muster der zehn oberen Säulenschäfte.
die Svastica, wie die andern Beispiele zeigen. Es handelt sich immer um ein Fortspinnen des
Hakenkreuzes in der Fläche, nicht, wie beim griechischen Mäander, um ein Streifenornament.
Eher könnte man den chinesischen Mäander zum Vergleich heranziehen. Er baut sich in
Streifen zum Füllmotiv aus, verwendet aber nicht das Hakenkreuz.” Für die Komposition aus
letzterem heraus finde ich einen weiteren einfachen Beleg an den beiden Säulchen, die heute
das Mihrab der Ali-Moschee von Daschlut schmücken (Abb. 79).” Sie haben ca. 12 cm Radius,
also ungefähr die Dimensionen derjenigen von Amida. Die Hakenkreuze breiten sich hier
ohne Unterbrechung wie ein Netz mit engen, kleinen Maschen um den Umfang des Schaftes
Vocte, Le temple, pl. VI.
Vel. den Pokutulu und Jahrb. d. preuß. Kunstsamml. 1903, S. 175 f.
\ndere Beispiele aus Asypten bei Wurrr, Altchristl. Bildwerke, Nr. 1652, S. 314.
Dis PARALLELEN IN ÄGYPTEN. 159
aus. An Säule 2 in Amida ist ein weitaus klarer wirkendes Motiv genommen, wo zwischen
die in der Diagonale fortlaufenden Hakenkreuze ebenso angeordnete Rosetten von wechselndem
Schema gefügt sind. Dasselbe Grundmotiv kehrt wieder an Säule 5, nur sind da sämtliche
Linien schräg gestellt, von links unten nach rechts oben. Ganz eigenartig ist Säule 8. Hier
baut sich die Figur wieder auf lot- und wagrechten Parallelen auf, Es sind Klammerpaare —
das von den Franzosen „fer a T* genannte Motiv — angewendet, wobei immer ein lotrechtes
Paar ein wagrechtes in die Mitte nimmt und umgekehrt. Die Verbindung erfolgt durch das
Hakenkreuz. Es ist nun recht bezeichnend, daß ich genau dasselbe
Muster auch an einer im Hofe der Ali-Moschee von Daschlut im
Boden steckenden Halbsäule gefunden habe (Abb. 50). Dazu möchte
ich bemerken, daß die beiden Halbsäulen des Mihrab genau die
gleichen Dimensionen haben wie dieses Bruchstück im Hofe, wir uns
also eine ähnliche Folge
von Säulen mit Netzwerk
im Apollokloster von
Oberägypten denken kön-
nen wie in Amida. Der
Unterschied ist nur der,
daß die Säulen in Amida
frei vor die Wand treten,
während sie im Apollo-
kloster als Halbsäulen
monolith mit der Wand
verbunden waren. Z
Abb. 79. Daschlut, Djami Ali: Das hier in Rede Abb. 50
a ee: stehende Muster hat sich DD nn ES ulenfinemenEim "Hof
lange noch in islamischer
Zeit in der Gegend von Amida im Gebrauch erhalten. Es ist zur Füllung des Grundes auf
dem Metallbecken des Atabeks Lulu von Mosul (1233—59) in der Kgl. Bibliothek zu München
verwendet! und dürfte dahin kaum aus der hellenistischen Kunst, bzw. von den Säulen des
alten Amida gelangt sein; vielmehr weist gerade dieser Umstand recht drastisch auf die gemein-
same altorientalische Unterlage des Motivs. Die Mosulbronzen zeigen auch sonst ganz prachtvolle
Muster ohne Ende. So gleich die Metallschüssel im Nationalmuseum zu München, für die
gute Detailabbildungen vorliegen.’
Eine weitere Bestätigung für die Beliebtheit des orientalischen Musters ohne Ende bis in
die Zeiten des entwickelten persisch-türkischen Islam liefert das sogenannte „coufique carre“, eine
Anordnung von Koransprüchen, besonders gern der Glaubensformel, dann der Namen des Pro-
pheten und der ersten Khalifen, und zwar nicht in der für die Schrift üblichen Streifenanord-
nung, sondern in einer viereckigen, meist quadratischen Fläche.” Dabei wird die Schrift voll-
ständig der dekorativen Wirkung preisgegeben. Amida bietet ein gutes Beispiel für die ur-
sprüngliche Anregung zu solcher Anordnung der Schriftzeichen. Wir sehen (Taf. III, Fig. 1) den
Schlußstein über der Tiernische des Kharputtores, durch die Inschrift datiert 909/10, mit dem
Klammermuster (fer a T) gefüllt. Es könnte mit dem kufischen Quadrat verwechselt werden,
Ill. Gruppe: 3, 4, 7 und 9, die eigentlichen Netzornamente. 4 und 7 sind untereinander
sehr verwandt. In 4 liegt das alte Transenna-Motiv vor, in 7 sieht man schmale Stege in
Windungen vertikal geführt und durch horizontale gekreuzt, so daß ein reiches Wellengewirre
ı Münchener Jahrb. d. bild. Kunst 1907, I, S. 19f.
ZeRE 80), 13.80,
® Literatur bei Berenew, Corpus I, p. 139, Anm. 1.
160 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
entsteht. Das Ornament ist nicht zu verwechseln mit dem Schuppenmuster, wie es z. B. an
den beiden mittleren Säulen des Clitumnus-Tempels vorkommt. Säule 3 zeigt Achtecke so in-
einandergesteckt, daß ein kleines Quadrat als Zwischenraum bleibt. Dieses erscheint dunkel, um-
geben von vier kleinen, in die Länge gezogenenen Sechsecken. Dieses Ornament findet sich
nicht wieder. An der Decke des Doppeltores am Haram zu Jerusalem und an Decken von
Palmyra lassen sich freilich verwandte Muster nachweisen, doch sind sie nach antiker Art als
Kassetten ausgetieft. — Es bleibt noch Säule ®, bei der die negativen Reste völlig zur Haupt-
sache geworden sind. Man sieht nicht mehr die Stege, sondern lediglich die durch vierteilige
Herzrosetten gefüllten Achtecke, die von vier langgestreckten Sechsecken umgeben und durch
Kreuze zum Muster ohne Ende verbunden sind. Das ist nun genau das gleiche Muster, von
dem 8.153 an der Spitze des einleitenden Aufsatzes als am Hoftor der Ali-Moschee von Daschlut
befindlich gesprochen wurde. Es umzieht dort (Abb. 75) in einem breiten Bande das Reiter-
relief und unterscheidet sich von der 9. Säule von Amida nur dadurch, daß die verbindenden
Stege ganz fallen gelassen, bzw. nicht mehr erhaben, sondern im Tiefendunkel wirksam sind.
Die einzelnen Elemente Achteck, Kreuz und langes Sechseck treten als Individuen auf; das
Muster ist nicht mehr ausgestochen, sondern mosaikartig zusammengesetzt. Alle Figuren zeigen
Randprofile, Achteck und Sechseck sind mit Rosetten gefüllt, nur das Kreuz noch in der Art
von Amida gefurcht. Um es kurz zu sagen: Bawit bringt das Muster wie die Steinnachbildung
eines islamischen Holzmosaiks — freilich mit Hinweglassung des Gerippes fester Stege, in die das
Schnitzwerk eingefügt wird —, Amida dagegen bietet gerade diese Stege und fügt immer in das
Achteck eine Rosette. Mit anderen Worten: Amida gibt das Netz, Bawit die Einlagen.
Weitere Beweisstücke für die Existenz eines Bauwerkes im Apollokloster von Bawit, das
denjenigen ähnlich war, dessen Reste in die Westfassade von Amida verbaut sind, befinden
sich im Pavillon de la Tremouille des Louvre. Sie stammen aus den französischen Aus-
grabungen in Bawit. Es sind, wie in der Ali-Moschee von Daschlut, hohe Steinplatten, an die
Halbsäulen angearbeitet sind, und zwar mit der Basis und dem Wulst, über dem das Kapitell
saß. Zwei völlige identische Stücke, von denen ich eines in Abb. 81 gebe', zeigen diesen Schaft
sehr reich ornamentiert. Oben laufen horizontal vier an den Rändern mit Blättern gefüllte
dreistreifige Ziekzack herum; um die Mitte liegt ein Ring von Spitzovalen, ebenfalls in Zick-
zackstellung, und die untere Hälfte wird durch eine Vertikalrippe geteilt, von der nach beiden
Seiten gegenständig schräge Stege ansteigen, zwischen denen schuppenartig Zellen ausgearbeitet
sind. Ich sah noch andere Stücke ähnlicher Art, aber leider stark fragmentiert. Unter ihnen
scheint mir eines besondere Beachtung zu verdienen, das auf den ersten Blick ebenfalls wie
eine Halbsäule aussieht, aber bei näherem Zusehen sich doch als ein horizontal anzuordnendes
Gebälkstück darstellt (Abb. 82): es ist ein Wulst, der mit Weinlaub vom Schnitt der antioche-
nischen Maximianskathedra geschmückt ist, in dessen Mitte aber wie an den Architravstücken
von Amida eine Vase eingefügt ist. Wir hätten also nicht nur die Analogie der Schmuck-
säulen, sondern auch ein ähnlich ornamentisches Gebälkstück wie am Fries zu Amida. Die
halbrunde Profilierung ist in Syrien nicht selten. Dafür und für die Rankenführung vergleiche
man Mschatta.
Die Pfeiler von Bawit im Louvre sind nicht der einzige Beleg dieser Art in Ägypten.
Quisens hat in Sakkara eine christliche Kirche mit sehr reichem Tür- und Säulenschmuck frei-
gelegt, die mit denen des Louyre geradezu verwechselt werden könnten. Wir sehen Abb. 83/4?
dieselbe Grundeinteilung, d.h. den Pfeiler mit angearbeiteter Halbsäule und das gleiche Or-
nament, unten die wie für Zellenschmelz vorbereiteten symmetrischen Querrippen, oben das
dreistreifige Ziekzack mit den Blattfüllungen am Rande. Verändert ist nur der Gürtel um die
! [ch danke die Aufnahmen für Abb. 81/2 dem freundlichen Entgegenkommen der Herren Cnassınar und
BEsEnITE, sowie der Vermittlung Max van BERCHENS.
? Nach Aufnahmen von Miß Bern mit Erlaubnis von Mr. Quigert veröffentlicht.
Dis PARALLELEN IN ÄGYPTEN. 161
Mitte. Wir sehen da das Mäanderband mit dazwischengelegten Rosetten wie an den Säulen 2
und 5 von Amida. Auch die Füllung der Flankenstreifen ist da: wie in Bawit entsteigt auch
Abb. 82. Paris, Louvre: Architrav aus Bawit
er.
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Abb. 84. Sakara, Pfeiler einer Kirche.
Abb. 83. Sakara, Pfeiler einer Kirche.
Abb. SI. Paris, Louvre: Pfeiler aus Bawit
hier das Laubwerk einer Vase, doch ist es als Weinlaub mit seltsam dreistreifigem Hauptstiel
gebildet.'
! Dafür wären die Pfeiler von Acre bei $. Marco in Venedig zu vergleichen. Oriens christ., IL, S. 423 1.
Amida. 21
162 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
Quisern wird uns Näheres über die Verwendung dieser Pfeiler sagen. Es scheint, daß ihre
ursprüngliche Bestimmung nicht die als Türpfeiler war, auch ist einmal die Schmal-, einmal
die Breitseite als Versatzfläche behandelt.
Ich habe den Eindruck, daß sich aus den Resten von Bawit der alte Bau mit einigem
Eifer wieder zusammenstellen ließe, leichter jedenfalls, als dies angesichts der islamischen Wieder-
verwendung in Amida möglich ist. Die Stücke aus Bawit und Sakkara scheinen mir dabei eines
außer Zweifel zu stellen, daß nämlich die Anordnung von fensterartigen Öffnungen zwischen
den Säulen an der „unbedeckten Mansura*, d.h. dem Obergeschoß der Westfassade von Amida,
von dem Erbauer, dem Inaliden llaldi im Jahre 518 H. (1124/5), nicht völlig als Neuschöpfung
aus der Luft gegriffen sein könne. Die beiden Stücke im Louvre, Abb. 81, zeigen, wie gesagt,
an den flachen Innenleibungen ein Ornament, das auch an den aus dem Hause des Omda
von Beled Bawit in den Louvre gekommenen Steinpfeilern mit stehenden Heiligen vorkommt.!
Dieses Ornament muß, wie die Weinranke in Sakkara, sichtbar gewesen sein. Also standen die
Platten mit den angearbeiteten Halbsäulen nebeneinander, durch Zwischenräume getrennt, die
nach der Länge des weinlaubgeschmückten Wulstarchitravs im Louvre ungefähr zu bestimmen
wären. Man köunte an die Fassade der Moschee Ala al-din in Konia und die Verwendung
solcher Pfeiler in Kleinasien zu Gewölbestützen und Fensterscheiden erinnern, wenn es darauf
ankäme, sich in die Verwendung solcher Bauglieder hineinzudenken. Sakkara wird wohl, so-
bald Quisern seine Publikation bringt, neue Aufschlüsse geben.
Die Fragmente aus Bawit gehören sicher der christlichen Zeit an. Sie stammen aus einem
Kloster, dessen Gründer, der heilige Apollo, im 4. Jahrh. gelebt hat. Das Kloster selbst be-
stand jedenfalls schon vor der Mitte des 5. Jahrh.?, die angeführten Pfeiler mit Halbsäulen
können also bis in diese frühe Zeit zurückgehen. Es frägt sich nur, welchem Zweck sie ge-
dient haben. Leider ist darüber, solange der Bericht des Institut francais d’archeologie orien-
tale du Caire aussteht, welches die Ausgrabungen von Bawit veranstaltet hat, nichts auf die
Fundumstände Gestütztes zu sagen.
Bezüglich Amidas möchte man glauben, daß die Seldjuken die Bauforın dieser Fassaden
nicht neu erfunden haben, sondern, veranlaßt durch die Art der früheren Aufstellung ihrer
Schmuckteile, zu dem eigenartigen Bautypus gelangt sind. Ich möchte daher, bevor von der
ursprünglichen Bestimmung der alten Bauteile die Rede ist, doch zuerst auch danach fragen,
wofür sie im Islam selbst angesehen wurden und gehe dabei aus von den zitierten Inschriften.
Nach Bercuen heißt Maksura ein abgeschnittener (durch Mauern und Gräben) abgegrenzter
Ort, also ein Schloß, ein Pavillon usw.” Ob aus dieser Bezeichnung die bei den Reisenden
immer wiederkehrende Angabe herrührt, daß es sich bei den beiden Fassaden von Amida um
Paläste handle? Suffa — wie die östliche Fassade von Amida in ihrer Inschrift genannt wird
— heilst nach Bereuem Reihe, Ordnung, namentlich Arkaden-, Bogenreihe; die Bezeichnung ist
also lediglich von dem Hauptschmuck der Fassade hergenommen, und es verwundert nicht, neben
der Bezeichnung der Gesamtfassade als Suffa für das Obergeschoß die Benennung Maksura
wiederkehren zu sehen. Es frägt sich, waren die beiden Gebäude mit den Suffa-Fassaden ur-
sprünglich wirklich Paläste?
Diese Frage bezieht sich zunächst natürlich nur auf die heute aufrechtstehenden, d.h.
die islamischen Fassaden. Nach dem, was wir von der Moschee Ala el-din und dem einst un-
mittelbar danebenstehenden Palaste oder von der großen Moschee des Shaikh Safı in Ardebil
mit dem zum Palaste Abbas I. gehörigen Tshini-Khane! wissen, wäre eine solche Vereinigung
von Palast und Moschee durchaus möglich. Eine andere Deutung freilich gibt den Fassaden
' Vgl. meine „Hell. und koptische Kunst in Alexandria“, S. 39, und Monatshefte für Kunstwiss. I, S. 17 d. SA.
” Zeitschrift für aeg. Sprache XL, S. 60 £.
” Auch die Maksura im Innern der Moschee bedeutet einen abgegrenzten Raum.
* Vgl. Sarke, Denkmäler persischer Baukunst.
DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 163
R. J. GARDEN, der Dijarbekr im Jahre 1856/7 besuchte: „On each side of the centre building is
a wing, thus forming three separate mosques for three of the four sects of Mohammedans.*!
Danach hätten wir es mit einem Vorläufer des Bautypus zu tun, dem später die Madrasa zu
dienen hatte. 3
Für uns freilich handelt es sich zunächst nicht so sehr um die Bedeutung der Fassaden
in islamischer Zeit, als darum, ihre ursprüngliche, d. h. die vorislamische Verwendung festzu-
stellen. Von einem Palaste des Tiridates oder Tigranes wird nach dem Bekanntwerden der
Inschriften wohl niemand mehr sprechen. Für uns kommt nur in Betracht die Alternative:
antik oder christlich? Die Lösung bietet vielleicht ein Blick auf die Stadtgeschichte und die
in Amida überhaupt erhaltenen christlichen Denkmäler.
5. DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA.
Der Eintritt der Blüte Amidas fällt zusammen mit dem Siege des Christentums als Reichs-
religion. Ammianus Marcellinus XVII, 9, 1 berichtet, wie Konstantius die an sich geringe
Stadt mit weiten Mauern und Türmen umgab und dahin das Zeughaus für die großen Be-
lagerungsmaschinen verlegte. Das soll im Jahre 349 geschehen sein. Schon vorher hatte Amida
neben Edessa und Nisibis Bedeutung, auf dem Konzil von Nicäa 325 war es selbständig ver-
treten. Im Jahre 359 und zum zweiten Male 502/3 wurde es von den Persern genommen.
Damals war die Stadt sehr volkreich, die Perser zerstörten ihre Kirchen und deren Weinkeller.
Anastasius und Justinian stellten den Ort wieder her. Auch das Mönchsleben hatte in und
um Amida mancherlei Ansiedelungen gewonnen. Über die Bedeutung der Stadt in den fol-
genden Jahrhunderten und über seine Kirchen hat eine lesenswerte Zusammenstellung schon
RITTER, Erdkunde VII, 2 (XI, 5), S. 32f. gegeben.®
Zu diesen aus dem Jahre 1344 stammenden Angaben verdanke ich wertvolle Nachträge
der Güte NÖLDEREs und Pocxoxs sowie einem der besten Kenner der syrischen Archäologie,
AnxTon BAUMSTARK, von dem auch die abschließende Redaktion der folgenden Bemerkungen
herrührt.
„Die Stadt muß schon bald nach ihrer durch Konstantius erfolgten Erhebung zum
wichtigsten Waffenplatz der römisch-persischen Grenze auch ein bedeutendes kirchliches Zentrum
geworden sein. Seit dem 6. Jahrhundert ist sie in der syrisch-monophysitischen Kirche Sitz
eines Metropoliten. Dagegen ist der Bischofssitz Amida bei den Nestorianern mit demjenigen
von Maipherkat-Martyropolis vereinigt (wie heute z. B. Gnesen-Posen oder München-Freising).
Ein eigenes Gedächtnisfest aller heiligen Bischöfe dieses Doppelbistums sieht das nestorianische
Evangeliar Sacuau 304 der Kgl. Bibliothek zu Berlin (fol. 187 v°) für einen Freitag des Spät-
herbstes vor.
Seit dem Auftreten des syrischen Dichters Isaak, genannt von Antiochia, im 5. Jahrh.
(seine Geburt fällt wohl entschieden noch in das 4.), ist die Stadt Heimat einer ganzen Reihe
hervorragender Persönlichkeiten der syrischen Literaturgeschichte gewesen, was auf eine dauernde
Blüte des geistigen Lebens in ihr schließen läßt.
Was die Quellen zur Geschichte derselben anlangt, so gibt es etwas dem Chronicon
Edessenum oder der von MıxGana’ veröffentlichten Kirchengeschichte der Adiabene (bis zum
Jahre 511) von Meschicha Zekha Analoges für Amida allerdings nicht. Aus der Zeit, in welcher
die Stadt vielumstrittener befestigter Platz in den Kämpfen zwischen Römern und Persern war,
! The Journal of the R. Geograpbhical Society, XXXVII (1867), p. 188.
2 Vgl. auch Harnack, Mission und Ausbreitung d. Christentums, S. 443. Paury-Wissowa, Realenzyklopädie I,
Sp. 1833.
® Sources syriaques. Vol. I. Leipzig (ohne Jahr).
21*
164 DıiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
besitzen wir dagegen die beiden Geschichtswerke des (Ps.-)Josua Stylites' und des Unbekannten,
dessen Kompilation vom Jahre 568/69 die griechische Kirchengeschichte des Zacharias Rhetor,
Bischofs von Mitylene, zur Hauptquelle hat,” und namentlich der letztere, der in der Stadt oder
ihrer Umgebung zu Hause gewesen zu sein scheint, bietet über deren Schicksale die wert-
vollsten Aufschlüsse. Über die Blüte ihres Mönchtums geben die Biographien orientalischer
Gottesmänner des Johannes von Ephesus® Kunde, der um 506 gleichfalls in ihrer Nähe das
Licht der Welt erblickt zu haben scheint. Weiterhin gedenkt ihrer vielfach der vom Jahre 586/87
bis zum Jahre 774/75 reichende vierte Teil der Chronik des (Ps.-\Dionysius von Tell-Machre, in
Wirklichkeit wohl eines Mönches aus dem benachbarten Kloster Zugnin."
Für das beginnende zweite Jahrtausend sind es weiter besonders zerstreute Notizen in
der Weltgeschichte des Patriarchen Michael d. Gr. (1166—1199)?, welche über die Stellung Amidas
im Rahmen der syrisch-monophysitischen Kirchengeschichte einiges Licht verbreiten. Im
11. Jahrhundert diente nach dieser Quelle die Stadt gelegentlich als Residenz der jakobitischen
Patriarchen. Die Veranlassung dazu, von dem neuerdings unter byzantinischer Herrschaft
stehenden Melitene nach dem unter mohammedanischer verbliebenen Amida überzusiedeln,
gaben den Patriarchen Erfahrungen religiöser Intoleranz, die man mit den byzantinischen Siegern
zu Anfang des 11. Jahrh. gemacht hatte. Patriarch Dionysius IV. (1031 — 1042 n.Chr.) hat als erster
bald in einem Kloster bei Mardin, bald dort residiert (XIII, 7, S. 566; Übers. III, 8. 147 £.).
Sein Nachfolger Johannes IX. (1048—1057) hatte die Stadt zur ausschließlichen Residenz und
starb auch in derselben (XV, 1, 5. 574; Übers. III, S. 162). Nach seinem Tode wurde bei
zwiespältiger Wahl einer der neuen Kandidaten des Partriarchats dort ordiniert (loco citato).
Später, allgemein anerkannt, hat dieser ursprünglich schismatische Patriarch Johannes X. die
Stadt als Residenz wieder mit anderen — Harran-Karrhai und Maipherkat-Martyropolis —
abwechseln lassen, starb aber im Jahre 1072 in ihr (XV, 5. 8.579; Übers. III, 8.171). Im
Beginn des Zeitalters der Kreuzzüge wurde der Schwerpunkt des Patriarchats wieder in die Nähe
von Antiochia verlegt. Doch wurde Patriarch Athanasius VI. (gest. 1129) durch den fränkischen
Gouverneur der Stadt in Amida, als seinem eigentlichen Sitze, gewaltsam während seiner letzten
Lebensjahre zurückgehalten. Athanasius VIII. wurde alsdann im Jahre 1138 wieder in Amida
ordiniert, nachdem zur Besetzung des Patriarchenstuhls die jakobitischen Bischöfe hierher, offen-
bar als an den zum Wahlakt gewohnheitsrechtlich zuständigen Ort, durch die fränkische Obrig-
keit zusammenberufen worden waren (XVII, S. 623; Übers. III, S. 251). Dieser erneuerte
ausdrücklich die Stellung Amidas als Patriarchenresidenz, anscheinend so, daß künftig der
Patriarch auch hätte Metropolit von Amida sein sollen (a. a. O., S. 624; Übers. $. 252).
Indessen hat schon sein Nachfolger, der Geschichtschreiber Michael d. Gr. selbst, einen anderen
bekannten syrischen Schriftsteller Dionysius (Ja’qübh) bar Salibhi wiederum im Jahre 1166 zum
selbständigen Metropoliten von Amida ernannt.° Doch erfahren wir gelegentlich noch aus dem
ı Herausgegeben von Marrıx, Leipzig 1876 (Abhandlungen für die Kunde «des Morgenlands VI. I) bezw. mit
englischer Übersetzung von Wrient, Cambridge 1882.
2 Herausgegeben von Laxn in den Aneedota Syriaca II, deutsch mit ausgezeichneten Erläuterungen bei Anrexs-
Krüser, Die sogenannte Kirchengeschichte des Zacharias Rhetor, Leipzig 1899.
3 Herausgereben von Laxp in den Anecdota Syriaca III und in der lateinischen Übersetzung van Douwens in
den Verhandelingen der Konklijke Akademie van Wetenschappen, XVIII (Amsterdam 1859).
‘ Herauszegeben mit französischer Übersetzung von Cnapor (Bibliotheque de l’ecole des Hautes Etudes. Scien-
ces philologiques et historiques (XII, Paris 1895). Über den wirklichen Verfasser vgl. NöLpere, Wiener Zeitschrift für
Kunde des Morgenlandes X (1896), S. 110—170, und Nav, Bulletin Critique, 1896, Nr. 17.
5 Herausgegeben von Cmaror, Chronigque de Michel le Syrien. Paris 1899 ff. Die Übersetzung in 3 Bänden.
(Die röm. Zahlen vorn = Buch, die arab. — Kapitel des Werkes.) Nur einen sekundären Wert haben die entsprechenden
Angaben der aus dem Geschiehtswerke Michaels schöpfenden Kirchengeschichte des Bar Hebraeus (ed. ArprrLoos-Lany,
Louvain 1872—1877).
° Vel. R. Duvar, La litterature syriaque. Paris 1889, S. 399.
DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA, 165
späteren 16. Jahrhundert von dem Bestehen einer Patriarchenresidenz in seinen Mauern.! Über
die im Februar des Jahres 1213 erfolgte Zerstörung mehrerer Kirchen Amidas redet beiläufig
die Subskription eines illustrierten Vierevangelienbuches im Besitz des jakobitischen Markus-
klosters in Jerusalem.?
Daß an einem Orte von solcher kirchlicher Bedeutung auf dem Gebiete des Sakralbaues
eine hervorragende Tätigkeit entwickelt wurde, muß von vornherein als selbstverständlich gelten.
Auch positiv weist es zunächst auf das Bestehen einer größeren Zahl von Kirchen in der Stadt
schon zur Zeit Justinians hin, daß damals in derselben während der vierzigtägigen Fastenzeit
eine der römischen ähnliche Stationsordnung in Geltung war, von der Michael d. Gr. IX, 26
(S. 298; Übers. II, S. 223) redet. Die Zahl der Klöster, welche zu Anfang des 6. Jahrhunderts
in ihr bestanden, wird durch die syrische Bearbeitung der Kirchengeschichte des Zacharias VII, 4
und XII, 7 (S. 246, 326, Aurens-Krüser, S. 156, 251) auf fünf angegeben. Im einzelnen ist, was
wir über die kirchliche Baugeschichte Amidas erfahren, freilich leider nicht allzu viel und
nicht immer vollständig klar.
Die älteste Kathedrale wird als „die große Kirche“ mithin bereits im Gegensatz zu weiteren
Gotteshäusern erstmals durch die aus dem Jahre 463/64 stammende Subseriptio der syrischen
Pentateuch-Handschrift Brit. Mus. Add. 1425 erwähnt.® Man muß sich indessen hüten, vor-
schnell immer an diese Kirche, sei es auch nur in irgendeinem späteren Neubau, zu denken,
wo anderwärts die für sie gebrauchte Bezeichnung wiederkehrt, da die fragliche Bezeichnung
eben der jeweils als Kathedrale des Metropoliten benützten Kirche zukam, hier aber ein mannig-
facher Wechsel im Laufe langer und sehr stürmischer Jahrhunderte nicht ausgeschlossen ist.
Ein Bischof Johannes erbaute einer Klosterlegende zufolge, welche seinen Regierungsan-
tritt erheblich zu spät auf das Jahr 512 ansetzt, noch vor der Persereroberung des Jahres 502/3
eine Kirche der vierzig Märtyrer.‘ Die Art, wie diese, zugleich als „die große“ bezeichnet, von
dem Bearbeiter des Zacharias VII, 4 (S. 208, Anrens-Krüser, S. 109) in dem ausführlichen
Bericht über jene Eroberung eingeführt wird, legt den Gedanken nahe, daß sie damals als
Kathedrale diente. Die Subscriptio der Bilderhandschrift in Jerusalem nennt sie unter den im
Februar 1213 zerstörten Heiligtümern.
Bereits im Jahre 488/89 war durch einen Johannes, genannt „der Urtäer“, ein späterhin
dessen Namen tragendes Kloster gegründet worden, über dessen Geschichte bis zum Jahre 566/67
ein Kapitel der Heiligenbiographien des Johannes von Ephesus handelt.° Es scheint in der
Nähe der Stadtmauer gelegen zu haben, da nach dem Bearbeiter des Zacharias, a. a ©. (S. 206,
AHRENS-KrÜGER, S. 107) Mönche desselben während der Belagerung durch die Perser in einem
der Stadttürme (Tripyrgia) die Wache hatten und von den stürmenden Feinden nach einem
Zechgelage überrumpelt wurden. Die Zahl der Mönche betrug nach Johannes von Ephesus
damals 400, und man hatte gerade mit einem großartigen Erweiterungsbaue, dessen Haustein-
fassade besonders hervorgehoben wird, begonnen, als der Persersturm hereinbrach. Ein späterer,
legendarisch ausgeschmückter Bericht über die persische Eroberung“ nennt das Kloster ein
solches Johannes des Täufers. Liegt hier kein Mißverständnis vor, so wäre seine Kirche mit
' Nämlich durch die unten näher zu berührende Notiz der syrischen Handschrift Brit. Mus. Or. 1017.
2 Vgl. über dasselbe Baunstark, Drei illustrierte syrische Evangeliare, Oriens christianus IV, (1904), S. 409—412
und Palaestinensia. Ein vorläufiger Bericht, Röm. Quartalschrift XX, (1906), S. 123—149, 157—1SS, speziell S. 179 f.
> Vgl. Wriscur, Catalogues of the syriac manuseripts in the British Museum acquired since the year 1838, 5.5.
* Der dem 8. oder 9. Jahrhundert entstammende Text liegt vor in der Berliner syrischen Handschrift Sacnau
221 fol. 74 ro — 114 vo. Die fragliche Notiz steht fol. 79 ro. Vgl. Sacnav, Verzeichnis der syrischen Handschriften
der Königl. Bibliothek zu Beılin, S. 585.
° Kap. 58 (Anecd. Syriaca II, S. 276—28S; v. Douwen, S. 181—189). Die Angaben über die Zahl der Insassen
und dem Erweiterungsbau steht S. 254 (v. Dovwen, S. 186 f.).
® In der Berliner syrischen Handschrift Sacnau 315 fol. 67 r0 — 68 vo (Fragment einer Kirchengeschichte oder
Weltchronik). Vgl. Sıchav, a.a. O.. S. 525.
166 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
derjenigen des Täufers identisch, in welcher nach (Ps.-) Dionysius, S. 8 (Übers., S. 7) im Jahre 649/50
ein Johannes, Bischof der Araberstimme, beigesetzt wurde. Wohl sicher ist jedenfalls der
letzteren die Johanneskirche gleichzusetzen, deren Zerstörung nach der Subseriptio der Bilder-
handscehrift in Jerusalem schon einige Zeit vor dem Februar 1213 erfolgte.
Einen Neubau der „großen Kirche“, welche durch die von den Persern angerichtete Ver-
wüstung notwendig geworden wäre, läßt eine legendarische Überlieferung unter Wunderzeichen
von dem berühmten Apostel des syrischen Monophysitismus, ‚Jakob Bürde’änä (gest. 578), ein-
geweiht werden.! Sicher ist, daß ein solcher Neubau auf Befehl des Kaisers Heraklius unter-
nommen wurde, wofür (Ps.-)Dionysius, S. 5 (Übers., S.5) das Datum 628/29 angibt. Nach der
nämlichen Quelle, S. 114 (Übers., 8. 96) wurde dieser Herakliusbau, nachdem er schadhaft geworden
war, in der zweiten Hälfte des 8. Jahrhunderts auf Kosten des Bischofs Abh(j), eines Periodeuten
Georg und des Archidiakons Thomas einer glänzenden Renovation unterzogen. Eine vollständige
Zerstörung hatte nach einem bei Michael d. Gr. fehlenden Bericht der Kirchengeschichte des
Bar Hebraeus? im Juli 848 ein durch Fahrlässigkeit entstandener Brand zur Folge. Ein Neu-
bau, welchen vorzugsweise die Freigebigkeit eines christlichen Vornehmen, Paqrat mit Namen,
ermöglichte, blieb, wie hier ausdrücklich gesagt wird, hinter dem Zerstörten weit zurück. Patriarch
Dionvsius fand im nördlichen Seitenschiff der „großen Kirche“ seine letzte Ruhestätte”, und
unter den im Februar 1213 zerstörten Gotteshäusern wird sie an ersten Stelle genannt.
Von einem und demselben „Martyrium* der Gottesmutter, das auf den Ruinen einer von
ihnen zerstörten jüdischen Synagoge durch zwei Mönche Simeon und Sergius einige Zeit nach
der Perserkatastrophe zu Anfang des 6. Jahrhunderts errichtet worden wäre, scheinen zwei
Stellen bei Johannes von Ephesus zu handeln.* Wir haben es hier möglicherweise mit den
Anfängen der späteren Gottesmutterkirche zu tun. Diese erscheint seit der Mitte des 11. Jahr-
hunderts als die Hauptkirche der Stadt. Die Patriarchen Johannes IX. und X. wurden nach
dem Zeugnis Michaels d. Gr. in ihr begraben’, ebenso, wie die Kirchengeschichte des Bar
Hebraeus hinzufügt’, im 12. Jahrh. Dionysius bar Salibhi. Die „große“ heißt sie im Anhang
der Profangeschichte desselben Autors’ an einer Stelle, die von ihrer am 20. Juni 1297 er-
folgten Zerstörung bei Eroberung der Stadt durch Ala el-din berichtet. Über den Wiederaufbau
im Jahre 1306/7 gibt es einen selbständig überlieferten kurzen Bericht.* Daß eine Wohnung
für den Patriarchen neben der Kirche lag, gibt eine Notiz in der syrischen Handschrift Brit.
Mus. Or. 1017 zu verstehen, laut welcher beide am 26. Dezember 1579 aufs neue durch mo-
hammedanischen Fanatismus geplündert und verwüstet wurden.”
In der Kirche eines hl. Ze‘örä wurden um die Mitte des 7. Jahrhunderts der Patriarch
Johannes 1. und ein Bischof Simeon von Edessa begraben, die beide in Amida gestorben waren.!”
! Die Überlieferung ist niedergelegt in der Johannes von Ephesus zugeschriebenen Biographie des Jakob
Bürde’änä (Aneed. Syriaca II, 8. 378-380; v. Douwen, 8. 212 £.). Über die Unechtheit dieser Biographie vgl. Kevn,
Jacobus Baradaeus, de Stichter der syrische Monophysietische Kerk. Leyden 1882, 5. 105—109.
2 Ed. ArgeLoos-Lamy 1, S. 383f.
> Vgl. Michael d. Gr. XII, 7 (S. 566; Übers. III, S.148) und darnach Bar Hebraeus in der Kirchengeschichte I, S.433.
* Die Stellen finden sich in Kap.5 und Kap. 58 (Aneed. Syriaca Il, 49 f., 284; v. Douwen, S. 33, 187). An der
ersteren die Angabe über Simeon und Sergius, an der anderen die ungefähre Datierung.
5 Vgl. Michael d. Gr. XV, 1 und 3 (8. 574, 579: Übers. III, S. 162, 171) bezw. Bar Hebraeus in der Kirchen-
geschichte I, S. 435f., 447 f.
6 1, S. 559f. — ? Chronicon syriacum, ed. Bepsan. Paris 1890, S. 598.
® Erhalten in der syrischen Handschrift Dd. 3, $! der Universitätsbibliothek zu Cambridge fol. 78 10. Vgl.
Wricmt-Coox, A catalogue of the syriae manuseripts preserved in the library of the University of Cambridge, S. 950
und auch schon Assenanı, Bibl. Orientalis III 2, S. CXAXIL f.
° Vgl. WricHt, Catalogues usw., S. 901.
» Dies bezeugen bezüglich des ersteren (Ps.-)Dionysius, S. 8 (Übers., S. 7, und Michael d. Gr. XI, 10 (S. 428,
Übers. II, S. 443), wobei jener 649/50, dieser 648/49 als Todesjahr angibt. Für Simeon liegt dagegen unter gleicher
Datierung nur das Zeugnis des (Ps.-)Dionysius, a. a. O. vor.
DiE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 167
In einem Eliaskloster ist laut Subseriptio im Jahre 1202/03 das Vierevangelienbuch Nr. 55
der Bibl. Nationale in Paris geschrieben worden.!
Eine dem hl. Kosmas geweihte war die dritte der im Februar 1213 zerstörten Kirchen.
Eine Kirche des von den Nestorianern hochverehrten heiligen Pethion befand sich nach
einer Notiz in der Handschrift Rich. 7197 des Brit. Mus. mindestens seit dem Jahre 1621/22
und bis zum Jahre 1706/07 im Besitze der sogenannten Chaldäer, d. h. der unierten ehemaligen
Nestorianer?*.,
Läßt man alle diese Nachrichten auf sich
wirken, so stellt sich der Eindruck ein, daß bei
der immer dringender notwendigen Expedition zur
Aufnahme der alten Denkmäler von Edessa und
Nisibis® doch auch Amida, schon um der zu er-
wartenden Ausbeute an christlichen Denkmälern
willen, nicht vergessen werden sollte. Einen Vor-
geschmack dessen, was den Kunsthistoriker dort
erwartet, mögen die nachfolgenden Mitteilungen
bieten, die ursprünglich mehr als Hintergrund für
die Beurteilung der Westfassade der großen Mo-
schee, als um ihrer selbst willen eingeflochten
wurden.
Ein Blick auf den vom General pE BEYLIE
entworfenen Stadtplan (oben S. 7) lehrt, daß von
den Kirchen Dijarbekrs drei nach den vorliegen-
den Angaben ein hohes Alter haben, während
die übrigen aus dem 16. und 17. Jahrh. stammen.
Zwei von ihnen liegen im Westen nahe beim Tor
von Aleppo. Es ist die „griechisch-orthodoxe*
Melkitenkirche der heiligen Kosmas und Damia-
nos (c) und die jakobitische Marienkirche (b). Der
M IO 5 oO 3) dritte, und zwar der in der Geschichte von Amida
Abb. 85. Dijarbekr, Kosmaskirche: Grundriß. bedeutungsvollste Bau liegt am Fuße der Zitadelle
im äußeren Mauerkranz, also am Nordostende der
Stadt, die Kirche des nestorianischen Klosters. Die melkitische und jakobitische Kirche sind
noch im Gebrauch, die nestorianische wird heute als Waffenhaus verwendet. Als Grundlage
der Einzelbeschreibung dienten mir ursprünglich lediglich die vom General pE BEYLIE mitge
brachten Photographien, Skizzen und Notizen; nachträglich kamen dann noch die genaueren
Aufnahmen von Gertrude LowrurAan-BELL hinzu.
1. Die melkitische Kosmaskirche (Mar Kosmo). In dem oben S.7 mitgeteilten Plane
der Stadt heißt die Kirche orthodox. Nun teilt uns Herr Poscxon mit, dal es gar keine
„Griechen“ in Dijarbekr gäbe, sie vielmehr nichts anderes als die alten Melkiten seien. „Il
n'y a pas de Grecs a Diarbekir, pas plus qu’a Damas, a Jerusalem et dans toute la Syrie et
ceux qu’on apelle Grecs catholiques ou Grecs orthodoxes sont en realite des Melkites catho-
liques ou orthodoxes.“* — Miß Benw’s Plan (Abb. 85) ist von folgender Beschreibung begleitet:
„Of the church of Mar Cosmo (Greek Orthodox) little remains, but that little is enough
to show that it belongs to the early group of ecclesiastical buildings which are so plentifully
ı Vgl. ZoTexgers, CGatalogues des manuscripts syriaques et sabeens (mandaites) de la bibliotheque nationale, S. 20.
® Vgl. Rosex-Forsnar, Catalogus codieum manuseriptorum orientalium qui in Museo britannico asservantur, S. S9.
® Vgl. Baumstark, Hoffnungen der christl. Archäologie im Gebiete der Bagdadbahn. Der Frühling I, 157 f.
* Vgl. auch Pocxox, Inscriptions semitique, p. 57, Anm. 3.
168
Abh. S6.
Dijarbekr,
Kosmaskirche:
\Westansicht
Abb. 87.
Dijarbekr,
Kosmaskirche:
Alte
Architekturreste
im Innern.
DiE CHRISTLICHEN
DENKMÄLER
VON
AMIDA.
distributed through the Djebel
Tur Abdin (davon später). The
parts of the older structure still
to be seen in Mar Cosmo (Abb. 55)
include the apse and the rectan-
gular chamber which lies before
it, possibly also the small cham-
bers to the South. The West side
of the present narthex is later
work, though the piers on the
East side and parts of the wall
belong to the original building.
I take it therefore that the West
side of the narthex of the original
church has disappeared and been
replaced by the present make-shift
piers and wall. "The present west
wall of the church, which has evi-
dently been much patched and
pulled about, bears out this view
(Fig. S6). The church is built of
stone and mortar, but the semi-
dome of the apse is of fine brick-
work. The chamber west of the
apse is laid so that its greatest
length runs from North to South;
this is not unusual in the churches
DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 169
of the distriet, but I cannot feel certain whether, in the case of Mar Cosmo, we have the original
disposition or no. The piers AA and BB look as if they had been intended to support a dome,
which would give an entirely different character to the whole building. I think it quite possible
that the original form of Mar Cosmo may have resembled closely the church of El Adra which
still stands at Khakh. (Siehe unten.) At the northern end of this lengthways nave there is an
altar resting on a mediaeval tomb. The most sigrificant fragments in the building are to be
found on and near the southernmost engaged pier of the east wall of the narthex, marked © in
the plan. On the north side of this pier there is a bit of moulding which indicates the existence
of an arch that ran from east to west. It must have separated the southern end of the narthex
from the central portion, forming a small chamber to the South of the narthex, such as that
which still .exists. (Fig. 57.) Above it, built into the east main wall, is a fine Corinthian
re
Abb. 88. Dijarbekr, Kosmaskirche: Architekturreste bei C, unter denen von Abb. 87.
engaged capital, with garlands hanging over the corners among the acanthus leaves. At a
lower level. on the west face of the pier, is another fine capital of uncut acanthus leaves
(Fig. 88). These capitals and mouldings belong to the same period as the work in other
churches of the Djebel Tur Abdin and the old parts in the Court of the big Mosque in Diar-
bekr; the profile of the arch moulding resembles many that are to be found on the lintels
and string-courses of those buildings.
The court to the west of the church and the bishop’s house still further to the west
are modern. I was unable to approach from the east owing to the houses which are built up
against the apse and therefore do not know the appearance of the church from that side.“
Beyuı’s Aufnahmen gewähren uns genaueren Einblick ins Innere. Abb. 89 zeigt die
Bilderwand. Vor ihr stehen zwei Betpulte und zwei hohe Metalleuchter; dazwischen hängt ein
Kronleuchter mit angehängten Bildern (zwölf), Lanzen, Straußeneiern usw. In der Mitte wird
die Haupttüre sichtbar. Sie ist in Quadern aufgebaut und von zwei Reihen Spitzbogen in
Amida. 22
170 Dis CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
Stalaktitenart umrahmt; an dem Segmentbogen hängt ein als Lamberquin profilierter Vorsatz,
hinter dem der Vorhang erscheint, der unten durch eine reich mit Malereien geschmückte Tür
abgelöst wird. Man erkennt daran oben die für diese Stelle typische Verkündigung. Über
der Tür eine Rautenmusterung in Fayenceart.
Zu beiden Seiten der Tür gewahrt man unten Marmorplatten, die durch je eine grolse
Raute geschmückt sind. Darüber die eigentliche Bilderwand, und zwar zunächst nach den
ebenfalls verhängten Seitentüren vermittelnd je zwei große Bilder mit metallenen Nimben, links
zunächst der Tür die Muttergottes, rechts Christus. Darüber ein Fries kleiner Bilder, dann
eine obere Reihe größerer im Kielbogen geschlossen, endlich auf dem Gesims noch eine ganze
Reihe einzelner Tafeln aufgestellt.
Abb. 89. Dijarbekr, Kosmaskirche: Bilderwand.
Betritt man das Sanktuarium, dann bietet sich der Anblick Abb. 90 mit dem Kreuzaltar
in der Mitte der breiten halbrunden Apsis. Leider ist ihre Wand mit einer dieken Kruste von
Tünche überschmiert. Man erkennt jedoch deutlich, daß es sich um die typische, von Kon‘
stantinopel, Ravenna, Parenzo usw. her bekannte Inkrustation mit kostbaren Marmorsorten
handelt, die hoffentlich eines Tages noch eine prächtige Auferstehung feiern wird. Gut erhalten
sind jedenfalls die trennenden Stege. Sie bilden unten hohe rechteckige Felder, wie man über
den zu beiden Seiten des Altars unten sichtbaren Bildern sehen kann: da kommen die spitzen,
langgezogenen Rauten zum Vorschein, die in breiten Rahmen durch einen schmalen Streifen
mit aufgelegtem Vierpaß vom nächsten Felde getrennt sind. Darüber liegt ein schmaler
Zwischenstreifen und dann folgt eine Reihe quadratischer, durch Streifen getrennter Tafeln, in
denen man kleine Medaillons angebracht sieht. Ein völlig verschmiertes Kranzgesims schließt
diese Dekoration ab. Nach pr Bryuıis Notizen müßte hier ein Ziegelfries von dieser Art
DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 171
> KKIKKKIX sitzen: „La demi-coupole a trompes n’a pas d’ornement alveole, mais une
bordure de briques entrecroisees, system byzantin.“ Ich weiß mir diese Bemerkung nicht nach
Beyrıss Photographie, wohl aber nach den Parallelen im Djebel Tur Abdin zu erklären, ebenso
die Angabe, am Ansatz der Apsis seien trompes angebracht, was auch Beyrırs Grund-
vißskizze bestätigt. Über dem Kranzgesimse folgt die in Quadern aufgerichtete Wölbung, in
deren Mitte mehrere moderne Inschriften sichtbar werden, deren Lösung ich im Verein mit
A. Baunstark versucht habe.
Die Inschrift ist in barbarischem Griechisch abgefaßt und in ihren oberen Zeilen anschei-
nend mehrfach recht schlecht erhalten. Paläographisch fallen die durchgängige Form M für N,
das Nebeneinander von &, C und S, sowie die okzidentalische Zahlenschreibung 1689 auf. In-
Abh. 90. Dijarbekr, Kosmauskirche: Inneres der alten Apsis.
haltlich sind zwei Schichten zu unterscheiden. Eine obere gibt von einer Restauration der
Kirche Kunde, eine untere besteht aus einem Gewirre von Namen, die durch Linien von-
einander getrennt werden. Die erstere Hälfte lautet, soweit leserlich:
ET®OCAAM|||
PsBIXP
1639 AMAKA
MHCTY WNAO
CTsAsPKWCM
AKAIAAMHU AU 8
(WAEEBAAOIWOH
CABPOWCTO MA
TOM --------
1172 Dis CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
d.h. zunächst einmal gewiß: "Eros "AA<eEavd>pou Bi Xp<oroü> 1659 avara<ı > vioon
o vaöog TOV d<L...?>p<...?> ou Köoua kai Aauıvavoü (siel) öde. Die in ihrer Bedeutung
zweifelhaft gelassene Abbreviatur APs dürfte, falls nicht ein Schreibfehler statt ayiov angenom-
men werden soll, avapyupov aufzulösen sein. Denn avapyupoı heißen die heiligen Kosmas und
Damianos in griechischer Liturgiesprache ständig und offiziell. Ratlos stehen wir dagegen dem
letzten Buchstabenkomplexe gegenüber. Vorzuliegen scheint eine erste Person eines aktiven
sigmatischen Aorists eraAdıwönoa oder ähnlich und ein daran anschließendes: mpög TOV aUTövV,
das sich auf 6 vaög öde zurückbezieht. Ein Verbum, wie es gefordert wird, ist uns aber nicht
nachweislich. Der Sinn muß indessen der sein, daß
der Redende an dem vaös, bzw. seiner Restauration
irgendwie tätig war, und es müssen die nun folgenden
Namen als Unterschriften zu dieser Aussage verstanden
werden, die also richtiger im Plural zu machen ge-
wesen wäre. Es sind teilweise echte „nomina barbara*,
denen weder vom Griechischen noch vom Syrischen
her beizukommen ist. Zuerst kommt, durch zwei
Kreuze eingeleitet, ein XATZH TOs KAIPs lEPEAC YWC,
was wohl sein soll: Xaton roü Küpou iepewg vIög.
„Qäjürä* steht für Küpog in syrischen Handschriften.
Darunter nach rechts zu folgt ein HPMEIMPHS (Eph-
raim?) ( lEPEMIAS, Name und Vatername durch den
Artikel 6, aber ohne toü, getrennt. Der Vatername
Jeremias allein ist klar. Links entspricht: XPICEA8AWC
T TIECKHTZAAH ®IAI, worin nur der Name XpıoTödov-
Aog und ein to0 sicher zu verstehen ist, das denselben
von demjenigen eines Vaters trennt. Ganz unklar ist
vollends eine letzte Namensangabe, in der Mitte bzw.
etwas nach links zu unterst, etwas höher: W XAM und
etwas tiefer: ATTOTTOAH.
Nach den Angaben der Priester ist die Apsis
allein alt, aus dem 10. (oder 7.) Jahrh. Durch Schrift-
quellen wird lediglich eine Zerstörung der Kosmaskirche
Abb. 91, im Februar des Jahres 1213 gemeldet (vgl. oben S. 167).
Dijurbekn, Kosmaskirches Grabaltar des bi. Kosmas Die beiden Angaben ließen sich also vereinigen, und es
käme nur darauf an, ob auch eine Datierung auf rein kunsthistorischer Grundlage sich damit in
Einklang bringen läßt, Die Apsis gehört wohl zweifellos der Zeit vor 1213 an, mehr läßt sich
vorläufig nicht sagen. Die Ikonostasis ist verhältnismäßig modern, nur die Marmorplatten unten
sind alt und gehen zusammen mit dem Altarvorsatz am Grabe des heiligen Kosmas, den Abb. 91
zeigt. Wir sehen hier die Rauten vollständig, als Mittelfüllung ist ein gleicharmiges Kreuz
genommen. Die überhöhte, bzw. in die Breite gezogene Raute wird gebildet durch eine Hohl-
kehle, der sich innen Steg und Wulst, nach außen ein flaches Band und ein Steg anschließen.
Die leeren Eckdreiecke wiederholen sich in allen in den Photographien 89 u. 91 sichtbaren Tafeln.
Ich möchte glauben, dafs auch die Tafel des Thomasaltars einst zur Ikonostasis gehörte; denn
dieser Altar ist ganz modern zusammengeflickt, die Ornamentstreifen oben und unten, gewiß
auch von anderer Stelle herübergenommen. Frägt man nach dem Alter der drei Reliefplatten
mit dem Rautenmuster, so Jäßt sich mit Rücksicht darauf, daß die Hohlkehle noch in sehr
später Zeit zum Formenschatze «der persisch-islamischen Kunst zählte, nur sagen, daß sie wohl
noch der zweiten Hälfte des ersten Jahrtausends angehören dürften. Über dieses Motiv wird
unten in dem Abschnitte über die Profilierung zu sprechen sein. An dieser Stelle wäre noch
DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 173
zu handeln über die Architekturreste, die Miß Bern am Pfeiler © aufgenommen hat, im be-
sonderen über ein Pilasterkapitel, daß pe Beynı& in der Kosmaskirche photographiert hat.
Wegen seines hohen kunsthistorischen Wertes wird es jedoch in einem eigenen Abschnitte
mit anderen gleichalterigen Stücken zusammen vorzuführen sein.
Die Kirche des nestorianischen Klosters! dient heute zur Hälfte als Waffendepot. Sie liegt
in der Zitadelle an der Stadtmauer von Dijarbekr, so zwar, daß das Apsisfenster sich in der
Stadtmauer befindet. Hier sollen die Perser im 6. Jahrh., als sie Amida einnahmen, durch
Verrat der Nestorianer eingelassen worden sein. Ist diese Legende richtig, so haben wir es
mit einem der ältesten Kirchenbauten von Amida zu tun. Es ist daher doppelt zu bedauern,
daß die Behörden dem General ps BeyLıE keine photographische Aufnahme des Innern ge-
statteten. Immerhin genügt das Wenige, das unser Gewährsmann notieren konnte, um zu
zeigen, daß wir es mit einem Denkmal von durchschlagender Bedeutung für die Kunstgeschichte
zu tun haben. Nach der Lokaltradition ist die Kirche im 4. Jahrh. entstanden, 518 unter
Anastasios erneut und im 14. oder 15. Jahrh. in eine Moschee, später wohl erst in ein Waffen-
magazin verwandelt worden. Dazu ist zu vergleichen, was
oben S. 165 über die Johanneskirche gesagt worden ist.
Nach der Grundrißskizze (Abb. 92) handelt es sich um
eine Doppelkirche. BEyLı£ gibt an, sie sei ganz in Ziegeln aus-
geführt. Das bestätigt auch Buckınenuan, Travels in Mesopo-
tamia, London 1827, I, 375 (in der Beschreibung der Zitadelle):
„One of the places used as a stable presents the ruins of a
handsome and noble edifice, with finely-constructed domes
of brick work, and a beautiful door with columns and pilasters,
most probably the remains of an old Christian building.“ Ganz
anders urteilt H. ps Herr, der übrigens auch in der Beurteilung
der berühmten Fassaden im Hofe der Moschee, so genau er auch
sah und beschrieb, geirrt hat. Da sein Bericht zusammen mit
den Notizen BeyLigs den ganzen Schatz unseres Wissens über
die wertvolle Doppelkirche des nestorianischen Klosters bildet, Abo 82. Diiarnekr,
drucke ich den Absatz hier vollständig ab: H. px Herr, Voyage Nestorianische Doppelkirche: Grundrißskizze.
en Turquie et en Perse 1847, II, p. 441: „Une vieille mosquee
situde a cöte du palais du pacha dans l’enceinte de la eitadelle, &tait, dit-on, une ancienne &glise
grecque. Je crois au contraire que c’est une mosquee construite du temps des califes .... on
en a fait un magasin pour l’artillerie.*“ Und weiter p. 450: „La mosquee situede tout & cöte
du palais (dans la citadelle) et qui passe pour avoir appartenu au culte chretien, ne me parait
nullement, A un examen serieux, avoir eu cette primitive destination. En voiei la description,
qui se rapproche beaucoup de celle des anciennes mosqudes de Brousse: Precede d’un vestibule
quadrangulaire, aujourd’hui en ruines, l’edifice se compose de deux parties distinctes: 1° de la
nef en croix, decorde de huit colonnes angulaires, au-dessus desquelles s’eleve le meme nombre
de pendentifs formant le cercle qui supporte la voüte spherique, construite en briques; 2° du
sanctuaire, seconde nef ornee de chaque cöte de quatre colonnes soutenant des arceaux en plein
eintre, domines par des murs droits qui supportent une voüte elliptigue egalement en briques.
Derriere les colonnes regnent des galeries laterales, de facon A prendre en totalit& la largeur de
la grande nef. Les moulures des dites colonnes appartiennent au style grec de la decadence.
3
$
8
b)
Y
ı Dieser Abschnitt ist zuerst in der Zeitschrift für Architekturgeschichte III, S. 1—15 erschienen. Die mir zur
Verfügung stehenden Aufnahmen der nestorianischen Doppelkirche sind so unsicher und der Bau doch so wichtig,
daß ich möglichst rasch einen Architekten veranlassen wollte, sich an die Aufnahme zu machen. Bisher ist mir
keine solche zugegangen.
174 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
A lextremite du sanctuaire s’eleve un mur droit; de belles sculptures orientales deceorent la
porte du vestibule exterieur, mais on ne voit aucune trace de minaret A cöte de la mosquede.*
H. oe Hers sah also noch, wenn auch in Ruinen, ein viereckiges Vestibül, dessen Portal
offenbar das dekorative Hauptstück des Baues darstellte. Er spricht von „belles sculptures orien-
tales“, und Buckinsnam nennt es „a beautiful door with columns and pilasters.“ Es sei darauf
hingewiesen, daß nach Johann von Ephesos die Johanneskirche eine Steinfassade hatte, die zur
Zeit des Persersturmes im Bau war, Davon unten mehr. Dieses Vestibül ging der eigent-
lichen Kirche voraus, lag also wohl, da sich die Kuppelräume von West nach Ost folgen,
im Westen. Heute ist auch (die Westkuppel, die H. ve Her „nef en croix* nennt, zur
Hälfte eingestürzt, die Ostkuppel, das „sanctuaire“, beherbergt die Waffensammlung. Beide
Kuppeln haben den gleichen Durchmesser von 17,10 m. Sie ragen über quadratischem Unter-
bau auf; die Art der Überleitung aus dem Quadrat ins Achteck ist verschieden, aber in jedem
einzelnen Falle sehr beachtenswert. Das Westquadrat wird durchsetzt von vier durch Tonnen
überwölbten Kreuzarmen von je 4,50 m Breite und Tiefe; das Ostquadrat übernimmt den öst-
lichen Kreuzarm und führt ihn im Osten als Apsis weiter, Jäßt aber die Querung im Norden
und Süden fort. Wenn die acht Säulen, die im Westraum die acht Spitzbogen tragen, auf
denen die Kuppel ruht, in den Ecken eines gleichsei-
tigen Oktogons stehen, was doch zu erwarten ist, so
müßten sie eine Achsenweite von 6,60 m haben, könn-
ten also nicht unmittelbar in den Ecken der Kreuzarme
aufragen, wie das Beyuıs Skizze zeigt, sondern ihre
Achse würde dann jederseits 1,10 m neben die Ecke
geschoben sein. Über den runden Säulen sind in den
Zwickeln zwischen den Spitzbogen Stalaktitenornamente
angebracht. Sie weisen zum mindesten auf eine Re-
stauration in islamischer Zeit, vorausgesetzt, daß es
wirkliche Stalaktiten und nicht einzelne Nischen, drei
oder fünf übereinander sind, eine Kombination, die auch
schon in frühehristlicher Zeit möglich wäre. H. pe Hern
spricht ebenfalls von den acht Säulen, die er „angu-
laires“ nennt, und erwähnt die acht Zwickel — penden-
tifs — darüber, welche die sphärische Ziegelkuppel
x tragen. Als Parallele für diese Art der Lagerung einer
Abb. 93. Milet, Moschee: Kuppelkonstruktion. Kuppel über acht Säulen, die unmittelbar vor der Wand
in den Ecken des Achsenkreuzes stehen, ist von alt-
christlichen Beispielen etwa S. Giovanni in fronte in Ravenna um ca. 450, von islamischen z. B.
die Selimije in Andrianopel um 1550! zu nennen. Als Beispiel einer solchen Ziegelkuppel bilde
ich Abb. 93 meine leider recht schlechte Aufnahme der 1501 entstandenen Moschee in Milet ab, die
ebenfalls quadratischen Grundriß hat und durch acht Spitzbogen ohne Säulen in das Kuppel-
rund übergeleitet wird. Die Zwickel werden wie in Amida durch Stalaktiten gefüllt. Die Kuppel
von Milet ist so durchlöchert, dafs sie nächstens wohl einstürzen wird.
Im Ostraun ist die Konstruktion in einer Art durchgeführt, wie sie für den Osten als die
typische neben der byzantinischen mit dem Pendentif gelten kann: die Ecken sind durch große
Nischen, Trompen, übersetzt. So habe ich sie in den Schenuteklöstern in Sohag schon für das
5. Jahrh. nachgewiesen und so kommen sie im Kloster von Kodja Kalessi in Kilikien wahr-
scheinlich schon im 4. Jahrh. vor.” Sie sind dann vom Islam übernommen, in ihrer Zahl vermehrt
' Eorem-PascHa, W'architecture ottomane, pl. I der Monographie über diese Moschee.
® Srrzycowssı, Kleinasien, ein Neuland, S. 113,
DiE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 175
und endlich zur Stalaktite ausgebildet worden. Hier im nestorianischen Kloster von Amida
hätten wir also in der Ostkuppel die Urform, in der Westkuppel ein späteres Resultat der Ent-
wicklung vor uns. Auch für die Ostkuppel gilt, daß die Ecktrompen nicht in den Ecken der
von West nach Ost durchgehende Arme von 4,50 m Durchmesser einsetzen, sondern gegen
deren Ecken etwas zurückspringen dürften. H. pe Herı konstatiert eine elliptische Kuppel, auf
seine Beschreibung wird später näher einzugehen sein.
Über den Eindruck des Äußeren dieser Kirche von der Mauerseite her orientiert eine Auf-
nahme (Abb.94), die ich Dr. Hugo Grorue verdanke. Sie zeigt links ein weißes Gebäude mit Eck-
quadern und einem Giebelvorbau, dem über der Stadtmauer selbst ein kleiner Pavillon entspricht.
Dieser hebt sich ab von einem Kuppelbau, der die in Rede stehende Ostkuppel (das Waffen-
depot) der nestorianischen Doppelkirche darstellt. Man sieht die rechteckige, die Mauer über-
ragende Apsis mit dem großen, tiefen Bogen, der dem Licht Zutritt zum Fenster gewährt, da-
hinter die helle Kuppel, die rund aus viereckigem Unterbau hervorwächst, dann folgt das zu-
erst beschriebene Gebäude, der weiße Serail des Divisionsgenerals von Dijarbekr. Über dem Giebel
Abb, 9
Dijarbekr, Nestorianische Doppelkirche:
Die Ostkuppel
Abb, 95. Dijarbekr, Nestorianische Doppelkirche: Die Westkuppel
des Vorbaues sieht man die dunkle, oben horizontal abschneidende Masse der halb eingestürzten
Westkuppel hervorkommen. Eine weiter unten abzubildende zweite Aufnahme derselben Stelle
der Stadtmauer wird diesen Befund bestätigen, aber die Kuppel nicht breit und massiv, sondern
schmal und spitz zeigen, was auf die elliptische Grundform zurückzuführen sein mag.
Wir können dem Leser eine Detailaufnahme der Westkuppel bieten (Abb.95), nach einer
Photographie, die pr Beyuı£ in Dijarbekr gekauft hat und die das Hötel du general de division auf
der Zitadelle rechts im Vordergrunde, und zwar von der Rückseite gesehen, zeigt.' Uns interessiert
lediglich die dahinter auftauchende Kuppel und die Mauern der nestorianischen Kirche. Wenn
DE Herı, recht hat und eine oder beide Kuppeln elliptisch sind, dann sehen wir hier wohl eine
Breitseite, und zwar die südliche. Sie ist außen polygonal in Quadern ummantelt. Der Einzelseite
in der NS.-Achse entsprechen paarweise jedenfalls vier Seitenflächen; es könnte sich also um ein
langgezogenes Zwanzigeck oder dgl. handeln. Darüber kommt die eigentliche Kuppel — wohl
in Ziegeln — hervor; man sieht noch einzelne Ziegelrippen der Bedachung. Die Quaderum-
ı Vergrößert nach einer ganz kleinen Aufnahme; daher etwas verschwommen.
176 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
mantelung ist durch das in jede einzelne Seite gebrochene Rundfenster als Tambour gekenn-
zeichnet. Diese Fenster sind, soweit sichtbar, heute vermauert. Die Mauern darunter scheinen
ebenfalls aus Quadern errichtet. Sie zeigen flache Dächer, das mittlere höher, mit einem Strebe-
pfeiler an der Ecke, wie er auch für die Mauern von Amida charakteristisch ist. Die Galerien
an der Nord- und Südseite der elliptischen Kuppel müssen also in der Achse Räume haben,
die höher sind als die Eekräume. Das leitet über auf die Bildung der Nebenräume überhaupt
(Abb. 92). Die Apsis der Ostkirche ist viereckig, wie ps Herz bestätigt; ihr zur Seite liegen die
beiden für den Kult erforderlichen Kammern. In der Skizze sind die Zugänge nicht ange-
Abb. 96. Hosios Lukas: Das Katholikon.
deutet. Die Westkirche ist ganz umschlossen von Räumen, die überall von gleicher Breite,
4,50 m, aber nur in den Ecken quadratisch sind. Zwischen diesen Ecken und den Kreuzarmen
bleiben ca. 6,30 ın lange Rechtecke übrig, über denen Beyum ovale Kuppeln zeichnet. Daß
solche in Mesopotamien auch für die großen Zentralkuppeln verwendet werden, hat das ovale
Oktogon von Wiranschehr gezeigt, das 34,50 auf 32 m Durchmesser hat.'
An dieser Doppelkirche ist mit Rücksicht auf die kunstgeschichtliche Stellung von Amida
zweierlei im allgemeinen hervorzuheben, erstens die Tatsache des Vorhandenseins eines solchen
Doppelbaues an sich und dann die Anwendung des kreuzdurchsetzten Kuppelquadrates oder
! Kleinasien, S. 97.
DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 177
Oktogons als Grundtypus. In ersterer Hinsicht wird dieses Buch noch weitere Überraschungen
bringen, in letzterer sei gleich hier auf die große Bedeutung dieses in Amida nachgewiesenen
Beispiels eingegangen.
DIE PERSISCHE KREUZDURCHSETZTE TROMPENKUPPEL.
Im Jahre 1896 habe ich die Aufmerksamkeit auf eine Gruppe von Kirchen in Hellas und
auf Chios gelenkt!, die alle entgegen dem jüngeren Typus der byzantinischen Kuppelkirche
eine eigenartige Raumverteilung und Konstruktion zeigen. Während die byzantinische Kreuz-
kuppelkirche in die Flucht der Hauptapsis vier Stützen stellt und das so gebildete Quadrat
durch Pendentifs in das Kuppelrund überleitet, spannt die ältere Kreuzkuppelkirche die Kuppel
vor allen drei Apsiden aus, verwendet auch nicht vier, sondern acht Stützen als deren Träger
und ordnet sie paarweise zuseiten der Achsen
an. Die zwischen diesen Stützenpaaren übrigblei-
benden Ecken des Kuppelquadrates werden nicht
durch Pendentifs, sondern durch Trompen in das
Kuppelrund übersetzt.
Hauptbeispiele dieser Bauart sind die beiden
besterhaltenen und architektonisch reichsten Klo-
sterkirchen von Hellas, Daphni bei Athen und
das Katholikon von Hosios Lukas, beide der Zeit
um das Jahr 1000 angehörig. Ich gebe hier
(Abb. 96) den Grundriß und die Innenansicht die-
ser letzteren Kirche nach den Aufnahmen von
ScuhuLTz und BArNsLEY.” Man gehe aus von dem
tund der Kuppel. Es wird umschlossen von
einem Achteck, dessen Seiten genau zwischen den
paarweis angeordneten Pfeilern und dem diago-
nalen Abstand ihrer inneren Ecken liegen. Die
Räume zwischen den Pfeilern bilden das in den
Achsen liegende Kreuz, Nebenräume in den vier
Ecken ergänzen dieses Mittelkreuz zu einem
nach außen rechteckigen Baukristall. Im Aufriß
sieht man über dem Erdgeschoß Emporen an-
geordnet; über ihrem Kranzgesims beginnen die purssehe ee ekaeens
Gewölbe. Die Pfeilerpaare werden in den Achsen von Hosios Lukas
durch breite Gurtbogen verbunden. Das für den
Bautypus entscheidende Motiv aber sitzt über den diagonalen Achteckseiten: jene über die
Quadratecken gespannten Nischen, die man gern als Trompen bezeichnet. Es sind in den Ok-
togonseiten Bogen, die sich dann trompetenartig nach den einspringenden Kanten und der
Ecke des Quadrates einziehen. Die Trompe bildet im Grundriß ein rechtwinkliges Dreieck.
Um das Motiv dieser Ecktrompe in seiner Eigenart recht deutlich zu machen, gebe ich
hier noch (Abb. 97) die Photographie einer solchen einspringenden Ecknische des Katholikons
von Hosios Lukas mit der Darstellung der Geburt Christi. Man sieht von unten herauf die
mit Marmor inkrustierten Wände der Emporen aufsteigen, in der Ecke stoßen zwei rundbogige
Öffnungen mit eingestellter Mittelsäule und Balustraden zusammen. Darüber die Bogen des
Oktogons, dann das Kranzgesims der runden Kuppel. In den Zwickeln die Medaillons einzelner
Abb. 97.
! Byz. Zeitschrift V (1896), S. 140f.
2 The monastery of Saint Luke, pl. 4.
Amida.
178 Die CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
Heiligen. Von den Bogen ist der am linken Rande offen; er liegt in der Achse des Quadrates,
ist daher als Kreuzarm nicht geschlossen. Der Bogen in der Mitte der Aufnahme aber ist in
einem halben Trichter oder Kegel nach der Quadratecke zu abgemauert. Am Rande umzieht
ihn ein Ornament, die 'Trichterfläche ist geschmückt mit dem Mosaik der Geburt Christi. Das
ist die typische Ecktrompe.
Ich blicke von diesem Beispiel unmittelbar zurück auf die Kirche des nestorianischen
Klosters in Amida. Die Ostkuppel ruht dort nach pe Herr auf den gleichen Ecktrompen in der
Diagonale des durch sie über dem Grundquadrat errichteten Oktogons, während der eine Kreuzarm
mit dem Stützenpaar hinüberleitet nach der Westkirche, die im Grundriß den reinen Typus der
kreuzdurehsetzten Trompenkuppel vertritt, nur haben die Kreuzarme zwischen den Stützenpaaren
in den Achsen nicht die volle Breite der Seite des in das Quadrat eingeschriebenen regel-
mäßigen Achteckes. Die Säulen halte ich noch für alt, die Spitzbogen aber mit den zum
Kuppelrund überleitenden Stalaktiten für eine jüngere Restauration, entstanden vielleicht nach
einem Kuppeleinsturz. Dagegen könnte m. E. alt sein die Ergänzung des Kuppelkreuzes durch
Eckräume zum kubischen Baukristall.
Es unterliegt kaum einem Zweifel, daß das System der Raumverteilung und Konstruktion
hier im nördlichen Mesopotamien im Prinzip genau das gleiche ist wie drüben in Hellas. Wie
ist diese Tatsache zu erklären? Ist dieser Typus in beiden Gebieten unabhängig entstanden,
liegt eine direkte Abhängigkeit vor oder vermittelt zwischen beiden Gebieten ein drittes?
Als ich vor vierzehn Jahren die Glieder dieses Typus in Hellas zusammenstellte, ging ich
aus von einem neuen Beispiel, der Nea Moni auf Chios. Für dieses Kloster aber meldet die
Überlieferung, daß seine Kirche auf Befehl des Kaisers Konstantin Monomachos im Jahre 1042
von einem byzantinischen Hofarchitekten begonnen und unter Zuführung kostbaren Materials
aus der Hauptstadt ca. 1056 vollendet wurde. Es lag der Schluß nahe, daß diese Klosterkirche
wie die beiden etwas älteren in Hellas — auch für Hosios Lukas meldet die Legende den Zu-
sammenhang mit Byzanz — „den am Schluß der makedonischen Periode in Konstantinopel
gültigen Typus des Kirchenbaues lieferte“. Diese Annahme erhielt scheinbar ihre Bestätigung
dadurch, daß ich nachträglich' nach der Beschreibung bei Clavijo’ wenigstens eine Kirche am
Bosporus nachweisen zu können glaubte, die des heiligen Johannes „de la piedra“, die mög-
licherweise diesen Typus gezeigt hat.
Inzwischen ist vor kurzem eine ohne mein Zutun entstandene Arbeit erschienen?, die,
freilich ausgehend von der Annahme, daß in Konstantinopel kein Vertreter dieses Typus nach-
zuweisen sei, zu dem Resultat gelangt, es sei die Möglichkeit einer Beziehung zur Reichshaupt-
stadt überhaupt auszuschließen. Dieser eigenartige Typus, und zwar im besonderen die Ver-
wendung von Eeknischen mit Säulen, sei vielmehr entweder direkt von Ägypten nach Klein-
asien übertragen worden, wo er schon in früher Zeit konstruktiv durchgebildet erscheine, oder
die Entwicklung gehe in beiden Fällen wenigstens auf denselben Ausgangspunkt zurück, der
vielleicht in Syrien zu suchen sei. Damit ist ein neuer Angriffspunkt in dem von mir vor
fünf Jahren aufgestellten Problem „Orient oder Byzanz“! geschaffen. Es wird sich nun zu-
nächst darum handeln, festzustellen, auf welchem Wege man zu der neuen Auffassung über
die Provenienz des Typus gelangt ist. Ausgangspunkt muß die Frage nach dem kreuzförmigen
Grundriß überhaupt sein.
Im 4. Jahrhundert sprechen literarische Quellen öfter vom kreuzförmigen Typus. Gregor
von Nyssa beschreibt ihn zwischen 379—394 in einem Briefe an den Bischof Amphilochios
ı Byzantinische Zeitschrift, X (1901), S. 224.
° Historia del gran Tamerlan (Unger-RicHter, (Quellen, S. 247, No. 660).
° FRIEDENTHAL, Das kreuzförmige Oktogon, Karlsruhe 1908, S. 16 und 27.
* Die Miniaturen des serbischen Psalters. Denkschriften der Wiener Akademie, LII, S. 57.
DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 179
von Ikonium.* „Ein Kreuz ist der Grundriß der Kapelle“, die Mitte wird gebildet von acht
im Kreise angeordneten Stützen, zwischen denen sich in den Diagonalen Nischen ausbuchten,
während die Kreuzarme in den Achsen liegen. Von dieser Art sagt Gregor: „Die Verbindung
der Räume ist so hergestellt, wie man es durchgehends bei dem kreuzförmigen Typus (ev tw
otaupoeıdei turw) findet.“ Diese Art von Bauten müssen also damals in Kleinasien bereits all-
gemein in Anwendung gewesen sein. Es überrascht daher nicht, diesen Typus auch bei der
332 in Mailand erbauten Apostelkirche angewendet zu sehen; Ambrosius, der in der Gründungs-
inschrift ausdrücklich von der „forma crueis“ spricht”, stand mit den kleinasiatischen Bischöfen
in naher Verbindung. Die Anregung für Ambrosius, der kurz vorher in Konstantinopel ge-
wesen war, wie für die Verbreitung dieses Typus im allgemeinen, dürfte, nahm ich an?, das
Mausoleum gegeben haben, das Konstantin für sich und die Apostel in Konstantinopel erbaute.
Gregor von Nazianz sagt von diesem, daß es sich kreuzförmig nach vier Seiten ausdehne
(mAeupais OTAUPOTÜNOIG TETPAPXO Teuvöuevov). Neuerdings ist eine andere Beschreibung gefunden
worden*, die um 1200 von Nikolaos Mesarites, also mehr als S00 Jahre später, verfaßt ist und
in der das Gebäude genannt wird: kugelförmig und kreisrund, wegen des beträchtlichen Um-
fanges durch eine dichte Reihe von ringsum laufenden Pfeilern der Halle gegliedert (opaıpoeıöng
Kal KUKÄIKÖG OÖ OUUTTAS OUTOS Vvaog, dIü TO TTOAUXWPNTÖTEPOV WG OlUML TOU OXNUATOG TTUKVOIG TTEPIKÜKÄW
OTWikolg Ywviaıg Kutateuvöuevog). Daraufhin wird der Vers des Gregor von Nazianz als Inter-
polation und das Mausoleum als Rundbau ohne Kreuzdurchsetzung hingestellt”? Nach dem
Material, das mir in dieser Frage jetzt vorliegt, möchte ich doch zur Vorsicht mahnen und zu-
nächst noch bei meinem Standpunkte beharren.“ Es ist durchaus möglich, daß ein Bau gleich-
zeitig Rundbau und kreuzförmig ist.
Der kreuzförmige Kirchenbau ist dem 4. Jahrhundert vollkommen geläufig. Er wird
daher wohl älter sein als diese Zeit. In der Tat stellt er sich dar als die oberirdische Parallele
zu einer uralten, im hellenistischen Oriente heimischen Form des Grabbaues. Ausgangspunkt
nämlich ist, wie ich schon „Orient oder Rom“, S. 20 annahm, die entgegen Rom im ganzen
übrigen Reichsgebiete übliche Form der Katakombe.‘ Diese war, in den Fels gearbeitet, eine
kreuzförmige in der Art, daß sich an ein Mittelquadrat in den Achsen Kammern anschlossen.
Sobald man anfing, die Grabstätten über der Erde zu errichten, zugleich aber an dem traditio-
nellen Typus der Raumyerteilung festhielt, war in die Entwicklung der Architektur ein neues
Problem getreten. Vor allem handelte es sich um die Art der Eindeckung des Mittelraumes,
von dem die Kreuzarme in den Achsen ausgingen. Die Masse der kleinasiatischen Bauten®
zeigt, wie das Mausoleum der Galla Placidia in Ravenna’ und die Kirche in Casaranello!”, das
in der Katakombe herkömmliche Mittelquadrat überwölbt durch eine einfache Hängekuppel.
Gregor von Nyssa stellt in die Kreuzung der Arme ein Oktogon, in Persien dagegen — und
das ist für uns das Entscheidende — wird man von vornherein die Trompenkuppel über das
Quadrat gesetzt haben. Das war landesüblich, wie hier kurz gezeigt werden soll.
ı Kleinasien, ein Neuland, S. 71f.
®2 Ebenda, S. 137.
® Ebenda, S. 138.
* A. HEIsENBERG, Die Apostelkirche in Konstantinopel, S. 107.
Vgl. das Mausoleum Diokletians in Spalato oder das des Theodorich in Ravenna.
Vgl. auch meine Anzeige des Heısexgers'schen Buches in der Beilage der Münchener Neuesten Nachrichten
vom 3. März 1909, No. 51.
? Vgl. darüber jetzt Scaurtze-FÜHrer, Die altchristlichen Grabstätten Siziliens. Dazu meine Besprechung Byzan-
tinische Zeitschrift, XVII (1908), S. 278.
a u
® Kleinasien, ein Neuland, S. 135f. und Miß Lowrutn Berr, Revue arch. 1906. Dazu jetzt Rausay-Berr, The
thousand and one churches, p. 340 f.
® Das von der Apostelkirche in Mailand gewiß unabhängig ist. Vgl. FriEDexTHAL, S. 56.
10 HasELorr, Boll. d’arte, I (1907). Vgl. Byzant. Zeitschrift, XVIIL (1908), S. 640.
23%
150 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
Schon in den Palästen des Fars findet sich die Trompenkuppel über dem Quadrat. Ich
gebe (Abb. 95) den Grundriß und (Abb. 99) die Trompenansicht eines Saales im Palast von
Serbistan.' Man sieht, wie da eine tonnengewölbte Vorhalle nach dem kuppelgewölbten Haupt-
saale führt, dessen Wände bereits von kreuzförmig in den Achsen liegenden Nischen mit Durch-
gängen nach den übrigen Räumen hin durchsetzt sind. Über dem Grundquadrat in Stein liegt
eine Ziegelkuppel, die zur Basis eine Übergangssphäre hat, in der als Hauptmotiv die Trompe
auftritt. Diese Region bildet zugleich den Tambour insofern, als neben der Trompe rechts ein
Fenster (heute geschlossen) sichtbar wird. Die Trompe selbst besteht aus Steinen, die sich nicht
sehr regelmäßig zu
immer größeren
Spitzbogen über Eck
stellen. Über diese
Details gibt näheres
DiruLAaroy, a. a. 0.
Eine ähnliche
haumverteilung und
Konstruktion findet
sich an dem früh-
islamischen Khali-
fenpalaste von Sa-
marra im südlichen
Mesopotamien. Ich
gebe (Abb. 100) den
Grundriß nach der
Abb. 98. Serbistan, Palast: Grundriß.
Aufnahme von
Herzrenn.? Wir sehen wieder den großen Saal mit der
hier mehr in die Tiefe gezogenen und dreiteiligen Vor-
halle. Der Saal
| ist quadratisch,
aber leider ganz Abb. 99. Serbistan, Palast: Ecktrompe.
zusammenge-
stürzt. Herzresp nimmt wegen der geringen Mauerstärke
und der Raumweite von fast 17 m an, daß er wohl nur
von einer flachen Decke auf Stützen überspannt gewesen
sein könne. Die beiden Kuppeln des nestorianischen
Klosters in Amida dürften den Gegenbeweis erbringen.
Davon später. Hier sei zunächst eingegangen nicht auf
den Saal selbst, sondern auf die Einwölbung der beiden
Nischen, die sich hinter die seitlichen Bogenöffnungen der
Fassade legen. Ich darf dafür hier zwei Neuaufnahmen
DR von Miß Bern vorbringen. Abb. 101 zeigt die Gesamtfas-
7, m -sade”. Im Hintergrunde der seitlichen Bogen erscheinen
Abb. 100. Samarra, Dar al-Kalifa: Grundriß die Ecktrompen, die Abb. 102 in einer Detailaufnahme
wiedergibt. Diese Seitenvorhallen sind im Grundriß halbe
Quadrate; die Trompen befinden sich in der Kämpferzone entsprechend der Stelzung der Fas-
! Nach den Aufnahmen von Fraxnın et Coste, Perse aneienne, pl. XXVIH. Vgl. Dieurarov, L'art antique de la
Perse, vol. IV, pl. II. Danach pl. V ist Abb. 6 angefertigt.
® Samarra, Berlin 1907, S.5 u. 13.
> Nach einer Aufnahme von Miß Bent.
DiE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 151
Abb. 101, Samarra, Dar al-Khalifa: Frontansicht.
sadenbogen in den hinteren Ecken. Sie sind hier in horizontalen Schichten als richtige spitz-
bogige Nischen gebildet. Es scheint also, daß die Trompe sehr verschieden ausgeführt wurde.
Abb. 102. Samarra, Dar al-Khalifa: Ecktrompe
Mir ist noch ein Beispiel am Torbaue auf der Zitadelle von Rabat Amman im Moab zur Hand,
einem Baue, der ebenfalls zweifellos persischen bzw. frühislamischen Ursprunges ist." Abb. 103
ist nach einer Aufnahme von Bruno Senunz hergestellt. Wir sehen die Ecke eines der Kreuz-
1 Mschatta, Jahrbuch der preuß. Kunstsamml. 1904, S. 350.
152 Die CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
arme, die das Mittelquadrat durchsetzen. Die horizontalen Steinschichten laufen die Ecke über-
kragend durch, die Nische ist rein atavistisch durch eine umlaufende Kante angedeutet. —
Ich verzichte darauf, an dieser Stelle die Weiterentwicklung der Trompe durch Vervielfältigung
zu dem von uns „Stalaktiten“ benannten Gebilde zu
verfolgen — Abb. 104 mag den Weg andeuten, den das
Motiv genommen hat (davon später) — wende mich
vielmehr ihrem Auftreten in der altchristlichen Kunst zu.
Es ist keineswegs ausgeschlossen !, daß Trompen
schon in den kreuzdurchsetzten Kuppeln des 4. Jahrh.
vorkamen, waren sie doch nachweislich um diese Zeit
im Gebrauche, sobald es sich um Überführung eines
Quadrates in das Kuppelrund handelte. Beweis da-
für sind in Kleinasien der Kuppelturm von Khodja Ka-
lesi, in Ägypten die Kuppeln des Roten und (in der
\bb. 103. Amman, Torbau: Scheintrompe. Restauration) die des Weißen Klosters bei Sohag. Trotz-
dem ich die Beispiele bereits „Kleinasien, ein Neuland,
S. 113 f.* zusammengestellt habe, sei hier eines der Klischees nochmals wiederholt. Es ge-
schieht das deshalb, weil in diesen Beispielen das Trompenschema von einem für Amida be-
Abb. 104. Eskisehchr, Ulu Djami: Stalaktitenbildung
deutungsvollen Motive, der Säule, begleitet ist. Wir sehen (Abb. 105) in Deir el ahmar über
den Schildbogen des quadratischen Kuppelraumes einen 'Tambour, dessen Ausstattung im
kleinen einen Begriff geben kann von dem mit Säulen geschmückten Westraum des nesto-
rianischen Klosters, dessen Kuppel eingestürzt ist. Wie dort spannt sich über die Ecke der
auf den Säulen ruhende Spitzbogen, wie dort sind in den Achsen leicht statt der Rund-
vielmehr Spitzbogen zu denken, die hier das Fenster, wie dort die Kreuzarme übersetzen.
\Wie FRIEDENTHAL, a. a. O., annimmt.
DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 183
In beiden Fällen entspricht die Breite nicht der Achteckseite, Kreuzarm und Fenster sind
schmäler. In Amida ist das Säulenschema vereinfacht, S Säulen statt 24. Ein Mittelding mit
12 Säulen im Tambour von Kodja Kalessi. Eine Parallele mit 8 Säulen wie im nestoria-
nischen Kloster von Amida wird unten aus dem nahe dem Euphrat gelegenen Resapha vor-
geführt werden.
%s gibt auch im Mittelmeer-
gebiete ein Gebäude, das dem
Kloster von Amida in der Säulen-
verteillung sehr nahe kommt, die
am jonischen Gestade stehende
Nea Moni auf Chios, jenes Kloster,
von dem seinerzeit meine Unter-
suchung der ganzen Baugruppe
ausging. Inzwischen ist das In-
nere so entstellt worden, daß ich
mich dafür nur auf meine eigenen
Aufnahmen berufen kann. Der
Grundriß (Abb. 106)! zeigt einen
quadratischen Saal, den nur im
Osten und Westen Nebenräume
umgeben, während die Kuppel im
Norden und Süden lediglich auf
den Umfassungsmauern ruht —
wie in der Ostkirche von Amida.
Trotzdem ist der kreuzförmige
Grundrißß angedeutet durch Ni-
schen, die in die Oberwände gelegt sind’, und vor allem — wie in der Westkirche des nesto-
rianischen Klosters von Amida — durch Säulen, die in den acht Ecken der Kreuzarme stehen,
In der Nea Moni kommt dabei überdies ein Motiv zur
Anwendung, das als spezifisch persich bezeichnet wer-
den muß, die Anordnung der Säulen in Paaren. Man
blicke zurück auf Abb. 98, den Grundriß des Palastes
von Serbistan® und wird die Längssäle zu beiden Seiten
der zentralen Kuppel mit demselben System von Doppel-
säulen und Nischen ausgestattet finden wie in dem Klo-
ster von Chios. Dabei kann kein Zweifel sein, daß
hierin Persien der gebende Teil ist, besonders seit durch
das nestorianische Kloster von Amida und ein genaueres (Ss on au? So ons ara Te
Verfolgen der Konstruktionsart deutlich geworden ist,
daß dieser Kirchentypus als der wahrscheinlich spezifisch
persische angesprochen werden darf. Es spielt dabei
gar keine Rolle, daß für Hosios Lukas und die Nea Moni Bauleute aus Konstantinopel als
Schöpfer genannt werden; der Typus wäre dann eben, was ohne weiteres anzunehmen ist, auch
durch die Reichshauptstadt hindurchgegangen. Es ist. aber auch möglich, daß nur die kostbare
Innenausstattung der beiden Klosterkirchen auf Kosten des Hofes zu setzen ist, während der
Abb. 105. Trompenkuppel im Roten Kloster bei Sohag. (Mit Genehmigung der
J. €. Hinrichs'’schen Buchhandlung wiederholt aus STRZYGOWSKT, Kleinasien.)
—]
1.
Abb. 106. Nea Moni, Kirche: Grundriß
! Nach Wurrr, Das Katholikon von Hosios Lukas, S. 20.
®2 Dabei wird die Wand im Norden und Süden so dünn und ähnlich durch ein Fenster durchbrochen wie in
der Kuppel von Kasr ibn Wardan. Vgl. BurLers Monographie in der Princeton Expedition.
® Details bei Dirvraroy, a. a. O., IV, p. 24 f. u. pl. VII.
154 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
Bautypus im Gefolge einer auf Mesopotamien zurückzuführenden Klostertradition zu erklären
wärel, ähnlich wie der trichore Typus dem ägyptischen Klosterbrauch zuzukommen scheint und
die mesopotamische Tradition in Chios und Hellas durchsetzt wird von der Herrschaft der
ägyptischen auf dem Athos.
Amida kann der Nea Moni in Chios unter Umständen noch näher stehen, als bisher zu-
tage getreten ist. Man nehme die Beschreibung des Ostraumes, wie sie H. pe Herz liefert. Er
sagt, in diesem zweiten Schiff sei jede Seite mit vier Säulen geschmückt gewesen, die Rund-
bogen getragen hätten (domines par des
murs droits), als Stützen der Ziegelkuppel.
Ich verstehe das so, daß die Säulen mehr
dekorativ vorgelegt waren, die Mauern die
eigentliche Arbeit verrichteten. Man be-
trachte Abb. 107, eine Aufnahme der
Nea Moni, die ich bisher nicht publiziert
habe, weil unglücklicherweise eine zweite
Aufnahme, ein Mosaik darüber photo-
graphiert ist. Heute, wo «die Säulenpaare
in dem chiotischen Kloster wegrestauriert
sind, bilde ich sie trotzdem ab.” Man
sieht rechts noch das Säulenpaar intakt
von den hochgestreckten Basen mit ihrer
Kuppelung bis herauf zur oberen Stellung.
Links waren 'sie schon 1889 durch das Erd-
beben zerstört. Und doch steht die Kup-
pel, die Mauern leisten die ganze Arbeit.
H. ve Her spricht in der nestorianischen
Kirche von Amida von vier Säulen auf
jeder Seite. Wie sind die in Abb. 92 unter-
zubringen? Ich denke doch auch vielleicht
zu zwei Paaren auf jeder Seite, wie in der
Nea Moni. Das Motiv ist ja an sich per-
sisch, also von vornherein in Amida zu
erwarten. Dort dürfte sich die Ausführung
von der Nea Moni nur dadurch unter-
scheiden, daß sich zwischen den Mauer-
pfeilern mit den Säulenpaaren seitliche
Galerien öffnen. Auch sind die Säulen
Abb. 107. Nea Moni, Kirche: Innenansicht.
(Darüber leider eine Mosaikaufnahme.)
selbst noch nicht so fremdartig orientalisch wie in der Nea Moni — man findet eine Analogie
in St. Elias in Brussa® —, sondern, wie H. pe Herz sagt: „Les moulures des dites colonnes
appartiennent au style grec de la decadence*, d.h. sie entsprachen gerade der Zeit, in die ich
den ganzen Kirchenbau des nestorianischen Johannesklosters datiere, der ausgehenden helleni-
stischen bzw. frühchristlichen Kunst.
In Persien muß eine Neigung für den kreuzförmigen Grundriß mit zentralem Quadrat
latent gewesen sein. Wenigstens kommt er etwa gleichzeitig oder 1—200 Jahre später als die
im Norden auftretende Trompenkuppel der Christen im Süden auf mit der Madrasa. Diese
islamische Bauform wird von türkischen Stämmen aus Persien gebracht und stellt sich dann
' Vgl. dazu FRIEDENTHAL, a. a. 0., der auf Ägypten oder Syrien rät.
> Man beachte «die kleine Ecktrompe links in der Ecke beim Übergange zur oberen Nischenreihe.
Texıer and Porprewer Purrax, Byzantine architecture, pl. LVI.
DiE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 155
ebenso neben die ältere Moschee wie im Norden das verwandte Gebilde neben die hellenistisch-
byzantinische Kirche. Der älteste Vertreter dieser Bauart ist das kreuzdurchsetzte Quadrat in
dem monumentalen Tor auf dem Burgberge von Rabbat Amman.! Diese islamische Form unter-
scheidet sich von der christlichen sehr wesentlich dadurch, daß über dem Quadrat keine Kuppel
sitzt, die Mitte vielmehr unter freiem Himmel liegt.
Wenn daher die Madrasa hier überhaupt in die Ursprungsfrage der kreuzförmigen Trom-
penkuppel hereingezogen wird, so geschieht dies lediglich um der Raumverteilung willen; das
(Quadrat mit den Liwanen scheint die persische Grundform, die hellenistische dagegen ursprüng-
lich der Kreis und das Oktogon. Das gilt auch für die Kuppelkonstruktion. In Persien sind
in vorislamischer Zeit vorwiegend Kuppeln über dem Quadrat nachzuweisen, im hellenistischen
Kunstkreise — von einer Ausnahme, der Hängekuppel, abgesehen, die weder des Pendentifs,
noch der Trompe bedarf — vorwiegend solche über dem Kreise bzw. dem Oktogon. Und
selbst da scheinen sich im Westen «doch noch persische Züge anzukündigen. Gregor von Nyssa
gibt seinem Oktogon eine orientalische Spitzkuppel, wie sie in Mesopotamien und Südpersien
von alters her üblich war. Danach möchte man geneigt sein, einen Zusammenhang Klein-
asiens mit diesen Ländern auf dem Gebiete des kreuzdurchsetzten Kuppelbaues anzunehmen,
so daß schon für das 4. Jahrh. gelten würde, was oben auf Grund der Anwendung der Trompe
für das 11. Jahrh. geltend gemacht worden ist. Nach den Erfahrungen, die ich auf dekorativem
Gebiete gemacht habe’, nimmt mich diese Tatsache nicht wunder; es sind auch da gerade die
Zeiten vom 4. bis zum 11. Jahrh., in welchen Persien die an sich schon dem Orient ausge-
lieferte hellenistische Formenwelt von Grund auf durchsetzt und verändert. Die Architektur
mag dieser großen Bewegung noch am meisten widerstanden haben. Das Auftreten der kreuz-
durehsetzten Trompenküppel aber ist jedenfalls ein deutliches Anzeichen ihres Vorhandenseins.
Siegreich blieb schließlich doch die Kreuzkuppel mit Pendentifs über vier Stützen in den Ecken
des der Mittelapsis entsprechenden Quadrates.
Für den persischen Ursprung der kreuzdurchsetzten Trompenkuppel kann endlich noch
ein Merkmal geltend gemacht werden, das für manchen vielleicht den Ausschlag geben dürfte.
Die Dimensionen der hellenischen Kuppeln sind verhältnismäßig geringe. Die Kuppel der Nea
Moni hat 7,80 m, die von Daphni 7,85 m, die von Hosios Lukas S,10 m.” Man möchte, wenn
die Entwicklung von West nach Ost gegangen oder Konstantinopel in beiden Gegenden
der gebende Teil gewesen wäre, in Amida ähnliche Dimensionen erwarten, besonders da es
sich doch auch hier um einen Klosterbau handelt. Auf diesem Punkte tritt einmal die Bedeutung
der Denkmäler von Amida klar ins Licht: die beiden Kuppeln des nestorianischen Klosters
sind mehr denn doppelt so groß als die hellenischen. Dazu kommt eine sehr merkwürdige Tat-
sache, die kaum durch einen Zufall zu erklären sein dürfte: die Spannung der beiden Kuppeln
von 17,10 m entspricht fast genau derjenigen des großen Zentralsaales im Khalifenschlosse von
Samarra mit „fast 17 m“. Wir haben es also vielleicht mit einer in Mesopotamien üblichen
Dimension zu tun. Darauf weist auch der eine Durchmesser des ovalen Oktogons von Wiranschehr
mit 34,50 m Länge. Diese Maße werden unter dem neuen Gesichtspunkte nachzuprüfen sein.
Für die Aufnahme des persischen Kirchentypus im Westen könnte geltend gemacht werden,
daß er sich besonders für solche Bauten eignete, die über einer ausgedehnten Krypta zu er-
richten waren. Musterbeispiel ist Hosios Lukas, wo die Krypta den Gesamtraum der Kuppel
des Trompenquadrates einnimmt. Hier in der Unterkirche, wo es sich nicht um ein Freihalten
der Mitte handelt, ist denn auch das Vierstützensystem angewendet.!
H. ve Henn hat nicht mit Unrecht erwähnt, dal die Moscheen von Brussa in ihrer Grund-
rißbildung und Konstruktion an die Doppelkirche des nestorianischen Klosters in Amida er-
! Mschatta, S. 351f. — ? In dem Buche über Mschatta und unten.
3 Im serbischen Kloster Studenitza hat die ebenfalls allen drei Apsiden vorgelegte Kuppel ca. 9 m Durchmesser.
‘ Vel. Worrr, Das Katholikon von Hosios Lukas, S. 3.
Amida. 24
156 Dis CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AÄMIDA.
innern. In Brussa steht auf dem Hügel im Osten der Stadt die Ruine der um 1400 erbauten
Moschee Bayazid Yilderim, des Vorbildes der in aller Pracht erhaltenen Yeshil Djami von
1420 ca.!' und der Muradjye. Aber dieses Verbinden zweier Kuppelräume auf quadratischer
Grundlage liegt auch schon in der Ruine aus Justinians Zeit in Philippi’, in der kleinasiatischen
Doppelkirche von Ütshayak und der Irenenkirche von Konstantinopel vor.” Besondere Beach-
tung wird in diesem Zusammenhang die Sergius- und Bakchos-Kirche ebenfalls in Konstanti-
nopel verdienen. Klarzustellen, wie da die Zusammenhänge liegen, muß ich späteren Studien
anheimgeben. Die Osmanen können leicht zum zweiten Male einen ursprünglichen persischen
Typus nach dem Westen gebracht haben.
Hier sei noch auf eine Erscheinung aufmerksam gemacht, die mir das hohe Alter der
Trompenkuppel zu beweisen scheint. Ich meine die Einteilung der gemalten Decken in den
römischen Katakomben. Schon in den allerfrühesten der Domitillakatakombe, die WıLpErr?
in die zweite Hälfte des 1. Jahrhunderts setzt, ist bezeichnend für den Deckenschmuck, daß
die Ecken von Bogen übersetzt werden, auf denen sich dann der weitere Schmuck aufbaut,
oder denen in der Gegenbewegung ein mittlerer Kreis entspricht. In den aus der Puzzolan-
erde ausgehöhlten Gewölben der römischen Katakomben ist dieser Schmuck gewiß nicht auf-
gekommen. Ich nehme an, daß seine Beliebtheit auf die persischen Ecktrompen zurückzuführen
ist, wofür als architektonisches Hauptbeispiel die Wölbung von S. Giovanni in fonte in Neapel
zu betrachten ist. Die Mauern stehen im Quadrat und werden durch Ecktrompen in das
Oktogon als Unterlage der Wölbung übergeleitet.?
Zum Schlusse möchte ich hier noch einen Gedanken aussprechen, der sich vielleicht in
Zukunft fruchtbringend erweisen wird. Ich gehe dabei aus von der durch pe Beyniık und
vE Heun bezeugten Tatsache, dafs der Chorschluß der Kirche des nestorianischen Klosters von
Amida geradlinig ist, und zwar nicht etwa nur im Äußern, entsprechend dem syrischen Brauche,
wo trotzdem innen runde Apsiden angebracht sind, sondern auch im Innern. Der Fall steht
nicht vereinzelt in Mesopotamien. General pr Beyuıe hat in seinem Buche „Prome et Samarra“
Seite 61 den Grundriß der chaldäischen Kirche zu Mardin skizziert. Sie soll dem 5. und
11. Jahrhundert angehören. Auch da bildet das Zentrum eine große, allen drei Apsiden in der
typischen Weise vorgelagerte Kuppel. Sie ist leicht konisch und wird von Spitzbogen getragen.
Es ist nun bezeichnend, daß die Apsiden alle geradlinig abschließen. Bei der armenischen
Kirche desselben Ortes, deren Grundriß Beyum a. a. O. ebenfalls skizziert, sind die Seitenap-
siden geradlinig geschlossen, die Mittelapsis durch einen sehr flachen Segmentbogen. Es fällt
mir nun auf, daß nach der jetzt allgemein herrschenden Annahme der geradlinige Chorschluß
auch bezeichnend war für die Apostelkirche Justinians in Konstantinopel.“ Dieser mächtigste
Kirchenbau von Byzanz nach der von kleinasiatischen Baumeistern errichteten Sophia ist auch
sonst bemerkenswert durch seine allem Byzantinischen gegenüber stark ausgeprägte Eigenart. Man
macht sich gut eine Vorstellung von ihm durch S. Marco in Venedig, das als eine Kopie gelten
kann. Fünf Kuppeln nicht nach der Art der byzantinischen Kreuzkuppelkirche, d. h. mit einer
Hauptkuppel über der Mitte eines tonnengewölbten Kreuzes, sondern auch diese Kreuzarme
durch Kuppeln eingewölbt. Ob die Kuppeln der Apostelkirche mit byzantinischen Pendentifs
oder persischen Ecktrompen konstruiert waren, geht leider aus den Beschreibungen nicht
hervor. Wenn wirklich. wie Konstantinos Rhodios v. 550 f. angibt, Anthemios von Tralles und
! Epnem Pascna, a. a. O.; Sarapın, Manuel, p. 487, und sonst. Vgl. auch Wırve, Brussa 1909.
® Vgl. meine Aufnahme Byzant. Zeitschrift, XI (1902), S. 475 f.
5 SALZENBERG, Die altchristlichen Baudenkmale, Taf. XNXXIU. Guru, Die Baukunst von Konstantinopel, S. 17.
' Die Malereien der Katakomben Roms, Taf. 27.
5 Garruccı, Tav. 270; Musoz, L’arte XI.
° Vgl. zuletzt Heisexgers, Grabeskirche und Apostelkirche, II, 113 u. 134.
DiE AUTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 197
der Jüngere Isidoros, zwei Baumeister der Sophienkirche, auch das Apostoleion erbaut haben.
dann wird zu erinnern sein an deren Beziehungen zu Nordmesopotamien. !
3. Die Marienkirchen von Amida. Der Kult der Gottesmutter führte seit dem Jahre 431
im ganzen Gebiete des Christentums zu bedeutenden Kirchenbauten. Es besteht daher von
vornherein die Möglichkeit, daß Amida mehrere Kirchen auf den Namen Maria besaß, und das
bestätigt auch Posxox, indem er meint, jede Sekte würde wohl über ihre eigene Kirche dieser
Art verfügt haben. Vor allem müßte man mit einer melkitischen Marienkirche rechnen, ja sie
dürfte die älteste und größte gewesen sein, weil die Melkiten, „en communion avee Rome et
Constantinople, detenaient, dans les villes importantes comme Amida, toutes les grandes et an-
ciennes eglises au moment de l’invasion arabe; les Jacobites n’avaient guere que de petites
eglises recentes, plus ou moins tolerdces par l’autorite. Les Arabes ont mis toutes les commu-
nautes chretiennes sur le m&me pied et les Melkites ont cesse de tenir le haut du pave.
Beaucoup d’eglises sont devenues mosquees, mais les eglises qui sont restdes &glises n’ont pas
cesse d’appartenir & la communaute A qui elles appartenaient lors de la conquete‘. Soweit
Posnoxn. Bezüglich der Jakobiten schreibt mir A. Baunstark, daß Maria auch bei dieser im
6. Jahrh. gegen die Orthodoxen und Nestorianer begründeten syrisch-monophysitischen Sekte
in starker Verehrung stand. Ihnen gehört u. a. das Gottesmutterkloster der sketischen Wüste,
Deir es-Suryani.”
Ich stelle nun zunächst die oben S. 166 gesammelten christlichen Notizen über Marien-
kirchen neben die arabischen. Nach Johannes von Ephesos bauten zwei Eremiten, Simeon und
Sergios, auf den Trümmern der von ihnen zerstörten Synagogen ein kleines Martyrium der
Muttergottes. Nach Wakidi (trad. Niesunr 94) baute eine Prinzessin Maria, die von den Arabern
um die Mitte des 7. Jahrh. aus Amida vertrieben wurde, eine schöne große Kirche. Es ist an-
zunehmen, daß es eine Marienkirche war. Im 11. und 12. Jahrh. wurden in der Muttergottes-
kirche allerhand Persönlichkeiten beigesetzt; die Kirche muß nach den Berichten ganz angefüllt
mit Gräbern gewesen sein. Nach Abul Faradj (trad. Bruns 647) brannte eine magna ecclesia
Deiparae von Amida im Jahre 1297 n. Chr. ab. Im Jahre 1306/7 wurde, worauf auch Baunstark
weist, eine Muttergotteskirche neu, d. h. doch wohl nur wiederaufgebaut. 1579 erfolgt eine
Plünderung.
Die wichtigste Quelle findet sich bei Gio. Batt. Ramusio, Secondo volume delle navigationi
et viaggi (Venetia 1555). Er druckt (fol. 79) den Bericht eines Kaufmanns ab, der über acht
Jahre in Persien verbrachte und seit 1507 unter dem Sefewiden Ismail I. gedient hatte:
„Da questo castello a tre giornate si truoua la gran cittä di Caramit, la quale, come nelle
lor chroniche vien detto, fu fabricata da Cöstantino Imperatore, & volge di cireuito da dieci in
dodiei miglia. E murata di grosse mura di pietra viua lauorate, di maniera, ch’elle paiono
dipinte, & attorno attorno sono fra torri, & torrioni trecento sessanta. lo per mio piacere caualeai
due volte tuttil eireuito, considerädo qlle torri, & torrioni fatti diuersamente, que non & geometra,
che non desiderasse di vederle tanto sono marauigliose fabriche: & in molti luoghi di quelle
si uede l’arma imperiale scolpita cö vn’aquila di due teste, & due corone. In questa eittä ui si
vedono molte marauigliose (B) chiese, palagi, quadri di marmi, seritti a lettere greche. Le chiese
posson’essere di grädezza, come & quella di san Giouanni, & Paulo ö de’frati minori di Vinegia.
Et in molte di loro sono molte reliquie di santi, & particolarmente quelle di san Quirino, che
nel tempo, che li christiani dominauano, si posero in luce: & in una chiesa di san Giorgio io
vidi vn braccio d’un santo in vna cassa d’argento, che si dice essere un braecio di san Pietro,
& & tenuto con gran riuerenza. In questa chiesa v’® anche la sepoltura di Despinacaton, che
! Kleinasien, ein Neuland, S. 130; Byzant. Zeitschrift, NVIII (1909), S. 2781. Darüber unten mehr.
2 Oriens Christianus, II, S. 356 f,
24%
188 Die CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
fu figliuola del Re di Trabisonda nominato Caloianni, & e poueramente sepolta appresso la porta
della chiesa sott'vn portieo, in terra, & di sopra v’® vna cosa fatta a guisa d’una cassa vn
braccio alta, & un braccio larga, & eirca tre di longhezza, murata di mattoni, & di terra. \V’e
anche vna chiesa di san Giouanni benissimo fabricata, co assaissime altre di molta bellezza, &
dienitä: fra lequali non uoglio gia laseiare a dietro, poi che mi viene alla memoria, una
chiesa detta santa Maria, che a giudicio mio per le dignissime qualita sue, non fastidirä
i lettori. Questa & una gran chiesa & ui sono dentro sessanta altari, come si vedono anche
attorno attorno ji luoghi delle capelle: & & tutta edificata in volte dalla parte di dentro, & le
volte sono sostentate da piu di trecento colonne. Vi sono anche uolte sopra volte, che pari-
mente son sostenute dalle colonne. Et per quel ch’io posso giudicare, questa chiesa non fu
mai coperta nel mezo, pero che eösiderando il modo della fabriea; & massimamente il sacro
fonte, doue si battezzaua, io vedeua essere al discoperto, come intenderete. Questo fonte del
battesimo (C') © posto nel mezo della chiesa, ch’@ d’vn fino alabastro, fatto come un gran mastebe
grossissimo d’intorno intagliato di diuersi fogliami, tanto sottilmente lauorati, che non potria espri-
merli. Egli & coperto d’vna bellissima cuba di marmo finissimo, laqual © sostenuta da sei colöne di
marmo fino come cristallo, & anche «ueste colonne sono intagliate di belli, & sottili Jauori, & tutta
la chiesa & lastrieata di marmo. Di dsta chiesa hora tutta la parte verso Ostro & fatta moschea, &
laltra parte & nel medesimo essere, che fu sempre, essendoui il conueto, doue stantiauano lı sacer-
doti, nelqual © una mirabil fonte d’un’acqua chiara, com’un cristallo.. Questa chiesa & tanto deg-
namente fabricata, che propriamente pare vn paradiso, täti vi sono di belli, & splendenti marmi,
hauendo colonne sopra eolonne, come il palagio di san Marco in Vinegia. V’C anchora il cam-
panile, done stauano le campane, & in molte altre chiese ui sono li campanili senza le cäpane.
Questa citta & molto abbondante d’acque, che in molti luoghi sorgono fonti: & & parte in piano,
& parte in monte, cio@ in un ulaggio, nel mezo d’vna grä pianura: intorno dellaqual nascono
infinite aeque dolei. Ell’ha sei porte ben guardate co’suoi caporali, & soldati, tenendo ogni
caporal per porta dieci, dodiei, & venti compagni: & per ogni porta v’® vna bella, & grä fon-
tana. Vi sono anche molti christiani, & piu numero che Macomettani, cioe, Christiani, Greci,
Armeni, Jacobiti: & de’'quali ogn’vn tiene la sua chiesa separatamente, officjiädola come
vogliano, senz’esser stimolati da Macomettani. Tra gli altri fiumi in questa eitta ve n’e vno dalla
banda di Leuante, il quale @ nominato (D) il Set. & al tempo del verno cresce marauigliosa-
mente, & corre gagliardamente venendo ad Asanchif & a Gizire in Bagadet, & entra nel fiume
Eufrate, & ambidue poi entrano nel mar Persico. Custaglialu Mahumetbee, signoreggia questa
eitta con tutta la prouincia del Diarbec, pero che Sciech Ismael gliela dond per esser suo cog-
nato marito d’vna sua sorella, & a lui fedelissimo*.
Ich wiederhole hier zunächst die Beschreibung der Marienkirche in deutscher Übersetzung:
„Dieses ist eine große Kirche, und darin sind 60 Altäre, wie man auch ringsum die Plätze
der Kapellen sieht: und sie ist im Innern ganz erbaut in Bogen (in volte), und die Bogen sind
getragen von mehr als 300 Säulen. Es sind da auch Bogen über Bogen, die ebenfalls von
Säulen getragen sind. Und soweit ich urteilen kann, war diese Kirche niemals in der Mitte
bedeckt, wenn man die Bauart bedenkt: und besonders den heiligen Brunnen, in dem getauft
wurde, sah ich im Freien, wie ihr verstehen werdet. Dieser Taufbrunnen ist in die Mitte
der Kirche gestellt, er ist von einem feinen Alabaster, gearbeitet wie eine sehr große „Mastebe*',
ringsum eingeschnitten mit verschiedenem Blattwerk, so zart gearbeitet, daß ich es nicht aus-
drücken kann. Er ist bedeckt von einer sehr schönen Kuppel vom feinsten Marmor, die von
sechs Marmorsäulen so fein wie Kristall getragen wird, und auch diese Säulen sind geschnitten
mit schönen und zarten Arbeiten, und die ganze Kirche ist gepflastert mit Marmor. Von dieser
Kirche ist jetzt der ganze Teil gegen Mittag (ostro) zur Moschee gemacht, und der andere Teil
! Das Wort ist von den Italienern dem Arabisch-Agvptischen entnommen und bedeutet Bank, erhöhter, mas-
siver Sitz.
DiE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 159
ist in dem Zustande, in dem er immer war, da dort das Kloster ist, wo die Priester alt wurden
(?stantiavano), in welchem eine wunderbare Quelle eines Wassers so klar wie Kristall ist. Diese
Kirche ist so würdig gebaut, daß sie eigentlich ein Paradies scheint, so viel schöne und glän-
zende Marmore gibt es dort, habend Säulen über Säulen wie der Palast von S. Marco in
Venedig. Es gibt da auch den Glockenturm, wo die Glocken standen, und in vielen andern
Kirchen sind dort die Campanili ohne Glocken.“
Nach diesen Angaben muß also die Marienkirche aus zwei Teilen bestanden haben, einem
südlichen, der zur Moschee umgebildet worden war und einem andern, der in Verbindung mit
einem Quellkloster den Christen verblieb. Für die Verwendung als Moschee wird wohl der
Hoftypus Voraussetzung sein; dazu stimmt, daß der Berichterstatter ausdrücklich sagt, die
Kirche sei „im Innern“ in Bogen erbaut. In die Moschee wird er kaum Eingang gefunden
haben, also bezieht sich seine Beschreibung ganz auf die Kirche selbst, die zugleich Baptiste-
rium war. Gehe ich aus von dieser Bestimmung und dem sechseckigen Tempelchen, das den
Taufbrunnen überschattete — etwa wie im Baptisterium zu Aquileja —, so komme ich auf einen
Zentralbau und möchte fast auch für das Innere des Kirchenbaues selbst hexagonale Grundform
erwarten. So seltsam das im Abendlande wäre, im Orient gibt es dafür dennoch Beispiele. In
Mesopotamien selbst beschreibt Maundrell 1699 einen sechseckigen Bau zu Corus!: „a noble old
monument, sixsquare, which opens at six windows above, and is covered with a pyramidiecal
cupola. In each angle within is a pillar of the Corinthian order of one stone, and there is a fine
architrav all round just under the cupola, having had heads of oxen? carved on it, and it ends
at top with a large capital of the Corinthian order.“ Ich erinnere ferner an den sechseckigen
Vorhof in Baalbek und den hexagonalen Grundriß der Klosterkirche von Dau-Mendeli in Attika®,
wo zwischen die vier typischen Pfeiler noch zwei vor die Wände im Norden und Süden treten,
die dann zusammen die Kuppel tragen. Da eine solche an der Marienkirche von Amida nicht
oder um 1507 nicht mehr vorhanden war, der Taufraum vielmehr unter freiem Himmel lag,
so kommt für uns eher Baalbek in Betracht. Wenn ich mir vergegenwärtigen will, wie diese
Kirche mit 300 Säulen und 60 Altären zu denken ist, dann gehe ich am besten aus von
S. Stefano rotondo in Rom. Diese „Sphinx des Coelius* ist rund, nicht sechseckig. Die
Mitte kann dort gut unter freiem Himmel gedacht werden, umschlossen von 22 Säulen.
Für sie wären in Amida 6 Pfeiler mit je etwa 4 Säulen, im ganzen also 24 Zwischensäulen
vorzustellen. Dann ein zweiter Kranz, der in Rom 8 Pfeiler mit abwechselnd 4 oder 5, im
ganzen 32 Säulen dazwischen zeigt, würde in Amida leicht auf jene 60 Altäre zu bringen sein,
die, zwischen entsprechend zahlreichen, etwa 9X 6=54 Säulen angebracht, den in S. Stefano
an die Wände gemalten Märtyrerszenen entsprächen. Das Baptisterium von Amida müßte dann
den an sich schon in den Dimensionen imposant wirkenden römischen Bau noch übertroffen
haben. Ergänze ich mir zu den 24+54=78 Säulen und 12 Pfeilern noch eine weitere
radiale Expansion des Innenraumes, ähnlich S. Stefano, so komme ich leicht auf 150 Säulen
im Erdgeschoß, denen, wie der Berichterstatter angibt, Emporen entsprachen, ganz abgesehen
davon, daß auch das Äußere wahrscheinlich in der Art des Dogenpalastes und der Fassaden
der großen Moschee in Amida selbst Säulen über Säulen zeigte. Mir schweben die Pisaner
Bauten mit ihrem Reichtum an übereinandergeordneten Säulenreihen oder das Baptisterium
in Parma vor, wenn meine Phantasie daran arbeitet, sich ein Bild der alten Marienkirche von
Amida zu bilden.
Abgesehen von den bisher allein herangezogenen literarischen Nachrichten besteht heute
noch eine jakobitische Marienkirche, an deren Nordseite nach Angaben von Pocxon, der sie
I Vgl. Lernagy, Mediaeval art, p. 14.
2 Vgl. den bekannten Stierfries im Innern der Fassadenwand von S. Apollinare nuovo in Ravenna.
® Annual of the British school of Athens, IX (1902/3), pl. XV.
190 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
l’eglise actuelle de Yoldat-Alloho (Gottesgebärerin) nennt, eine kleinere Jakobskirche stößt. Über
die Marienkirche selbst ist den Aufnahmen und Notizen des Generals pe BeyLız folgendes zu
entnehmen. Sie ist der Außenansicht nach (Abb. 105) so gut wie vollständig modern. Ein
Portikus von drei, auf vier dieken Säulen ruhenden Rundbogen hat Kapitelle von ganz schema-
tisch kelchartiger Werkform ohne jeden Schmuck. Dem mittleren Bogen entspricht ein anderer
in der Fassadenwand, der, von Säulen getragen, eine Flachnische bildet, die ein Eingangsportal
und zwei Fenster umschließt. Die Basen der Säulen könnten zum Teil alt sein. Über den
Portikus ragt eine Fassade empor, die keinen Bezug zu der dahinterliegenden viereckig um-
Abb. 108. Dijarbekr, Marienkirche: Westansicht
mauerten Kuppel hat, auf deren rechter Seite ein zierlicher moderner Glockenstuhl sitzt. Die
Fassade davor hat drei spitzbogige Fenster, von denen sich jedoch nur die beiden unteren nach
dem Tiefendunkel des Innern öffnen. Ein Fensteransatz links wie das spitzbogige Fenster
oben erzählen vom Wandel der Zeiten.
Die Grundrißskizze des Generals pn BeyLık zeigt vor der Kirche einen Hof, der nach
Posxon heute als Friedhof dient, und dann hinter der Portikus einen Zentralbau, dessen Dach
auf acht, durch Spitzbogen verbundenen Pfeilern ruht, eine Raumgliederung und wahrscheinlich
auch eine Konstruktion ähnlich der in der Westkirche des nestorianischen Klosters. An einigen
Kuppelpfeilern sah pr Bevuır Stalaktitenkapitelle, ein Beweis, daß von vornherein mit Restau-
rationen in spätislamischer Zeit zu rechnen ist. Abb. 109 versetzt den Beschauer in diesen
Raum und läßt ihn durch einen der Kuppelbogen in das Sanktuarium blicken, das im Vorder-
grunde durch ein modernes Gitter abgeschlossen ist. Hinter dem Bogen stehen zunächst zwei
DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 191
mächtige, oben übermauerte Säulen. Zwischen ihnen öffnet sich das von einem Stalaktiten-
ornamente umrahmte, durch einen flachen Bogen abgeschlossene Portal. Davor hängt ein
Kandelaber; ein Vorhang ist zurückgezogen, die Ikonostasis fehlt. Über zwei Stufen gelangt
man zum Altar, vor dem ein Betpult steht. Nach dem Grundriß endet der Altarraum mit
einer halbrunden Apsis.
Es entsteht nun die Frage, läßt sich die Marienkirche des Anonymus bei Ramusio irgendwie
in Zusammenhang bringen mit dieser jakobitischen Marienkirche von heute? M. Posxox meint,
das ginge schon deshalb nicht, weil die Marienkirche des Anonymus nicht jakobitisch, sondern
wegen ihrer Größe und Schönheit melkitisch gewesen sein dürfte. Auch bleibt die Identifizierung
4
I
IR
IE
=:
Abb. 109. Dijarbekr, Marienkirche: Innenansicht
deshalb schwierig (trotzdem beide Kirchen gleicherweise Doppelkirchen sind); weil in der
jakobitischen Kirche die Jakobskapelle nördlich, die Marienkirche südlich liegt, während bei
ramusio die Südkirche Moschee und der Nordteil die Marienkirche ist. Wie diese Dinge sich bei
näherer Untersuchung auch immer klären mögen, die heutige Marienkirche weist doch Reste
auf, die beweisen, daß sie ganz alten Ursprunges ist.
Ich habe die beiden mir ursprünglich vorliegenden Grundrißskizzen DE BEYLIEs und des fran-
zösischen Konsuls Güys weggelassen, weil nachträglich die Aufnahme von Miß Bern. einlief (Abb.110).
Sie führt sehr entschieden in das Problem ein und läßt Ausgrabungen als vielversprechend
erscheinen. Es scheint mir sehr wahrscheinlich, daß der kolossale kreisrunde Vorhof von über
50 m Durchmesser in der Mitte offen war. Wenn man heute ein Grab als dessen Zentrum an
falscher Stelle zeigt, so mag den Anlaß dazu leicht das ursprünglich vorhandene Taufbecken,
wie es der Anonymus des Ramusio beschreibt. gegeben haben. Wir haben eine Kolossalanlage
vor uns, von der die durch Bernı£ beschriebene heutige Marienkircke nur ein kleiner Teil, der
DiE CHRISTLICHEN
|
}
{
|
|
{
|
|
ee
I
Marienkirche:
Grundriß
OS
Darin Abb. 110a:
DENKMÄLER
[per
VON AMIDA.
ein altes Kapitell im Innern der Kirche
DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 193
Chor ist. Man halte sich bei den nachfolgenden Angaben von Miß BerL immer die Beschrei-
bung des Venetianers von 1510 vor Augen.
„El-Hadra, Diarbekr. By far the most important church which I saw in Diarbekr was
that of El-Hadra (Jacobite). I had the good fortune to find the bishop at home — his house
lies on the south side of the inner south court and he gave me a short history of the
building. The church, said he, was once part of a very large monastie foundation, the pre-
eincts of which stretched as far as the Aleppo Gate.' The part that stands at present had
originally been no more than the choir of a large circular church in the centre of which was
the tomb of the patriarch Yuhanna ibn Shurban who died, so the bishop said, about 1000 years
ago. The site of the tomb is marked by a wire grille, but on measuring the ruins, I found
u RE TTTTE
Abb. 111. Dijarbekr, Marienkirche: Nordtür und Frofil des Türsturzes
that the bishop had used the word Centre very loosely, for the tomb lies 15 metres from the
east side of the circular church and 41 metres from the west side. The bishop then pointed
out to me the remains of tlıe original building. The foundations of the eireular church can
be traced at intervals, parts of them being hidden by the school and other modern structures
which have been erected over them. The school occupies almost the whole of the nortlı side.
On the south east side the curve of the foundations took an outer spring which I have indi-
cated in the plan. With a little excavation the outer line of the walls could be recovered with
complete accuracy.
Turning to the existing church, the bishop observed that the curious eurved narthex had
formed the east end of the round church. The four columns on the west side of the narthex,
! See Parry, Six Months in a Syrian Monastery, p. 49. He mentions, but with ineredulity, the fact that the
present church is but the saneluary of a far larger building, p. 44. His opinion in matters architeetural is not, how-
ever, to be trusted.
Amida
194 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
together with the roof they support, are clearly modern additions. I think it possible that the
west door of the existing church, with its two flanking windows, are not part of the first plan.
The opening into the ancient choir was probably as wide as the full extent of the arch resting
on short columns, that covers door and windows. There are no mouldings round the door,
such as one would certainly expeet to find if it were early work. Above the narthex roof
there was a gaunt fragment of old wall, pierced with pointed windows of different periods,
some of which have been filled up." The bishop was positive that this wall had formed the
east wall of the cireular church. How the original choir was roofed I am unable to say. The
present dome is modern and the engaged piers supporting it seemed to me to be all later ad-
ditions. They are irregular in shape and are placed without any ıegard for the older struc-
ture. They block the western opening of tlie choir, whether it were originally single or triple;
they impinge on the width of the original apse and are set quite irregularly in respect of the
two old doors, the one in the north and the other in the south wall. Of these doors, the
Abh. 112. Dijarbekr, Marienkirche: Außenansicht der Apsis
northern alone remains. Its age is proved by the fine bold mouldings of lintel and jambs
(Fig. 111 and section). The south door has been filled up, but a trace of it remains in the
brick relieving arch visible on the outer wall. It corresponds to the relieving arch over the
north door. AI the existing windows are modern. The apse has been buttressed and built
round on the outside, but its line can easily be made out (Fig. 112). Inside, the opening of the
apse has been narrowed bv two bits of wall, hatched in the plan. The interior of the church
being thickly plastered with whitewash, it might have been diffieult to discover that the present
arch of the apse is narrower than it once was, but fortunately there remain, high up on the
wall on either side, the original engaged capitals that supported the apse arch, together with
fragments of the moulding that ran round the arch and was extended on either side to the
' Ich lasse hier zwei Photographien von Miß; Beun weg, weil sie Abb. 108 gerenüber nichts Neues bringen.
DiE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 195
outer walls of the church (Fig. 115). I was obliged to photograph these capitals from below;
but the pieture gives a sufficient indieation of their character. They are the same garlanded
acanthus capitals that appear in Mar Cosmo, Diarbekr, in the churches of the Tur Abdin and
in the courtyard of the big Mosque of Diarbekr. On the moulding above the capitals I could
make out the egg and dart motive and a band of palmettes.
To the north of the church lies a chapel dedicated to Mar Yakub, all of which is modern.
Modern, too, are the north and west walls of the small court that lies to the west of this
chapel. In the south west corner the court is blocked by the eurve of the north east wall of
Abb. 113. Dijarbekr, Marienkirche: Südwestecke des Narthex von außen.
the present narthex (Fig. 114) which, if I am correct, is a part of the old building. In it can
be seen the traces of a window, now blocked up, covered by a brick arch or relieving arch.
The original structure of the choir, so far as I can judge on a brief study, consisted therefore
of a small rectangular building, the greatest length being from east to west, terminating to the
east in a wide apse and to the west in a wide opening into the eireular church beyond. I
should eonjecture that it was barrel vaulted.“
Nach den von Bryuız notierten Angaben der Einheimischen ist die Kirche im 5. oder
7. Jahrh. erbaut und nach einem Brande am Anfang des 12. Jahrh. (1105/6) restauriert. Wir
verdanken M. Po@xon die Mitteilung einer Reihe von Inschriften, die er an dieser Kirche
kopiert hat.
EGLISE DE LA MERE DE DIEU.
I. und II. Dans le mur du portique ä l’exterieur, sur le eimetiere, les deux inscriptions
arabes suivantes:
196 Dim CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
an
Sss2 ale (4) alas &) EUR PIE Ce le nal (2) Au 3 „H (1)
ilisible) 5) 2 Nee
Ein l’annde 2000 des Grees et 1104 de U'hegire! fut restaurce cette eglise,
En l’anne 1844 des Grees, sous le patriarche
ne el Farcheveque Jean, futl restaurce cette ee N] y\.! —
lisa» bo NN en
Ama nen Lımnf
III. Dans l’eglise, dans Je mur qui separe le ch@ur de la nef, du cöte de la nef, fort haut,
linscription syriaque suiyante:
Ahaus ho
(1) A te reslaurde I am N Sen
(2) cette eglise
(3) sainte
(4) de la Mere de Dieu E N
x r ä ; =
(5) Marie en l’an (Te) a < S
(6) 2030 des Grees. 5
hır Pa aNn
> ER
(c) ) Test N
IV. Dans la nef, dans le mur de separation entre Ja nef ct lechaur, en avant de l'autel
de droite et ä l’angle de l’eglise, l’inseription syriaque suiyvante:
Tombeau de St. Bar Wahboun(?) et de St. Jacques
Abb. 114
V. A gauche de l'autel de gauche, dans le chceur, dans la partie nord, sur une pierre,
Finseription suivante:
' Falsche Konkordanz, da 2000 der Griechen = 168S—S9, während 1104 der Hidjra 1692— 93 (BEREHEN).
DEKORATIVER REICHTUM DER CHRISTLICHEN ARCHITEKTUR IN ÄMIDA, SYRIEN UND ÄGYPTEN. 19%
(1) Tombeau des saints 5
zur I
(2) Bar “Abdaun NS
(3) et des deux au- Fl G (& TRETEN
(4) tres saints ci-dessus,
Nase
On ne voit aucune inscription au-dessus de celle-ci: un texte contenant le nom de deux
saints a done disparu.
VI. Tout pres de la, linscription syriaque suivante:
ade, traut ann
(1) St. Habib ma n.ıyneı
(2) d’Amid, maitre 5 D =
(3) de St. Zoaras aka) ent
(4) et de St, Jean. en ER
EGLISE ST. JACQUES.
Au nord de l’eglise de la Mere de Dieu et attenant ä elle se trouve l’eglise de St Jacques,
qui contiendrait, dit-on, les reliques de Jacques, de Saroug, avec une inscription peu ancienne
que je n’ai pas copiee,
Au-dessus de la porte d’entree de l’glise, linscription suivante en vers exe&crables:
mis &- Spm)ol (mise
(1) Selon le mötre de St. Ephrem: roh AN man un AusNK
(2) Cette eglise a &te restauree
(3) en l’an des Grecs 2004, x’ Eee cu m 20 dıhazca
(4) qui est l’an du Messie 1695',
or en ee ıULdu m 7
(5) par la gräce divine.
6. DEKORATIVER REICHTUM DER CHRISTLICHEN
ARCHITEKTUR IN AMIDA, SYRIEN UND ÄGYPTEN.
Außer den bisher in Aufnahmen von Miß Beur. vorgeführten Resten alter dekorativer Archi-
tektur in der Hadra- und Kosmaskirche von Dijarbekr besitze ich noch zwei Detailphoto-
graphien des Generals pr Beyuı‘. Von ihnen will ich in diesem Abschnitte ausgehen.
Das Kapitell der Marienkirche mit dem Architrav (Taf. XXII,Fig.1/2; vgl. Abb. 110a) ist korin-
thisch und gehört zu einem Pfeiler. Zwei Reihen Akanthus, unten vier, oben fünf Blatt stehen
aufrecht hintereinander. Die Rippen sind noch ganz nach antiker Art ausgehoben, die Pfeifen
schneiden dazwischen tief en. Die Lappen stehen einander von Blatt zu Blatt so gegenüber,
daß immer ein kleiner und ein großer Ausschnitt wechseln. Charakteristisch gebildet erscheinen
die obersten Spitzen; sie sind aus der Blattebene vorgezogen und hängen ganz freiräumig auf
das Blatt herunter. Die Mittelbosse der Deckplatte schmückt ein Stern, umschlungen von einem
1 Wiederum falsche Konkordanz, da 2004 der Griechen = 1692—93. Herr Pocxox meint, er hätte vielleicht
einen Buchstaben mißdeutet: bei den zahlreichen Ungenauigkeiten dieser Art in der syrischen Litteratur scheint mir
diese Vermutung kaum nötig (BERCHEN).
198 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
Bande, das darunter einen Knoten bildet und dann übergeht in Girlanden, die unter die Eck-
voluten herabhängen. Diese Girlanden zeigen die typische Lorbeerfügung mit dem Edelstein
in der Mitte wie an der Corona triumphalis. An der Deckplatte bemerkt man trotz der Tünche
eine Ranke mit langgezogenen, zackigen Blättern. Der Architrav darüber kommt von rechts
her gerade an, scheint
sich aber ganz eigentüm-
lich in einen auf den
Beschauer zugehenden
Bogenansatz umzubilden,
der dann vorn mit der
Anstoßfläche zum näch-
sten Keilstein des Bogens
endet. Der runde, mit
einer Art Weinranke ge-
schmückte Fries wird zur
Füllung der in der Photo-
graphie von unten ge-
sehenen Archivolte. Dar-
über läuft das Gesims
zunächst mit Zahnschnitt
und Eierstab weiter, an
dem Bogen kommt noch
dazu eine Art vertikal
stehender Konsolen, über
denen ein Pfeifenfries mit abschließendem Perlstab ausladet. Unter deım Weinlaubwulst wird am
horizontalen Architrav noch ein Blattfries sichtbar, der in der Archivolte wegfällt. Diese endet
nach vorn mit einem Vorsprung zum Eingreifen in den nächsten Keilstein.
Man könnte geneigt sein, diesen Architekturrest für antik zu halten. Es liegt derselbe
Fall vor wie bei den alten Teilen der Westfassade. Um zunächst einmal diese Frage zur Ent-
scheidung zu bringen, bleibe ich bei dem durch die Corona triumphalis-Gehänge vielleicht am
meisten des Heidnischen verdächtigen Motiv, dem Kapitell selbst. Es hat sich noch ein zweites
derartiges Kapitell vom alten Amida erhalten, in der Kosmaskirche. Mir liegt davon eine
ebenfalls für den General vE BeyLıs gemachte Photographie (Abb. 115) vor, die auf der Rück-
seite bezeichnet ist: „Chapiteau dans l’eglise Mar Cosmas.“ Das stimmt zu den Angaben von
Miß Bert, deren Aufnahme des Kapitells ınit den zugehörigen Architekturteilen ich oben Abb. 7
gegeben habe.
Wir sehen wieder ein Pilasterkapitell der korinthischen Ordnung. Unten stehen abermals
vier, oben fünf Blatt aufrecht nebeneinander, Rippenbildung und Lappenschnitt ist im wesent-
lichen der gleiche. Auch die Girlanden aus Lorbeer mit dem Edelstein unten sind da, also
wieder die richtige Corona triumphalis. Sie laufen oben in einem ähnlichen Knoten zusammen
wie in der jakobitischen Kirche, nur die Bosse darüber ist anders geschmückt. Hier nun halten
wir den Beweis in der Hand, daß zum mindesten dieses Kapitell sicher christlich ist: in einem
von Akanthus umrankten Medaillon erscheint das gleicharmige Kreuz — wie ich gleich bemerken
möchte, in dieser Rahmung das typische Siegeskreuz Konstantins im Oriente. — Es sei hier
gleich auch aufmerksam gemacht auf die Ornamente, «ie rechts neben dem Kapitell erscheinen:
vier Herzblätter in Kleeform zusammengestellt mit einem Rankenstiel, der, von der Mitte aus-
gehend, sie umrahmt. Darunter eine Wellenranke mit einem aus dem Stiel mit drei Lappen
gebildeten Blatt und einer Rosette. Daß diese rohen Motive alt und nicht erst später dazu
gekommen sind, kann man an der Deckplatte des Kapitells beurteilen, wo derselbe „vierblättrige
Abb. 115. Dijarbekr, Kosmaskirche: Altes Kapitell
DEKORATIVER REICHTUM DER CHRISTLICHEN ARCHITEKTUR IN AMIDA, SYRIEN UND ÄGYPTEN. 199
Klee“ verwendet ist,! diesmal von zweistreifigen Kreisen umrahmt, die untereinander ver-
knotet sind. Die Veröftentlichung des Nymphaeums von Milet durch den Architekten Dr. HüLsex
wird zeigen, daß solch rohe Ranken schon in der Zeit des Kaisers Titus möglich sind.
Der Nachweis, daß Girlanden-Kapitelle noch in christlicher Zeit gearbeitet wurden,
ist für die Beurteilung der alten Reste an den beiden Fassaden und der Nordarkade der Ulu
Djami von Bedeutung. Dort kommen mehrere solche Girlandenkapitelle vor.” Sie wurden
oben bereits einzeln besprochen. Mir liegt an dieser Stelle mehr daran, Vergleichsmaterial von
christlichen Bauten des Orients herbeizuschaffen, das geeignet ist, den in Amida nachgewiesenen
Abb. 116. Aleppo, Madrasa el-Halawiya: Innenansicht
testen zum Zwecke ihrer Datierung etwas Hintergrund und weiter einen Begriff zu geben, wie
reich die früheste christliche Architektur gedacht werden muß. Man darf dabei nie von der
römischen Art ausgehen, sondern immer von der Neigung des Orients zu reicher dekorativer
Ausstattung. Was zunächst das Kapitell anbelangt, so veröffentliche ich nachstehend eine
Apsis in dem Nordmesopotamien benachbarten Aleppo.
Die in Abb. 116 wiedergegebene Aufnahme verdanke ich dem Legationsrate Dr. Max Frei-
herrn von OPPENHEIM. Wir sehen das Ende eines Saales, der rechts und links wahrscheinlich
dieselben auf Säulen ruhenden Hufeisenbogen zeigt, wie an der Seite vor uns, wo zwischen
diese Säulen vier andere im Halbkreise herumgestellt erscheinen. Es handelt sich um die
Madrasa el-Halawiya, die der großen Moschee von Aleppo gegenüberliegt. Die Mauern sind
heute weiß getüncht. Man muß sie sich reich mit Farben und Ormamenten ausgestattet denken,
" Vel. über dieses persische Motiv Mschatta passim.
2 Die „Girlandomanie“ scheint also nicht nur für Alexandrien bezeichnend, wie Brecera auf dem Archäologen-
kongreß 1909 in Kairo behauptete. Vgl. Kunstchronik 1909, Maihetft.
200
Die
CHRISTLICHEN
DENKMÄLER VON AMIDA.
die vielleicht eines Tages unter der Tünche noch eine Auferstehung feiern. In den beiden
Ecken links und rechts erscheint in Kapitellhöhe ein Akanthusfries, wovon ich in Abb. 117 eine
Abb
117. Aleppo, Madrasa el-Halawiya: Linkes Eekkapitell der Apsis.
I1S. Aleppo, Madrasa el-Halawiya: Mittelkapitell der Apsis.
Vosör, La Syrie centrale, pl. 77 u. 146 (p. 106 u. 151).
'‘ Vel. oben Abb. 67, S.
Q
147.
Detailansicht gebe." Wir sehen über einem
Wandablauf knollige Blattspitzen ähnlich
vor die Blattebene vorkragend wie an den
Kapitellen von Amida. Die hohen Akan-
thusblätter über ihnen stehen zwischen
Stielen, die entlang die Blattlappen tiefen-
dunkle Ausschnittgruppen bilden.” Links
liegt auf dem Akanthus ein Medaillon mit
einem Kreuz, das von einem Quadrat durch-
setzt wird. Die Ecke zeigt ein Blatt mit
gegenständigen Spiralen. Die au diesem
Akanthustries beobachteten Motive wieder-
holen sich teilweise an dem Eckkapitell;
hier finden wir auch nochmals den strikten
Beweis des christlichen Ursprunges dieser
Dekoration, das Kreuz im Kranze, das
an der oberen Ecke unter der Deckplatte
sitzt. Die beiden angrenzenden Kapitelle
sind von gleicher Art, die beiden mitt-
leren dagegen, Abb. 115, zeigen jene eigen-
artig wie vom Wind bewegten Blätter, die
in der Blütezeit der altbyzantinischen
Kunst Mode geworden sind. Daß sie
hier in Aleppo schon in früherer Zeit
möglich waren, beweist ihr Vorkommen am
Südportal von Kal’at Sim’an und an dem
Pyramidengrabe von Dana, beide aus dem
5. Jahrh.?; hier in der Halawiya sieht das
Motiv so aus, als wenn zwischen die ge-
krümmten Akanthusblätter Straußenfedern
gelegt wären. Oben an der Ecke wieder
das Kreuz im Kreise. Über den Kapitellen
liest ein Kämpfer, mit einer steilen Hohl-
kehle, die unten in eine Nase übergeht, bei-
läufig gesagt, die syrische Parallele für die
Kämpferaufsätze am Prunktore Theodo-
sios’ II. bei der Porta aurea von Konstan-
tinopel.*
! Diese und die folgende Aufnahme ver-
danke dem Architekten Ernest H£erarp, Stipendiaten
der Acadömie de France in Rom, der ein Werk
über Spalato vorbereitet.
® Vgl. ein ähnliches Kapitell bei Miß Low-
rHıax Bert, The desert and the sown, p.229 (Moschee
in Hama).
DEKORATIVER REICHTUM DER CHRISTLICHEN ARCHITEKTUR IN AMIDA, SYRIEN UND ÄGYPTEN. 201
Ich könnte mir die Madrasa el-Halawiya zu einem kleinen Kuppelbau von persischem
Typus ergänzen.‘ Eigenartig ist die Apsis: es sind lediglich die Säulen, die ihr Halbrund
bilden. die Wände selbst stoßen im Eck zusammen. Diese eigenartige Bildung begegnet noch
einmal im Oriente, und zwar im
5. Jahrh. im Deir el-abyad in
Oberägypten. Ich gehe hier auch
auf dieses Ineditum näher ein,
weil es nach den Berichten älterer
Reisender ein ähnliches Pracht-
stück gewesen sein muß, wie es
unsere Phantasie für Amida sucht.
Es handelt sich um eine Kapelle
in der Nordwestecke des «der Mo-
numentalität nach bedeutendsten
Klosters von Ägypten, erbaut
vielleicht noch zu Lebzeiten seines
Gründers, des heiligen Schenute,
in der ersten Hälfte des 5. Jahrh.
= : - > n ‚Aal ko Br ll R Als _
Wir sehen im Grundriß (Abb. 119) Saslnäs =s
>] ä 1 I; 7 Abb. 119
an länglichen San wen Deir el-abyad (Oberägypten). Prunkkapelle in der Nordwestecke des Klosters.
15,93 X 4,75 m Abmessung, viel-
leicht die Grabkapelle des Lokalheiligen. Abb. 120° zeigt die Ansicht von Süden her: die
Decke ist eingestürzt. Von der alten Dekoration sind nur die Nischen in den Seitenwänden
und die säulengetragene Apsis erhalten. Will man sich vergegenwärtigen, wie die Kapelle
einst aussah, dann lese man Curzox®: „Der Hauptein-
sang (des Klosters) war früher am Westende, wo sich
ein kleines Vestibulum befindet; unmittelbar innerhalb
dessen Tür zur Linken ist eine kleine Kapelle, vielleicht
eine Taufkapelle, etwa 25 Fuß lang und noch ziemlich
gut erhalten. Es ist ein prächtiges Beispiel der reich-
sten römischen Bauart aus der letzten Zeit des Kaiser-
reiches und ist in Wahrheit ein kaiserliches kleines
Zimmer. Die gewölbte Decke ist von Stein; und an
jeder Seite befinden sich drei schön verzierte Nischen.
Das obere Ende ist kreisrund und ist auf verschwen-
derische Art mit Skulpturen in Paneelen, Karniesen
(with a profusion of sceulpture in panels, cornices) und
jeder Art von architektonischer Bereicherung ganz und
gar bedeckt. Als es noch vollständig und mit Ver-
goldung, Malerei oder Mosaik bedeckt war, muß es
höchst prächtig gewesen sein.“ Kein Zweifel, daß Curzon
trotz des falschen Maßes unsere Kapelle meint. Schon
BurLer hat erkannt, daß es sich nicht um ein Bapti-
sterium, sondern um eine Kapelle handelt. Abb. 120. Deir el-abyad, Kapelle: Innenansicht.
! Man beachte die (wie das Postament einer Säule aussehende) Konsole in der Ecke links über dem Architrav
am Gewölbeansatz.
* Eigene Aufnahme. Vgl. ve Bock, Materiaux, pl. XVII.
' „Besuche in den Klöstern der Levante*, Deutsch v. Meıssser, S. S3. Originalausgabe, p. 131 (Burrer, Coptie
churches TI, p- 353).
Amida,
202 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
Auch die Ruine fesselt noch lebhaft. Der Bau ist ganz aus Quadern aufgerichtet, einige
tragen Hieroglyphen, sind also altägyptischen Denkmälern entnommen. Vor die nördliche
Schmalwand ist mittelst fünf Säulen, die einen halbrunden geraden Architrav tragen, eine
Viertelkugelschale aus Ziegeln aufgerichtet, deren abschließender Rundbogen noch die alte
Rundung des Tonnengewölbes gibt, das einst den übrigen Raum bedeckte. Den Ansatz
dieses Gewölbes erkennt man noch deutlich. Darüber hinaus werden heute die Quadern der
Umfassungsmauern des ganzen Klosters sichtbar. Auch die Ostwand der Kapelle setzt sich
nach oben fort, es werden also wohl über der Kapelle noch Räume, Zellen oder dergleichen
gelegen haben. Die Beleuchtung haben Schächte in der Westmauer, von denen man in Abb. 120
deutliche Spuren im Gewölbeansatz sieht, besorgt.
Beginnen wir die nähere Betrachtung mit der durch Säulen gebildeten Apsis. Die Art ihrer
Herstellung wird erklärlich dadurch, daß der rechteckige Raum gegeben war, es sich also lediglich
um einen passenden Einbau handelte. Der Baumeister befand sich in einer ähnlichen Lage
wie der von Aleppo und wie früher schon der Architekt, der an der Hauptfront des Kaiser-
palastes auf dem Palatin in Rom an die Seite des großen Audienzsaales in einen oblongen
Raum eine Art Kapelle einzubauen hatte. Seine Lösung ist in Rom den Dimensionen (größere
Breite, geringere Länge) entsprechend etwas anders: die Säulen stehen die Längswände entlang,
und die Apsis ist so aufgemauert, daß sie, wie im weißen Kloster, an die Rückwand stößt;
sie Jäßt aber seitlich Durchgänge.!
Der heutige Zustand der Apsis gestattet die Struktur der Wölbung zu sehen; über dem
Architrav liegen vier Ziegelschichten horizontal, dann folgt ein Band von Ziegeln, die gräten-
artig im Winkel nach links und rechts von der Mitte gestellt sind, etwa wie in S. Pudenziana
in Rom, der Rest der Kugelschale zeigt die Ziegel im Ziekzack schräg nach oben gestellt und
in der Mitte einen Schlußstein mit einem gleichschenkligen Kreuz und den Buchstaben A und
®. Am untern Rande über der Mitte des Architravs und der mittleren Säule ist das Mauer-
werk bogenförmig durchbrochen.
Der gerade Architrav besteht aus 12 Steinen, die in die dahinterliegenden Wände ein-
binden. Die Profilierung ist sehr einfach, eine 35 cm hohe Vertikale, dann zwei Leisten und
eine niedrige Schräge, das Ganze 50 cm hoch, ohne jedes Ornament. Die fünf Säulen, welche
diesen Architrav tragen, sind monolith, der untere Teil steckt im Schutte, der obere hat den
breiten flachen Rand, den man seit dem 4. Jahrh. häufiger beobachten kann. An den Ecken
sind die Schäfte etwas höher, die Kapitelle niedriger. Alle diese Kapitelle sind wie im Chor der
Kirche korinthisch mit einer Reihe Akanthus. Neu ist nur, daß der untere Rand des Kapitells
von einem halbrunden Wulst umfaßt wird, der in der Art der Corona triumphalis mit Blättern
geschmückt erscheint. Dieser Wulst datiert die Kapelle. Er ist ein charakteristisches Merkmal
der Zeit von Theodosius bis auf Justinian, die Anwendung der Corona triumphalis spricht noch
für die frühe Zeit. Die Rippen sind stellenweise durch Querstäbe zu Kreuzen ergänzt. Sehr
auffallend (wie im Hauptchor) ist die Tatsache, daß der Blattschnitt des Akanthus nicht bei
allen Kapitellen der gleiche ist: einmal plumb und ungefügig mit fast gesägten Lappen, einmal
viellappig fast wie Tang mit gebohrter Mittelrippe. Das sind Vorstufen jener für die Jahr-
hunderte des Theodosius und Justinian bezeichnenden byzantinischen Blatttypen, den fetten
zackigen und den tangartigen Akanthus, die später wieder verschwinden. Bemerkenswert ist,
daß die Kapitelle noch nicht von der Prokonnesos stammen, also wahrscheinlich vor dem
5. Jahrh. liegen, in welcher Zeit der Import von der bei Konstantinopel liegenden Marmorinsel
alle lokale Schöpfung dieser Art unterbindet. Dagegen scheint gerade das 5. Jahrh. für Ägypten
ı Denıo und Bezorv, Die kirchl. Baukunst d. Abendlandes, Taf. 15, 3 u. 4, Horrzisser, Altchristl. und byz.
Baukunst, S. 24.
2 Ehenda Taf. 35, 5 und 38, 6. Man denkt bei dieser Ziegellagerung auch an die Kuppel «es Diokletians-
mausoleums in Spalato oder am Grab des heiligen Demetrios in Salonik.
DEKORATIVER REICHTUM DER CHRISTLICHEN ARCHITEKTUR IN AMIDA, SYRIEN UND ÄGYPTEN. 203
die Zeit, wo der Zufluß neuer Dekorationsformen aus Asien beginnt. Lokale Züge machen
sich geltend in der Krönung der Nischen, die an der Längswand der Kapelle ange-
ordnet sind.
Die erste Nische (Abb. 119) gleich rechts vom Eintretenden bei e ist rund und schließt oben
mit einer Muschel, die von einem eigentümlich gebrochenen Giebel bekrönt wird." Er steigt
zuerst sehr steil auf und setzt dann in einem stumpfen
Winkel ab, wobei die steilen Kanten seitlich in Spitzen
auslaufen. An derselben Wand folgt dann eine Tür
und bei b eine zweite halbrunde Nische, deren Abbil-
dung (Abb. 121) ich nach meiner Photographie gebe.
Hier wird die kleine Apsis von einem glatten Profil
umschlossen und flankiert von zwei Säulchen, die einen
geraden, über ihnen verkröpften Architrav tragen. Auf
diesem ruht wieder ein abgesetzter Giebel mit drei
Spitzen. Die dritte Nische a (Abb. 119) bei der Apsıs ist
viereckig, schließt oben mit einem Halbkreis und dar-
über mit dem abgesetzten Giebel, dessen Mitte aber
rundbogig ist. Die Nischen der Westwand entsprechen
denen gegenüber, nur fehlt die Nische am Eingange
links. Die an ihnen angebrachten Ornamente ent-
sprechen denen an den Gesimsen der Apsiden des
Kirchenchores. Bei ce ist zwischen Muschel und Giebel
eine Folge von Blättern, Quadraten und Rauten mit
verschiedenen vierlappigen Füllungen, bei b am Ge-
sims der inneren Nische auf der Schräge dasselbe ein-
fache Mäanderornament mit den gleichen Füllungen an-
gebracht, wie es auch sonst an dem Klosterbau des hl. Schenute vorkommt. Solche Details
sprechen für die Gleichzeitigkeit der ganzen Anlage. Zu erwähnen wäre noch, daß der Sturz
der Tür an der Ostseite der Kapelle von einem offenen Rundbogen entlastet wird, ein Motiv,
dal schon an der Porta aurea des Diokletianpalastes in Spalato und dann am Ende des 4. Jahrh.
an der Porta aurea in Konstantinopel wiederholt vorkommt.” Es wird unten davon noch die
Rede sein.
Die dekorative Nische muß auch in der christlichen Architektur Nordmesopotamiens eine
große Rolle gespielt haben; ich könnte sonst nicht begreifen, wie das Arkadenmotiv sich so
typisch gerade von dieser Gegend aus in den Kanonestafeln am Anfang der Evangelien test-
setzte. Als ältestes Beispiel führe ich an ein Fragment im British Museum Add. 5111.” Es
zeigt, wie die Schenutekapelle, korinthische Kapitelle mit dem Lorbeerwulst; die Lünetten sind
ausgefüllt mit Mustern ohne Ende wie in Bawit und die Säulenschäfte gemustert wie an
der Westfassade von Amida. Unter den ÖOrnamenten kommen so ausgesprochen persische
Motive vor, daß ich nicht an dem Ursprung der Handschrift in einer Persien naheliegenden
Gegend zweifle. Sicher in Mesopotamien entstanden ist der syrische Codex der Laurentiana
in Florenz. Er wurde vom Kalligraphen Rabbula im Jahre 586 im Johanneskloster zu Zagba
vollendet. Ich gebe hier (Abb. 122) eine von seinen vielen Kanonestafeln. Man sieht die Säulen
geschmückt mit ähnlichen Ornamenten wie an der Westfassade. Dazu korinthische Kapitelle.
In der Lünette erscheint auf gemustertem Grunde das Triumphalkreuz wie an den Kapitellen
von Aleppo. Tierdarstellungen, von denen später noch zu sprechen sein wird, umgeben die
Abb. 121. Deir el-abyad, Kapelle: Dekorative Nische
ı Vgl. für diese Giebelform meine Koptischen Denkmäler, S. 27 f. Die Anregung geht von Syrien aus.
* Jahrbuch des k. deutschen arch. Instituts, VIII (1893), S. 6.
° Abb. bei Suaw, Illuminated ornaments, pl. I-IV, Haserorr, Codex Rossanensis, S. 44/5 u. a.
204 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
Arkaden. Oben sind als Akroterien Propheten dargestellt, rechts ebenfalls in einer Arkade die
Verkündigung an Zacharias. Ein zweites Evangeliar dieser Art, der Cod. syr. 33 der Biblio-
thöque nationale zu Paris, stammt aus dem Ananiaskloster zu Mardin.
Doch auch in Amida selbst gibt es einen Beweis von der dauernden Beliebtheit der
Nische. Taf. XII zeigt Details von der Fassade der großen Moschee, und zwar von dem
Teile, den Mahnıud ibn Ilaldi 1155/6 erbaut hat. Man sieht oben zuseiten des spitzen Ent-
lastungsbogens zwei Nischen mit Muschelabschluß und Ecksäulchen mit Ziekzackornamenten.
Diese stammen wohl aus dem 12. Jahrh., sind also islamisch. Ein paar ganz kleine Nischen
sieht man unten auf dem Türsturz (XII, 2). Der Bogen der Muschellünette geht da in den Architrav
über und wird von schweren Säulchen getragen, darüber sieht man als Akroterien Hakenkreuze.
Die Svastika kehrt vierfach wieder in dem Quadrat neben der Nische links; gegenüber steht
in quadratischem Rahmen ein dreiteiliges breites Blatt. Die Mitte nimmt ein Kranz ein, bei
näherem Zusehen die Corona triumphalis, deren Füllung ausgemeißelt ist. Es unterliegt für
mich keinem Zweifel, daß da ursprünglich das gleichschenklige Kreuz zu sehen war!, wie es
uns wiederholt begegnet ist. Dann aber ist der Türsturz, wenn er auch, wie Berenem oben
S. 62 annimmt, aus abbasidischer Zeit stammen mag, doch christlichen Ursprunges. Das aber
kaur-
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Abb. 122. Florenz, Laurenziana: Abb. 123. Kairo, Ägyptisches Museum:
Kanonesarkade aus dem Rabbula-Evangeliar. Koptisches Relief,
wird bestätigt durch das merkwürdige Nebeneinander von Nische, Hakenkreuz, Blatt und
Kranz mit Triumphalkreuz: Typischen Symbolen christlicher Grabsteine, wie sie von kop-
tischen Friedhöfen aus der zweiten Hälfte des ersten Jahrtausends her massenhaft bekannt ge-
worden sind.? Ich habe im ägyptischen Museum zu Kairo ein Kalksteinrelief zu katalogisieren
gehabt (Nr. 8761)°, das ich hier abbilde, (Abb. 123), weil es die unmittelbare Parallele für den
Türsturz von Amida bildet. Darauf hat sich ein Steinmetz sämtliche für die Grabplastik in
Betracht kommende Symbole zusammengestellt, so den Nilschlüssel mit A und ®, den Fisch,
die Taube, das EIC OEOC, dann die Weintraube, deren Blätter durch einen Knoten verbunden
sind, einen Krug und endlich auch zwei von den Symbolen auf unserem Türsturz, das
Kreuz, hier Monogramm in der Corona triumphalis, und darunter die Nische. Sie ist mit
dem Giebel eingedeckt und zeigt Blätter als Akroterien.
ı In den Diagonalen hente Löcher. — ? Grum, Coptie monuments. — 3 Vgl. meine Koptische Kunst, S. 108.
DEKORATIVER REICHTUM DER CHRISTLICHEN ARCHITEKTUR IN AMIDA, SYRIEN UND ÄGYPTEN. 205
Solche symbolische Darstellungen — die Tiermotive auf dem in Abb. 122 wiedergegebenen
Blatte des Rabbula-Codex zählen ebenfalls dazu — sind auch auf den verkröpften Kämpfern
der Westfassade zu erwarten. Ich will dabei nicht länger verweilen. Mir liegt, nachdem ich
bisher vom Kapitell ausgegangen war, daran, in diesem Abschnitte noch einen Vergleich durch-
zuführen zwischen dem Architravstück, das in der jakobitischen Kirche über dem Girlanden-
kapitell erscheint, und dem Gebälk
der Westfassade (Taf. XXIL'/» und
IX f.). Wahrscheinlich hat dort das
der Vase entspringende Weinlaub
christlich-symbolische Bedeutung.
Ich gehe davon aus. In der jako-
bitischen Kirche liegt das Laub
beim horizontalen Architrav auf
einem Wulst; es überspinnt die-
sen gitterartig. Das Blattwerk
hat Akanthuscharakter, doch sind
Trauben deutlich. Dieser tang-
artige Akanthus tritt in Konstan-
tinopel typisch entwickelt auf
schon 463 an der Johanneskirche
des Studios, dann in der Sergios-
und Bakchoskirche, endlich in
der Sophia und ihrer Stilschwester,
der Ruine von Philippi." Es
scheint mir, unter Rücksichtnahme
auf das Girlandenkapitell, das viel
älter ist, ganz unmöglich, wegen
Abb. 124. Berlin, Mschattafassade: Eines der dekorativen Dreiecke. dieses Details einen Byzantiner in
Amida tätig zu denken, vielmehr
wird der Fall wohl umgekehrt liegen, daß nämlich nordmesopotamische Steinmetzen diese Art
nach Konstantinopel gebracht haben.
Das Überspinnen eines Wulstfrieses mit Laubwerk ist schon für Mschatta bezeichnend.
Abb. 124 gibt eines der 21 Dreiecke mit der durchlaufenden Basis der Fassade, wie sie heute
in Berlin aufgestellt ist.” Man sieht das Rankennetzwerk nicht nur unter der Rosette des
Dreieckes selbst, sondern auch auf den beiden horizontalen Wulsten. Dazwischen taucht überall
im Blattwerk die Palmette und der tangartige Akanthus neben rein persischen Motiven, wie
der Flügelpalmette, auf. Auch die Weinranke selbst ist die persische: der Stiel endet zumeist
mit einer oder drei Kugeln auf der Blattmitte. Derselbe Typus auch an dem großen Ranken-
wulst am Triumphbogen des trikonchen Zentralraumes von Mschatta.” Eine Bestätigung für
den alten Ursprung dieses Motivs jenseits des Euphrat hat neuerdings die Aufnahme der par-
thischen Ruinen des von Sapor I. (242—272 n. Chr.) zerstörten Hatra durch die Deutsche
Orient-Gesellschaft gebracht.‘ Es wurde dort die Ornamentierung eines Türgewändes gefunden,
das bereits zweifellos diese Art Weinblatt angewendet zeigt. In Amida läßt es sich bis jetzt
nicht nachweisen. Ebensowenig in Kleinasien und Armenien. Es scheint also Hatra-Palmyra°
die Nordgrenze zu bezeichnen, denn südlich ist es sehr häufig.
! Vgl. Sırzesgerg, Altchristl. Baudenkmale von Konstantinopel und Byzantinische Zeitschrift XI, (1902) Taf. IL.
2 Vgl. Jahrbuch der preuß. Kunstsamml. 1904, S. 289, Taf. XI. — ° Mschatta, S. 291.
t 19. Wissenschaftliche Veröffentlichung der D. O.-G., S. 12, Abb. 20. — ° Mschatta, S. 333.
206 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
Neben dieser spezifisch persischen Art, war in Mesopotamien immer auch die rein helle-
nistische im Gebrauch, d.h. das natürliche Weinblatt, wie es an dem Architekturrest der jako-
bitischen Kirche in der Ranke der Archivolte, dann an der Westfassade von Amida und im
ganzen antiochenischen Kreise! vorkommt. Ich erinnere gleich auch an die Torfassade von
Resapha.” Allen diesen Beispielen gegenüber hat die Weinranke der Westfassade etwas Eigen-
artiges (Taf. IX—XI). Man sieht in jeder Einrollung zwei Blätter, die eine Traube in die Mitte
nehmen. Öhne irgendwelche naturalistische Tendenz sind sie ganz breit zur Füllung des flachen
Feldes auf dem dunklen Reliefgrunde stehengelassen. Im Blatte sind die Rippen ganz schema-
tisch in tiefen Strichen ausgehoben, das Weinblatt ist nur an seiner Fünflappigkeit zu er-
kennen. Für diese schematische Aufteilung der Blätter und Trauben konnte ich in derselben
Gegend schon in meiner Mschatta-Arbeit, S. 337, ein Beispiel beibringen, einen Fries im Regie-
rungspalast zu Edessa. Heute möchte ich ein besonderes typisches Beispiel vorführen (Abb. 125),
Abb. 125. Berlin, Kaiser Friedrich-Museum: Fries aus Bawit.
einen Fries aus Bawit in Ägypten.’ Wie in Edessa sind auch hier je zwei Blätter und zwei
Trauben zusammenkomponiert, nur ist das Blatt nach persischer Art gefiedert wiedergegeben.
Wie in Edessa aber bilden die Kreise keine Wellenranke, sondern sie sind wie an der Deck-
platte des Kapitells in der Kosmaskircbe von Amida (Abb. 115) zweistreifig umrahmt und durch
Knoten verbunden. Diese Tendenz ist ungriechisch'; da sie sich an dem Weinlaubfriese der
Westfassade noch nicht ganz durchgesetzt hat, dürfte der Fries doch einer ziemlich frühen
Zeit angehören
Fassaden wie die von Amida, d. h. mit hohen verkröpften und reich ornamentierten
Gebälken, dürften in Mesopotamien nicht selten gewesen sein. Ich schließe das aus einem
Funde, den das Comite de conservation des monuments de l’art arabe in Kairo in der Moschee
el-Hakim gemacht hat. Dort wurden in einem Raume links vom Haupteingange zwei etwa
um 1000 entstandene Nischen in Stein gefunden, die ganz unarabisch auf rein architektonischem
Wege hergestellt sind (Abb. 126)? Man sieht einen schmalen Pfeiler auf einem breiteren, der
den Gewölbeansatz trägt. Dazwischen liegen die Flachnischen, die oben durch Vorkragen des
Steines in die spitzbogigen Rundnischen übergeleitet sind. Die überaus reichen Ornamente
entsprechen zum Teil den islamischen der Ostfassade von Amida. Davon wird noch zu reden
sein. Uns interessiert zunächst nur die Verteilung der Horizontalfriese; man vergleiche sie
mit der Inschrift-, Fries- und Gebälkzone unserer Fassaden und wird sich vorstellen können,
' Mschatta, S. 297 f. — ° Mschalta, S. 252 und unten.
Jetzt in Berlin. Wurrr, Altchristl. Bildwerke Nr. 215, S. 72.
' Chorikios von Gaza, ed. BoıssonaDE, p. S4.
° Nach den Schriften des Komitees, 1907, pl. II.
DiE URSPRÜNGLICHE BESTIMMUNG DER ALTEN WESTFASSADE. 207
daß das Hakim-Gebälk in Kairo eine Fassade nach Art derjenigen von Amida zur Voraus-
setzung hat. Zugleich zeigt der Vergleich, wie sehr die Friese von Dijarbekr den um 1000
datierten in Kairo gegenüber noch antik wirken. Hier die persische Art, dort die hellenistische.
Die am Schlusse des drittletzten Abschnittes gestellte Frage: sind die alten Teile der
Westfassade von Amida antik oder christlich, muß mit Rücksicht auf die aus dem Gebiete der
christlichen Kunst vorgeführten Analogien, dann im Hinblick auf die Stadtgeschichte und die
große Bedeutung der übrigen altchristlichen Denkmäler der Stadt dahin beantwortet werden,
daß der Bau, dem diese alten Teile entnommen wurden, ein christlicher gewesen sein dürfte.
Es handelt sich jetzt nur noch um die Bestimmung der Zeit und des Zweckes, dem dieser Bau
gedient haben kann.
i. DIE URSPRÜNGLICHE BESTIMMUNG DER ALTEN
WESTFASSADE.
Fasse ich zunächst die im
vorletzten Abschnitte zusam-
mengestellten Nachrichten über
die Kirchen zusammen und
suche ich aus ihnen das her-
aus, was etwa für die Entste-
hungszeit der alten Teile der
Westfassade von Dijarbekr in
Betracht kommen könnte, so
ergeben sich ganz wertvolle
Schlüsse. Ich denke, was die
Inaliden da im Vorhof ihrer
Moschee wiederverwendet ha-
ben, gliedert sich durchaus
verwandt jenen Spuren einer
eigenartigen Kunst der Stadt
Amida ein, wie sie die Schrift-
quellen zusammen miteinzelnen
photographischen Aufnahmen
von Beyuı# und Miß Bern deut-
lich erkennen lassen. Der Be-
richt bei Ramusio über die
Marienkirche und die erhalte-
nen Spuren lassen vor uns eine
großartige Anlage erstehen —
in demselben Berichte heißt es,
die Kirchen von Amida dürften
von der Größe von S. Giovanni
e Paolo und der Frarikirche
in Venedig sein —, wie sie
auch die Voraussetzung für
die Unterbringung der ver-
kröpften Gebälke und Ziersäulen der Moschee ist. Bogen über Bogen von Säulen getragen und
Säulen über Säulen wie am Palast von S. Marco — dem an sich im Typus orientalischen
Dogenpalaste —, dazu am Überbau des Taufbrunnens sechs Marmorsäulen, geschnitten mit
Abb. 126. Kuiro, Moschce el-Hakim: Steinnischen
208 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
schönen und zarten Arbeiten: das sind Worte, die ebensogut von der Westfassade gebraucht
werden könnten. Emporen einer Kirche mit entsprechenden Ziergliedern, prächtige Verklei-
dungen im Innern, zweigeschoßige Höfe und dergleichen schweben uns vor. Von der Marien-
kirche selbst dürften die Muslime ihren Fassadenschmuck nicht genommen haben, weil ja der
Gewährsmann des Ramusio (gedruckt 1583) um 1510 schreibt und die Kirche damals doch
wohl noch in ihrer alten Pracht vorfand. Auch ist nicht gut anzunehmen, dafs diese Marien-
kirche des Ramusio dem Orte nach identisch ist mit unserer Ulu Djami, weil Eingriffe,
wie die durch die Inschriften für das 12. Jahrh. bezeugten, unmöglich 1510 noch so viel zu be-
wundern übrig gelassen hätten. Vielmehr ist es nach den Resten der jetzigen jakobitischen
Marienkirche (trotz Po«nox) durchaus wahrscheinlich, daß diese mit der Marienkirche des Ramusio
identisch ist. Darüber können nur genaue Aufnahmen, eventuell Ausgrabungen Aufschluß
geben; sie würden unter allen Umständen sehr lohnen.
Die von Beyuis und Miß Berı aufgenommenen Reste in den Kirchen des heutigen Dijarbekr
- bezeugen aber, zusammen mit dem Bericht bei Ramusio, nicht nur den in der Westfassade
der Ulu Djami steckenden zweigeschoßigen Bautypus als Lieblingsmotiv von Amida, sie bestätigen
gleichzeitig, daß auch in der Detailbildung des Gebälkes und der Kapitelle spezifisch lokale
Eigenart zutage tritt. Zum Vergleich kommen in Betracht das reiche Gebälk in der Jakobi-
tischen Marienkirche und das Kapitell der griechischen Kosmaskirche. Diese beiden Pilaster-
kapitelle sind untereinander bis in alle Einzelheiten so verwandt, daß sie gut von ein und dem-
selben Bau herrühren könnten. Wahrscheinlich aber ist, daß sie tatsächlich von vornherein
für verschiedene Bauten bestimmt waren, die alte, marmorinkrustierte Apsis der melkitischen
Kirche läßt das Kapitell durchaus als zugehörig erscheinen, und die Reste in der Marienkirche
haben ebenfalls wohl nie ihren Platz geändert. Also ist das Kapitell mit der unter der Ecke
durchgezogenen Girlande ein für alle uns bekannten alten Bauten von Amida typisches Motiv.
Es kommt auch sonst vor — davon unten — bekannt war es aus Syrien (Serdjilla)." An
der Ulu Djami wurde es wiederholt nachgewiesen, sowohl an den beiden Fassaden, wie an
der Arkade der Nordseite. Ich möchte diese Kapitelle nicht später als in das 4. Jahrh. setzen.
Das wird unten noch an den Kirchen des Djebel Tur Abdin und einem Bau in Harran nach-
zuprüfen sein.
Dem stände nun entgegen, was sich an Vermutungen vorbringen läßt, wenn man an-
nimmt, daß die alten Reste der beiden Fassaden von einer einst an Stelle der Moschee zentral
selegenen Kirche herrühren. Entsprechend den oben S. 51 und 5.165 gemachten Zusammen-
stellungen würde sich etwa folgendes sagen lassen: Nach Wakidi-Nresun teilten die Araber nach
der Eroberung die Hauptkirche, St. Thomas, zwischen Christen ('/s) und Muslime (*»).
Nach Analogie des Vorganges und des Grundrisses in Damaskus (St. Johann — Gr. Moschee)
könnte die Ulu Djami Wakidis = St. Thomas sein. Nach Dionysios baute Kaiser Heraklius
628/9 n. Chr. die große Kirche von Amida; sie wurde 770 n. Chr. gründlich restauriert.
Wenn nun die Herakliuskirche — St. Thomas = Ulu Djami ist, so folgt daraus, daß 770
n. Chr. diese Kirche noch teilweise den Christen gehörte, also daß der Vorgang der gänz-
lichen und definitiven Islamisierung, die in Damaskus bereits unter Walid stattfand, in Amida
erst später vor sich ging. Dies ist nun eine Schwierigkeit, weil Walid nicht nur in Damaskus,
sondern ganz systematisch Kirchen in Moscheen umgewandelt haben soll, also zu erwarten
wäre, daß dies auch in Amida geschehen sei; allerdings fehlt jeder Beweis dafür. Stammten
die vorislamischen Reste der beiden Fassaden im Vorhofe der Ulu Djami von der alten
Thomaskirche, dann müßten sie in die Zeit des Heraklius, bzw. um das Jahr 629 zu datieren
sein. Dagegen nun sträubt sich meine Erfahrung. Ich möchte die alten Reste der Ulu Djami
für älter halten. Dem kommt nun in der Tat die von Bavustark mitgeteilte Notiz zu Hilfe,
ı Vosür, La Syrie centrale, pl. 31, 1. Butter, I, p. 28.
DIE URSPRÜNGLICHE BESTIMMUNG DER ALTEN WESTFASSADE. 209
wonach die „große Kirche“ von Amida schon 463/4 erwähnt wird. Also wird sie — wenn
die Bezeichnung „große Kirche* nicht überhaupt mit der Zeit und der Sektenangehörigkeit
dessen, der diese Bezeichnung gebraucht, wechselt — Heraklius wohl nur, wie die Grabeskirche
in Jerusalem, erneut haben unter Benützung alter Bauteile. Es macht durchaus den Eindruck,
als wenn die in der großen Moschee und zwei anderen Kirchen nachgewiesenen alten Archi-
tekturstücke aus ein und derselben Zeit stammten. Dafür eignet sich meines Erachtens die
Gründungszeit der Stadt, also die Zeit des Konstantius ca. 349 (oder allenfalls noch das
5. und 6. Jahrh.) besser, als die dreihundert Jahre später liegende Periode des Heraklius.
Für eine sehr frühe Datierung, etwa noch in konstantinische Zeit, sprechen nicht nur die
Daten der Stadtgeschichte von Amida. Auch die selbständige Formengebung an den nach-
gewiesenen alten Architekturresten lenkt das Urteil in diese Richtung. Vor allem aber sind
rein kunsthistorische Erwägungen für diesen Zeitansatz maßgebend. Die hier leider nur bruch-
stückweise vorgeführten Denkmäler von Amida scheinen mir doch schon entscheidend in der
Frage, ob Mesopotamien selbständig zu seiner christlichen Kunst gekommen oder abhängig
gewesen sei von Antiochia oder gar Byzanz. Manche werden womöglich an Rom als letzten
Vermittler der Antike denken. Und doch ist es so natürlich anzunehmen, daß, als der Fürsten-
hof der Osrhoöne am Anfange des 3. Jahrh. das Christentum als offizielle Religion annahm,
die bodenständige hellenistische Kunst die neuen Aufgaben mit den hergebrachten, landes-
üblichen Mitteln zu lösen suchte und so den Grundstein für eine eigenartige Entwickelung der
ehristlichen Kunst im nördlichen Mesopotamien legte. Bezeichnend dafür ist der neue, von
Edessa ausgehende Christustypus. Alle Welt stellte am Anfang des 3. Jahrh. Christus als
bartlosen Jüngling dar, der kleinasiatische Norden mit langen Locken, der syro-ägyptische
Süden mit kurzem, krausem Haar." Da brachten Edessener in ihren Christusbildern in Jeru-
salem gegen dieses hellenische, das persische Mannesideal zur Geltung, einen bärtigen Kopf
mit schlichtem, in der Mitte gescheiteltem Haar.” Es dauerte nicht lange, so war die helle-
nische Auffassung fast völlig durch diese orientalische erstickt; wir stellen uns Christus heute
nur mehr bärtig vor. Darin aber haben die persisch-syrischen Städte, nicht zuletzt wahr-
scheinlich auch Amida (dieses wohl nach Armenien hin) Bahn gebrochen. Ähnliches läßt sich
für gewisse Bildtypen von biblischen Szenen erweisen.
Die Zeit, in der sich diese Dinge abspielen, das 3. Jahrh. und das des großen Konstantin,
scheint mir zugleich jene Periode der Blüte, die wir suchen müssen, um die in Amida — und
Mschatta — offenbar gewordenen Tatsachen erklären zu können. Es muß in der Zeit, die für
Rom den völligen Niedergang bildender Kunst auf antiker Grundlage bedeutet und als letzte
Tat das Konglomerat des Konstantinsbogens fertig gebracht hat, in der Zeit kurz vor Begrün-
dung Konstantinopels einen großen Aufschwung der bildenden Kunst in Persien gegeben
haben. Das mag zusammenfallen mit dem Sturz der Partherherrschaft, als durch die Sasaniden
eine neue, stark mit äußeren Machtmitteln arbeitende Dynastie auf den Thron kam. Die christ-
liche Osrhoöne hat an diesem Aufschwunge der späthellenistisch-persischen Kunst gewiß regen
Anteil genommen. Beweis dafür meines Erachtens gerade die in Amida nachgewiesenen Reste
altchristlicher Kunst. Ich hoffe, die nachfolgende Untersuchung wird zum mindesten den Ein-
druck erwecken, daß diese Zusammenhänge nicht gerade nur in meiner Phantasie bestehen,
wie manche gern annehmen und dabei nicht beachten, daß erst unsere allerjüngste wissen-
schaftliche Flutwelle, von der ganz einseitig auf Hellas und Rom gerichteten klassischen Archäo-
logie ausgehend, das harte Ringen heraufbeschwor, mit dem ich meine wissenschaftlichen Über-
zeugungen durchsetzen muß. Die großen Reisenden aus der ersten Hälfte des vorigen Jahr-
hunderts waren viel einsichtiger. So vor allem H. pe Herr, der 1847 über die Fassaden von
Amida urteilt: „L’aspeet en est tr&s original. C'est la fantaisie orientale repandue A flots dans
! Beilage zur Allg. Zeitung 1903, Nr. 14 vom 19. Januar, S. 105f. — °? Der Türmer, IX (1907), S. 505 f.
Amida. 27
210 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
une riche ornementation ... et reunie au style de l’architeeture grecque, ce qui les fait passer
pour avoir appartenu ä une eglise chretienne.“ Er irrt freilich, wenn er annimmt, es sei doch
wahrscheinlicher, daß wir es mit dem Werk griechischer Architekten zu tun hätten, die viel-
leicht zu einem Palastbau an den Hof der Khalifen berufen wurden. Sein Schlußurteil lautet
denn auch verfehlt dahin, es handle sich um klassische Architektur mit einem Überfluß von
Ornamenten, wie sie die byzantinische Schule vom 9. bis 12. Jahrh. charakterisiere. Wenn er
dabei alle christlichen Anzeichen vermißt, so ist auch das nur beschränkt richtig. Das Fehlen
einer byzantinischen Inschrift überrascht nicht mehr, nachdem der Einblick in die Bauzeit und
die verwendeten vorislamischen Teile gewonnen ist. Endlich scheint mir sehr zweifelhaft, wenn
H. pe Her behauptet: „Nulle part on ne voit la trace d’une croix, d’un symbole.“ Ich empfehle,
in Zukunft die Ornamente der westlichen verkröpften Kämpfer genau zu untersuchen.
nz
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Dr —
Abb. 127. Rekonstruktionsversuch einer Bühnenwand nach einem pompejanischen Wandbild.
Bei dem Versuche, die ursprüngliche Bestimmung dieser Teile zu erforschen, muß ich
ausgehen von dem Modemotiv der östlichen Kunst in spätantiker und frühchristlicher Zeit,
sobald es sich um reichere dekorative Ausstattung handelte: von der Theaterstirnwand. Die
Städte der ausgehenden antiken Welt haben wohl alle über Theater verfügt; die Ruinen von
Orange in Gallien, in Aspendos auf kleinasiatischem Boden geben die beste Vorstellung, welche
dekorative Pracht dabei entfaltet wurde. Den lebendigsten Eindruck davon aber vermag sich
der Reisende in Pompeji angesichts der Wäandmalereien vierten Stiles zu verschaffen, der, wie
vermutungsweise gesagt werden kann, sich in Antiochia entwickelt hat.! Dafür sind beweisend
besonders eine Reihe christlicher Denkmäler, die ich kürzlich in diesem Sinne zusammengestellt
habe’: Sarkophage aus dem südlichen Kleinasien, die Vorderwand des Maximiansthrones in
Ravenna und das schöne Londoner Engelrelief in Elfenbein mit der griechischen Inschrift —
alles Denkmäler, die geeignet sind, über Kleinasien und Syrien auf die Osrhoöne überzuleiten.
Dal insbesondere auch in Amida das Theater eine Rolle spielte, dürfte aus gewissen Darstel-
lungen auf der Ortokidenschüssel in Innsbruck, von der noch in einem späteren Abschnitte
die Rede sein wird, deutlich werden.
Ich führe dem Leser in Abb. 127 eine architektonische Bühnenwand vor, wie sie G. von Cupr?
nach einem Wandbild des Hauses Reg. I, ins. 3, No. 25 in Pompeji zu rekonstruieren gesucht
hat. Wir sehen eine Flucht von zehn Säulen und Pfeilern. Sie stehen auf Postamenten, die
' Göttingische gelehrte Anzeigen 1906, S. 910 f. — : Journal of Hellenie studies, XXVIL, S. 99 f.
® Die römische scenae frons, Beiträge zur Bauwissenschaft, Nr. 6.
DIE URSPRÜNGLICHE BESTIMMUNG DER ALTEN WESTFASSADE. 311
einzeln vor die dahinter liegende Wand treten. Die Kapitelle sind entweder jedes für sich oder
paarweise verkröpft, nur in der Mitte läuft der Architrav durch. Man rechne damit, daß die
Anordnung in Abb. 127 einen von tausend Lösungsversuchen bedeutet. Doch ist die Anordnung
von zehn Stützen in der Front häufig, und zwar deshalb, weil diese Anordnung am einfachsten
gewisse Voraussetzungen dieser Dekoration erfüllt. In Abb. 127 wird man zwischen den Säulen-
postamenten drei Treppen angeordnet schen, die nach drei Türen, einer in der Mitte, zweien
in den Flügeln, führen. Dieses Schema weist jede Bühnenwand auf, das gehört zu ihrem festen
Bestande, alles übrige kann wechseln. Die gewöhnlichste Anordnung war nun die, daß zwischen
den drei Türen noch zwei Statuen, je eine auf jeder Seite, standen. Unsere Abbildung zeigt schon
eine reichere Form. Aber auch in der einfachsten Fassung blieben mindestens zehn Säulen,
weil es üblich gewesen zu sein scheint, sowohl jede der drei Türen für sich, wie jede der beiden
Statuen dazwischen in ein eigenes Tabernakel mit zwei Säulen zu stellen.
Abb. 128. Rekunstruktionsversuch einer Bühnenwand nach dem Wandbild in der Palästra zu Pompeji.
Man werfe nun einen Blick zurück auf das Erdgeschoß der Westfassade von Amida, Taf. IXf.:
wir sehen eine Reihe von zehn verkröpften Säulen. Das mag Zufall sein, jedenfalls läßt sich
aus diesem Gebilde vom Jahre 1116—1125 noch nicht mit Sicherheit zurückschließen auf den
ursprünglichen Verband der in der Fassade wiederverwendeten alten Teile. Aber eines ist doch
merkwürdig: wir haben in der westlichen Inalidenfassade nicht nur zehn verkröpfte Säulen
nach Art der Theater-Stirnwände vor uns, sondern es sind auch die drei Türen in dieser
Fassade von 1116—1125 da. Sie heben sich dadurch aus den neun Arkaden heraus, daß fol-
gender Rhythmus in der Anordnung der Bogen vorliegt: _ ... —_ ... —
Man kann sich aus dieser Folge ohne weiteres eine Theaterfassade zurechtdenken: Im
Bedürfnis der Zeit lag diese Anordnung nicht; die jüngere Ostfassade hat das Motiv des durch
eine Stufe auseinandergeschobenen Rundbogens nur einmal, in der Mitte. Dort ist die Erin-
nerung an die „scenae frons* mit Bezug auf die drei Türen bereits ganz verwischt.
Für die Herleitung von einer Theaterstirnwand, die ich im Auge habe, spricht auch noch
ein Umstand, der bisher nicht erwähnt wurde, die Zweigeschossigkeit. Abb. 127 kann geradezu
97%
212 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
als Ausnahme gelten; die Stiimwand des griechischen Theaters ist gewöhnlich zweigeschossig.
Ich gebe als Beispiel eine andere Rekonstruktion von Cupr’s nach dem Wandbild der soge-
nannten Palästra in Pompeji (Abb. 128). Wir schen die Treppen zu den drei Türen, auf jeder
Seite davon je zwei, im ganzen zwölf Säulen, die paarweise verkröpft sind. Diese Einteilung
bleibt auch im Obergeschoß, wo lediglich statt der Türen Statuen erscheinen. Wie an der
Fassade von Amida gehen die Verkröpfungen durch, und die Rekonstruktion des pompejanischen
Bildes gibt auch eine Idee, wie man sich den oberen Abschluß denken könnte, wenn es sich
bei den alten Teilen der Amidafassade wirklich ursprünglich um eine Theaterstirnwand ge-
handelt hätte. Man müßte schon für diesen Fall mit einem engeren Säulenintervall rechnen.
In diesem Zusammenhange ist vielleicht auch jene Stelle der Inschrift heranzuziehen,
wonach das Obergeschoß als unbedeckte Maksura bezeichnet wird. Ich weiß aus meiner Er-
fahrung heraus nicht, was das eigentlich heißen soll — nAaxöv solarium? — und könnte nur
denken, daß auch darin eine Erinnerung an die ursprünglich reine Kult- oder Schmuck-
bedeutung des Obergeschosses vorliegt. Man wartete acht bis zehn Jahre, bevor man dieses Ober-
oeschoß aufsetzte.
Bei der Erörterung der Möglichkeiten, den Aufbau der Westfassade aus bekannten Bau-
typen der Antike herzuleiten, muß auch noch der Nymphäen und ähnlicher Bauten in der Art des
römischen Septizoniums Erwähnung getan werden. Auch diese Art ist nicht in Rom heimisch,
sondern vom Osten aus angeregt. Septimius Severus hat, als er im Jahre 203 einen Abschluß
für die appische Straße schuf, nur nachgebildet, was jetzt z. B. der Architekt Dr. Hürsex in
einem trefflichen Beispiele in Milet aus 338 Quadern und Brocken wiedererstehen ließ. Es
handelt sich dort um ein dreigeschossiges Nymphäum als Endpunkt einer Wasserleitung. Daran
standen Tabernakel über Tabernakel mit verschobenen Achsen, und zwar im Erdgeschoß einfach
mit geradem Architrav, darüber mit geraden und Volutengiebeln, die Säulen glatt oder kanneliert,
die Pfeiler zuseiten der Mittelachse mit Ranken. Die Publikation ist unterwegs. Es ist bezeich-
nend für die Zerstörung der Denkmäler im Orient, daß es zehnjäbriger ausdauernder und selbst-
loser Arbeit bedurft hat, um das Denkmal mit voller Sicherheit aus den Trümmern auferstehen
zu lassen. Dieses Nymphäum von Milet ist mehr als ein Jahrhundert älter als das Septizo-
nium. Für die Westfassade von Amida kommt in Milet auch das zweigeschossige Eingangs-
tor in den Südmarkt als Parallele in Betracht. Kxackruss hat es mit drei Toren und zehn
Säulen in der Front rekonstruiert. '
Die vorgebrachte Hypothese, die alten Teile der Westfassade gehörten ursprünglich zu
einer Theaterstirnwand oder dergleichen, verliert nicht an Boden, falls sich, was ich bereits oben
aussprach, bestätigt, daß der ganze Bau kein antiker, sondern ein christlicher gewesen ist.
Die Dekoration der scenae frons ist nämlich in mehrfacher Hinsicht übergegangen sowohl in
die christliche wie in die islamische Kunst. Darüber nachfolgend einige kurze Andeutungen.
Ich gehe zunächst aus von der Innenansicht der griechischen Kosmaskirche in Amida
(Abb. 89, 8. 170). Wir sehen die Ikonostasis vor uns. Von ihrem ursprünglich wahrscheinlich
plastischen Bestande sind nur noch die beiden Reliefplatten unten vorhanden, auf denen das
Lieblingsmuster hellenistischer Säulenpostamente, die Raute, erscheint. Darüber steht heute
eine Holzwand. Aber auch sie hält noch eine Grundeinteilung fest, deren Ursprung kürzlich
von Karl Houı, zum Gegenstande einer eingehenden Untersuchung gemacht worden ist.” Danach
ist die hohe Bilderwand, wie sie in den Kirchen des Ostens üblich ist, zurückzuführen auf die
eben von mir behandelte Stirnwand der antiken Bühne. In der Tat sehen wir auch in Abb. 89
am Rande noch die: beiden Seitentüren, die zusammen mit der Mitteltür jenen durch Stufen
zugänglichen Dreiverein bilden, der jeder scenae frons zugrunde liegt. Mehr noch, auch der
! Archäologischer Anzeiger 1906, Beilage zu S. 21.
® Die Entstehung der Bilderwand in der griech. Kirche, Archiv f. Religionswiss., IX, 365 f.
DIE URSPRÜNGLICHE BESTIMMUNG DER ALTEN WESTFASSADE. 213
6}
Aufbau der Höhe nach zeigt deutlich Zusammenhänge mit den pompejanischen Wandgemälden,
bzw. dem gemeinsamen Vorbilde, der Bühnenwand. Man sieht die zweigeschossige Anordnung,
das untere Stockwerk vertreten durch große Bilder, das obere durch eine fortlaufende Reihe
kleinerer, dazwischen das verkröpfte Gesims, vertreten durch den schmalen Streifen von Bildern
kleinsten Formats.
Ich stelle neben
dieses derbe Tischler-
erzeugnis von Amida
eine Ikonostasis (Abb.
129), die ich im Jahre
1889 in Eregli am
Marmarameere aufge-
nommen habe.! Sie
datiert angeblich erst
aus dem Jahre 1725.
Im architektonischen
Aufbau läßt sie sich
zwischen die scenae
frons und die Fassaden
von Amida, in dem
Reichtum ihrer Orna-
mente neben Mschatta
stellen. Wirsehenunten
die hohen Brüstungs-
platten aus Holz ge-
schnitzt, wie die ganze
Wand. Darüber treten
die Säulen mit dem
verkröpften Kämpfer-
gesims vor. Es folgt
ein breiter Fries von
Rankenwerk, dann die
zweite Säulenstellung
nicht mit dem geraden
Architrav, sondern mit
Bogen schließend, dar-
über ein zweiter brei-
ter Rankenfries, end-
lich noch eine Bilder-
reihe. Man beachte
auch die Säulenschäfte
mit ihrem reichen
Schmuck.
Abb. 129. Eregli, Kirche: Ikonostasis.
Können nun die alten Teile der Westfassade von Amida in ihrem ursprünglichen Aufbau
vielleicht als Bilderwand gedient haben?
Wir müßten dann mit einer ungeheueren Kirche
rechnen. Kann die Amida nicht besessen haben? Man beachte, daß schon der Anonymus
des Ramusio den Vergleich mit den Frari und $. Giovanni e Paolo macht. In der Jakobi-
' Jahreshefte des österr. archäol. Instituts, I, Beiblatt, Sp. 20 f.
314 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
tischen Marienkirche ist nach Beyrın unter der Kuppel eine Holzbalustrade erhalten, vor der
Marmorbasen mit angearbeiteten Halbsäulen an der Vorderseite stehen. Dieser Rest einer Iko-
nostasis(?) weist eine Länge von ca. 5 m auf. Unsere Fassade fordert im ursprünglichen Bestand
mindestens 20 m Länge.
Ich könnte mir denken, daß die zweigeschossige Fassade, wenn ich schon bei dem Ver-
suche bleibe, sie im Innern einer Kirche unterzubringen, die Abschlußwand eines quadratischen
Raumes mit der persischen Trompenkuppel verkleidet hätte. Ist das Normalmaß einer solchen
(uadratseite 17 m, wie im nestorianischen Kloster, so können leicht auch Bauten von 20 m und
mehr entstanden sein, wie etwa Wiranschehr mit 32m Durchmesser. Die „Bilderwand“ würde
sich dann nicht nur vor die Hauptapsis, sondern mit ihren Seitentüren zugleich auch vor
Prothesis und Diakonikon mit ihren Nebenapsiden legen. Die Zweigeschossigkeit im Innern
Abb. 130. Mistra, Metropolis: Ikonostasis.
der Kirche von Amida ist bezeugt; wäre sie es nicht, so könnten wir nach den griechischen
Prachtbauten persischen Stiles, wie Hosios Lukas, darauf zurückschließen. Den interessantesten
Beleg dafür habe ich vor Jahren in der Nea Moni in Chios aufgenommen. Dort war der spezi-
fisch persische Typus dieser zweigeschossigen Säulenarchitektur im Innern des Kuppelraumes
— sie ist inzwischen wegrestauriert — dadurch offenkundig, daß diese Säulen stets paarweise
verwendet waren. Davon war bereits oben 8. 154 die Rede.
In Hosios Lukas und einzelnen Kirchen von Mistra läßt sich noch nachweisen, daß die
Bilderwände erstens aus Stein waren und zweitens nicht nur auf den Abschluß der Haupt-
apsis beschränkt waren, sondern auch auf die trennenden Pfeiler übergriffen. Außerdem
sind die Ornamente dieser Stein-Ikonostasen von so ausgesprochen persischem Charakter, daß
man sie auf den ersten Blick für Schöpfungen islamischer Hände halten möchte. Über ein
datiertes Beispiel vom Jahre 967 berichtete ich Wiener Studien XXIV. Ich bilde hier die
DIE URSPRÜNGLICHE BESTIMMUNG DER ALTEN WESTFASSADE. 215
Iknostasis der Metropolitankirche in Mistra ab als Beleg des Übergreifens der Schranken von
der Haupt- auf die Nebenapsiden; der beide trennende Pfeiler wird von einem Bogen mit
T I-föormigem Abschluß übersetzt. Dieser ruht auf kleinen Kapitellen. Als Beispiel der persischen
Ornamente könnte schon dieses Beispiel gelten. Ich gebe aber noch ein anderes von der Iko-
nostasis der Marienkirche von Hosios Lukas (Abb. 131). Das sind am unteren alten Architrav
die reinen Arabesken: aus der Spitze der einen Palmette entwickelt sich die nächste.!
Ein Nachklang der persisch-christlichen Sitte, das Innere von Räumen durch Arkaden-
stellungen übereinander zu schmücken, hat sich meines Erachtens auch in dem von Bagdad
abbängigen Islam erhalten, und zwar gerade an der Stelle, wo die christliche Apsis mit der
Bilderwand Vorbild gewesen sein kann, am Mihrab. Ich gebe hier das Mihrab im Mau-
Abb. 131. Hosios Lukas, Marienkirche : Ornamente der Ikonostasis.
soleum des Kalaun in Kairo (Abb. 132), das bald nach 1290 entstanden sein dürfte. Wir sehen
das Halbrund geschmückt mit Zwerggalerien, unten in zwei getrennten Reihen, oben mit einer
zweigeschossigen Reihe, die lebhaft an den Aufbau einer Bilderwand erinnert. In der oberen
Reibe sind Doppelsäulen genommen und ebenso darüber an den sonderbaren Fortsetzungen der
mittleren von den drei das Mihrab flankierenden großen Säulen. Diese Art der Mihrabaus-
stattung kann als die typisch persisch-islamische gelten. Das Kalaun-Mihrab gibt nur die für,
unser Motiv reichste Art der Ausbeutung.
Ich möchte bei dem Versuche, die ursprüngliche Verwendung der alten Teile der West-
fassade von Amida festzustellen, doch zum Schluß auch noch mit der Möglichkeit rechnen
daß sie die Schauseite am Außern eines christlichen Baues gebildet habe. Es ist zunächst
gar nicht ausgeschlossen, daß dies ein Palast gewesen sein könnte. Es ließe sich diese
Annahme sogar durch den Aufbau in der Art einer Bühnenwand begründen; denn diese
! Noch überzeugender dürften die Gesamtaufnahmen dieser Bilderwände bei Schunrz and Barsstey, The Monastery
of S. Luke, pl. 23 f., wirken.
216 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
Sehmuckwände bedeuten nach der festen antiken Bühnenregel nichts anderes als die Fassade
allem in der Tragödie! Doch liegen Spuren vor, die daneben
Kirchenbaue sprechen. Ich gebe hier zunächst, Abb. 133°, die
Außenansicht der Apsis der Hauptkirche des nordsyrischen Simeonsklosters, entstanden
Wir sehen, wie in Amida, eine Reihe verkröpfter Säulen in zwei Geschossen
bald nach 459.
aufsteigen und bekommen an der Hand dieses Rundbaues eine Vorstellung, wie auch die de-
eines königlichen Palastes, vor
für die Verwendung an einem
korativ weit reichere Fassade am Tigris ursprünglich ausgesehen haben könnte. A. BauMsTARK
METRRRETE DE TEE DE Tr
Kairo, Mausoleum der Kalaun: Mihrab
Abb. 132
macht mich auf eine Schriftstelle aufmerksam, die für Amida selbst, und zwar für das nesto-
rianische Johanneskloster, von dem oben S. 173 die Rede war — man erinnere sich auch des
dort heute noch erhaltenen Schmuckportals — den Bestand einer Fassade bezeugen würde. Die
Stelle steht bei Johannes von Ephesos und bezieht sich auf die Zeit unmittelbar um 5023.”
„Id monasterium beati Mar Joannis (des sog. Urtäers) tam frequens erat atque adeo florebat,
habitarent, magnam sibi domum in oratorium
ut socil, quibus artius esset quam ut in eo
ı Vgl. CugeE, a.a. 0. S. 1lu. 15. — ? Nach einer Aufnahme von Max van BERCHENM.
Commentarii de beatis orientalibus, cap. 58; Laxp, Anecdota Syriaca II, S. 284 (Übersetzung von v. Douwen, S. 187)
DIE URSPRÜNGLICHE BESTIMMUNG DER ALTEN WESTFASSADE, 217
(soll nicht heißen „Kirche“, sondern „Haus des Gebetes“, d. h. Kloster!) struere decernerent.
Itaque urbis lapieidae animum intenderunt ad frontis partes exeidendas. Igitur porta urbis
vespere clausa beati, quum ipsi saxa in monasterium ferre vellent, egressi sunt, atque uno ordine
a monasterio ad lapacidinas producto singula axa de manu in manum tradita transtulerunt, donee
aedibus essent iniuncta; atque hune in modum aedes illae solidae constructae sunt. Nec tamen
confectae sunt prae expugnatione Persarum. Sed aliquanto, postquam Persae discesserunt, e
monasterii agoga excisum est, quo strueretur, _ E= Attamen monasterium struc-
turis et numero fratrum demiuntum fuit.“
Und noch eines muß ich zum Schluß vorbringen. Es gibt fern von Syrien und Meso-
potamien eine Gruppe von Kirchen, die in ihren Fassaden Spuren einer Verwandtschaft mit
dem Baue zeigen, den wir als Urtypus für die Fassade von Amida suchen. Ich meine die
mittelalterlichen Kirchen von Pisa, Lucca und Pistoja, d.h. an einer Flußmündung, die den
engsten Verkehr mit dem Orient unterhalten hat, einen Verkehr, dem wir zweifellos auch die
Abb. 133. Kalfat Sim'an, Kirche: Außenansicht der Apsiden
in den Stil der Gotik übersetzte, im übrigen islamische Fassade des Dogenpalastes in Venedig
verdanken. Schon der Anonymus des Ramusio gedachte ja dieser Zusammenhänge. Ich bilde
hier (Abb. 134) eine der Fassaden der pisanischen Bannmeile ab, S. Michele in Lucca, entstanden
in den ersten Jahrzehnten des 13. Jahrh. Wir sehen unten nach typisch armenischer Art
Arkaden vor die Wand mit den drei Türen geblendet — diese Arkaden weisen nicht auf die
Absicht, einen Portikus davor zu legen! — und darüber in vier Geschossen, fast nach dem
Prinzip des Kalaun-Mihrabs, Zwerggalerien in zwei Absätzen, die unteren in der Schicht der
Seitenschiffdächer, die oberen vor dem Mittelschiff. Man war sich schon früher darüber klar,
daß die überaus reiche Ornamentik dieses im Rahmen der romanischen Kunst Italiens auf-
fallend neuen Systems stark vom Orient abhängig sei. Der Leser betrachte daraufhin die ein-
zelnen Säulenschäfte und vergleiche das Ziekzack und die Muster ohne Ende mit den Ornamenten
am Obergeschoß von Amida. Daß ich für meine Person einen direkten Zusammenhang zwischen
diesen Bauten von Pisa und Lucca — ich erinnere vor allem an Dom, Baptisterium und Cam-
! Vel. Schumarsow, S. Martin von Lucca, S. 54.
Amida
98 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA.
panile in Pisa — mit Armenien, bzw. Mesopotamien für möglich halte, habe ich schon an-
läßlich eines anderen Motivs ausgesprochen, das nahelegt, an solche Beziehungen zu denken:
als von der Vorliebe Toskanas für den Wechsel weißer und schwarzer Steinschichten die Rede
war.! Man lese darüber Lenmaxx-Haupt, Materialien zur älteren Geschichte Armeniens und Me-
sopotamiens, 8. 74f. Ich komme auf diese Parallele unten noch zurück. Man beachte auch,
daß in der von Ibrahim ibn el-Aghlab im Jahre 154 (800 n. Chr.) erbauten Stadt Abbasiyye
südlieh von Kairawan eine Moschee stand, deren zylinderförmiger Turm aus Backsteinen er-
baut und mit Säulen, in sieben Etagen angeordnet, geschmückt war.?
Abb. 134. Lucca, S. Michele: Fassade
! Bercnem teilt mir mit, daß diese Bauart im Arabischen den besonderen Namen ablak (fi l-hadjar al-ablak)
führt, d.h. „in abwechselnd schwarzem (dunklem) und weißem (hellem) Stein gebaut“.
® Enzyklopädie des Islam, Art. “Abbäsiya von Basser (deutsche Ausgabe, S. 16, 2. Kol. unten).
II. DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
Bisher haben die beiden rätselhaften Fassaden von Dijarbekr im Vordergrunde der Unter-
suchung gestanden. Es ist Zeit, daß sie als Leitmotiv zurücktreten. Mit ihnen soll auch
Amida selbst für einige Augenblicke in den Hintergrund geschoben werden. Es handelt sich
in diesem Abschnitte darum, den christlichen Denkmälern dieser Stadt einen breiteren Hinter-
grund zu geben, die Frage aufzuwerfen: Stehen denn die Kirchen von Amida vereinzelt da, oder
lassen sie sich in eine größere Gruppe von Kirchenbauten Nordmesopotamiens einordnen? Es
dürfte kühn erscheinen, heute schon, wo wir noch kaum eine Ahnung von den Denkmälern der
christlichen Zentren dieses Gebietes, von Edessa und Nisibis, haben, solche Fragestellungen zu
wagen. Und doch setzen uns die Aufnahmen einiger in meinem Sinne reisenden Forscher in
den Stand, auch diese scheinbar noch dicht verschlossene Tür aufzustoßen.
Das nördliche Mesopotamien, bzw. die Osrhoöne, spielen in der Entwicklung der christ-
lichen Baukunst eine hervorragende Rolle. In den gewölbten Kirchen des zentralen Kleinasiens
und in den Ornamenten von Mschatta liegen direkte Anregungen des nordmesopotamischen
Städtedreiecks Edessa-Nisibis-Amida vor. Die Fassade aus dem Moab wie die Tonnengewölbe
von Kappadokien u. s. f. sind undenkbar ohne die Vermittelung von seiten dieses ältesten, einheit-
lich christlichen Gebietes. Davon war schon in meinen Arbeiten über Kleinasien und Mschatta
die Rede; jetzt sei der Sache vom entgegengesetzten Ende aus nachgegangen.
1. DIE ZENTRALEN RIESENBAUTEN DER STÄDTE.
Bei dem Versuche, die ursprüngliche Bestimmung der alten Teile der Wesifassade zu er-
kennen, wurde als Hypothese geäußert, daß sie vielleicht als Bilderwand oder Fassade einem
Kirchenbau von kolossalen Dimensionen angehört haben könnte. Es muß nun, sobald es sich
darum handelt, den Denkmälern von Amida eine Unterlage zu geben, vor allem die Tatsache fest-
gestellt werden, daß die Existenz solcher Riesenbauten sich nicht nur in der Beschreibung bei
Ramusio und in den BErrschen Aufnahmen der Marienkirche nachweisen läßt, wir vielmehr gut
tun, in den festen Bestand unserer kunstgeschichtlichen Vorstellungen das Vorhandensein einer
ganzen Gruppe von zentralen Riesenbauten in Nordmesopotamien aufzunehmen.
Der Rundbau, den Miß Berr vor der heutigen Marienkirche von Dijarbekr nachgewiesen
hat, zeigt einen Durchmesser von ca. 51,5 m; die Gesamtlänge vom Westende bis zur Apsis-
außenwand beträgt ca. SI m. Das sind Dimensionen, die sich im Hinblick auf den Zentralbau
durchaus mit denen der Metropolen des Reiches, mit Rom, Jerusalem und Konstantinopel,
messen können. Sie stehen nicht vereinzelt da. Ich habe schon „Kleinasien, ein Neuland“,
S. 96f., einen zweiten Riesenbau im nordmesopotamischen Städtebezirk veröffentlicht, Wiran-
schehr, das alte Konstantina. Auch dort handelt es sich um einen Zentralbau. Die Kirche
28*
220 DIE ALTCHRISTLICHE JAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
m--
hat mit ihren Vorbauten eine Länge von ca. 67.5 m und eine Breite von ca. 50 m. Das
ovale Kuppeloktogon selbst hat 34.5%X32 m Durchmesser. Der mächtige Bau liegt heute in
Trümmern, es ragen nur einige von den acht aus Stein erbauten Pfeilern aus der Schuttmasse
hervor. Einen dritten Bau dieser Art hat kürzlich Sarke in Resapha-Sergiopolis aufgenommen.
Die dortige „Zentralkirche* ist ca. 42,5 m lang und ca. 36m breit. Das sind gewiß nicht all-
tägliche Größenverhältnisse. Sie scheinen mir danach angetan, unsere Begriffe von der Be-
BERTEEEN deutung der syrischen Hinterland-
N kunst von Grund auf umzuwälzen.
=> Im zentralen Syrien findet sich
nichts von derartigen Bauten, und
Ra vom christlichen Antiocheia wissen
wir leider, von einigen literarischen
Zeugnissen abgesehen, kaum mehr,
als daß noch etwas von seinen
. Mauern steht.
Großartig sind auch die Bau-
formen der genannten drei nord-
mesopotamischen Ruinen. Wenn
wir das Rund vor der Marien-
kirche in Dijarbekr nach der Be-
schreibung bei Ramusio rekon-
struieren, so kommt eine Tauf-
kirche heraus, auf die man durch-
aus wie die edessenische Chronik
für den dort 369/70 errichteten
Bau den Namen „das große Bap-
tisterium“ anwenden kann.! Über-
raschend ist nur, daß der vierge-
schossige Bau in der Mitte über
dem reich verzierten Taufbrunnen
offen war. Wenn SArrE bzw. sein
Architekt HeErzrELD recht hat, so
war auch die Zentralkirche von
Resapha in der Mitte offen. Das
gilt keinesfalls von dem ovalen
Öktogon in Wiranschehr (Abb.
nn SW ransch en 70 721er OEtogon: GrundHiR: 135).” Das eigentliche Kuppel-
achteck hat 6,55 m Seitenlänge
mit einem 2,35 m eingeschobenen Mittelstück in der Apsisflucht. Die acht Pfeiler trugen zugleich
eine Empore, wie das ja auch für Amida typisch ist. Die Außenmauer war von je fünf Fenstern
durchbrochen; vor den Toren lagen in den Achsen Vorbauten, im Westen größere mit einer Treppen-
anlage. Sehr eigenartig ist der 21 m tiefe Chor. Er wird wohl nach Analogie der unten vorzu-
führenden Tur Abdin-Gruppe ein Tonnengewölbe mit Gurtbogen getragen haben. Der riesige
Bau liegt inmitten einer großen Nekropole, dürfte also vielleicht als Martyrion eines großen
Heiligen zwischen dem 4. und 5. Jahrhundert erbaut sein. Die aus dem Schutthaufen auf-
ragenden Kuppelpfeiler (Abb. 136) sind das Wahrzeichen des Ortes. Von ihnen unten mehr.
' Haruıer, Untersuchungen über die edessenische Chronik. Vel. V. Scnuutze, Archäologie, S. 30. Baunstark,
Oriens christ. 1904, S. 9.
° Nach meinem Kleinasien, S. 97, mit Genehmigung der J. C. Hinrichs’schen Buchhandlung.
DiE ZENTRALEN RIESENBAUTEN DER STÄDTE. 221
Die „Zentralkirche“ von Resapha-Sergiopolis, nach Sarre vielleicht das Martyrion des heil.
Sergios, bildet im Grundriß den eigenartigsten Längsbau neben der Sophia von Konstantinopel
(Abb. 137).! Man erkennt
noch an der Nord- und
WestseitederAußenmauer
flache Exedren mit je drei
großen Fenstern, diedurch
einen MauerzugimWinkel
verbunden sind. Spuren
weisen darauf, daß sich
dieses Schema auch im
Innern, dort aber mit halb-
kreisförmigen Exedren,
wiederholte, zwischen den
beiden Pfeilerfolgen aber
ein Umgang vermittelte.
An diesen großzügigen
Baukörper ist im Westen
ein massiver Chorbau an-
geschoben, in dem Trep-
pen auf Emporen zu deu-
tenscheinen. Der Bau zeigt
den charakteristisch rei-
Abb. 136. Wiranschehr, Ovales Oktogon: Gesamtansicht der Ruine.
Abb. 137.
een sl.)
Resapha, Zentralkirche: Grundriß
ı Nach Sarre, Monatshefte für Kunstwissenschaft 1909, S. 103. Die Klischees 137 und 138 sind freundlich vom
Autor und seinem Verleger zur Verfügung gestellt.
222 DIE ALTEHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
x
chen Ornamentschmuck, wie ich ihn (Mschatta, S. 262 u. 232) schon am Nordtore nachgewiesen
habe. In Abb. 138 wird auch deutlich, daß die reiche Profilierung unten in typisch mesopota-
mischer Art in die Horizontale umbricht. Astragal, Kyma, Weinlaub, einer Vase entspringend,
Abb. 138. Resapha, Zentralkirche: Oruamentbogen.
dann der Kettenmäander und ein Eierstab mit Blatteinlagen, ein Pfeifenmotiv, rechteckig um-
rahmt mit Ranke-Astragal und gebauchter Palmette: Das sind die zahlreichen, eigenartig be-
handelten Motive, für
die sich Analogien am
Tigris werden nach-
weisen lassen und wie
sie auch in Amida vor-
kommen. Auf ein im
Rahmen dieses Buches
besonders wichtiges De-
tail führte mich die ne-
benstehende Abb. 159,
die ich Alois Musın
verdanke. Dargestellt
ist, von unten gesehen,
der obere Abschluß
einer der seitlichen
Chorkapellen am Ost-
ende der „Zentral-
kirche“. Wir sehen
Quadratmauern empor-
Abb. 139. Resapha, Zentralkirche: Trompen einer Kuppel des Chorbaues kommen und deren
Ecken zunächst über-
setzt von ausgerundeten Steinen. Sieht man näher zu, so erkennt man diese zweifellos als die
Unterkante von Eektrompen, die oben durch ein (jetzt fast zerstörtes) Ziegelgewölbe überleiten zu
einem auf Säulen ruhenden Quaderbogen, der die Achteckseite des Tambours, bzw. eine Kuppel
zu tragen bestimmt war. Vgl. über diese Konstruktionsart oben $. 150f.
Was den Bau nun für unsere Untersuchung besonders interessant macht, ist die mir zu-
erst durch Alois Must nahegelegte Deutung desselben auf einen Palast. Mus, der Resapha
DIE ZENTRALEN RIESENBAUTEN DER STÄDTE. 223
genau aufgenommen hat, war sehr überrascht, als ich ihm von Sarkes „Zentralkirche“ sprach.
Er hatte den Bau nie für eine Kirche angesehen. Dadurch aufmerksam gemacht, fiel mir die
Analogie mit Kasr ibn Wardan ein, freilich nicht mit der dortigen Kirche, an die auch SARRE
dachte, sondern mit dem Palast, dessen Aufnahme uns kürzlich BurtLer geboten hat und den
ich in Abb. 140 im Grundrißß wiedergebe.! Da haben wir in kleinen Dimensionen und ein-
facherer Form den gleichen Bautypvs. Statt ca. 42,5 m ist der zentrale Saalbau von Kasr ibn
Wardan jedoch nur ca.25 m lang, und statt 36 m hat er nur ca. 16m Tiefe. Dieser Gegen-
satz in der Dimensionierung hat zur Folge, daß in Resapha in die Umfassungsmauern ein
innerer Mauerkern gestellt wurde, der freilich an sich noch immer größer ist als der Saalbau
von Kasr ibn Wardan.
Wir sehen in beiden Fällen den in Apsiden endigenden Längssaal in der Mitte durchsetzt
von einem kürzeren, ebenfalls halbrund abschließenden Querbau. Der wesentliche Unterschied
würde darin liegen, daß in Kasr ibn Wardan sehr geschickt neben alle Apsiden Paare von
viereckigen Seitenräumen gelegt sind, in Resapha dagegen, wenn die Aufnahme SArrE-HERZFELDS
= n
ı
wer
ei)
Abb. 140. Kasr ibn Wardan, Palast: Grundriß
richtig ist, nur an der Ostseite. HerzreLp leugnet auch bei diesem Baue die Wölbung
und macht dagegen die geringe Mauerstärke geltend. Jedenfalls waren die Nebenräume der
Apsis gewölbt, wie ich der mir von Alois Mus zur Verfügung gestellten Photographie
(Abb. 139) entnehme.
Außer diesen großen städtischen Bauten sind mir von Kuppelbauten nur noch durch Miß
BerL ein paar kleine Vertreter in der nachfolgend beschriebenen Tur Abdin-Gruppe bekannt
geworden. Der Abstand in den Dimensionen ist ungeheuer. Die Kirche el-Hadra in Khakh
mit einem überaus interessanten Kuppelquerschiff hat nicht mehr als 13,60 m Länge und ist
nur 13,20 m breit, die Mittelkuppel hat nicht viel mehr als 4 m Durchmesser. Die beiden
Öktogone von Mar Gabriel sind von quadratischen Baukristallen umschlossen, die 9,80 m, bzw.
16.60 m Seitenlänge haben.
! Nach Burrer, Publications of the Princeton University Arch. Expedition to Syria in 1904/53. Div. II, Sect. B,
Part I. Vgl. mein Kleinasien, S. 121 f.
224 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
Nicht viel größer sind die längs- und quergerichteten Kirchen der Tur Abdin-Gruppe.
Miß Bern zweifelt bei der größten von ihnen, Mar Sovo in Khakh, die 27,40 m lang und nur
11,60 m breit ist, daß diese letztere Spannung von dem üblichen Tonnengewölbe überdeckt ge-
wesen sein kann. Die gewöhnlichen Spannweiten der Gewölbe sind S—9 m. Das sind also
kleine Dimensionen, denen gegenüber die drei zentralen Stadtkirchen um so riesenhafter er-
scheinen.
32. THE CHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABDIN
pBy GERTRUDE LOWTHIAN BELL.
It was almost by chance that I took my way from Mosul to Diarbekr through the Djebel
Tur Abdin. I had intended to explore a piece of the country that lies to the north of the
Tigris, between Hassan Keif and Diarbekr, thinking that while that district was comparatively
unknown, the Tur Abdin had been thoroughly examined by Pocxox and others and contained
little of further interest. But when I set eyes upon the buildings of which I here give plans
and photographs, I determined that no time must be lost in making some small record of these
wonderful specimens of early Christian architecture. Nowhere in the world does there exist a
group of early Christian shrines more remarkable than that which lies about Midyat, and few
monastie establishments can rival in interest the great houses of Mar Augen and Mar Gabriel.
I take it that Amida and Nisibis should be regarded as the sources whence emanated that
culture of which the evidences are to be seen scattered through the Tur Abdin. Nisibis I have
not yet visited; the church of St. James needs careful study and would no doubt throw further
light on the problems presented by the buildings in the mountains. Moreover there are several
other sites known to me which will furnish additional, and I hope abundant, evidence. Mean
time I embrace the opportunity of publishing, under the auspices of Max van BERCHEM and
Professor Srrzyaowskı, the material already collected, without waiting to complete it by a se-
cond journey into northern Mesopotamia, which I have in contemplation. Half a loaf, in mat-
ters archaeological, is very much better than no bread, and more work is wasted by being
stored up in note books until it can be perfected than ever finds its way into the light of day.
When I left Mosul, I turned first to the east and visited the monasteries that lie along
the foot of the Kurdish mountains. The existing buildings, both in this distriet and in Mosul,
are not very ancient, though I believe them to preserve an old and important artistic tradition,
the tradition of that eastern Christian world which was included in the Sassanian empire. This
view is held by the modern incumbents of church and deir. I was sitting one morning in
the high-placed religious house of Rabban Hormuzd, listening to the prior as he developed for
me the history of Asiatic monastieism. „Here“, said he, „and all round Mosul, the monks
belonged to the Persian church; but when you get into the Tur Abdin you will find that it
belonged to Rum.» He had stated the problem perfeetly correctly; the Tur Abdin belongs to
Rum, that is to say its civilisation was a part of the wide-spread culture of the Hellenistie
East. The architecture of the Mosul distriet, in structure and in decoration, is unadulterated
Persian, but the northern limits of the Mesopotamian plain, and the mountains beyond, were
ruled by those mighty influences, part Greek, part Asiatic, which were probably the most
powerful and the most productive of all the forces that were brought to bear upon the ancient
world. I do not care whether they be illustrated by pagan or by Christian monuments, by
the temples of Uomana or the churches of Khakh; both, as the prior would say, belong to
Rum, both are chapters in the unbroken sequence of the history of Hellenistic Asia. It is this
history, the vital importance of which is gradually being recognised, which has now to be piec-
ed together. The architeetural material for it is abundant, so abundant, and often so diffieult
of access, that the archaeologist may well quail before the labour that lies ahead. But the
reward is commensurate with the labour; it is that which comes to every student, however
THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın. 225
slender his equipment of learning, whose eyes are riveted on a period of great artistic devel-
opment: a keen delight in the creative power of mankind, a deep appreciation of artistie achie-
vement, of the growth of one beautiful form out of another, each bearing with it the memory
of all that has been and the promise of all that is to come.
ni. Be
%
Ti pris Hassan Keif
«Heft Djo:
eDeiresSalib
(
ao. Ar
Selah Arnas "Khakk
Kefr Zeh
Miayar“
1 « Ba Sebrina
x \ *Harkabriel
IN \ ; Kartmen
ZEN j) \ ar kulke
Mardin 2 \ >
\ VI
„Mar Yuhanna
n
MarAugen
Abb. 141. Karte des „Djebel Tur Abdin‘ genannten Gebietes.
MAR AUGEN.
By far the most striking monastery which I visited im the Tur Abdin is that of St. Eu-
genius. It-celings to the south face of the mountains, but a few hundred feet from their highest
point, and is approached from above by a rocky path; the whole great Mesopotamian plain
lies spread out before it, with the Djebel Sindjar lifting a long crest across the wide expanse.
The monastery is half hewn out of the rock itself. The face of the celiff is honeycombed with
cells and the few monks who still inhabit these wild solitudes are lodged in the caves of their
earliest forerunners. They claim for the fondation thetitle of mother house of all the Tur Abdin. Their
patron saint, Mar Augen, was a disciple of St. Anthony of Egypt and transplanted the first
monastie traditions from the deserts that border the Nile to the rugged heights above Nisibis.!
(In all the ancient monasteries of the Tur Abdin there is the same traditional connection with
Egypt.) The monks are persuaded that the church with the group of monastie buildings round
it are the handwork of tlıe founder and date from the third century.
ı This is the local tradition ; I give it for what it is worth.
Amida. 29
226 DiE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
The monastery was visited by Posxnox and is mentioned by him in a short note.! He
observes that the present oceupants, the Jacobites, have probably not been in possession for
more than a hundred years, while there is reason to believe that the Nestorians held it as late
as 1505. He found one inseription of the early period, dated in the 12th century. He believes
that the church and monastic buildings had fallen into complete ruin after the Nestorians were
driven out and that the existing structure was raised by the Jacobites. It consists of a church,
Hlanked on the S. side by a cloistered court; to the E. of the court is a large burial chamber
with a erypt; still further to the S. is another court, not cloistered, with a chapel at the eastern
end and behind the chapel a small cell. There are two wells within the building, one in a
dark chamber to the N. of the
church, and another between the
two courts. The whole complex
lies on a narrow platform at the
foot of formidable eliffs and forms
a kind of citadel in the heart
of a system of monastic fortifi-
cations in which long lines of wall,
now ruined, helped out the natural
defences supplied by steep rock
and mountain side (Abb. 142). The
only entrance is through a modern
porch to theW., which leads into
a narrow vaulted chamber. A
door in the E. wall of this
chamber opens into the cloistered
court. (Abb. 143.) The court has
been in great part rebuilt, but it
preserves traces of old work. They
can best be seen on the S. side
where a series of five arches (the
arch at the W. end has been filled
up) rest upon slender masonry
piers (Abb. 144). The western arch
retains an old column and another
can be observed built into a pier
in the N. E. corner. In both cases
the column is crowned by a much
battered Corinthian capital. On
the N. side of of the cloister a door leads into the long vaulted nave of the church. It is very dark,
being lighted only by exceedingly small windows high up in the S. wall. At the E. end lies the
sanctuary, raised by a couple of steps above the nave. On either side of the great arch of the
sanctuary are two capitals which are of the highest interest. T'hey belong to a well-known
type of basket capital and bear a strong resemblance to two capitals in the central mihrab of
the Mosque of Ibn Tulun in Cairo. (See too Sırzysowskı, Catalogue du Musee du Caire, Kop-
tische Kunst, p. 71.) It was unfortunately almost impossible to get a satisfactory photograph,
but I do not doubt that we have here relics of the earliest church and I am inclined to think
that they are in situ (Abb. 145). The prior informed me that the arch above them, which had been
Abb. 142. Mar Augen. Gesamtansicht.
' Inseriptions de la Mesopotamie, p. 109. Vgl. Morrke, Briefe aus dem Orient.
THE
removed in recent years,
had been carved with
leaves and flowers; it was
probably a finely moulded
arch of the late 4th or
early öth century, to
which date there would
be no diffieulty in assig-
ning the capitals. The
altar was covered by a
domed brick canopy res-
ting on two columns and
two engaged columns.
There where pitch dark
chambers on either side
which communicated both
with the nave and with
the sanctuary.
To return to the
eloistered court: at the
E. end there is a large
vaulted chamber which
eontains the tombs of
Mar Augen’s diseciples.
A door in the N. wall
leads into a tiny erypt
UHURCHES
M
.l
AND
MONASTERIES OF THE TUR
114
Mar
Augen,
Abb, 143. Mar Augen,
Arkadenhof: Südwestecke.
ABDIN.
Grundriß.
DıiE ALTOHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
Abb. 145. Mar Augen, Kircheninneres: Triumphbogen
RR: 2
er
SErTFE
DEE
Br
”
A
OZEET ET
Abb. 146. Mar Augen: Offener Hof: Ostseite
THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABopın. 2329
Abb. 147. Mar Augen. Siüdostban: Kuppel der Vorhall
where Mar Augen himself is buried, together with his sister and another member of his family.
On the S. side of the cloister a door leads into the open court which is bounded on the S.
side by a low wall. The hill drops away steeply here so that there is no need for a high
boundary wall to the S. At the E. end of the court there are tlıree brick arches (Abb. 146).
Behind tbe central arch lies a small square chamber cov-
ered by a- brick dome set on brick pendentives (Abb. 147!).
(The brick canopy over the altar in the big church, which
I could not photograph on account of the obscurity of
the apse, was of much the same character.) On the E.
side this dome is carried by columns bearing capitals
much broken but evidently taken from an earlier, if not
from the earliest building (Abb. 148). Further to the E.
is a vaulted oblong chamber containing an altar in the
thickness of the wall; behind the chapel, there is a cell
lighted by a window to the S.
I believe that we have in the present structure of
Mar Augen much more of the original foundation than
Posxox thought possible. The reparations, which are of
several different dates, seem to have been carried out
mainly along the original lines and my impression is, not
only that the monastery preserves in its disposition the
plan of a very ancient building, but that a considerable Abb. 148. Mar Augen, Südostbau
n 5 ö . . Eingebundene Ecksäule al ltrüg
part of the masonry may well belong to the earliest period.
! Ich möchte aufmerksam machen auf die Bedeutung dieser aus übereck gestellten Ziegeln hergesle Ilten Zwicke
für die Geschichte der Stalaktite. Vgl. oben S. 182.
230 DiE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
MAR YUHANNA.
The monastery of Mar Yuhanna, founded by a disciple of Mar Augen, lies upon the
steep hillside some two miles to the E. of the mother house. It is not nearly so interesting
architeeturally (Fig. 149). The church consists of a narthex, a very long narrow nave and a
rectangular choir. The exterior is entirely unadorned (Fig.150). The narthex is covered by a
fine briek dome set on squinches (Fig.151). The nave is vaulted with a mixture of brick and
stone. The sanctuary is raised above the nave and separated from it by a screen. Mar
Yuhanna and his mother are buried in niches in the N. and S. wall near the eastern end of
Mm,io b] oO 5
ee)
Abb. 149, Mar Yuhanna, Grundriß der Kirche Abb. 150. Mar Yuhanna, Kirche: Außenansicht.
the nave. The high narrow door between nave and narthex presents a curious feature (Fig. 152).
It is covered by a brick arch, slightly pointed, and this arch is set back on either side of the
door exactly in the manner of which Ctesiphon furnishes the best known examples. In the
great palace of Kheidar, which I found in the desert W. of Kerbela and intend shortly to
publish, every door is treated in this way. Kheidar was certainly built by Persian workmen,
but the scheme of its doorways is older than Sassanian times; it appears in the N. door of
Nebuchadnezzar's palace at Babylon.
MAR GABRIEL. (DEIR EL ’UMAR).
The monastery of St. Gabriel of Kartmin is perhaps the most famous Jacobite establish-
ment in Asia; it almost passes belief that this exceptionally important site should never have
been carefully studied. Posxox devotes a few pages to it! and gives a rough sketch plan
ı Op. cit., p. 39 et seg.
THE ÜCHURCHES AND
made without measurements.
that of Posnxox.' I
tempted to give some idea not
only of two of the churches
(there is a third small chapel
on an upper floor), but also
have at-
of the great complex of monas-
tie buildings in which they
lie (Fig. 154). It must,
be borne in mind that
how-
ever,
the monastery represented in
my plan is little more than half
of the orieinal building. The
ground to the W. of it is cov-
ered with ruins, among which
assured are the found-
fourth
I was
ations of a church de-
dieated to Mar Shim’un. The
tomb of the Egyptian monks,
of which I givea plan (Fig. 155)
stands in this group of ruins,
still the W.
there is a square tower which
and further to
popular legend connects with
the Egyptian princess who play-
ed a romantie part in the story of the
S. of the great church of Mar
there are vast substructures which
foundation.?
Gabriel
extend for a considerable distance; masses
of ruined walls can be seen to the E. and
if I remember risehtly to the N. also. An-
other point to be observed is that (with
the exception of the two churches, the long
passage that leads from one to the other, the
domed octagon with the hall used asa kitchen
to the W. of it, and the passage leading
the main entrance to the
Mar Gabriel) all the buildinges on the ground
floor are merely substructures, the lodeings
from
of the bishop and monks being upon the
first floor.
unlighted and were intended to be used only
These substructures are entirely
as stables, cattle byres and store-houses. To
such purposes they are still applied. Though
they are of
I would have tried to get some more accurate
little architectural importance.
plan of them but for the horrible state of
filth in which I found them. I leave it to
! Six Months in a Syriaı
Monastery, p. 334. —
MONASTERIES Ol
atrıum of
THE TUR ABDIN. 231
Parry also gives a plan which is scarcely more illuminating than
Mar Yuhanna, Kirche: Kuppel der Vorhalle.
[8
Mar Gabriel,
Grab
ägyptischen Mönche
Dr
der
ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOA AMIEN.
Mar Gabriel
Kloster
Grundriß
a braver explorer to
face the legions of fleas
that people them; there
were certain doorways
throush which even
the nun who escorted
me would not pass.
T'he monastery is
said to have been
founded in the reign
of Arcadius and rebuilt
under Anastasius. As
Posxon observes, there
is no reason to doubt
that the great church
is a relie of the late
5th or early 6th cen-
tury and I conjecture
that it preserves the
plan of a yet earlier
church. It consists of
a narthex and nave,
three sanctuaries and
three burial chambers.
The narthex lies to the
W. and is covered by
tlıe vast tiled gable
roof that extends over
the whole church (Fig.
155). In a life of St.
Gabriel,
Posxon, it is stated
quoted by
that a similar gallery
once ran round the
other three sides of the
atrium, but of this
there is now no trace.
From the narthex a
single door opens into
the nave, which is a
large barrel vaulted
hall, 10,70 metres from
E. to W. and 18,25
metres from N. to 8.
A nave Iying with its
greatest lengtlı from
N. to S. is not found
only in the church of
Mar Gabriel. Mar Ya-
THE CHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın. 20
kub at Salah offers another example at least as early, if not earlier, than Mar Gabriel; the church
in the monastery of Mar Melko, difieult to date on account of the rude character of its archi-
tecture, is a third instance, and Mar Ibrahim at Midyat, now entirely rebuilt, but upon the old
plan, a fourth. We have therefore a type which was familiar in the distriet at an carly date, and
used apparently as frequently as that of the naye set with its greatest length from E. to W. which
occurs in churches of the same period. It is perhaps not superfluous to observe that the two
schemes, the hall lying broadways and the hall lying lengthways, are botlı known to ancient
Mesopotamian architeeture. The broadways-Iying chamber is Babylonian, the lengthways As-
syrian, though possibly borrowed from architeetural creations outside Mesopotamia. Even the
Assyrian builders retained the broadways-Iying hall in their palaces.' "The nave is very insuf-
ficiently lighted by small windows in the S. wall. A great stone slab stands near the middle
Abb. 155. Mar Gabriel, Kloster: rechts Narthex der Hauptkirche.
of the church; on it is an inscription of the Sth century.” Three doors lead into the three
barrel vaulted sanctuaries, each of which contains an altar. The S. sanctuary has a rectan-
gular niche to the E. built in the thiekness of the wall; the central sanctuary, in which is the
main altar, has a curved apse, also hollowed out of the thickness of the wall. Except in the
three other churches of the type to which Mar Gabriel belongs, the main altar is not con-
cealed from the worshippers in the nave. In all other examples in the Tur Abdin there is
either a light screen of columns and architrave between nave and sanctuary, or if there is a
wall it is palpably a later addition.” Even the screen is in one case much later than the rest
of the church. On the floor of the central sanctuary there is a mosaic pavement of big stones,
but the chief beauty is the mosaic on the vault. This needs careful study with proper appli-
! Anprae, Anu-Adad-Tempel, p. 83. — ? Pocxox, p. 42.
° On the differences between the two types of sanctuary see Posxox, p. 91, note 2, He suggests that the closed
sanctuary may indicate a monastie church, the open a parish church.
Amida. 30
23 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
ances, as the chamber is very dark and the mosaie much blackened by smoke. By burning
a few pieces of magnesian wire, which I happened to have with me, I managed to get a par-
tial view of it. In the centre is a large cross laid upon a gold ground, while the space on
either side is covered by S-shaped vine scrolls, intertwined so as to form eireles, each circle
being filled with a decorative motive. Tradition says that the whole church was once adorned
with mosaics but that all except this small portion in the sanetuary were destroyed by Timur
Leng. The eross on the semi-dome of the apse over the altar is a familiar object in the
Djebel Tur Abdin; generally, however, it is carved in relief on the stones. A small door leads
from the northern sanetuary into a burial chamber, very dimly lighted and containing an altar.
To the W. there are two more burial chambers, totally dark and approached by a door so
small that it is only just possible to squeeze through it.
Abb. 156. Mar Gabriel: Bauten um die Hauptkirche.
The second church, dedicated to the Virgin, lies at the W. end of the monastery. It oc-
cupies the big rectangular block of buildings which appears between two courts. This church
isin a bad state of repair; it is dark, damp and full of fleas. A long vaulted passage leads from
the atrium of Mar Gabriel to the small court Iying to the N. of El Adra. There is a vaulted
arcade in tbe W. side of this court and from the S. end of the arcade a door leads into the
church. In ground plan it has the appearance of a cross-in-square, but there is no dome over
the centre of the cross. The church is roofed like a basilica with three parallel barrel vaults
over the nave and aisles. (This type is frequently found in and near Mosul.) Three irregu-
larly shaped sanctuaries lie to the E. I have no means of dating El Adra, which is entirely
without decoration, but the monks do not believe it to be as old as Mar Gabriel and I should
say that they were certainly right. On the N. side of the arcade a door leads into a crypt
full of graves.
The tbird church, dedicated to forty martyrs, is also approached from the inner court.
A stair at the N. E. corner of the court leads up to it. It consists of two barrel vaulted
chambers, a narthex and nave, set with their greatest length from N. to $., and three sanc-
tuaries to the E. It may belong to about the same period as the church of the Virgin.
THE CHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın.
235
Almost opposite the door that leads into the atrium of Mar Gabriel, there is another
door in the N. wall of the passage opening into a large octagonal chamber. This very remark-
able building is, I need scarcely say, full of filth and but dimly lighted. In each of the eight
sides there is a large rectangular arched niche and above the arches rises a splendid shallow
Abb. 157. Mar Gabriel, Kloster: Proben der Ziegelbildung des Tur Abdin-Gebietes
brick dome. The dome is entirely invisible from the outside; the building presents on the
exterior the appearance of a square block with a flat roof. Among the ruins W. of the
Abb. 158. Mar Gabriel, Grab der ägyptischen Mönche (Grundriß Abb. 153).
monastery and in other churches of the Tur Abdin I have frequently found brick used
together with stone. In every case when I have been able to take
measurements of
the bricks they have proved to be thin square tiles, 0,41 X 0,41 X 0,3.
Fig. 157 shows the
30*
256 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
character of these bricks. The arches here represented were in a ruined chamber to the W.
of the monastery; it was pointed out to me as the chapel of Mar Shim’un. I do not doubt
that the bricks used in the octagonal chamber are similar to these.
Pocaxos, in speaking of the stone block in the centre of the church of Mar Gabriel, alludes
to its having been placed originally under a great dome resting on eight arches which was
situated near the kitchen. He goes on to state that this dome has now disappeared. But it
has not disappeared; on the contrary it exists in an excellent state of repair, indeed the in-
terior looks as if the builder had just put his finishing touches upon it. I have mentioned
that the dome is very shallow; it reminded me foreibly
M.io 5 oO 3 of the magnificent flattened domes and vaults which I
—— have seen in Mohammadan work of the best period,
for example in the great medresseh at Baghdad which
is now used as a custom house. In lack of any but
architectural evidence I should be inclined to date the
octagon of Deir el'’Umar in the 13th century.
To the W. of it lies the kitchen, a long vaulted
hall. I have not represented in the plan the arcades
that are placed against the E. and W. walls. They
are constructed in the same manner as the arched
niches in the nave of Mar Gabriel, the object in both
cases being the same, namely to increase the interior
space of the apartment without increasing the span
of the vault. The kitchen was inhabited by hordes of
ferocious fleas and in my hurry to escape from them
I forgot to measure the details and will not now put
them in from memory.
Finally there remains to be noticed the tomb of
the Egyptian monks to tbe W. of the monastery
(Fig. 158). It is a small octagonal domed chamber,
Abb. 159. Salah, Mar Yakub: Grundriß square on the outside. The niches in the eight sides
are alternately rectangular and eurved and each niche
is filled with a tomb of no artistie pretensions. The dome is flattened, like the dome of the
big octagon.
MAR YAKUB, SALAH.
Of the exquisite church of Mar Yakub at Salah there exist a small sketch plan by Parrr.”
Posnxon visited Salah twice and has published eleven memorial inscriptions which he found in
the narthex, where they still stand.” They are dated in the 10th and 11th centuries. He
found another inscription among the ruins of the bishop's palace N. of the church, dated in
the 14th century when the monastery of St. James was one of the most important in the Tur
Abdin. The church lies outside the village. Of the monastie buildings little or nothing re-
mains; there are some modern structures to the W. and S., and to the N. and E. masses of
ruin. Some of these ruins are of excellent solid masonry. Pocxox believed that these build-
ings belonged mainly to the 14th century. There are no longer any monks at Mar Yakub
(1909); the church is unused and the windows are all blocked up.
1 >
DE Beyri&, Prome et Samarra, p. 33. But he mentions only the inseription.
° Op. eit., p. 332. His observations on the architecture of the church are more than usually wide of the mark.
- Op. cit., p. 62 et seq.
THE CHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın.
The church (Fig.
159) as Pognon obser-
ves, closely resembles
Mar Gabriel in plan
and is at least as an-
cient — I should not
be surprised if it were
as old as the first
foundation of Mar Ga-
briel in the reign of
Arcadius. As at Mar
Gabriel, the narthex
was probably part of
a cloister which rau
all round the church.
I may observe that
Mar Ibrahim at Midyat
had also once been
provided with this open
narthex; perhaps there
too it was part of a
cloister. Mar Augen is
the only monastery
where the cloister is
still preserved, though
even there it has evi-
dently suffered much
rebuilding. At Mar
Yakub, atrium and
cloister have disappea-
red, but the arcades of
the W. side of the
nartbex are still visible,
though three have been
walled up and one has
been filled with a door
(Fig. 160). The narthex
is barrel vaulted, the
upper part of the vault
being of brick. This
brickwork is treated
in a way very charac-
teristic of the Tur Ab-
din. Itis divided into
three square compart-
ments, each separated
from the otherby bands
of nine courses of brick
which give the appear-
—1
Abb. 160. Salah, Mar Yakub: Hauptansicht von der Westseite mit dem Narthex.
Abb. 161. Salah, Mar Yakub: Bildung des Tonnengewölbes
338 DiE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
Abb. 162, Salah, Mar Yakub: Tür vom Narthex in den Nave
ance of a rib. The squares are
edged with an ornamental band
made of semi-cireular tiles. "The
photograph (Fig. 161) gives a better
idea of the system than any des-
eription. There is a door at the
S. end of the narthex, and a fine
moulded door leads into the nave
(Abb. 162). All the windows ha-
ving been blocked up it was ex-
tremely diffieult to photograph the
interior of narthex and nave, for
there was no light except that
which came in through the W.
door. The nave lies with its
greatest length from N. to S. as
at Mar Gabriel, and shows the
same arched niches in the N., S.
and W. walls. There was a splen-
did moulding allround the nave
under the vault. The high barrel
vault consisted of six courses of
Abb. 163. Salah, Mar Yakub: Hauptlür zum Sanktuarium. stone on either side while the
upper part was of brick, divided
into three square compartments like the narthex and even more elaborately treated. Round each
THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABDpın. 239
zmde
of the squares ran a broad border composed of two bands of the curved tile-work that appears in
Fig. 161, and between them a band of bricks set in a herring-bone, each of these separated from
the other by two courses of plain brickwork. Three doors led into the three sanctuaries. The
central door was singularly beautiful (Abb. 163). The lintel and jambs were boldly moulded,
the mouldings resembling those on the narthex door; on either side stood two pilasters car-
rying a moulded string-course, which
ran at this level all round the nave.
Over the lintel of tlıe door the string-
course curved up into a horse-shoed
arch, and the tympanum between arch
and lintel bore traces of fresco.! Of
the pilasters I wish that I had a clearer
photograph, for they are without rival
Abb. 164. Salah, Mar Yakub: Skizze der Ornamente
an der Sanktuariumstür. Abb. 165. Salah, Mar Yakub: Fenster.
in the Tur Abdin. The decoration upon them is divided into bands (Fig. 164). The
outermost band is plain; the next is composed of beautiful rinceaux, deeply undereut;
within the rinceaux is a band of moulding and the centre of the pilaster is oceupied by an
upright band of carving showing small birds in relief, set one above the other. Some notion
Abb. 166. Salah, Mar Yakub: Östansicht mit den drei Apsiden.
! Parry states that there is an inseription over this door recording that the church was built in 1109, Pocxox
does not mention it, I did not see it, and it does not appear in the photograph. Moreover the church was built
long before 1109.
240 DiE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
Abb. 167. Salah, Mar Yakub: Nordgiebel der Apsisseite.
of this may be gathered from the appended sketch. The carved bands were worked on an
inlay of darker stone. The capitals borne by these pilasters were of uncut acanthus with a
rope or garland thrown over the corners and caught up in the centre of each face of the abacus,
and a band of small dentils be-
low the acanthus leaves.
The three sanctuaries com-
municated with one another both
by a door and by a window; all
three were barrel vaulted, the top
of the vault being made of a
square of bricks. At the E. end
of the central sanctuary there was
an apse covered by a semi-dome.
A door was placed in the S. side
of the S. sanctuary.
It was only on the outside
that I could see what had been
the nature of the windows. They
were narrow lancets covered by a
moulding which was prolonged
horizontally on either side of the
arch (Abb. 165). A dentil appear-
ed on this moulding as on the
other outer mouldings of the church. Fig. 166 shows the E. end with gable roofs over the barrel
vaults of the sanctuaries. These roofs originally ended with the moulding; the parts above
Abb. 168. Salah, Mar Yakub: Nordfassade.
THE CHURCHES AND MONASTERIES OF THE Tur ABpın. 241
are later additions. Fig. 169 gives
the N. sanctuary gable in detail,
and the great cyma moulding
which is used all over the exterior
of the church. Beneath the cyma
there is a small dentil which can
be seen in the photograph though
it is somewhat in shadow. This
bold cornice is found on all the
churches of the Tur Abdin, but
it is nowhere used so freely as
at Salah, nor do I remember to
have seen the dentil elsewhere;
it may, however, exist, for it is
diffieult to distinguish when the
cornice occurs only at a conside-
‚able height from the ground.
The N. side of the church is com-
paratively plain, being broken only
by the cyma below and round
the gable of the nave vault, and
by a big lancet in that gable
(Abb. 168), the S. side is more
elaborate (Abb. 169). The cyma
moulding is lavishly used, there
|
m
E-. Amida.
Abb. 169. Salah, Mar Yakul:: Südfassade.
Salah, Mar Yakub: Narthextür in der Westfassade.
Dis AUTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
are three lancets erowned with a moulding below the gable in the wall of the nave, and the doors
into the narthex and S. sanctuary have moulded lintels and jambs. Over the narthex door there
is a relieving arch above the lintel (Abb. 170). It is characteristie of Mar Yakub that all the
Ahb.171. Salah, Mar Yakub: Details von der Südfassade.
Jintels are in the nature of straight arches; they are all composed of tlıree parts, a key stone and
two side blocks. This can be particularly wellseen in Abb. 170. Above the lintel of the S. sanc-
tuary door there is a straight arch of stone voussoirs. Placed on the cyma moulding imme-
Pfeilerkapitelle der Westseite
ALb. 172. Salah, Mar Yakub:
a victor's wreath
the narthex wall
and was crowned
diately above the door is a tiny bit of decoration consistivg of a cross in
(Abb. 171). On the W. facade it is to be observed that the upper part of
above the arches is later work. The original wall was several courses lower
THE UHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABDIn. 243
by a comice which still remains in its old place. 'The original disposition is clearly visible at
the left hand corner of Fig. 169. The roof over the nave has also been raised. The old gable
came down as far as the cornice which can be seen in the wall above the narthex roof.
The piers supporting the W. arcade of the narthex have finely moulded capitals showing
the usual cyma with a bead below it and two plain bands (Fig. 172).
MAR AZAZIEL AT KEFR ZEH AND MAR KYRIAKOS AT ARNAS.
The churches at Arnas
and at Kefr Zeh are both of
the same type. Mar Kyriakos
has suffered more than Mar
Azaziel at the hand of time
and of the restorer and it will
therefore be well to take the
latter first as it illustrates the
type better. Arnas and Kefr
Zeh, like most of the villages
of the Tur Abdin, stand upon
the summit of a hill. Both
villages are now miserable little
collections of hovels inhabited
partly by Moslems, partly by
Abb. 173. Kefr Zeh, Mar Azaziel: Nordwestansicht.
Christians; the great churches, memorials of a past eivilization and prosperity, rising up over the
rude dwellings of the present population give a most striking impression of splendour and decay.
Especially is this the case at Kefr Zeh, where the church stands clear of the modern village and
Abb. 174. Kefr Zeh, Mar Azaziel: Grundriß
31*
244 DIE AUTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın. 245
is moreover exceptionally well preserved. Fig. 173, a view taken from the N. W., shows its fine
position on the mountain top. It is a landmark across many miles of rocky hills.
I do not think that Mar Azaziel (Abb. 174) was originally a monastie church, for I saw
no signs of extensive monastie buildings. In the courtyard S. of the church there is one small
room N. of the gate which is
at present occupied by an old
nun who seems to have con-
stituted herself guardian over
the church. Thoughı the walls
are modern, the disposition of
this court or atrium is no doubt
ancient and I think it highly
probable that it may always
have contained a lodeing for one
or more clerks who had charge
of the shrine. Monasteria cleri-
corum were well known institu-
tions in early Christian times; I
have dealt with them more fully
in my book on the Kara Dagh.!
The small exedra on the E. side
of the court is a constant feature
in the Tur Abdin (Abb. 175).
The village priest at Khakh told
me that these exedras were used
for week-day prayer, only the
Sunday prayers being recited
in the church itself. Posxox
states that they were used in
summer and the churches
in winter’, and his au-
thority for this observa-
tion is probably better
than mine. The exedra
at Mar Azaziel is dated
in an inscription placed
inside it. It was built
in the year 1246 of the
Greeks, i. e., about A.D.
934. In everyZexample
I judged the exedra, on
architecetural grounds, to
be later than the church
to which it belonged; per Pr | RPFEESS Fer X
haps the fashion of plae- \
ing exedras in the at
rum did not arise till to
! Ransav-Berı, The thousand and one churches, p. 416. — ? Op. eit., p. 93.
246 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
wards the 10th century. They are invariably decorated with a cross cut in relief upon the in-
terior of the semi-dome, as are many of the church apses. In Fig. 175 can be seen the stone
tables that held the liturgieal books and seriptures, in this case three in number, one in the
centre of the exedra and one on either side.!
A single «door leads into the narthex which lies on the S. side of the church. The divi-
sion across it is modern. The eastern half is very dark and heaped up with rubbish; I cannot
be certain that the arcade which is to be seen along the N. wall of the western half of the
narthex is not continued to the E. more regularly than I have indicated it on the plan; pro-
bably it is. At Arnas the S. wall of the narthex is arcaded as well as the N. wall, but at
Kefr Zeh it is plain. The narthex is covered with a brick vault, the bricks set in squares.
Two doorways lead into a long vaulted nave, arcaded on either side. The sanctuary is raised
a couple of steps above the nave and separated from it by a screen of four columns carrying
an architrave (Fig. 176).
This screen is not, I
think, as old as the
church, though it is
certainly not modern.
There are two columns
with an acanthus ca-
pital and an uncut
acanthus capital. Both
have the characteristie
garland hung over the
corners, and the acan-
thus capital looks as
if it had been copied
from the splendid en-
gaged capital under the
apse arch on the N.
side, which can be
seen in Fig. 176. I
give a detail of it in
Fig. 177; the capital
under the S. end of the
apse arch was much
Abb. 179. Kefr Zeh, Mar Azaziel: Gewölbekonstruktion damaged. On the semi-
dome of the apse is the
eross in relief of which I have spoken. A fine moulding runs round the apse under the semi-
dome (Abb. 178). It is composed of a band of palmettes, a bead and reel, and a band of cross-
shaped entrelac; the lowest member is a double band of dentils set alternately. The palmettes
appear in every decorated moulding in the Tur Abdin. The apse arch is worked with two
bands of palmettes with rinceaux between them. It is horse-shoed and so are all the arches
of the arcades in nave and narthex. The nave is covered with a briek vault (Fig. 179), the
bricks set in squares on the system described in the church at Salah. A door in the 8. isle
of the apse leads into a small chamber which communicates also with the nave by a narrow
door, and communicated with the narthex by a door now walled up. Above it is an upper
chamber, approached by a wooden stair and containing an altar. Another small dark chamber
THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın. 247
with an altar lies still further to the E., and leading out of it there is yet another, quite dark,
lying behind the apse.
How much of all this building is the original work? It will be observed that the apse
arch starts from within the screen; the capitals that support it are worked on the angles of
masonry marked A. and B. on the plan. Further, it is evident that the pier €. has no archi-
teetural relationship with the apse. This can be seen in Fig. 176, where the rudely moulded
capital of pier Ü. obscures some of the fine mouldings of the apse arch. My impression is
that the arcade on the N. side of the nave, and therefore the vault which it helps to support,
are later work and this is borne out by the fact that some of the upper part of the N. wall
seems to have been rebuilt (Abb. 179). The S. wall of the narthex is certainly late (Abb. 150);
Abb. 1830. Kefr Zeh, Mar Azaziel: Südseite mit Narthex.
it is a patchwork of re-used blocks. But the nave wall above it, with its lancet windows and
cyma cornice, is old. Fig. 181 gives the windows of the W. wall in detail. They are three
in number, one in the gable and two below. The moulded arches rest on short stumpy co-
lumns. Between the two lower windows there is a curious piece of decoration, two lions’ heads
with a cross between. Three rows of projecting blocks of stone can be seen in the N. and W.
walls. They are so regularly placed that they must have been intended to have a decorative
value. The E. end of the church has been much pulled about, but all the lower parts of the
yalls seem to be the original work, including even the wall of the curious chamber behind
the apse, while bits of the cyma of the topmost gable are still in place (Abb. 182). There is
a window in the gable corresponding to the window in the W. facade.
There is fortunately epigraphie evidence with regard to the restoration of Mar Kyriakos.
(Fig. 183.) An inseription published by Posxox! states that the N. wall and vault were „restored
Op: eit, p. 9%
248 DIE AUTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
| and built“ at the end of the 16th
century. I did not know of this
inscription when I worked at the
church, but I had independently
come to the conclusion that the
S. wall and arcades of the nave
were old up to the top of the
arcade arches, whereas in the N.
wall only the foundations were
old. It is satisfactory to find
that the architeetural evidence
agrees so completely with the epi-
graphic. The plan of Mar Ky-
riakos is almost the same as that
of Mar Azaziel. There had been
an atrium to the S., now partly
built over by modern houses; the
walls that remain are terribly rui-
ned. Two exedras stand in the E.
wall ofthis atrium (Abb. 184); that
which lies to the N. appears to
be the older of the two, but I do
not think that it is as old as the
church. The mouldings and de-
eorations of the southern exedra
betray acomparatively recent date.
The S. wall ofthe narthex has been
in part rebuilt; possibly, as Po@xon
suggests, there was here an open arcade similar to that of the narthex of Mar Gabriel and
Mar Yakub. The present narthex is arcaded on either side, the arches here as elsewhere in
Abb. 181. Kefr Zeh, Mar Azaziel: Giebel der Westfassade.
Abb. 182. Kefr Zeh, Mar Azaziel: Nordostansicht.
THE CHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ÄBDIN. 249
the church being horse-shoed. Two fine moulded
doors lead into the nave. The sanctuary is raised and
divided from the nave by a screen as at Kefr Zeh
(Abb. 155). Here, however, the screen is much later
work; it is dated by an inscription in the Sth century.
(Pocnox, p. 96). Late work betrays itself infallibly when
brought into comparison with the magnificent decorations
of the early period; the two are so distinet that there
can never be a moment's hesitation in deeiding between
them, whether there be a dated inscription or no.
The apse arch (plate XXII, Fig. 3/4) is carved with
palmettes, rinceaux and entrelacs. It springs from gar-
landed Corinthian capitals, the tops of which can be
seen in Fig. 185. Again the N. E. pier of the nave
arcade impinges upon the old capital, but here we
know that the pier is part of the restoration. A cross
decorates the semi-dome, which rests on a moulding
adorned with palmettes and vine scroll (Abb. 186). An
ornament is Jaid over the vine scroll in the centre
of the apse. As at Kefr Zeh, a chamber containing
an altar lies to the S. of the apse, communicating with
apse, nave and narthex. There is no chamber behind
the apse, but a very small room lies to the N. of it, 10 5
communicating with it by a door that corresponds to M.{ an nennen
the door on the S. side. High-placed windows light Abb. 183. Arnas, Mar Kyriakos: Grundriß.
the nave, and a bold eyma moulding forms a cornice and runs round the gable of the nave roof
Abb. 184. Arnas, Mar Kyriakos: Hofapsiden
Amida.
250 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
MAR SOVO AT KHAKH, AND MAR PHILOXENOS AT MIDYAT.
There are two other churches of the same type as those at Arnas and Kefr Zeh. They
are both ruined, but since they must both be placed among the very early buildings of the
Tur Abdin, they cannot be neglected. The most important of the two is the great church of
Abb, 185. Arnas, Mar Kyriakos: Apsis und Säulenabschluß
Mar Sovo at Khakh (Fig. 187). It is by far the largest church of this type, the nave being
27,30 metres long by 11,10 metres wide. These measurements are from wall to wall, not from
arcade pier to arcade pier. At Kefr Zeh the nave is 17,40 metres long by 3,97 metres wide
from wall to wall, and at Arnas 13,65 metres long by 3,90 metres wide.
Mar Sovo was standing at
the end of the 15th century, for
a bishop was buried in it in
1495. The ruins consist of a
nave and apse and two aisles,
but the N. aisle is certainly a
later addition (Fig. 188). Seen from
the E. the point where the later
wall joins the old wall of the
chamber that runs behind the
apse is clearly marked by a
straight joint. The two doors in
the N. wall of the nave are, how-
ever, part of the original plan;
they are decorated on the out-
side, i. e. inside the aisle, with excellent mouldings (Fig. 189). The pilasters and arches of
Abb. 136. Arnas, Mar Kyriakos: Kranzgesims der Apsis,
’OGNoN, p. 121 et segq.
THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın. 251
the arcade of the aisle are set so close to the jambs that they do not allow them to stand out
in relief from the wall as they were intended to do. In the interior of the nave the piers of
the arcade are also a later addition. In the N. arcade a pier impinges upon the easternmost
of the two doors (Fig. 190); on the S. side the piers partly block the old doors which are here
distributed in two groups of two. These doors also are finely moulded on the outside and
above each lintel there is a shallow relieving arch (Fig. 191). The easternmost pier on either
side of the nave is so placed with regard to the apse that it conceals the apse mouldings.
Behind the pier, on the E. wall on either side of the apse (the narrow space between pier and
wall can be seen in Fig. 192) I found
a splendid moulding (Fig. 159). It
formed a cornice to the wall. There
are remains of Corinthian capitals under
the horse-shoed apse arch, and a de-
corated moulding ran round the interior
of the apse under the semi-dome, but
it is unfortunately much weather-worn.
A trace of the moulding round the
apse arch can be seen; it appears to
have been even more elaborately worked
than the corresponding arches at Ar-
nas and Kefr Zeh (Abb. 176, 185).
There was a small door on either side
of the apse. That which stands to the
S. is entirely blocked with ruins; the
N. door leads into a narrow vaulted
chamber running round behind the
apse. Tlie vault is of brick and I be-
lieve it to be part of the original struc-
ture (Abb. 193). A door to the N.
opens into another chamber Iying at
the E. end of the N. aisle; it belongs
to the later period. A tiny wedge-shaped \ |
window lighted the chamber behind
the apse.
The arcade of the S. aisle is also
later than the nave, One of the few
pilasters that remain upon the N. side
covers the mouldings of the western-
most pair of doors. Presumably what
I have called the S. aisle was originally
a narthex on the S. side of the church.
Abb. 187. Khakh, Mar Sovo: Grundriß
This narthex must have oceupied exactly the same space that is now covered by the aisle, for there
is some old masonry at the exterior S.W. angle. The W. door of the nave may be part of
the original plan; it is perfectly plain. The nave had been lighted by windows high up in
the wall; they can still be seen in the fragment of the old N. wall that rises above the N.
aisle (Abb. 194). There are also some stones of the cornice.
The question that chiefly occupied my attention while working on this church was the
nature of the original roof. No doubt after the restoration the nave had been eovered with a
brick vault, like all the other churches in the Tur Abdin; but the arcades on either side, which
32%
DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
Abb. 188. Khakh, Mar Sovo: Nördliches Seitenschiff.
m Jı de apse Y exedre
N
N
N
mean g, m er lkı Side st apsc
7 Found fa I exeda
mil st N Dom ny na
Pr y engay pl exe)
Abb. 159. Khakh, Mar Sovo: Profile
a
THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABDın. DDr
7
u
Abb. 190. Khakh, Mar Sovo:
Nordwand des Hauptschiffes
von Osten gesehen
Abb. 191. Khakh, Mar Sovo,
Tür der Südseite (außen).
254 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
LEHRT
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Abb. 192. Khakh, Mar Sovo: Nordecke der Apsis.
Abb. 193. Khakh, Mar Sovo: Gewölbe hinter der Apsis.
THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE Tur ABpın. 255
Abb. 194. Khakh, Mar Sovo: Außenansicht der alten Nordseite (im Gegensinn)
were then put in, diminish the width of the nave by 3,30 metres, leaving only a space of
7,30 metres to be spanned. There is nothing to show that an arcade on either side of the
nave existed in the early plan; on the contrary, if it had once existed, why was it not restored
as it stood instead of putting in piers that blocked the S. doors? But ifthere were no arcades,
the nave was 11,10 metres wide. That implies a vault with a very large span, larger than
any in the Tur Abdin where the widest vault known to me is that of Mar Gabriel, 10,70
metres. Moreovor in Mar Gabriel tlıe walls were much thicker than in Mar Sovo. I am in-
clined to believe that the original church at Khakh was not vaulted.
Abb.
195. Khakh, Mar Sovo: Ilofapsis.
296 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
To the S. of Mar Sovo there is an atrium now filled with ruins. It contains an exedra
in the E. wall. In the interior of the exedra here are memorial inseriptions of the 12th and
13th centuries, and the usual cross in relief is cut on the semi-dome (Abb. 195). The mould-
ings are good, but not as good as those of the church; they look like careful copies rather
than contemporary work (see sections Fig. 189).
Abb. 196. Midyat, Mar Philoxenos: Grundriß.
To the E. of the apse there is a tower. High up on its W. face I saw a much worn
inseription in a label and probably if it were legible it would give the date of the building,
but the mouldings are decisive proof that it belongs to a later period than the church. I know
of no early towers connected with churches in the Tur Abdin. There is a cusped arch over
the niche in the W. wall of the tower which should be compared with the cusped arch over
the S. docr of Mar Philoxenos.
The plan which I give of Mar Philoxenos (Abb. 196) shows the whole complex of build-
ings on the site, but the only part which is ancient is the much ruined church to the N.
The apse and the S. wall of the nave are standing (Abb. 197). I do not believe that the
arcade against the S. wall belongs to the original plan for it blocks the windows in the upper
part of the wall (Abb. 198). There are good cyma capitals upon the piers (Abb. 199). The N,
wall has certainly been rebuilt and the arcade does not exactly correspond with the arcade of
the S. wall. The N. aisle is completely ruined; without excavation it would be impossible to tell
whether it is a late addition or no. The doors leading from the nave into the S. aisle have good
Amida
THE CHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın.
Abb. 197. Midvat, Mar_Philoxenos: Apsis und Südwand.
Abb. 198. Midyat, Mar Philoxenos: Außenansicht der Südseite
258 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
Bi a | mouldings on the S. side, but they are difficult
to see because the aisle is exceedingly dark.
Besides the mouldings, the central door
| | has brackets set on either side of the lintel,
a motive common in Syria but unknown
to me elsewhere in the Tur Abdin. Except
for the wall containing these doors, all the
S. aisle is late; so are the chapel to the E.
of it and the buildings S. of that chapel.
Part of the old cornice still crowns the S.
wall of the nave. The S. door into the aisle
with the cusped arch over the porch is not
part of the old work. Little can be made
of this church until it is cleared out. I
cannot even be sure that I have got the
plan of the apse correctly; there was, how-
ever, certainly a chamber behind it.
EL ADRA AT KHAKH.
The crowning glory of the Tur Abdin is
the church dedicated to the Virgin at Khakhı!
(Abb. 200). Till two years ago it had stood ab-
solutely untouched and unaltered except for
the addition of the W. porch hatched in the plan. The interior is still as the first builders left
it, but a thrice accursed priest conceived the idea of replacing the original roof with a dome.
Abb. 199. Midyat, Mar Philoxenos: Kapitell
Abb. 200. Kakh, el-Hadra: Gesamtansicht.
“The old roof was perfectly good and never let in a drop of rain, so the village priest, who
was bitterly against the alteration, told me; the present dome leaks, and unless some further
' There is a sketch plan in Parrv, op. cit., p. 328, where, too, the legends connected with the foundation may
be found
THE CUHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABDIN. 2359
repairs are carried out shortly the church will suffer. The new work (Abb. 201) is easily to
be distinguished from the old, There had been, said the priest, a tiled pointed roof cover-
ing the interior dome;
this was removed and 5
replaced by a round
stone exterior dome. It
is quite clear that
above the row of ar-
ched niches under the
dome there was a small
octagonal tower, the
base of which still
remains. From the
tower rose the pointed
roof of which the priest
spoke; it was probably
built with eight ridges
converging towards a
much flattened apex.
From the foot of the
niches a tiled roof had
sloped down to a cor-
nice which can still be Abb. 201. Khakh, el Hadra: Außenansicht von Norden
seen, borne by pilasters
with Corinthian capi-
tals; but the wall has
been raised above the
cornice and the sloping
roof is now of stone.
The niches are flanked
by small columns with
Corinthian capitals
which again carry hor-
se-shoed arches. Very
shallow pilasters with
uncut Corinthian capi-
tals are set along the
N. and S. walls, four
on either side; the W.
wall is concealed by
the modern porch;
there are no pilasters
on the E. wall except
at the corners (Abb.
202. Above the pi-
lasters is a cornice.
The W. porch is Abb. 202. Khakh, el Hadra: Außenansicht von Osten
a
clumsy addition to the old work and the W. door into the nave is modern, though it must
occupy exactly the same space as that which was occupied by the old door. The ends of
00%
260 DıE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
the narthex, when
I was at Khakh,
were just filled with
heaps of chalk for
whitewash, which
had, alas, been plen-
tifully bedaubed
over the interior,
blurring the exqui-
site mouldings. I
observed a blocked
door at the N. end
of the narthex, but
none at the S. There
is a semi-dome at
either end of the
barrel vault. The
vaultitselfis divided
by two stone rib-
bing arches into
three compartments
composed of bricks
set in squares and
bordered with the nie
usual pattern of semi-eireular tiles. Three doors lead into the nave; each is surrounded by fine bold
mouldings, but the central door is the most elaborately treated (Abb. 203 and 205). The mouldings
of lintel and jamb are beautifully decorated with palm-
ette, bead and reel and rinceaux. On either side of the
door stand round columns carrying uncut Corinthian ca-
pitals with garlands hung over the corners. Above the
columns and over the lintel of the door is laid an en-
tablature decorated with rinceaux and dentils. A cornice
decorated with two rows of dentils runs round the top of
the wall under the vault; it can be seen in Fig. 203 to-
gether with the beginning of the vault.
The central part of the nave (Abb. 204) is covered
with a dome, semi-domes Iying to N. and S. of it and
another over the apse to the E. The square inscribed
by the four horse-shoed arches, to N.,S., E. and W. (the
W. arch is over the narthex door) is turned into an
M | ° 5 octagon by means of squinches (Taf. XXII.)! No attempt
TEE TE | was made to change this octagon into a circle, for the dome
itself is octagonal not eircular (Abb. 206). "The angles are
lost in the upper part and the top appears to the eye almost like on ordinary dome, though on
close observation I came to the conclusion that the octagonal shape is in reality preserved almost
to summit. Between the squinches are small oblong windows; a dentil moulding runs continu-
Khakh, el Hadra: Haupteingang vom Narthex in den Naos.
ously round the horse-shoe of the squinches and the rectangle of the windows, and the same
moulding is set at the base of the octagonal dome. The four arches are worked with rinceaux,
! It is an eieht-sided Klosterkuppel.
Abb. 205
THE ÜCHURCHES AND MONASTERIES OF
Khakh, el Hadra: Hanpteingang vom Narthex in den Nuos.
THE
Tur
ÄBDIN. 261
that over the apse having
a richer decoration than
the others. The arches
spring from garlanded Corin-
thian capitals (Taf. XXIII,
2—4); below the acanthus
leaves there iss a band of
woven entrelac.. A mould-
ing on the level of the top
of these capitals passes over
the W. door and under tlıe
semi-domes. It is worked
with palmettes, bead and reel
and a band of interslung
eireles with a diamond shap-
ed motive along the centre
where the circles intersect
(Abb. 207). In the original
plan the arch over the en-
trance of the apse had been
left open, but it is now
blocked by a stone sereen
filling the whole arch and
pierced by a door — a ves-
tige of it can be seen
Abb
200
Khakh
el Hadra
Kuppel
Südsı
262 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
in the left hand bottom comer of Fig. 206. The apse is thus concealed, which is much to be
regretted as it is extremely beautiful. It is set round with six columns carrying four small
horse-shoe arches (Taf. XXIII, 2). Between the columns are five niches each furnished with a
stone seat and covered by a tiny shell-shaped semi-dome. (I must apologise for the bad photo-
graphs of the apse. The diffieulty of photographing in a space extremely exiguous and blocked
by the altar was almost insurmountable.) The capitals are some of the most singular with
which I am acquainted. They give the eflect of an acanthus capital, but when you observe them
more closely, you find that they are composed entirely of cords and tassels. The arches are
decorated with dentils and an interwoven band; above them is the moulding that runs round
the base of the semi-dome. The two columns standing immediately to the E. of the doors
leading into the side sanctuaries bear acanthus capitals. Each of the two small sanctuaries to
N. and S. of the apse contains an altar.
It would be diffieult to over-estimate the importance of this church in the history of
architecture. It is probably the earliest example that still exists of the type called by Srazy-
GowskI the Kuppel-
querschiff, which is,
as he points out, the
prototype of Sta. So-
phia, Constantinople.!
Its almost perfeet pre-
servation gives it an
inestimable value and
the setting of the dome
is of the highest inter-
est. I may say wi-
thout hesitation that
the Persian system of
squinches would be
predicted here by every
one who is acquainted
with Oriental architec-
ture. Whether the dome be ancient or mediaeval, scarcely any other method of setting it on the
square is known in the Mosul and Diarbekr distriets, though I have seen in the churches E.
of Mosul a few mediaeval examples of small domes set on a straight corbel across the angle
of the square substructure. But the arched Tromp, the squinch, is by far the most frequent
device employed. Whenever and wherever it appears strong Oriental influence may be assumed.”
The church of El Adra contains a copy of the Gospels (modern) in an interesting old
silver binding which represents the descent into Hades.
Abb. 207. Khahk, el-Hadra: Gesims unter der Nordapsis.
3. ZUSAMMENFASSUNG.
Die Funde von Miß Berr in Djebel Tur Abdin bestätigen m. E. viele von den Annahmen,
die ich oben auf Grund eines völlig unzulänglichen Materials machen zu müssen glaubte, um
das Interesse der Fachgenossen für ein Gebiet wachzurufen, das an der Entwickelung der christ-
lichen Kunst von allem Anfang an tiefgreifend teilgenommen hat.
! Byzantinische Denkmäler II, p. NVI.
° I have given other examples of domes set on corbels and squinches in a book on the Thousand and one
churches of the Kara Dageh, written in collaboration with Sir W. Ranusar.
ZUSAMMENFASSUNG. 363
Zunächst bestätigen die Gründungssagen der einzelnen Klöster die engen Beziehungen
zu Ägypten, auf die ich schon vom Ornament aus geschlossen habe, und zwar müßte ein Aus-
tausch in dem Sinne stattgefunden haben, daß vom Zweistromlande das, was die ägyptischen
Mönche an klösterlichen Institutionen nach Nordmesopotamien brachten, zurückgegeben wurde
in Werten der bildenden Kunst. Ich schließe auf dieses Verhältnis mehr aus meinen in
Ägypten gesammelten Erfahrungen, als auf Grund des neuen mesopotamischen Materials. Das
gilt sowohl für die frühkoptische Kunst!, wie für das 9. und 10. Jahrhundert, wo die Tulu-
niden ihre Kunst aus Samarra-Bagdad bezogen, der Vorstand des syrischen Klosters an
den Natronseen aber seine Handwerker aus der Gegend von Nisibis herüberbrachte.?
Atb. 208. Aleppo, Kuppeldetail.
Es sei hier nebenbei darauf aufmerksam gemacht, daß der Befund des Kunsthistorikers,
wonach die Klosterkunst von Mesopotamien und Syrien nach Ägypten gegangen ist, vielleicht
für die ganze Entwicklung des Klosterwesens ein Fingerzeig sein kann. Wir sind gewöhnt,
Ägypten als die Wiege des Mönchtums anzusehen. Er fragt sich, ob das richtig ist. Cumoxt
hat kürzlich auf die zwischen Buddhismus und Christentum vermittelnde Rolle der Manichäer
hingewiesen.” Wer einen Einblick in das der christlichen Bewegung vorausgehende buddhistische
Wesen dieser Art bekommen will, der lese Grünwepers Bericht über die Ergebnisse der dritten
Turfan-Expedition.* Er wird geneigt sein, mit diesen Höhlen von Chinesisch-Turkestan zu
vergleichen, was bis jetzt im Höhlengebiete Kleinasiens erforscht ist.” Es scheint sich um eine
allgemein asiatische Kulturerscheinung zu handeln, die den Anlaß zur Entwicklung des Mönch-
wesens gegeben hat und von Mesopotamien und Syrien aus auch nach Ägypten übergegriffen hat.
Wie sehr die Kultur der Osrhoöne von Alters her für die neue Bewegung vorbereitet war, wird
im Anhange anzudeuten sein.
ı Vgl. die Einleitung zu meiner Koptischen Kunst. — ? Oriens christ. I (1901), 356 f.
® La propagation du manicheisme dans l’empire romain. Revue d’hist. et de litt. religieuses 1909.
4 Zeitschrift für Ethnologie 1909, S. 891. — ° Rorr, Kleinasiatische Denkmäler passim.
264 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
Die Frage des Verhältnisses zwischen Ägypten und Nordmesopotamien spitzt sich zu, so-
bald man nicht so sehr an die Dekoration als an Konstruktionen und Bautypen denkt. Die
von dem erwähnten Abt des sketischen Syrerklosters, Moses von Nisibis, mit Holztüren und
Stuckarbeiten geschmückte Hadra-Kirche am Rande des Nildeltas zeigt dieselbe Konstruktion
des Querschiffes aus einer vollen Kuppel mit zwei angelegten Halbkuppeln! wie die Hadrakirche
von Khakh. Aber dieser Aufbau kommt auch schon im Schenutekloster bei Sohag in Ober-
ägypten im 5. Jahrhundert vor? und ähnlich im benachbarten roten Kloster. Ebenso wahr-
scheinlich einst auch im Deir Abu
Hennis bei Antinoö. Ähnlich
steht es um die Anordnung von
Muschelnischen mit Säulen in der
Hauptapsis. Der Typus ist von
Syrien aus in Ägypten angeregt’,
es läßt sich aber heute noch nicht
sagen, ob die Hadrakirche von
Khakh darin einer lokalen Tradi-
tion folgt oder das Motiv auf dem
Umwege über Ägypten erhält.
Ich glaube, daß Asien der ge-
bende Teil ist.
Die wichtigste Bestätigung
bringt die Tur Abdin-Gruppe in
der Frage nach der von mir für
Persien in Anspruch genommenen
Einführung der Trompenkuppel.
Ich habe darüber bereits gehan-
delt, bevor ich die Funde von Miß
Bern kennen lernte.* Trotzdem
wurde dieser Abschnitt über die
nestorianische Doppelkirche oben
S. 177 unverändert abgedruckt,
obwohl ich ihn aus dem neuen
Material hätte ergänzen können.
Es freut mich, daß Miß Ber
meine Erkenntnis aus der Praxis
Sana leppon EnppZuolu]] bestätigen kann. Die Trompen-
kuppel ist auch für sie unzweifel-
haftes Kennzeichen des Persisch-Orientalischen. Die Beispiele, die ich „Kleinasien, ein Neuland‘,
S.117f. aus Agypten und Kleinasien beibringen konnte, gehen meines Erachtens auf persische
Anregungen zurück. Die neben Rom und Byzanz einzig durchschlagende Großmacht der Parther
und Sasaniden macht sich eben auf dem Gebiete der Architektur und Dekoration frühzeitig
bemerkbar. Die Kuppel von Mar Yuhanna (Abb. 151) gibt die einfachste in Ziegeln ausge-
führte Art, die Kuppel der Marienkirche zu Khakh (Abb. 206) eine reichere dekorative Ausbil-
dung. Ich bringe hier als Ergänzung des oben S. 182 Angedeuteten in zwei Abbildungen Bei-
spiele aus Aleppo (208/9), die zeigen sollen, wie sich die Trompe im Islam weiter entwickelt
und durch Vermehrung in Reihen von ungerader Zahl übereinander zur Stalaktite wird. Die
Burrer, Goptie churches, pag. 321. — ? Vgl. meine Byz. Denkmäler, III, S. XVII; De Bock, Materiaux, p. 49.
° Kleinasien, ein Neuland, S. 220 und Koptische Kunst, 8. 97.
° Zeitschrift für Gesch. d. Arch. IIL, S.1f. Vgl. Cnoısy, Hist. de l’architeeture, I, S. 125 und IT, 13.
ZUSAMMENFASSUNG. 265
Bauten, in denen diese Aufnahmen der Miß Ber gemacht sind, stehen leider nicht fest. Viel-
leicht handelt es sich um die Madrasen Malik Zahir und Kamiliya.!
Soweit der Kuppelbau. Nicht minder durchsichtig liegen die Dinge vielleicht auf dem
Gebiete der längs- und quergerichteten Kirchen. Es fällt sehr auf, daß unter diesen Kirchen des
Tur Abdin-Gebietes nicht eine einzige Basilika ist, eine Form, die noch am Euphrat auftritt,
so in Resapha und Zenobia. Der dreischifiige Typus kommt nur ein einziges Mal vor, bei der
Hadrakirche in Mar Gabriel (Abb. 154 unten). Die Kirche ist spät, Miß Ber hatte nicht den Ein-
druck der Basilika, sondern eher den einer aus durchlaufenden Tonnen gebildeten, d. h. degenerier-
ten Kreuzkuppel. Ich glaube also, mit dieser „Basilika“ ist nicht zu rechnen; in Mosul soll es
von dieser Art Kirchen mehrere geben. Es bleibt dann nur die Sergius-Basilika in Resapha’,
und die zeigt so offenbar — auch in der Breite des Mittelschiffes — den Typus der syrischen
Pfeilerkirchen von Ruweha und Kalb Luze”, daß bezüglich des Ursprungs die Frage, ob es
sich nicht um einen syrischen Typus handelt, auftaucht. Ebenso in Zenobia-Halabiya.*
Die typische Tur Abdin-Kirche ist der einschiffige, tonnengewölbte Saal. Miß Bern hat
bereits oben ihre Überzeugung vom einheimischen Ursprung dieses wichtigen Typus ausgesprochen.
Ich möchte nur hinzusetzen, daß schon das Auftauchen des Tonnengewölbes in den frühchrist-
lichen Kirchen Kleinasiens ein Hinterland erwarten ließ, von dem aus diese „romanische* Art
herübergewandert kam. Es entspricht meinen Erwartungen, wenn gerade in Mesopotamien der
Schlüssel für die ganze Bewegung gefunden ist.” In Kleinasien wird die mesopotamische Art
auf die hellenistisch dreischiffige Bauart übertragen.
Der einschiffige, tonnengewölbte Saal, ob nun längs- oder quergelegt, das scheint der me-
sopotamische Grundtypus. Die Sphäre der hellenistischen Basilika mag im wesentlichen mit
der Euphratgrenze aufhören. Miß Beuı scheint geneigt, alle Pfeilereinbauten für jüngeren Ur-
sprunges zu halten, etwa wie in der Hauptkirche I von Binbirkilise® Dort aber war schon
das ursprünglich über 6m breite Schiff? mit Tonnengewölben und Gurten versehen. Das möchte
Miß Bern nur für den größten der Säle in Khakh, Mar Sovo, nicht annehmen, dagegen meint
auch sie, daß alle übrigen Bauten, die mäßigere Spannweiten aufweisen, so schon Mar Gabriel
mit nur 40 cm geringerem Mauerabstand als Mar Sovo, von vornherein gewölbt waren. Man
kann ziemlich genau nach den Mauerstärken auf die Wölbung schließen. In Mar Gabriel ist
die Mauer 2 m stark, doch durch Nischen im Material entlastet; in Mar Yuhanna, wo diese
Nischen fehlen, 150m. In Mar Yakub zu Salah ist die Ostmauer, wo die Nischen fehlen,
1,50 m, die Westmauer, wo sie vorhanden sind, 1,72 m diek. Es fällt daher sehr auf, wenn
in Mar Augen die Nordmauer der Kirche bei einer Spannweite von 7,10 m nur 0,80 m dick
ist; ob daher nicht doch die L m starken Mauern von Mar Sovo eine 11,10 m breite Tonne
getragen haben können? Nach den sasanidischen Gewölbebauten ließen sich Tonnen von jeder
Spannweite erwarten.
Die Apsisbildung anlangend fällt auf, daß die längsgerichteten Basiliken nur eine tiefe,
halbrunde Nische haben, die außen geradlinig ummantelt ist. Die quergerichteten Kirchen
Mar Gabriel, Mar Yakub und auch die Hadrakirche von Khakh haben drei Apsiden und nur
die mittlere halbrund. Vorwiegend ist jedenfalls die außen viereckige Apsis, eine Eigentüm-
lichkeit, von der bereits oben S. 186 die Rede war. Auffallend ist bei den drei zuletzt genannten
Kirchen der dichte Mauerverschluß der Apsiden bis auf eine enge Tür; bei den einschiffigen
Sälen besorgt diesen Verschluß meist die Säulenwand.
1 Vgl]. über die Entwicklung der Stalaktite van BercHen, Notes, p. 76 und Fraxz-Pascha, Baukunst des Islam?, S. 49.
2 Neue Jahrbücher f. d. klass. Altertum, XV (1905), S. 32. Sarre, Monatsh. f. Kunstwiss., II, S. 100.
® Vocüg, pl. 68, 122. Vgl. Amra, Z. f. Gesch. d. Arch.
% SırRe, Z. f. Erdkunde, Berlin 1909, S. 430 und Taf. S oben.
5 Vgl. mein „Kleinasien“ an verschiedenen Stellen.
% Kleinasien, S. 10 u. 13. Rausay and Berr, The thousand and one churches, p. 41f.
7 Nach Horzwann, Binbirkilise, Taf. 3. Vgl. auch Rausay and Ber, S. 43.
Amida. 34
266 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
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Abb. 210. Djindeirmene, Kirchenruine: Grundriß, Längsschritt und Details.
ZUSAMMENFASSUNG. 267
Bemerkenswert ist ferner die Anordnung des Narthex an der Südseite bei den längs-
gerichteten Kirchen. Nur die breitgerichteten haben ihn normal im Westen. Ist der Narthex an
der Südseite mit einem Hof verbunden, so liegt hier im nordmesopotamischen Kreise eigentlich
die abendländische Klosteranordnung vor mit dem Kreuzgang an der Südseite der Kirche. Es
muß nun freilich einer näheren Untersuchung überlassen bleiben, ob es sich bei der Anordnung
an der Südseite wirklich immer um einen Narthex handelt. Ich nehme die Kirche Mar Kyriakos
in Arnas (Abb. 185). Der Narthex hat hier wie in Mar Philoxenos in Midyat (Abb. 196) sechs
Nischen auf jeder Seite. Das ist nun die älteste Art der Bildung von Refektorien, wie ich
kürzlich! gezeigt habe. Mit diesen Nischen wird auf die Zwölfzahl der Apostel Rücksicht ge-
nommen. Dazu kommt, daß die Anordnung von Kirche, Refektorium und Nebenräumen, wie
sie in Arnas und Midyat vorliegt, auffallend entspricht der Zusammenstellung derselben Räume
im Weißen Kloster in Oberägypten.” Es muß der jetzt hoffentlich bald einsetzenden Forschung
auf dem Gebiete der Klosterkunst, ihrer Bautypen und Entwicklung, überlassen bleiben,
diesen Dingen nachzugehen. Vorläufig ist das Material zu wenig genau auf die vorgebrachten
Gesichtspunkte hin untersucht.
Als den eigenartigsten,
spezifisch mesopotamischen
Kirchentypus möchte ich die
Bauten mit quergerichteten
Tonnen bezeichnen. Man be-
trachte oben Abb. 160: Jeder
wird aus unseren Gewohnheiten
heraus für ausgemacht ansehen,
hier eine Seitenansicht der
Kirche vor sich zu haben. In
Wirklichkeit ist es die Vorder-
ansicht, die Arkaden sind nicht
die eines südlichen Narthex,
sondern die westliche Vorhalle.
Aus demselben Grunde,
aus dem mit Bezug auf die
schon durch Kleinasien geweck-
ten Erwartungen die gewölbte
Kirche in Mesopotamien nicht
überraschte, nehmen wir auch das häufige Auftreten des Hufeisenbogens in der Tur Abdin-
Gruppe als selbstverständlich hin.*
Die Bogen der Gewölbe sind meist rund, selten einmal etwas zugespitzt. Die Art, den
Bogenansatz anfangs noch aus Quadern weiterzuführen, dann erst mit dem Ziegelverbande zu
beginnen, ist schon von den kleinasiatischen Kirchen und den sasanidisch-islamischen Palästen’
her bekannt. Von hohem Interesse sind die Muster der Ziegelschichtungen in den Tonnenge-
wölben Abb. 161 und 179. Sie werden wohl sichtbar geblieben sein. Man beachte hier wie
bei den übrigen Beispielen von Ziegelverwendung, daß die 41X41%X3 em großen Platten zwischen
zwei- bis dreimal diekere Mörtellagen eingebettet sind, eine Technik, von der „Kleinasien, ein
Neuland“, S.39/40 und Mschatta, S. 242 die Rede war. Ich komme unten noch auf sie zurück. Es
Abb. 211. Djindeirmene, Kirchenruine: Ansicht des Innern, Sanktuariumswand
ı _Wörter und Sachen“, Kulturhist. Zeitschrift, I (1909), S. 76 f.
®2 pe Bock, Materiaux, p. 49.
> Vgl. „Kleinasien, ein Neuland“, S. 29 f.
‘ Vgl. auch Massısxox, Gaz. des beaux-arts 1909, I, p. 303.
268 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
ist das gleiche Mauerwerk wie in Kasr ibn Wardan und Anderin. Nicht Byzanz, sondern das
nördliche Mesopotamien bzw. Antiocheia ist in diesen ostsyrischen Städten der gebende Teil.'
An dieser Stelle sei als Intermezzo eine Ruine vorgeführt, deren Aufnahme mir im Augen-
blick der Fahnenkorrektur durch die Güte Samuel Guvers zugeht. Sie wird Djindeirmene, d.h.
Geistermühle genannt und liegt im Gebiet von Urfa-Edessa.” Ich reproduziere Abb. 210 die
Originalskizze von Guyzr, weil nicht mehr Zeit ist, sie umzuzeichnen. Der Grundriß zeigt eine
Mittelapsis von gleicher Bildung wie die Kirchen vom Typus Mar Yakub in Salah (Abb. 159).
Nach dem Längsschnitt ist auch hier der rechteckige Raum tonnengewölbt und öffnet sich wie
Abb. 212. Edessa (Umgebung), Jakobskloster: Grabturm mit der bilinguen Inschrift.
dort mit einer kleinen Tür nach einem breit vorgelagerten Hauptraum. Dieser endet an der
Ostseite wie in jenen Kirchen mit tiefen Nischen. Sie stehen zu je dreien an den Seiten des
mittleren Bosens mit der Sanktuariumstür. Man sieht sie in Abb. 211 über die massiven Gurt-
bogen eines Nebenraumes weg, der seitlich neben das Hauptschiff gelegt ist. Die sieben Rund-
nischen der Sanktuariumswand werden durch ein schweres Horizontalgesims vereinigt, das über
dem Mittelbogen eine Stufe bildet. Darüber die Gurten eines mächtigen Tonnengewölbes. An
dem durch die angebrachten Symbole und die griechische, einen Patriarchen Dionysios und
einen Bischof Theodoros nennende Inschrift als christlich kenntlich gemachten Quaderbau fallen
die einfachen großzügigen Profile auf, die sowohl die syrische Sackbildung, wie den mesopota-
ı Vgl. Byz. Zeitschrift, XVII (1909), 279 f.
> Auf der Kırpertschen Karte, Blatt Malatja, scheint sie Surp Agop bezeichnet. Lage: nördlich des Euphrat,
1'/; Stunde westlich Kesun, ca, 18 Stunden westlich Samosata und ca. 24 Stunden östlich Marasch (Guver).
ZUSAMMENFASSUNG. 269
mischen Wulst aufweisen. Auch die Kannelierung der Schäfte an den korinthischen Pilastern
scheint den Bau sehr hoch in altchristliche Zeit hinaufzurücken.
Ich möchte nun doch gleich noch ein zweites Denkmal, dieses aus der näheren Umgebung
Edessas, hier hereinziehen, weil es ein weiterer Beleg des hohen Alters der nordmesopotamischen
tuinen ist; das Jakobskloster, 1!/ Stunden vor der Stadt. Ich konnte die photographischen
Aufnahmen Abb. 212 und 213 von Victor Cuaror identifizieren mit der Beschreibung von
SacHAU, Reise in Syrien und Mesopotamien, S. 204f. Wir sehen in Abb. 212 den „Grabturm‘,
an dessen Fensterbank Sachau die bilingue Inschrift (griechisch und syrisch) fand. Da er sie
r
sa (Umgebung), Jakobskloster: Detailaufnahmen
„wenigstens in das 2.“ nachchristliche Jahrhundert zurückdatiert und sie gewiß erst an dem
fertigen Bau selbst angebracht wurde, so haben wir es in diesem Erzeugnis hellenistischer Em-
pirekunst, das ein rundbogiges Fenster aufweist, mit einem Denkmal edessenischer Frühkunst
zu tun. SacHau läßt es zweifelhaft, ob der Grabturm vielleicht älter ist als das übrige
Kloster, von dessen Bauart Abb. 215 eine Vorstellung gibt. Das Tonnengewölbe aus Quadern
ist dafür bezeichnend. Man wird sich nach diesen Parallelen und unter Berücksichtigung von
BAUMSTARK, Oriens christ. 1904, S. 164 f., vielleicht eher für die Zeit gewinnen lassen, in die ich
die ältesten christlichen Reste von Amida setze.
Die wichtigste Bestätigung für meine oben im Vergleichswege gewonnenen Resultate
bringen die Berrschen Funde im Hinblick auf die Datierung. Die Inschriften stammen aus den
Jahren 1493, aus dem 14., 13., 12., 11., 10. Jahrhundert, vom Jahre 934 ist eine Nische
in Mar Azaziel von Kefr Zeh datiert. Aus dem 8. Jahrhundert stammt der Säulenverschluß
der Kyriakos-Kirche in Arnas (Abb. 135). Da dessen Ornamente fast rein geometrisch sind
270 DIE ALUTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
— wie in den gleichzeitigen syrischen Handschriften — so müssen die hellenistischen Orna-
mente am Bogen darüber, die den typischen Formenschatz der Tur Abdin-Bauten ausmachen,
um Jahrhunderte älter sein. Damit kommen wir auf die Zeit des Arkadius und Anastasius, die
in diesen Klöstern von den Mönchen genannt werden und in die Gründungszeit, als Eugenios,
ein Schüler des hl. Antonius, aus Ägypten gekommen sein soll und das erste Kloster gründete.
Miß Bern hatte den Eindruck, daß die Klöster und Kirchen in der Hauptsache den altchrist-
lichen Typus dieser Frühzeit in einem unerwartet geschlossenen Bilde erhalten zeigen.
Es kann unter diesen Umständen nicht verwundern, wenn die wenigen im Tur Abdin-
Gebiete erhaltenen Kapitelle noch durchaus im hellenistischen Fahrwasser gehen. Wie in Amida
herrscht auch dort das korinthische Kapitell. Es ist wichtig zu konstatieren, daß nicht eine
Spur des persisch-byzantinischen Kämpferkapitells am oberen Tigris zu finden ist!, jenes Ka-
pitells, von dem ich ein charakteristisches Beispiel aus Edessa beibringen konnte.” Diese
Kapitelle müssen also mit Umgehung des nordmesopotamischen Städtedreiecks nach dem Nord-
westen Vorderasiens und Byzanz gelangt sein.
Typisch für fast alle Tur Abdin-Kapitelle sind die unter den oberen Ecken durchge-
zogenen Girlanden. Wir haben es also in Amida nicht mit einer spezifisch lokalen, sondern
einer am oberen Tigris — vielleicht von Amida aus — allgemein verbreiteten Form zu tun.
Besondere Erwähnung verdient das Pilasterkapitell am Südende des Apsisbogens von Mar
Azaziel in Kefr Zeh (Abb. 177). Dort ist unten zwischen Akanthus und Pfeilerprofil ein dicker
Wulst geschoben, geschmückt mit dreistreifigem Bandornament. Ein ähnliches Kapitell beschreibt
Miß Bers am Apsisbogen in Mar Augen (Abb. 145). Ich suche seit Jahren ein Ausstrahlungszen-
trum für diese bei den Armeniern und insbesondere bei ihrem Partriarchen Nerses III. (640 — 661)
gern verwendete Form’ und glaube es nun in dem südlich an Armenien grenzenden Gebiete gefunden
zu haben. Es handelt sich dabei eben gerade um den mit dreistreifigen Flechtbändern ver-
zierten Wulst oder „Korb“. Ein solches Flechtband findet sich — zweistreifig auch an den
Altarkapitellen der SO-Kapelle von Mar Augen (Abb. 145), darüber stehende Eier(?). Ich glaube
nicht, daß dieses Kapitell „from the earliest building“ herrührt, sondern würde es nach der
Härte der Arbeit frühestens ins 8./9. Jahrhundert setzen.
Es soll hier nicht unerwähnt bleiben, daß das Bandgeflecht im Tur Abdin - Gebiete
nicht zum ersten Male im späthellenistischen Architekturornament auftaucht. Es ist immer
auch schon am Rundtempel des Diokletianpalastes in Spalato sehr vermerkt worden. Die Be-
lege aus Nordmesopotamien bestätigen nur aufs neue, daß der Palast die Schöpfung eines Bau-
meisters bzw. von Bauleuten ist, die über Antiochia herüberkamen aus Nordsyrien oder Me-
sopotamien. Welche Bedeutung das geometrische Flechtband in Mesopotamien behielt, dafür
ist der Minbar von Kairuan, entstanden ca. 856/7 in Bagdad, der klassische Beleg, ähnlich das
Ornament armenischer Kirchen.
Eine besondere Erwähnung verdient das Kapitell Abb. 172 und 199, das Miß BeLL „eyma
capital“ nennt. Es zeigt die beliebte „syrische“ Profilierung einfach auf das Kapitell übertragen
und liefert damit den besten Beleg für die Beliebtheit der glatten Profilierung an sich in Nord-
mesopotamien. Miß Bern hat denn auch die große Bedeutung dieses Licht- und Schatten-
motivs für die Kunst Vorderasiens längst erkannt und sammelt auf allen ihren Reisen das ein-
schlägige Material. Ich werde der Sache unten ein eigenes Kapitel zu widmen haben. Hier
sei nur das für die Tur Abdin-Gruppe Bemerkenswerte zusammengestellt. Das Sackkyma kommt
überall als Abschluß vertikaler Wände am Äußeren vor, bildet also die genaue Parallele zur ägyp-
tischen Hohlkehle, die man als Abschluß der Mauern des Schenuteklosters bei Sohag ange-
' Ich bin begierig auf das Kapitell, das Sarre in Suriya sah. Z. f. Erdkunde, Berlin 1909, S. 427.
?2 Kleinasien, S. 119, Mschatta, S. 256.
’ Byz. Denkmäler, I, S. 10 u. Ter Movsesian, Fouilles de l’eglise de St. Gregoire pres d’Etschmiadsine, Bull.
de la comm. Imp. archeol. VIE (1903). Vgl. auch Marr, Ausgrabungen und Arbeiten in Ani (russ.), St. Petersb. 1907.
ZUSAMMENFASSUNG. 271
bracht sieht.' Höchst befremdlich ist eine Ansicht wie Abb. 166—169 von Mar Yakub in Salah.
Das Kyma ist hier völlig ungriechisch, dafür aber echt mesopotamisch als fortlaufendes Band
behandelt. Ich möchte schon an dieser Stelle das Nachdenken über die Frage anregen, ist das
die lokale Umbildung eines griechischen Motivs, oder ist die Profilierung selbst, zugleich mit
dieser bandartigen Verwendung, spezifisch mesopotamisches Gut?
Es dürfte hier der Ort sein, ein wichtiges Bauwerk Nordmesopotamiens vorzuführen, von
dem ich leider nicht mehr als Photographien von Baron von OPPENHEIM und Victor CHaPpoT
besitze. Ich gebe (Abb. 214) die Aufnahme OPprExHeims, der den Bau auf der Photo-
graphie selbst einfach „Nizib, alte Kirche“ bezeichnet. Cuaror nennt sie „Eglise armenienne
de Nizib entre Killis et Biredjik“. Es handelt sich also nicht um das alte, berühmte Nisibis?
im Tigrisgebiete südlich vom Tur Abdin, sondern um einen Ort westlich von Edessa, nahe
Abb. 214. Nizib, Alte Kirche
dem Euphrat. In seinem Reisebericht nennt Legationsrat von OPPENHEIM? die Kirche eine
ausgezeichnet erhaltene Basilika“ Nach der Abbildung hat sie ein Querschiff und reiche
Chorbildung. Ich füge sie gerade hier ein wegen der alle Dächer entlang laufenden, tiefschat-
tenden Sackprofile, die, wie am Tigris, die Wände oben abschließen. Auch das als Fensterbank
um die Apsiden laufende Profil wolle beachtet werden.
Ich kehre nun wieder zurück zur Tur Abdin-Gruppe. Die Fensterkrönung Abb. 165 an der
Jakobskirche von Salah gibt ein in der Entwickelung der Tempelfassade bedeutungsvolles Motiv.’
Es kehrt wieder an den pyramidal zusammengeordneten drei Fenstern der Westfassade von
Kefr Zeh (Abb. 180/51).
In reichen Türprofilierungen wie Abb. 162 stehen die mannigfachsten Licht- und Schatten-
flächen nebeneinander: Sackkyma, Hohlkehle, Stab, Flachwulst, Viertelwulst u. s. f£ Es ist
vielleicht hervorzuheben, daß die alten Profile aus zwei horizontalen Steinschichten übereinander
bestehen, die jüngeren dagegen monolith gearbeitet sind (Abb. 189). Über den wechselnden
Steinschnitt der Türstürze und über die runden und scheitrechten Entlastungsbogen wird unten
! pe Bock, Materiaux, p. 39 f.
® Man lese, was SacHav, Reise in Syrien und Mesopotamien, S. 391 und OPrrEsHemm, Vom Mittelmeer zum pers.
Golf, II, S. 30 über die dortige Jakobskirche sagen,
3 Byz. Zeitschrift, XV (1905), S. 11.
* Er bewunderte in den beiden Nebenkapellen des Chores schöne alte Fresken.
5 Vgl. mein Spalato, ein Markstein (Studien aus Kunst und Geschichte, Fr. ScHxEivder gew., S. 325f.).
DD DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
noch zu reden sein. Man beachte die besonders reiche Profilierung emes solchen Bogens über
der Eingangstür von Mar Yakub in Salah (Abb. 163).
Für die Datierung kommen in erster Linie in Betracht die ornamentierten Profile. In den
Apsiden laufen Gesimse herum, an denen oben stereotyp eine Hohlkehle, gefüllt mit gesprengten
Palmetten, darunter meist ein Perlstab, auftritt (Abb. 178, 156, 207). Es folgt auf einem flachen
Wulst ein durchbrochen gearbeitetes Muster: vierarmig fortlaufende Motive oder die Wein-
ranke, darunter in Kefr Zeh der Doppelzahnschnitt. In Mar Kyriakos zu Arnas aber (Abb. 186)
sitzt in der Mitte dieses Apsisgesimses eine Rosette von so feiner Tiefendunkelarbeit, daß sie
mir wie von Mschatta herübergebracht erscheint. Eine geradlinige zweistreifige Raute mit Kugel
und breiter Palmette an den Enden wird durchsetzt von einer sphärischen Raute mit spitziger
Palmette über den Volutenenden. In der Mitte eine Scheibe. Dieselbe Freude am freien Her-
ausarbeiten eines zierlichen Motivs in der Jakobskirche zu Salah (Abb. 171), wo über dem Tor
des Sanktuariums in der Südmauer das Siegeskreuz im zweistreifigen Kreis, freischwebend über
dem Sackprofil, erscheint. Ich muß bei diesem Virtuosenstück erinnern an den Minbar von
Kairuan, der, wie gesagt, 856/7 aus Bagdad bezogen wurde.! Die Art hat sich also lang erhalten.
Von den prachtvollen und reichen Ornamentprofilen der Triumphbogen hat die Zeit nicht
viel übrig gelassen. Ich gebe auf Tafel XXII,3 eine Detailaufnahme von Miß Berr und 4 eine
danach ausgeführte Vergrößerung vom Triumphbogen aus Mar Kyriakos in Armas (Abb. 185).
Man sieht am unteren Rande wie herabhängend jene mit den Spitzen nach innen gerichteten,
also außen in einem Linienzuge abschließenden Palmetten. Das Motiv ist in Mschatta nicht als
unterer, sondern als oberer Abschluß, d.h. als Zinne verwendet.” Es folgt ein glattes Flecht-
band, dann eine Weinranke, beide hell im Tiefendunkel herausgearbeitet, dann nach zwei Stegen
und einer Perlschnur nochmals die einwärts gerichtete Palmette, diesmal also als richtige Zinne.
Im übrigen möchte ich daran erinnern, daß, wie in Mschatta, so auch im Tur Abdin-Gebiete
in keinem Friese die Palmette fehlt. Sie ist das Um und Auf der persischen Ornamentik.
Am meisten erfreulich ist vom Standpunkte dieses Buches die Auffindung des Schmuck-
tores, das in der Marienkirche zu Khakh aus dem Narthex in das Schiff führt (Abb. 203/4). Es
ist leider derart mit Tünche überschmiert, daß sich kaum noch Bestimmtes von den Einzel-
motiven herausbringen läßt. Darauf kommt es auch für uns nicht so sehr an; Hauptsache ist,
daß der Türrahmen von jenem Grundmotiv umschlossen ist, aus dem sich in neunfacher Wieder-
holung und Verdoppelung der Höhe nach die Westfassade von Dijarbekr zusammensetzt. Zu
beiden Seiten stehen die Säulen, gearbeitet offenbar aus einheimischem Material; darüber liegt
das verkröpfte Gebälk. Es scheint, daß hier über dem hohen Ansatz, dem Plättchen- und Rund-
stab, ein flacher Wulst mit Bandgeflecht folgt, darüber Stäbchen, Zahnschnitt und das abschließende
Kyma. Ich möchte glauben, daß dieses Beispiel in Khakh mehr ländlich-orientalisch gegen-
über der hellenistisch-städtischen Fassade von Dijarbekr ist. Das zeigt sich besonders auch an
den Kapitellen mit ihren Löffelblättern und den dünnen in einen Knoten verschlungenen Gir-
landen. Über dem verkröpften Gebälk läuft, durch eine Steinlage getrennt, auch noch das
Kranzgesims mit Konsolen (?) hin, das in Amida den ganzen Aufbau einst wie heute abschloß.
Es erübrigt nun noch mit einem Worte einzugehen auf die Art, wie im Tur Abdin-Ge-
biete das Innere der Kirche mit Malereien geschmückt wurde. Die wichtigste Nachricht ist die
über Gewölbemosaiken in der Hauptapsis von Mar Gabriel mit dem Kreuz in Weinranken auf
Goldgrund. Dies ist meines Wissens das erste Zeugnis vom Vorkommen von Wandmosaiken
in Mesopotamien. Über Pavimentmosaiken berichtete schon Oprexuem.? Es liegt ein langer
Weg vor uns von diesen ersten Spuren bis zum Nachweise meiner Annahme, daß diese Iukru-
stationstechnik im Zweiströmelande ihren Ausgang genommen hat. Das Motiv des Kreuzes in
Weinranken entspricht durchaus den Erwartungen, die ich von Syrien aus für die älteste orien-
! Mschatta, S. 347; Kunstchronik, XVIIL (1907), S. 387.
® Mschatta, S. 278. — ° Byz. Zeitschrift, XIV (1905), Taf. IV.
ZUSAMMENFASSUNG. 973
talisch-christliche Kunst im Anschluß an die Malereien von Amra geäußert habe.! Darin bestärkt
das stereotyp wiederkehrende eigenartige Kreuz, das überall, und zwar in Flachrelief, groß in
der Apsis erscheint. Es ist das Kreuz mit langem Unterarm und seitlich ausladenden Schlingen-
an den Armenden, d.h. das Kreuz, das Chosroös vom Golgathafels in Jerusalem entführte und
das Heraklius wieder zurückbrachte.” Ein Kreuz sieht man auch gemalt inmitten der leider
stark zerstörten Lünette über der Prachttür von Mar Yakub in Salah (Abb. 163). Diese Art der
Türausstattung kennen wir bereits aus Bawit (oben S. 153f.). Hier handelt es sich um Pal-
mettenarabesken, die oben eine Außenwand bilden und sich unten nach dem Kreuzfuße zu
ausbreiten. Das könnte eine Weiterbildung der ikonoklastischen Fußranke sein. Die alten
Kreuze in den Apsiden entbehren dieses Zusatzes. Will man sich von der Ausstattung der
eigentlich orientalischen Kirchen zu der Zeit, wo die hergebrachte dekorativ-symbolische Aus-
stattung (die später die Bilderstürmer wieder aufnahmen) bedrängt wurde vom historisch-figür-
lichen Zyklus, so lese man, was der heilige Nilus, der Mönch im Sinaikloster war, in den
ersten Jahren des 5. Jahrh. an den Präfekten (? &rapxos) Olympiodoros schrieb?:
„Im Begriffe, einen großen Tempel zu Ehren der heiligen Märtyrer zu errichten, fragst
du mich, ob es angemessen und passend sei, einmal ihre eigenen Bildnisse in (durch) Darstel-
lungen der Leidenskämpfe und Mühen, womit sie in Todesschweiß ihr Christentum bezeugten, in
der Sakristei (iepateiov) anzubringen, und zweitens mit aller Art von Tierjagd die Wände zu
füllen, sowohl die zur Rechten wie die zur Linken, also daß man auf dem Lande ausgespannte
Fangnetze erblicke, ferner Hasen, Rehe und weitere Tiere auf der Flucht begriffen, endlich die,
die sie erjagen wollen und sie atemlos mit ihren Hunden hetzen ; im Meere aber Netze herabgelassen,
dann voll von jeder Art von Fischen, dann aufs Trockene von Fischerhänden gezogen; ferner (ob
es angemessen sei) jede Art von Stuckverzierung (yuyorkaoiag) anzubringen, um sie im Gotteshause
als Augenweide erscheinen zu lassen, und mehr noch (ob es angemessen sei) in dem gemein-
samen (allen, den Laien, zugänglichen) Raume tausend Kreuze anzubringen und Schildereien
von fliegenden, gehenden, kriechenden Tieren und jeglicher Art Pflanzen. Ich kann auf diese
Mitteilung nur erwidern, daß nur ein Kind, nur ein Säugling mit all dem Vorgenannten das Auge
der Gläubigen wird in die Irre führen wollen. Einem männlich gefestigten Denken steht es
an, in der Sakristei, im Osten des Gotteshauses, einzig und allein ein Kreuz anbringen — denn
in dem einen Heilskreuze wird das Menschengeschlecht gerettet und den Verzweifelten all-
überall Hoffnung verkündet —, mit Schilderungen aus dem Alten und Neuen Testamente aber
auf beiden Seiten den heiligen Tempel von der Hand des trefflichsten Malers schmücken zu
lassen, damit die der Schrift Unkundigen, so die heiligen Schriften nicht lesen können, durch
den Anblick der Malerei Kunde gewinnen von den Tugendvätern, die recht dem wahren Gott
gedient, und also erweckt zum Wettkampf in den höheren, hochgepriesenen Heldentaten werden,
durch welche (jene) den Himmel gegen die Erde eintauschten (es ist EvnAAd&avro statt arm.
zu lesen), da sie höher, was sie nicht sahen, denn was sie sahen, schätzten. In dem allge-
meinen Raume aber, der durch viele und verschiedene Kapellen (oikiokoıg) gegliedert ist, werde
jede Kapelle mit der Anbringung eines hehren Kreuzes abgefunden. Was darüber hinausgeht,
muß man nach meiner Ansicht lassen.“
Ich weiß sehr wohl, daß Serruys auf das Zeugnis des Patriarchen Nikephoros hin diese
Briefstelle für eine ikonoklastische Fälschung ansieht.‘ Mir als Nichtfachmann in philologischen
Dingen erscheint die Sache nicht überzeugend, vielmehr muß ich, der Kunsthistoriker, feststellen,
daß der Brief des Nilus den für den Anfang des 5. Jahrh. nachweisbaren Tatsachen durchaus
entspricht.
ı 7. f. bild. Kunst, N. F. XVII, S. 216.
2 Vgl. Byz. Denkmäler I, 120 f. und Grüneısen nach Byz. Zeitschrift XVI, 384.
® Mıcne, Patrol. Graeca 79, p. 577, Nil. ep. V, 61. Ich verdanke die Übersetzung Bruno Keır.
* Vgl. Mırrer, Bull. de corr. hell, XXXIV, p. 98 f.
Amida.
Si
274 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
4. MESOPOTAMIEN UND DAS ABENDLAND.
Im Schlußabschnitte meines Buches „Kleinasien, ein Neuland der Kunstgeschichte“
(S. 206/7) habe ich den Ursprung der romanischen Kunst des Abendlandes u.a. darauf zurück-
zuführen gesucht, daß ihre orientalischen Formen schon in der Zeit, in der sie im Oriente
selbst lebendig waren — ich hatte damals im besonderen Ägypten, Syrien und Kleinasien im
Auge —, sich auch im Abendlande einbürgerten und so in der Heimat des Romanischen Über-
lieferung wurde, lange bevor durch flüchtende Bilderstürmer, Kreuzfahrer und ähnliche Vermittler
Abb. 215. Resapha, Sergios-Basilika: Innenansicht
Nachschübe stattfanden. Ich suchte damals schon einige der alten Wege aufzuweisen und
hatte insbesondere die Städte Ravenna, Mailand und Marseille dafür herausgehoben. In zweiter
Linie betonte ich die Bedeutung der Klostertradition. In einem Aufsatze über die Schicksale
des Hellenismus in der bildenden Kunst! habe ich dann zum erstenmal auf Grund einer Auf-
nahme Unarors nach der Sergios-Basilika in Resapha auch Nordmesopotamien in den Kreis
dieser Untersuchungen gezogen. Der Bau ist inzwischen von SARRE genauer aufgenommen
worden.” Ich wiederhole hier nochmals die gute Aufnahme von Unaror (Abb. 215). Wir sehen
drei Bogen von ca. 6,5 m Spannweite durch Pfeiler mit stark vortretenden Pilastern getragen.
In diese großen Bogen sind zwei auf drei Säulen ruhende Archivolten eingestellt. Ich nahm
an, diese ganze Architektur sei einheitlich entstanden, SaRrRE dagegen meint, die Archivolten
wären erst bei einem Umbau in die Bogen eingestellt worden. Er datiert die ursprüngliche
Pfeilerkirche in die Zeit des Anastasios (491—518), den Einbau der Säulen ins 6. bis 7. Jahrh.
Der Fall verliert dadurch nicht an Interesse. Ich machte seinerzeit darauf aufmerksam,
daß der massive orientalische Bau mit dem bezeichnenden Stützenwechsel von Pfeiler und Säule
einen Typus vertrete, der mit dem hellenistisch-römischen Kirchenbaue nichts zu tun habe,
dagegen als eine nahe Parallele für die mittelalterliche Kirche des Abendlandes gelten könne.
Die Untersuchung von SArrE führt etwas weiter. Sie zeigt einen der verschiedenen Wege für
! Jahrbücher f. d. klass. Altertum, XV, S. 31. — °? Monatshefte f. Kunstwiss. 1909, S. 100 f.
MESOPOTAMIEN UND DAS ÄBENDLAND. Zle
das Aufkommen des Stützenwechsels. Dieser Weg wäre ein ähnlicher wie der des Aufkom-
mens der doppelten Chöre. Die Kirchen, die zuerst die Apsis im Westen hatten, erhielten beim
Durchgreifen der kleinasiatischen Art eine zweite Apsis im Osten. ! Ähnlich wurden in Kirchen
mit großen Bogenspannungen — ich nenne als unveränderte Beispiele die syrischen Kirchen in
Ruweha und Kalb Luze? — Säulenwände eingebaut, wodurch sich dann der Stützenwechsel
von selbst ergab. Man vergleiche mit dem angeblich durch Umbau entstandenen mesopota-
mischen Stützenwechsel Abb. 215, den von vornherein vorgesehenen Wechsel von Pfeiler und
Säule in der kleinasiatischen Kirche von Khodja-Kalesi.° — Ich glaube nicht, dafs Mesopo-
tamien gerade in der Frage nach den Aufkommen des Stützenwechsels eine entscheidende
Rolle spielen wird, sicher entscheidend aber ist
sein Eingreifen gewesen im Gebiete der Umbildung
der hellenistisch-römischen, d. h. flachgedeckten
Basilika, in die gewölbte „romanische“. Wie die
Wege von Mesopotamien nach Gallien liefen, das
ist vorläufig nicht zu sagen. Ein Weg war jeden-
falls der von Stadt zu Stadt über das zentrale
Kleinasien nach dem Pontos. Von dort könnten
die Goten den Typus mitgenommen haben nach
dem Westen. Das scheint mir eine der Hauptadern
gewesen zu sein, durch die Kunstformen von Ost
nach West gelangten. In meinem Buche über
Kleinasien habe ich daran noch nicht gedacht.
Erst der Streit um die Herkunft des Theodorichs-
grabes brachte mich dazu, Vermutungen öffent-
lich auszusprechen, die zuerst im Kolleg auf-
getaucht waren. Der Nachweis wird noch sehr
viel Arbeit erfordern, vor allem muß die Erforschung |
des großen altarmenischen Kunstkreises erfolgen; N
ich habe gezeigt, wie nah sich das Grabmal des
Theodorich mit armenischen Rundbauten berührt. Vorläufig sei hier im Anschluß an die Tur
Abdin-Kirchen auf eine merkwürdige Analogie aufmerksam gemacht.”
Es war oben $. 265 die Rede von den spezifisch mesopotamischen Kirchen mit quergelegtem
Hauptschiff. Als bestes Beispiel wurde Mar Yakub zu Salah, oben S. 236, Abb. 159, genannt.
Diese Kirche hat wie alle vom gleichen Typus drei tiefe Apsiden, die mit Ausnahme der mitt-
leren geradlinig abschließen. Weiter ist S. 186 gesagt worden, daß drei derart geradlinige Apsiden
nebeneinander etwas wiederholt Vorkommendes sind, die Tur Abdin-Kirchen von Mar Gabriel,
S. 232, bestätigten diese Konstatierung. Ich halte nun neben diese Art von Kirchen den Grund-
riß Abb. 216, den wahrscheinlich jeder für mesopotamisch ansehen wird, da überdies sämtliche
Räume mit Tonnen eingewölbt sind. In Wirklichkeit steht diese Kirche im spanischen Oviedo
und ist nur einer von mehreren ähnlich eingewölbten westgotischen Bauten, wie sie kürzlich
A. Haupt in seinem Buche „Die älteste Kunst, insbesondere die Baukunst der Germanen‘,
S. 191f. zusammengestellt hat.° Damit ist ein weiteres Beispiel jener typisch orientalischen
Kirchenbauten aus merowingischer und karolingischer Zeit beigebracht, wie ich sie im Dome zu
2 E2 IM
! Kleinasien, ein Neuland, S. 216 f.
2 Vosür, La Syrie centrale, pl. 68 und 122. Vgl. Zeitschrift f. Gesch. d. Arch., I, S. 57 f. — ® Kleinasien, S. 110 f.
4 Zeitschr. f. Gesch. d. Architektur, I, S. 247 u. Beil. zu Heft 12. — 5 Vgl. auch Monatshefte f. Kunstwiss. 1910, S. 1f.
& Vgl. meine Besprechung im Zentralblatt für kunstwiss. Literatur, 1909, S. 114f. Dieunaroy veröffentlicht eben
im „Florilegium de Vogüe“, Paris 1910, S. 187 ff. einen Aufsatz „Monuments asturiens de style oriental“ und verspricht
zugleich eine „Hist. gen. des arts de l’Espagne*.
36*
276 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN.
Aachen und ganz unzweideutig in Germigny-les-Pres erhalten sehe.! Kürzlich hat Duo dann
auch aufmerksam gemacht? auf die Ähnlichkeit des in Wimpfen gefundenen Zentralbaues mit
der Templerkirche Vera Cruz in Segovia und beider Abhängigkeit vom Osten. Es wäre Zeit,
daß jemand die ganze Gruppe eingehend studierte, freilich müßte es ein frischer Geist sein, den
weder Hochmut noch Eigenwille, noch auch Trägheit oder wissenschaftliche Halbheit an herge-
brachten Schulmeinungen festhält.
Das wichtigste Gebiet für den Nachweis der orientalischen Voraussetzungen der ger-
manischen Kunst ist die Ornamentik. Davon wird unten noch zu reden sein. Man wird
auch S. 288/89 eine Bemerkung finden über den orientalischen Ursprung der „romanischen“
Stufenportale mit eingestellten Säulen.” Ich sehe bei allen diesen Hinweisen ganz ab von
Entlehnungen durch die Kreuzfahrer.* Als Beispiel der Beziehungen, die ich für diese späte
Zeit zwischen Mesopotamien und dem Abendlande annehme, lese man nach, was oben 8. 217f.
über die toskanischen Kirchenfassaden mit mehreren Säulenreihen übereinander oder in schwarzem
und weißem Stein gesagt wurde.
! Vel. mein „Der Dom zu Aachen und seine Entstellung*, S. 35 f.
® Zeitschr. f. Gesch. d. Architektur, I (1907), S. 45 f. Dazu meine Anzeige, Byz. Zeitschrift, XVII (1908), S. 639.
® Ferner sind zu beachten die Feststellungen, die französische Forscher wie Vosür, CovrAson u. a. gemacht
haben. Vgl. dazu BrEHIER, Les origines de l’art musulman (Revue des Idees 1910).
* Wie sehr man in Frankreich geneigt ist, gerade mit Übertragungen durch die an den Kreuzzügen beteiligten
französischen Familien zu rechnen, das belege ein Beispiel, wobei Edessa und die Fassaden von Amida in nähere Ver-
bindung gebracht werden mit der Fassade des Domes zu Chartres. Herr E. G. Rey hat die Güte, uns darüber zu schreiben:
„En 1096, au moment de la premiere croisade, presque toutes les familles des seigneurs de la region comprise
entre la Seine et la Loire, c’est-a-dire la Normandie, l’Ile-de-France, la Beauce, le Gätinais, le Perche, l’Anjou etc.,
etaient representees ä cette entreprise par leurs chefs ou par des cadets; unis entre eux par de nombreuses alliances,
ils etaient, en quelque sorte, partis en famille pour la croisade.
Le modus vivendi que je signale dans mes Colonies franques de Syrie dut bientöt s’etablir a Edesse, comme
dans les autres provinces de Syrie soumises aux Frances, et de frequents rapports de toute nature, entre les conque-
rants et leurs voisins arabes, dont ils subirent aussitöt l’influence, en furent la consequence.
Je ne reviendrai pas ıci sur les nombreux emprunts faits par les Croises a la civilisation musulmane, dont
la trace se fit bientöt sentir dans la mere patrie et qui se retrouvent jusque dans la decoration des edifices religieux
eleves en France durant la premiere moitie du XII® siecle, notamment a Bayeux.
Ainsi, on est tent@ de se demander, en regardant l’ornementation des colonnettes supportant les statues du
porche royal de la cathedrale de Chartres, si les artistes qui les ont executees, dans la periode s’etendant entre les
annees 1135 et 1150, ne se sont pas inspires des souvenirs de choses deja vues en Orient?
Car ces colonneltes ont recu une ornementation peu ordinaire de dessins en relief presque tous de disposition
geometrale, presentant une etrange analogie avec celles qu’on voit sur les füts des colonnes decorant un monument
syro-arabe de Mesopotamie. Je veux parler des deux facades se voyant encore dans la cour de la grande mosquee
de Diarbekir, ville assez voisine d’Edesse, et qui dut etre frequemment visitee, en temps de treve, par les Franes
etablis dans le Comte.
Ces deux facades semblent avoir fait partie d'un palais eleve vers le X® ou le XI® siecle par des architeetes
probablement chretiens et doivent, je crois, &tre considerees comme un des specimens les plus interessants de l’art
syro-arabe, qui se developpa du VII’ au XI® sieele dans l’Asie anterieure, dont nous trouvons des restes au Kasr
d’Amman, a Maschita, a Kalaat-Beyda, ete. et qui semble bien ätre derive d’une influence persane.
Ces monuments ont ete dessines en 1847 par Mr. Jules LAurEns, peintre accompagnant Hommaire de Herr dans
son voyage en Asie Mineure (pl. XLIll). Ils ont ete depuis photographies en 1881 par le capitaine Barry et enfin
1908 par le general pr BevLie.*
Abb. 217. Dijarbekr, Zitadelle: Ostansicht. (Vgl. Tafel I rechts.)
II. DIE MAUERN VON AMIDA.
Die Geschichte der Stadt ergibt, daß Amida zu allen Zeiten ein Stützpunkt in den
Kämpfen zwischen Römern und Persern war, daß es am Beginne der „byzantinischen“ Zeit zu
einem Hauptwaffenplatz eingerichtet und später nach der islamischen Eroberung ein fester Halt
für alle die verschiedenen Dynastien wurde, die sich zu Herren von Dijarbekr zu machen
wußten. Es wäre eine lockende Aufgabe, die berühmten schwarzen Mauern von Kara-Amid!
nicht nur, wie ich es vorhabe, einfach zu beschreiben, sondern zum Ausgangspunkt einer
doppelten Untersuchung zu machen, 1. nachzuforschen, ob denn außer den durch Inschriften
datierten Mauerteilen nicht auch sonst der Zeit nach sicher einzuordnende Stücke, etwa aus
vorislamischer, besonders konstantinischer Zeit erhalten sind; 2. durch eine vergleichende Unter-
suchung festzustellen, ob vielleicht die Mauern unserer Stadt Besonderheiten aufweisen, die
sie anderen Typenkreisen gegenüber eigenartig erscheinen lassen. Sowohl BercHem als ich
mußten auf ein solch genaues Eingehen verzichten, weil uns beiden der Augenschein und die
rechte Erfahrung auf diesem Gebiete mangelt. Ich beschränke mich darauf, an der Hand der
Notizen und Photographien des Generals pe BeyLı£ einen Rundgang um die Mauern zu
machen. Dabei lasse ich die Tore unberücksichtigt, weil ihnen ein eigenes, das nächste Kapitel,
gewidmet werden muß. Man halte sich nachfolgend immer den Grundplan der Stadt, Abb. 1,
S. 7, vor Augen.
Wenn ich mich von dem nach Norden führenden Kharputtore nach Westen wende, so
bietet sich, von außen gesehen, der Anblick Tafel II, 1 dar. Die zinnengekrönte Mauer wird in
gleichen Abständen durch Rundtürme verstärkt, zwischen denen in der Mitte immer ein schmaler
Strebepfeiler eingeschoben ist. An einer im Stadtplan ersichtlich gemachten Stelle (U) mündet
schräg die in Taf. II, 1 im Mittelgrunde sichtbare, langsam aus dem Niveau des Ackerlandes
in Rundbogen aufsteigende Wasserleitung ein. Dann geht die Mauer in der gleichen sauberen
Art weiter bis zum Tor von Aleppo im Westen. Bald darauf ändert sich ihre Zusammen-
setzung, an Stelle der Rundtürme treten viereckige. Einen guten Eindruck dieses Mauerteiles
vermittelt Abb. 49, die schon pE Beyuıf, Prome et Samara, p. 62, gegeben hat. Doch wechselt
dort immer ein schlanker Mauerpfeiler mit dem Turm, während der Stadtplan S. 7 Variationen zeigt.
Es folgt (Fig. 35 u. Taf. XVIII), der mächtige Turm A des Ortokiden Mahmud, der nach In-
ı Nach Naumann, Vom goldenen Horn zu den Quellen des Euphrat, S. 298, bestehen sie aus einem dunkelgrauen,
kavernösen Andesit.
278 DıE MAUERN VON AMIDA.
Abb. 218. Dijarbekr, Stadtmauer: Turm B, genannt Yedi Qardash.
schrift 29 (S. 88f.) 1208/9 datiert ist und Evli Badan genannt wird. Durch eine Winkelmauer mit
dem zweiten Riesenturm B (Abb. 40 u. 218) verbunden, der nach Inschrift 30 (S. 91f.) vom selben
Erbauer im gleichen Jahre errichtet wurde und Yedi Qardash genannt wird, bilden die zu diesen
Türmen gehörigen Mauern einen M-förmigen Vorsprung, der aus dem im übrigen in gleichmäßiger
Diartek
Autir Opid.
pr Gm
Abb. 220. Dijarbekr, Stadtmauern vom Mardintore bis zur Südostecke.
Rundung vorlaufenden Mauerzuge heraustritt. Die Türme sind fast im vollen Rund, A mit 43 m,
> mit 32 m Durchmesser, vor die Mauerspitzen gesetzt und Turm A durch ein Bollwerk aus
(uadern unten herum befestigt. Die Mauern neben Turm B zeigen, dem Grundplan nicht ganz
entsprechend, zwei Mauerpfeiler zwischen den viereckigen Türmen, darüber gibt besonders
' Vgl. die Details bei Hommaire pe Herr, pl. NLII (Saranın, Manuel, p. 481).
DıiE MAUERN VoX AMIDA 219
Abb. 219. Dijarbekr, Stadtmauern um den Turm B herum.
Abb. 219 gut Auskunft. Die Türme bei B’ sind polygonal. Sie treten 8,30 m vor, die Ecken
sind mit 2,70, bzw. 3,20 abgeschrägt zur Vorderfläche von 6 m.
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Abb. 221. Dijarbekr, Stadtmauern der Südostecke.
Es folgt dann der am stärksten geschützte Teil der Stadtmauer um das Mardintor herum.
Darüber liegen genauere Aufzeichnungen DE BEYLTEs vor, u.a. eine Skizze des Verlaufes der Mauern,
die vom Mardintore um die Südostecke der Stadt herum bis gegen die sogenannte Porte neuve
hinführen (Abb. 220ff.). Doch macht diese Skizze nicht Anspruch auf Richtigkeit im einzelnen.
So liefert der General selbst die Photographie 222, die eine Innenansicht der Mauer zwischen
dem Mardintore und der Turmzunge F darstellen soll. Auf der Skizze erscheint dieser Teil gerad-
linig. Beyuıt bemerkt dazu: „Cette saillie polygonale entre D‘ et la tour F ne figure pas sur
le plan; cela montre encore une fois combien le plan est insuffisant.“ In Abb. 222 sieht man
links den Anfang des Turmes F, dann die aus Hakelsteinen errichtete, konvex nach dem Stadt-
innern ausgebuchtete Mauer mit einem gedeckten Wehrgang und in der Ferne ganz rechts die
280 DıiE MAUERN VON AMIDA.
Türme am Mardintore. Ich gebe diese Deutung, obwohl mir nicht ausgeschlossen erscheint,
daß ein Irrtum pE Beyriss vorliegt und Abb. 222
vielmehr die im Haupt- wie im Detailplan
sichtbare Ausbuchtung der Mauer gleich östlich neben Turm F darstellt.
Ahb. 222.
Dijarbekr, Stadtmauer: Innenansicht in der Nähe der Turmzunge F.
Die Türme beim Mardintore sind
nach der Skizze Abb. 220 halbrund. Der
Turm links, im Plane Ö© benannt,
springt 4,50 m vor und hat eine 33 m
lange Rundung. D entspricht ©. Es
folgt knapp daneben, vielleicht durch
einen Pfeiler getrennt, D’, ein mit Kase-
matten in zwei Stockwerken ausgestat-
teter Rundbau, der von innen her durch
Treppen zugänglich ist. Dann kommen
viereckige Türme, zwei oder drei an der
Zahl, durch Pfeiler getrennt, einer von
ihnen (E), nicht massiv, sondern durch
drei hintereinanderliegende Querräume
von ungleicher Länge gegliedert. Am
Ende dieses Mauerzuges springt die
Turmzunge F vor. Man vergegenwärtigt
sich ihre Lage gut in Abb.223. Der Lavaboden, auf dem die Mauern stehen, springt hier gegen
die zum Tigris abfallenden Talwände vor. Unten stehen terassenartige Häuser, über ihnen die
Felszunge mit Turm F, der nur errichtet scheint, um dem Feinde einen festen Standplatz im
Niveau der Mauern zu nehmen. Nach dem Grundriß bildet er in der Tat ein ganzes Gebäude
mit sechs säulengetragenen Querschiffen hintereinander, denen erst der eigentliche halbrunde
Abb. 223. Dijarbekr, Stadtmauern: Turmzunge F.
Turm vorgelagert ist. Der Saal nimmt die ganze Höhe der Turmzunge ein, doch führt ein
Wehrgang im ersten Stock außen um ihn herum zum Turme, der ein Obergeschoß hat. Die
Detailskizzen pe Beyrigs geben darüber Auskunft (Abb. 224—226). Ich möchte näher eingehen
Dis MAUERN VON AMIDA. 281
nur auf die Architektur des Saales. Man sieht in Abständen von 6,50 m Pfeiler vor die Wände
gelegt, zwischen denen am Eingange drei, in den übrigen vier Fällen nur zwei Säulen stehen
— mit einer Ausnahme. Die dritte Reihe vom Eingange weist statt der Säulen Pfeiler auf,
aus denen ein paar Säulen vortreten: das Ganze nimmt sich aus wie romanische Pfeiler mit
Halbsäulen. Beyrız meint, die Pfeiler könnten später um den Kern des Säulenpaares gelegt sein.
Von einem Säulenpaar zum nächsten sind Spitzbogen gespannt, in denen konzentrisch kleinere
Spitzbogen von Pfeiler zu Pfeiler laufen. Alle übrigen Bogen dieser Hallen sind Rundbogen,
auch die sämtliche sechs Schiffe überdeckenden Tonnengewölbe sind überhöht rundbogig. Be-
züglich der verwendeten Säulen bemerkt pE BEyLıE zur ersten Arkade am Eingang, es handle
sich um eine Ableitung vom jonischen Kapitell. Nach seiner Skizze sind zwischen die quadra-
tische Deckplatte und einen trichterförmigen, mit kleinen undeutlichen Ornamenten geschmückten
Rundansatz unten runde Stäbe eingeschoben, die allerdings, falls sie durchlaufen, an die jo-
nischen Voluten erinnern würden. — Saalbau und Turm schließen oben mit einer gemeinsamen
Plattform, die durch eine Treppe vom Turm aus zugänglich ist.
Der folgende Mauerteil hat für den Kunsthistoriker Interesse, weil die quadratischen Türme
G, G‘, G” (Abb. 220/1) Innenräume aufweisen, die mit Kuppeln über dem Oktogon eingewölbt sind,
wobei nach der oben besprochenen persischen Art Ecektrompen zwischen Achteck und Kreis
vermitteln. Die folgenden Türme H und H‘ sind Rundtürme, in H/ stellte pe Beyrız einen
halbrunden Innenraum fest. Nach ihnen kommt die Südostecke der Stadt mit einem quadratischen
und einem Rundturm, die der General nicht genauer aufgenommen hat. Es scheint mir nicht
ganz unmöglich, daß hierher Abb. 227 gehört, eine Aufnahme, die Beyrıs auf die Türme A
und B bezieht, was nicht zutreffen kann. Allerdings deckt sich die Photographie auch nicht
mit den im Stadtplan S. 7 und der Skizze 221 gezeichneten Mauerzügen der Südostecke. Ich weiß
keinen Rat und ordne «die Aufnahme nur deshalb hier ein, weil das Terrain abschüssig ist, wie
überall nach dem Tigristale zu und vor der Mauer terrassenähnlich eine Zisterne angelegt ist.
Die Türme I, J und K hat pr Beyuıs wieder genauer aufgenommen (Abb. 221). Der Turm
I, an dem sich kleine Nischen mit Vogelecken finden, von denen $. 289 noch zu reden sein
wird, ist durch Inschrift 11 in das Jahr 1052/53 datiert. Turm J ist vorn halbrund, Turm K
wieder viereckig. Der die ganze Mauer oben entlang führende Wehrgang steigt mit Treppen,
die auf Konsolen getragenen Bogen ruhen, zur Höhe des Turmes auf. Es muß nun der Mauer-
teil folgen, den Tafel I zeigt." Diese Aufnahme stellt den erwünschten Zusammenhang zwischen
der Stadt und dem an ihr vorbeiströmenden Tigris her. Wir sehen den Fluß breit im Vorder-
grunde. Jenseits steigen baumbepflanzte Hügel an, über denen auf einem Felsplateau die Stadt
liegt. Man sieht ihr Häusermeer, ihre runden Minarets und nahe der Mitte zwei eckige Türme,
der eine links zur Ulu Djami gehörig. Er wird zusammen mit dem zweiten rechts noch aus-
führlich zu besprechen sein. Die Stadtmauer zeigt links zwischen viereckigen und Polygonal-
türmen immer mehrere Pfeiler; sie stehen viel weiter auseinander als in den Grundrißskizzen.
techts von der Mitte schneidet vor dem Turm ein baumreiches Tal ein; an seinem linken
Rande ist die Mauer teilweise eingestürzt. Diese Stelle ist auch im Stadtplane ersichtlich. Dann
komint im Tale unten die Yeni Kapu (Neutor), dann jenseits des Tales auf einer Terrasse über
der Stadtmauer ein großer moderner Bau. Die Mauer scheint hier doppelt zu sein, hinter
der niedrigeren Vordermauer (oder einer Stufe der Felsterrassen) sieht man Pflanzenwuchs.
Folgt man dem oberen Mauerzuge — diesen Teil gibt Abb. 217 genauer wieder —, so
endet er etwa da, wo im Stadtplane die „double tour“ eingetragen ist, mit einem Kuppelbau,
der wie ein Kiosk oder ein Mausoleum aussieht, das uns im Unterbau eine Ecke zuwendet.
Neben ihr springen im Winkel tiefe Rundbogennischen zurück. Die Kuppel selbst ist spitz-
bogig und fällt durch ihren weißen Anstrich stark auf. Das ist die Ostkuppel und die in der
! Vgl. Naumann, a. a. O. S. 297. Dort S. 295 auch die Taf. II, 1 gegebene Wasserleitung.
Amida. 36
289 Dis MAUERN VOX AMIDA.
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Abb. 224. Dijarbekr, Turmzunge F: Grundril
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Ahb. 225. Dijarbekr, Turmzunge F: Längsschnitt
Stadtmauer liegende Apsis der Doppelkirche des nestorianischen Klosters, von der oben 8.175
die Rede war und die Abb. 94/5 und 217 im Detail wiedergegeben ist.
Rechts von dieser Kuppel werden die Umfassungsmauern der Zitadelle sichtbar. Nach
Ansaben pr Beyuißs müßte es da einen Punkt geben, von dem aus sich der Anblick Abb. 225
Die MAUERN VON AMIDA. 283
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\bb. 226. Dijarbekr, Turmzunge F: Obergeschosse
bietet. Man sieht in der Ferne den Tigris, dahinter Anhöhen. Im Vordergrunde ein Tal, durch
eine schwache Mauer geschlossen, gegenüber das Felsplateau, auf dem die Stadtmauer nach
rechts von einem Eekturm zu einem Halbturm geht. Bei jedem Turm die Treppen, die zum
Abb. 227. Dijarbekr, Stadtmauer.
254 Dim MAUERN VON AMIDA
Wehrgang und ins Innere führen als Beleg, daß wir eine Innenansicht der Mauer vor uns
haben. Ich weiß sie nicht unterzubringen. Auch Beyuıt versieht die Angabe: „angle sud-est
de la citadelle“ mit einem Fragezeichen.
Ich gehe nun wieder zurück auf die Gesamtansichten Taf. I. Die Zitadelle zerfällt in zwei
Teile, eine Mauergruppe rechts, die links mit dem nestorianischen Kloster, dem jetzigen Waffenma-
gazin, endet, und einen
m DEBIGD. ] Hügel links davon, der
| den Palast davor über-
ragt. Er ist im Stadt-
plan S.7 mit N bezeich-
net und soll die Ruine
eines „chäteau d’eau*
sein, eines großen
Wasserbehälters. Man
sieht ihhn aus grölserer
Nähe in Abb. 229/30,
wo zugleich die inneren
Umfassungsmauern
der Zitadelle gegen die
Stadt zu sichtbar sind.
Vor dem Hügel liegt
in Abb. 230 links das
auf dem Stadtplane
init MM’ bezeichnete
Abb. 228. Dijarbekr, Stadtmauern der Zitadelle Tor, dessen polygonale
Türme am Ende einer
Flucht von viereckigen Türmen stehen, die um cie Zitadelle herum zu dem Tore OÖ, Abb. 50
(S. 102), führen. Es ist zwischen den letzten Turm und die Stadtmauer links eingeschoben
und heute vermauert. Die Tür zeigt einen dünnen Deckbalken, der durch einen Segmentbogen
entlastet wird. Aus der Basaltmauer heben sich hell die Inschriftstreifen Nr. 31 ab, die den
Bau demselben Ortokiden Mahmud zuteilen, der die Türme A und B im Südwesten der Stadt
gebaut hat. General pr Beynıf hat noch ein anderes Tor der Zitadelle skizziert, das am Finde
Abb. 229. Dijarbekr, Zitadelle: Ansicht von der Stadtseite. (Aufnahme von Dr. GROTHE.)
eines gebogenen und gewölbten Durchganges erscheint. Es ist spitzbogig und weckt Interesse
durch zwei Löwen, die mit Kopf, Hals und Vorderfüßen 0,60 m zuseiten des Tores aus der
Mauer vorspringen. Der Typus ist anders als der der ägyptischen Steinlöwen, die ich „Koptische
Kunst‘, S. 94 f., zusammengestellt habe.
DiE MAUERN VoX AMIDA. 285
Von dem letzten Stück der Stadtmauer, das uns noch zu betrachten übrigbleibt, dem Stück
im Norden zwischen Zitadelle und Kharputtor, hat pe BeyLıg als typisches Beispiel der an den
Mauern von Dijarbekr üblichen Art der Treppenführung zu Wehrgang und Türmen bei S eine
Skizze angefertigt, Abb. 231. Im Erdgeschoß führen, verdeckt in der dicken Mauer selbst, zwei
Treppen zuseiten einer Tür im Winkel herauf zu einer zweiten Tür, und von da geht die Doppel-
treppe im Freien weiter zum ersten Absatz, dem Wehrgang, und zum zweiten, der Plattform des
Turmes. Der General meint, „cette disposition a l’avantage d’interdire l’acces de la tour et du
sommet du rempart A un ennemi qui aurait penetre par surprise dans la ville. Il faudrait
d’abord briser la porte A“. Hinter den vorderen Türen A und B liegen kleinere Türen R und
S, die zu Kasematten führen. Die gleiche Anlage auch bei dem Turme links vom Tore von
Aleppo, wenn man die Stadt verläßt. Für die Bildung der Wehrgänge auf den Mauern be-
trachte man in Abb. 2, S. 8 den Mauerzug mit seinen Türmen ganz im Verdergrunde.
An den Schluß dieser Vor-
führung der Mauern von Amida
möchte ich eine aus der Ferne von
der Tigrisbrücke im Süden der
Stadt aufgenommene Ansicht der-
selben setzen, Abb. 16 (S. 31),
und Taf. VI, 2, die sie in ihrem
ganzen Verlaufe von Turm B über
das Tor von Mardin hinweg bis
zur Südostecke der Stadt zeigt.
Die Brücke im Vordergrunde ist
nach der an ihrem Anfange links
angebrachten Inschrift Nr. 13 da-
tiert, scheint jedoch öfter, beson-
ders im Mittelteil, restauriert. Ihre
breiten Spitzbogen haben ver-
schiedene Spannweiten. Abb. 236. Dijarbekr, Zitadelle.
EB |
Die Mauern von Amida sind kürzlich als Beispiel dafür aufgestellt worden, wie sehr die
runde Turmform nach dem Ende der Antike allerorts in der frühmittelalterlichen orientalischen
Kunst die eckige, kantige Form zurückdränge.' Rundtürme kämen immer nur an besonders
wichtigen Stellen der Befestigung vor; so seien in Amida alle Türme viereckig bis auf die Eck-
türme und die prachtvollen Rundtürme an dem dreiportaligen Haupttor. Letzteres trifft wohl
zu; im übrigen aber wird Amida-Dijarbekr eher BR
als Beweis dafür genannt werden dürfen, daß Te
. . = . Ar. 9 Lu EOS ouum/
selbst im reinen Steinbau der runde Mauerturm a en
in Mesopotamien älter ist als der viereckige. Die ein
ganze Nordseite der Stadt, Taf. II, 1, mit dem 5 _ Gealin vuerbl_ we unge"
909/10 entstandenen Kharputtor hat ausschließlich 5, ER re
Rundtürme. Sie überwiegen auch sonst. Bei den Er
drei Fatimidentoren von Kairo wechseln eckige _Dpijarbekr, Stadtmauer: Bes an der Innenseite
und runde Türme. Für völlig verkehrt halte ich
die Anschauung, daß es die Römer gewesen seien, die eine große allgemeine Verbreitung der
halbrunden und dreiviertelrunden Türme gebracht hätten.” Der Rundturm ist vielmehr, wie
das Rundminaret, eher eine orientalische Form, und zwar dürfte er ursprünglich mit der Aus-
breitung des Ziegels in hellenistischer Zeit immer häufiger auch im Gebiete des Mittelmeeres
zur Anwendung gekommen sein.
D
! 'TuıerscH, Pharos, S. 141. — ° Ebenda, S. 142.
IV. DIE TORE VON AMIDA.
1. Dagh Kapu oder Tor von Kharput (Abb. 232)!, das Nordtor am Ende der von Nord
nach Süd an der Ulu Djami vorüberlaufenden Hauptstraße (Abb.1), dürfte der Lage nach vor-
islamischen Ursprunges sein, obwohl die Inschrift über dem Rundbogen der Außenseite samt
den beiden Rundtürmen daneben in die Zeit des Khalifen Muktadir und in das Jahr 297 H.
(909/10) datiert ist. Wir sehen Taf. IV,1 den Rundbogen getragen von zwei Pilastern mit Kapitellen,
an denen man trotz der Tünche unterhalb der Deckplatte breite Akanthusblätter und ebenso
ur
Abb. 232. Dijarbekr, Khbarputtor
tlach gearbeitet an einer Schräge darunter den Eier- und Perlstab erkennt. Zu diesen schwerlich
islamischen Details gesellen sich beiderseits Nischen, die so gefügt sind, daß auf einer Fuß-
leiste zwei Steinpfosten mit angearbeiteten Säulen stehen, zwischen denen richtige Quadern ein-
gebettet sind. Der Sturz mit der Muschel und dem profilierten Bogen ist dann wieder mono-
lith aufgelegt.
V.l. oben S. 16, Abh. 5, dazu den Grundriß S. 24, Abb. 13
Dir TorRE voX AMIDA. 287
Es erscheint mir, wie auch vax BERcHENM (oben S.18), wahrscheinlich, daß diese Teile des Tores
einem spätantiken Bau entnommen sind, dem Tore vielleicht, das einst an derselben Stelle im
4. Jahrhundert errichtet worden war. Wäre es neu erbaut, so könnte man irgendeinen Zusammen-
hang mit den drei Fatimidentoren von Kairo erwarten, die 1087—1092, nach Makrizi von drei
Brüdern aus dem Amida benachbarten Edessa, erbaut wurden. Zwar liegen fast zwei Jahr-
hunderte dazwischen; immerhin möchte man erwarten, daß sich um 900 in Amicda vorbereitet,
was um 1100 von dem nordmesopotamischen Städtebezirk aus nach Ägypten übergreift. Die
Mauern von Amida und das Kharputtor bestätigen diese Erwartung nicht. Man flickt die
Tore hier bei aller Solidität der Mauern aus alten Resten oder, wie wir gleich beim Griechen-
tore sehen werden, sonst irgendwie zusammen.
Daß im Kharputtore das
Material eines älteren Tores
verbaut ist, scheint mir der
Vergleich mit erhaltenen syri-
schen Toren der Spätantike zu
belegen. Der Typus der von
zwei Nischen flankierten Tür
liest völlig entwickelt bereits
um 170 n. Chr. an den drei
Toren von Husn Suleiman süd-
lich von Antiocheia vor.” Nicht
viel jünger werden die alten
dreibogigen Tore der Moschee
in Damaskus sein.” Die Porta
aurea des Diokletianspalastes in
Spalato ferner zeigt das Motiv
in reichster Entfaltung (Abb.
235). Unten die Tür mit dem
horizontalen Keilsteinsturz, ent-
lastet durch einen Rundboeen,
der breiter als die Tür ist —
man behalte das Motiv im Ge-
dächtnis —, zuseiten die beiden
Nischen mit Fußbank und Pi-
lastern. Der Nischenbogen blieb
ungeschmückt, weil hier das
Modemotiv der Zeit, die Büh-
nenwand mit ihren im An-
schluß an die drei Türen un-
gleich breiten Interkolumnien,
Platz greift, ein Motiv, das die kleinasiatischen Sarkophage zuerst und dann die christliche Iko-
nostasis, wie der Elfenbeinthron in Ravenna, typisch festhielten.* Wie stereotyp das einfache
Tormotiv der Dagh-Kapu von Amida in Nordsyrien zu Hause war, mag eine Aufnahme Farros
von einem Tore der Stadt el-Bara belegen (Abb. 234). Man sieht den Rundbogen über dem
Abb. 233. Spalato, Porta auren: Außenfassade.
horizontalen Türsturz und daneben die beiden rundbogigen Nischen, das Ganze völlig schmuck-
los in derber Gewöhnung ausgeführt. Die steinernen Türflügel sind geschlossen.
! van BERCHEN, Notes, p. 45. Davon unten mehr. 2 Vel. mein Kleinasien, ein Neuland, S. 162 f.
' Phene SPiers, Journal of the R. Institut of Brit. Architects, Third series, vol. IV, S. 25 f. und Nachtrag, S. 1681
' Vgl. mein „A sarcophagus of the Sidamara type“, Journal of hell. studies, XNNVII.
>88 DıE ToRE von AMIDA.
Eine der Porta aurea in der Anordnung der Mitteltür mit den beiden Nischen auffallend
entsprechende Analogie lerne ich auf dem Boden Mesopotamiens durch Alois MusıL kennen, der
in der nordarabischen Wüste südöstlich von Resapha etwa am 35° Grad ein Lager al-Her fand,
dessen Tor zwischen vorspringenden Rundtürmen eine Tür mit geradem Sturz (monolith oder
aus scheitrechten Keilsteinen?) zeigt. Er wird entlastet durch einen großen Rundbogen, dessen
Profil nach mesopotamischer Art horizontal weiterläuft. Neben dem Bogen, etwas höher als in
Spalato, sitzen die kleinen, mit eingebundenen Ecksäulen und Rundaufsätzen versehenen Nischen.
Der obere Teil ist ganz anders als in Spalato mit einem balkonartigen Vorsprung versehen.!
An dem Kharputtore und den beiden flankierenden Türmen sind im ganzen vier Nischen
angebracht, deren Nebeneinander ein gutes Beispiel der Wandlung bietet, wie die Antike durch
Persien bzw. die christlich-antike Form durch die islamische abgelöst wird. Zu beiden Seiten
des Tores (Taf. IV und Abb. 232) sitzen spätantike Originalnischen. Wir sahen die hellenistischen
Postamente, dann attische Basen, schräg geriefelte Schäfte?, jonische Kapitelle, dann die Muschel
mit scharfen Sporen, umrahmt von einer Profilierung (zwei Plättchen und eine Viertelkehle),
die zum größten Teile weggeschlagen ist. Dabei wird klar, daß Säule und Bogen nach antiker
Art vor die Wand vor-
treten, diese Umrah-
mung also noch nicht
eingebunden ist. Soll
ich ihr die typisch per-
sisch-islamische Art ge-
genüber stellen, so ge-
schielit dies hier am
besten mit Hilfe des
Mihrab in der Moschee
des Alımad ibn Tulun
in Kairo, die ich wegen
ihrer Profilierung noch
nach einer anderen
Richtung hin brauchen
werde (Abb. 235). Man
sieht hier im Jahre
876—S78 bereits die
Abstufung der Wand
mit jenen eingestellten
Abb. 234. El-Bara, Tor. Ecksäulen durchge-
führt, die später an den
romanischen Kirchenportalen des Abendlandes allgemein üblich geworden ist. Die Säulen
treten von vornherein bei dieser Nischenbildung hinter die Vorderwand zurück.” Obwohl das
Material einem christlichen Bau entnommen ist — man beachte die zierlichen Kämpfer- und
Korbkapitelle — wurde es doch ganz in persischer Art wiederverwendet.
Auch die dritte Nische am Kharputtore in der Wand links vom Kommenden' hält noch
an der antiken Art fest, obwohl es sich hier vielleicht um eine islamische Nachahmung handeln
könnte (Taf. III, 2). Die Säulchen treten vor die Wand und sind aus zwei Steinlagen auf-
' Vel. zur Porta aurea und dem Streit um ihre Provenienz B. Scnvrz, Jahrbuch d. k. deutschen arch. Instituts
190), 5. 46 f.
" Vel. Gmagor, La colonne torse,
Vgl. über den Ursprung des Motivs mein Kleinasien, ein Neuland, S 207.
Im Grundriß Abb. 13, S. 29 die Nische rechts im Vorhofe,
DıE ToRE von AMIDA. 289
gebaut. Die Kapitellchen lassen die antiken Ordnungen ganz im Stich, sind rein linear mit
Ornamenten geschmückt, nachdem ihnen die kubische Gestalt durch eine gerundete Abfasung
der Ecken und Unterschiebung einer Perlschnur genommen war. Man sieht eine den Rand be-
gleitende Parallellinie und in der Mitte einen Pfeil zwischen zwei Ovalen; es mag darin noch
das Eierstabmotiv nachklingen, das auch auf den kleinasiatischen Sarkophagen schon ähnlich
linear, nur weiß auf dem im Tiefendunkel aus-
gehobenen Grunde erscheint.! Rein islamisch ist
zweifellos die Art, wie der Rundbogen der Ni-
sche entlastet ist: Zuerst durch einen halben
Schwalbenschwanz, dem eine Rolle untergescho-
ben ist,” dann durch einige verzahnte Keilsteine,
wie sie auch schon der Spätantike geläufig sind.
Ringsum sind von den Muslimen antike In-
Abb. 236. Dijarbekr, Manerturm I: Nischenrelief.
schriften verkehrt verbaut’, überdies Ornament-
steine, so einer mit Mäander.* Auf sie und die
Tiermotive wird später
einzugehen sein. Wie
vorsichtig man übri-
}
gens mit dem Urteile:
3
x
\
spätantikes Original
bzw. islamische Nach-
ahmung seinmuß, zeigt
ft Bee nr y%
ai
eine Flachnische, die
\
zusammen mit einer
zweiten an dem in-
schriftlich 444 H.
(1052/3) entstandenen
Turme I von Dijarbekr
Abb. 235. Kairo, Moschee des Ibn Tulun: Mihrab verbaut ist (Abb. 236 7). Man könnte sie auf
den ersten Blick für vorislamisch halten. Bei
Abb. 237. Dijarbekr, Mauerturm I:
Nische (Detail von Abb. 236)
1 Journal of hell. studies, XXVIL, S. 108. — ? Vgl. dafür die oberen Öffnungen der Westfassade.
3 Veröffentlicht Byz. Zeitschrift, XIV (1905), S. 62 f.
4 Der Mäander ist als Muster ohne Ende ähnlich Säule 2 und 5 der Westfassade verwendet. Vgl. oben S. 158.
Amida. 37
290 DıE ToRE von AMIDA.
näherem Zusehen findet sich an der Fußleiste eine unleserliche kufische Inschrift, die Bercurm
ungefähr für gleichzeitig mit den Inschriften des Muktadir an den Toren von Kharput und
Mardin 909/10 hält. Die durchaus als Relief behandelte Nische wäre dann älter als der Oberbau
des Turmes, an dem sie sich befindet, aber — und das ist beachtenswert — doch islamischen
Ursprunges. Man beachte den Schatten, den die gerade Fläche der fünfteiligen Muschel auf
die konkave Innen-
Näche wirft und wie
die Muschel, scheint es,
nach oben ausladet: ein
merkwürdig unorgani-
sches Zusammenschie-
ben von Raummotiven,
das in den sog. Stalak-
titen seine weitgehend-
ste Ausbildung erfah-
ren hat. Muschel und
Halbzylinder umrahmt
zunächst ein Perlstab,
dann die Säulchen mit
den knollig ungebilde-
ten korinthischen Ka-
pitellen und ein Rand-
streifen, der sich um
den Bogen und unten
um das ganze Relief
herumzieht. Die obe-
ren Ecken füllen gegenständig Vögel. Von ihnen wird später noch zu reden sein.
Reicher an Tiermotiven ist die interessanteste von den vier Nischen des Kharputtores von
Amida, diejenige im Turme rechts (Taf. III, 1, dazu Abb. 5). Nach der darüberstehenden
Inschrift aus dem Jahre 297 H. (909/10) stammend, weicht sie vollständig von den bisher be-
sprochenen Nischenmotiven ab. Sie hat keine Säulen und auch kein Profil am Bogen. Was
wir vor uns sehen, ist eine spezifisch persische Bildung. Die krönende Muschelnische ist
monolith auf einen umlaufenden Kämpfer gelegt, unter dem ein Tierfries gemeißelt ist. Ich
behandle in diesem Abschnitte nur die Bildung der Muschel. Man sieht, daß die mittlere
Höhlung zwischen den radialen Rippen spitzbogig gebildet ist, die beiden Dreivereine zur Seite
dagegen rundbogig. Weiter beobachtet man, daß die Rippen ungefähr in der Mitte durch
kleinere Rundbogen zu einer halben inneren Rosette verbunden sind. Alle diese Details ent-
springen nicht zufälligen Launen des Steinmetzen. Was sich hier in Amida im Jahre 909/10
ankündigt, ist vielmehr eine Bewegung, deren Ausleben man heute am besten in Kairo ver-
folgen kann. Ich stelle Abb. 235 unmittelbar neben die Nische von Amida zwei andere vom
Grabmale des Imam Shafiii, einem Kuppelbau, der inmitten der großen Gräberstätte des ältesten
Fustat-Kairo in der Ayyubidenzeit (1171—1250) errichtet worden ist.! Rechts ist die gewöhn-
liche Art gegeben, eine spitzbogige Eintiefung in die Wand, oben konkav, unten eckig; links
die durch eine füllende Muschel bereicherte Art, weiterentwickelt zu einem seltsamen Neugebilde,
das an Stelle der Bogenform den Umriß eines Gehäuses bekommen hat. Die Furchen sind nicht
nur in der Spitze, wie in Amida, sondern durchgehends spitz gebildet, und die eine dort
Abb. 238. Kairo, Grabmal des Imam Shafifi: Wandnischen.
! Die Aufnahme rührt von FachiserLı her. Ich kann freilich nicht feststellen, ob die Angabe „Imam Shafi‘i*
richtig ist. Franz-Pascna meint, das Detail könnte von den inzwischen zerstörten Teilen herrühren.
DıE TORE voN AMIDA. 291
beobachtete Unterteilung (Rosette) ist hier verdreifacht. In der Mitte liegt eine glatte Tafel,
dann folgen drei Stufen. Die nächste Etappe ist dann, daß das Grundmotiv der Muschel ganz
zugunsten radial angeordneter Stalaktiten zurücktritt.
Das Kharputtor ist nicht die einzige Stelle der Mauern von Amida, woran die Vorliebe
des Ostens für das Nischenmotiv beobachtet werden kann. An dem Polygonalturm der Süd-
seite, dessen Inschrift vom Jahre 1089/90 datiert (Nr. 16 oben $. 38) und von einer ganzen
Herde von Tieren begleitet ist, erscheint in der Mitte der Breitseite unten nahe dem Boden
eine Muschelnische mit in Relief behandelten Ecksäulen (Taf. VII, 1). Darüber auf einem der
zur Entlastung unterschnittenen Decksteine eine Inschrift. Dasselbe Nischenmotiv auch nahe
den Ecken der Langseiten. Wenn H. de Herz (vgl. oben S.11) sagt, diese „niche(s) a colonnefs)*
seien „telle(s) que l’on en voit ä Eregli et qui sont assez communes dans l’architeeture byzantine“,
so muß man die Bezeichnung byzantinisch ersetzen durch späthellenistisch. In der vorderasiatischen
Kunst spielt die Nische als Wanddekoration und Kultplatz tatsächlich eine hervorragende Rolle.!
Der kunsthistorische Wert
des Kharputtores ist mit den
bisherigen Beobachtungen nicht
erschöpft. Wir haben noch die
Innenseite, Abbildung 239°, eine
sehr der Beachtung werte Grup-
pierung von Spitzbogen, vorzu-
nehmen. Der innere Torbogen
(Taf. V,2 und Abb. 14) ist breit-
spitzbogig, eigentlich ein Rund-
bogen mit leichter Zuspitzung. Das
gilt schon viel weniger von dem
hohen Bogen darüber, der eine
Art Portalnische bildet, wie man = \ N m 78
sie später so häufig in den =; Sl a _
Seldjukenbauten von Kleinasien BE u ER ER ER
als Hauptdekorationsmotiv der Abb. 239. Dijarbekr, Kharputtor: Innenansicht.
Fassaden verwendet sieht. Man
möchte erwarten, daß zuseiten dieses Portalbogens oder in seiner Leibung unten Nischen sitzen,
entsprechend etwa den beiden Nischen an der Außenseite des Kharputtores. Wäre das richtig,
dann würde die Innenseite des Kharputtores von Dijarbekr anknüpfen an einen alten Typus,
der schon an dem nach syrischer Art erbauten Palast des Diokletian vorkommt. Ich habe dessen
Porta aurea bereits oben S. 237 zum Vergleich herangezogen. Noch näher liegt es, das jetzt zu
tun, denn über den spitzen Torbogen aus der Merwanidenzeit zieht sich eine Reihe von Spitz-
bogen hin, die an sich mit der Nischenreihe des Goldenen Tores von Spalato verglichen werden
kann. Denkt man sich aber die in Abb. 239 links sichtbaren drei Bogen in derselben Zahl
auch rechts und dazu ursprünglich einen siebenten Bogen über der Mitte, dann kommt die gleiche
Einteilung der Fassade heraus wie am Palaste des Diokletian. Das Befremdende, ein Motiv
an der Adria verglichen zu sehen mit einem Bau am Tigris, verliert sich, sobald man erfährt,
daß der Palast an der Adria mehr als wahrscheinlich von denselben Bauleuten errichtet wurde,
die kurz vorher den Kaiserpalast auf der Orontesinsel von Antiocheia geschaffen hatten.” Der
Nachklang in Amida würde meine vor Jahren gemachte Beobachtung neuerdings bestätigen.
Man sehe Abb. 239 genauer an. Die Portalnische nimmt die Tiefe eines Vorbaues ein,
der vor die alte Fassade mit ihren sieben Bogen oben vorgebaut ist. Ursprünglich kann der
ı Vgl. außer dem in diesem Abschnitte Gesagten mein Kleinasien, ein Neuland, S. 38 und Mschatta, passim.
2 Vgl. Naumann, S. 301. — ° Vgl. Studien aus Kunst und Geschichte, Friedrich ScnxEiver gewidmet, S. 325 f.
37*
292 Dın ToRE Vox AMIDA.
Anblick noch viel näher an die Porta aurea von Spalato herangekommen sein als seit diesem
Merwanidenumbau im 11. Jahrhundert. Man erinnere sich, daß ich für die Vorderseite einen
im 10. Jahrhundert umgeänderten Torbau das 4. Jahrhunderts annahm. Können nun auch die
sieben (?) Spitzbogen der Rückseite etwa auf diese bzw. nahe an die Zeit Diokletians zurück-
reichen? Die Torfassade ist aus Quadern aufgebaut, aus solchen sind auch noch die trennenden
Pfeiler zwischen den Fenstern gebildet. In Kämpferhöhe sieht man Löcher, in denen einst
Holzanker gelegen haben müssen. Die breiten Spitzbogen darüber sind aus auffallend dünnen
und sehr langen Ziegeln gebildet, die in überaus dicke Mörtellagen gebettet sind. In den
Zwickeln erkennt man Ziegelornamente,
bestehend aus kurzen Hochziegeln mit
in der Länge wachsenden Horizontal-
schichten. Darüber haben sich links
an der Ecke Quaderlagen erhalten.
Der Ziegelbau steht im Mittel-
punkte des Interesses jener Kunsthi-
storiker, die den frühchnistlichen Bauten
in Kleinasien und Syrien nachgehen.
Das landesübliche Baumaterial ist dort
der Stein. Um so auffallender sind
vereinzelte Ziegelbauten wie Ütchayak
in Kleinasien, Anderin, Kasr ibn War-
dan und Mschatta in Syrien. Über
diese Bauten findet man in meinen
Arbeiten „Kleimasien*, 8. 32f. und
Mschatta*, 5.237 f. Ausführliches. Ich
habe die drei erstgenannten der helle-
nistischen Strömung mit Antiocheia et-
wa als Zentrum zugewiesen, Mschatta
aber dem persisch-sasanidischen Kreis,
der in Ktesiphon und dem südlichen
Mesopotamien seinen Kern hat. Für
ihın ist charakteristisch, dafs der Ziegel
zusammen mit dem Spitzbogen herr-
schend ist. Im zentralen Syrien be-
gegnet man nur Bauten in Stein mit
dem Rundbogen. Wo Stein und Ziegel,
tund- und Spitzbogen nebeneinander
vorkommen, wie am Kharputtore von
Amida, liegt von vornherein ein Anzeichen der Mischung syrischer und persischer Elemente vor.
Man vergleiche die Außen- und Innenseite unseres Tores.
Die in Rede stehende Innenseite bietet eine Handhabe zur Lösung der im Augenblick
scharf umstrittenen Frage nach der Herkunft der Mauertechnik von Kasr ibn Wardan und
Anderin, Bauten, die aus den Jahren 564 bzw. 558 stammen. Ich sah sie, wie gesagt, für Ver-
treter der späthellenisch-frühchristlichen Bauweise an, die in Syrien wohl von Antiocheia aus
verbreitet worden sein dürfte. Man vergleiche nun ein Detail (Abb. 240) aus dem Innern der
Kirche von Kasr ibn Wardan mit unserer Torfassade. Auch da ist im Unterbau Stein, allerdings
wechselnd mit Ziegeln, verwendet, auch da kommt konstruktiv neben dem Rund- der Spitzbogen
vor, und auch da liegen die dünnen Ziegel in dieken Mörtelbettungen. Man kann ruhig sagen,
die Bauweise der Innenseite des Kharputtores von Amida sei eng verwandt mit derjenigen von
Abb. 240. Kasr ibn Wardan, Kirche: Innenansicht.
Die ToRE voX AMIDA. 293
Kasr ibn Wardan. — So weit war ich, ohne die Tur Abdin-Gruppe zu kennen; jetzt ist über
die mesopotamische Eigenart dieser Bauweise, ob sie nun ursprünglich aus den hellenistischen
Großstädten wie Antiocheia oder Seleukeia kommt oder nicht, kein Wort mehr zu verlieren.
Nun ist eben die von mir gewünschte genauere Aufnahme von Kasr ibn Wardan er-
schienen.” H. C. Butter, der sie veranlaßt hat, ist geneigt, sich in dem Streite „Orient oder
Byzanz“, auf die Seite von Byzanz zu stellen. Er verwirft Antiocheia und deutet an, die Ziegel
könnten nach Kasr ibn Wardan, wie nach Ütchayak aus Konstantinopel gekommen sein.
Wird er daran noch festhalten, wenn er jetzt die Parallelbeispiele aus Amida und dem Tur Abdin
zu Gesicht bekommt? Meine ganze Mschatta-Arbeit war durchweht von der Ahnung der großen
Bedeutung der persischen und im besonderen der nordmesopotamischen Kunst des Städtedrei-
ecks Edessa-Nisibis-Amida. Ich habe diese Annahme mit Hilfe der wenigen Aufnahmen BEyLı£s
auf dem Gebiete des Kirchenbaues nunmehr auf feste Tatsachen stützen können und denke,
was Amida und der Djebel Tur Abdin von nordmesopotamischer Kunst widerspiegeln, wird
nicht verfehlen, Eindruck zu machen. Glaubt man jetzt immer noch, daß die Baumeister
Justinians nötig waren, um in Amida und Kasr ibn Wardan Bauten von der nachgewiesenen
Eigenart auszuführen? Nein, diese Bauten sind das Ergebnis jener großen Baubewegung, die in
den hellenistischen Großstädten und in Persien in frühchristlicher Zeit emporkam und von der
wir bis jetzt kaum eine Ahnung haben. Es freut mich, daß BurLer zugibt, der jüngere Isi-
doros, der, von Byzanz kommend, Kasr ibn Wardan erbaut haben soll, dürfte die unbyzan-
tinischen Neuerungen, wie z. B. den Spitzbogen, angenommen haben von Gebäuden „that he
had seen in the earliest home of arch and dome building, while engaged in the government
work in Mesopotamia and on the borders of Persia‘.” Ich glaube, daß die Byzantiner im
Orient dieselbe Rolle gespielt haben wie vorher die Römer in Gallien und dem Norden über-
haupt. Kunst haben sie nicht dahin gebracht, wohl aber besondere technische und militärische
Anstalten. Wenn nach dem Bericht des Prokopios’? Justinian den Chryses von Alexandria nach
Dara beruft, so geschieht es, weil dieser besonders erfahren im Wasserbau war. Und wenn
Justinian bei neuen Wasserschäden Anthemios und Isidoros, seine Dombaumeister, um Rat
frägt, so geschieht dies nicht, um neue künstlerische Ideen und Formen nach Mesopotamien
zu importieren, sondern aus rein praktisch-strategischen Rücksichten. Einzig verfänglich er-
scheint, wenn es von der am Euphrat gelegenen Stadt Zenobia heißt, Justinian habe nicht nur
für die Sicherheit dieser Stadt gesorgt, ad Koi iepd TAaUTN Avednke Kai OTPATIWTIKWV ONuelWv
oikiug. Erı uevror Kal AoutpWvag Kai OTOÜS TTPOGETTOINGEV aUTH DNUOOIOS. €s TAUTA de TTAVTU "Joidwpös
Te xai "Iwdvvng unyavonomoi Tv ümoupyiav Trup&oxovro, BuZavriog uev "lwavvng, loidwpos de
MiAno1os revog, "loıdwpov AdeApIdoÜG, oUTTEP Eunpoodev Erreuvnodnv, veavioı EV dupW, DÜvauıv de PÜGELWG
umep mv Mıkiav emderkäuevor Kai TI Eureipia TWv ToD Baoık&wg Ouvaruaoavres Epywv.* Dieser
Hymnus auf die beiden Jünglinge, die in Zenobia neben den militärischen Gebäuden auch
Kirchen, Bäder und Hallen bauen, dürfte gerade als Ausnahme erwähnt worden sein und kaum
hinreichen, darauf die Theorie vom Einfluß von Byzanz auf Mesopotamien zu begründen.
Neuerdings haben übrigens Sarre-Herzrenn die Ruinen von Halebiye, die der gewöhnlich
für Zenobia angesehenen Schwesterstadt Selebiye gegenüber liegt, untersucht.” Ich denke, sie
haben nichts Byzantinisches daselbst gefunden. Wenn die beiden Basilikaruinen auf Isidoros
und Johannes zurückgehen, dann haben sie hier am Euphrat nach syrischer Art gebaut. Die
späthellenistische Kunst strömt eben damals noch nach Konstantinopel ein, nicht aber von
dort aus.
ı Publications of the Princeton University Archeological Expedition of Syria in 1904/5, Division II, section B,
part 1, p. 26 f.
2 Butler, a.a.0. S.44. — ° De aedifieiis II, 3 ed. Bonn, III, p. 217.
4 A.a. O0. U, 9 ed. Bonn, II, p. 234.
5 Zeitschrift der Ges. für Erdkunde zu Berlin, 1909, S. 429 und Taf. 8 oben.
294 DiE ToRE vVoN AMIDA.
Ich lasse einen Einfluß von Byzanz auf Mesopotamien nicht einmal für die Innenseite des
Kharputtores gelten. Denn wenn auch Prokopios! berichtet: Koi "Auiöng de TTöAewg TO TE TEIXog
Koi TO TPOTEIXIOUA Ev TOIS dvw Yerevnueva Xpövoig Kal Am aUTOU UMONTa OvTa EZitmAa Yevnoeodan, OU
moAAW ÜOTEpov vea Tıvi xararaßiv oikodonia Ti TLÖAEL TNV doparaıav Aveowoato, so wird doch
gerade diese durch ihre Eigenart und den Spitzbogen, ferner durch die Übereinstimmung mit
Kasr ibn Wardan und Anderin in diesen unbyzantinischen Zügen gekennzeichnete Fassade
keinesfalls der justinianischen Restauration zugeschrieben werden können — außer diese wurde
von einem eingeborenen Architekten durchgeführt.
2. Das Kharputtor, von dem ich bisher ausgegangen war, vertritt den Typus des Ein-
bogentores mit Nischen. Daneben läßt sich in Amida auch das Dreibogentor ohne Nischen
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Abb. 241. Konstantinopel, Goldenes Tor: Grundriß.
nachweisen. Es ist das Tor von Aleppo, Rum Kapu. Taf. XVII, 1 zeigt zwischen den beiden
Türmen links den einzigen, jetzt noch in der Basaltmauer offenen, 1183/4 in seiner heu-
tigen Marmorrahmung (Taf. XVII, 2) hergestellten Durchgang. Daneben rechts erscheinen im
Schlagschatten des Turmes zuerst ein großes mittleres Tor und dann ganz rechts ein kleineres.
In das Mitteltor waren einst zwei Durchgänge eingebaut worden, die heute, wie der Bogen
rechts, vermauert sind. Ich vermute, daß auch dieses Westtor der Stadt in seiner Grundanlage
auf das 4. Jahrhundert zurückgeht, aber freilich seinen Oberbau vollständig gewechselt hat.
Will man sich einen Begriff von der ursprünglichen Anlage machen, so kann man von zwei
Denkmälern ausgehen, vom parthbischen Hatra oder von Konstantinopel. Ich betrachte zunächst die
Porta aurea von Schon bei Publikation des Goldenen Tores vor sechzehn Jahren?
ı A.a.0O., II, 3, ed. Bonn III, p. 220.
Jahrbuch Ei = deutschen archäol. Instituts, VIII (1895), S. 39.
DıE TORE voN AMIDA. 295
kam ich zu dem Schlusse, daß an keinem andern Baue das Nebeneinander lokal syrischer und
ägyptischer Motive neben rein römischen so deutlich hervortrete. Heute muß ich dieses Urteil
etwas anders formulieren. Abb. 241 zeigt den Grundriß der ganzen Anlage. Man sieht die
drei Bogen des eigentlichen Tores mit seinen durch 1-förmige Steinmauern getrennten drei
Durchgängen, von denen der mittlere hach Art der Triumphbögen breiter ist. Schon dieser
Mittelbau ist von kolossalen Dimensionen, 29,31 m breit. Daran schließen sich „Pylonen‘“, die
16,89 m vorspringen und 18,35 m breit sind. Allein der Name, den ich ihnen gab, zeigt, daß
ich sie um ihrer Massigkeit willen für ägyptisch angeregt hielt. Ausgehend von der gewöhn-
lichen Art der Triumphbogen nahm ich an, daß der Mittelteil zuerst allein dastand und die
Pylonen erst später anläßlich des Mauerbaues dazu kamen. Doch erregte schon damals der
überaus sorgfältige Fugenschnitt und das Einbinden der Quadern meine Bedenken.! In diesen
Tagen ist durch die Veröffentlichung der
Deutschen Orient-Gesellschaft über Hatra? der
Schlüssel zur Lösung der Ursprungsfrage
solcher Baugruppen geliefert worden. Abb. 242
zeigt den .Grundriß des Tores II, das dort
vom Vorhofe in den einen Palastteil führt.
Es ist dieselbe Zusammenfügung wie am
Goldenen Tore. In der Mitte die 1-förmige
Bogentrennung, dann die schwachen End-
nr rn
Abb. 242. Hatra, Tor II: Grundriß.
pfeiler, die fordern, daß die „Pylonen“ gleich-
zeitig errichtet wurden, das Ganze nur etwa
'/s der Größe des Tores von Konstantinopel.
Handelt es sich dort um ein zwischen 388
bis 391 errichtetes kaiserliches Triumphtor,
so in Hatra um eines von mehreren Palast-
toren, das aber jedenfalls um Jahrhunderte
älter ist. Der Typus ist so auffallend gleich,
dafs ich, da das Goldene Tor in Konstanti-
nopel auch sonst durch viele Details nach
(lem syrischen Oriente weist — man vergleiche
Abb. 243. Dijarbekr, Mardintor: Außenansicht. besonders Jetzt seine schweren Kranzgesimse
mit denen im Tur Abdin-Gebiete — nicht
an einem Zusammenhange des byzantinischen mit dem parthischen Baue zweifle. In diese Ent-
wickelungsreihe gehört nun meines Erachtens auch das Griechentor von Amida. Es steht,
falls es konstantinischen Ursprunges ist, zeitlich zwischen Hatra, das von Sapor I. (242—272)
zerstört wurde, und dem theodosianischen Tor in Konstantinopel. Die seitlichen Türme des
Griechentores von Amida waren schon älteren Reisenden durch ihre Mächtigkeit aufgefallen; daß
sie rund sind, tut der Sache keinen Eintrag, verstärkt nur ihren orientalischen Eindruck.
3. Das Mardintor von Amida (Abb. 243)° ist ein Einzeltor aus Muktadirs Zeit (909/10).
Wir besitzen leider keine Gesamtaufnahme davon. Uber die Profile wird noch zu reden sein.
ı A.a.0. S. 15. — ?Von W. Anprae 1908, S. 27 und Taf. 15.
3 Vgl. Abb. 3 oben S. 13, eine Aufnahme, in der die Türflügel geöffnet sind.
296 Dıe ToRE von AMIDA.
Sehr interessant ist der alte Eisenbeschlag der Torflügel: es kreuzen sich lot- und wagrecht
Stäbe, die durch Nieten befestigt sind. In den Feldern sitzen größere Buckel, die öfter nach
Diarbsci- PRrit de Lancro Calus
Abb. 244. Dijarbekr, ein Tor nach TEXTER.
oben oder unten Schnäbel ansetzen. Sie sind ebenfalls durch Nieten befestigt. Der Typus ist
entgegenzuhalten der islamischen Prunktür, wie man sie in langer Folge seit der Tuluniden-
zeit in Kairo verfolgen
kann.
4. Unter den
Zeichnungen TEXTIERS
in der Bibliothek des
R. Institute of British
Architeets — es wird
gleich ausführlich da-
von die Rede sein —
findet sich ein Blatt,
das die Unterschrift
„Diarbekir, Porte de
l’ancien Galius“ trägt
(Abb. 244). Man sieht
die Mauer zwischen
zwei Türmen geöffnet
durch einen auf breiter
Basis hoch aufragen-
den Spitzbogen aus
Keilsteinen. Er ist
durch Verkaufsbuden seitlich verbaut und öffnet sich nach einer Straßenflucht. Die Spitze
ragt über die Mauer und den halbrunden Turm rechts hinaus. Links steigt ein Polygonalturm
sehr hoch als Ruine empor. Da, wo links die regelmäßige Quaderfügung aufhört, nimmt drei
Abb. 245. Dijarbekr, Porte neuve?
DıE TORE Vox AMIDA. 297
Quaderschichten eine Nische in Anspruch, die mit einem abgesetzten Rundbogen schließt. Zu-
seiten des Torbogens sieht man symmetrisch Inschrifttafeln angedeutet und Reliefs, auf denen
zwei Tiere übereinander mit den Köpfen der Mitte zugewendet erscheinen. Nach dem über
den Rücken erhobenen Schwanz und dem geneigten Kopf möchte ich das obere für einen Löwen
halten und glauben, daß unter ihm ein Stier zu erwarten sei. Das ganze Arrangement und die
breite Bildung des Spitzbogens erinnert sehr an den Torbogen in der östlichen Umfassungsmauer
der großen Moschee (Taf. XVI, 1 und Abb. 24/5, S. 67), die nach der Inschrift ca. 1163/4 datiert
ist. Daran sitzen auch zu beiden Seiten Tierkampfreliefs, Löwe und Stier.
Ich weiß nicht zu sagen, ob diese „Porte de l’ancien Galius“ noch exi- 7
stiert. Man wäre geneigt, zu glauben, daß die jetzige Yeni Kapu an ihre Stelle G
getreten sein könnte. Aber das scheint nicht möglich, wenn ich Abb. 245 be- Z 3 G,
trachte, eine von DE BEYLIE gekaufte Photographie, auf deren Rückseite er G
schrieb „Porte neuve?*“. In der Tat stimmt die Aufnahme nicht mit dem Grund-
riß des Tores im Stadtplan (Abb. 1, S. 7); aber damit stimmt ebensowenig die von Ab». 246. Dijarbekr,
DE BEYLIE angefertigte Grundrißskizze der Porte neuve (Abb. 246), ein Hoftor von erananc.
2,75 m Breite, das nach der Innen- wie nach der Außenseite der Stadt durch
Portale abgeschlossen wird, und noch weniger stimmt damit die Texter’sche Zeichnung. Man
möchte vor dem Tigristore steil abfallendes Terrain, wie in Abb. 223, 228 oder 245, erwarten.
Texıers Zeichnung setzt eher eine Ebene voraus. Dazu schreibt mir Berenen: „Ich kann mir
die ‚Porte de l’ancien Galius‘ nur als ein Tor der Zitadelle denken. Dazu paßt auch
das Vorhandensein von Buden außerhalb des Tores, also in der Stadt. Auch scheint bei keinem
der bekannten vier Tore das Terrain innerhalb des Tores so auffallend anzusteigen, was beim
Eingang MM’ in die Zitadelle wohl der Fall ist.“
Es ist sehr wenig, was wir vorläufig über die Topographie von Amida-Dijarbekr vorbringen
konnten. Dieses Buch soll ja, wie „Mschatta“, mehr zur Forschung anregen, als feste Resultate
geben. Denkt man sich das alte Amida ohne die späteren Zusätze, so stellt es sich als Ganzes
von ovaler Gestalt dar mit gekreuzten, nach den Toren führenden Hauptstraßen. Ist
dieses Schema hellenistisch-römischen Ursprunges? In Persien und Zentralasien gibt es so viele
Städte von diesem bzw. rechteckigen Grundriß und vier in den Himmelsrichtungen senkrecht
aufeinander zulaufenden, oft mit Holz gedeckten Straßen. Über der Kreuzung in der Mitte
eine Kuppel. Arabisten werden diesen Dingen literarisch und auf Reisen nachzugehen haben.
Eine andere Frage ist die nach den übrigen Kirchen und Moscheen von Amida. Wir
haben nur drei Kirchen besprochen; schon der Plan S. 7 zeigt ihrer viel mehr. Moscheen sieht
man in den Stadtansichten S. 8 und Tafel I und II, 1 die Menge.
Nachschrift: Im letzten Moment laufen photographische Aufnahmen von Miß Bern ein,
die beweisen, daß die „Porte de l’ancien Galius“ tatsächlich ein Zitadellentor nach der Stadt-
seite zu ist. Ich gebe unten S. 376 ein Detail des Tierkampfreliefs mit der zugehörigen In-
schrift vom Jahre 1207/8 (vgl. unten S. 386).
Amida. 38
V. DIE GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR.
1. DIE BEIDEN FASSADEN.
Wir besitzen seit langem genauere Maßaufnahmen des Hofes der großen Moschee von
Dijarbekr, doch waren sie bisher nicht veröffentlicht. Diese wertvollen Zeichnungen liegen in
London in der Bibliothek des Royal Institute of British Architects. Ich verdanke Kopien davon
Mil Gertrude Lowruran-BELL, die mit R. Phene Spiers zusammen, auf meine Bitte hin, in die
Blätter Einsicht nahm. Von diesen Zeichnungen spricht Fersussoxn im vol. Il, p. 425 seiner
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Abb. 247. Dijarbekr, Große Moschee: Grundriß des Hofes. (Die Orientierung ist falsch.)
History of architecture (London 1867), wo er von der großen Moschee von Dijarbekr handelt:
„For the prineipal part of the information regarding this building I am indebted to M. C. Texıer.
He possesses detailed drawings of every part, but they have never been published.“ Phene Spiers
hat sie, wie er mir schreibt, in seiner Arbeit über Sassanian Architecture! verwendet.
Ich gebe zunächst Texıers Grundriß des Hofes (Abb. 247). Er ist im Original im Maß-
stabe von 0,005 zu 100 gezeichnet. Ich hätte bei der photographischen Verkleinerung den
! Neudruck in „Architecture East and West‘, p. 66 f.
DIE BEIDEN FASSADEN. 299
Mafßistab weglassen können, da die gemessenen Quoten ohnehin eingetragen sind. Danach
handelt es sich um einen Platz von 30,25 bzw. 30,225 m an der Schmal- und wohl nur an-
nähernd gemessen 60 m an der Breitseite.! Schwierigkeiten macht die Orientierung. Tuxıer gibt die
Himmelsrichtungen merkwürdigerweise so, als wenn die Kibla nach Osten gerichtet wäre. Beyuın
notiert sie meines Erachtens wegen der Kibla richtig im Süden. Wir sprechen daher nicht wie
TExIER in seinem Plane vom Palais du Nord und Sud, sondern von der West- und Ostfassade.
In der Mitte des Hofes steht ein Brunnen mit einer Dachpyramide, die auf acht Säulen ruht. In der
perspektivischen Ansicht (Abb. 248) sind es nur 7 Säulen, auch ist der Brunnen da rund und
nicht achteckig. Es wird sich also bei Trxırr wohl um Zeichnungen aus dem Gedächtnisse
handeln. Die Photographien Beyri£s (Abb. 249) zeigen den Brunnen rechteckig mit drei Säulen
an der Westseite. Jenseits derselben ist in den Hof ein offenes Waschbecken eingebaut, um
das herum Holzstangen Stäbe tragen, die zum Aufhängen der Kleider dienen.
DIARBER'E (Amıma)
PFALS/IS DE TIaRAHE
Abb. 248. Dijarbekr, Große Moschee: Hofansicht mit Brunnen und Hauptfassade,
Um den Hof läuft nach Texrers Grundriß (Abb. 247) eine Fußbank; hinter dieser stehen die
Säulen und festen Wände. Im Süden (bei Texıer Ost) schlielßen zwei Mauerzüge an, die man nach
Texters Gesamtansicht der Moschee (Abb. 249) leicht als die Mauern des über das Dach hinaus-
ragenden Mittelbaues erkennt. Texrer zeigt im Erdgeschoß zwei Türen, die eine niedrige dritte
mit einem Balkon darüber in die Mitte nehmen. Über den drei Fenstern des Obergeschosses
mit ihren kleinen Fußbänken sind noch drei Fenster in die Giebelwand des Daches gebrochen.
Auch seitlich gewahrt man noch ein Fenster, das aber vom Seitendach überschnitten wird.
Hinter diesem kommt ein rechteckiger Turm hervor, der im ersten sichtbaren Geschoß keine
Fenster, dann je eine kleine Öffnung im Quadrat und erst im obersten Geschoß jene hohen
rundbogigen Öffnungen, je eine auf jeder Seite, zeigt, die sich an der ganzen Fassade typisch
wiederholen. Über dem wie an den anderen Turmgeschossen vorspringenden Gesims erhebt sich
ein pyramidales Dach. Die Seitenflügel sind ebenerdig und lassen je drei der rundbogigen
! Auf einer kleinen Skizze sind als Quoten 3350 ><58 ... m, auf einer dritten Skizze die Hälfte der Längs-
seite mit 29,9 (?) angegeben.
38*
300 Die GROSSE MOSCHEE VON DWARBEKR.
Öffnungen sehen. Hinter dem Brunnen links wird die Ost-(N.-)Fassade sichtbar. Im Grund-
riß zeichnet TExter in die eine Ecke der Südfassade ein vorspringendes Rechteck von 8,30 m
Länge, wozu allerdings die Quote nur 0,85 lautet; ich weiß dieses Detail nicht zu erklären.
Genauere Maßauf-
nahmen eibt Abb. 247 nur
von den Säulenstellungen.
Die Säulen der West- und
Öst-(S.- u. N.-)Fassade ha-
ben 3,30 m Achsenab-
stand, in der Mitte 3,80 m;
nur in den Ecken finden
sich nennenswerte Abwei-
chungen. Hinter den Säu-
len stehen in 2,40, in der
Mitte 2,90m Abstand von-
einander Pfeiler von O,s5m
im Quadrat. Den Raum
dahinter läßt Texıer in
einer Tiefe von ca. 10 m
leer. Das „Palais du nord“
im Osten zeigt in der
Abb. 249. Dijarbekr, Große Moschee: Nordwestecke Mitte der Abschlußwand
und an deren Nordende
Türen, das „Palais du sud“ nur eine Mitteltür, davor aber einen zweiten Mauerzug (?).
Ich lasse nun die beiden Aufrisse der West- und Ost- (nach Texter der Süd- und Nord.)
Fassade, Abb. 251 u. 252, zum Vergleich nebeneinandergestellt, folgen. Die Westfassade ist, ich
Abb. 250. Dijarbekr, Große Moschee: Westfassade.!
! Nach einer mir freundlich zur Verfügung gestellten Aufnahme von Ingenieur C. Preusser (Assur-Expedition).
DıiE BEIDEN FASSADEN. 301
wiederhole, um 1116/7 im Erdgeschoß, 1124/5 im Obergeschoß, die Ostfassade 1163/4 erbaut.! Sie
sind sehr verwandt untereinander, trotzdem ist O nicht eine direkte Kopie von W. Während W
drei Stufenbogen im Erdgeschoß zeigt, hat O nur einen solchen in der Mitte; an W sind die Off-
nungen im Obergeschoß alle gleich, an O entspricht ihnen nur die Mitte. Leider sind die Auf-
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Taırelalitentn
a lo eotk Au Min
Abb. 251. Dijarbekr, Große Moschee: Westfassade.
risse Trxters nicht unbedingt verläßlich; so zeigt er die Anstücklung der Säulen gleichmäßig
durchlaufend. Wir sahen schon an O, daß das nicht der Fall ist. Taf. XIII, 1, eine Aufnahme
Beyuifs, zeigt, daß W in dieser Beziehung noch viel unregelmäßiger ist. Und auch die Pro-
portionen sind andere; die Bogen wirken viel breiter als bei Texter. Doch muß das auf die
ZN / 7 SZ
En
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Kr < = d 4 = 1co Aco
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2,65 1780 RR s5 nis 5 210 a5 290 so 2,38 15 2145 240 82 265°
| |
x 3,35 ” 8,25 x 3,30 ” 325 ” so x Si ” >» x DEN x 3710 ?
Abb. 252. Dijarbekr, Große Moschee: Ostfassade.
verschiedene Wirkung von Strichzeichnung und Photographie in Licht und Schatten zurück-
geführt werden; denn Texrer kannte die Einzelmaße genau, wie seine Zeichnungen je eines
Joches beider Fassaden bezeugen. Ich stelle auch sie hier zum Vergleich nebeneinander,
Abb. 251/2. Da es sich um die frühesten, bis jetzt bekannten seldjukischen Kunstbauten
handelt, verspricht die eingehende Betrachtung weittragende Schlüsse für die Kunstentwicklung
! Ich muß die oben S. 140 widersprechende Datierung 1160 entschuldigen. Sie erklärt sich aus einer $. 63
während des Druckes vorgenommenen Änderung.
302 DIE GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR.
dieses türkischen Volkes, sowohl
nach dessen Vergangenheit auf
persischem Boden, wie nach dessen
Zukunft in Kleinasien hin.'
Vor den Pfeilern stehen die
unten 0,45 m dicken Säulen. Sie
haben W: 2,40+? ‚0: 2,35+ 1,90
— 4,25 m Höhe und verjüngen
sich oben auf 0,383 bzw. 0,355 m.
Die Pfeiler selbst sind (an W nach
der Photographie) aus fünf un-
gleich hohen Quadern aufgebaut
und zeigen an W an den vorderen
Ecken Dreiviertelsäulen angedeu-
tet, die an OÖ fehlen. Die kleinen
Kap iiele die TexıEr skizziert,
kann ich in den Photographien
nicht feststellen. Sicher falsch ist
an O die Bogenkonstruktion ge-
zeichnet und auf einer Annahme
beruht auch die Fortführung der
Profile von W hinter den Säulen.
Wir können uns in diesen Dingen
nur an die Photographien halten.
Für die Konstruktion von W ist
interessant Taf. XI,2 (vgl. Abb,
250); man sieht da in dem Bogen
rechts mehrere Platten ausgefallen:
also liegen sie als Querplatten in
inneren Falzen der Profilsteine?
DieKeilsteine darunter sind jedoch
zweifellos monolith, also muß eine
Täuschung vorliegen. Man be-
achte, daß an diesem Bogen auch
das Profil links abgesprungen und
— was sich beim Vergleich mit
dem Nachbar ergibt, auch die in-
nere Leiste ausgefallen ist. Diese
war also aus Hakelsteinen für
sich errichtet, dann folgt aus
Keilsteinen das0, 15—0,10 m breite
Profil, darüber die ganz regel-
mäßig mit einer durchlaufenden
Schicht oben gefüllten Zwickel.
' Die Inschriften des Malik-shah
vom J. 1082/3 unter der Kuppel der großen
Moschee von Damaskus beziehen sich auf
eine Restauration. Vgl. Berechnen, Inser.
arabes de Syrie, p. 12f.
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Abb. 253.
Dijarbekr, Große Moschee:
Detail der Westfassade.
DIE BEIDEN FAssADeEn.
Abb. 254.
Dijarbekr, Große Moschee: Detail der Ostfassade.
305
An OÖ, wo die Profile fehlen, ist der Bogen
glatt aus Keilsteinen errichtet und die
Zwickel wieder in Horizontalschichten aus-
gefüllt. Texıer hat einen der Stufenbogen
- an W gemessen. Er ist gebildet aus einem
Viertelkreis von 0,61 Radius, die Stufe be-
trägt 0,28, die Verbindungslinie 2 X 0,63.
Das Gebälk des Untergeschosses hat
TExIER genau vermessen. An O ist die
unterste Quaderschicht 0,52, der den Kapi-
tellen entsprechende Inschriftfries an W
0,355 hoch. An O liegt der Fries über
den Kapitellen und bildet eine 0,47 m
hohe Steinschicht für sich. Er wird wie
alle Inschriften in weißem Stein gearbeitet
sein. Die O-Fassade zeigt darüber einen
0,25 m Streifen schwarze Lava, der an W
fehlt. Dafür erscheint dort unmittelbar
über der Inschrift das 0,227 breite Epistyl,
das an O mit dem Fries in eine Lage zu-
sammengezogen is. An W bildet der
Fries eine 0,32, das Kranzgesims eine 0,529
hohe Schicht. An O ist zwischen Fries
und Kranzgesims ein ca. 0,107 m breiter
Streifen von schwarzer Lava eingeschoben.
Diesen Tatsachen gegenüber wird schon
am Untergeschoß klar: an der Westfassade
sind die alten Lageverhältnisse belassen,
an der Ostfassade sind sie durch Erhöhung
des Inschriftfrieses um eine Schicht und
Einschiebung zweier Lavaschichten höher
und die Gesamtwirkung zugleich farbig
gemacht.
Am Obergeschoß entwickelt sich in
beiden Fassaden die Mauer breiter, die
Öffnungen werden kleiner. Sie sind 1,60,
in der Mitte 2,20 m breit und 2,40 m hoch,
die Wände haben 1,68 Breite. An W bildet
nach Taf. IX—XI die 6., an O nach Taf.
XIV/V die5. Quaderschicht die Konsole des
0,44 m breiten Deckbalkens, über dem an
W 0,44 m hohe scheitrechte Bogen, an OÖ
derüberhöhte Entlastungsbogen von 1,60 m
Durchmesser folgt. Die Schäfte der vor
die Wand gestellten Säulchen sind an
W 2,29, an OÖ 2,68 hoch und wirken da-
durch an O höher, daß ihnen hier zwei
Plinthen, statt einer von 0,20 m Höhe,
unterlegt sind. Die Säulchen von O
304 DIE GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR.
wechseln in der Farbe, Texıer schreibt auf eine „marbre violet“, auf die andern „marbre jaune‘“.
Am stärksten kommt die Steigerung in Höhe und Farbe heraus am oberen Abschluß. Schon W
schiebt zwischen Kapitell und Epistyl den ca. 0,46 m breiten Inschriftfries. Das antike Gebälk
gerät dadurch ganz außer Proportion. An OÖ läßt sich der Architekt ganz gehen, die Zeichnung
von Texter entspricht, obwohl Male dabeistehen, nicht der Wirklichkeit, das Kranzgesims ver-
läuft als flaches Band, das krönende Profil ist ganz verkümmert. Dafür wirkt der weiße In-
schriftstreifen in der schwarzen Lavawand sehr auffallend. Alles in allem ist die W-Fassade,
wenn ich nur die Gesamtmasse nach Texızr nehme, 10.70, die O-Fassade 11.84 hoch oder 10.90
auf 12m; es liegt also eine Höhendifferenz von ca. I m vor.
Der Hauptunterschied der beiden Fassaden, aus dem sich auch der Höhenunterschied zum
guten Teil auf den ersten Blick erklärt, steckt darin, daß die Deckbalken der Öffnungen des
Obergeschosses an W durch scheitrechte Bogen, an OÖ durch überhöhte Rundbogen entlastet
werden. Außerdem zeigt die Westfassade drei Tore im abgestuften Rundbogen im Erdgeschoß,
die Ostfassade nur eines. Im übrigen herrscht überall der Spitzbogen. Von letzterem war
schon oben die Rede. Dagegen ist der abgestufte Rundbogen neu.
Er besteht in Amida nach Texıers Messungen aus einem reinen Rundbogen (R. 0.61),
im Scheitel auseinandergeschoben durch eine Horizontale, die ungefähr der Länge des
Durchmessers (1.26) entspricht und etwas weniger als den halben Radius (0.28) gehoben erscheint.
Die Fugen laufen so, daß die Horizontale in ihrer unteren Länge zwischen zwei die Stufe um-
fassende Ecken als Schlußstein eingefügt ist. Es handelt sich wohl um eine ähnliche Dehnung
der Mitte, wie sie beim sogenannten Perser- oder Fatimidenbogen mit Bezug auf den Spitz-
bogen durchgeführt ist, indem dort an die seitlichen Bogenteile eine Spitze aus geraden Linien
in den Tangenten angelegt ist. Der sogenannte Eselsrücken setzt diese Geraden in Konkaven
um, die sich dann im vollen Schwung an die Konvexen der Seite anschließen. Diese
Tendenz ist persisch. Ich kann keine älteren Beispiele für die abgestuften Rundbogen von
Amida anführen und möchte nur aufmerksam machen auf das, was unten anläßlich der Profi-
lierung von Rum Kapu gesagt werden wird.
Die durch Bogen entlasteten Deckbalken des Obergeschosses lassen sich weit zurück ver-
folgen. Die ältere Westfassade verwendet dafür den scheitrechten Bogen. Diese Art der Stein-
fügung kannte bereits die Antike!, doch verwendet sie sie für den Architrav selbst, nicht als
Entlastung eines solchen. In Amida ist das Typische der scheitrechte Bogen über dem Stein-
balken, wie er an der Westfassade dominiert. Diese Konstruktion findet sich schon im Jahre 297 H.
(309/10) an der Nische im Turm links vom Kharputtor (Taf. III,2).. Man sieht den Deckstein
mit der kleinen Walze über dem Nischenbogen, dann die verzahnten drei Steine und wie die
beiden seitlichen den Schlußstein frei über der Mitte emporheben. Auch Rum Kapu (Taf. XVII, 2)
vom Jahre 579 (1183/4) zeigt den geraden Sturz des Türprofils durch einen scheitrechten Bogen
entlastet, der unten über der Mitte ausgeschnitten ist. Am Mardintore (S. 13 u. 295) liegt zwar
im Türsturz selbst ein mittlerer Schlußstein — er ist wie an der berühmten Cellatür des kleinen
Tempels von Baalbek* herabgesunken —, doch wird er gegen den Druck geschützt durch einen
kurzen, fast scheitrechten Stichbogen. Es sei hervorgehoben, daß an den drei Fatimidentoren
von Kairo ebenfalls der scheitrechte Bogen, aber vor allem im Sinne der Antike, als Türsturz
selbst, nicht als Entlastung für einen monolithen Deckbalken vorkommt.
Die jüngere Ostfassade von Amida verwendet zur Entlastung des Steinbalkens einen über-
höhten Rundbogen von der Breite der Öffnung darunter. Die Fügung zeigt sehr deutlich, daß
die Überhöhung jener Quader entspricht, die dem Eckstein des Bogens noch untergeschoben
ist. Die Balken sind nicht immer monolith; es ist vielmehr wiederholt ein Stein zwischen zwei
' Vgl. Durm, Die Baukunst d. Römer,? S. 22 ff.
° FrAUBERGER, Die Akropolis von Baalbek, Taf. 14/5.
DIE BEIDEN FASSADEN. 305
seitliche eingeschaltet! und dann öfter herabgesunken. Man versteht deshalb, warum die Balken
tiefer in die Wand einbinden als an der Westfassade. Dieselbe Konstruktion begegnet an der
Süd- und dem Teil der Nordfassade, der die volle Wand statt der Bogenhalle aufweist. An
diesen beiden Fassaden ist jedoch der Spitz-, nicht der Rundbogen zur Entlastung verwendet.
Es ist überdies festzustellen, daß die ältere Südfassade (Abb. 255) einen mittleren Keilstein
zwischen zwei tief einbindenden Steinpfosten aufweist (wie O), die jüngere Nordfassade (Abb. 256)
den kurzen durchlaufenden Steinbalken auf Konsolen (wie W). Ich bilde die beiden Fassaden
hier nebeneinander ab, weil ihr Gegensatz noch in einer anderen Hinsicht lehrreich ist. Die
Hauptfassade aus dem 12. Jahrh. ist gleichförmig in Basalt erbaut, die dem 16. Jahrh. an-
gehörige Fassade der westlichen Nordmadrasa dagegen zeigt den Unterbau in schwarzem
Basalt, den Oberbau wechselnd in weiß und schwarz. Die Inschrift z. B. ist in weißen
Stein geschnitten, läuft aber zwischen zwei Basaltquaderlagen hin und ebenso sind auch die
Spitzbogen schwarz umrahmt. Dieser farbige Schmuck entspricht einer Lieblingsrichtung der
islamischen Dekoration. Es mag bei diesem Fall an das oben S. 218 Gesagte erinnert werden,
wonach die gleiche Art auch im toskanischen Kirchenbau beobachtet werden kann.
Entlastungsbögen wie in Abb. 255/6 sind schon der Antike bekannt. Über dem scheitrechten
Bogen zeigt sie das Theater in Ferenti” und wiederholt der Diokletianspalast in Spalato, besonders
an der Porta aurea (Abb. 233). In Syrien kommt dann auch der offene Bogen über dem monolithen
Türsturz vor, so in Ruweha, Shakka und Shehba.” Typisch scheint diese Art der Türbildung
für den sasanidischen Ziegelbau gewesen zu sein. In Mschatta und Kasr at-Tuba ist ganz
stereotyp ein spitzbogiger offener Entlastungsbogen über einer Überlagsbohle mit scheitrechter
Ziegelübermauerung verwendet.‘ Neuerdings schließt HerzrEeLp® aus dem charakteristischen
Verfallszustand der Türen von Tak-i-Kesra, Firuzabad und Sarvistan, daß diese Art für die
sasanidische Architektur bezeichnend sei. Er findet sie dekorativ verwertet wieder in den Ab-
basidenbauten von Samarra. Für uns könnte aus dieser Sachlage die Frage entstehen: geht
die Art der Fassaden von Amida mehr auf die antik-syrische oder mehr auf die sasanidisch-
mesopotamische Überlieferung zurück? Wenn auch für den Ursprung des Motivs wohl der
Osten entscheidend gewesen sein mag und in der Entstehungszeit der Fassaden von Amida im
12. Jahrh. die Lokalschulen kaum noch deutlich auseinander zu halten sind, so möchte ich
doch glauben, daß im vorliegenden Falle mehr das syrische Element durch die Anwendung des
Steinbaues an sich und die gelegentliche Verwendung des Rundbogens für die Entlastung zur
Geltung kommt, wie das übrigens nach der neuesten Publikation der Deutschen Orientgesell-
schaft auch schon in dem parthischen Hatra der Fall war.
Es ist nun vom höchsten Interesse, an der Hand der Inschriften die zeitliche Aufeinander-
folge in Anwendung der besprochenen Bogenformen an der großen Moschee festzustellen. Nicht
der Rund- und auch nicht der scheitrechte Bogen stehen am Anfang, sondern der Spitzbogen.
Ihn wendet über dem geraden Deckbalken der seldjukische Architekt des Westteiles der Süd-
fassade 1091/2 an (Taf. VIII, 4). Dann folgt 1124/5 die Westfassade (Abb. 253), oben mit dem
scheitrechten Bogen über derselben Art von Deckbalken, der jedoch Konsolen untergeschoben sind.
Und nun setzt an der Ostseite die Arbeit des Architekten Hibatallahı aus Gurgan ein. Er beginnt
1155/6 mit dem Östteil der Südseite (Taf. XII), den er entsprechend dem Westteil, also mit Spitz-
bogen, über geradem Türsturz bildet. Um so auffälliger ist, daß er bei der Ostfassade (Abb. 254)
in den Bogen des Obergeschosses nicht Rücksicht auf die Westfassade nimmt, sondern zu einer der
Zeit im allgemeinen fernliegenden Form, dem Rundbogen, greift. Es scheint mir daher zweifel-
haft, daß dieser Hibatallah ein Perser gewesen sein soll, eher würde ich ihn für einen Syrer
ı Vgl. die ähnliche Fügung am Theater in Syrakus bei Durm, Baukunst der Römer?, S. 230.
2 Durm, a. a. 0., S. 228. — 3 Butter, Architeeture and other arts, p. 229, 371, 394.
* Für Mschatta vgl. die Zeichnung von Br. Scnurz, Jahrb. d. preuß. Kunstsamml. 1904, S. 215. Für Tuba
das Werk von Musır, Kuseir Amra, S. 109. — ° Samarra, S. 40/1.
Amida. 39
306 Die GRroSssE MOSCHEE VON DWARBEKR.
oder Armenier halten. Der Ort Gurgan müßte dann in jenen Gegenden gesucht werden oder
man müßte den Namen in der Inschrift anders punktiert zu lesen haben. Möglich wäre auch,
daß Gurgan nur den Ursprungsort der Familie bedeutet. Hibatallah könnte dann anderswo
geboren sein.
Abb. 255. Dijarbekr, Große Moschee: Fassade der eigentlichen Moschee an der Südseite des Hofes.
Der Rundbogen geht so weit, als die hellenistische Kunst reicht; ihm steht gegenüber der
persische Spitzbogen. Der Kampf dieser beiden Wahrzeichen im Gebiete der architektonischen
Entwicklung entbrennt erst, als der persische Islam erobernd nach dem Westen stürmt. Ist
ihm das Abendland auch nicht politisch verfallen, im Gebiete der Architektur hat er äußerlich
einst vollkommen gesiegt. Anders im christlichen Morgenlande. Byzanz widersteht dem An-
drange und ebenso Armenien. Hier bleibt der Rundbogen weitaus vorwiegend in Geltung. Das
nordmesopotamische Städtedreieck bildet den Wall zwischen Persien und der armenischen Grenze.
Was Hibatallah an der Ostfassade der großen Moschee von Dijarbekr durchsetzt, ist dort im
11./12. Jahrh. ebenso auffällig wie die drei Fatimiden-Tore in Kairo inmitten der großen per-
sischen Kunst, die in Ägypten mit den Tuluniden und erneut gerade mit den Fatimiden
heimisch geworden war. Es ist daher auch für unsere Frage von Bedeutung, was Makrizi be-
vichtet, man erzähle, drei Brüder, die Architekten waren, seien aus Edessa nach Kairo gekommen ;
jeder habe eines der drei großen Tore erbaut. Bercuem, dem wir die erste wissenschaftlich
genaue Untersuchung über die Fatimiden-Denkmäler von Kairo danken!, konnte diese Nach-
! Journal asiatique 1891.
DIE BEIDEN FASSADEN. 307
richten bestätigen erstens auf Grund der syrischen Elemente in der Architektur der Tore, dann
damit, daß der Erbauer Bedr al-Djamali lange in Syrien gekämpft und mit einer syrischen
Armee nach Kairo gekommen sei; das erkläre die augenscheinliche Anomalie einer fast voll-
Abb. 256. Dijarbekr, Große Moschee: Fassade der Westmadrasa an der Nordseite des Hofes.
ständig byzantinischen Mauer (d’une enceinte presque entierement byzantine) im rein fatimi-
dischen K:iro, wo die religiöse Architektur so viel persische Einflüsse in sich aufnahm.
Das spezifisch Syrische dieser Bauten — die Bezeichnung byzantinisch verwende ich in
einem andern Sinn als es im Französischen üblich ist — steckt nun gerade darin, daß in allen
drei Toren der Rundbogen allein herrschend ist, in allen Bogen nicht nur, sondern auch in den
Gewölben. Als Beispiel gebe ich die Außenansicht der Bab al-Futuh, des Siegestores von Kairo,
erbaut 480 H. (1087). Es tritt (Abb. 257) mit zwei Türmen vor die Stadtmauer. Der Durch-
gang wird beiderseits verengt durch pfeilerartige, in die Hauptmauer einbindende Vorsprünge,
die im verbindenden Rundbogen eigenartig durch die mittelst einer Stufe abgesetzte Aufeinander-
folge von Wulst und Hohlkehle nach Art der attischen Basis ausgeschnitten sind. Der ganze
obere Teil dieses Torbogens ist durch eine Steinwand geschlossen, die aus zwei Architraven,
einem sehr schweren unteren geraden mit doppelt abgestuften Keilsteinen und einem oberen,
unten segmentförmig, oben wagrecht abschließenden, auch weniger starken Architrav in glatten
Keilsteinen besteht. Dieser Durchgang erhält seinen besonderen Schmuck durch eine schräge
Ausweitung, die um den Bogen herum reich in flachem Relief ornamentiert ist. Ein schmaler
308 DiE GROSSE MOSCHEE VON DWARBEKR.
Randstreifen von Kreis- und Rautenfolgen, dem sich ein zweiter in Kerbschnitt angliedert, um-
schlielst hier ein langes Feld, das durch zweistreifige Diagonalen in Rauten zerlegt wird, die
von der Mitte aus nach beiden Seiten mit denselben fast von Raute zu Raute wechselnden,
im Mittelstreifen vertieften, oben und unten erhaben gearbeiteten Mustern gefüllt ist: Kreise,
Kreuze, Pentagramme, Muscheln, Blätter und ähnliches wechseln in bunter Folge.
Darüber sitzt ein von einem flachen Bogen aus abgestuften Keilsteinen überspanntes
Gesims, das von steilen Konsolen getragen wird, zwischen denen Kassetten gebildet sind,
einzelne Teile überzogen
mit Flachornamenten. In
den Ecken dienen kleine
auf Konsolen aufsitzende
hohe Pilaster als Träger.
Die Seitenwände der Tür-
me nehmen das Bogen-
motiv des Portals auf; sie
zeigen je eine große flache
Nische, deren Bogen auf-
gelöst ist in eine Folge
'adıal stehender Polster,
über denen am Rande
rundbogige, ausgeschnit-
tene Lappen stehen. Ganz
eigenartig ist, daß die Vor-
derseite der Türme nicht
halbrund, sondern mit
dem Bogenteil eines Krei-
ses vortreten, der bis et-
wa in die Mitte des Tores
reichen würde. Ebenso
merkwürdigistdann auch,
daß dieses Rund nicht
nach oben absetzt, sondern
mit einer Kante vor-
springt, die wie ein schrä-
ger Schnitt, also in Form
Pe?
I
Abb. 257. Kairo, Bab al-Futuh: Außenansicht einer Ellipse!, quer über
die Wand läuft.
Dieser prachtvolle Steinbau zeigt die Übergangsform zwischen der syrischen Porta aurea
von Spalato und den seldjukischen Portalfassaden Kleinasiens. Die seitlichen Nischen sind
an die Tarmwangen verlegt. Was am Kharputtore von Amida 909/10 noch mehr zufällig und
unorganisch nebeneinander vorkommt, ist hier in eine trefflich wirksame organische Einheit
gebracht. Ich möchte nur beiläufig darauf aufmerksam machen, daß in den sieben Konsol-
zwischenräumen immer noch ein Anklang an die sieben auf die Theaterfassade zurückgehenden
Nischen am Oberbau der Porta aurea vorliegen könnte.
Unter den Inschriften von Amida finden sich mehrere, die den Baumeister (?) nennen:
Ubaid, Sohn des Sandjar, Muhammad, Sohn des Salama. Einmal 1228 bzw. 1236/7 nennt
sich auch der Kalligraph, Meister Djafar, Sohn des Mahmud von Aleppo. In Kleinasien finden
' Da der Schnitt ganz gerade geführt ist, wird die Kurve sehr kompliziert. Ich wähle die Bezeichnung Ellipse
nur als annähernd.
DIE BEIDEN FASSADEN. 309
sich Künstler aus Damaskus genannt, so Muhammad, Sohn des Khaulan von Damaskus als
Erbauer der Fassade der Moschee Ala ad-dins zu Konia und an der Moschee von Ephesos Ali
ibn Dawud, geboren aus dem Lande Sham (Damaskus).' Ich habe wegen des Hibatallah aus
Gurgan auch einen gründlichen Kenner des Armenischen, Dr. Dashian, von den Mechitaristen
in Wien, befragt. Er schreibt mir:
«Der Architekt in Mesopotamien aus dem 12. Jahrh. mit dem Namen „Hibat allah de
Gurgän“, al-Gurgäni, gebürtig aus Gurgän, wie ihn die Inschrift nennt, ist wohl ein Hyrkanier,
ob aber aus einem armenischen Geschlechte ist sehr zweifelhaft. Da so bestimmt „Gurgan“
geschrieben steht, ist es weder die armenische Landschaft „Gugan“ oder „Gogan“ in Waspurakan
(vgl. H. Hüpschumann, Arm. Ortsnamen, Abt. III, $ 96) resp. das Dorf „Gugans“ bei Wan (ib.
$ 73), noch das Grenzland Altarmeniens „Gogarene* — „Gugark* (ib. $ 153 usw.). Es wird das
so oft erwähnte Grenzland Persiens sein, also Gurgän = altpers. Wrkäna, daher arm. Wrkan,
bei den alten Griechen “Ypkoxvia, usw. (vgl. J. Marauart, Eransahr, S. 72 ff.). Es ist aber nicht
unmöglich, daß ein „Hyrkanier“ (= al-Gurgäni) doch ein Armenier gewesen sei; und sein Name
„Hibat allah“ könnte am Ende eine Übersetzung des ursprünglichen Namens „Theodorus“
sein. In Hyrkanien gab es schon im 6. Jahrh. starke armenische Kolonien ; die Perser ließen
dort im Lande eine armenische Truppenabteilung stehen; und Sembat Pagratuni, der Ende des
6. Jahrh. Marzpan von Gurgän war, hatte schon zu sorgen, daß die Kolonisten das Armenische
nicht ganz vergaßen (nach Marquart). Wirklich erobert wurde das Land von den Arabern erst
im Jahre 716/7; dann wurde es islamisiert. Ob noch im 11. bis 12. Jahrh. ansehnliche arme-
nische Kolonien existierten, weiß ich nicht genau. Einzelne Familien konnten immerhin nach
Mesopotamien ausgewandert und daher den Beinamen al-Gurgäni erhalten haben. Wenn man
also sonst Grund genug hat, diesen Hyrkanier Hibatallah als einen Armenier zu betrachten,
so könnte man eventuell eine Erklärung dazu finden. — Mir scheint aber, er ist ein Syrer,
und zwar ein Nestorianer gewesen. Speziell bei den Nestorianern scheint der Name Hibatallah
gebräuchlich gewesen zu sein. Schon J. S. Assemanı (Bibliotheca Orientalis usw.) erwähnt nach
Bar-Hebraeus: „Hebatollae (= Hibatallah, in neusyr. Aussprache) seu Hebatallae, tres hujus
nominis medici celebres, Christianus, Judaeus et Mahometanus“, dann „Sahet ebn-Heba-
tolla medicus“ usw. (ib. II, 311). Die beiden „Hebatolla Astrologus Poeta“ mit „Hebatalla Iu-
daeus“ werden nochmals erwähnt (ib. III, 1, S. 556) in der Biographie des berühmten Medi-
ziners und Schriftstellers „Hebatollah Abulhasanus ebn-Talmid, Saödi filius“ usw. (ib.
III, 1, S. 555—6). Als „archiater* ist er bei der Wahl des nestorianischen Patriarchen Elias II.
(im Jahre der Griechen 1422 — 1111 n. Chr.) anwesend gewesen (ib. II, 449: „Abulhasanus Hebe-
tolla Saedi filius, cognomento Ebn-Talmid“.) Dieser „medicus christianus Bagdadensis“ stand
in großem Ansehen auch am Khalifenhofe; er starb im Jahre 1164. — Einen Moment habe
ich mir gedacht: vielleicht ist gerade dieser Mann der „Architekt“ des Baues im 12. Jahrh.,
d.h. er wird der Bauherr, resp. der Beförderer des Baues und dergleichen gewesen sein. Ob
das zutrifft, weiß ich freilich nicht; Bau und Inschrift usw. sind mir unbekannt. Aber er ist
„aus Bagdad“, wohl auch sein Vater Sahid. „Al-Gurgäni* konnte am Ende auch diese
Familie gewesen sein. Nestorianische Bistümer gab es in Gurgän schon im 5./6. Jahrh. (vgl.
MARQUART, ib. S. 61, 73, usw.). — Schließlich stand ein Syrer, ein Hyrkanier nach Mesopotamien
ausgewandert, im 12. Jahrh. vielfach, wie die damaligen Verhältnisse beweisen, unter arme-
nischem Einflusse. Früher war die syrische Kirche die Lehrerin der armenischen; später war
Armenien oft die Stütze der arg bedrängten und zusammengeschmolzenen syrischen Kirchen.
Speziell in Nordmesopotamien saßen Armenier und Syrer fast überall beisammen, auch Mischehen
waren nicht selten. So kann dieser al-Gurgäni eventuell auch aus diesem Grunde teilweise arme-
nisches Blut gehabt haben, auch wenn er ein Syrer war.»
! Forschungen in Ephesos I, S. 130/1.
310 DIE GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR.
Einen weiteren Fingerzeig für den Kunstkreis, aus dem der Architekt der Ostfassade her-
kam, könnten die der Westfassade nachgeahmten Ornamente geben. Waren die christlich-
antiken Friese der Westfassade im Orient flach gearbeitet unter Beibehaltung des Schwunges
in der Profilierung der Flächen, so ist an der Östfassade auch diese Schweifung aufgegeben,
die Flachornamente werden auf gerade Flächen gelegt. Das an sich ist im 12. Jahrh. kein
maßgebendes Unterscheidungszeichen zwischen syrisch und persisch. In spätantiker Zeit freilich
mag das syrische Hinterland früher zur Anordnung der Ornamente an geraden Flächen geneigt
haben, als Persien; man vergleiche die Ornamentfriese nordsyrischer Kirchen bei Vosüs und
BurLer mit den Friesen an der Mschatta-Fassade. Immerhin habe ich wenigstens von den
Friesen des Hibatallah eher einen syrischen als einen persischen Eindruck. Das liegt aber wahr-
scheinlich mehr an den Ornamentmotiven in plastischer Dekoration aus den Jahrhunderten um 1000
herum und ihrem Schnitt. Als spezifisch syrisch sehe ich die Tore von Kairo (Abb. 257) an, als
spezifisch persisch die Tulunormamentik und den Schmuck der Fatimidenmoscheen in Kairo
(Abb. 126,265), abgesehen von Abbasidenbauten in Mesopotamien selbst, wie Makam Ali (Abb. 306).
Am oberen Rande des unteren Epistyls (Taf. XIV/V) ist an Stelle der Palmetten eine dünn-
stielige Ranke getreten, die sich in zwei Lappen einrollt, von denen der eine breit halbmond-
förmig wird und bisweilen sonderbare Ausladungen ansetzt. Sehr bezeichnend ist auch der die
Gabelung der Ranke überspannende kleine Rundbogen. Noch merkwürdiger ist die Bildung
der Ranke unter den in Blätter verwandelten Konsolen desselben Epistyls. Auch hier der dünne
rankenstiel; er rollt sich jedoch trompetenartig und mit zwei Wirbelenden ein.
In diesem Zusammenhange möchte auch noch auf die geometrischen Ornamente hinzu-
weisen sein, die zuseiten der Tiernische des Kharputtores erscheinen (Taf. III, 1). Auf dem Keil-
stein über der Nische selbst erscheint das Hakenkreuzmuster." Zu beiden Seiten unten sind am
dritten Quader von der Kante links ein, rechts zwei Ornamentquadrate geritzt. Links sind zwei
Herzformen in der Diagonale durcheinandergesteckt; an den Enden und ebenso in der andern
Diagonale Kreisschlingen, in der Mitte ein Sechseck. Rechts erscheint zweimal ein Quadrat,
durchsetzt von einer Raute, die einmal geradlinig, einmal in Wellenlinien gebildet ist, im letz-
teren Falle Doppellinien. In der Mitte einmal ein Wirbel, dazu am Rande Halbbogen. Die
treffendste Analogie für diese Ornamente findet man etwa 50 Jahre früher an dem aus Bagdad
stammenden Minbar von Kairuan’, nur sind dort die Ornamente in durchbrochener Arbeit aus
Holz gebildet. — Neben der Säulennische Taf. III, 2 fallen rechts oben Ornamente auf, wie ein
Quadrat gebildet aus Hakenkreuzen mit Rosettenfüllung, ähnlich den Mustern ohne Ende an
den Säulenschäften der Westfassade (oben Abb. 78,2). Daneben sind Trauben gemeißelt und darüber
ein profilierter Knopf. Alle diese Ornamente sind kaum wie die griechischen Inschriften daneben
älteren Bauten entnommen, sondern vom islamischen Steinmetzen wie zum Spiel ausgeführt.
2. DIE EIGENTLICHE MOSCHEE.
Die große Moschee von Dijarbekr bildet einen rechteckigen, 71x30 m großen Gebäudeblock.
An den Schmalseiten des Hofes stehen sich zwei Fassaden gegenüber, an den Langseiten liegen
im Norden zwei Madrasen, im Süden die große Moschee. Ich wende mich jetzt dieser letzteren
im besonderen zu: Wir sehen im Grundriß (Abb. 23, S. 44)” zwei dreischiffige, innen 16,20 m
breite Hallen, die mit je vier Pfeilerpaaren zulaufen auf ein mittleres Hauptschifl, in dem nur
zwei paar Pfeiler stehen. Sie sind bei gleicher Breite (1,20 m) um einen halben Meter stärker
als die quadratischen Pfeiler der beiden Seitenhallen. Alle Pfeilerreihen setzen an den Mauern
! Vgl. darüber oben S. 159.
° Kunstehronik, XVII (1906/7), Sp. 356 f. Vel. Jahrbuch d. preuß. Kunstsamml. 1904, S. 315 und 347 und
Sırapın, La mosquee de Sidi Okba.
” Nach Angabe pe Bevrıes unter Aufsicht van BERCHEMS gezeichnet.
DIE EIGENTLICHE MOoscHEE. 3
mit Pfeilervorlagen an; zwischen diesen sind die Mauern geschlossen bis auf die Hofseite, wo
zuseiten der beiden offenen Türen des Hauptschiffes — zwischen denen unten ein Mihrab, oben
eine Kanzel zu sehen ist — je sieben, heute durch Gitter verschlossene Türen angebracht
sind, die merkwürdigerweise auf die innere Pfeilerstellung keine Rücksicht nehmen sollen. Am
Ende des Hauptschiffes findet sich im Süden das eigentliche Mihrab. Daneben steht der
Minbar.
Diese Plandisposition der Moschee weicht völlig ab von der im Süden der islamischen
Welt gebräuchlichen Art. Die Amr-Moschee in Fustat, die großen Moscheen in Kairuan und
Abb. 258. Baalbek, Moscheeruine: Vorhof und Südhallen
Cordoba, die al-Azhar in Kairo — um nur die ältesten zu nennen — zeigen alle einen Wald
von Säulen an der Kiblaseite des Hofes, kaum daß die Säulen in dem auf das Mihrab selbst
zulaufenden Streifen etwas weiter auseinander gestellt sind. Und auch der persische Moscheen-
typus mit Pfeilern statt der Säulen, also die Moscheen in Samarra und Abu Dolaf sowie die
Tulun und Hakim in Kairo — um nur die wichtigsten zu nennen — bleiben bei diesen viel-
säuligen Hauptliwanen. Da ist es nun merkwürdig, daß ein Reisender, der unsere Moschee vor
der Zeit, in welche die Inschriften deren Neubau setzen, daß Nasiri Khusrau! gelegentlich eines
Besuches von Amida im Jahre 438 H. (1046/7) berichtet, im Innern der aus schwarzem Stein
erbauten großen Moschee hätten mehr als 200 Monolithsäulen gestanden, auf ihnen Steinbögen
und darüber eine zweite Säulenreihe: „Au-dessus du sommet des arcs s’elevent de nouvelles
1 Ed. ScHEFER, traduction, p. 28.
312 DIE GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR.
colonnes et une autre rangee d’ares sont bandes au-dessus des grands arcs du rez-de-chaussee.*
Nasiri Khusrau beschreibt das Innere der Moschee; wenn ich Bereurxs Übersetzung oben 8. 52
genau nehme, so steht im oberen Stockwerk eine Säule über der unteren Bogenspitze. Wahr-
scheinlich waren oben doppelt so viel Säulen, d.h. halb so große Bogen, und dazu stimmt,
daß sie in Gegensatz zu den „großen“ Bogen des Erdgeschosses gesetzt werden. Es kann sich
daher schwerlich um die Hoffassaden handeln, auch deshalb nicht, weil Nasiri Khusrau zuerst die
Dächer über dem Innern der beschriebenen Moschee als solche mit je zwei Schrägen reich
stilisiert und bemalt schildert und dann erst auf den Hof mit seinem runden Wasserbecken
übergeht. Die Hofarkaden erwähnt er überhaupt nicht. Nasiri Khusrau spricht ausdrücklich
von der großen Moschee, daher schwerlich von der Marienkirche (vgl. oben S. 187 f.); es wird
also notwendig anzunehmen sein, daß der ursprüngliche Bau derselben auch in Amida der
gemeingültige, von Muhammeds Moschee in Medina ausgehende war.
Um eine Vorstellung dieses Moscheentypus zu geben, bilde ich hier nach einer Aufnahme
van Bercnems die Ruine der Moschee in Baalbek (Abb. 258) ab. Wir sehen im Vordergrunde
ein viereckiges Wasserbassin, an dessen Ecken noch drei Säulen erhalten sind. Zwischen ihnen
hindurch sieht man eine kleine Nische, die wohl die Mittelachse der ganzen Anlage kennzeichnet.
Der Pfeiler, in den sie ausgetieft ist, bildet den mittleren einer langen Reihe, die etwa der
Vorderwand der Moschee von Amida entsprechen. Dahinter aber stehen nicht Pfeiler, sondern
Säulen, und zwar, wie wir später sehen werden, in drei Reihen hintereinander. Man beachte
die kurzen dieken Säulenschäfte, die alle oben den antiken Ablauf haben und unten im Boden
stecken, ferner die massiven korinthischen Kapitelle und die glatten, auf einem Sattelstein
aufruhenden Bogen aus Keilsteinen. Im Vordergrunde liegt um den Waschplatz herum der
Hof. Das Dach der Moschee ist eingestürzt, die Spitzbogen sind der Breite, nicht der Tiefe
nach (Amr) zu niedrigen Wänden abgedeckt. Es wird schwerlich eine zweite Säulenstellung
darüber angeordnet gewesen sein. Was Nasiri Khusrau in Amida sah, läßt sich — wenn ich
nur gut erhaltene ältere Anlagen in Betracht ziehe, also auch Damaskus weglasse — nur in
Cordoba belegen, wo tatsächlich über den unteren starken Säulen noch Zwergsäulen oder Pfeiler
mit Pilastervorlagen aufragen. Ihnen entsprechen dann auch Doppelbogen übereinander. Auch
in der ersten Moschee von Amida waren nach Nasiri Khusrau die oberen Säulen niedriger;
es ist daher vielleicht zulässig, sich den Vorläufer der heutigen Moschee im Aufbau nach dem
Muster von Cordoba vorzustellen. Ich verzichte darauf, eine Abbildung beizugeben, weil das
Innere des spanischen Denkmales ja allgemein bekannt ist. Die hier wiedergegebene Moschee
in Baalbek wird uns noch in anderer Beziehung wertvolle Parallelen für Amida liefern.
Suche ich nun in Amida nach Resten jener älteren Moschee, der seit 484 H. (1091) ein
Neubau folgte, dann bieten sich zunächst die beiden Fassaden der Hofschmalseiten dar, weil
sie zweigeschossig sind, was gegenüber den eingeschossigen Seitenhallen der jetzigen Moschee
etwas auffällt. Doch können diese Wände, die aus alten Resten aufgebaut bzw. solchen nach-
geahmt sind, niemals frei im Innern eines Moscheenraumes gestanden haben; eher würden sie,
wie oben gesagt, für die Ikonostasis oder Fassade einer Kirche zulässig sein, denn sie wurden
von allem Anfang an als Wandverkleidung geschaffen. Vielleicht daß einzelne von ihren
Kapitellen aus der alten Moschee stammen. Dagegen gibt es eine Arkadenreihe am Nordrande
des jetzigen Hofes, die, wie sie dasteht, aus der 1046/7 von Nasiri Khusrau gesehenen alten
Moschee stammen könnte (vorausgesetzt, daß er nicht überhaupt die Marienkirche meint):
DIE NORDARKADE.
Die Nordseite des Hofes wird von zwei Madrasen eingenommen. Die eine (Taf. XIII, 1
und Abb. 256) an der Westseite zeigt eine ähnliche in ihrer Flucht mit dem Hofrand zusammen-
fallende Fassade wie die eigentliche Moschee gegenüber. Sie stammt nach der Inschrift aus
dem Jahre 935 H. (1528/9) und ist in allem offenbar ihrem Gegenüber nachgeahmt. Nach
DIE EIGENLTICHE MOoscHEE. 31:
sieben vergitterten bzw. vermauerten Türöffnungen folgt zuerst der Haupteingang zum Hofe. Dann
die zweite Madrase (Taf. XX, 2 u. Abb. 259). Diese aber steht mit ihrer Fassade nicht am Hofrande
selbst, sondern tritt weit zurück. Die Flucht des Hofrandes halten vielmehr lediglich zehn Bogen
fest, die auf neun Säulen zwischen zwei Eckpfeilern ruhen. Ob diese nun als eine Art Vorhalle
für die dahinter liegen-
de Mauer geplant oder
unabhängig davon als
Abschluß des Hofes ge-
dacht waren, läßt sich
nicht auf den ersten
Blick entscheiden. Die
Steinmadrasa dahinter
stammt aus dem Jahre
625 (1228), die Arka-
denreihe dagegen sieht
weit älter aus, ist auch,
scheint es, in keiner
Weise mit der Madrasa
verbunden. Die Tafel
XX zeigt diese Arka-
denreihe in ihrer vollen
Ausdehnung. Über kur-
zen dicken, auf zwei
Steinstufen stehenden
oder in drei Stufen
steckenden Säulen mit kp. 359% Diierheir, Große Mose
antikem Ablauf sitzen
schwere Kapitelle, die Spitzbogen tragen. Gerade im Scheitel ihrer Profilierung hört die Wand
in einer Horizontalen auf. Der dritte Bogen von Osten (rechts) her ist heute das Tor eines
kleinen, einstöckigen Gebäudes, dessen Fassade die Bogen durchsetzt. Sieht man von diesem
314 Dis GROSSE MoscHEE VON DIJARBEKR.
ganz jungen Einbau ab, so stellt sich der Eindruck einer Vorhalle für die Madrasa ein, das
verbindende Holzdach mag zerstört worden sein. Wichtig nun ist, daß Säulenschäfte und
Kapitelle antiken Ursprunges sind (Abb. 260/1), also sehr wohl von der ersten Moschee herrühren
könnten. Es ist eine alleemein bekannte Tatsache, daß das Säulenmaterial aller älteren Moscheen
von antiken und christlichen Bauten genommen wurde und die Muslime erst sehr spät anfingen,
selbständig Säulen herzustellen. Es würde also durchaus der normalen Erscheinung frühislamischer
Moscheen entsprechen, wenn wir uns die älteste Moschee von Amida in der Art der Ruine von
Baalbek als einen Arkadenhof dächten, nach Süden mit einem Wald von Säulen in der Art
derjenigen, die heute die nördliche Hofarkade bilden. Man beachte, wie verwandt die Er-
Abb. 261. Dijarbekr, Große Moschee: Kapitelle der Nordarkade,
scheinung dieser Säulenflucht in vielen Einzelheiten mit den Säulen und Bogen der großen
Moschee von Baalbek ist. Mehr läßt sich vorläufig auf Grund der Aufnahmen pE BEYLIES
nicht sagen.
Wir betrachten nun die Kapitelle der Nordarkade um ihrer selbst willen. Sie fallen durch
ihre großen, wuchtigen Dimensionen auf, scheinen also von einem bedeutenden Monumentalbau
herzurühren. Es braucht wohl kaum gesagt zu werden, daß sie schwerlich importiert sind.
Will man byzantinischen Import und einheimische Arbeit nebeneinander sehen, dann vergleiche
man in Jerusalem die zierlichen Kapitelle des Kettendomes mit den Säulen der benachbarten
Moschee el-Aksa, die von ähnlich massiver Art wie die in Rede stehenden Kapitelle von Amida
und diejenigen in Baalbek sind.‘ Die Form ist in Amida und Baalbek sehr ähnlich, in der el-
Kleinasien, ein Neuland, S. 129.
abi
DIE EIGENTLICHE MOSCHEE. 31:
Aksa öfter total verschieden. Die Kapitelle der el-Aksa sind Vertreter einer jüngeren Zeit;
selbst das gewöhnliche korinthische Kapitell hat dort einen abschließenden Wulst unten und
fast quadratische Deckplatte. Die Kapitelle von Amida dagegen machen den Eindruck älter,
d. h. vor dem 6. Jahrhundert, entstanden zu sein. Die späteren Formen der Kämpfer- und
Korbkapitelle fehlen noch ganz, die korinthische Ordnung ist alleinherrschend. Die Kapitelle
sind verschieden hoch, stammen also nicht alle von demselben Bau. Zwei von ihnen sind eigen-
artig. Es sieht aus, als wenn von den Ecken der Deckplatte Spitzen, untereinander durch Rund-
bogen verbunden, herabhingen. In Wirklichkeit schieben sich, Abb. 261, unter die Enden der
Deckplatte eingerollte Ranken, unter denen von einer Mitte der Deckplatte zur andern Gir-
landen hängen, die untereinander durch den orientalischen Knoten verbunden sind. Das Motiv ist
an sich spätantik und ziemlich allgemein gebräuchlich, besonders in Kleinasien und Alexandrien;
gewöhnlich treten Putti als Träger der Girlanden auf, auch an Kapitellen. Die Girlande findet
sich gleich dreimal an der angrenzenden Ostfassade, wo jedoch die Mittelbossen, vielleicht Fi-
guren, weggeschlagen sind.
Eigenartig ist nur die Ver-
bindung der Kapitelle mit
ihren Voluten und der Gir-
lande zu spitzen Sporen, die
geschlossene Bogen bilden.
Die Neigung zur Bildung
ähnlicher Sporen an den
Blattenden beobachtet man
auch in den koptischen
Denkmälern Ägyptens.! Ich
gebe hier Abb. 262 ein De-
tail der Säulenstellungen aus
den Klöstern bei Sohag in
Öberägypten, das in der vor-
liegenden Arbeit auch schon
oben S. 201 zum Vergleich
hätte herangezogen werden
können. Man sieht ein ko-
sinthisches Kapitell ohne
Deckplatte, die Blattspitze stehen wie Stacheln nach abwärts.
Ich setze nun die Betrachtung der eigentlichen Moschee, wie sie heute ist, fort.
Der Westflügel ihrer Fassade ist nach den Inschriften 4854 H. (1091/2) von Malik-shäh, der
Ostflügel 550 H. (1155/6) von Mahmud ibn Ilaldi erbaut. Das Hauptschiff in der Mitte
(Taf. VIII, 1) ist an der Fassade nicht datiert, an Stelle der Inschriftfriese erscheinen dort die
höheren Torbogen, begleitet von (wohl ganz moderner) Muschrabyenpatronierung. Der Mittel-
trakt kann also zwischen 1091/2 bis 1155/6 oder vor dieser Zeit entstanden sein — oder später?
Die Quadern sind weder mit denen im Osten noch mit den westlich anstoßenden bündig, ob-
wohl beide Flügel im Niveau der Lagerfugen genau übereinstimmen. Ich urteile freilich nur
nach den weißen Strichen in Abb. VIII, 1, die aber nach einzelnen Detailaufnahmen tatsächlich
mit den wirklichen Fugen identisch sind. Da fällt nun auf, daß sowohl von links wie von
rechts etwas unter der Höhe des Türsturzes Steine der Seitenfluchten in die Fassade des Mittel-
traktes einspringen. Danach scheint doch der Mitteltrakt zuletzt gebaut zu sein. Wie dem
auch immer ist, jedenfalls stehen wir vor einer sehr sonderbaren Bauführung. Sie kann nur
verstanden werden, wenn der Ostflügel nicht als nachträglich notwendig gewordene Erweiterung
Abb. 262. Sohag (Oberägypten), Kloster: Kapitellbildung.
! Vgl. auch meine „Koptische Kunst“, Nr. 7356, Taf. IV.
316 Dis GROSSE MOSCHEE VON DWARBEKR.
des Westflügels geschaffen wurde — man vergleiche nur, wie sich die Moscheen in Fustat und
Cordoba allmählich durch Agglomeration erweitert haben, sondern wenn das Ganze von vornherein
einheitlich entworfen war und dann in Teilstücken gebaut wurde. Die einfachste Lösung wäre
freilich, wenn der Bau, der dem heutigen vorausging, dessen Plandisposition (S.44) gezeigt hätte
und man 1091—1156 nur die baufälligen Teile allmählich durch neue ersetzt hätte. Wenn es
aber richtig ist, den Bericht des Nasiri Khusrau vom Jahre 1046/7 auf unsere Moschee zu be-
ziehen und der ältere Bau den Typus des Säulenwaldes hatte, dann müßten wir eine andere
Lösung für das Problem der Bauführung suchen.
Es gibt eine Stelle bei Samhudi, die bezeugt, daß es schon in der Zeit Walids (705 —15)
zwei Bautypen für die Moschee gab. Walid, der bereits die Moschee in Damaskus erbaut hatte,
als er auf einer Pilgerfahrt die neue Moschee in Medina sah, rief aus: „Welcher Unterschied
zwischen meiner Moschee und der eurigen.“ Worauf man ihm antwortete: „Wir haben nach
Art der Moschee, ihr aber nach Art der Kirchen gebaut.“ „Nach Art der Kirchen“, das muß
man zugeben, trifft als Charakteristik auch für unsere Moschee zu: zwei Pfeiler-Basiliken, auf
ein Querschiff zulaufend, das ist eine Raumdisposition, die seit dem Aufschwunge der Kirche
im 4.—5. Jahrhundert gar nicht selten gewesen sein dürfte. Sie entstand wahrscheinlich so,
daß man zunächst am Grabe eines Märtyrers ein Martyrion mit Kuppel erbaute und dann, als
der Zudrang der Andächtigen wuchs, Basiliken hinzufügte. Man denke daraufhin Baukomplexe
wie die Grabeskirche in Jerusalem vor Modestus, die Bauten des Paulinus von Nola, die Menas-
stätte, die „Doppelkirche* in Ephesus und besonders das Simeonskloster in Nordsyrien durch.
Läge nicht die zweideutige Nachricht des Nasiri Khusrau vor, dann könnte man annehmen,
daß im Grundriß der heutigen Moschee eine solche Erinnerung an das einstige christliche
Heiligtum stecke. Man müßte beim Erwägen dieser Möglichkeit von einem im alten Amida
hochverehrten und dort bestatteten Märtyrer ausgehen. Über einen solchen ist jedoch meines
Wissens nichts bekannt. Dagegen berichten die Annalen vom Jahre 629, daß Kaiser Heraklius,
der die Sasaniden aus Mesopotamien verjagte, in Amida die große Kirche zu bauen befohlen
habe und daß diese im Jahre 770 durch die Fürsorge des Episkopus Georgius Periodeuta und
des Archidiakons Thomas wieder hergestellt wurde. Ob das die Thomaskirche ist, von der
Wakidi sagt!, sie sei unter den Christen und Muslimen geteilt worden? Mit der letzten Angabe
wird der Weg gewiesen, den wir ohne den Wunsch, alle Möglichkeiten zu erörtern, sofort hätten
betreten können. Denn was hier von der Hauptkirche Amidas berichtet wird, ist eine in erster
Linie von Damaskus her bekannte Tatsache. Ob nun eine grundlose Übertragung auf Amida
stattgefunden hat oder nicht, jedenfalls ist es sehr bemerkenswert, daß der Grundriß der Moschee
von Amida übereinstimmt mit dem der großen Moschee von Damaskus (Abb. 263)’, die von den
Erbauern der Moschee in Medina dem Walid ins Gesicht als nach Art der Kirchen erbaut
bezeichnet wurde. Der Plan unserer Moschee könnte also sehr einfach die Nachahmung des-
jenigen von Damaskus sein. Das würde die durch Nasiri Khusrau wie durch den Mangel eines
bedeutenden Märtyrerheiligtums in Amida geschaffene Schwierigkeit einer anderen Deutung des
Problems erklären.
Es gibt noch ein drittes Beispiel dieses seltenen Moscheentypus, den großen Bau am Fuße
des Burgberges von Ayasoluk, die im Jahre 1375 von dein Aidiniden Isa I. erbaute große
Moschee des alten Ephesos. Ihr Plan sei hier Abb. 264 neben den von Damaskus gestellt zum
Vergleich mit Amida. Man sieht, Amida steht Damaskus in dem Verhältnis der Dimensionen
des Hofes sowohl wie der Moschee selbst sehr nahe, entgegen Ephesos, das sich als eine freie
Umbildung desselben Typus erweist. Der langgestreckte Hof ist fast quadratisch geworden,
ebenso die Seitenhallen der Moschee. Dagegen stimmen Damaskus und Ephesos in den rings-
umlaufenden Arkaden des Hofes und der Anlage der seitlichen Zugänge unmittelbar vor
! Assemanı, Bibl. orient., II, p. 102, 11% (nach Rırrer, Erdkunde, XI, 5. 32).
® Es kommt zum Vergleich nur der mittlere Teil der Damaskusmoschee in Betracht,
DiE EIGENTLICHE
MOSCHEE.
Bat
der Fassade überein; in Amida stehen an den Schmalseiten die beiden höchst sonderbaren
Fassaden mit ihren verschiedenen Durchgängen. Ephesos und Amida schließen sich zusammen
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durch die Mauerflucht mit zahlreichen Türen ent-
gegen der Säulenfront an der Fassade von Damas-
kus. Im Innern der Moschee stehen sich Damaskus
und Ephesos nahe dadurch, daß sie den Mitteltrakt
durch Kuppeln eindecken, Amida dagegen das Holz-
dach der Seitenhallen auch hier beibehält. Bezüg-
lich der Seitenhallen stellt sich Amida in der Drei-
schiffigkeit neben Damaskus, Ephesos bleibt allein
mit seinen zwei Schiffen. Manches in dieser wech-
selnden Bauart hängt von den absoluten und relativen
Dimensionen ab; der Baukomplex in Damaskus hat
132X38 m, in Amida ca. 71%X46,20 m, in Ephesos
ca. 50%56,53 m.
Ich gehe bei der Einzelbetrachtung der Moschee
von Amida zunächst aus vom Äußern. Die langge-
streckte, fast völlig schmucklose Fassade (Taf. VIII/1)
ist zwischen 1091 — 1156 entstanden. Was bedeutet
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A, Babel Berid
B. Bab Jerdn
C, Bab Jerün (Nur$h door).
D. Bab-ez-Zindeh
E, Madinet el Ghurbiych.
H, Kubber el Kuctub,
1, Kubbet el Ochmau.
J Kubbet es Sam.
sent Mena
s.12. or
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Damaskus, Große Moschee:
Große Moschee:
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Grundriß
318 DiE GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR.
diese Tatsache in der Geschichte der islamischen Baukunst? War man damals wirklich noch
nicht über diese kahlen Mauern mit dem Inschriftbande hinaus? Es ist sonderbar genug, daß
man einige Jahre nach dem Baubeginn ein Prunkstück wie die westliche Maksura danebenstellt.
Hatte der Islam damals noch keinen eigenen Schmuckstil, mußte er zur Antike und ihrer
Nachahmung greifen, um über die einfache Zweckform, die in der Vorderwand der Moschee
vorliegt, hinaus zu großdekorativer Wirkung vorzudringen?
Abb. 265. Kairo, Moschee el-Akmar: Fassade.
Um diese Fragen zu beantworten, muß ich etwas weiter ausgreifen. In demselben Jahre,
in dem neben dem kahlen Westflügel der Moschee die üppige spätantike Säulenfassade
vollendet wurde, entstand in Kairo eine Moscheenfassade, die im Reichtum ihrer deko-
rativen Motive selbst neben den reichen seldjukischen Fassaden des 15. Jahrhunderts in
Kleinasien und dem Übermaß von Schmuck an den späteren Bauten des Islam bestehen
bleibt. Ich gebe hier eine Abbildung davon Abb. 265. Dargestellt ist die im Jahre
519 H. (1125) von dem Fatimidenvezier al-Ma’mun in Kairo erbaute Moschee, die heute el-
Akmar heißt. Diese Wand bildete die äußere Westwand des Hofes der Moschee; sie war
völlig durch allerhand Buden verstellt, als zuerst Bercnem die Inschriften unter der Tünche
hervorkratzte und dann Franz-Pascna und ich auf die Freilegung drangen. Ein Mittelrisalit
' Nach einer Aufnahme, die ich Direktor Herz-Bry verdanke.
DiE EIGENTLICHE MOoscHEE. 319
zeigt neben der großen Nische des Haupteinganges unten kleinere Nischen, darüber ein Sta-
laktitenfeld und oben eine Flachnische. Der linke Seitenflügel endet mit einer Stalaktiten-
konsole an der Ecke und zeigt über seiner Portalnische Ornament-Rauten und ein zierlich durch-
brochenes Fenster neben zwei anderen fast zerstörten Motiven. Es ist ja möglich, daß die
Moschee in Amida einst an der Nordseite anstelle der beiden Madrasen eine ähnlich reich
geschmückte Fassade hatte. Diese wird dann aber kaum der el-Akmar in Kairo ähnlich, sondern
wie die Ostfassade nachgeahmt gewesen sein der antiken Säulenwand im Westen. Wenn also
die Akmar-Fassade nicht das Allgemeinvermögen der Kunst des Islam um 1125 repräsentiert,
dann wird sie wohl eine Schöpfung des Kairiner Zweiges sein? Auch das ist nicht der Fall.
Die koptische Kunst war nur in dem, was sie von Asien übernommen hatte, ein Vorläufer des
Islamischen. Im übrigen spielt sich die Entwickelung der islamischen Kunst ganz im Innern
von Vorderasien ab; was wir in Ägypten sehen, und so auch die Akmar-Fassade, sind Aus-
strahlungen dieser Bewegung. Daß dieses Werden sich nicht etwa in Amida vollzieht, belegt
eben die Moschee, die wir hier monographisch behandeln. Ebensowenig wie Konstantin von
Rom aus der christlichen Kunst den großen Anstoß gab — er stellt den Konstantinsbogen
genau so zusammen wie Malik-shah die Westwand — ebensowenig ist der Anstoß auf dem
Gebiete der islamischen Kunst vom nordischen Grenzlande Mesopotamiens ausgegangen. Was
man dort um 1100 konnte, zeigt Amida, was aber im Zentrum geleistet wurde, zeigt glänzend
el-Akmar. Man lasse sich nicht durch ihr Material täuschen. Sie ist die älteste Steinfassade
in Kairo. Aber ihre Dekoration ist gewiß nicht in Stein entstanden, sondern das Resultat einer
uralten Entwickelung, von der wir nichts wissen und wissen können, weil ihre Spuren infolge
der Vergänglichkeit des Materials fast vollständig verschwunden sind. Jetzt, wo man anfängt,
neben Antike und altern Orient auch die Denkmäler von Buddhismus, Christentum und Is-
lam zu beachten, tauchen allmählich auch die Umrisse einer Kunstentwickelung auf, die noch vor
kurzem niemand ahnte und die heute noch sehr natürlich von den im Schulglauben an Hellas
und Ron Aufgewachsenen geleugnet wird: es zeigt sich, daß neben der Treibhauskunst dessen,
was wir Altertum nennen, neben den Kulturen am Nil, in Mesopotamien und dem griechischen
Insellande, der alte allgemein herrschende volkstümliche Strom in Asien weiterläuft, daß er zur
Zeit des Verblühens der ägyptisch-assyrischen und griechischen Kulturen wieder die Oberhand
gewinnt und durch den Islam sich zur extremsten Eigenart entwickelt. Die Ornamente der Ak-
mar-Fassade gehen auf Stuck, Holz, Bronze zurück; neben Assyrischem und Antikem setzt sich
stark auch schon der erneute alte Geist des abstrakt Ornamentalen durch, und die türkischen
Elemente, die diese Wandlung in dem alten Kernlande des Orients, dem südlichen Mesopo-
tamien herbeiführen, sind damals, als die Moschee el-Akmar und die große Moschee in Amida
entstehen, bereits Sieger oder wenigens auf dem besten Wege, es zu werden. Was wir in Amida
vor uns haben, ist von diesem großen Strome noch unberührt. Dort steckt man noch, unbe-
irrt durch die neuen Dekorationssysteme, in der Steinkonstruktion, oder man greift zurück auf
die antiken Denkmäler des Landes. Es mag sein, daß ein gut Teil dieser Zustände durch das
landesübliche Baumaterial, den schwer zu bearbeitenden Basalt, mitverschuldet ist. Man be-
gnügt sich oft einfach damit, ihn durch Streifen weißen Steines dekorativ zu durchsetzen.
Die Mitte der Fassade wird gekennzeichnet durch eine Nische." Der Fall ist nicht ver-
einzelt; auch die Ruine von Baalbek (Abb. 258) zeigt an derselben Stelle eine Nische. Es
handelt sich wohl um ein für die im Hofe Betenden bestimmtes Mihrab.” Man sieht, daß sie
in Amida mit Stalaktiten abschließt und darüber ein Holzbalken gelegt ist. Auch dafür gibt
es Parellelen. Ich bilde hier, Abb. 266, das Mittelstück der Eingangsfassade des Hofes in der
Universität in Kairo, der berühmten Azhar-Moschee ab, deren Kern 970—972 erbaut ist. Auch
' Daß Texıer Abb. 248 da eine Tür zeichnet, ist woll eines seiner vielen Versehen.
® Es war oben S. 245 f. davon die Rede, daß auch die Christen der ältesten Zeit solche Hofapsiden kannten.
320 Dies GROSSE MOSCHEE VON DIWARBEKR.
hier erscheint in der Mittelachse, die zugleich durch den Haupteingang gekennzeichnet ist,
der Balkon. Er entspricht wohl dem Minbar im Innern der Moschee.
Die Fassade der Azhar-Moschee kann auch weiter leiten in der Betrachtung der Seitenteile
der Fassade von Amida. Man sieht den Haupteingang im Perserbogen ähnlich dem englischen
Tudorbogen gewölbt und daneben dieselben Bogen, heute durch Mauern geschlossen. Darüber
sind zu beiden Seiten Flachnischen mit dem Perserbogen gebildet, dazwischen, wie unten im
Zwickel, eine Rosette. Von alldem findet sich nichts an der rechten Hälfte der Fassade von
Amida, die 1091 von Malik-shäh errichtet ist. Dort herrscht der Spitzbogen aus Kalksteinen statt des
gemauerten Perserbogens und angewendet nicht um seiner selbst willen, sondern mehr als Ent-
lastung für den geraden Steinbalken, dessen Konstruktion mit dem mittleren Keilstein bereits
erwähnt wurde. An Stelle dieser Art ist gegenüber am linken Flügel von 1155/6 ein einziger, an den
Enden aufliegender Steinbaiken getreten, dazu an einer Tür (Taf. XII/2) ein Fassadenschmuck, der
zurückleitet auf die Azhar-Fassade. Auch an dem Bau des Ilaldi sind seitlich Flachnischen an
Abb. 267. Dijarbekr, Große Moschee:
Abb. 266. Kairo, Moschee el-Azhar: Hofansicht des Haupteinganges Schnitte. Vgl. den Grundrib S. 44.
gebracht, nur zeigen sie im Gegensatz zur persischen Art der Azhar den syrischen Typus, den
wir schon von den Mauern und Toren her kennen.
Über die innere Ausstattung der Moschee ist nichts Näheres bekannt. Die Höhengliede-
rung und das Dach betreffend, Abb. 267, können wir das in den Schnitten Gegebene lediglich
als wahrscheinlich bieten. Das auf die Kibla zulaufende Hauptschiff sieht man in seiner
Aulsenerscheinung gut in Taf. VIIL,1. Es hebt sich um eine volle Geschoßhöhe über die Seiten-
hallen heraus und wird durch umlaufende Fenster, die nach der Photographie rundbogig sind,
nach Beyuıß aber im Innern so erscheinen, als wenn halbrunde Öffnungen (arab. täq) mit
spitzbogigen Fenstern wechselten. Die Decke soll im Innern flach sein. Über dem Dachgiebel
sieht man in Taf. VIII, 1 das Minaret. Davon später. Die Seitenflügel sind durch ein gemein-
sames Dach eingedeckt, dessen Gebälk im Innern offen sein muß, so daß Bryum da den Ein-
druck von drei einzelnen Dächern gewinnen konnte. Es scheint das in der Tat die ursprüng-
liche Dachform gewesen zu sein. Dafür spricht fürs erste die Deckenbildung in der großen
DIE EIGENTLICHE MOSCHEE. 321
Moschee in Damaskus. Ich gebe hier Abb. 265 eine Aufnahme, die Bercnkem gleich nach dem
Brande von 1893 gemacht hat. Wir stehen in der östlichen Seitenhalle, deren Säulen damals
einstürzten. Man sieht quer vor sich das auf die Kibla losgehende Hauptschiff mit der Kuppel.
Auf den Quadern der uns zugekehrten Wand erscheinen im Verputz noch die drei Dachgiebel.
Sieht man durch die Bogen hindurch, dann steht da noch ganz hinten die Giebelwand im
Mittelschiff aufrecht. Man kann am Mangel einer horizontalen Teilung an dieser Giebelwand
feststellen, daß der Dachstuhl offen gewesen sein muß.! Dagegen war er, wie ich einer alten
Aufnahme von BoxrIss entnehme, in den Seitenschiffen durch eine horizontale Decke dem Blick
entzogen. Man sieht in Abb. 268 auch deutlich, daß an den Längswänden der Seitenhallen
teihen rundbogiger Fenster hinlaufen, die ebenso über den Säulenarkaden des Innern festgehalten
Abb. 268. Damaskus, Große Moschee: Innenansicht nach dem Brande von 1893
sind. In der inzwischen im Innern neu aufgebauten Östhalle sind dagegen heute, wie auch
eine Aufnahme OPrPrExHEins belehrt, Säulchen (mit zu Konsolen umgebildeten Bogen) über die
unteren Arkaden gestellt, so daß jetzt der Anblick zustande kommt, wie ihn Nasiri Khusrau
für die Moschee von Amida vom Jahre 1046/7 beschreibt. Man darf daraus noch nicht schließen,
daß die Moschee von Damaskus in diesem Motiv Vorbild für Amida gewesen sei.
Hier ist nun vielleicht der Ort, einer Moscheenruine Erwähnung zu tun, die Legationsrat
Freiherr von OrrExneim in Harran photographisch aufgenommen und Sacnau schon 1883 be-
schrieben hat.” Letzterer schildert sie als ein großes, von einer hohen Mauer eingefriedetes
Viereck, wovon die östliche Begrenzungswand mit Türen und Fenstern noch erhalten sei. Wir
sehen sie Abb. 269. Im Zusammenhange mit Amida-Damaskus interessieren die drei Giebel
ı Ve]. die alte Aufnahme Bercnens vor dem Brande bei Phen& Sriers, Architecture East and West, p. 238.
* Reise in Syrien und Mesopotamien, S. 220 f.
Amida
3232 Dis: GROSSE MoscHEE VON DWARBEKR,
nebeneinander. Von rechts, Norden, her beginnend, sieht man zunächst eine Mauer mit zwei
Fenstern, dann ein schönes Tor mit Hufeisenbogen auf korinthischen Pilastern, umschlossen
von einem schweren Fries von Rundlappen, der unten in die Horizontale umbricht. Es sei
gleich gesagt, dal Sacırau über diesem Tor Reste einer arabischen Inschrift sah und rechts
Abb. 269. Haran, Moscheernine: Ostansicht.
davon, d. h. nördlich in der daranstoßenden Mauer, von ciner andern Inschrift noch lesen
konnte: „Unser Herr und König usw. Saläh-eddin hat die Erlaubnis gegeben, daß usw.*“. Sacnav
nimmt an, daß ein Teil dieses Baues, sei es Neubau, sei es Restaurierung, aus der Zeit Saladins
(1171— 1193) stamme. Auf das Tor folgt dann südlich der erste Giebel mit einem hufeisen-
bogigen Fenster, darunter drei rechteckige; dann der zweite jetzt zum größten Teil eingestürzte
Abb. 270. Harran, Moscheeruine: Innenansicht
Giebel von gleicher Breite; Tor und Fenster haben den Einbruch veranlaßst. Nach den erhaltenen
Bogenansätzen dürften sie spitz oder im Perserbogen eingewölbt gewesen sein. Daneben noch
ein spitzbogiges Fenster. Es folgt der dritte Giebel, der schmäler ist und tiefer ansetzt, mit
dem kleinen Hufeisenbogenfenster und drei rechteckigen Öffnungen darunter. Die Mauer geht
dann noch ungefähr in der Breite eines größeren Giebels weiter und zeigt in der Mitte eine
Tür. Man beachte den an der Giebelbasis durchlaufenden Stufenfries und das stellenweise er-
URSPRUNG DER BEIDEN NMOSCHEETYPEN. 323
haltene Geison. Daß diese Fassade nicht rein antik oder christlich, sondern frühislamisch
durchsetzt ist, steht wohl fest. Ob Saladin auch an ihr beteiligt ist, wird zu erörtern sein.
Wir sehen uns den Ruinenkomplex nun von innen an (Abb. 270) und beginnen
wieder mit der Längsmauer des Hofes im Norden. Sie erscheint gleich rechts neben dem
Bogen, der am linken Bildrande steht. Man sieht die beiden Fenster, dann das „Saladin-Tor“;
die Ansätze zuseiten desselben weisen auf eine Bogenreihe. In der Tat lag hier im Norden
ein Vorhof; Sacnau sah noch in ihm das Wasserbassin. Das „Saladintor* erscheint wie eines
der Tore mit dem abgestuften Bogen an der Amida-Westfassade und in Ephesos unmittelbar
vor der Fassade; davor würden die Hofarkaden auf die Fassade der Moschee gestoßen sein.
Danach muß das „Saladintor* noch zum Hofe gehören, und es muß dann auch, etwa wie in der
Azhar-Moschee zu Kairo, eine Arkadenreihe als Hofabschluß vor dieser Fassade angenommen
werden; der Pilaster mit dem Laubkapitell und dem Bogenansatz links am „Saladintore“ weist
darauf. Dann folgt nach Süden die eigentliche Moschee.-. Wir sehen die drei Giebel und am
Ende eines jeden Ansätze von Pfeilerreihen, von denen einige Stützen rechts noch aufrecht
stehen. Was bedeutet nun der Bogen links? Er bleibt in der Flucht der übrigen Pfeiler-
reihen." Nach Sacnau kann kein Zweifel sein, daß dieser Rundbogen bedeutend breiter ist als
die einst angrenzenden Reihen von Spitzbogen. Wir kämen so anscheinend auf ein viertes
Beispiel des Kirchentypus, der in den Moscheen von Damaskus, Amida und Ephesus vorliegt,
ein Beispiel, das Amida durch die Verwendung von Pfeilern statt der Säulen besonders nahe
stände. Wie die drei früher besprochenen Vertreter jeder vom andern etwas abweichen, so würde
die Eigenart der Harranmoschee vor allem darin liegen, daß das dritte Schiff der Seitenhallen
schmäler als die beiden nördlichen ist und die Moschee sich offenbar nach Süden noch fortsetzte.
Es könnte sich also vielleicht auch um ein Beispiel des anderen Typus mit breiterem Mittel-
schiff handeln. Zu dieser Moschee gehört endlich auch das Wahrzeichen von Harran, ein schlanker
Turm, von dem unten die Rede sein wird.
3. URSPRUNG DER BEIDEN MOSCHEETYPEN.
Im Augenblick, wo ich dieses Buch dem Drucker übergeben will, erscheint eine Arbeit
über Antike, Islam und Okzident von Hermann TurerscH unter dem Öbertitel „Pharos.“?” Der Ver-
fasser ist klassischer Archäologe, hat aber jahrelang im südlichen Oriente, besonders in Alexandria,
gearbeitet. Man begreift daher, daß er fortschrittlich unter Antike nicht nur, wie es traditionell
ist, Hellas und Rom versteht, sondern die gesamte Kunst des Altertums, Vorderasien also und
Ägypten mit inbegriffen. Trotzdem verrät sich bei ihm ein Schwanken und die Neigung, das
Steuer im alten Fahrwasser zu halten, ähnlich wie in K. M. Kaurmanss 1905 erschienenen
Handbuch der christlichen Archäologie, der auch meine Wege gehen wollte. ohne sich ent-
schließen zu können, dem alten Glauben völlig abzusagen. Ausgehend vom Pharus behandelt
TuıerscHh sehr eingehend das Minaret und den christlichen Turmbau, in einem Anhange auch
die Entwicklung der Moschee. Ich gehe von diesem letzten Abschnitte aus, muß aber gleich
sagen, daß TuıerscH’ Scheidung engerer Typengruppen nicht zutrifft. Ich setze dafür meine
eigene, auf Grund vieljähriger Erfahrung gewonnene Einsicht.
Die typische Moschee des Islam tritt in zwei Arten auf, einer syroägyptischen, die auch
auf Nordafrika und Spanien übergreift, und einer mesopotamischen, die durch die persisch-
türkischen Statthalter auch in Kairo eingeführt wird. Die erstere verwendet als Stützen mono-
lithe Säulen, die den spätantiken und christlichen Denkmälern entnommen wurden, die letztere
gemauerte Pfeiler. Ich gebe hier für jede Art ein Beispiel.
! SacHau gab irrtümlich an, er wende sich mit der Front nach Osten.
? Bei B. G. Teuexer, 1909. Vgl. meine Besprechung unter dem Titel „Antike, Islam und ÖOkzident“ in den
Neuen Jahrbüchern f. d. klass. Altertum XXIII (1909), S. 354 f.
41*
324 Dis GROSSE MOSCHEE VON DIWARBEKR.
Abb. 271 zeigt den Grundriß der Moscheeruine
in Baalbek!, von der oben 8. 312 die Rede war, und in
Abb. 272 eine Ansicht vom Hof aus auf den Gebetraum
gegeben ist. Wirsprachen dort von den dicken, kurzen
Säulen, die im Süden hinter den den Hof umschließenden
Pfeilern aufragen. Es sind im ganzen drei Reihen, jede
teihe mit 10 bezw. 11 Säulen. Das ist sehr bescheiden.
Nasiri Khusrau spricht in Amida von 200 Säulen, in
der Amr-Moschee in Altkairo, in Kairuan und Cordoba
handelt es sich um ganze Säulenwälder. Übrigens
weckt schon Abb. 272, eine Aufnahme des Freiherrn
von OPPENHEIM, die aus der Südostecke auf die drei
Säulenreihen und die vorgelagerten Pfeilern gernacht ist,
mit ihren 30 Säulen den Eindruck der großen Menge.
Die Schäfte sind, soweit sie Ablauf haben, alle antik
(Basen fehlen); sie sind ganz verschieden dick und
hoch, ebenso die Kapitelle. Obwohl alle korinthisch,
Abb. 271. Banlbek, Moschee: Grundriß. zeigen die einen richtigen Akanthus, die andern
löffelförmige Blätter. Wenn die Säule zu hoch war,
wurde die untere Hälfte des Kapitells weggeschlagen. Die spitzbogigen, parallel zur Kiblawand
laufenden Arkaden helfen ebenfalls zum Ausgleich dadurch, daß einmal über dem Kapitell ein
4
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Innenansicht von der Südwand her.
Abb. 272. Baalbek, Moschee
! Nach einer von BERCHEM zur Verfügung gestellten Aufnahme von E. Farıo. Die Aufnahme, die THıErscH,
S. 235, Abb. 420, wiedergibt, ist nicht richtig.
URSPRUNG DER BEIDEN MOSCHEETYPEN. 325
Sattelstein liegt, ein andermal nicht. Das Dach bestand jedenfalls aus Holz; die Moschee wäre
heute ohne weiteres wieder in Stand zu setzen. Dieses kleine nordsyrische Beispiel gibt den
am Mittelmeere herrschenden alten Typus prächtig wieder. In der Mitte des Hofes ist ein
Wasserbecken ausgetieft (Abb. 258), an dessen Ecken drei bzw. vier Säulen als Träger eines einst
über dem Becken liegenden Schirmdaches stehen. Das Minaret liegt neben dem Portal der Nord-
westecke. Die Mehrzahl der Eingänge befindet sich an der Ostseite. In der NS.-Achse liegt das
Mihrab, eine kleine Nische, der außen wohl durch eine Mauervorlage Tiefe geboten wird. Man
blicke nochmals zurück auf Abb. 272 und wird bemerken, daß vor dem Mihrab ein breiter
Bogen durch Pfeiler gebildet wird, an den sich Halbsäulen anlehnen; das bestätigt auch der
Grundriß Abb. 271. Die über den angrenzenden Interkolumnien errichteten Bogen sind sehr spitz.
Man hat an dieser Stelle also drei verschieden weite Bogenstellungen nebeneinander. Wie der
breite Mittelbogen wirkt, zeigt Abb. 272. Trotzdem die Schiffe überall gleich breit sind, wird doch
durch dieses eine Motiv auf das Mihrab vorbereitet.
Ich gehe über auf den zweiten, den mesopota-
mischen Pfeilertypus. Abb.
273 zeigt die vom General
DE BEyLı£E aufgenommene
Moschee von Abu Dolaf, ca.
15 Kilometer nördlich von
Samarra, also im südlichen
Mesopotamien gelegen. Wir
sehen einen 105 X 155 m
großen Hof, auf allen Seiten
umschlossen von Pfeilern,
und zwar in zwei Reihen auf
drei Seiten, in fünf Reihen
auf der Südseite. Aus mehr-
fachen Gründen stelle ich vn |
neben diese Grundrißskizze Abb. 273. Abb. 274.
5 . Abu Dolaf, Moschee: Grundriß Kairo, Tulun-Moschee: Grundriß,
gleich die exakte Aufnahme
der 876—879 erbauten Moschee des von Bagdad nach Ägypten gesandten Türken Ahmad ibn
Tulun in Kairo, Abb. 274.” Der Hof ist fast quadratisch und hat 90 X 92 m Größe. Die
Zahl der Pfeilerreihen ist genau die gleiche, nur die Zahl der Stützen selbst wechselt um
ein weniges. Abu Dolaf hat 149, die Ibn Tulun 160 Pfeiler, d. h. in jeder Reihe einen
mehr. Verschieden ist nur die Art der Umfassung des ganzen Baues. In Abu Dolaf steht
15,50 m von der äußeren Pfeilerreihe eine durch Rundtürme befestigte Mauer, in Kairo um-
schließt den Innenraum eine Wand mit Türen, um die sich eine zweite äußere Mauer in einem
Abstand von ca. 19 m legt. Sie hat keine Türme (Abb. 62). Das Minaret steht in beiden Moscheen
an derselben Stelle, d.h. dem Mihrab gegenüber außerhalb der (inneren) Mauer; es hat quadra-
tische Basis, der Aufstieg ist durch eine außen herumlaufende Rampe bzw. rampenartige
Treppe hergestellt.” An der Kiblaseite fehlt in Kairo die äußere Mauer; die Pfeiler stehen vor
dem Mihrab weder hier noch in Abu Dolaf weiter auseinander. Die Pfeiler sind aus Ziegeln
aufgebaut und in Abu Dolaf einfach durch tief profilierte Nischen, in Kairo unten durch vier
Ecksäulen, oben durch kleine, offene Arkaden gegliedert. In Kairo kommt dazu reicher
Ornamentschmuck in Stuck; über ihn ist Mschatta, S. 346, gehandelt. Die Bogen sind in Abu Dolaf,
,
soweit sie noch stehen, sehr breite Spitzbogen mit dem für Persien charakteristischen Rücksprung‘*,
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ı Im Gegensatz zu Harran. — ? Comite de conservation des monuments de l’art arabe, VII (1890), Taf. 1, S. 37 f.
° Vgl. dazu meine Notiz über HerzreLos Samarra, Deutsche Literaturzeitung, 1908.
‘ Vgl. Jahrbuch der k. preuß. Kunstsamml. 1904 (B. Schurz, Mschatta), S. 214 f., Herzrero, Samarra, S. 17.
326 Die GROSSE MOSCHEE VON DIWARBEKR,
in der Tulun gestelzte, fast hufeisenförmige Spitzbogen. Beide Moscheen waren jedenfalls
mit Holz gedeckt.
In beiden Gruppen, sowohl bei der syroägyptischen wie bei der mesopotamischen Art, besteht
die Moschee aus einem oflenen, von Lauben umschlossenen Hof, dem in der Kibla, d.h. der
Richtung nach Mekka, eine gedeckte Halle angegliedert ist. Wenn wir nach dem Ursprung
dieses Systems fragen, so wird jedenfalls das Nächstliegende sein, auf den Religionsstifter selbst
zurückzugreifen. Für Christus war bezeichnend, daß er nicht den jüdischen Tempel, sondern
die Synagoge aufsuchte; ebenso die Jünger. Hätte man sich nicht durch falsche englische Auf-
nahmen beirren lassen, so würden wir längst das Verhältnis von Synagoge und Kirche auf-
geklärt haben, und es ständen sich nicht zwei Meinungen gegenüber, die meinige, die die Kirche
von der Synagoge herleitet!, und die von 'Turerscn, die den umgekehrten Weg für wahr hält.”
Ein ähnlicher Gegensatz besteht zwischen uns auch bezüglich der Herleitung der Moschee.
Muhammed flüchtet von Mekka nach Medina; es kommt also nicht die Kaaba in Betracht;
vielmehr entwickelt sich erst in Medina aus seinem Hause heraus die erste Moschee. Zuerst
war sie nichts als der typische Wohnhof, wie er im Orient und auch in unserem bäuerlichen
Wirtschaftshof noch vorliegt.” Die von Caötani in den Annalı dell’ Islam I, S. 432 f. zusammen-
gestellten Nachrichten lassen darüber keinen Zweifel. Wie nun Turerscn dazu kommt, zu
sagen: „Das, was wir heute Moschee nennen, ist zum allerwenigsten eine Schöpfung Muham-
meds, sondern erst das Resultat einer langen, nach seinem Tod einsetzenden Entwicklung, und
zwar einer, die sich in der tiefen Ausgestaltung des Liwans an das Vorbild der Aksamoschee
zu Jerusalem angelehnt zu haben scheint“ — das verstehe ich nicht. Denn die von mir aus
Sambuhis Geschichte der Stadt Medina zusammengestellten Daten? lassen keinen Zweifel dar-
über, daß die folgerichtige Entwicklung des Schutzdaches, das die unter den Sonnenstrahlen
leidenden Gefährten des Propheten für den Gebetplatz verlangt hatten, zur richtigen Halle aus
Palmstämmen sich ohne Einwirkung von außen her, d. h. ohne das Agoravorbild, voll-
zogen hat. Nicht Mekka oder die Moschee el-Aksa in Jerusalem und am allerwenigsten die
Omayyadenmoschee in Damaskus haben zur Entwicklung der Moschee wesentlich beigetragen,
sondern diese vollzog sich vielmehr einzig und allein von Medina aus. Dort entstand das aus
dem Hof und der Halle zusammengesetzte System, von «dort aus wurde es im ganzen Gebiete
des Islam kanonisch. Turerscn, der wie Alois RırsL planmäßig darauf aus ist, überall an-
tiken Einfluß nachzuweisen, geht fehl, wenn er die Einführung der Lauben um den Hof durch
den Einfluß der Antike erklären will. Das Bedürfnis nach Schatten hat dazu geführt. Und
ebensowenig ist Alexandria schuld, wenn der Hof quadratisch wurde statt länglich. Das ist
überhaupt kein Unterscheidungsmerkmal für verschiedene Grundtypen der Moschee. Und am
allerwenigsten war für die Entstehung der Halle vor dem Mihrab die Moschee in Damaskus
und für diese gar das Augusteion in Konstantinopel Voraussetzung. Damit berühre ich eine
Art fixer Idee von Tiruersch und zugleich die Frage nach dem Ursprung jenes eigenartigen
Moscheentypus, dem auch Amida angehört.
Bezeichnend für diese Abart der Moschee, wofür ich oben Damaskus als älter, Ephesos als
jünger, Harran als ein zweifelhaftes Beispiel anführte, ist, daß die in der Richtung nach Mekka
gelegene Halle durch ein auf die Gebetnische zulaufendes Querschiff in drei Teile zerlegt wird,
von denen die seitlichen symmetrisch mehrschifig sind. Tmrersch macht die Entdeckung, daß
dieser Baugedanke im Kaiserpalast am Bosporus seinen Ursprung habe und ist darauf wohl nur
sekommen, weil die arabische Überlieferung berichtet, Walid (705—15), der Erbauer der großen
Moschee von Damaskus, habe 200 Arbeiter vom byzantinischen Kaiser bezogen.“ Was diese
ı Die Religion in Gesch. und Gegenwart, I, Sp. 381. — ? Pharos, S. 213. — 3 Vgl. darüber mein Mschatta, S. 230 f.
— * Ausgezogen bei Tnıerscn, Pharos 227 f. — 5 Artikel Art (Muhammadan) in der Eneyclopaedia of Religion and
Ethies. Vgl. die Ausgaben Samhudis von Wüsrtexrerp, Abh. der Ges. der Wiss. zu Göttingen, IX, (1860), S. 60f. —
Guy ne Strange, Palestine under the Moslems, p. 222, 241, 267. Journ. asiat. VII (1896), p. 193, Tmierscn, Pharos, S. 214 f.
297
oazi
ÜRSPRUNG DER BEIDEN MOSCHEETYPEN.
)
Legenden wert sind, habe ich anläßlich des Streites um den Ursprung der Ibn Tulun in Kairo
gezeigt. Turersch hätte auch das feine Ebenmaß in den Dimensionen dieser Moschee gern der
„besten Tradition“ zugeschrieben und bedauert, daß die Überlieferung, welche den Baumeister
der christlich ausklingenden Antike zuweise, nicht einwandfrei sei. Diese Legende ist eine Er-
findung, wie vielleicht auch die Legende von den byzantinischen Arbeitern des Walid und der-
gleichen Sagen mehr, über deren Ursprung und Wert doch einmal ein Arabist zusammen-
fassend arbeiten sollte. Den arabischen Parvenüs scheinen die Kräfte in den eroberten Gebieten
zu wenig standesgemäll gewesen zu sein. Die Literaten mußten alles aus dem damaligen Paris im-
portiert sein lassen; sie wußten nicht, daß man auf diesem Umwege zum guten Teil nur die Ideen
der eigenen Landeskinder zurückerhalten hätte. Turersch bezieht sich bei seinem entwicklungs-
geschichtlichen Einfall auf eine Stelle des Prokopios, De aedif. I, 10 (p. 203 ed. Bonn.), worin die
von Justinian neugebauten Teile des Kaiserpalastes beschrieben werden. Nachdem Prokop das
Augusteion, die drop& tepiotukog des Palastes mit der Säule des Kaisers und dem Bouleuterion
beschrieben hat, fährt er (nach einer freundlich von A. HEIsENBErRG besorgten Übersetzung) fort:
„Wie man aber sagt, ‚den Löwen erkennt man an der Kralle‘, so werden auch dieses
Kaiserpalastes Bedeutung die Leser des folgenden aus dem Vorbezirk erkennen. Folgendermaßen
ist nämlich der Vorbezirk (gestaltet), den man Chalke nennt. Aufrecht stehen zum Himmel
emporragend Wände im Viereck da, vier an der Zahl, in andrer Beziehung einander gleich,
aber an Länge zwei, nämlich die auf der Süd- und auf der Nordseite, um ein weniges hinter
den anderen zurückbleibend. Vorgelagert ist an der Ecke einer jeden von ihnen eine Art Auf-
bau aus sehr schön bearbeiteten Steinen, der mit der Wand vom Boden bis zum oberen Rande
emporsteigt, vierseitig, aber an der einen Seite mit der Wand verbunden, nicht die Schönheit
des Platzes zerstörend, sondern ihm sogar ewigen Schmuck verleihend durch eine harmonische
Gleichheit. Über ihnen (den Wänden) sind acht Gewölbebogen in die Höhe geführt, von denen
vier das in der Mitte des Ganzen (gelegene) Dach emporhalten, das sich in der Luft in kugel-
förmiger Gestalt wölbte, während von den anderen (Bogen) zwei im Süden, zwei im Norden
sich auf die benachbarte Wand stützen und (de) das Dach emporhalten, das zwischen ihnen
als Tonnengewölbe sich erhebt.“
Danach stellt sich die Chalke, wie ich mit HEısexBEr@ interpretiere, dar als eine Kuppel,
ruhend auf vier Pfeilern, die im Norden und Süden durch breitere Tonnengewölbe verbunden
waren. Das aber ist eine seit Jahrhunderten in Übung stehende, daher so gewöhnliche Kon-
struktion!, daß nur die Dimensionen und die Pracht der Ausstattung die Chalke berühmt ge-
macht haben können. Ebensowenig ist spezifisch byzantinisch, daß man in einem Hallenhof
eine Großarchitektur in einer der Achsen einordnet. Ganz ähnlich wie das Augusteion hatte
auch der Vorhof der vor 532 eingeweihten Sergioskirche in Gaza ein Propylaion. Es lag am
Eingang, nicht am Ausgang des Hofes, ähnlich etwa wie in der Sophia von Salonik.” Chorikios
beschreibt diesen Bau mit seinen vier karystischen Säulen und der Lünette über dem mittleren
Interkolumnium der Fassade auch im Innern ausführlich. Es krönte ihn wie in Damaskus eine
Kuppel: ‘'H dE tig öpopnig Epyaoia, TO UEOOV UEV AUTNS Apideg EIG TETTAPES, TETPATWVOV TTEPIEXOVOUL
TÜNOV' WV TO UETAEU TETPÜOIV NpEIyev Ö TEXVITNS KolAaıvouevoms TPIYWVoIgS' TO dE TWV ÜKPWV EKÜTE-
pov uia mordi ppaipa didkevog Ertiong uepıZouevn.° Und wie sich nun Turersch das Augusteion in
seiner Einteilung mit drei Säulenreihen zuseiten der Chalke zurechtmacht, das wird er wohl
selbst bei ruhigem Blute nicht halten wollen.‘
Ich gehe nun dazu über, meine eigene Ansicht über den Ursprung des Bautypus der
großen Moschee von Damaskus bzw. der Moschee von Amida auszusprechen. Abb. 263 zeigt den
ı Vgl. mein Mschatta, S. 244. — ° Strzysowskı, Der Dom zu Aachen, S. 72.
3 Chorieii Gazaei orationes, ed. Boıssoxape 1846, p. 84.
* Vel. zu der Frage Resger, Abh. der bayr. Akad., II. Cl., XIX. Bd., III. Abt.S.23f. Paspares, Ta BuZavrıva
"Avaktopa, S. 239«tA.; Lagarte, Le palais imperial de Constantinople, p. 61f.
328 Dis GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR.
Grundril® der Omayyadenmoschee, wie ihn Dickız 1897 aufgenommen hat.! Ich stimme ihm
darin gegen Tmrersen zu, daß auch ich annehme, das bekannte Tor mit dem bogendurchsetzten
Giebel in der Westachse der alten Temenosanlage sei gleichzeitig mit jener dreiteiligen Tür,
auf der die christliche Inschrift steht und in deren Westbogen das heutige Mihrab, vor deren
Mittelbogen aber die Ostpfeiler der Walid-Kuppel sowie der Nordeingang des Hofes liegen. Die
Kirche, die einst in diesem Tempelbezirk eingebaut war,
muß nach Westen oder wohl schon nach Osten orientiert
gewesen sein, die Moschee ist es nach Süden. Dieser
Gegensatz machte notwendig, für die Betonung der Kibla
durch einen monumentalen Einbau zu sorgen. Näheren
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gegangenwerden.
Als ich 1904 Mschatta bearbeitete, kam ich auf eine
eigenartige Raumkomposition, die zweifellos persischen
\, Ursprunges ist, aber doch wohl erst in hellenistischer Zeit,
| i in das ihr eigene ideale Gleichgewicht gebracht sein dürfte.”
| Ich gebe hier Hof- und Hauptbau von Mschatta (Abb. 275).
Auf den Hof öffnet sich in der Achse mit drei Toren eine
Fassade, die einem dreischifigen Bau mit trikonchem
Abschluß vorgelegt ist. Zu dessen Seiten liegen sym-
metrisch jene persischen Raumgruppen. In der Mitte
beiderseits ein 18,57 X 10,31 m großer Zentralraum, hier
wahrscheinlich ein offener Hof, an diesen achsial anstoßend
tonnengewölbte Säle von 14,55 X 6,93 m; in den Ecken
je zwei Kammern. Und nun der Schluß: Ich brauche mir eine solche Raumgruppe, quergelegt,
nur als Abschluß eines Hofes zu denken, um — im Prinzip wenigstens — auf die Anordnung
der Moschee von Damaskus zu kommen. Dafür aber gibt es ein Beispiel.
Abb. 276 zeigt den Grundriß des Palastes von Kasr ibn Wardan, datiert 564 n. Chr., den
ich Mschatta, 239 f., besprochen habe und dessen genaue Aufnahme wir der Princeton University
Expedition von 1904/5 verdanken.” Wir sehen einen Hof von ca. 25,50 m Quadrat und an
dessen Südseite genau die beschriebene Raumgruppe; nur haben die Haupträume absidialen
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Abb. 276. Kasr ibn Wardan, Palast: Grundriß.
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Abb. 275. Mschatta, Palast: Mitteltrakt.
! Nach dem Journal of the R. Institute of Brit. Architects, p. 16 f.
° Mschatta, S. 244. HERZFELD, Samarra, 8. 7 f. —- ® Section II, part. I, p. 36.
URSPRUNG DER BEIDEN MOSCHEETYPEN. 329
Abschluß, und auch der mittlere Saal war gewölbt, im Erdgeschoß über der Mitte mit einem
orientalischen Kreuzgewölbe, im Obergeschoß mit einer Kuppel. Im übrigen erscheinen in den
achsialen Haupträumen dieselben mesopotamischen Tonnen von ovalem Querschnitt angewendet
wie in Mschatta.
Ich greife nun wieder auf Damaskus zurück. Mschatta und Kasr ibn Wardan sind Ruinen,
die bei ihrem frühen Verfall unberührt blieben; die Omayyadenmoschee dagegen ist heute noch
eine der heiligsten Stätten des Islam. Öfter, zuletzt 1893, abgebrannt, ist sie immer wieder glänzend
hergerichtet worden. Eine genaue Monographie über den Bau, die seiner Baugeschichte beizu-
kommen suchte, fehlt noch. Weiß Gott, wie die ursprüngliche Anlage Walids aussah. Ich rechne
nur damit, daß wahrscheinlich das Prinzip der Raumeinteilung im allgemeinen noch das alte
ist, vielleicht auch die Anwendung von Säulen nach syro-ägyptischer Art im Gegensatz zum
mesopotamischen Pfeiler von Aınida. Immer wurde die Bauart der Moschee von Damaskus
als außer dem Gebräuchlichen liegend empfunden, und es frägt sich, ob der Vorwurf, der Walid
beim Besuch des Neubaues von Medina mit Bezug auf Damaskus gemacht wurde: „Wir haben
nach Art der Moscheen, ihr aber nach Art der Kirchen gebaut“, nicht, wie ich schon in einem
früheren Abschnitte andeutete, wörtlich zu nehmen ist, d. h. schon die der Moschee voraus-
gehende Kirche der orientalischen Raumgruppierung Walids vorarbeitete. Die Kuppel würde
auf das Martyrium des Johannes zu beziehen sein, die beiden Basiliken als radiale Erweite-
rungen. Über alles das kann nur eine genaue Untersuchung des überaus wertvollen Denk-
males Aufschluß geben. Möge sie nicht zu lange auf sich warten lassen. Keinesfalls scheint
mir notwendig, Byzanz für den Bautypus heranzuziehen.
In Amida liegt der Fall nicht viel anders. Solange wir nichts als ein paar flüchtige
Notizen über das Innere der eigentlichen Moschee besitzen, der ganze Komplex nicht genau
und kritisch aufgenommen ist, wird über ein unsicheres Raten nicht herauszukommen sein. Ich
möchte mich durchaus nicht ohne weiteres mit der Annahme einer Nachahmung der großen
Omayyadenmoschee von Damaskus begnügen. Vielleicht läßt sich sogar hier in Amida der
Ursprung dieses Moscheentypus leichter durchblicken als in Damaskus, wo der Bericht von der
Teilnahme byzantinischer Arbeiter zu den sonderbarsten Kombinationen verführt hat. Man
werfe zunächst einen Blick auf den Stadtplan, Abb. 1, S.7; es schreit nach Beachtung, daß die
Ulu Djami gerade in der Kreuzung der beiden Hauptstraßenzüge liegt. Wenn ich von West
nach Ost das Tor von Aleppo mit dem Tigristore gegenüber und das Kharputtor im Norden
quer mit dem Mardintor im Süden verbinde, dann vereinigen sich die vier Kreuzarme gerade
ungefähr in unserer Moschee. Brrcuem hat oben wiederholt auf Grund der Berichte arabischer
Schriftsteller gezeigt, daß diese Disposition einst noch viel stärker hervorgetreten sein muß als
jetzt. Es hat keine Schwierigkeit, hier im Zentrum von Amida ein bei Anlage der befestigten
Stadt im 4. Jahrh. vorgesehenes Forum anzunehmen. Die Muslime hätten dann bei Besetzung
des Ortes ähnlich gewaltet, wie bei der Grabeskirche in Jerusalem, wo es ihnen ebenfalls auf
den säulenumschlossenen Vorhof ankam, nicht auf die Kirche selbst, die sie den Christen über-
ließen. Das war um so eher möglich, als die Kibla sowohl in Jerusalem wie in Amida nach
Süden liegt, so daß sich also die Christen nicht wie in Ägypten zwischen die Muslime und Mekka
stellten, wenn diese einen Westhof okkupierten und sich dann wie die Christen nach Osten
wenden mußten. Eher kam es vor, daß die Muslime den Östteil einer Kirche in Beschlag
nahmen, sich also in die Orientierung der Christen stellten. Das war ursprünglich sowohl in
Jerusalem wie in Damaskus der Fall. Ich könnte mir ja auch denken, daß in Damaskus ur-
sprünglich in die Südwestecke des alten Trempelbezirkes eine Kirche eingebaut war, die nach
Osten etwa unter der heutigen Kuppel mit einem Trikonchos, d. h. nach Analogie des Deir el-
abyad und des Deir el-ahmar! mit einem Kuppelquerschiff schloß. Aus der jetzt gänzlich ver-
schwundenen Apsis müßte man dann in das Martyrium des Johannes im Osten gekommen
ı Byzantinische Denkmäler III, S. XVLf.
Amida. 42
330 Dis GROSSE MOSCHEE VON DIWJARBEKR.
sein, das die Muslime zuerst okkupierten. Walid baute dann diese ganze Anlage einheitlich um,
d.h. Apsis und Martyrium verschwanden, und im Osten wurde die gleiche dreischiftige Basilika
zugebaut, wie sie im Westen schon vorhanden war.
Ich komme deshalb nicht von dem Glauben los, in der Moschee von Damaskus stecke
mehr vom antiken bzw. christlichen Bestande, als man heute auf den ersten Blick erkennt,
weil auch bei dem zweifelhaften Beispiele, das dafür in Betracht kommt, in der Moscheeruine
von Harran, das Antik-Christliche, scheint es, den Kern bildet. Sie ist oben $. 321 f. bereits aus-
führlich beschrieben. Ich komme hier nur nochmals zurück auf den großen Rundbogen, der wie
ein Triumphtor inmitten der Ruine steht. Abb. 277 gibt davon eine Detailansicht, die ich eben-
falls Max Frh. von Oprexneim verdanke. Wir sehen den massiven Quaderpfeiler vom Norden
her. Abb. 270 hatte die Südseite gegeben. Während diese glatt verlief, zeigt die Vorderseite
eine einspringende Ecke, ausgefüllt durch einen Pilaster, der unten ausgefallen, oben aber noch
Abb. 277. Harran, Moscheeruine: Mittelbogen.
samt dem Kapitell erhalten ist. Dieses Kapitell ist ohne allen Zweifel antik bzw. christlich;
es zeigt denselben Typus, den wir in Amida herrschend fanden mit den unter die Ecken herab-
hängenden Girlanden, die sich an der Mittelbosse durch einen Knoten zur Korona schlingen,
worin ursprünglich das Kreuz gesessen haben mag. An der Deckplatte eine Ranke. Die Doppelreihe
von Akanthus zeigt durchaus antiken Tiefschnitt. Ich glaube, daß dieses Kapitell den Beispielen
in Amida gleichalterig ist und möchte es nicht später als in das 4. Jahrhundert datieren.
>
-
Das MINARET. 3
Was bedeutet nun der Bogen, inmitten von Pfeilerreihen stehend, die durch Hufeisen-
bogen verbunden waren, an deren Ursprung Kämpfer mit demselben Blattwerk herumlaufen
wie am „Tore des Saladin“, das also vielleicht nur in seinem Oberbau aus späterer Zeit her-
rührt? Der Pilaster mit dem Girlandenkapitell wird wohl auch einen Bogen getragen haben,
er war nach Norden gerichtet. Ich kann mir diese ganze massive Architektur nicht gut anders
als in Verbindung mit einer Kuppel oder einem Gewölbe denken und komme so auf eine Kon-
struktion von der Art der Omayyadenmoschee in Damaskus.
4. DAS MINARET.
Für die Frage nach der ursprünglichen Bedeutung des Platzes, auf dem heute die Ulu
Djami steht, ist von Bedeutung, ob das Minaret, das in Taf. VIII, 1 über das Dach des mit
Mihrab und Minbar versehenen Hauptschiffes emporragt, zum Baukörper der Moschee gehört
oder nicht. Man möchte glauben, daß es unmittelbar südwestlich an dieses Hauptschiff, viel-
leicht in den westlichen dreischiffigen Flügel, eingebaut ist. Darin bestärkt die Zeichnung
Texıers Abb. 248, die vom Nordwesten her aufgenommen ist.
Man sieht vor sich das Hauptschiff; es hat statt der kleinen
Kibla eine niedrige Tür,
unter den Dächernsieht
man Balkenköpfe, der
3runnen hatein Gitter.
Das Minaret steht un-
mittelbar hinter dem
Dachfirstdes westlichen
Dreischiffes an der
Wand des Haupt-
schiffes. Es war schon
oben davon die Rede,
daß Texıer aus dem
(Gredächtnisse zeichnet:
unter anderem gibt er
I überall an der Süd- ee
fassade Rund- statt
Spitzbogen (Abb. 255). Es wird daher nicht überraschen, wenn festgestellt werden kann, daß
auch das Minaret eine ganz andere Situation hat.
Man beachte: bei Texıer trägt es ein Pyramidendach, heute steht ein dünner Zylinder
mit konischer Spitze auf seiner obersten Plattform, die von einer Balustrade umschlossen scheint.
Das oberste Stockwerk hat offenbar auf jeder Seite einen Rundbogen, bei TExIEr ist er offen,
bei Beyuis ist ein Fenster eingestellt; Texter zeichnet regelmäßige Quaderschichten, bei
Beyrı# ziehen sich zwischen den Fenstern vier weiße Streifen hin, und auch sonst sind aller-
hand Fugen wie unten an der Fassade aufgemalt. Dann kommt ein Stockwerk mit je einem
kleinen Rechteckfenster. Mehr sieht man bei BeyLıs nicht. Bei Trxıer folgt dann ein Stock-
werk ohne Fenster, dann beginnt noch eines. Ich habe genau beschrieben, damit man den
Turm wiedererkennt, auf zwei Stadtansichten, die General de Bryrıf mitgebracht hat. Abb. 278
zeigt eine solche von Südwesten her. Man sieht die vier Stockwerke richtig links neben dem hoch
über die Dächer emporragenden Hauptschiff: die richtige Kathedrale, die sich aus dem Stadt-
ganzen heraushebt. Auch in dieser Aufnahme kann man nicht beurteilen, ob das Minaret an
das Hauptschiff angebaut ist oder nicht. Anders in Abb. 279, die Hauptschiff und Minaret von
Südosten her zeigt, hier beide unzweifelhaft getrennt, und zwar ziemlich weit voneinander.
Danach ist das Minaret in gar keiner Verbindung mit dem Baukörper.
Dijarbekr, Große Moschee: Ansicht von Südwesten.
Dis GROSSE MOSCHEE VON DWARBEKR.
Es gibt noch ein zweites Minaret gleicher Artin Dijarbekr, d.h. vierkantig, mit mindestens
vier durch Gesimse getrennten Stockwerken und einem Zylinder als Aufsatz. Es steht nach
der Stadtansicht Abb. Taf. I ungefähr beim Tigristor (Porte neuve). Abb. 280 zeigt eine Detail-
aufnahme davon. Es unterscheidet sich von dem Minaret der Ulu Djami durch die nach oben
gleichmäßig an Höhe abnehmenden Stockwerke. Auch finden sich Fenster nur im obersten
Stock, und die sind ganz klein. Die weiße Bemalung beschränkt sich auf einzelne Restau-
rationen an den Ecken.
Ein weiteres Beispiel dieser Minaretform ist mir in Nordmesopotamien
noch in Harran, und zwar in der großen Moschee, von der bereits oben S. 322
und 330 die Rede war, bekannt geworden. Ich danke auch diese Aufnahme
dem Legationsrate Frh. von Orrexnem. Der Turm steht im Vorhofe der
Moschee, nach der Planskizze von Sacuau! östlich von dem Wasserbecken.
Sıcnauv führt ihn als vierte Sehenswürdigkeit von Harran auf: „Der bekannte
Turm von Harran, nordöstlich von dem Bogen Abb. 270; er ist viereckig
und von einer beträchtlichen Höhe; der untere Teil ist aus großen, viereckig
behauenen Quadern erbaut, der obere aus Ziegeln. Die Treppe in dem
Turme ist verfallen.“ Nach Abb. 281 reicht das Quaderwerk bis zu der nach
sieben Treppenfenstern stark vorspringenden Sima und dann noch über die
Höhe zweier Treppenfenster hinauf. Dann erst setzt, ohne dekorative Ver-
inittlung, der Ziegelbau ein, der noch ca. fünf Treppenfenster hoch erhalten
ist. Ich schätze die Gesamthöhe mit 14 Treppenfenster auf ca. 23m. Nach
der Photographie könnte der Turm neben der Nordostecke in der Flucht der
Nordmauer des Vorhofes der Moschee stehen, am Ende etwa der Mauer mit
der Inschrift des Saladin. Stammt der Turm nun etwa aus dessen Zeit?
Die Frage ist ohne genaue Untersuchung des Denkmals, allein auf
Grund der photographischen Aufnahme schwer zu entscheiden. Doch möchte
ich aussprechen, daß der Turm meines Erachtens sehr alt ist, vielleicht aus
christlicher oder antiker Zeit stammt. Ich schließe dies aus dem Quaderver-
unse, Diem, ‚band, der mit dem des Bogens mit dem Girlandenkapitell übereinzustimmen
Minaret beim Tigristore. scheint, und aus der Anwendung des Ziegels in den oberen Teilen. Ich
kenne Beispiele für eine Anwendung dieses Baumaterials in den oberen Teilen aus christlicher
ELCH |
Abh. 2831. Harran, Moscheeruine: Minaret.
! Reise in Syrien und Mesopotamien, $. 221.
Das MıNARET.
Zeit: Kasr ibn Wardan, Anderin, dann Wiranschehr, zwischen Edessa und Amida, d. h. Urfa
und Dijarbekr gelegen, endlich die Innenseite des Kharputtores in Amida selbst. Am nächsten
kommt dem Turm von Harran einer der Pfeiler des Oktogons von Wiranschehr, den ich daher
hier in der Abb. 283 (vgl. Abb.136) bringe, weil die Abb. in meinem Kleinasien, S.98, zu undeutlich
und leider retuschiert ist. Man sieht das einst so genaue, inzwischen freilich etwas gelockerte
Quadergefüge. Über der 17. Quaderschicht folgen drei Ziegelschichten, eingebettet in dicke
Mörtellagen, dann zwei Quaderlagen und wieder drei Ziegelschichten, dann wieder Quadern,
Ziegeln u.s.f. Das ist dieselbe Art wie in Kasr ibn Wardan, nur beginnen dort die Mauern im
Schichtenwechsel und werden oben rein in Ziegellagen zu Ende geführt.'
Ich möchte also elauben, es bestünde zum
mindesten die Möglichkeit, daß der Turm von Har-
ran spätantik bzw. christlich sei, und dazu stimmt
die von Nıegunr und BuckIssHAm mitgeteilte Lokal-
tradition (oben S. 10)? daß die viereckigen unter
den Minareten von Dijarbekr
alle christlichen Ursprunges
seien. Einen neuen Beleg
hat Miß Ben aus dem Tur
Abdin-Gebiete mitgebracht.
Ks ist der viereckige Turm
von Mar Sovo in Khakh
(Abb. 282), den ich hier
nochmals im Detail abbilde.
Er stebt hinter der Kirchen-
apsis links von der Exedra
des Hofes, also ähnlich ohne
engen Zusamenhangmit dem
Kirchenbaukörper wie in der
Ulu Djami von Dijarbekr.
Es ist wohl heute nicht
mehr nötig, noch den Nach-
weis zu führen, daß Türme
zum Bestande des altchrist-
lichen Kirchenbaues gehör-
ten. Ich habe „Kleinasien,
ein Neuland‘, S. 213, die Be-
weise aus der Plastik zu- Abb. 258 7 Wiranschehr
Oktogon: Pfeiler.
sammengestell. Auf der
Lipanothek zu Brescia, einem kleinasiatischen Elfenbeinschnitzwerke des 4. Jahrhunderts
etwa, ist ein hoher quadratischer Turm, wie wir ihn eben als typisch für Nordmesepotamien
erwiesen haben, in vier Stockwerken erhalten mit den gleichen Fenstern in der Mitte der Mauern,
derselben Unregelmäßigkeit in der Höhe der Stockwerke und dem gleichen pyramidalen Dach,
wie es TExIER am Turm unserer Moschee zeichnet. Die Wichtigkeit der Tatsache veranlaßt
mich, diese Turmdarstellung hier in Abb. 234 zu wiederholen.
Ich gehe nun wieder zurück von der Form des Minarets der großen Moschee von Dijar-
bekr auf seinen Standort. Wenn es gleichzeitig mit der Moschee entstanden und diese eine
Nachahmung des Omayyadenbaues von Damaskus wäre, dann würde doch wahrscheinlich das
Abb. 282. Khakh, Mar Soyo: Turm neben der Kirche
1 Strzycowskı, Mschatta, S. 240, Kleinasien, S. 123, Butter a. a. O., Ill 26/7.
®S. 10 sind nur Auszüge gegeben. Die einschlägigen Stellen werden nachzuschlagen sein.
>02
394
DıiE GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR.
Minaret im Baukörper der Moschee stecken und an einer Stelle stehen, die einen der Minarets
von Damaskus entspricht. Das ist nicht der Fall, in Amida ebensowenig wie in Harran. Ich
Abb. 284
Breseia, Museo
eivico: Turm
von der sog.
Lipsanothek.
glaube auch gar nicht, daß gerade die Omayyadenmoschee von Damaskus eine so aus-
schlaggebende Rolle in der Entwickelung des islamischen Kultbaues gespielt hat, wie
das Tuierscn annimmt. Vielmehr ist es der syrisch-mesopotamische Turm an sich,
wie er auch in dem Mosaik von Ölasse in S. Apollinare nuovo in Ravenna, einer
Tochterstadt Antiocheias, auftaucht'!, der den Typus der ältesten Minarets bestimmt
hat. Dafßs in Syrien selbst neben dem viereckigen auch der oktogonale und runde
Turm zu finden war, wissen wir von dem oktogonalen Uhrturm von Damaskus?
und den Rundtürmen auf dem Werdener Kästchen im Vietoria- und Albertmuseum
in London.® Es hat also nichts Verwunderliches, in späterer Zeit in Ravenna oder
St. Gallen Rundtürme zu finden und ebensowenig berührt verwunderlich, wenn später
eine Kombination von Quadrat, Oktogon und Rund beliebt wird; sie liegt in der
Entwickelungsrichtung jeder Endigung wie auch bei der Kuppel. Ich finde es nicht
ganz gerechtfertigt, wenn Turersch aus Anlaß des Pharus gleich alles und jedes
heranzieht, was wir von Türmen und Minareten besitzen. Freilich müssen wir der
Verlagsbuchhandlung Teubner danken, daß sie uns diese ganze von Turersen in
hingebendem Eifer zusammengetragene Serie in vorzüglichen Abbildungen bietet.
I "THIERSCH, 8. 183. — ? Thierscn, S. 175.
® Vgl. mein Kleinasien, S. 214 und KEHreEr, Die hl. drei Könige, S. 28.
Ss,
VL ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES.
1. DIE PROFILIERUNG.
Eine eigentümlich wechselnde Rolle spielt in der christlichen und frühislamischen Archi-
tektur Vorderasiens die Profilierung. Ich gehe aus von der großen Moschee in Dijarbekr. Am
Untergeschoß der Westfassade von 1116/7 (Taf. IX—XI) ist sie am Rande der Bogen an-
gewendet, am Untergeschoß der Ostfassade von 1163/4 (Taf. XTV und XV) nur am mittleren Tor-
bogen. Die Spitzbogen daneben, dann die der ganzen eigentlichen Moscheenwand und der
späteren Madrasa gegenüber sind ganz glatt gelassen. Eine bedeutungsvolle Rolle spielt die
Profilierung nur noch an den Arkaden der Nordseite (Taf. XX) und an den Fensterkonsolen
im Obergeschoß beider Prunkfassaden (Taf. IXf.). An diesen Konsolen sind die Profile weitaus
am saubersten gearbeitet: im Westen Wulst und Hohlkehle durch einfache Stege, im Osten
Hohlkehle, Wulst und Hohlkehle durch Doppelstege getrennt. Diese Kombinationen in der Art
der attischen Basis findet sich sonst an der großen Moschee nicht wieder; die Profile sind viel-
mehr unsauber und anhebend mit einem breiten Außenbande so gearbeitet, daß ungleich breite
Wülste vier- bis sechsfach nebeneinander gelegt erscheinen, die Hohlkehle aber ganz fehlt. Es
fragt sich, ob hier nicht zwei ganz verschiedene Profile nebeneinanderliegen, das „attische“ und
das „Wulstprofil. Das von Miß Bert beigebrachte und mir sonst zugängliche Material setzt
uns in den Stand, dieser Beobachtung auf breiterem Boden nachzugehen.
Das attische Profil ist von der durch Vrrruv eingeführten Bezeichnung der attischen
Basis her allgemein bekannt. Dieser setzt es entgegen der ionischen Basis mit dem Wulst und
zwei Hohlkehlen darunter. Dazu schrieb mir vor Jahren O. Pvenstein: „Wir können an diesem
Namen nichts aussetzen, um so weniger, als sich in der Tat die ‚ionische‘ Form eben in den
ionischen Gebieten Kleinasiens seit dem 6. Jahrhundert findet, die attische in Athen seit dem
5. Jahrhundert (aus dem 6. ist wohl kaum eine Basis bekannt). Neben diesen beiden Haupt-
typen der Säulenbasis finden sich aber reiche Varianten, wovon manches in den Handbüchern
(z. B. bei Duru) zusammengestellt, das Gesamtmaterial aber nicht untersucht ist.“
Für die spätere Zeit hat die Trennung verschiedener Arten keinen Zweck mehr. Ich ver-
stehe unter attischem Profil jene Gattung, in der halbrunde Wülste mit Hohlkehlen, durch Plätt-
chen getrennt, wechseln. Wie kommt diese Art nun an die Konsolen der Fassaden von Amida?
Ist ihr Vorkommen auf das Fortwirken der antiken Tradition zurückzuführen? Ich habe den
Eindruck, daß dem möglicherweise nicht so ist, und möchte in diesem Sinne hier Gründe bei-
bringen.
Abb. 285 zeigt eine 1220/1 datierte Bauinschrift des Kaikubad an der alten seldjukischen
Palastmoschee von Konia, von der bereits oben S. 142 die Rede war. Die Inschrift sitzt in
einem achteckigen Stern, der sie mittelst acht Quadern umgibt. Inschrift und Stern könnten
daher vielleicht aus verschiedener Zeit stammen.
336 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ÖRNAMENTES,
Der Stern wird umfaßt von einem quadratischen Rahmen, fmit dem er durch „Flächen-“
oder „Horizontalprofilierung“ geschickt in eine geometrische Einheit gebracht ist. Um sich über das
Wesen dieser Schmuckart klar zu werden, gehe man aus von ihrer allgemein bekannten Paral-
lelart, der Vertikalprofilierung, z. B. einer attischen Basis. Schneidet man eine solche in der
Vertikalebene, so erscheinen zwei Wülste, durch eine Hohlkehle getrennt, diese drei Motive ver-
mittelt durch schmale Leisten. Man blicke nun auf unseren Stern: er wird genau durch
mehrere attische Profile nebenein-
ander gebildet, nur sind diese nicht
vertikal, sondern eigentlich horizon-
tal gelegt. Das attische Profil des
Sternes kommt neben dem äußeren
quadratischen Rahmen nochmals zu-
stande dadurch, daß sich zu dem
breiten Außenwulst ein schmaler in-
nerer gesellt. Er gehört zu einem
F-Motiv in den vier Ecken, das für
sich auch wieder die „attische“* Pro-
filierung zeigt. Der Unterschied be-
steht nur darin, daß hier in den
F-Ecken die Hohlkehle, in dem Stern
und Quadratrahmen aber die Außen-
wulste Hauptmotiv sind; diese bei-
den Wulste greifen dann auch inein-
ander, indem sie sich in der Mitte
jeder Quadratseite kreuzen. Dadurch
erhält das Ganze den ausgesprochen
flächenhaften Charakter, der die mei-
sten im ersten Augenblick wohl kaum
an die Analogie mit der attischen
Basis denken ließ. Im Prinzip ist
das dieselbe Art, mit einem Streifen-
motiv in der Fläche zu wirtschaften,
wie beim Muster ohne Ende.
Es fragt sich nun, ist dieser
Flächenschmuck auch sonst im Is-
lamischen nachweisbar oder wird
schon durch die Vereinzelung des
Beispiels von Konia die Wiederver-
wendung eines älteren, etwa vorisla-
mischen Rahmens wahrscheinlich?
Abb. 255. Konia, Palastmoschee: Bauinschrift vom Jahre 122011. Da muß nun gesagt werden: die
Flächenprofilierung an sich als Streifenschmuck ist der islamischen Kunst durchaus geläufig; so
kann ich die im vorliegenden Fall angewendete Gliederfolge der attischen Basis gleich noch an
dem Mihrab der Moschee des Ibn Tulun in Kairo nachweisen. Diese Gebetnische gehört mit
ihren Säulen und dem Schmuck des Feldes über ihrem Spitzbogen bis zu dem Fries mit der
kufischen Inschrift der Gründungszeit (876—9) an und ist, wie alle Ornamente dieser Abstammung,
in Stuck ausgeführt. Man sieht dort (Abb. 235), abgesehen zunächst von der Profilierung, voll-
kommen ausgebildet ein Element des christlich-islamischen Flächenschmuckes, das, aus der ar-
nenisch-byzantinischen Miniaturmalerei bekannt und, mir von dieser Seite her längst des per-
DiE PROFILIERUNG. 337
sischen Ursprunges verdächtig, auch in der Seldjukenkunst eine große Rolle spielt: den recht-
eckigen Nischenaufsatz. In Abb. 235 umzieht sowohl den gestelzten Spitzbogen wie das Recht-
eck unser attisches Profil, und zwar auch wieder in einem fortlaufenden Bande. Man sieht, ganz
groß und breit angelegt, den inneren Wulst, der vollständig erhalten ist, dann die breite Hohl-
‚
} TEEN
Abb. 286. Damaskus, Zitadelle: Inschrift rom Jahre 1209/10.
kehle, dann den teilweise zerstörten Außenwulst, dazwischen die Plättehen. In die Zwickel sind
profilierte Knöpfe gelegt, die ebenfalls das „attische“ Profil, horizontal gelegt, zeigen.
BErcHEM macht mich auf ein drittes gutes Beispiel „attischer“ Profilierung aufmerksam,
das zeitlich dem Stern in Konia nahesteht. Es ist das der Rahmen einer Inschrift des Malik
Adil (Saladins Bruder) an der Zitadelle von Damaskus, datiert 606 H. (1209 10), die ich in einer
Amida. 13
398 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES.
Aufnahme von Berenem wiedergebe. Wir sehen (Abb. 256) als Umrahmung der Inschrift ein
breites Feld mit dreiteiligem Aufsatz. Den Rand bildet die Folge: Hohlkehle — Wulst —
Hohlkehle, durch Plättchen getrennt und innen begleitet von einem Perlstab, außen von einer
eingeritzten Linie, ähnlich wie an der Tiernische am Kharputtore (Taf. IIl,1). Die Profilierung
bildet ein breites Band, das beliebig aus der Horizontalen in die Vertikale und den Bogen um-
bricht.
Sind das nun alles Nachahmungen antiker Vorbilder? Mit der Verwendung des bequemen
Schlagwortes „attisch“ soll auch nicht der Schein der Annahme des attischen Ursprunges erweckt
werden, so daß jemand etwa im Sinne von Rızser-Kısa-Turerscn annehmen wollte, die isla-
mische Kunst sei ein unter dem Einflusse des Orients entstandenes Derivat der Antike. Im
gegebenen Falle dürfte mit der Zeit deutlich werden, wie die Dinge liegen. Die „atttische“
Profilierung könnte schon in das Griechische, wie später in die islamische Kunst aus einem dritten
Kunstkreise eingedrungen sein, einem orientalischen. Wenn wir dies vorläufig nicht aus alten
vorionischen Denkmälern nachweisen können, so liegt das vielleicht daran, daß die Dokumente
aus einem sehr natürlichen Grunde verloren gegangen sind. Die Profilierung ist wohl kaum
für Steinschmuck erdacht, sondern beruht auf der Technik des Drechselns oder Ziehens in
weichem Material, ist in der Stuck- und Holzdekoration zu Hause und wohl erst von den Griechen
nach der Berührung mit Persien, und zwar von lonien aus, in Marmor übertragen worden. In
dem rechteckigen Nischenaufsatze der Tulun-Moschee steht noch ein Wahrzeichen dieses Her-
ganges vor uns, mehr als tausend Jahre nach der Entlehnung durch die Griechen hat hier
ein Vertreter des im Gebiete des Dekorativen einzig hoch entwickelten Volkes im Zweiströme-
lande, damals in den Händen der Perser, das uralte technisch-tonige Motiv der „attischen*
Profilierung zugleich mit dem persischen Nischenrechteck in Stuck an den Nil übertragen.
Daß die Ibn Tulun der Architektur nach von einem Perser herrührt, wurde oben bereits erwähnt.
Ich habe bei anderer Gelegenheit gezeigt!, daß diese Tatsache auch für die gesamte Stuck-
dekoration zu gelten habe.
Kehre ich nun zu dem horizontal profilierten Stern um die 1220/1 datierte Inschrift der
Moschee Ala ad-din in Konia zurück, so gewinne ich einen weiteren Stützpunkt für meine
These vom orientalischen Ursprunge des Motivs. Zunächst einmal haben wir es in dem Achteck-
stern zu tun mit Quadrat und Raute, die sich durchsetzen. Das Motiv ist in Varianten auch
dem Abendlande seit dem Mittelalter bekannt. Es kam mit der orientalischen Invasion nach
dem Westen, später mit der Gotik nach Italien, wo die beiden älteren Batisteriumstüren zu
Florenz unter dem Zwange dieses orientalischen Dekorationsschemas stehen. Am bekanntesten
sind aus diesem Kreise neben dem eigentlichen Pentagramm die beiden durcheinandergesteckten
Dreiecke. Seltener findet sich unsere aus Quadraten gebildete Figur. Sie ist ohne weiteres
zu erwarten auf den aus Mesopotamien nach Rom herüberwandernden sog. römischen Pavi-
mentmosaiken und liegt als ein unverkennbares Zeichen persischen Einflusses vor in dem
Julianabilde des um 512 entstandenen Wiener Dioskorides’, wo nur außen herum kein Quadrat,
wie in Konia, sondern ein Kreis genommen ist, in den die beiden über Eck gestellten Innen-
quadrate einschlingen. In dieser Wiener Handschrift ist auch das Zopfgeflecht, aus dem die
ganze geometrische Figur besteht, persischen Ursprunges; darauf kann hier nicht eingegangen
werden. Dagegen ist auf die Tatsache zu verweisen, daß in der Zeit um 500 nach Chr.
die Flächenprofilierung in der Art des Rahmens der seldjukischen Inschrift von Konia sich
von Persien aus in der Kunst des Mittelmeeres und vor allem in Byzanz einführte.” Lieblings-
! Öriens christ., II, 356 f.
® Vel. Byz. Denkmäler, II, Taf. IV, Jahrbuch der Kunstsamml. des Allerh. Kaiserhauses, XXIV (1903), S. 105 f.
und die Monographie von SUTHOFF.
° Beispiele gibt es in Unzahl: Ambon in S. Apollinare nuovo in Ravenna, Schranken in der Sophia zu Konstan-
tinopel und vermauert an S. Marco in Venedig usw.
DiE PROFILIERUNG. 339
motiv war damals das Rechteck mit einer langgezogenen Raute als Füllung. Es blieben in den
Ecken dreieckige Reste, die gewöhnlich mit Blattmotiven gefüllt wurden. Die oben angeführten
islamischen Beispiele stammen aus einer Zeit, wo diese ganze Schmuckart in Byzanz längst
verflacht und des scharfen Schattenschlages verlustig war; sie hatte sich nur auf ihrem Stamm-
boden und in der für ihren Ursprung entscheidenden Technik in Stuck auf mesopotamischem
Boden stilgetreu erhalten. Von dort aus wohl sind die vorgeführten Beispiele in Amida, Da-
maskus und Konia direkt abhängig, nicht von Hellas, Ronı oder Byzanz. Den spezifisch
persischen Typus gibt das Tulun Mihrab (und u. a. der Nilmesser) von Kairo.
Zum Beweise für Vorkommen
und Fortbestand dieser Profilierungs-
art in Mesopotamien, die ihre Haupt-
wirkung durch die tiefschattende
Hohlkehle erzielt, sei an dieser Stelle
zurückverwiesen auf die Profile des
Tur Abdin-Gebietes und Schranken-
platten an der Ikonostasis und dem
Thomasaltar von Mar Kosmas in
Amida. Man sieht am besten an
der Altartafel Abb. 91 (S. 172), daß
hier die Hohlkehle das entscheidende
Motiv ist. Iclhı brauche nur die ty-
pisch byzantinische Art daneben zu
stellen (Abb. 287), um den charak-
teristischen Gegensatz zur vollen Gel- Abb. 287. Lawra (Athos), Weihbrunnen: Brüstungsplatte (nach BROCKHAUS).
tung zu bringen. Daß auch diese
Art, worin die Hauptrolle in der Führung der Bänder ebenfalls dem von Rändern begleiteten
Wulst zufällt, vom Osten abhängig ist, d. h. nicht etwa als spezifisch byzantinisch oder vom
Westen, etwa von den Longobarden angeregt gelten darf, wird unten in dem Abschnitte über
das Tierornament zu berühren sein.
Die Formkraft nun, die mit der tiefschattenden Hohlkehle arbeitet, ist wohl das Persische
und, in ihm wurzelnd, das Griechische. Hellas hat das Motiv, vertikal gestellt, zur vollen
Wirkung gebracht: solange hellenischer Geist in der antiken wie christlichen Kunst nach-
wirkt, bleibt die Hohlkehle im Vertikalschnitt ein Hauptmotiv jedes Formenschatzes. Ihr Vor-
kommen kann geradezu als Gradmesser des hellenistischen Beisatzes in der Kunst des ersten
christlichen Jahrtausends betrachtet werden. Daneben taucht im Gebiete des Mittelmeeres die
Flächenprofilierung mit der Hohlkehle als charakteristisch persisches Motiv der Spätzeit auf.
Eine andere persische, in antiken und christlichen Denkmälern nur selten auftretende
Schmuckform ist das „Wulstprofil“. Die halbrunde, mit dem Wulst kontrastierende Hohlkehle
verschwindet dabei ganz oder fast ganz, die Wulste liegen fast unmittelbar parallel neben-
einander. Öfter kommt auch nur ein Wulst allein vor. Hauptbeispiel: das Profil der drei
Bogen an der Innenfassade von Mschatta (Abb. 288). Wir sehen außen ein Wulstband gleich-
mäßig um alle drei Bogen fortlaufen; es bricht nicht nur über den Kapitellen in die Horizon-
tale um, sondern umschließt auch die ganze Bogengruppe mit dem charakteristischen ["]-Auf-
satz. Bezeichnend ist die Ecklösung unten. Der Wulst bricht ohne Anstand um; aber der
ihn begleitende Randsteg muß außen neu anfangen. Der Steg gehört also, obwohl er an dem
[ ]-Aufsatz in der umschließenden Wand aufgeht, wesentlich zu dem Profil.
Ich stelle unmittelbar daneben die Spitzbogen der Nordarkade im Hof von Amida
(Abb. 259). Man sieht, wie das Randprofil, über den Säulen umbrechend (Abb. 260), gleich-
mäßig fortläuft. Den äußeren Rand bildet wieder der Steg, dann folgen schräg nach innen
15
540 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES.
2 IMERMWTLIEHE FOIPGOLMMÖHE 2 Sram tn
Ahb. 238. Mschatta, Innenfassade: Wulstprofil
nebeneinandergelegt vier Wülste. Auch dieses flau entstellte Motiv hat in Mschatta seinen
typenreinen Vorläufer. Man betrachte den Querschnitt der abgebildeten Fassade (Abb. 255, rechts)
WERTE,
EL
TON IE DINO N NIE LINIEN ETW,
Abb. 289. Dijarbekr, Große Moschee: Nordarkade
DiE PROFILIERUNG. 341
und sieht da an der Innenleibung der Bogen vier Wülste nebeneinander hinlaufen. Ich sehe
diese Schmuckart für sasanidisch an; nach Syrien mag davon freilich etwas schon in römischer
Zeit durchgesickert sein, als persische Elemente immer stärker auf den Westen zu wirken be-
gannen. Davon ahnen heute freilich noch die wenigsten etwas. Im gegebenen Falle handelt
es sich um den Einzelwulst. Man erinnere sich, daß in Syrien die Vorliebe aufkam, den Fries
des Epistyls halbrund vorzuwölben, ein Motiv, das vom Atrium in Spalato und S. Costanza bei
Rom her allgemein bekannt ist. Ich sehe darin ein erstes Anzeichen des persischen Vorstoßes.
Außer den Profilen, deren wichtigstes das attische ist, kennt die Antike noch die sog.
Kymatien, schön geschwungene Flächen, die das Vor- oder Zurücktreten der Gesimse und
Wände in horizontale Tonwirkungen auflösen. Wir sehen sie neben dem Wulstprofil ange-
Abb. 290. Stufenfries aus einem Gehöft bei Behnesa in Agypten.
wendet an Rum Kapu, dem im Westen der Stadt nach Aleppo führenden Griechentore (Taf. XVII).
Erbaut von dem Örtokiden Muhamniad im Jahre 579 H. (1183/44), ist es der heute allein
noch im Gebrauch befindliche linke Seitenflügel eines dreiteiligen Tores, das nach Triumph-
bogenart eine größere Mittelöffnung hatte. Das Portal vom Jahre 1153/4 erscheint ganz in die
Nordecke der die beiden Türme verbindenden Mauer gerückt. Wir sehen den eigentlichen Tür-
rahmen, mit einem wuchtigen Wulst geschmückt, begleitet von allerhand kleineren Rundmotiven
zwischen Plättchen, die nach außen abgeschlossen werden von dem Randstege, nach innen aber
in den oberen Ecken einen Zuwachs bekommen haben in quer nach der Tiefe gestellten Ky-
matien, die zu vergleichen sind mit den „attisch“ profilierten Konsolen an den beiden Prunk-
fassaden. Die tektonische Absicht ist die gleiche: der Türsturz hier, der Fensterbalken dort,
soll in seiner Spannung verkürzt werden. An dem Griechentore wird dieses Vorspringen des
Gewändes durch ein Profil vermittelt, dessen sackartige Ausbauchung sehr in die Augen fällt.
Das nun ist ein zwar ungriechisches, aber in später Zeit in den christlichen Bauten Syriens
342 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ÖRNAMENTES.
allgemein angewendetes Motiv. Man findet es in jedem Handbuche abgebildet und mag sich
das Material genauer bei Vocüß und BurLer ansehen. Im Tur Abdin-Gebiete ist es zu Hause,
wie wenn es da seit jeher bodenständig wäre.
Über dem Türrahmen von Rum Kapu sitzt, Wappen und Inschriften dekorativ zusammen-
fassend, ein Stufenfries. Dieses Motiv an sich — ohne Rücksicht auf die Profilierung — läßt
sich wiederholt an Kirchenbauten Syriens, so auch an dem Rest der konstantinischen Grabes-
kirche in Jerusalem, und in Ägypten nachweisen.! Ich danke es dem Royal Institute of British
Architects?, wenn ich hier, Abb. 290, ein von WurrEnousE 1882 an dem Tore eines am Bahr
Yusuf in der Nähe von Behnesa gelegenen Gehöfts eingemauert fand. Sie sollen aus dem
alten Kloster zu Moöleh stammen. Wir sehen den Torbogen begleitet von einem Wulst mit
den charakteristischen koptischen Ornamenten. Wie in Amida das Wappen, so sitzt hier ein
größerer Keilstein in der Mitte. Darüber die oberste der drei mn Wurremouse’ Aufnahme sicht-
baren Stufen, in den Vertikalen mit der koptischen Wedelranke, in den Horizontalen dreimal
mit Kreisfolgen geschmückt, worin Vasen und dergleichen dargestellt sind. Bei der nahen, in
diesem Buche wiederholt berührten Verbindung, die zwischen dem syrischen Mesopotamien und
Ägypten auf dem Gebiete der bildenden Kunst vorliegt, ist das Motiv des Stufenfrieses für ein
Kloster des Fayyum nicht überraschend.
Am Griechentor von Amida (Taf. XVII) ist der Stufenfries in demselben Sackkyma pro-
filiert wie die Konsolen in den Türecken. Man sieht Hohlkehle und Wulst in einen Linien-
schwung zusammengebracht, der dem gewöhnlich herrschenden Halbkreise ausweicht und die
3ogen gestreckt oder hängend in Verbindung bringt. Das ist die für die altehristlichen Denk-
mäler Syriens charakteristische Art, wie sie dort von Vocüs festgestellt wurde. Ich sehe auch
sie für persisch an und in Syrien als von Mesopotamien aus angeregt, weil sie in Nizib
(Abb. 214) und im Tur Abdin-Gebiete in einem fortlaufenden Bande um die Giebel und Dächer
ganzer Kirchen herumgeführt ist. Davon war bereits oben S. 271 die Rede.
Ein prachtvolles Beispiel aller Art friesartiger Profilierung bietet der im Jahre 1208/9 er-
baute Turm A der Mauern von Dijarbekr, genannt Evli badan. Taf. XVII,2 gibt eine Aufnahme
des Freiherrn von OPPENHEIM, die ihn von der Seite zeigt und auch einen Blick ins Innere ge-
stattet. Dort sieht man eine Folge von Rundbogen, auf ähnliche Art durch ein fortlaufendes
Wulstprofil verbunden wie an der Nordarkade des Hofes der großen Moschee. Daneben
gleich am Anfange eine Öffnung mit dem abgestuften Rundbogen, die einmal deutlich zeigt,
wie diese Form entstand: dadurch, daß man einem durchlaufenden Deckbalken zwei im Viertel-
kreis auseinanderstehende Konsolen unterschob. — An der Außenseite des Turmes laufen unter
den Zinnen Balkone, von je zwei Stalaktitenkonsolen getragen, hin, verbunden durch ein gekehltes
Profil, das über den von einem abgestuften Wulstprofil überdachten Fensterschlitzen sich [ ]-
förmig aufrichtet. Darunter ein um den ganzen im Dreiviertelkreis errichteten Turm herum-
laufendes Wulstprofil; ein ähnliches ist auch um die unteren Fensterschlitze und als Umrahmung
um die Inschrift (Taf. XVIII) gelegt.
Eine eigene Art der Profilierung, die am weitesten verbreitete, ist durch die Gotik im
Norden so zur Gewohnheit geworden, daß niemand mehr nach ihrem orientalischen Ursprunge
fragt. Ich will sie bier durch den Kontrast einführen. Man nehme das Mardin- (S. 13) und
das Griechentor (Taf. XVII) in Amida. Das Griechentor zeigt Kyma- und Wulstprofile, das
Mardintor das attische Profil, beide Tore mögen gleichzeitig 1183/4 n. Chr. entstanden sein.
Bezeichnend ist, daß die Profile in der Fläche gezogen, nicht freiräumig etwa um eine Ecke
herum in tiefschattender Unterschneidung ausgeführt sind. Als Beispiel dieser vierten hier
nur nebenher zu erwähnenden Gruppe der Profilierung, die im Mittelalter in Ost und West
die ausgedehnteste Verwendung gefunden hat, und wofür auch oben S. 140 Abbildung 60 das
! Orient oder Rom, 8. 127 f. — ? Vel. dessen Journal, II. ser., Bd. I, p. 581.
DıE PROFILIERUNG. 343
gotische Portal aus Akka in Kairo zu vergleichen ist, habe ich ein Denkmal vorzuführen, das
durch die einfache Tatsache seines Vorhandenseins und durch seine Datierung die allgemeine
Aufmerksamkeit erwecken dürfte, eine der Portalfassaden des seldjukischen Wunderbaues von
Diwrigi im zentralen Kleinasien. Diese in Abb. 291 wiedergegebene Fassade ist datiert 1223/29.
Man könnte elauben, ein französischer Gotiker sei nach dem Morgenlande verschlagen worden
Abb, 291. Diwrigi, Große Moschee: Tor vom Jahre 1228/29.
und habe sich dort den Forderungen des Islaın untergeordnet. In Wirklichkeit ist das unmöglich.
Genaueres über diese Moschee wird man im III. Teile des Corpus inseriptionum arabicarum
von BERcHEM finden (S. 70f., Taf. VI und XXXIV f.), worin dieser zusammen mit Hau EpHEM
die kleinasiatischen Inschriften vorführt.
Man sieht in Abbildung 291 wie mächtig sich die sehnige Spitzbogenrippen vor die
Fassade legen, diese mit sich in die Höhe reißen und durch das tiefschattende Nischenmotiv wirk-
sam machen. Die Ornamente, die sich dem Auge in der Nähe zeigen, sind hier auffallend unsicher
344 ZuR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES.
und spärlich verteilt. Auch fehlt der Fassade ihr oberer Abschluß; denn die aus dem Achteck
gebildeten Konsolen oben neben dem Bogenansatz tragen einen Quaderaufbau, dessen Gestalt
heute nach der Photographie nicht mehr festzustellen ist. Sie kommen auch am Nordportal
vor, spitzen sich nach unten, wie etwa die Franziskuskanzel des Benedetto da Majano zu und
werden am unteren Ende im Ziekzack von Rundstäben umklammert, die enthüllen, wie skrupellos
die Bildner dieser Fassaden vorgingen. Die Rundstäbe sind nichts anderes als Säulchen, die
paarweise von unten emporsteigen. Sie kommen von jenen Säulchen, die ganz organisch im Sinne
unserer Gotik an den Profilkanten der großen Nische aufsteigen und über den kleinen, von
Laubwerk gekrönten Kapitellchen sich in einem Rundstabe bis zur Bogenspitze fortsetzen. Man
sieht in Abb. 291 auf der linken Seite deutlich, daß es sich um zwei durch einen tiefschattenden
Raum getrennte Dreivereine solcher Dienste mit ihren einspringenden Zwischenkanten handelt,
deren einfach tektonische Wirkung nur durch je eine große Scheibe mit Halbmondrahmung
und Polygonalfüllung beeinträchtigt wird. Die eigentliche in der Tiefe dieser „gotischen“ Nische
liegende Wand über der kleinen modernen Tür, die früher vielleicht überhaupt nicht bestanden
hat, ist mehrfach in Felder geteilt, die einmal von Profilen umrahmt, einmal in der Lünette
auf einem Muster ohne Ende aus fünfeckigen Sternen gefülltist. Sehr eigenartig ist das von einer
reich verzierten Säule geteilte Fenster. Die Inschrift darunter wird von einem Bande umzogen, das
sich im Mäander seitlich von einer Gruppe von Sechseckrosetten bis herab über den seitlichen
Sockel zieht. Diesen umziehen Ornamente und ein seitlich in die Höhe steigender Wulst.
2. DIE TIERMOTIVE.
Unter der Muschelnische des Khar-
puttores läuft in Flachrelief ein Tierfries
hin (Taf. III, 1). Wir sehen außen zwei
Löwen, dann in der Nische zwei Buckel-
ochsen und in der Mitte einen Vogel. Er
erscheint nach rechts fliegend zwischen
den aufemanderzuschreitenden Paaren von
Löwe und Zebu. Von Naturnachahmung
kann, abgesehen von den allerallgemein-
sten Gattungsmerkmalen, nicht die Rede
sein. Der Steinmetz hat sich die Gestalten
nach einem geläufigen Schema umrissen
und ließ sie dann, indem er den Grund
abarbeitete, in der Vorderfläche des Steines
stehen. Diese Ausschnitte werden belebt durch eingeritzte Linien, die einmal dem Umriß parallel
laufen, dann aber Details, wie Gesicht und Haare, geben.
Ich stelle mit diesem Friese gleich zusammen, was der General pe BryLık sonst an Tier-
motiven in Amida aufgenommen hat, zunächst noch am Kharputtore. Da beginnt links von der
Nische, die der mit dem Tierfriese gegenüberliegt (Taf. IH, 2 und Abb. 292), eine Inschrift (Nr. 7) aus
dem Jahre 297 H. (909/10), also aus demselben Jahre, der die Tiernische selbst angehört. Man
sieht zwei Zeilen auf der zweiten Steinlage vom Boden, eine Zeile auf einem Quader dar-
über und dann auf der vierten und fünften Steinschicht, ganz an die Kante des etwas ein-
springenden Rundturmes gerückt, zwei Tierstreifen. Unten stehen sich wieder zwei Löwen
gegenüber; ihre Haltung ist ähnlich wie an der Nische gegenüber, nur lebendiger: die Vorder-
füße sind wie zum Sprung erhoben, der Schwanz über den Rücken zurückgeschlagen, der Kopf
in die Vorderansicht gedreht. Trotz der Kleinheit der Darstellung — daher fehlen die Doppel-
konturen — ist ganz deutlich, daß der Löwe rechts die Zunge aus dem Maule hängen läßt. —
Über ihm erscheint in der nächsten Schicht auf einem Dreifuß ein Stamm, der zunächst eine
Abb. 292. Dijarbekr, Kharputtor: Detail.
DiE TIERMOTIVE. 345
Nabe durchsetzt!, von der beiderseits je drei Äste herabhängen. Darüber endet der Stamm wie
ein siebenarmiger Leuchter; von der Krone stehen langgestielte Trauben (?) ab. Die Vögel zu-
seiten dieses „Lebensbaumes“ fliegen nicht, wie der eine gegenüber, sondern stehen mit er-
hobenen Flügeln da; der eine links scheint, nach dem Schnabel zu urteilen, eine Ente darzu-
stellen, der andere gegenüber ist gerade am Kopf zerstört, doch war er, scheint es, an der
Traube pickend gegeben. Man beachte, daß die Ente sich allein auf einem schmalen Stein,
Baum und Vogel dagegen zusammen auf einem breiten Stein befinden; ebenso auf einem breiten
Stein die Löwen darunter. Vielleicht wäre die „apres la pose“ vorgenommene Anordnung etwas
anders ausgefallen, wenn die Fugen anders lägen. — Zu beachten ist auch noch, daß sich auf
dem Turm daneben auf einer Quader, wenn ich recht sehe, ein nach links hin galoppierendes
Pferd skulpiert findet; darunter auf dem zweiten Stein eine Hand (?).?
Zu diesen Darstellungen am Kharputtore kommen dann andere am Mardintore, abermals
begleitet von Inschriften des Khalifen Muktadir vom Jahre 297 H. (909/10). Man sieht
(Taf. II,2) rechts gleich neben dem Rücksprung am Turme selbst eine über drei Quadern neben-
einander laufende Inschrift (Nr. 1), die am
Steine rechts unten ganz kalligraphisch
eine Rautenschnur zeigt. Auf der mitt-
leren Quader schließen daran zwei schräg
gegeneinander gestellte Vierfüßler mit er-
hobenem Schwanz und Flügeln. Schwierig-
keiten macht nur der Kopf: es wird sich
wohl um Vogelköpfe, also um Greifen,
handeln, deren Schnabel zusammengesetzt
erscheint aus Kreis und Tropfen. — In
der dritten Quaderreihe unter der zweiten
Inschrift (Nr. 2) links sieht man auf einem
Stein in der Mitte einen Kreis mit acht-
teiligem Stern zwischen einem Löwen (?)
rechts und einem Hirsch (Antilope) links, Abb. 293. Dijarbekr, Mardintor: Quaderfügung und Löwenrelief.
beide nicht gegenständig, sondern in der-
selben Richtung nach links hin angeordnet. Es ist natürlich fraglich, ob diese flüchtig aus-
geführte Darstellung gleichzeitig ist mit der Inschrift darüber. Dasselbe Bedenken bezüglich
der Datierung gilt für zwei gegeneinander anspringende Löwen, Abbildung 293, die ähnlich
flüchtig in der 7. Quaderreihe unter der erstgenannten Inschrift auf einer Quader in der 2. Reihe
vom Boden angebracht ist. Immerhin wird man die bisher vorgeführten Tierdarstellungen als
geschlossene Gruppe aus der Zeit des Abbasiden Muktadir 909/10 behandeln dürfen. Im übrigen
sind mir aus dem 10. Jahrh. und der Merwanidenzeit (990—1085) nur zwei Belege bekannt
geworden: ein Löwe an der Brücke (Inschrift 135, S. 34, Taf. VI,2) und ein Löwe an einem
Turm (Inschrift 15, S. 36). Erst mit den Ortokiden stellt sich das Material wieder auffallend
reich ein, aber freilich in ganz anderer Art als früher.
Der Großseldjuke von Bagdad Malik-shah, den wir als Begründer der jetzt bestehenden
großen Moschee von Amida kennen lernten, hat einen Stadtturm mit einer fünfteiligen
Inschrift (Nr. 16) versehen, die von einer kleinen Herde von Tieren begleitet wird (Taf. VII, 1
und Abb. 294). Leider ist die Aufnahme nicht scharf genug, um über die einzelnen Motive mit
Sicherheit entscheiden zu können. Unter der krönenden [ ]-Leiste sieht man zwei galoppierende
Pferde (S. 40), diesmal unzweifelhaft an der Zäumung und den herabhängenden Steigbügeln
ı Vgl. m. Kleinarmenische Miniaturenmalerei, Tübingen, 1907, S. 30 f.
® Vgl. damit das Elfenbeinhorn von Jaszsereny (bei Hawrer, Altertümer des frühen Mittelalters in Ungarn, II,
S. SSS f., (den Vertreter einer Gruppe, die wahrscheinlich wie die Sternkasten aus Mesopotamien stammt).
Amida. 14
>46 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES.
kenntlich. Sie erscheinen in dem typischen Relief auf zwei längeren Steinen und nehmen
einen Stein in die Mitte, auf dem eine Doppelnische angedeutet ist, mit einem Turban (?)
auf dem Stein darüber (nach Bercuem bedeutet diese Mitte vielleicht einen Raubvogel, wie am
Tor von Aleppo). Die erste Inschriftzeile steht zwischen zwei Löwen, zwei andere erscheinen im
Mittellot unter der vorletzten Zeile; ihnen entsprechend sieht man am Ende dieses Zeilen-
zwischenraumes zwei Vögel mit ausgebreiteten Flügeln. An den Seitenflächen des Turmes
(Taf. VII, 1) scheinen noch weitere Tiere angebracht.
Aus dem Jahre 1163 ca. stammt eine Tierdarstellung über dem äußeren Östeingange der Ulu
Djami (Taf. XVI,1 und Abb. 24 und 25). Wir sehen am Ende der Bauinschrift (Nr. 24)! eine
große Quader eingefügt, auf der in dem gewöhnlichen flachen Relief ein Löwe auf dem Rücken
eines niedergebrochenen Rindes erscheint. Das Katzenartige ist gut zum Ausdruck gebracht,
nur das Gesicht entbehrt, wie der Kopf des Rindes, der Belebung. Man beachte die Bildung
Abb. 294. Dijarbekr, Stadtmauer: Turm und Inschrift vom Jahre 1059—90.
der Halsfalten bei letzterem. — Aus der Zeit des Ortokiden Mahmud um 605 H. (1203/9)
stammt die von einem vollständig heraldisch stilisierten Doppeladler und zwei pathetisch drein-
schauenden Löwen begleitete Inschrift an dem Mauerturm B (Taf. XIX, 1, Abb. 40 auf S. 91)
und eine andere ebenfalls mit Doppeladler, aber von vier Löwen begleitete Inschrift am Mauer-
turm A (Taf. XVII, 1, Abb. 36, S. 89). In diesen beiden Beispielen sind die Tiere durch pro-
filierte Rahmen von der Schrift getrennt.
Diese Tiermotive von Amida wurden bisher absichtlich rein nach der Zeitfolge vorgeführt
ohne Rücksicht darauf, daß in ihnen streng zwei Gruppen zu trennen sind, die ihrem Ursprunge
nach sich in keiner Weise miteinander berühren. Da diese Erkenntnis für die Kunstgeschichte
und Archäologie des Orients sowohl wie des Abendlandes grundsätzliche Bedeutung hat, sei
ihrer Darlegung hier mit einiger Ausführlichkeit Raum gegeben.
1. Die hellenistisch-dekorative Gruppe. Zu ihr gehören die Tierdarstellungen vom Jahre
909/10 an den beiden Toren und vielleicht auch noch das Relief vom Jahre 1163 über dem
Östeingange zum Vorhof der großen Moschee. Unter ihnen sind alle drei Hauptgruppen dieser
Abteilung vertreten.
! Datierbar im Vergleich mit Nr. 22.
DıE TIERMOTIVE. 347
Schreitende Tiere. Der Typus ist in monumentaler Ausgestaltung bekannt seit Auf-
deckung der altpersischen Fließendekoration aus Susa im Louvre; man erinnere sich des Löwen-
frieses. Neuerdings sind zahlreiche Beispiele vom Istartore in Babylon dazugekommen, phan-
tastische Tiere darstellend." Kombinationen verschiedener Tierarten sind nicht ausgeschlossen ;
die Herleitung des Tierfrieses unter der Muschelnische am Kharputtore aus dem Altmesopota-
mischen unterliegt daher keinem Zweifel. Sie ist ungefähr gleichzeitig mit den Seidenstoffen,
die sich in rheinischen Kirchenschätzen erhalten haben und die Namen von byzantinischen
Kaisern des 10. Jahrh. tragen. So in Siegburg „em "Pwuavoü Koi Xpıotopwpou“ und in Düssel-
dorf „em Kwvorav(Ttiv)ou kai Baoıeiou*.” Die Löwen sind durchaus im altmesopotamischen Typus
paarweise aufeinander zuschreitend gegeben ohne ein die Mitte zwischen ihnen markierendes
Motiv. Über ihrem Rücken erscheinen persische Palmettenbäume. Der Kopf ist grinsend nach
vorn gewendet.
Tiere in Wappenstellung. Die gegeneinander anspringenden, d.h. nicht einfach schrei-
tenden Löwen kommen wiederholt vor. Sie erheben die eine Pfote und legen den Schwanz
über den Rücken zurück. Bestes Beispiel am Kharputtore, gegenüber der Tiernische (Taf. III, 2).
Es sei ausdrücklich bemerkt, daß auch in dem Friese schreitender Tiere an der Muschelnische
des Karputtores (und auf den byzantinischen Seidenstoffen) schon eine antithetische Anordnung
steckt. Die Tiere schreiten nicht gleichmäßig auf die Mitte, den Vogel, zu, sondern bilden
selbständige Seitenflügel, als deren Richtungsmitte die Nischenkante wirkt. Einen zweiten Beleg
für die Zusammenstellung von Löwe und Buckelochs findet ınan an der Mschattafassade.’
Für gewöhnlich ist die Mitte bezeichnet durch den Lebensbaum oder eine Vase. Unter den
Beispielen von Amida ist für diese Wappenstellung mit betonter Mitte der Lebensbaum mit
den beiden Vögeln heranzuziehen, wie er sich über der Löwenplatte am Kharputtore findet
(Taf. III, 2). Für diese uralte, vor allem in Mesopotamien heimische Tradition werden nach-
folgend Denkmäler genug aus dem Kreise von Amida beigebracht werden. Ich verweise hier
schon auf eine Reihe von Stuckreliefs, die geeignet sind, eine Vorstellung von dem Reichtum
des Tier- und Pflanzenornamentes in einer Art Technik zu geben, die zur Verkleidung von
Ziegelwänden bestimmt war, deren Denkmäler aber leider infolge ihrer geringen Dauerhaftigkeit
zugrunde gegangen und von der Kunstgeschichte vergessen worden sind. Ein Werk wie die
Alhambra steht dann freilich gleich einem Wunder vor uns. Das ist es zwar, aber die größeren
Phänomene dieser Art und die Muster dafür wären in mesopotamischen Denkmälern zu suchen.
Tierkampf. Für diese Gruppe liefert Amida ebenso eine monumentale Lösung wie für die
beiden andern; es ist der äußere Torbogen im Osten des Moscheenhofes (Tafel XVI, 1 und
Abb. 24/5, S. 67), beiderseits flankiert durch Quadern mit einander entsprechenden Reliefs des
Tierkampfes, darüber die Bauinschrift (Nr. 24). Man erhält hier em auch nach der Quaderfügung
so einheitlich auf geschlossene symmetrische Wirkung hin gerichtetes Ganze, daß ebensowenig
wie an der Muschelnische mit dem Tierfriese an einer ganz bewußten und traditionellen archi-
tektonischen Schmuckart gezweifelt werden kann. Das ist prinzipiell von Bedeutung, weil alle
diese Tierdarstellungen für die Zeit vor und nach 1000 n. Chr. zwar in Ost und West sehr
häufig vorkommen, nirgends aber bisher der Zusammenhang mit der alten Schmuckarchitektur
Mesopotamiens so unmittelbar belegt erscheint, wie in Amida. Freilich sind die Motive hier in
Nordmesopotamien in Stein übertragen; ihre ursprüngliche Verwendung fußt, das darf nie ver-
gessen werden, in anderem Material.
Das von einem Löwen überfallene Rind ist nicht die einzige Tierkampfdarstellung in
Amida. An dem polygonalen Südturm vom Jahre 1089—90 erscheint an den abgeschrägten Ecken
unterhalb der Inschrift mit der Tierherde und über den drei Nischen eine Quader (Tafel VII, 1), auf
! Mitteilungen d. Deutschen ÖOrientgesellschaft. Einzeltafeln als Beiblätter.
2 Näheres bei DrEser, Künstlerische Entwicklung der Weberei und Stickerei; vgl. Bonner Jahrbücher, 1893, S. 22.
3 Dreieck E, Jahrbuch d. preuß. Kunstsamml., 1904, S. 312.
44*
348 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES.
der ich einen Adler mit einem Hasen (?) in den Klauen zu erkennen glaube; doch fehlt der
Oberteil des Raubvogels; er scheint avant la pose gearbeitet und beim Versetzen ohne das zu-
gehörige Oberstück eingefügt. Auch hier ist, wie am Moscheentore, dasselbe Motiv symmetrisch
auch auf der Gegenseite ausgeführt zu denken.' Auch an dem von Texisr aufgenommenen Tore
„du Galius* erscheinen an den seitlichen Türmen Tierkampfreliefs (vgl. Abb. 244 u. 329, S. 376).
2. Die innerasiatischen Wappentiere. Es dürfte genügen, die Kunsthistoriker auf diese
von Berenem oben S. 78f£., 90f. und 128 ausführlich behandelte, von den Türken nach Amida
gebrachte Art des Tiermotives hinzuweisen. Ich kann die Untersuchung über das hier in aller
Kürze systematisch geordnete Gebiet der Verwendung des Tieres in der bildenden Kunst
von Amida nicht weiter ausdehnen, weil es gilt, noch zwei hervorragende Denkmäler zu betrachten,
die bezeugen, wie außerordentlich beliebt diese ganze Gattung in Amida-Dijarbekr war. Sie
erhielt durch den mit den Türken und Mongolen verstärkt eindringenden asiatischen Strom
neue Nahrung.
Die an den Mauern und Toren Amidas aufgenommenen Tierbilder geben nur einen
schwachen Begriff der abergläubischen Beliebtheit, deren sich diese Motive bei Christen und
Muslimen erfreuten. Es war oben schon davon die Rede, daß die spätantik-christliche Fassade
der großen Moschee an ihren Verkröpfungen eine Unzahl von Tieren in Wappenstellung zeigt.
Diese Symbole verbreiteten sich vom 4. Jahrhundert an und von Mesopotamien und Syrien
aus derart, daß nur das Bedürfnis, die der Schrift Unkundigen durch das Bild zu unterrichten,
die christliche Kunst verhinderte, damals schon von der figürlichen Darstellung, d. h. der antiken
Tradition, ganz ab- und die Wege des Islam zu gehen. Für diese islamische Art geben zwei
heute nicht mehr in Amida befindliche Denkmäler treffliche Proben.
Die Ortokidenschüssel in Innsbruck. (Taf. XXI, 1 und Abb. 53 u. 295.)? Das Ferdinandeum
besitzt eine kreisrunde Kupferschüssel von 26,75 cm oberem Durchmesser und 5 cm Höhe. Sie hat,
in einer Achse angeordnet, massive Henkel mit mittlerer Verdickung und sitzt unten auf einem
Ringfuß von 7,5 cm Durchmesser. Die Schüssel zeigt außen und innen die gleiche Schmuck-
einteilung, einen breiten Randstreifen mit sechs in Abständen gereihten Kreisen, in der Mitte
innen ein Figurenmedaillon, außen dafür den Fuß. Der gesamte Schmuck ist in Zellenemail
ausgeführt. Die Schmuckmotive der Schüssel sind so dicht gedrängt über die Außen- und Innen-
seite verteilt, daß auch nicht die kleinste leere Fläche übrig bleibt, das Email vielmehr wie ein
feinmaschiges Netz ohne Unterbrechung ausgesponnen erscheint. Man könnte, an die Vorliebe
des alten Orients für geometrische Gitter- und Netzmotive erinnernd — wie sie in Amida an
den Säulenschäften der Westfassade beobachtet wurden — sagen, daß auf der Innsbrucker
Schale Ähnliches aus Figuren hergestellt sei. Es wird schwer, sich in diesem dicht aneinander-
gedrängten Vielerlei zurechtzufinden. Ich beschreibe zunächst die Tierdarstellungen. Verwendet
sind sowohl Szenen des Tierkampfes, wie Tiere in Wappenstellung zuseiten des Lebensbaumes.
Erstere Gruppen findet man in den sechs Kreisen des breiten Randstreifens. Sie wechseln auf
der Innenseite der Schüssel (Taf. XXI, 1) mit Vogeldarstellungen, die zunächst dadurch auffallen, daß
um die Köpfe Nimben gelegt sind. Der eine Vogel mit ausgebreiteten Flügeln, ein Adler, hält
eine Schlange(?) in den Klauen; die beiden anderen sollen wohl Pfauen bedeuten: von dem
dunkelblauen Körper gehen horizontal rote Federn ab, die in gelbe Halbmonde endigen. Unter
den Füßen je ein gelber Ring. Die Tierkampfmedaillons zeigen zweimal dunkelblaue Flügel-
löwen mit grünen Köpfen, einmal einen fleischfarbenen Löwen ohne Flügel über grünen oder
einem schwarzen Tiere. Bezeichnend sind immer die zur Schaffung kleiner Zellen für das
' Nebenbei sei auch noch hingewiesen auf die Münzen mit Szenen des Tierkampfes, die H. Nürzer in der
Festschrift der numismatischen Gesellschaft 1893 veröffentlicht hat.
” Ich verdanke die beiden Aufnahmen dem Entgegenkommen des K. K. österreichischen archäologischen Insti-
tuls. Es wurde mir gestattet, die für den zweiten Band von Rırsı, „Spätrömische Kunstindustrie*, angefertigten Nach-
billungen etwas verkleinert wiederzugeben.
DIE TIERMOTIVE. 349
Email notwendigen bunten Ornamente, die den Tierkörper ebenso überziehen wie die blauen
Ranken mit bunten Enden den weißen Grund. Durch diesen heben sich die sieben Medaillons von
dem übrigen blauen Grunde der Schüssel ab. Auf ihm erscheint zwischen den weißen Scheiben
dreimal das zweite Hauptmotiv der Tierdarstellung mit dem Lebensbaum in der Mitte, hier
Palmen mit weißen Stämmen und grünen Ästen um eine mittlere rote Raute. In den Zwickeln
sitzt oben ein Paar grüner Fasanen (?), unten fleischfarbige Löwen unter Ranken. Auch auf
Abb. 295. Innsbruck, Ferdinandeum, Ortokidenschüssel: Außenseite.
der Außenseite der Schüssel (Abb. 295) sieht man zwischen den Kreisen dreimal die Palmen mit
den Tieren und von den Kreisen selbst zwei Paare, gefüllt mit Adlern oder mit geflügelten
Löwen, besser Greifen, die ein Tier in den Klauen halten. Es sind also innen alle sechs, außen
vier Kreise und beiderseits je drei Zwischenräume, im ganzen also 16 von 24 Randfeldern mit
den typischen Tierbildern gefüllt. Das mag die Beliebtheit des Motivs in Amida bzw. seinem
Kunstkreise belegen.
350 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN OÜRNAMENTES.
Es wird nun doppelt interessant sein, festzustellen, welche Motive die übrigen acht Rand-
felder und das zentrale Medaillon der Innenseite füllen. Vielleicht läßt sich von ihnen aus zu-
rückschließen auf den Kunststrom, dem auch die Tierdarstellungen unmittelbar entnommen
sind. Die drei Zwischenfüllungen der Innenseite zeigen einen Gitarrespieler, eine Tänzerin und
einen Akrobaten, begleitet von bunten Vögeln in den oberen Zwickeln. Der Musikant ist bärtig
und trägt ein ähnliches Kostüm, wie wir es noch an den Figuren des zentralen Medaillons sehen
werden, nur in anderen Farben, die Tänzerin ist ganz hellenistisch mit geblähtem Schleier,
allerdings in grünem Untergewand mit roter Jacke dargestellt, was wohl dem gegürteten Chiton
entsprechen soll. In der Akrobatenszene balanziert ein Maun ein T-förmiges Gestell auf der
Stirn; darauf steht einer Kopf, während zwei andere mittun.!
Dieser Innenschmuck der Schüssel wird gegliedert durch den Inschriftrand und einen Or-
namentstreifen um die Mitte, worin grüne Blattmotive in roten Pelten, umzogen von hellblauen
Bogen mit dunkelblauen Zwickeln erscheinen. Diese Buntheit des Emails wird durchsetzt von
den braunen Stegen des Kupfers, in das die Zellen eingetieft sind.
Auf der Außenseite der Schüssel stehen in dem
dritten Kreispaare zwei Ringer gegenüber einer
sitzenden Gestalt, die Gitarre spielt, begleitet von
einer zweiten Stehenden, die einen Becher anbietet.
Zwischen den Medaillons wechseln die drei Palmen
mit einer Tänzerin, einer Gestalt, die Gitarre und
einer, die Flöte spielt. Für alle diese Motive lassen
sich Parallelen im späthellenistischen-persischen und
byzantinischen Bilderkreise nachweisen. Es bedarf
. .: en dafür an dieser Stelle vielleicht keines Beleges, weil
Abb, 206, Venedig, S:Marco-Alexanderrelief: eine einzige Figur genügt, diesen Zusammenhang
klarzumachen.
Im mittleren Rund der inneren Höhlung (Taf. NXI,1) sieht man auf weißem Grund
eine jugendliche bartlose Gestalt im Brustbild über einen roten Bogen emporragen. Auf den
langen Locken sitzt ein hohes gelbes Diadem mit rotem Rand und einem Oval zwischen Recht-
ecken in der Mitte, über der ein Knopf erscheint. Die Hände halten vor dem Leibe grüne
Stäbe, die über den Schultern in gelblichen Knollen endigen. Das blaue Gewand hat eine gelbe
Bordüre um den Hals und zeigt ein gelbes herzförmiges Muster neben roten Kreisen auf den
Armen und einem roten Rechteck mit grüner Mitte auf der Brust. — Zu beiden Seiten dieser
Gestalt springen bunte, geflügelte Greifen auf, ihre blauen Schwänze scheinen sich unterhalb
des Bogens, mit dem sie durch einen grünen Grund zu einer Einheit zusammengefaßt sind,
zu kreuzen. Dazwischen rote Herzformen. Die Füße scheinen verbunden durch ein recht-
eckiges gelbes Stück mit vier blauen Kreisen; daneben sieht man grüne Kreise mit ihren
blauen Achsen. Es sollen wohl Räder sein; das Ganze stellt also einen König auf dem Greifen-
wagen dar. Die Deutung macht keine Schwierigkeiten. Wir sehen Alexander den Großen, der
sich durch Greifen, denen er Köder vorhält, auf einem Wagen in die Lüfte tragen läßt; die
Greifen springen nach außen auf, wenden aber ganz richtig den Kopf zurück und empor nach
den Ködern. Es ist also außer Zweifel ein hellenistisch umgebildetes orientalisches Sagenmotiv,
das uns hier auf der islamischen Schüssel entgegentritt. Daß es im Mittelalter im ganzen
Oriente sehr beliebt war, davon mögen die vier Beispiele eine Vorstellung geben, die ich neben-
stehend abbilde. Abb. 296 zeigt ein Relief, das an S. Marco in Venedig eingelassen ist, aber
! Diese Szene hat bereits Hawreı (Altertümer des frühen Mittelalters in Ungarn II, S. 903) behandelt und mit
verwandten Darstellungen verglichen. Unter ihnen ist besonders bemerkenswert das Horn von Jaszbereny, von dem
Hanrer ausgeht; es dürfte mit seiner ganzen Gattung dem nordmesopotamischen Kunstkreise angehören. Vgl. dazu
das oben S. 210 über den Bestand eines Theaters oder einer Arena in Amida Gesagte.
DIE TIERMOTIVE. 351
zweifellos aus dem ÖOriente stammt. Die Komposition baut sich hier auf der Horizontalen auf,
die von der verlängerten Achse der Biga mit den wie auf unserer Schüssel in die Vorderan-
sicht gedrehten Rädern gebildet wird. Alexander gibt das Mittellot; in den Ködern und den
Drachen mit ihren Zügeln, Flügeln, Füßen und Schwänzen entwickelt sich ein Spiel diagonaler
Richtungen, das in den über dem Leib Alexanders gekreuzten Schulterstreifen auch an der
Hauptfigur wiederkehrt. Auf der Ortokidenschüssel beschränkt sich dieser dekorative Aufbau
Abb. 297. Darmstadt, Museum: Relief eines Elfenbeinkästchens.
mehr geschlossen auf die Köder, die Flügel und die horizontal verbundenen Arme Alexanders.
Auch das Kostüm ist sehr wesentlich verschieden. Auf dem Relief von S. Marco ist Alexander
leicht bärtig, trägt kurzes Haar und die Tiara mit Ohrgehängen. Die Schüssel zeigt ihn un-
bärtig mit langen Locken, der typischen Krone und dem Gewand der christlichen Kaiser. Man
vergleiche damit die Darstellung auf einem Elfenbeinkästchen in Darmstadt, Abb. 297,! wo
Alexander ganz die Erscheinung eines byzantinisch-persischen Kaisers der Zeit nach dem Bilder-
sturme angenommen hat. Die Anordnung der Wagenachse und der Deichseln kommt der
Wirklichkeit in der Anordnung
nahe, die Drachen springen
symmetrisch nach außen auf,
ohne sich um die Köder zu
kümmern. Putti tauchen raum-
füllend an den Seiten auf, ähn-
lich wie in anderen Szenen des-
selben Kästchens, auf dem per-
sisch-indische Motive mit an-
tiken wechseln. Abb. 298 zeist
eine Darstellung der Greifen-
fahrt, wie ich sie in der Peri- Abb. 298. Mistra, Peribleptos: Alexanderrelief
bleptos von Mistra im Pelopon-
nes aufgenommen habe. Die Wirkung ist heute durch das Fehlen der farbigen Masse des Grundes
abgeschwächt. Diese Technik zusammen mit den der Darstellung auf der anderen Seite eines
I Vol. Grarvex, Bonner Jahrbücher, Heft 108/9, S. 269 f.
852 ZuR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ÖRNAMENTES.
Mittelmedaillons entsprechenden Arabeskenstreifen läßt islamische Einflüsse wahrscheinlich
erscheinen, wie sie um das Jahr 1000 in Hellas allgemein nachweisbar sind. Alexander ist ganz
roh ohne nähere Merkmale angedeutet, sein Kasten ruht auf dem Rücken der symmetrisch in
der Mitte zusammenstoßend gelagerten Greifen; die Stränge sind um die Stangen geschlungen,
an denen die Köder recht augenfällig als Vierfüßler gebildet sind. Abb. 299 endlich gibt ein
sehr rohes Relief, das ich 1888 im athonischen Kloster Dochiariu (unter dem linken Kirchen-
fenster eingemauert) skizzierte Der „König“ mit den leuchterartigen Ködern, zu denen sich
seitlich Löwenköpfe gesellen; neben dem schwungvoll gekneteten Wagen die Greifen mit er-
hobenen Flügeln. Das Motiv ist bis nach Indien vorgedrungen und von dort aus durch den
Buddhismus in das Turfangebiet getragen worden.!
I a Ich sehe, was uns die Innsbrucker Schale an Motiven
uI zeigt, im wesentlichen für westasiatisch an, auch die Gesamt-
DN einteilung des Schmuckes. Man vergleiche dafür die kürz-
! Ns Ga lich in Köln gefundene Glasschale mit vier großen um einen
SI kleineren Kreis im Zentrum, alle gefüllt mit biblischen Szenen
MIR: N \ nach Art der ähnlich eingeteilten Katakombenmalereien, mit
Fe Ya g denen die Kölner Schale gleichalterig ist.” Auch vergleiche
Abb. 289. Athos, Dochiariu: Alexanderrelief, man aus der Spätzeit, der die Ortokidenschüssel selbst ange-
hört, das Deckenmosaik des Rogerzimmers im Normannenpalast
zu Palermo, wo die Medaillons über die Rippen des Kreuzgewölbes hinweggehen, die abend-
ländische Konstruktion also der importierten orientalischen Dekoration im Wege ist. In den
Medaillons Fabeltiere, Löwen, Greifen und im Zenit ein Adler mit dem Hasen in den Krallen.
In frühmittelalterlicher Zeit ist das Motiv der radial gestellten Kreise um einen Mittelkreis oft
und oft verwendet worden, besonders in byzantinischen Deckenmosaiken.
Auch daran ist nicht zu denken, daß die Technik, Zellenschmelz auf Kupfer, vom Osten
her, wie KarAaBAcer®, MiGEon! und Martıy® angenommen haben, aus China importiert sein könnte."
Das hat während der Drucklegung dieses Buches Otto v. FAuLkE? gezeigt. Er leitet die Technik aus
Byzanz her, urteilt aber vernünftig, wenn er meint, es sei sehr wohl möglich, daß die Innsbrucker
Schüssel nicht in der Hauptstadt selbst, sondern in einem provinziellen Betrieb des oströmischen
Reiches entstanden sei. Ich habe seit Jahren Armenien als Zentrum dieser Kunstgattung im
Auge und wundere mich gar nicht, ein Schmelzwerk vom Ausgange des frühen Mittelalters an
der armenisch-persischen Grenze lokalisiert zu finden. Auch das Auftreten der Tauschiertechnik
mit dem Zentrum in Mosul überrascht unter diesen Umständen nicht. Für diese Mosul-
bronzen ist eine Fülle von spätantiken und byzantinischen Vorläufern namhaft zu machen.® Es
fehlt auch für die Technik der Ortokidenschüssel von Innsbruck nicht an älteren Parallelen aus
dem Westen. Hauptstück, freilich in einer Art Grubenschmelz, ist die Flasche von Pinguente
(Istrien) im Wiener Hofmuseum.” Dazu kommen die Fragmente eines Seitenstückes in größerem
Format im Kunstgewerbemuseum in Berlin (SS, 179/180); sie sollen, wie mir Lessing sagte, im
Tiber gefunden sein. Beide Denkmäler dürften nach der Einteilung des Schmuckes und den
Motiven vorderasiatisch aus der zweiten Hälfte des ersten Jahrtausends unserer Zeitrechnung
sein. Mit ihnen sind vielleicht zusammenzustellen andere Funde aus der Völkerwanderungszeit,
wie die Schöpfkelle von Arolsen u.a.!’ Ich meine also, es kann durchaus an dem Mangel bzw.
!
7 N
' Vel. Grünwener, Zeitschrift für Ethnologie 1909, S. 906, Abb. 13.
* POPPELREUTER, Zeitschrift für christl. Kunst, 1908, Sp. 67 f.
® Beiträge zur Gesch. d. Mazjaditen, Leipzig 1874. — * Gazette des beaux arts 1906 und Manuel, p. 156.
> A history of Oriental carpets, S. 110. — ® Vgl. dazu Bushell, L’art chinois, trad. d’Ardenne de Tizac, p. 2571.
° Monatshefte f. Kunstwiss., II (1909), S. 234 f.
Vgl. RosexBers, Geschichte d. Goldschmiedekunst.
' (azette arch. 1884, pl. 18/19, p. 133. Rıeer, Spätröm. Kunstindustrie, S. 188 f. — !% LinpenscHeipr, III, 11, 3.
DiE TIERMOTIVE. 3:
dem Unbeachtetsein der einschlägigen Denkmäler liegen, daß uns die Ortokidenschüssel von
Amida so überraschend neu anmutet.
Soweit hatte ich geschrieben, als mir das Manuskript Bercnexs S.120f. zukam. Das Protokoll
der Inschrift ist das eines Dynasten des 12. Jahrhunderts und erinnert besonders an das des
Ortokiden Kara-arslan von 561 (1166) in einer Inschrift von Kharput. BERCHEM entnimmt ge-
wissen Fehlern in der arabischen Inschrift, daß die Schale nicht am Hofe des Bestellers Dawud
ibn Sukman ibn Urtuk ausgeführt sei, sondern auswärts. Dawud war seit ca. 508 (1114)
Herr von Kaifa, um 519 (1125) wurde er es auch in Kharput; er starb 539 (1144). Daß
die Innsbrucker Schale nicht in diesen Städten gearbeitet sein kann, würde belegt, meint
BERCHEM, durch die Naskhischrift des Arabischen, die um 1114—1144 im Kreise von Amida
ausgeschlossen sei. Dieses Merkmal weise eher auf Zentralasien, woher auch Spiegel chi-
nesisch-mongolischer Art stammten, die der Innsbrucker Schale verwandt seien, darunter ein
Spiegel im Museum Cernuschi, der angeblich 730! entstanden sein soll. Ich hätte gegen letztere
Datierung nichts einzuwenden, da ich überzeugt bin, daß der chinesische Einfluß nicht erst
mit den Türken und Mongolen nach dem Westen kommt?; mehr wird es darauf ankommen,
auch nachzuweisen, daß das Drachenmotiv des Cernuschi-Spiegels in China selbst schon 730
möglich war. Wie dem auch immer sei — man beachte, daß auch Marrıx bei der Innsbrucker
Schale chinesische Einflüsse annimmt — ich glaube doch nicht, daß die Schale im Osten ent-
standen ist. Vielmehr könnte die Sachlage so sein, daß ein aus Iran oder Transoxanien
stammender Künstler die Schale am Hofe Dawuds mit Benutzung einheimischer Motive her-
gestellt hat. Jener Kalligraph, der die Inschriften 32 und 34 von Amida in den Jahren 1228
und 1236/7 ausführte, Meister Dja’far war aus dem Westen, aus Aleppo nach Amida gekommen.
Ähnlich kann auch ein zentralasiatischer Handwerker an dem Hofe Dawuds gelebt haben. Ich
finde in den ÖOrnamentmotiven nichts, was auf den Osten wiese. Denn auch die Deutung
einzelner Tiere durch BErcHEm auf Wappentiere ist für mich nicht überzeugend. Schon der
„sungur de Dawud“ ist nach dem rein ornamentalen Charakter der ganzen Dekoration unwahr-
scheinlich und das Flügelpferd „sawghun“ wird wohl überhaupt ein Greif sein.
Dazu kommt, daß die Innsbrucker Schale sowohl nach der Einteilung ihres Schmuckes,
wie nach einzelnen Motiven vorzüglich hereinpaßt zwischen die späthellenistisch-byzantinische
Kunstweise und die Gruppe der sog. Mosulbronzen. Wären nicht die arabischen und per-
sischen Inschriften, so könnte man die Schale ohne viel Zwang als orientalisch aus frühchrist-
licher Zeit ansehen. Für die Technik habe ich Parallelen angeführt. Die Mosulbronzen
wachsen aus Schöpfungen hervor, wie unsere Schale sie in einem einzigen Beispiel vertritt.
Auch die Technik widerspricht dem nicht: sie ist eine hellenistisch-orientalische; man lese nur
nach, was Marc RosExBEr@G kürzlich in seiner Geschichte der Goldschmiedekunst über das Niello
! Bezüglich der Datierung vgl. oben 127. Berrcuem schreibt dazu nochmals gelegentlich der Korrektur: „Die
Inschrift am Cernuschi-Spiegel ist sicher S29—30 datiert, doch ist das Datum bei der Schriftart höchst auffallend,
da letztere eher in das 5. Jh. Hidjra gehört. Auch die Inschrift mit dem Datum mag, wie die an der Rückseite, im
Namen Idris II. nachträglich in Marokko graviert worden sein. Somit ist die Frage nach diesem Spiegel noch sehr
im Dunkeln und muß für sich studiert werden. Damit fällt auch einstweilen ein Hauptstück für den Vergleich
mit der Innsbrucker Schale. Immerhin bleibt die Tatsache bestehen, daß keine bekannte Inschrift aus der ersten
Hälfte des 12. Jhs. dasselbe Naskhi aufweist, während es auf persischen Münzen (Samaniden) bereits früher erscheint
(im 10. Jh.). Andererseits dürfte das Naskhi als frühestes Beispiel in Steininschrift bereits 483 (Hidjra) auf dem großen
Minaret in Aleppo vorkommen (nach HerzreLn ist die Datierung ganz sicher, das Datum steht da, es fragt sich nur,
ob es sich auch auf den rundschriftlichen Teil der Inschrift bezieht, das Datum und der Hauptteil der Inschrift
sind kufisch). Kurz, das einzige Beispiel einer rundschriftlichen Inschrift in Stein vor Mitte des 12. Jhs. ist Aleppo,
Minaret der gr. Moschee (nach Herzrerp sicher); andererseits viele Beispiele einer solchen auf Münzen schon früher,
doch in Persien. Die ganze Frage liegt somit noch sehr im Dunkeln, und es kann aus der Schrift nichts Bestimmtes
zum Ursprungsort der Schüssel gefolgert werden, höchstens daß sie nicht in Amida-Kaifa oder doch von einem (wie
Sie vermuten) fremden Künstler gemacht wurde.*
® Vgl. Jahrbuch der Kgl. preuß. Kunstsammlungen 1903, S. 147 f. r
Amida. 45
354 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ÖRNAMENTES.
zusammengestellt hat, und halte dazu folgende Tatsachen. Die islamische Tauschierkunst ist
schon 216 H. (831 n. Chr.) belegt durch die Bronzetür Ma’muns an der Omarmoschee zu Jerusalem 2
die byzantinische durch die nur wenige Jahre jüngere am Südende des Narthex der Sophien-
kirche in Konstantinopel.” Es folgen dann die italienischen Ageminatüren in Amalfi, S. Paolo
fuori, Venedig u.a. ©. — kurz, die Mosulbronzen haben Vorläufer in Massen. Ihre Eigenart liegt
im starken Vorwiegen persischer
und im Eindringen chinesischer
Motive®. Unter ihrem Motiven-
schatz findet sich übrigens auch
das Alexanderschema, und zwar
verwendet für die Darstellung
von Sonne und Mond, so auf
dem Metallbecken des Atabeks
Lulu von Mosul (1233 bis 1259)
in der Königl. Bibliothek zu
München.*
Die Stuckreliefs aus Dijar-
bekr im Museum zu
Konstantinopel.
Im Jahre 1905 fand ich
unter den Neuerwerbungen des
Kais. ottomanischen Museums
in Konstantinopel (Nr. 13927)
eine größere Reihe von Stuck-
fragmenten, die nach den An-
gaben der Direktion aus Dijar-
bekr stammen. Es wurde mir
gestattet, diese Reliefs zu ord-
nen. Um sie vor weiterer Zer-
störung zu behüten, gruppierte
ich sie in fünf Felder, die mit
Gips in feste Rahmen einge-
gossen wurden. Dienachfolgend
veröffentlichten Aufnahmen
danke ich der freundlichen
Vermittelung des Direktors
Abb. 500. Konstantinopel, Kais. ottoman. Museum: Stuckfragmente aus Dijarbekr. Haus, Epuem.?” Man rechne da-
mit, daß die Fragmente in den
Photographien nur auf die Hälfte etwa, die beiden Stücke mit Buchstaben sogar noch weniger
verkleinert sind, dafs es sich also um eine Dekoration in sehr kleinem Maßsstabe handelt. Das
große Inschriftfragment (Abb. 300) ist 0,135 m hoch; das ist zugleich die Breite des Frieses,
den das coufique fleuri bildete. Wir sehen oben und unten einen profilierten Rand. Die oben
palmettenartig endenden Hasten sind durchsetzt von einer dünnen Ranke, an der ich nur her-
! Becker, Zeitschrift f. Assyriologie, 1904, S. 105; BercHem, Inser. arabes de Syrie, S. S, Taf. II, 4.
® SALZENBERG, Taf. XIX, LetHaey and Swarsson, The church of S. Sophia, p. 269.
"Vgl. Miseox, Manuel, p. 165 f. — * Vgl. Sarke-BercHen, Münchener Jahrbuch f. bild. Kunst, 1907, 1.
° Sie sind inzwischen von Sarg, Seldschukische Kleinkunst, Taf. IV/V, ohne Kenntnis meiner Intervention ver-
veröffentlicht worden.
DıE TIERMOTIVE. 355
vorheben möchte, wie die Spitze sich in einen Knopf einrollt. Das zweite Inschriftfragment
zeigt, daß die Ranken bisweilen auch mehrfach parallel gelegt waren. Darüber in Abb. 300 die-
selbe Ranke um einen Pfau gelegt, dessen Kopf entweder zerstört ist oder von Anfang an
fehlte, so daß die Tendenz, den Tierleib völlig im Sinne der schöngeschwungenen Linie zu ver-
wenden, dadurch besonders auffällig wird. Der Pfau füllt eine rechte Ecke, in die links zwei
Bogen übereinander mit dem Randprofil einschneiden. Abb. 301 zeigt eine andere Art der
Füllung dieser Zwickel. Wir sehen gegenständig Löwen angeordnet, die neben dem oberen
Bogen Kopf und Vorderfuß erheben. Hinter ihrem Rücken ein Drachenkopf mit geöffnetem
Rachen, nicht das Ende des
Schwanzes, sondern eher zur
Ranke gehörend. Neben dem
unteren Bogen könnte vielleicht
die Ranke allein oder ein zwei-
tes Tier die Füllung besorgt
haben. Ich weiß nicht, ob unter
den Füßen des Löwen nicht
ein Vogelkopf erscheint. Kei-
nesfalls gehört dahin das Stück
in der Mitte mit dem schlanken
Hinterteil eines Tieres, weil am
Rande der Knopffries fehlt,
von dem die Löwenfragmente
umrahmt sind. Die Ranke
selbst bildet am rechten Rand
Achter. Dieses Motiv, rein geo-
metrisch als Stab durchgeführt,
erscheint in Abb. 302 zwischen
oder neben Sirenen in Ranken,
d.h. Vögeln mit Menschenkopf.
Die Vögel stehen auf hohen
Beinen mit Sporen, der Leib
mit den leicht gehobenen Flü-
geln wird im Profil gesehen,
der Kopf dagegen, der aus einer
Art Halskrause hervorsieht, ist
nach vorn gedreht und trägt
eine Krone. Man folge dem
Linienzuge der dünnen Ranke,
der Bildung der zwei- oder drei- Abb. 301. Konstantinopel, Kais. ottoman. Museum: Stuckfragmente aus Dijarbekr.
teiligen Palmettenendigungen,
beachte auch die krabbenartigen Ansätze dazwischen und wird finden, daß die vier Fragmente
derart genau übereinstimmen, als wären sie alle aus einer Form hervorgegangen. Außer der
Sirene findet sich auf den Fragmenten auch ihre Parallele, die Gorgo (oder Sphinx), der Tierleib
mit Menschenkopf. Wir sehen einen Rest davon in Abb. 303 links oben. Der Kopf steht wieder
in Vorderansicht, der Leib, an den Flügel anzusetzen scheinen, im Profil. Am Halse ist ein
rautenförmiger Kragen bemerkbar. Auch dieses Stück bildet noch einen Bogenzwickel mit den
typischen Ranken. Rechts gegenüber sieht man das Fragment eines Reiters auf einer breiten Tafel,
deren rechte untere Ecke erhalten ist. Das Pferd schreitet nach links und hebt den rechten Vorder-
fuß. Ein Bogen quer über den Hals könnte als einziges Zeichen einer Zäumung genommen werden.
45*
ZUR GESCHICI
BI 2
oltoman. Museu
ITE DES ISLAMISCHEN
m: Stuckfragmente
u,
aus Dijarbekr,
ÜRNAMENTES.
Der Reiter sitzt ohne Bügel
in einem Rock, dessen
linden zurückflattern, wäh-
rend Schenkel und Gesäß
unbedeckt bleiben. Die Arme
der unverhältnismäßig gro-
ßen Gestalt sind über den
Kopf des Pferdes erhoben.
Die Ranke schlingt sich
zwischen den Hinterfüßen
durch und füllt den Grund
hinter dem Rücken des Rei-
ters. Es sind noch zwei
mandelförmige Stücke, teils
vollständig, mit einem An-
satz unten, teils fragmentiert
da: in einem Flechtband-
rahmen eine in Vorderan-
sicht mit weiten Hosen auf
dem Boden hockende Gestalt
zeigend, die in der Linken
einen Pokal seitlich erhebt
und dazu die Rechte vor die
Brust hält. Sie trägt eine
spitze Kopfbedeckung. Im
Grunde neben ihr sieht man
als Füllung Knöpfe, einzeln
oder zu dreien. Daneben links
ein kleines, falsch gestelltes
Fragment, das links einen
Schlangen- oder Drachen-,
rechts einen Löwenkopf zeigt.
In Abb. 304 endlich sind die
besten Stücke einer Masse von
Örnamentstreifen zusammen-
gestellt, auf denen man vor-
wiegend schön bewegte Tiere
laufend auf der Folie zarter
Wellenranken dargestellt sieht,
oben vielleicht Löwen, unten
Ziegen oder Gazellen, allenach
rechts bewegt. Man beachte in
den Ranken die Neigung zu
asymmetrischer Bauchung der
Blattspitzen. Unten das Bei-
spiel eines fein in Licht und
Schatten wirksamen geometri-
schen Ornamentes von achttei-
ligen Rosetten in Stabwerk,
das um sie aus Rundstäben
achteckige Sterne bildet.
op
DıiE TIERMOTIVE. 357
Für die Art, wie diese Fragmente einst angeordnet gewesen sein dürften, ist ein anderes
angeblich ebenfalls aus Dijarbekr stammendes Ornamentstück heranzuziehen, das Abb. 305 gibt.
Es ist bereits mehrfach besprochen, so von MrsEon!, der es als „fronton de porte“ abbildet, und
von Marrın,? der richtig angibt, daß es aus Upper Mesopotamia stammt, es um 1100 ansetzt
Abb.304. Konstantinopel, Kais. ottoman. Museum: Stuckfragmente aus Dijarbekr.
und mit einem in seinem Besitz befindlichen armenischen Manuskript von 1201 vergleicht.
BERCHEM teilt mir mit, die kufische Inschrift enthalte nichts Historisches, das Stück sei nach
ihr ins 11. oder 12. Jahrhundert anzusetzen. Wir sehen zwei Bogen, zusammengefaßt durch
einen [ ]|-förmigen Aufsatz. Oben läuft, wie es auch von den Inschrift- und Streifenornamenten
aus Stuck zu erwarten ist, ein horizontales Band, darunter sind Tiere gegenständig in Ranken
zu sehen, einmal in der Mitte Vögel,
über den Bogen Greifen. In den
Bogen wechseln vier Spitzen mit drei
fast vollen Kreisen. Dergleichen ist
von der Stuckdekoration, deren Reste
in Konstantinopel liegen, nicht zu
erwarten ; dort herrscht der überhöhte
(Spitz-)Bogen, wahrscheinlich von
der Art, wie er im 11. und 12. Jahr-
hundert an den Fatimidenbauten
Kairos beobachtet wird, d. h. mit in
der Spitze zusammenlaufenden Tan-
genten, eine persische Form, die an
Makam Ali am Euphrat schon im
10. Jahrh. vorkommt (Abb. 306).°
! Manuel d’art musulman, p. 76. — ° A history of Oriental carpets, p. 108, bzw. 111.
® SARRE, Jahrbuch d. Kgl. preuß. Kunstsamml. 1908, S. 1f. Diesen Bogen zeigen schon die persischen Export-
waren der Völkerwanderungszeit.
358 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ÖRNAMENTES.
Dieses letztgenannte Denkmal kann zugleich mit einem andern mesopotamischen, dessen Stuck-
reste sich in Berlin befinden!, als bestes Vergleichsmaterial für unsere Fragmente dienen.
In diesen drei Denkmälern liegen Beispiele einer Schmucktechnik vor, mit der man nicht
gewohnt ist, als einem entwicklungsgeschichtlichen Erreger allerersten Ranges im frühen Mittel-
alter zu rechnen. Und doch muß die Verkleidung von Ziegelbauten durch Stuckornamente als
einer der Hauptwege betrachtet werden, auf dem orientalische Einflüsse nach dem Westen ge-
langten. Mesopotamien war dafür, wie für alle Verkleidungstechniken, z. B. für alle Arten von
Mosaik, dann in Vorhängen von Seide und Wolle, das eigentliche schöpferische Stammland.
Die Spuren in den Sasanidenbauten sind vorläufig gering; viel wertvoller ist, was sich im
Abb. 306. Makam Ali, Moschee: Stuckornamente.
Abendland und in Ägypten von mesopotamischen Stuckarbeiten nachweisen läßt. Ich habe das
Material kürzlich in einem Aufsatze über die persisch-hellenistischen Stuckornamente in Cividale
zusammengestellt.” Hier wird es sich darum handeln, nachzuforschen, ob die Stuckornamente
im K. ottomanischen Museum den bisher bekannt gewordenen mesopotamischen Stuckorna-
menten entsprechen oder eine neue Art vertreten. Ich muß unter diesem Gesichtspunkte die
einzelnen Ornamentsysteme kurz charakterisieren. Sie dienen alle der Architektur, mit Ausnahme,
scheint es wenigstens, der Berliner Medaillons, die in ihrer quadratischen Form durchaus als
Muster ohne Ende in der Art von Seidenstoffen gedacht sind. Ich bilde sie hier ab (Abb. 307),?
! Ebenda, S. 7. — ? Das orientalische Italien, Monatshefte f. Kunstwiss., I (1908).
' Ich verdanke die Photographie Friedrich Sarre. Vgl. dessen Publikation im Jahrbuch a. a. O.
DIE TIERMOTIVE. 359
weil auch sie Tierdarstellungen enthalten, daher ihr Verhältnis zu den Fragmenten aus Dijarbekr
erörtert werden muß. In den Medaillons kommen zwei Füllungen vor: sind die Knöpfe am
Rande einreihig, so sind Flügel in Wappenstellung genommen; die Kreise mit zwei Knopfreihen
dagegen zeigen gelagerte Steinböcke. Diese, an sich sasanidisch, werden in diesem Ursprunge
noch besonders durch das flatternde Halsband bestätigt. Das Flügelmotiv aber ist das typische
Kennzeichen der sasanidischen Krone.! Sasanidisch endlich sind auch die Zeichen zwischen
den Flügeln; man lese darüber SarrE (a. a.O., S.6) nach. Die Datierung anlangend, halte ich
dafür, daß diese Muster zwar noch viele
Jahrhunderte in Übung blieben, im vorlie-
genden Falle aber doch noch in sasani-
discher Zeit selbst entstanden sind. Daher
wird dann auch das dritte Motiv, der Pflanzen-
kandelaber mit Vögeln, dieser frühen Zeit
angehören. Ich komme darauf zurück und
möchte an dieser Stelle nur noch bemerken,
daß die Erörterung der untektonischen
Flächenfüllung durch Tiere und figürliche
Darstellungen, wie sie sich auf der Inns-
brucker Schale, auf Elfenbeindiptychen und
den Mosulbronzen findet, hier etwa anzu-
schließen wäre. Doch sind bis jetzt keine
Beispiele aus dem Gebiete der Stucktechnik
bekannt geworden.
Im allgemeinen herrscht in der nach-
sasanidischen, d. h. frühislamischen Zeit in
Persien ein Ornament, in dem die Verwen-
dung von Lebewesen vermieden ist. Belege
dafür bieten die offenkundig auf Mesopota-
mien zurückzuführenden Stukkaturen der
Tulun-Moschee in Kairo von 876 —879
(Abb. 308). In diese Reihe gehört auch ein
Parallelbeispiel aus Mesopotamien selbst
(Abb.309), die neuerdings auch von VIOLLET?
aufgenommene Moschee von Rakka (vgl.
oben S. 145). Zwar ist nur das Kapitell der
in die Pfeilerecken gestellten Säulen erhalten,
dieses aber ist durchaus verwandt mit ein-
zelnen Stuckkapitellen der Ibn Tulun. Daraus
läßt sich auch auf die übrige Ornamentik
schließen. Hierher sind ferner zu zählen die
etwa fünfzig Jahre später als die Ibn Tulun-
Ormamente entstandenen Stuckarbeiten im
Haikal des jakobitischen Klosters an den
Natronseen, die wahrscheinlich auf den Abt Moses aus Nisibis, einem Orte zurückzuführen
sind, der mit Amida und Edessa zusammen das kunsthistorisch bedeutungsvolle Städtedreieck
im nördlichen Mesopotamien bildet.” Ich gehe dieser Gruppe nicht weiter nach, bleibe viel-
Abb. 307 Berlin, Kaiser Friedrich-Museum:
Stuckfragmente aus Mesopotamien.
! Vgl. mein Mschatta, S. 320 f.
2 Description du palais de al-Moutasim, pl.I. Ich gebe eine Aufnahme von Miß Berı.
3 Vgl. darüber Mschatta, S. 342.
360 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN OÜRNAMENTES,
mehr bei dem Ormament mit Tierfiguren und gehe über auf jene Gattung, die, wie die Orna-
mente der Tulun und im Deir es-Suryani, immer in Verbindung mit einem architektonischen
Grundschema auftritt.
Bei Besprechung des geläufigen Schemas kann von der Nische am Turm I von Dijarbekr
ausgegangen werden (Abb. 237), die BERCHEM in die Zeit Muktadirs 909/10 datieren möchte. Wir
sehen über den Säulen einen [ ]-förmigen Aufsatz, in den ein Muschelbogen einschneidet. Die
Abb. 308. Kairo, Moschee des Ibn Tulun: Stuckornamente.
Zwickel sind mit Vögeln geschmückt. Dieses Arkadenmotiv kann für die christliche Kunst als
das Lieblingsmotiv der syrischen Teile von Mesopotamien bezeichnet werden. Von hier aus
hat es in der Handschriftenmalerei seinen Siegeszug durch fast alle christlichen Länder an-
getreten, mit den Kanones nämlich der Evangeliare. Davon war schon oben $. 203 die Rede.
Dem ersten 586 datierten syrischen Beispiel aus dem Johanneskloster von Zagba in Mesopo-
tamien etwa gleichaltrig sind griechische Handschriften in London! und Wien’, die aber im
Ornament ebenso unzweideutig auf Syrien führen wie der lateinische Kalender vom Jahre 354.?
! HasELoFF, Codex purp. Rossanensis, S. 43.
WiıckHorF, Jahrbuch der Kunstsamm]. des Allerh. Kaiserhauses XIV, 196 f.
Ergänzungsheft I des Jahrbuchs des k. deutschen arch. Instituts.
Dis TIERMOTIVE. 361
In karolingischen
und byzantinischen
Evangeliaren sind
diese Arkaden stän-
dig zu finden. Suche
ich nach Parallelen
für die Stuckorna-
mentevon Dijarbekr,
so bieten sich in
erster Linie arme-
nische Evangeliare
zum Vergleiche dar.
Vat. arm. 3, nicht
nach 1250 in Kili-
kien geschrieben!,
zeigt auf Fol. 5" bis
135" die Kanones in
völlig persisch-ara-
bischer Art und Fol.
317’ eine überra-
schende Analogie für
Abb. 309. Rakka, Moschee: Reste der alten Stuckornamente. unsere Stuckfrag-
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Abb. 310. Rom, Vat. gr. 354, fol. 4r Abb. 311. Rom, Vat. gr. 354, fol. 14r,
" Maı, Cat. cod. orient. Bibl. Vat., p. 240.
Amida 16
8062 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES.
mente. Vat. gr. 354, ein griechisches Evangeliar, das nach der Eintragung Fol. 234» von einem
gewissen Michael im Jahre 6457 (948/9 n. Chr.) geschrieben ist, wahrscheinlich auch in
einer Persien naheliegenden Gegend oder in Persien selbst, zeigt Fol. 1— 16" Arkaden
mit Tiermotiven in den Medaillons der Lünetten, 17" den Matthäusanfang mit einer Vogel-
ET) INSEL RIESTER G, 420 Berl le
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Abb. 312. Lemberg, Armenisches Evangeliar vom Jahre 1198: Hypothesis.
initiale, 78" und » Arkaden, 79 den Anfang des Markusevangeliums mit vier Medaillons,
darin Adler, Greif, Pfau und noch ein Vogel; 115°’—117’ wieder Arkaden, dann den Lukas-
anfang mit Bandgeflechten in Medaillons, endlich 179' und Y Arkaden und 180" vier orna-
mentale Medaillons am Johannesanfang, alles in schmutzigen Farben rot, blau und gelb
gezeichnet. Ich hebe den Schmuck einiger Arkaden heraus. 1" zwei Hasen, übereinander
an einer Traubenranke, 1» Greif mit zwei Enten, 2» Greif mit Hasen und zwei Hähnen,
DıE TIERMOTIYVE. 363
3» und 4’ Hirsch an Lebensbaum und Vögel (Abb. 310)!, 4” 5" Elefant und zwei Vögel.
Dann erst beginnen 5» die Kanones, alle mit Vorhängen zwischen den Säulen, in der Be-
krönung zunächst mit geometrischen Ornamenten und Vögeln, 12" Vögel über einem Hasen,
12» der typisch-persische Drache mit Pfauenschwanz?, 13" ein heraldisch einköpfiger Adler und
dann wie auf der Innsbrucker Schale 14" zwei radschlagende Pfauen (Abb. 511). Man möchte
fast glauben, die Emailschüssel von Innsbruck und die Miniaturen müßten am selben Orte
entstanden sein.
Den Stukkaturen aus Dijarbekr am allernächsten kommen armenische Miniaturen wie das
Lemberger Evangeliar vom Jahre 1198, das in Kilikien entstanden ist (davon unten mehr). Ich
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Abb. 313. Jerusalem, Jakobskirche: Abb. 314. Jerusalem, Jakobskirche:
Armenisches Evangeliar vom Jahre 1272: Lukasanfang. Armenisches Evangeliar vom Jahre 1272: Kanonesarkade,
reproduziere hier Fol. 2 (Abb. 312), die Hypothesis. Man sieht über dem geraden Architrav
Hufeisenbogen in mehreren Ornamentzonen. In der mittleren kriechen durch die Ranken
Drachen und darüber sind — wie als Bekrönung des Ganzen — Pfauen mit verschlungenen
Hälsen gegeben. Uns interessieren wegen der Analogie mit den Stukkaturen besonders die
Zwickelfüllungen zwischen dem äußeren Hufeisenbogen und der [ |-förmigen Umrahmung:
auch da erscheint wieder ein geflügelter Drache, diesmal mit geringeltem Schwanz auf Ranken-
erund.” An dieser Stelle ist nun sehr häufig in armenischen Handschriften auch die gekrönte
Gorgo oder die Sirene nachweisbar.
Ich denke, der Leser wird den Eindruck gewonnen haben, daß die Innsbrucker Email-
schüssel, zusammen mit den Stukkaturen und den vorgeführten armenischen Miniaturen, eine
zusammengehörige Gruppe bildet. Ich möchte hier noch zwei Miniaturen abbilden, die ich in
Jerusalem, in der Jakobskirche des armenischen Patriarchates, aufgenommen habe. Es handelt
! Nach Aufnahme von A. Gorpsenamipt, ebenso Abh. 236. — ? Mschatta, S. 312.
’ Vgl. oben S. 82/2.
16*
364 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES.
sich um ein Evangeliar, das im Jahre 1272 für die Königin Geran von Kilikien, die Gemahlin
Leos III. (1269—89), von dem Kalligraphen Avedis geschrieben und „von einem guten Künstler
mit Kopfleisten (arm. choran), Blumen mit Goldschmuck ausgestattet ist“. Abb. 313 zeigt den
Anfang des Lukasevangeliars. Wir sehen die [ |-Leiste mit der in einen Hufeisenbogen ein-
schneidenden Kleeblattöffnung. In dem Rankenbogen selbst langgestreckt laufende Tiere wie in
unseren Stuckfragmenten und im Zenit ein Löwe. Abb. 314 gibt eine Kanonesarkade im
Hufeisenbogen und innerhalb der Regenbogenstreifen ein Knopfornament ähnlich wie auf den sasa-
nidischen und den Dijarbekr-Fragmenten. Beachtenswert sind für uns auch mit Bezug auf die
Innsbrucker Schale die seitlichen Beigaben, unten die Bäume, wie auf der Schale Palmen
mit Vögeln auf der Krone, und oben auf den Architravenden die zweigtragenden Männer mit
Stierkopf, Gestalten, die ebenso dem Zirkusspiel entnommen scheinen, wie auf der Innsbrucker
Schale die Akrobatengruppe.
VI. HELLAS UND MESOPOTAMIEN.
An den beiden Prunkfassaden der großen Moschee, also im 12. Jahrh., sind sämtliche
Inschriften zweifellos nicht nur als historische Dokumente, sondern vor allem auch dekorativ
angebracht. Das geht hervor aus ihrer Einfügung in den alten oder dem alten nachgebildeten
Fries, wo sie gleichwertig mit den Kapitellen (West) oder über diesen (Ost) angeordnet sind,
bzw. als ausgleichendes Band zwischen Bogen und Dach (Süd), endlich als weißes Band
zwischen zwei schwarzen Basaltstreifen (Nord) hinlaufen. Die Schmuckabsicht wird auch deutlich
durch die Schrift selbst, das coufique fleuri, die von Ranken durchsetzten, durch Verschlingung
und Palmettenendigung der Hasten zu einem reichen Streifornament umgebildeten Buchstaben.
Man frage sich, ob dergleichen irgendwo im Griechischen oder Lateinischen nachweisbar ist.
Dort herrscht die Unziale in ihrer auf Deutlichkeit berechneten Strenge, wenn es auf Schmuck
ankommt umrahmt von Ornamenten oder als Initiale am Anfange herausgehoben. Weder die
Ligatur noch die geschmückte Buchstabengruppe sind direkt mit der arabischen Schmuck-
schrift zu vergleichen. Eher wären die Fischvogel-! oder Knotenbuchstaben? armenischer Hand-
schriften heranzuziehen, die in langen Reihen und mehreren Zeilen übereinander auftreten.
Die Beispiele, daß sich einmal eine Ranke durch die armenischen Buchstaben schlingt, sind
sehr selten und gehen dann auf Anregungen vom Islam selbst zurück.° Stärker vielleicht war
der direkte Einfluls auf das Abendland, wo im Mittelalter schon im 11. Jahrh. coufique fleuri
als Ornament nachgeahmt wird. Ich brauche diesen Dingen nicht weiter nachzugehen, weil
darüber die für ihre Zeit doppelt wertvolle Zusammenstellung von A. DE LoNGP£RIER, Oeuvres,
ed. SCHLUMBERGER ], p. 3S1f.: „De l’emploi des caracteres arabes dans l’ornementation chez les
peuples chret. de l’Occident“ vorliegt.‘
Hier möchte ich vielmehr näher eingehen auf einen viel älteren Vorstoß des islamischen
Schriftornamentes auf die Kreise des Mittelmeerbeckens, und zwar deshalb, weil die vom
General pe BeyLız in Nordmesopotamien gesammelten Denkmäler endlich einmal gestatten, eine
Tatsachenkette, die ich längst mit der Zuspitzung auf diese Gebiete im Auge hatte, zu schließen.
Ich habe über diese Dinge im Jahre 1905 einen Vortrag auf dem archäologischen Kongresse
in Athen gehalten, ohne freilich irgendeinen Erfolg verzeichnen zu können. Ebenso blieb un-
beachtet eine Bemerkung in „Mschatta*“.?
Ich gehe zunächst vom Tierornament aus und stelle zwei datierte Denkmäler nebeneinander.
Man blicke zurück auf den Tierfries der Nische des Kharputtores vom Jahre 909/10 (Taf. II, 1 und
Abb. 315) und vergleiche ihn mit dem reichen Tierornament, das sich (Abb. 316) unter dem Ziegelfries
der Hauptapsis einer im Jahre 873/4 entstandenen Klosterkirche befindet, die zwischen den
beiden oben S. 177f. wegen der persischen Kuppelkonstruktion besprochenen Klöstern Daphni und
! Vgl. Abb. 331 und meine Byz. Denkmäler, I. S. 1.
2 Vel. meine Kleinarmenische Miniaturenmalerei. Veröffentl. der K. Universitätsbibliothek in Tübingen 1 (1907).
3 Vgl. Alishan, Sisagan, p. 202 (aus Bourtalaschen). — * Vgl. auch Revue arch. 1845/6, II, p. 696 t.
® Jahrbuch der preuß. Kunstsammlungen, 1904, S. 334 f.
366 HELLAS UND MESOPOTAMIEN.
u © PER
Abb. 315. Dijarbekr, Kharputtor: Tiernische vom Jahre 909/10
Flügel sind auch bei dem Greifen
von Skripüı nicht paarweise nach
oben wie üblich, sondern der eine
nach oben, der andere wie herab-
hängend nach unten gestellt.
An zweite Stelle setze ich
eine Reliefplatte (Abb.317), deren
Photographie der General DE BEY-
zı5 in Amida (oder Aleppo?) mit
der Angabe gekauft hat, das Ori-
Hm
Hosios Lukas zu suchen ist. Der Ort
heißt Skripü und liegt auf dem Boden
des alten Orchomenos.! In der Art von
persischen Seidenstoffmustern sind hier
„rotae siricae“, wie die untereinander
verschlungenen Kreise im Abendlande
heißen, nebeneinander gestellt. In dem
einen Kreise rechts ist ein Vogel mit
Tierleib, in dem Kreise links als Haupt-
motiv ein Löwe mit nach vorn gewen-
detem Kopf gegeben. Man fasse die
gleichen Motive an der Nische von
Amida ins Auge: die Köpfe der Löwen
und die Flügelstellung des Vogels. Die
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1, came .
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£ 5 dm =
Abb. 316. Skripu (Hellas): Tierfries“der Kirchenapsis vom Jahre 87374.
ginal befinde sich in einer Kirche zu
Miafarkin, einer Stadt, einige Stunden
nordöstlich von Dijarbekr. Wir sehen
Vorder- und Rückseite eines Tür-
Nügels (?), der oben fragmentiert ist.
Das Hochfeld wird beiderseits ähn-
lich wie in Skriptı durch Kreise bzw.
Quadrat und Raute eingenommen,
die untereinander verknotet sind. In
diesen Verschlingungen ist das Band
bald gleichmäßig dreigestreift, bald
zeigt es den breiten Miittelstreifen.
Links ist zweimal der Pinienbrunnen
gegeben, unten mit Greifen, oben
mit einem Vogel und Affen.” Rechts
sieht man im Kreise oben den Dop-
peladler, unten in der Raute Vögel.
— Ich stelle neben dieses Stück eine
der Platten von der Phiale des
! Meine Beschreibung Byz. Zeitschrift,
I, &f.
® Der Affe auch im Tierornament von
Hosios Lukas, vgl. Scnurtz u. Barnstey, The
monastery of S. Luke, pl. XIII.
HELLAS UND MESOPOTAMIEN. 367
Klosters Layra auf dem Athos (Abb. 318).! Wir sehen da Kreis, Raute und Rechteck durch
Bandverschlingungen vereinigt und das Mittelfeld ausgefüllt mit einem Adler, der einen
Hasen überfällt. In den kleineren Feldern Palmetten, Vogel, Rosetten wie an der Platte aus
Miafarkin. Ich will hier gleich noch eine ganze Reihe von Tierplatten aus Athen daneben-
stellen (Abb. 319), und zwar die vier Platten von der Fassade der alten Metropolis, die einst
Rıyorra veranlaßten, sie ursprünglich einem griechisch-ägyptischen Tempel zuzuschreiben?,
während MicheL und Struck sie nicht vor das Ende des 6. oder den Anfang des 7. Jahrh. ansetzen
und ihren christlich-orientalischen Charakter anerkennen.’ In den beiden Tafeln oben links und
unten rechts sind gleicherweise oben Greifen zuseiten des Pinienbrunnens — der sonderbaren
Deutung, die Tiere verzehrten die Kerne des Zapfens, will ich bier nicht nachgehen‘ — unten
Adler und Schlangen gegeben. In den beiden Reliefs oben rechts und unten links erscheinen
Abb. 318. Athos, Lavra: Reliefplatte von der Phiale,
dreimal paarweise Tiere mit Menschenkopf, zweimal geflügelt, zuseiten des langgestielten Pinien-
zapfens oder einer ornamentalen Umbildung desselben. Einmal sitzen unten Löwen einander
gegenüber und legen die Köpfe zurück auf den Rücken.
Angesichts der vorgeführten Parallelen griechischer und nordmesopotamischer Tierreliefs
entsteht die meinen Thesen „Orient oder Byzanz?*, „Orient oder Rom?“ parallele Spezialfrage
„Mesopotamien oder Hellas?“, d.h. sind diese in Hellas und am Euphrat- und Tigrisoberlauf
merkwürdig verwandten Schmucksysteme da und dort ohne direkte Übertragung rein auf Grund
der gemeinsamen hellenistisch-orientalischen Unterlage entstanden, oder vermittelt zwischen
beiden Kunstkreisen Byzanz, oder endlich liegt eine direkte Übertragung des in Hellas oder
Mesopotamien zuerst aufgekommenen Tierornamentes auf das andere Gebiet vor?
ı Nach einer Aufnahme von Mırrer, Hautes etudes, C 140.
® Le origini della architettura lombarda, p. 207. — 5 Athenische Mitteilungen, 1906, S.299 f. Daher auch Abb. 319.
s Vgl. MicHer u. Struck a.a.0., S. 299.
368 HELLAS UND MESOPOTAMIEN.
Die Frage läßt sich, glaube ich, mit Hilfe des amidenischen und anderen örtlich nahe-
lievenden Materials glatt lösen. Zunächst sei auf den Schmuck armenischer Handschriften ver-
wiesen. Die Tiere mit Menschenkopf, ob man sie nun Sphinx oder Gorgo nennen will, kommen
wie an der Metropolis und sonst in Athen und Aegina sehr häufig auch in den Titelleisten
soleher armenischer Bilderhandschriften vor. Ich habe ein Beispiel dafür vom Jahre 1375 aus der
Bibel Cod. arm. 14 in der Mechitaristenbibliothek in Wien im ersten Bande meiner Byzanti-
nischen Denkmäler, S. 1, gegeben. Hier sei für die andern Tiermotive der Platten vom Athos
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Abb. 319. Athen, Alte Metropolis: Reliefplatten an der Fassade.
und in Athen die Leiste zum Evangelium des Johannes in dem Lemberger armenischen Evan-
geliar aus dem Jahre 1198 reproduziert (Abb. 320). Die Handschrift ist in zwei berühmten
Klöstern, die bei den festen Burgen am Abhange des Taurus und oberhalb der Hauptstadt
Tarsus liegen, also im kilikischen Armenien entstanden. Wir sehen links den Adler des
Johannes und in der Mitte das Agnus dei, dazwischen ähnlich den Reliefs an der Athener
alten Metropolis den Vogel mit der Schlange, rechts den Adler mit dem Hasen, verwandt dem
lrelief in der athonischen Lavra. Nun wird man sagen, auch da dürfte Byzanz vermitteln,
HELLAS UND MESOPOTAMIEN. 369
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Abb. 320. Lemberg, Armenisches Evangeliar vom Jahre 1198: Anfang des Johannesevangeliums.
der Athos weist ja Athen gegenüber schon die Richtung an, und auf der andern Seite ver-
mittelten ähnlich Reliefs in der Nikolauskirche in Myra! und in Konia? den Weg nach Arme-
nien. In Wirklichkeit geht die Bewegung gewiß umgekehrt, und zwar läßt sich das nachweisen
mit Hilfe des Schriftornamentes, für dessen Heranziehung Amida durch die frühesten erhaltenen
kufischen Inschriften aus der Zeit des Muktadir 909/10 den Anlaß bietet. Wie BEercHem oben
! Rorr, Kleinasiatische Denkmäler, S. 341. — ? Jahrbuch der preuß. Kunstsamml., XXVI (1905), S. 79.
Amida. 47
HN) HELLAS UND MESOPOTAMIEN.
\
S. 20 bemerkt, kannte man so frühe Belege bisher aus Mesopotamien nicht. Das war der
Grund, weswegen ich den Beweis des Zusammenhanges von Hellas und Mesopotamien im frühen
Mittelalter nieht exakt liefern konnte. Wir kannten frühe kufische Inschriften nur in Syrien
und Ägypten. Dort aber fehlt das ausgesprochen mesopotamische Tierornament, das für Hellas
bezeichnend ist.
Ich gehe aus von der Inschrift gegenüber der Tiernische des Kharputtores unter den
Reliefs mit den Vögeln zuseiten des Lebensbaumes und den einander anspringenden Löwen
(Taf. III, 2 u. Abb. 330, 5. 357). Auf dem Stein mit den großen Buchstaben über der zweizeiligen
Inschrift sieht man am linken Ende zuerst eine Hasta mit der keilschriftartigen Verdiekung, von
der Bercurm S. 20 spricht. Dann folgt eine Gruppe von Buchstaben, die unten durch einen recht-
winkligen Bügel verbunden sind und unter der keilförmigen Spitze noch einen palmettenartigen
Haken zeigen. Ich nenne diese Gruppe n gesprengte kufische Palmette. Werden sie fort-
laufend aneinander gereiht, wie in Abb. 321, so stoßen die Vertikalhasten paarweise Rücken an
Rücken aneinander; die gesprengten a schließen sich dann zu richtigen kufischen Pal-
metten zusammen, aus der Schrift ist ein Schriftornament geworden. Abb. 321 zeigt diesen
Typus vollkommen ausgebildet. Das Ur-
Su bild könnte von irgendeinem Denkmal in
Amida stammen. Doch ist das Beispiel nicht
aus Mesopotamien, sondern aus Hellas
genommen. Es ist ein Friesfragment, das
heute im Hofe des Klosters Daphni bei
Athen liegt, desselben Klosters, dessen
persische Kuppelbildung oben bereits An-
laß gegeben hat, entwicklungsgeschicht-
lich eine Brücke zwischen Mesopotamien
und Hellas zu schlagen. Ich habe das
Ornament direkt von der schrägen Fläche
des Marmororiginals durchgerieben und dann schwarz mit Tusche ausgefüllt, weil ein ähnliches
Ornament, dessen Hasten sich jedes zweite Mal über dem sie unten verbindenden Bogen —
dieser Bogen auch zweimal in Abb. 321 — auseinanderneigen,' mit schwarzem Wachs ausge-
Abb. 321. Daphni (bei Athen): Marmorfries der Klosterkirche
füllt ist. Es befindet sich in der Apsis der Kirche.
Bevor ich weitergehe, möchte ich den Leser bitten, doch einmal sämtliche oben 8. 14f.
von Berenem besprochenen Inschriften Muktadirs vom Jahre 909/10 auf die Bildung der Ver-
tikalhasten und ihre natürliche Gruppierung im Verlaufe einer wirklichen Inschrift hin anzusehen.
Das Typische ist die einfache Keilschriftendigung. Am Mardintor (Taf. II, 2) kommen nur sie vor,
doch ist der Keil bisweilen, besonders an der Inschrift rechts, als Rand um ein tiefer liegendes
Innenfeld ausgehoben. In der Inschrift über dem Kharputtore (Taf. IV, 1) findet sich neben
einer häufigen Spaltung des Keiles unter dieser auch schon der eigentliche Palmettenhaken. Er
fehlt an der Inschrift über der Tiernische (Taf. III, 1), wo nur die Vertikalschlitzung des Keiles
zu beobachten ist. Die Inschrift Taf. III, 2 u. Abb. 330, von der ich ausging, zeigt den flachen,
ungegliederten Keil — das Ausheben der Mitte fehlt — und die Palmettenhaken. Alle diese
Dekorationsarten müssen also 909/10 nebeneinander bestanden haben. Man springe von ihnen
unmittelbar über auf die Inschriftränder rechts und links von Abb. 322, eines Reliefs, das an
sich genügen würde, auf die schwebende Frage mit völliger Sicherheit zu antworten.
Die Platte Abb. 322, die so durch und durch mesopotamisch aussieht, befindet sich heute
im Nationalmuseum von Athen, wohin ich sie 1889 von der Akropolis gebracht habe. Man sieht
die kufischen Palmettenbänder an den Vertikalrändern. Die Mitte füllt eine echt altmesopotamische
' Abb. bei Mırrer, Le monastere de Daphni, p. 66.
os
—ı
m
HELLAS UND MESOPOTAMIEN.
Abb. 322. Athen, Nationalmuseum: Reliefplatte von der Akropolis.
Darstellung: Der Ornamentbaum mit dem Pinienzapfen und zwei im Profil aufrechtstehende
Löwen, deren Köpfe wie von oben gesehen erscheinen. Sie strecken, wie die beiden gegen-
einander anspringenden Löwen (Taf. III, 2 und Abb. 330) von Amida, die Zunge heraus. Die
Ornamente sind in der typisch frühislamischen Art durchweg aus der Palmette entwickelt, für
die schöne Arabeskenranke im oberen Randstreifen erinnere ich an die Ornamente an den
alten Minarets der Hakim-Moschee in Kairo, entstanden bald nach 1003.!
Die vorgeführten Belege dürften genügen für den Beweis, daß Mesopotamien im gegebenen
Falle der gebende, Hellas der nehmende Teil ist. Die kufischen Palmettenbänder geben den
Ausschlag, ganz abgesehen davon, daß schon die Tiermotive diesen Weg weisen und die per-
sischen Kuppeln der griechischen Klöster eine nicht minder deutliche Sprache reden. Ich
möchte trotzdem der Vollständigkeit halber noch einen Schritt weiter gehen. Es gibt in Hellas
noch eine Reihe von ornamentalen Reliefs mit gesprengten kufischen Palmetten.” Ich ziehe
! Abb. im Jahrbuch der kgl. preuß. Kunstsammlungen, 1904, S. 332.
2 2.B. auch noch in Mistra. Vgl. die Photographie von MırLer, Hautes etudes, B 59.
372 H&1LLAS UND MESOPOTAMIEN.
nur die wenigen heran, von denen ich noch Kopien gemacht habe. Beim Asklepiaion
am Südabhange der Akropolis fand ich 18858 zwei Stücke. Eine vollständige Platte 0,95 m
hoch, 0,54 m breit im Brunnenhaus (Abb. 323). Sie zeigte im Hauptfelde ein hohes Kreuz
auf zwei Stufen stehend, und darüber als einzigen Schmuck gesprengte Palmetten, gefüllt mit
fünflappigen Blättern; darunter Palmettenhasten paarweise horizontal gelegt. Das zweite Stück,
Abb. 324, ein Fragment, trug eine ganze zweizeilige kufische Inschrift.
Y Bercnem äußert sich dazu: „Trotzdem die Buchstaben zweifellos sicht-
au ‚ bar sind, ist das Fragment zu klein, um eine Lesung zu gestatten. Es
—ıR darf schon wegen der Zweizeiligkeit und dem Mangel jeder bewußt
| ) ( werdenden dekorativen Symmetrie mit ziemlicher
| | | Sicherheit angenommen werden, daß es sich um das
IP = zı Bruchstück aus einer wirklichen arabischen Inschrift
| | : —_| | handelt. Diese könnte dem 11. oder 12. Jahrhundert
| | angehören.“ Ich möchte dazu bemerken, daß mir
| | | | dieses Fragment den Beweis zu liefern scheint von
| | | der Anwesenheit von Muslimen in Athen um diese „1p.384. Athen, Akro-
r u Zeit. Die Platte ist in hhymettischem Marmor ge- HR ERDE
ee DL | arbeitet. Es ist also durchaus nicht zulässig an-
re zunehmen, daß die Platten und Friese, von denen bisher die Rede
ELOBOTSERE ERDE war, etwa fertig aus dem Orient importiert worden sind. Dagegen
im Asklepinion.
sprechen schon die Tatsachen auf architektonischem Gebiete.
din datiertes Beispiel liegt in dem Hauptkloster von Hellas, das oben ebenfalls bereits
wegen seiner persischen Kuppel besprochen wurde, in Hosios Lukas, und zwar in der Unter-
kirche des Katholikons. Dort stehen drei Särge, zwei davon gepaart. Der linke gilt für den
Sarg des Stifters Romanos I. (959 — 963). Er zeigt auf der Deckplatte das kufische Ornament-
band Abb. 325. Wir sehen zwei gesprengte kufische Palmetten symmetrisch miteinander ver-
bunden. In der Mitte entsteht
jedesmal ein ganzer Baum durch
die im Charakter der kufischen
Ornamentschrift angesetzten Äste.
Der Grund ist mit schwarzer
Masse gefüllt. Diese Felder wech-
seln mit mehr ornamental aufge-
lösten, deren Grund rot gefüllt
ist.’ In demselben Lukaskloster
kommenkufischeSchriftornamente
auch an der Außenseite der Ap-
siden der kleineren Kirche vor,
und zwar von Ähnlichem Charak-
ter wie am Asklepiaion in Athen,
einmal bestehend aus gesprengten
kufischen Palmetten, einmal aus
einer Art Inschrift, die man glaubt
Abb. 325. Hosios Lukas, Unterkirche: Ornament vom Sarg Romanos IH (?)
lesen zu können.” In Abb. 326
gebe ich diese Ornamente in einer der Ecken zwischen zwei Apsiden in einer eigenen Aufnahme.
Das kußische Schriftornament kommt noch auf einem anderen Gebiete hellenischer Kunst
des frühen Mittelalters zur Geltung, im Ziegelornament. Man werfe in Abbildung 326
' Abb. bei Scnurrz and Barnsteyr, The monastery of Saint Luke, p. 35. — ? Abb. a. a. O., pl. 28.
HELLAS UND MESOPOTAMIEN. 3
einen Blick von dem Marmorsims auf das um-
gebende Mauerwerk. Da wechseln immer Qua-
dern, die von Ziegeln umrahmt sind, mit je zwei,
im ganzen vier Ziegelschichten. Zwischen die
einzelnen Quadern und Ziegel sind außerdem
Ornamente eingeschoben, und zwar diagonal in
gewissen Intervallen ansteigend.. Man besehe
diese Ornamente genau: sie bestehen aus Teilen
kufischer Palmetten und sind auch nach Art der
arabischen Buchstaben zusammengesetzt.! Solche
kufische Schriftornamente findet man nun
einer großen Zahl griechischer Kirchen, aber ge-
rade nur in Hellas selbst, nicht auch auf dem
Athos oder in anderen byzantinischen Gebieten,
vor allem nicht in Konstantinopel. Deshalb habe
ich entschlossen „Hellas und Mesopotamien“ als
Titel an die Spitze dieses Abschnittes gesetzt. Denn
die Übertragung der kufischen Schriftformen kann
nicht von Kleinasien oder Armenien, sie kann,
da gleichzeitig auch die Tierornamente mit her-
überkommen, nur von Mesopotamien ausgegangen
sein. Ich denke, wenn man die ganze Kette der
vorgebrachten Beweise überdenkt, wird daran kein
Zweifel sein können.
Ich will hier nicht ausführlicher über diese
hellenischen Ziegelornamente, denen ich seit vielen
Jahren nachgehe, handeln; Spyridion Lameros
an
Alb. 326. Hosios Lukas, Marienkirche: Ornamente der Apsiden
wird hoffentlich auf meinen Oktober 1908
gemachten Vorschlag eingehen und diese merkwürdigen mesopotamischen Beziehungen in
Hellas vereint monographisch behandeln.
Inzwischen bilde
ich Abb. 327 eine Zusammen-
stellung ab, die Georgios Lampakıs in seinem Memoire sur les antiquites chretiennes de la Grece
Ei 7 IC Se
ok au Bel Biel
! ScHhuLtz u. BaRNSsLEY, a. a. O., Taf. 11, haben
Lukas zusammengestellt.
diese
Ziegelornamente hellenischer Kirchen nach Lampakis.
Ornamente am Außern der Marienkirche von Hosios
374 HE1LLAS UND MESOPOTAMIEN.
(1902) gemacht hat. Er schreibt dazu S.20f.: „Jusqu’a une certaine epoque, on a considere ces
ornements ceramoplastiques comme une decoration purement et simplement architecturale
n’ayant aucune secrete signification thöologique. Eh bien! ils en ont “une fort profonde. Je
m’explique. Entre les pierres qui entrent dans la construction de l’eglise, s’interposent bien
souvent des ornements en brique encastres dans les murs et qui ne sont autre chose que les
lettres IX et IC.“ Man sehe in Abb. 327 die unter die Zeichen gesetzten Auflösungen.!
Wenn Lamparıs Recht hätte, wäre mit diesen Ziegelornamenten ein Zusammenhang bis
auf die altchristliche Zeit erwiesen, und Hellas stände in einem für die griechische Nation sehr
schmeichelhaften, selbstschöpferischen Lichte in Jahrhunderten da, die sonst gern gerade für
Hellas als die dunklen bezeichnet werden. Dafür tritt nun der merkwürdige mesopotamische
Einfluß ein. Ich kann mir auch denken, wie gerade auf dem Gebiete der Ziegelornamentik in
Hellas ein islamisches Vorbild zur Geltung kommen konnte. Man werfe nur einen Blick auf
die prachtvollen seldjukischen Ziegelbauten Kleinasiens! Sie sind zwar jüngeren Ursprunges,
setzen aber eine sehr bedeutende Entwicklung voraus, an der gewiß Persien und Mesopotamien nicht
unbeteiligt war. Ich gebe mit Rücksicht auf die Rolle, die dabei das Schriftornament spielt, hier _
eine Probe nach der Inschrift vom Mausoleum der Mu’mine Khatun in Nachtschewan im
Araxestale.” Der Bau ist vollendet im Jahre 1186. Inschriften und Ornamente sind in bunten
Ziegeln ausgeführt. Abb. 325 zeigt ein Beispiel davon. Man wird finden, daß darin dieselben
Abb. 328. Nachtschewan, Mausoleum der Mu’'mine Khatun vom Jahre 1186: Ziegelinschrift.
Hasten mit Palmettenendigung und manche Bildungen vorkommen wie in den hellenischen
Ziegelornamenten. Besonders mache ich aufmerksam, daß auch hier Ornamente zwischen die
Hasten eingeschoben sind, und vor allem, daß auch hier der Grund in der Raumausdehnung
überwiegt. Man sehe zurück auf Abb. 326 von der Apsis in Hosios Lukas: wie feingliederig
auch da das Schriftornament in die breite Mörtellage eingebettet ist. Und nun, da wir einmal
beim Mörtel sind: auch die Tatsache, daß die Mörtelschichten dicker sind als die Ziegel, weist
auf den Osten. Ich habe darüber Kleinasien, S.39f. und Mschatta, S. 242 gehandelt. Ziegel-
mauerwerk von Amida ist mir aus der Aufnahme der Innenseite von Dagh Kapu (Abb. 239)
bekannt, die spätestens aus den Jahrhunderten kurz vor oder nach 1000 herrühren dürfte.
Auch dort wie in Kasr ibn Wardan und Anderin sind die Mörtellagen weit dicker als die (wie
in Abb. 326) auffallend dünnen Ziegel. Endlich ist in Abb. 526 wahrscheinlich mesopotamischen
Ursprunges auch der auf eine starke Licht- und Schattenwirkung bestimmte Fries aus über Eck
gestellten Ziegeln, wie er seit der frühchristlichen Zeit überall im Abendlande auftaucht. Das
aus Sasanidenbauten beizubringende Material (z. B. Abb. 99), wird für eine dahin zielende Unter-
suchung wohl genügend Anregungen ergeben.
Es entsteht nun zum Schluß die Frage, sind alle angefübrten kufischen Ornamente von
Hellas auf die einfache arabische Schrift, wie sie in Amida die Muktadir-Inschriften von
909— 910 aufweisen, d.h. mit dem einfachen Schmuck der keilförmigen Hasten, zurückzuführen,
' Von der Apostelkirche in Athen, der Nikodemoskirche ebenda, vom Kloster Daphni, einer Kirche bei Sparta,
aus Hosios Lukas und S. Maria degli Angeli in Palermo. Ich sehe natürlich von offenbar christlichen Buchstaben ab.
> Vel. die Photographie von E. Jakorstuar „Mittelalterliche Backsteinbauten zu Nachtschewän“. Deutsche Bau-
zeitung, 1899,
HELLAS UND MESOPOTAMIEN.
ist also der Einfluß von Mesopotamien auf Hellas zu beschränken auf die Zeit vor dem Auf-
kommen des coufique fleuri (BERCHEm, S. 20) oder übernimmt Hellas auch noch diese wohl
am besten durch die Einführung von Teilen der Palmettenranke in die kufischen Buchstaben,
sei es als Endigung, sei es als Füllung zu charakterisierende Schriftart? Ich denke, diese De-
finition trifft für das Ornament Abb. 325 am Sarkophage des Kaisers Romanos zu. Wenn
wir auch annehmen, daß dieses Grab erst von des Kaisers Sohn, dem Bulgarentöter Basileios
(976— 1025) errichtet wäre, so zählt dieses Ornament doch zu den frühesten Beispielen des
coufique fleuri, als dessen erster Vertreter in Amida die Merwaniden-Inschrift von 1034/5 auf-
tritt (BercHEN, S. 23). Man vergleiche die Folge der Inschriften in blühendem Kufi, und dürfte
finden, daß in diesem Falle Hellas gegenüber Amida einen zeitlichen Vorsprung hat. Das
könnte ja natürlich lediglich daran liegen, daß uns durch Zufall vorläufig keine älteren Belege
des Coufique fleuri in Mesopotamien bekannt geworden sind. Doch wäre auch möglich, das
frühe Auftreten dieser dekorativen Schriftart in Hellas als sprechendes Symptom für eine andere
Herleitung anzusehen.
Während in Amida noch 909/10 einfach kufisch geschrieben wird, ist ein sehr merkwürdiger
Grabstein in Taschkend vom Jahre 844 bereits in blühendem Kufi ausgeführt! Dagegen
tritt diese Schriftart in Syrien und Ägypten erst mit den Fatimiden auf. Also läßt sich ein
Vordringen dieser Schmuckschrift aus Zentralasien nach dem Westen erweisen. Hellas ver-
wendet das coufique fleuri früher als der islamische Westen, das deutet auf einen Zusammen-
hang mit Zentralasien und führt auf eine Spur, die ich schon ins Auge gefaßt hatte, bevor
noch das merkwürdige Symptom des frühen Auftretens einer nur in Turkestan ähnlich früh
nachweisbaren Schriftart mir den Mut gab, meine Beobachtungen auszusprechen.
Auf welchem Wege ist das Kufische und das „Blumensteil“, wie Hartmann das coufique
fleuri nennt, nach Hellas gelangt? Die eine Inschrift von der Akropolis in Athen bezeugt die
Anwesenheit von Muslimen in Hellas um das 11. Jahrhundert. Sie könnten aus Ägypten
oder Syrien gekommen sein. Aber die Steine, auf denen die kufische Palmette als Ornament
erscheint, sind meines Erachtens im 9. oder 10. Jahrhundert entstanden. Wie liegen da die Zu-
sammenhänge mit Zentralasien? Auch Bercuem meint, diese kufischen Schriftornamente er-
innerten ihn in der Magerkeit der Hasten eher an östliche Schriftbeispiele als an solche aus
Ägypten und Syrien. Ich weiß für diese Sachlage keine Erklärung, kann vielmehr lediglich
fragend eine Hypothese äußern.
Unter den Hellas in der zweiten Hälfte des ersten Jahrtausends bedrohenden Slaven be-
fand sich auch ein turanisches Reitervolk, die Bulgaren.” Dieses war schon 493 in Thrakien
eingedrungen. Unter Justinian fielen 539/40 Bulgaren und Slaven in Hellas ein, drangen
durch die Thermopylen bis zum Isthmus vor. „Niemand weiß zu sagen, ob sie damals auch
Attika und Athen heimgesucht haben.“? Die Abwehr der Slaven und Bulgaren füllt die sog.
dunklen Jahrhunderte von Hellas aus, in die bisher kein Gelehrter hineinleuchten konnte. Erst
dem Kaiser, der in Hosios Lukas das Grab mit dem Rande in blühendem Kufi errichtet hat,
Basileios II., gelang es im Jahre 1014, die Bulgaren und Slaven niederzuwerfen, als Bulgaroktonos
hielt er seinen Einzug in Athen.
Ich könnte mir u.a. denken, daß im Gefolge der Bulgaren turanische Muslime nach dem Balkan
gekommen, bis nach Athen vorgedrungen und dort mit ihrem „blumendurchsetzten“ Schrift-
ı Vgl. Harrmans, Oriental. Lit.-Zeitung, 1906, S. 28f. Dazu schreibt mir BercHem: „Das Taschkender Beispiel
ist eine so überaus auffallende Ausnahme, daß ich mich zu der Tatsache nie recht verstehen wollte und in
dem Datum einen Fehler oder eine andere Ära suchte. Seither hat mir HerzreLo eine andere Erklärung eingegeben:
Die Inschrift wäre eine später gemachte Kopie eines 230 H. entstandenen Originals. Freilich liegt kein Beweis dafür
vor, doch wäre der Fall nicht vereinzelt (vel. z. B. Corpus I, n® 160). Darüber auch oben S. 24, Anm. 1, 126, Anm. 1.“
2 JırECer, „Gesch. der Bulgaren“, und Archiv f. slav. Philologie, XXI, 687 f., GeLzer bei KrusBacHer, Gesch. d.
byz. Literatur, 2. Aufl., S. 949 f.
3 GREGoRoVIUS, Gesch. der Stadt Athen, I, 73.
376 HELLAS UND MESOPOTAMIEN.
ornament Eindruck gemacht haben. Die Bulgaren selbst haben sasanidische Bildtypen nach
ihrer neuen Heimat gebracht. Ich erinnere an das Relief eines Reiters auf der Jagd an der
Felswand von Madara.' Man glaubt eines der sasanidischen Felsbilder von Naksch-i-Rustam
vor sich zu haben. Und ebenso ist der Schatz von Nagy-Szent-Miklos, obwohl auf ungarischem
Boden gefunden, zum besten Teil persisches Erzeugnis, zum andern Teil aber durch Inschriften
als den Bulgaren des 9. Jahrhunderts etwa angehörig bezeugt. Es wird in diesem Zusammen-
hange auch zu beachten sein, was die ungarischen Funde an Samanidenmünzen zutage gefördert
haben.?
Ich meine, die Kunstgeschichte wird mit der Zeit beachtenswerte Zeugnisse für die Kultur
von Hellas im frühen Mittelalter liefern können. Neben dem persisch-islamischen Zustrom, den
die Bulgaren nach Böotien und Attika geleitet haben könnten (wie später die Bogumilen nach
dem Balkan), scheint doch auch ein anderer Weg über die Inseln (Chios) gegangen zu sein.
Immerhin bleibt bezeichnend, daß das kufische Schriftornament in denselben Klöstern herrscht,
die in ihren Kuppelkirchen persisch sind, daß es aber außerhalb von Hellas in der Kunst des
christlichen Orientes nicht nachweisbar ist. Das spricht doch wieder für eine Vermittlung auf
einem Umwege um Konstantinopel herum, scheint also eher für die Bulgaren und die sie
BE EIERN begleitenden persischen und armenischen
| Künstler zu sprechen. Ich stelle mir die
Art der Übertragung persischer Motive ähn-
lich vor, wie seinerzeit durch die Germanen
kleinasiatisch-armenisch-syrische Architektur-
formen und zentralasiatische Schmuckmotive
nach dem Westen, d. h. bis nach Italien, Gal-
lien und Spanien kamen: nicht darch die
Goten selbst, bzw. nicht allein durch sie,
sondern vornehmlich durch den ihnen aus
den alten Sitzen aın Schwarzen Meer und
die Straße ihrer Wanderung entlang folgen-
den Troß von allerhand Künstlern. Diese
sind es wohl in erster Linie gewesen, die
jene blühende asiatische Kunst nach Europa
übertragen haben.”
Nachschrift. Abb. 329 zeigt das
linke Ende eines Inschriftfrieses, den Miß
Bern an dem von Texıer „Porte de l’ancien
Galius* genannten Zitadellentore photogra-
phiert hat (vgl. Abb. 244). Man sieht die
ann mit dem Datum 1207/S endende Inschrift
(vgl. S. 386), begleitet von einem Profilrande, der, nach links hin ausladend, das stark zerstörte
Tierkampfrelief mit umfaßte. Der Inschriftfries muß also wohl um die Torwand über dem Spitz-
bogen herumgelaufen sein, Parallelen dazu lassen sich mehrfach nachweisen. Nur die Endigung
mit dem Tierkampfrelief ist eigenartig, sie ist hier noch viel organischer durchgeführt als an
dem Eingangstore der großen Moschee (Abb. 24). Sehr bemerkenswert sind dann auch die
teste rechts oben neben dem Inschriftstreifen; man erkennt noch eine Art Leiter und einen
durchgesteckten Stab mit seltsamen Enden. Darunter Reste von Schriftzeichen.
' Eine Abbildung in dem vom russ. arch. Institut in Konstantinopel herausgegebenen Album Aboba-Pliska.
° Vgl. Hamper, Altertümer des frühen Mittelalters in Ungarn, I, S. 29 f.
Vel. Zeitschrift für Gesch. der Architektur, I, S. 249.
ANHANG:
NORDMESOPOTAMIEN UND OSTTURKESTAN
von LEOPOLD VON SCHROEDER.
Das nordmesopotamische Gebiet, in welchem Amida und Edessa liegen, hat eine ethnisch
und religionsgeschichtlich höchst eigenartige Geschichte hinter sich, über die wir leider lange
noch nicht genügend orientiert sind, von der wir aber doch schon einige so merkwürdige Tat-
sachen kennen, daß auf dieselben wenigstens anhangsweise auch bei diesem Werke hingewiesen
werden muß, dessen kunstgeschichtliche Untersuchungen ihrerseits — und ganz unabhängig von
jenen "Tatsachen — dazu geführt haben, Nordmesopotamien eine ganz eigenartige Stellung in
der Entwickelung der altchristlichen Kunst zuzuweisen. Die Frage ist eine überaus schwierige
und verwickelte, — doch zwingen uns überraschende, ja epochemachende inschriftliche und
handschriftliche Funde der letzten Jahre dazu, nicht schweigend an ihr vorüberzugehen, sondern
von allen Seiten her und mit allen Mitteln eine Lösung anzustreben, wenn sie auch vorderhand
nur teilweise erreichbar ist.
Ich beginne meine Mitteilungen über diesen Punkt mit einem Hinweise auf das neu-
erschienene Werk des Berner Professors Dr. Hermann BrunnHorER über „Arische Urzeit,
Forschungen auf dem Gebiete des ältesten Vorder- und Zentralasiens nebst Osteuropa'“.
BRUNNHOFER ist bekanntlich seit Jahren bemüht, den Nachweis zu liefern, daß ein Teil der
Rigveda-Hymnen noch vor dem Einrücken der Inder in Ostindien, resp. ins Pendschab, ge-
dichtet worden sind, und zwar auf dem Boden Irans, resp. Zentralasiens, von woher die Inder
dann weiter nach Südosten hin zogen, um in der Folge durch mehrere Jahrtausende im eigent-
lichen Indien ihre große Kultur zu entwickeln. Daß BruxNHorErR, der über eine ungewöhnliche
Gelehrsamkeit, Scharfsinn und Kombinationsgabe verfügt, in seinen kühnen Kombinationen
vielfach über das Ziel hinaus schießt, steht ebenso fest wie die andere und wichtigere Tatsache,
daß er nicht selten zweifellos das Richtige trifft, was im einzelnen auch von einem so vorsichtigen
und vertrauenswürdigen Forscher wie Alfred Hınvesraxpr längst schon bestätigt wurde.”
BruNNHoFER nun handelt in seinem oben erwähnten neuesten Werke „Arische Urzeit“,
S.S folg., über „Indien in Vorderasien“, weist darauf hin, daß das Land Kolchis und gewisse
Landschaften am Ostende des Pontus Euxinus wegen ihrer dunkelhäutigen Bevölkerung Äthio-
pien oder Indien genannt wurden, und fährt dann fort: „Es gibt aber auch ein anderes
vorderasiatisches Indien, dessen Name nicht von der dunklen Hautfarbe seiner Bewohner,
sondern von ihrer Zugehörigkeit zur sanskrit-arischen Rasse und brahmanischen Kirche her-
rührt.“ Verschiedene Zeugnisse antiker Schriftsteller und daran geknüpfte Kombinationen, die
man a.a. ©. nachlesen wolle, führen BrRuUNNHoFER zu der Annahme, daß in Nordmesopotamien
Inder gelebt haben müssen, was vor ihm seinerzeit auch schon Cuworsox vermutet hatte. „Diese
Auffassung‘ — sagt BRUNNHOFER weiter — „gewinnt die größte Wahrscheinlichkeit durch die
Mitteilung des Porphyrius (bei Cuworsox, Sabier I 370), der Gnostiker Bardesanes, der während
des 2. Jahrhunderts nach Chr. in Edessa lebte, habe mit Indern verkehrt“. „Diese Inder müssen
! Bern 1910, Verlag von A. Francke. — ? Vgl. Alfred Hırzesranpt, Vedische Mythologie, Bd. I, p. 94—116.
Amida 15
378 ANHANG: NORDMESOPOTAMIEN UND ÖSTTURKESTAN.
sich,“ meint Unworson mit Recht, „im nördlichen Mesopotamien aufgehalten haben, denn von
Bardesanes ist nicht bekannt, daß er je Reisen nach Indien gemacht habe.“
„Wir gelangen an der Hand solcher Belege zu jener wunderbaren Stadt und Landschaft
Harrän oder Kappaı, Carrhae, über deren bis ins späte Mittelalter produktiv gebliebene Ur-
weisheit CnwoLson sein großes Werk ‚Die Sabier‘ veröffentlicht hat, ohne jedoch, trotz stu-
pender Gelehrsamkeit, den Schleier über Rasse und Lehre dieser rätselhaften, nur mit den
Brahmanen vergleichbaren Gesellschaft erlauchter Köpfe zu lüften.“ !
Weiter bespricht Brunsuorer einen Flußnamen jener Gegend und eine harranische Anä-
hita-Sage (bei Cnowrson, Sabier II, 40) und kommt 8. 11 zu dem Schlusse: „Es liegt auf der
Hand, daß hier nicht von Ostindien die Rede sein kann, sondern dal} das Indien dieser Legende
wiederum nur im nördlichen Mesopotamien gesucht werden darf.“
In einem späteren Kapitel desselben Buches, „Vedische Anklänge an Vorderasien“, er-
kennt BrunxHorer den vedischen Namen Kacyapa nicht nur in dem Kaomov öposg, dem Kau-
kasus, wieder, sondern auch im Berge KarZanög in Bithynien u. dgl. m. und knüpft S. 24
daran die Frage: „Wenn echt vedische Bergnamen sich in Vorderasien erhalten hatten,
warum sollten nicht auch sanskrit-arische, indoiranische Götternamen in Kleinasien ihr Dasein
gefristet haben?“ Und so findet er tatsächlich den leibhaftigen vedischen Varuna an der Süd-
westküste des Pontus Euxinus in Bithynien wieder, und zwar in der Form Büpuvvog, beim
Scholiasten zu des Appollonius Argonautica II, 780.°
Es scheint aber BrunxHorEr entgangen zu sein, daß vor wenigen Jahren (1907) eine viel
überraschendere Bejahung seiner Frage durch eine Inschrift gebracht worden ist, die Hugo
Wisckter in Boghazköi, in der alten Hauptstadt des Hethiterreiches, im nordwestlichen Kap-
padokien, aufgefunden und wenigstens teilweise auch schon veröffentlicht hat.” Es ist eine In-
schrift, die sich mit Sicherheit in das 14. Jahrhundert vor Chr. setzen läßt und die unter
anderem zu unserer höchsten Überraschung die Namen der indischen, resp. wohl schon indo-
persischen Götter, des Mitra, Varuna, Indra und der Näsatya, d. h. der Acvinen, enthält, und
zwar als Götter, welche von dem damals im Reiche Mitanni, im oberen resp. mittleren Me-
sopotamien, herrschenden, zweifellos arischen Stamme der Charri verehrt wurden.
Es handelt sich hier um einen sehr ausführlichen Vertrag zwischen dem Hethiterkönige
Subbiluliuma (ca. 1400 vor Chr.), der in Chatti, dem jetzigen Boghazköi, residierte, mit Mat-
tiuaza, dem Sohne des Duschratta oder Tuschratta, einstigen Herrschers von Mitanni. Dem
genannten Mattiuaza war es nach dem Tode seines königlichen Vaters schlecht ergangen, bis
er endlich bei König Subbiluliuma seine Zuflucht fand. Dieser nimmt ihn freundlich auf,
macht ihn zu seinem Schwiegersohne und setzt ihn wieder in die Herrschaft des väterlichen
teiches Mitanni ein, doch tritt dieses von da ab in ein Verhältnis der Abhängigkeit zum
Chattireiche.'
Die Dynastie, zu welcher Duschratta und Mattiuaza gehören, ist offenbar eine arische.
In Mitanni hat dieselbe zu Ende des 15. Jahrhunderts vor Chr. die Herrschaft gewonnen.
Sie gehörte zu dem arischen Stamme der Charri, welcher in der Nachbarschaft, wohl in Nord-
mesopotamien, resp. Harrän, ein selbständiges Reich bildete, dann aber auch in Mitanni zur
Herrschaft gelangte. Wir begegnen unter den Königsnamen dieser Dynastie so deutlich arischen
Bildungen, wie z.B. Artatama, welcher Name mehrfach wiederkehrt, u. dgl. m. Das Merk-
würdigste in jenem Vertrage aber ist der Umstand, daß neben vielen anderen Göttern, teils
hethitischen, teils babylonischen Ursprungs, auch die besonderen Götter des Charristammes ge-
nannt werden und daß dies eben jene schon erwähnten indischen, resp. indopersischen Götter
ı Vol. Brunsnorer a. a. O., p. 10. — 2 p. 430: man lese die Stelle bei BrunsHorer a. a. O., p. 24 nach.
> Vel. H. Winekter, Vorläufige Nachrichten über die Ausgrabungen in Boghazköi im Sommer 1907, 1. Die
Thontafelfunde, in den Mitteilungen der deutschen Orientgesellschaft zu Berlin, Dezember 1907, Nr. 37.
! Vgl. WinckLer a. a. O., p. 30—54.
ANHANG: NORDMESOPOTAMIEN UND ÖSTTURKESTAN. 319
sind. Die resp. Stelle dieses Vertrages, wo nach den alten babylonischen Göttern und den zu
Chatti und Mitanni gehörigen sogen. Teschubgöttern die genannten arischen Götter erscheinen,
lautet folgendermaßen :!
ıläni mi-it-ra-aS-Si-1l iläni u-ru-w-na-as-Si-el
Variante: a-ru-na-as-Si-il
ilu (!) indar iläni na-sa-alt-ti-ia-a] n-na
Variante: indara na-S [al-at-ti-ia-an-na
Hier könnte nun BrUNNHOFER den deutlichsten Beweis für seine Behauptung finden, daß
in Nordmesopotamien Inder, wirkliche Inder lebten, welche den Mitra, Varuna, Indra und die
Acvinen verehrten. Die Sache läßt sich aber auch noch anders und wesentlich modifiziert auf-
fassen. Jene Götter wurden zweifellos schon vor der Abtrennung der Inder von den Persern,
in der sogen. indopersischen Einheitsperiode, von den noch vereinigten Indopersern verehrt,
und es ist sehr wohl denkbar, daß ein nicht näher zu definierender Zweig dieses Volkes, der
in Nordmesopotamien sitzen blieb, dieselben im 14. Jahrhundert vor Chr. noch ebenso verehrte,
wie sie von den Indern zu derselben Zeit und auch noch lange nachher auf indischem Boden
weiter verehrt wurden. Eine Ansicht, welche durchaus zu der wohl zweifellos richtigen Voraus-
setzung stimmt, daß die Indoperser, aus Europa kommend, zunächst ihre gemeinsame Kultur-
periode auf dem Boden Irans durchlebten, bis dann die Inder sich abtrennten und nach
Indien zogen.
Die überaus merkwürdigen Suffixe, welche mit jenen Götternamen in unserer Inschrift
verbunden sind, haben mich aber mit Notwendigkeit schon im Jahre 1908 zu einer noch an-
deren Kombination geführt, resp. zu einer nicht unwesentlichen Modifikation der obigen Annahme.
Die Suffixe aSsil — in Verbindung mit den Namen des Mitra und des Varuna — und
anna — in Verbindung mit dem Namen der Näsatya — sahen höchst räthselhaft und fremd-
artig aus. Eduard MEYER vermutete, daß sie ihre Aufklärung von der hethitischen Sprache
her erhalten dürften.” Diese Aufklärung aber ist inzwischen von ganz anderer Seite her erfolgt.
In Ostturkestan, speziell in Turfan, sind bekanntlich neuerdings buddhistische Werke in
Brähmi-Schrift, in einer früher unbekannten Sprache, entdeckt worden. Diese Sprache ist von
den Herren Dr. E. Sırs und Dr. W. Sırsuine als das Tocharische festgestellt worden?, resp.
als die Sprache der Indoskythen, oder — wie R. PiscueL vorzieht zu sagen — eine Sprache
der Indoskythen. Diese von buddhistischen Indoskythen einige Jahrhunderte nach Chr. in
Turfan, Ostturkestan, gesprochene Sprache zeigt unter anderem in ihrer Deklination ein merk-
würdiges Komitativ-Suffix assäl und ein Suffix des Nominativ Pluralis anä, welche an jene
Sufixe asSil-und anna in unserer Inschrift so merkwürdig anklingen, daß wohl nichts näher
Jag, als dieselben zu identifizieren. Tut man dies, wie ich es seinerzeit getan habe', dann läßt sich
dieser Teil der Inschrift leicht und vollkommen befriedigend übersetzen:
Die Götter mit Mitra zusammen, die Götter mit Varuna zusammen, der Gott Indra, die
Näsatya (genannten) Götter.
Daß Mitra und Varuna als Mittelpunkt eines Götterkreises gedacht sind, erscheint über-
aus passend, denn ohne Zweifel waren sie es, um welche sich schon in der indopersischen
Einheitsperiode jener Götterkreis gruppierte, den wir auf indischem Boden unter dem Namen
der Adityas so gut kennen; derselbe Götterkreis, aus welchem die Reformation des Zarathustra
! Ebenda p. 51.
2 Vgl. Ed. Meyer, Das erste Auftreten der Arier in der Geschichte (Sitzungsberichte der Kgl. Preuß. Akademie
der Wiss., Gesamtsitzung vom 9. Januar 1908), p. 16.
3 Vel. Sitzungsberichte der Kgl. Preuß. Akademie der Wiss., Gesamtsitzung vom 16. Juli 1908.
‘ Vgl. L. v. Schrorper, Das Tocharische und die Charri-Inschrift, in der Wiener Zeitschrift f. d. Kunde des
Morgenlandes, Bd. 22, p. 348 u. 349.
48*
3S0 ANHANG: NORDMESOPOTAMIEN UND ÖSTTURKESTAN.
die Amesha cpentas hervorgehen ließ, indem der Reformator an die Stelle der alten Götter ganz
abstrakte Neubildungen setzte.
Die überzeugende Einfachheit der Übersetzung bürgt dafür, daß sie tatsächlich das Rich-
tige trifft. Dann aber ist es zweifellos erlaubt, in jenem arischen Stamme der Charri, wie ich
es seinerzeit getan habe, einen indoskythischen Stamm zu vermuten. Waren aber die Charri
Indoskythen, dann begreift man leicht, warum zwischen ihnen und den Indoskythen auf dem
Boden Ostturkestans, in Turfan, Beziehungen stattfanden. Es waren eben blutsverwandte
Stämme. Dann aber liegt auch durchaus eine Beeinflussung des Charristammes durch die
ostturkestanischen Indoskythen im Bereiche historischer Möglichkeit. Diese letzteren Indoskythen
aber waren nachweislich Buddhisten und lebten in einem Lande, das reich an buddhistischen
Klöstern war. Einem Lande, wo auch der Manichäismus blühte, wie die neueren Funde
gezeigt haben, und auch die Manichäer hätten ja nach Strzysowskis Bemerkung oben $. 263
mitgewirkt bei den Beziehungen zwischen der christlichen Welt Vorderasiens und der bud-
dhistischen Welt Ostturkestans. Ebendaselbst aber lebten dann nachgewiesenermaßen auch
nestorianische Christen, was gleichfalls für einen Kulturzusammenhang zwischen Ostturkestan
und Mesopotamien spricht. Auf jeden Fall erscheint eine Beeinflussung des frühe schon christ-
lich gewordenen Landes Osrhoöne, d. h. eben des Landes der Charri, mit der Stadt Harrän
in der Nähe von Edessa, von Ostturkestan her durchaus «denkbar. Und wenn wir uns diese
Charri als einen begabten Arierstamm denken dürfen, dem es an Selbständigkeit und Initiative
nicht fehlte, hat es gewiß nichts Unwahrscheinliches an sich, daß unter ihnen zuerst christlich-
klösterliche Bildungen sich entwickelten, — klösterliche Gemeinschaften, welche zuerst auch
christliche Klosterbauten entstehen ließen. Gaben buddhistische Vorbilder der ostturkestanischen
Indoskythen vielleicht die Anregung dazu, so haben doch die verwandten christlichen Indo-
skythen, die Charri in der Ösrhoöne, unter dem Einfluß der sie umgebenden hellenistisch-
vorderasiatischen Kunst, etwas Selbständiges, Neues geschaffen, was weiterhin nach Syrien, ja
nach Ägypten hin gewirkt haben könnte und dadurch für die Entwicklung der frühchristlichen,
klösterlichen Baukunst überhaupt von Bedeutung wurde. Jene Anregung vom buddhistischen
Ostturkestan, resp. von seinen indoskythischen Bewohnern her, kann sich nur auf das Mönchs-
und Klosterwesen im allgemeinen bezogen haben, nicht auch auf die resp. Baukunst, da die
ostturkestanischen Klöster ja Höhlenklöster waren. Für die nordmesopotamischen Christen
aber lag es nahe, bei ihren Klosterbauten sich an die umgebenden hellenistischen und vorder-
asiatischen Bauten zu halten. Sie wirkten dann weiter sowohl durch das, was sie übernommen,
wie durch das, was sie neu dazu erschaffen hatten.
Vermutungen dieser Art dürften angesichts des vorliegenden Amidawerkes gewiß ihre
Berechtigung haben. Sie dürfen nicht mehr sein wollen, als sie tatsächlich sind, — nämlich
Hypothesen, die auf Grund der eigenartigen ethnischen und religionsgeschichtlichen Bedeutung
des Charrilandes die besondere Rolle zu erklären suchen, welche dasselbe in der Geschichte
der christlichen Kunst nach den vorliegenden Untersuchungen gespielt zu haben scheint. Es
sind Versuche der Erklärung, die naturgemäß nur tastende Versuche sein können und weiter
nichts wollen, als die Aufmerksamkeit der wissenschaftlichen Welt auf den merkwürdigen
Komplex wichtiger Fragen zu lenken, welche wir hier auf einem verhältnismäßig engen und
früher wenig beachteten Gebiete in auffallender Weise gehäuft vorfinden. Wenn schärfere
und für diese Fragen besser vorbereitete Augen als die meinigen sich mit denselben beschäftigen
wollten und mehr dabei zu sehen imstande wären, könnte es mir nur zur Freude und Genug-
tuung gereichen. Ich habe mit dem Obigen schlechterdings nicht mehr gewollt, als eine An-
regung zu weiteren Untersuchungen zu bieten, die mir allerdings angesichts des vorliegenden
Tatsachenmaterials dringend geboten erscheinen.
INDEX.
ssl
L’index de la premiere partie renferme les noms propres (a l’exelusion des noms d’auteurs, de savants,
d’explorateurs), les noms de lieu (ä l’excelusion de ceux qui font partie de la bibliographie) et quelques termes
speciaux.
Chaque personne est classee sous son nom propre. Pour simplifier l’index, j’en ai elimine tous les
titres et surnoms de ces personnes contenus dans les inscriptions ou dans le commentaire; je n’ai classe
sous un surnom (tel que Saif al-daula) qu’un petit nombre de personnes dont le nom propre ne figure ni
dans les inscriptions, ni dans le commentaire. Les califes abbassides et fatimides sont classes sous leur
surnom imamien, plus connu que le nom propre, meme quand ce dernier figure dans les inscriptions; ainsi,
le calife Dja’far, dont le nom propre figure dans les premieres inscriptions, n’est class qu’a „Mugtadir*.
La plupart des references relatives aux noms de lieu sont suivies d’un mot entre parentheses indiquant le
sujet special (monument, inscriptions, ete.) dont il est question ä la page correspondante.
Ces indications
n’ont d’autre but que de faciliter les recherches sans introduire de nombreuses subdivisions dans l’index;
elles ne sont ni completes, ni tres preeises, parce qu'il arrive souvent qu’une page renferme plusieurs fois le
meme nom de lieu a propos de sujets differents.
La plupart des termes specjaux sont des titres, notamment d’origine turque ou persane, peu connus,
ou etudies dans le commentaire; je n’ai pas depouille methodiquement la terminologie des inscriptions.
L’article arabe a &t& supprime dans ces termes et dans les noms propres tels que Hasan; il n’a ete
maintenu qu’en etat d’annexion.
anc. — ancetre, ar. = arabe, arch.
egl. = E£glise, enc. — enceinte, Ev.
Mosquee, hist. — histoire, id.
idem, ing.
Voici la liste des abreviations:
architecte, arm. — armoiries, cit. — citadelle, coll. = collection,
eveque, fort. — place forte, gouv. — gouverneur, gr. M.
ingenieur, inser. = insceription, min.
grande
minaret, mon.
monument, mus. = musee, n. pr. = nom propre, pal. = palais, pers. = personnage, p. — porte, riv. = riviere,
t. = titre, tomb. — tombeau, v. = ville, village (cette derniere indication ne suit pas les noms les plus connus.)
Aba, ev. d’Amid 51.
Abagqa, Houlagouide 94.
Abbassides 13, 15, 17, 19—21, 23,
52, 72; voir Mugtadi, Mugtadir,
Mu’tadid, Näsir, Qä’im.
‘Abd al-Malik, pers. 38.
“Abd al-Wähid, juge 32, 34-36,
38, 40—42, 53, 54, 60.
—, juge (petit-fls du precedent)
58—60.
“Abdalläh, n. pr. 20.
—, Ayyoubide 110, 114.
Abü Bakr, Ayyoubide 105, 106.
—, Ortokide 96.
—, Timouride 115, 116.
Abu l-Hasan ibn Djahir, gouv. du
Diyar-Bekr 41, 54.
Abü Kälidjär, Bouyide 37.
Abü Nasr, Nisanide 55.
Abü Sa’d, ing. 36.
Adalia, v. 77 {p.).
Afrique 3.
agh arslan, t. 122.
Ahmad, pers. 26, 28. |
—, charge de construction 14, 15,
17218 |
—, Merwanide 23—30, 32, 33, 35, |
37, 41, 64. |
—, Nisanide 55, 61.
—, Ortokide (de Kharput) 96.
— ou Sälih II, Ortokide (de Mar- |
din) 115, 116.
— Ruzzigi Husaini, emir 117, 118.
— ibn al-Shaikh, gouv. du Diyar-
Bekr 21.
Ahmad-shäh, Mengoutshekide 98.
MayvAB:
Ahwaz, v. 197.
Aidoghdi, charge de construction 61.
Aikaldi, voir llaldı.
“Alä’, gouv. d’Amid 25.
| Alep 7 (enc.), 46 (gr. M.), 47 (id.),
73 (enc. et p. Bäb al-sa’äda), 75,
33 (eit.), 84 (id.), S6, 104 (inser.
et mon.), 106, 107, 110, 116, 119,
122 (inser.), 126 (id.); voir Amid,
Ayyoubides, Zenguides.
Alepins 107.
| Alexandre 3.
Alexandrie 6 (enc.).
| Algerie 74.
“Ali, pers. 15.
—, autre pers. 26, 28.
— , Nisanide 55, 63, 65—68, 71—73.
ı Allah 14, 17, 18, 20, 26, 29, 32,
56, 59, 61, 68,
‚89, 92, 104,
118.
zur
107, 112—1
Allemagne 3.
alp, t. 92, 122.
ag sungur, t. 122.
Alp-arslän, Seldjoukide 37, 38, Al,
53,100.
Alpi, n. pr. Sl.
—, Ortokide 111.
Amid 4—11 (ene.), 13 (hist. et
inser.), 15 (id.), 18—24 (ene. et
inser.), (id.),
(pont), 37 (ene. et inser.), 38
(id.), 42—47 (gr. M. et min.), 51
26—28 32 —34
(eel.), 52 (id.), 54 (gr. M., hist.
et inser.), 55, 57, 58, 60—64
(id. et pal.), 66, 69 (id.), 71—74
(hist. et inser, diverses), 77—S0
(arm. et inser.), S2—S4, 86, 87,
s9, 93—96, 98, 100 (id.), 101,
103— 119 (hist. et 135
(id.); voir Ayyoubides, Ortokides,
inser.),
voir aussi Diyar-bekr.
—, p. d’Alep ou de Rum 7—9;
11—13, 21, 27, 40, 61, 74, 75,
78—89, 86, 87, 91, 93, 95, 100,
105, 108.
—, p. de Kharput, de la Montagne
d’Armönie 7, 9, 10, 12, 21,
99, 97, 29, 30, 35, 40, 62, 75;
77, 100, 105.
. p- de Mardin ou de Ja Colline
7—11, 13, 15, 16, 19, 21, 27,
‚31, 33, 78, 101, 108, 115.
-, p. du Tigre ou Neuve (Yeni
kapu) 7, 9—11, 26, 27, 108.
—, Evli badan ou tour A SS.
. Yedi gardash ou tour B 91.
Amidiens 72, 104, 117.
Amoy, v. 197.
ou
BD)
29
Anatoliens (lire ainsi) 107.
Angora 115 (bataille).
Ag-quyunlu, voir Turcomans.
Arabes 13, 53, 56, 59, 104, 111,
117.
Arabie 97, 9.
Araxe, rıv. 195.
Arban, v. 74 (pont).
Arısh, v. 119,
Armenie 92, 105; voir Amid.
107.
Armeniens 43, 64,
Arsacides 64.
InDEx.
arslan, vor agh «arslan.
Arslän-baighu, voir Isrä’il.
‚, Asad al-din, Nisanide 55.
Asie 3, 6, 37, 105, 107, 110, 116,
1952126.
— centrale 80, 125, 126, 128.
— Mineure ou Rum 4, 7, 31, 54,
72, 74, 81, 92, 94, 99, 104;
Seldjoukides.
volr
Assassins 83.
Assur (expedition allemande) 57,
59,60.
atabeg, t. 123.
Atabeks, voir Bourides, Önör.
Ataq, fort. 117, 118.
Attila 80.
Ayyoubides 54, 74, 85, 101, 106,
109; voir Ayyüb, Saladin.
— d’Alep 109; voir Türän-shäh,
Yüsuf.
— d’Egypte et d’Amid 23, 72, 100,
105. 109, 110; voir Abü Bakr,
Ayyüb, Muhammad, Türän-shäh.
— de Kaifa 110,114; voir "Abdalläh,
Malik Sälih.
— de Mifargin ou Mesopotamie 105;
voir Muhammad, Müsä.
— de Syrie 105.
Ayyüb, ane. des Ayyoubides 105, 106.
—, Ayyoubide (d’Egypte) 85, 86,
105—107, 109.
Baalbek, v. 113 (inser.).
Bädh, chef kurde 22.
Bagdad 5, 6 (enc.), 14, 37, 38, 41,
53, 58, 60, 73 (p. du Talisman),
89, 83 (id.), 111.
Baibars, Mamlouk 14, 78, 80, 93,
100.
Baighu, Seldjoukide 81.
baighu, t. 76, 77, 81, 92, 95, 104,
128.
Baisan, v. 119.
Balkh, v. 127 (cit.).
Barkyärug, Seldjoukide 41, 54, 58
Bargüg, Mamlouk 115, 119.
Barsbäy, Mamlouk 87, 116.
Batman, pont et riv. 9, 33 (inser.).
Bäyazid II, Ottoman 117.
beg, t. 92, 123.
Bektimur, emir 40.
Berlin 84 (monnaie),
royale).
128 (Bibl.
Bilbeis, v. 119.
bilgä, t. 92.
Bosra, v. 93 (inser.).
Boulag, v. 119.
Bourides ou Atabeks de Damas 54,
si, 125; voir Toghtekin.
Bouyides 29, 38, 39, 42, 85; voir
Abü Kälidjär.
\ Brenner 120.
Byzantins 13, 22, 37, 43; voir Con-
Constantin, Heraclius,
Justinien, Zimisces.
stance,
Caire 10 (cit.), 20—22
et portes diverses), 24 (inser.),
47 (Azhar), 52 (gr. M.), 64, 73
(enc. et p. Bäb Sa’äda), S4—87
(madrasa, ınus. et tomb.), 101
(eit, et ene.), 105, 106 (imnser.),
109 (id.), 113, 114, 117 (mos-
quee), 119 (eit.).
Caramanides, voir Muhammad, Qara-
arm., enc.
män.
Caspienne 62.
Cherif, voir Idris.
Chine 9, 127, 128.
Chosroes 76, 92, 104.
Cividale, v. 66 (egl.).
Constance, Byzantin 19.
Constantin, Byzantin 50.
Constantinople 47 (S. Sophie et
mosquee), 50 (Hebdomon), 63
(mus.), 77 (p. Doree), 79 (coll.
Martin), 89, 99 (id.), 117 (inser.);
voir Konia.
Damas 4 (inser.), 7 (ene.), 38 (gr.
M. et insc.), 39, 43, 44, 46, 47,
51 (id.), 73 (Där al-sa’äda), 77
(ene. et p. Bäb shargi), 114, 119;
voir Bourides.
Damasquins 107.
Damiette, v. 119.
Däwud, Ortokide (de Kaifa) 76, 87,
89, 92, 96, 104, 120, 123—125,
198.
—, Ortokide (de Mardin) 111.
— Tshaghri (Tshagir)-beg, Sel-
djoukide 81.
Diocletien 50.
Diwrigi, v. 4 (inser.), 74, 77 (id.),
97 (gr. M.), 98 (arm. et tomb.),
125 (inser.).
Diyar-Bekr(Diarbekr, Diarbekir, etc.)
1 (lire Bekr), 2, 6, 9, 10, 12, 13,
90, 21, 23, 24, 37, 39—4Al, 47,
48, 50, 53, 54, 58, 68, 71, 79,
86, 92, 97, 101, 104— 107, 109,
111—118; voir aussi Amid.
Diyar-Rabi’a 38.
Dja’far, pers. 89.
—, seulpteur 104, 106.
Djahängir, Turcoman 116.
Djahir (ou Djuhayyir), gouv. du
Diyar-Bekr 41, 53; voir aussi
Abu I-Hasan, Muhammad.
Djakam, Mamlouk 116.
Djamil, pers. 14, 15, 17, 18.
Djardjaräya, v. 14, 15.
Djazira (Djazirat ibn “Umar), v. 36,
74, 94; voir Zenguides.
Djelairides, voir Uwais.
Djurdjan, Djurdjaniyya, voir Gurgan, |
Gurgand).
Dugäg, Seldjoukide 54.
Edesse 21 (ing.), 101 (erois6s); voir
Josselin.
Egil, fort. 55.
Egypte 3. 4, 10, 20, 24, 40, 44, 7A, |
s5, 86, 93, 98, 104—107, 109,
110, 114—117, 119, 125; voir
Ayyoubides.
Egyptiens 107, 112.
Eregli, v. 11 (niches).
Erzerum, v. 75 (eit.), S3 (mosquee).
Espagne 24.
Euphrate 116, 125.
Europe 3, 66.
Euyuk, v. 93 (aigles).
Faradj, Mamlouk 116.
Fareskur, v. S6.
Fars 60, 127; voir aussi Perse.
Fatimides 20, 24, 125; voir Mu-
stansir.
Frances 78, 101.
Gazza, v. 119.
Georgie 115.
Ghazan, Houlagouide 111, 112.
Ghäzi II, Ortokide 111, 113, 114.
— —, Zenguide 97.
Gurgan ou Djurdjan, v. 61—63, 65.
Gurgandj ou Djurdjaniyya, v. 62.
IxDEx.
Hama, v. 46 (gr. M.).
Hamdanides 22; voir Saif al-daula.
Hamid, pers. 36.
Hamza, Turcoman 116.
Hasan Balkhi, gouv. du Diyar-Bekr
38—41, 53.
—, juge 26, 28.
—, Merwanide 24, 64.
—, Nisanide 55, 61, 63,
GSET“
—, Turcoman, voir Uzun.
Hauw, riv. 33.
Hazo ou Hazu, riv. et v. 9, 33.
Hazru, riv. et v. 33.
65,267,
| Heraclius, Byzantin 51, 52.
| Iraq 60, 62,
Hibhatalläh, arch. 61, 63, 65.
Hierapolis, v. 77 (p.).
| Hindous 127.
Hishäm, Omayyade 33, 34.
Hisn-Kaifa, voir Kaifa.
Homs, v. 46 (gr. M.).
Hongrie 120.
Houlagouides 94, 111, 112, 114;
voir Abaga, Ghazan, Hulagu.
Hulagu, Houlagouide 94, 110, 111.
humäyün, t. 98.
Ibrahim, pers. 92.
—, Inalide 55—57, 59.
—, ing. 89, 90.
—, Ortokide (de Kaifa) 123 —125.
—, Ortokide (de Kharput) 96.
—, sayyid 118.
Idris II, Cherif 128.
| aldi (Aikaldi), Inalide 55—61, 63,
68, 71, 72.
Ilghäzi, Ortokide 55, 123, 124.
Ilik-khän 39, S1.
Inäl, Inalide 54, 55.
Inalides 23, 41, 54, 55, 57, 59,
61—65, 67— 73, 78, 82, 87; voir
Ibrahim, Ialdi, Inäl, Mahmüd,
Sädar.
Inde 27, 127.
Innsbruck (coupe au mus.) 39, 82,
120—128.
Iran 76, 92, 104.
115; voir Seldjoukides.
Irbil, v. 94, 9.
‘Isa, Ortokide 115, 116.
— ibn al-Shaikh, gouv. du Diyar-
Bekr 21.
isfahsalär, t. 59, 62, 65, 87, 122.
Ishaq, pers. 14, 15, 17, 18.
Islam 375, 38, 517.56, 59/261, 63,
67, 76, 89, 92, 102—104, 106,
127.
Isma‘il Shäh, Sefewide 116.
Ispahan 41, 125.
Isrä’il Arslän-baighu, Seldjoukide 81.
Italie 50.
“Iyäd, chef ar. 13, 51, 104.
jabghu, t. 76, 77, Sl, 92.
Java 24.
Jean, ev. d’Amid 34.
Jerusalem 47 (Agsä), 50 (mon.),
77 (p. Double), 127.
Josselin, eomte d’Edesse 101.
Justinien, Byzantın 13.
Kaifa ou Hisn-Kaifa. v. 74 (mon.),
79, 85-87 (arm. et monnaie),
94, 96 (id), 107,110, 114
(monnaie), 123—125 (id.); voir
Ayyoubides, Ortokides.
Kaikäwus I, Seldjoukide 109.
— II, Seldjoukide 111.
Kaikhusrau II, Seldjoukide 107, 109,
110.
— III, Seldjoukide 111.
Kaiqubäd Ier, Seldjoukide 96, 98, 99,
105, 107.
— II, Seldjoukide 114.
Karun, riv. 197.
Khabur, riv. 74.
Khälid ibn al-Walid, chef. ar. 47.
Kharizmiens S6, 107.
Kharput, v. 16 (eit.), 79, 96, 122
(inser.), 124, 125 (id.): voir Amid,
Ortokides.
Khidr, Ortokide 96.
Khudäwend, princesse seldjoukide
99.
Khushgadam, Mamlouk 116.
Khwarizm 62.
Khwärizm-shäh 110; voir Muham-
mad.
Kirmanshahan 62.
Konia 4 (inser.), 6 (enc.), S4 (mus.),
98 (enc. et mus.), 99 (id. et pal.),
110.
—, Mosquee “Alä’ al-din 104.
—, p. de Constantinople, Eski kapu,
de Larenda 98, 99.
Kretopolis, v. 77 (p.).
984
Kultegin, chef ture 122.
Kurdes 116.
Larenda, voir Konia.
119.
98
Liban
Londres (releves Texier), 40
(lampe ar.), 60 (monnaies), 96
(coll. Blacas), 124 (monnaies).
Lulu’, Zenguide 94, 97, 111.
Lune, planete 94.
Lydda, v. 14 (pont).
Lyon 66 (Manecanterie).
Mahmüd, pers. 104, 106.
—, Inalide 55, 61—63, 65, 66, 68,
71—73, 78.
— , Ortokide 79, 81, S6—89, 92,
95, 100-105, 195, 198.
, Seldjoukide (d’Irag) 59, 60, 62,
68.
—, Seldjoukide (de Perse) 60.
(Nür al-din), Zenguide (d’Alep)
74, 101, 105, 125.
—, Zenguide (de Djazira) 97.
Mahomet, voir Muhammad.
Malatia 115.
malik,t. DS, 65, 76, 85, 57, 109, 110.
Malik Sälih, Ayyoubide 114.
Malik-shäh, Seldjoukide 36—39, 41,
52—54, 56—60, 68, 81, 95, 100,
128.
Mamlouks 20, 40, 110, 114, 119;
voir Baibars, Bargüq, Barsbäy,
Djakam, Faradj, Khushgadam,
Muhammad, Qaläwün, Shaikh.
Mansür, Merwanide 35 —37.
Mansura (d’Egypte), v. 85.
magsüra, enc. reservee 56, 57, 63,
64.
Marco Polo 127.
Mardin 111, 113—115, 116 (inser.),
123, 124: voir Amid, Ortokides.
Maroc SO, 128.
Marwän, anc. des Merwanides |
9_96,. 98 |
22—26, 28. |
r |
Mas’üd, Nisanide 55, 72, 73, 78.
Maudüd, Ortokide 79, 85, 86, 95, |
96, 103— 106. |
-, Zenguide 97. |
Mecque 27.
Mediterrane 125, 126.
Mengoutshekides S1,
125; voir
Alımad-shäh, Shähanshäh.
InveEx.
25, 27,29, 31,
Merwanides 22, 93,
33—37, 59, 64, 72;
voir Ahmad,
Hasan, Mansür, Marwän, Mu-
hammad, Nasr, Sa’id.
Mesopotamie 4, 5, 13, 20, 38, 40,
50, 54, 60, 74, 82, 85, 93, 94,
99, 104, 105, 108, 110, 111, 115,
116, 119, 125; voir Ayyoubides.
Mesopotamiens 107.
Mifargin, v. 9 (fort.), 23, 2% (ene.
et inser.), 26 (hist.), 33, 34, 37,
38, 40 (id.), 64 (egl. et pal.),
74 (inser.), 99 (egl.), 105 (hist.),
I11 (id.), 118, 125 (inser.); voir |
Ayyoubides.
Moise 47. |
Mongols 80, 83, 107, 110, 111,
113—115.
Moscou 20 (coll. Zouboff).
Mossoul 1% (p. Bäb Sindjar, 37,38,
53 (hist.), 72, 78 (id.), 94 (arm.,
p. Bäb Sindjar et monnaies), 114
(hist.), 116 (id.), 125 (cuivres);
voir Zenguides.
Mu’äwiya, Omayyade 64.
Muhammad, pers. 35, 60.
—, Ayyoubide (d’Egypte) 85, 86,
105, 106, 109.
— , Ayyoubide (de Mifargin) S6, 111.
—, Caramanide 85.
— ibn Djahir, gouv. du Diyar-Bekr
37—4l, 53, 54.
— —, fils du preeedent, gouv. du
Diyar-Bekr 40, Al, 53, 54.
—, emir 117.
—, ing. 38, 40, 41.
—, juge (petit-fils du pers. de ce
nom, le premier ci-dessus) 36,
38, 40—42, 54, 58—60.
Khwärizm-shäh 83.
le proph&te Mahomet 14, 29.
Mamlouk 10, 40, 119.
Merwanide 26, 27.
‚ Ortokide 71, 72, 74, 76—82,
S4, 87, 89, 92, 95, 96, 101, 104,
105, 125, 128.
— IV, Ottoman 119.
— Pasha Biyigli 10.
— I®, Seldjoukide 55—60, 62, 68.
— ibn al-Shaikh, gouv. du Diyar-
Bekr 21. |
— , Zenguide 97. |
Mu’min, n. pr. 35. |
58,
Munich 83 (plat ar.), 94, 120 (id.).
Mugtadi, Abbasside 37, 38.
Mugtadir, Abbasside 6, 14,
17—22, 29, 30, 34, 77.
Müsä, Ayyoubide 105.
Mustansir, Fatimide
Mu’tadid, Abbasside
15,
29,
21.
Nakhtshbiwän, v. 125.
Näsir, Abbasside 78, 83.
Nasir, ing. 26, 28, 29.
Nasr, Merwanide 31—37.
Nigda, v. 99 (inser. et mon.).
Nil 6.
Nisän, Nisanide 55, 61, 63, 65, 67,
Zeile
Nisanides 55, 61, 65, 68, 71—74,
78, 82; voir Abü Nasr, Ahmad,
“Ali, Asad al-din, Hasan, Mas’üd,
Nisän.
Nizäm al-mulk, vizir 37, 38, 54.
Nüh ibn Mansür, Samanide 38.
Occident 3, 50, 93.
Oghuz 80, SI.
Omayyades 13, 20, 33, 47;
Hishäm, Mu’äwiya, Walid.
Önör, atabek 93.
8, 21, 77, 82, 93
voir
Orient 3, 4, 6,
113, 120.
I
\ Orientaux S0, 119.
Orkhon (inser.) 87, 92, 122.
Ortokides, voir Sukmän, Urtug.
— de Kaifa, puis d’Amid et Kaifa
74, 75, 77, 79, 81, 83—87,
89, 91, 93-95, 97, 99, 101,
103, 105,.119,121,1237123, 127
voir Däwud, Ibrahim, Mahmüd,
Maudüd, Muhammad, Qarä-arslän,
Sukmän.
— de Kharput 96; voir Abü Bakr,
Ahmad, Ibrabim, Khidr, Urtug-
shäh.
— de Mardin 815. 110, 1115
113—116, 123; voir Ahmad, Alpi,
Däwud, Ghäzi, Ilghäzi, ‘Isa, Sa-
fiyya, Sälil, Timurtäsh, Yumnä.
Öttomans 110, 117— 119; voir Bäya-
zid, Mahammad, Salim, Sulaimän.
72,
99,
Palestine 4.
Paris 40 (coll. G. de Rothschild),
97 (coll. Doucet), 99 (id.), 125
(cab. des medailles, coll. Piet et
mus. du Louvre), 126 (mus.
Cernuschi), 127 (id.).
Parthes 50.
Patara, v. 77 (p.).
Persans 53, 56, 59, 117.
Perse 27, 37, 38, 54, 60, 118, 125,
128; voir Seldjoukides; voir aussi
Fars.
Qädi Fädil, seeretaire de Saladin 72.
Qä’im, Abbasside 37. |
Qaläwün, Mamlouk 10.
Qarä-arslän, Ortokide 72, 74, 76,
79, 84—87, 89, 92, 96, 100, 101,
104, 105, 122, 124, 125.
Qarabagh, v. 116.
Qara-hisar, v. 97 (aigle).
Qaramän, Caramanide 85.
Qarä-Yuluq, Turcoman 115, 116.
Qarä-Yüsuf, Turcoman 116.
Qarlug 80.
Qilidj-arslän IV, Seldjoukide 111.
Qinaq 81.
qutlugh, t. 92.
Ragga, v. 5.
Rum, voir Amid, Asie Mineure.
Sa’äda, n. pr. 79.
Sabä, pers. 26, 28.
Sädar, Inalide 54, 55.
Safıyya, princesse ortokide 55.
Sagittaire, signe 85.
Sahl, pers. 25.
Said, Merwanide 24.
— , autre Merwanide 32.
Saif al-daula, Hamdanide 71.
Saladın (Yüsuf), Ayyoubide 55,
71—74, 78, 101, 105.
Saläma, pers. 38, 40, 41.
Saldjuq, anc. des Seldjoukides 81.
Salıh Ier, Ortokide 111— 114. |
— II, voir Ahmad. |
Salim Ier, Ottoman 10, 69, 116, 117.
Salomon 60.
Samanides 38, 39; voir Nüh.
Sandjar, pers. 22, 33;
Sindiar. |
Sapor (Shäpür), Sassanide 47.
Sassanides 13, 38, 50, 56, 64; voir |
|
voir aussi |
Sapor.
sawghun, t. (?) 122, 128. |
Sefewides 110; voir Isma'il.
Amida.
INDEX.
Seldjoukides, voir Saldjuq.
— d’Asie Mineure ou de Rum 38,
72, 81, 99, 105, 107, 109—111, |
114; voir Isrä’il, Kaikäwus, Kai-
khusrau, Kaiqubäd, Khudäwend,
Qilidj-arslän.
— d’Iraq 68; voir Mahmäüd.
— dePerse et de Syrie 23, 37—39,
41, 52—54, 62, 68, 72, 79, 81,
85, 99, 98, 99, 105; voir Alp-
arslän, Baighu, Barkyärug, Dawud,
Dugäg, Mahmüd, Malik-shäh, Mu-
hammad, Sindjar, Toghril-bek,
Tutush.
Shähanshäh, Mengoutshekide 98.
shähanshäh, t. 38, 39, 59.
shahriyär, t. 104.
Shaikh, Mamlouk S4—S6.
Shaizar, v. 124 (hist.).
sharif, voir Cherif.
Siegburg, v. 83 (tresor), 86 (id.).
| Sindjar, v. 94 (monnaies), 97 (inser. |
et min.), 116; voir Mossoul, Zen-
guides.
Sindjar, Seldjoukide 60; voir aussi
Sandjar.
Siwas, v. 4 (inser.).
Spalato 50 (pal.).
suffa, portique 56, 62.
Sukmän Ie, ÖOrtokide 76, 87—89,
99, 96, 104, 120, 123,
— II, Ortokide (de Kaifa) 79, 8
103, 105, 125.
Sulaimän Ier, Ottoman 117, 118.
sultan (et variantes), t. 39,
79, 85, 87, 95—98, 106, 109,
110, 114.
Sultanıa, v. 115.
sunqur,t. 82, 99, 122, 128; voir alp.
Sunqur beg 99.
Syrie 4, 20, 24, 37, 43, 74, 78, 100,
101, 104,105, 108, 109, 111, 114,
115, 119; voir Ayyoubides, Sel- |
djoukides.
Syriens 111.
Tala’i“ ibn Ruzzig 117.
Tashkent (inser. du mus.) 24, 125, |
126.
tekin, t. 97.
Thomas, &v. d’Amid 51.
— , archidiaere 51.
Tigrane 47, 50.
58, 59,
Tigranocerte, v. 13.
Tigre 6, 8-12, 14, 31 (pont),
33—35 (id.), 37 (id.), 64, 74, 78
(pont), 104, 116; voir Amid.
Timourides 110; voir Abü Bakr,
Timur, "Umar.
Timur, Timouride 115, 116.
Timurtäsh, Ortokide 55.
Tiridate 50.
titres, voir agh arslan, alp, atabeg,
baiyhu, beg, bilgä, humäyün, is-
fahsalär, jabghu, malik, qutlugh,
sawghun, shähanshäh, shahriyär,
sultan, sunqur, tekin, toghrul,
tshaghri, ete.
— califiens et imamiens 20.
— en daula, din, mulk, ete. 39, 60,
16987,.193:
— sultaniens, voir sıeltan.
— viziriens 41, 49.
Tlemcen 126 (inser.).
Toghril (Toghrul)-bek, Seldjoukide
37..31.
toghrul, t. 82.
toghrul-tekin, t. 97, 98.
Toghtekin, Bouride 54.
Transoxane 126.
Tripoli (de Syrie)
113 (id.).
tshaghri-tekin, t. 81.
108 (inser.),
| Tshaghri-beg, voir Däwud.
Tshaldiran 116 (bataille).
Tshao 40 (tomb.).
Tshagir-beg, voir Däwud.
Tsiuan-Tshou (Zeitun), v. 13
[83
1
(inser.).
‘ Tunisie 24.
Turan 104.
Türän-shäh, Ayyoubide (d’Egypte)
85, 86, 107, 109, 110, 114.
\ —, Ayyoubide (d’Alep) S6, 109.
Turcomans 55.
— du Mouton blane ou Ag-quyunlu
110,116; voir Djahängir, Hamza,
Qarä-Yuluq, Uzun Hasan.
— du Mouton noir 116; voir Qarä-
Yüsuf.
Tures 10, 11, 37, SO.
Turkestan 27, 39.
Tutush, Seldjoukide 38, 54.
Ubaid, ing. 32, 33.
“Umar, Timouride 116.
356 INDEX.
Urtug, Ortokide 76, 87, 89, 92, 96, | Yalıyä, gouv. d’Amid 14,15, 17, 18. | Zengi I®', Zenguide (de Mossoul)
104, 120, 123. — Sarafi, ing. 92, 101. 97, 195.
Urtug-shäh, Ortokide 96. | Yasili-kaya, v. 93 (aigles). — II, Zenguide (de Sindjar) 97.
“‘Urwa, pers. 61. | Yuhannä, n. pr. 93, 101. Zenguides d’Alep S1; voir Mahmüd
“Uthmän, calife 33. Yumnä, princesse ortokide 55. (Nür al-din).
Uwais, Djelairide 114, 115. Yüsuf Ie, voir Saladın. — de Djazira 94, 97; voir Mahmüd.
Uzun Hasan, Turcoman 116. — II, Ayyoubide 86, 109. — de Mossoul 74, 81, 94, 97; voir
— ibn Damna, pers. 24, 64. Ghäzi, Lu’lu’, Maudüd, Zengi.
Walid Iet, Omayyade 51, 32. — de Sindjar 93, 94, 97; voir
Warka, v. 51. | Zaim al-daula, pers. 37, 41, 54. Muhammad, Zengi.
Wasit, v. 14. Zeitun, voir Tsiuan-Tshou. Zimisces, Byzantin 22, 34.
ADDITIONS ET CORRECTIONS.
P. 19, n. 1: Voir un exemple de coufique retournd dans Hurer, Voyage en Arabie, p. 372.
P. SO, n. 3,1. 1: Memoires (Zapiski), live Travaux (Trudi); ef. Brocner, Introduetion a Vhistoire des
Mongols, p. 1.
Depuis l’impression, j’ai pu me procurer la relation de voyage de Soutusate (Narrative, ete., London,
1840). De sa deseription de Diyar-Bekr en 1838 (II, p. 291 s.), jextrais quelques passages se rapportant A
des sujets traites plus haut, aux pages citees ci-dessous:
P. 12 et 119, n. 1 (aqueduec et glacieres): „Ice is made in the winter, and is preserved in the open
air, by piling it ın conical heaps and covering them with straw. In the summer it is sold so cheaply in
the market, that the poorest man may cool his drink with it. A fine aqueduct on arches enters the city
near the gate of Constantinople (Rum), ete.“
P. 20, n. 1 (inseriptions enigmatiques): „In the cemetery just beyond its walls, I observed some massive
grave-stones with ancient insceriptions upon them that I could not deeipher, nor was I able to conjeeture to
what language they belonged. Upon the wall, near the principal gate, are other inscriptions in Gufie, with
figures of anımals and birds. I noticed also an inseription in Greek, ete.“
P. 47 (grande Mosquee, ä interealer entre Niesunr et Texıer): „The principal mosque of Diarbekir was
formerly a Christian church. It is called the Great Mosque, and is the finest remnant of antiquity in the
place. It has a large square tower which is now used as a minaret. The roof is sloping, and the windows
are round at the top... On one side is a spacious court paved with stone, and having a large fountain
in the middle. Along the lofty walls of this court are rows of columns of various kinds of beautiful
marble... On the exterior wall of the church are inseriptions in Gufie, ete.*
P.51,n.5, et 163 s. (eglises): „I visited several of the churches. The Jacobites worship in a very
old one, while the Chaldeans have one newly erected, large, handsome, and profusely ornamented with
foreign painlings. The Syrian Catholies are accomodated as in Mardin.... In the Greek church I saw once
more the high, straight, and narrow-seated chairs fixed against the wall, and the pictures of Saints, with
the arms and feet of silver, attached to the canvass, ete.*
Au dernier moment, je regois de Miss G. Lorumn Bern quelques photographies d’Amid, dont trois
fournissent des documents nouveaux.
1°. Un saillant carre de l’enceinte, portant une inseription coufique de trois lignes dont je ne puis
dechiffrer que la fin, a l’echelle miceroscopique des caracteres. Elle est identique A la fin du n® 16; ce
nouveau texte est done au nom de Malik-shäh. L’analogie des deux documents est renforeee par une
frappante similitude du style des lettres et du bestiaire decoratif. Iei, l’on voit au-dessus de la l. 1, sous une
eorniche amortie en retour d’&querre, le meme motif central, mais flanque de deux taureaux agenouilles et
affrontes; aux bouts de Ja l. 1, deux felins affrontes; entre les lignes 1 et 2, deux felins et deux oiseaux.
2°. L’are d’une des entrees de la citadelle, qui n’est autre que la „porte de l'ancien Galius* de
Texıer (voir plus haut, p. 296 et fig. 244).
3°, Un detail encastre dans le mur A gauche de cet arc, avec un fragment d’inseription fruste
renfermant la date 603 (1207—08) et un relief tres fruste representant un lion sur le dos d’un taureau (cf.
p- 67, fig. 24). Cette porte est done de l’Ortokide Mahmüd, comme celle de l'inseription n® 31.
Abb. 330. Dijarbekr, Kharputtor: Tiermotive und kufische Schrift.
(Aufnahme von Miß BELL, Ersatz für Abb. 292, S. 344.)
Abbasiyye 218.
Abendland 274.
Ablak 218.
Abu Dolaf, Moschee 325.
Adler 349, 363, 367 f.
Affe 366.
Ägypten und Mesopotamien
Ägypten und Syrien 2631., 342.
Ahnas 157.
Akanthus, tangartig 205.
Akka Pfeiler 141.
Akrobaten 350.
Aleppo 199, 264, 353.
Alexander 350f.
Altareiborium 227.
Amida, Brücke 285.
—, Eliaskloster 167.
—, Geschichte 163f.
—, Große Kirche 165f., 208, 316.
—, Jakobskirche 195, 197.
99>
ZZ).
— ‚Kosmaskirche 167 f.,198,212,338. |
—, Marienkirche 166, 187f., 208,
9J4, 219£., 312.
—, Mauern 2741.
—, Minaret beim Tigristor 332.
—, Moscheen 297.
— , Nestorianisches Johanneskloster
165, 173f., 216.
— , Petbionkirche 167.
—, Stadtplan 7, 329.
—, Thomaskirche 316.
—, Tore 286 f.
— —, Aleppotor 293f., 341f.
— —-, Kharputtor 287f., 291 f.,
294, 310, 344 f., 365, 370f., 386.
REGISTER.
Amida, Tore, Mardintor 276, 295f.,
349, 345.
297.
997f., 348,
— —, Neues Tigristor
— —, Porte de Galius
376.
—, Türme 294f., 345f., 360.
— —, Evli Badan 275, 342.
—, Turmzunge 280.
—, Yedı Qardash 275.
—, Ulu Djami 298f., 310f., 329.
— —, Brunnen 298.
,„ Hof 2951.
‚ Inneres 320f.
— —, Madrasa 312f.
, Minaret 331.
‚ Ostfassade 136f., 298f.
OÖsttor 347.
, Nordfassade 305, 312 f., 339.
, Südfassade 204, 305, 315f.
— —, Westfassade 138f., 298Sf.
—, Vierzig Märtyrer Kirche 165.
—, Vogelnische 189.
— , Zeorakirche 166.
— , Zitadelle 173, 284f.
Amra 265, 272.
Anargyroi 172.
Anderin 186, 293.
Antike 323.
Antiocheia 292.
Ap« llokloster 153f., 162.
Apsis 265.
—, geradlinig 186, 275.
—, im Hof 245, 248, 256.
— , mit Kreuz 246, 249, 256, 273*.
— , Säulen 246, 249.
| Architrav, halbrund 340.
Ardebil 162.
Arles, Sarkophag 152.
Armenien 275, 306, 352, 361.
Arolsen, Kelle 352.
Asiatische Volkskunst 319.
Athen, Akropolis, Reliefs 372.
—, Metropolis, Reliefs 367.
—, Museum, Löwenplatte 370f.
Athos, Dochiariu, Relief 352.
—, Lavra, Relief 367.
Baalbek 189, Moschee 312,319, 324*.
Bandfriese 260, 271.
Bandornament, dreistreifiges 270.
Bara, el-, 287.
Basalt 305, 319.
Basilika 265, 271.
Baumeister 308.
Baumstark, A., 163,171, 187,
Bawit 153f., 206.
Behnesa, Stufenfries 342.
Bell, Miss 146, 160, 167, 180, 193,
994, 264f.,270,298,333, 335,359.
216.
Berchem, v., 133f., 287, 306, 329,
353, 357
Berlin, Kaiser - Friedrichsmuseum :
Kopt. Skulptur 206.
—, Kunstgewerbemuseum: Email-
flasche 352.
Beyli& de 169—173, 186, 190, 197,
993, 331, 344f., 365f.
Bilderwand 169, 212f., 233.
Binbirkilisse 143.
Bogen 267, 292f.
49*
385
Bogen, Hufeisen- 199, 249, 259,
9263, 267, 363.
—, Perser- 330, 357.
-, Rund- 292, 305.
—, Rund-, abgestulter 304, 342.
—, Spitz- 281, 291f., 3051.
Bosra, Moschee 145.
Brescia, Lipsanothek 333.
Brunnhofer, H., 377f.
jrussa 184 f.
Buchstabenornamente 365 f.
Buckelochs 347.
Buckingham 173, 333.
Bulgaren 3751.
Butler, H. C., 223, 293.
Byzanz 326.
Byzantinische Kunst 205, 293, 307,
338.
Caötani 326.
CGasaranello 179.
Gernuschispiegel 353.
Chapot 145/6, 269, 271, 274.
Chartres 275.
Chios, Nea Moni 178, 183f.
Christustypus 209.
Chryses 293.
Cordoba 311 f.
Corona triumphalis 202.
Corus 189.
Coulique carrre 159.
Coufique fleuri 354, 365 1., 375.
Cube, G. v., 210.
Cumont 263.
Curzon 201.
Damaskus, Große Moschee 287,
316, 321, 326f.
— , Inschrift der Zitadelle 337.
Daphni 177f., 365, 370.
Darmstadt, Elfenbeinkasten 351.
Daschlut 153.
Dashian, Dr., 309.
Datierungsfragen 134f.,
Dau 189.
Dehio 275.
Deir, Abu Hennis
-—- el abyad 201, 315
209, 269.
364.
359.
— es Suryani
Dijarbekr, vgl. Amida.
Djindeirmene 268.
Diwrigi, Moschee
343
Doppeladler 346f., 3
Pl
66.
TEGISTER.
Doppelchöre 275.
Doppelkirche 173.
Drache, chinesischer 353 f.
—, persischer 363.
Edessa 206, 209, 220, 268 f., 276,
306, 3471.
Eierstab 289.
Einlagen in Holz 160.
Elefant 362.
Entlastungskonstruktion 138, 203,
949, 351, 271, 287, 289, 304*f.
Ephesus, Doppelkirche 316.
—, Große Moschee 316f.
Eregli, Ikonostasis 219.
Eselsrücken 304.
Eskishehr 182.
Exedra im Hofe 245, 248, 256.
Falke, O. v. 359.
Farbige Wände 305.
Fassade, islamische 318.
—, christliche 216f.
— , toskanische 218.
Fenster 247.
Fensterscheiden 143.
Fer a T 150.
Fergusson 135, 298.
Fischfang-Darstellungen 273.
Flächenschmuck 156f.
Flechtband 270.
Florenz, Rabbulacodex 203.
Flügelmotiv 359.
Franz-Pascha 318.
Friedenthal 17Sf.
Garden 163.
Gaza, Sergioskirche 327.
Germanenkunst 275f., 376.
Gewölbebau 262, 275.
Girlandomanie 199.
Gorgeo 355, 363.
Goten 275.
Gotik 343.
Greif 350. 366f.
Gurgan 306.
Grothe, H. 175.
Grünwedel 263.
Guyer 268.
Hakenkreuz 158,
Hand 345.
Harran 164, 321, 330, 332, 378.
204, 310.
Hase 348, 362, 367.
Hatra 146, 205, 294*, 305.
Haupt, A. 275.
Hebrard, E. 200.
Heisenberg, A. 132f., 179, 327.
Hell, Hommairede 173, 184,209 ,291.
Hellas 178, 365f.
Her, al- 288.
Heraklius 166, 208.
Herzfeld 180,220, 293,305, 325,343.
Hibatallah 305.
Hirsch 362.
Hockfigur 356.
Höhlenklöster 263.
Hol, K,.212,
Hörner 350.
Hommaire de Hell 129.
Hosios Lukas 177, 185, 215, 355f.,
872,319.
Hufeisenbogen 249, 259, 263, 267.
Hülsen, Architekt 212.
Husn Suleiman 287.
Ikonoklasmus 273.
Ikonostasis 169, 212.
Inschriftornamente 365f., 369.
Indien 377.
Inkrustation 170.
Innsbruck, Ortokidenschüssel 348 f.
Inschriften, syrische 195 f.
Isidoros 157, 293.
Islamische Kunst 318.
Jagddarstellungen 273.
Jakobiten 187, 226.
Jerusalem, Armenisches Evangeliar
363.
— , Grabeskirche 149, 316, 342.
—, Haram 314.
—-, Omarmoschee 326, 354.
—, Porte double 158. 160.
, Johannes, Architekt 203.
Justinian 293.
Kairo, Ägypt. Museum, Relief 154,
204.
— , Akmarmoschee 318.
— , Azharmoschee 319.
— , Fatimidentore 287, 306.
— , Grabmal Imam Shafi 290.
— —, Kalaun 215.
— , Hakim Moschee 206, 371.
—, Mausoleum des Kalaun 215.
Kairo, Madrasa Muh.ibn Kalaun 140. |
—, Tulunmoschee 140, 142, 288
325, 336, 359.
Kairuan, Minbar 272, 310.
Kalb Luze 275.
Kalligraphen 352.
Kanones 203, 360,
Kapitelle 137, 169, 197 f., 226 f., 243,
956, 262, 270, 281, 289, 313f.
‚ Girlanden- 198f., 208, 246,
961, 270, 215, 330.
—, Korb- 226, 270.
—, Stalaktiten 190.
—, Wind- 200.
—, Wulst 202.
Kasr ibn Wardan 2921., 328#f.
Katakomben 179, 186.
Kaufmann, K. M., 323.
Kheitar-Palast 230.
Kirche, kreuzförmig 178f.
—, mit Quertonne 232f.
—, Ursprung 326.
Kirchenausmalung 273.
Kirchentypen 232f., 265.
Klee-Ornament 198.
Klosterkunst 224, 267.
Kloster, Ursprung 225, 263, 380.
Klosterhof 237.
Klosterkuppel 260.
Knopfornament 355, 359.
Köln, Glasschale 352.
Konia, Palastmoschee 141, 161,335.
—, Relief 369.
Konstantinopel, Apostelkirche 179, |
186.
—, Augusteion 327.
—, Goldenes Tor 147, 200.
— , Irenenkirche 186.
—, Johanneskirche 178.
—, Museum, Steinaufsatz 357.
— , Stuckfragmente 354.
—, Sergios u. Bakchos 186.
—, Sophienkirche 262, 354:
Krabben 137.
Kreuz in Apsis 234,
ar
— in Ranken 272.
Kreuzgang 267.
Kreuzzüge 275.
Kufische Buchstaben 370.
Kuppel 185, 219*f., 235, 259.
—, Kreuz 265.
REGISTER.
Kuppel, ovale 176.
—, Querschiff 262.
— , Trompe 177, 264.
Kyma 341, 340f.
Lambros, Sp., 373.
Lampakis, G., 374.
Lava 303.
Lebensbaum 349.
Lemberg, Arm. Evangeliar 363, 368.
London, Brit. Mus. (Add. 5111) 203.
Löwe 247,284, 345f.,355, 366f., 371.
Lucca 217.
| Madararelief 376.
246, 249, 256, |
| Mosul 234,
Madrasa 184,
Mailand, Apostelkirche 179.
Maipherkat 163.
Makam Alı 357 f.
Makrizi 141, 287.
Maksura 162, 212.
Malerei 272.
Manicheismus 263, 380.
Mardin 186, 204.
Marienkult 187.
Marmor, farbig 304.
—, Inkrustation 170.
Martin 353, 357.
Martyriendarstellung 273.
Mauerbau 285.
Mauerstärken 265.
| Medina-Moschee 316.
Melkiten 167, 187.
Menasheiligtum 140, 316.
Mesopot. Kirchentypus 233, 265.
—, Kunst (Bagdad) 209, 319, 358.
Miafarkin, Relief 366.
| Migeon 357.
Mihrab 215, 319.
| Milet, Moschee 174.
| Nymphäum 212.
Minaret 331.
| Mistra 215, 351.
Moöleh, Kloster 342.
Monasteria celericorum 245.
Mosaiken 233f., 272.
Moschee 145, 311f., 323f.
262, 265, 352f.
| Mosulbronzen 159.
Mschatta 147, 292, 328, 339f.
München, Lulubecken 159, 354.
Muschel 290.
Musil, A. 222
222T.,
288.
' Nische 146,
| Pompeji, 4.
\ Portalnische 291.
| Preußer, Ing. 144, 300.
Myra, Relief 369.
Nachtschewan 374.
Nagy Sz. Miklos, Schatz 376.
Narthex 260, 267.
Naskhischrift 353.
Nasiri Khusrau 311f., 316, 321.
Natronkloster 264.
Neapel, Baptisterium 186.
Netzornamente 159.
Nilus 273.
Nimbus 348.
203, 288f., 319, 344,
360.
Nisibis 224, 263, 271, 359.
Nizib 271, 342.
Oktogon 281.
Omayyaden 134.
Oppenheim, Frh. v. 136f.,
271,.32153247 3307332,
Orient oder Byzanz 178.
Ornamente 272, 310.
Osrhoöne 209, 219, 380.
199,
349.
Palasttypus 223.
Palermo, Rogerzimmer 352.
Palmette 246, 272.
—, gesprengte kufische 370.
Palmyra 160.
—, Bibl. nat. (Cod. syr. 33) 204.
Parry 239.
Paris, Louvre: Bawitsachen 160f,
Paulinus v. Nola 316.
Paviment 233.
Pendentif 229.
Persische Kunst
306 f., 338.
Pfau 348, 355, 363.
Pflanzendarstellung 273.
Pflanzenkandelaber 359.
Phen& Spiers 135, 298.
Philippi 156.
184, 262, 209,
| Pilaster 259.
Pisa, Bauten 189, 217.
Pognon 187, 189f.,
936 f., 245f.
Stil 210f.
195, 2924f.,
Profilierung, 172, 194, 250, 256*,
970f., 335.
—, attische 335 f.
390 REGISTER.
Profilierung, Flächen- 336f. | Säulenpaare 183. | Tur Abdin 924f., 293.
—, Kyma 241, 270. | Schichtenmauerwerk 332. | —, Arnas, Mar Kyriakos 247 f., 2
—, Sack- 340f. Schlange 3671. —, Khakh, el-Hadra 169, 223, 258f.,
—, Wulst- 147, 339. | Schultz, Br., 288. 212:
Prokopios 293f., 327. Sechseck im Grundriß 189, | — —,Mar Sovo 224, 250f.,265,333.
Puchstein, O., 335. | Seldjukidenkunst 306. —, Kefr Zeh, Mar Azaziel 243f., 270.
Seleukeia 293. —, Mar Augen 225f., 270.
Quadrat 338. Serbistan, Palast 180, 183. | —, Mar Gabriel 223, 230f., 264,
Quibell 160. | Serruys 273. | 975.
Siegeskreuz 198, 203, 342. | —, Ibrahim 233, 237.
Rabat Amman 181. Silberdeckel 162. — , Mar Melko "933,
Ramusio 187. \ Simeonskloster 216, 316. \ —, Mar Yuhanna 230.
Ranke 310. | Sirene 355, 363. —, Midyat, Mar Philoxenos 256f.,
Rautenmuster 170f., 212,319, 33Sf. | Skripu 366. 267.
Bautepspirale 158. Sohagkapitell 315. —, Salah, Mar Yakub236f., 273,275
Ravenna, S. Apollinare nuovo 334. | Spalato 148, 270, 287*, 291, 341. | Turfan 263, 379.
—, S. Gio. in Fonte, Stuck 153. —, Porta aurea 305. Turkestan 375, 377.
, Mausoleum d.GallaPlaeidia179. , Spanien, Kirchen 275. Türkische Kunstelemente 319.
—-, Thedorichsgrab 174. Spiegel, chinesische 353. Turm 256, 274f., 285, 333.
Refektorium 267. Stadtpläne 297. ' Türprofile 271.
Reiter 355. Stalaktite 182, 264, 291,
Resaplha, Sergiosbasilika 265, 274. | Steinbock 359. | Ütshayak 186, 29.
‚ Tor 206. Steinbau 292. 319. |
‚ Zentralkirche 183, 220. Sternkasten 345. | Venedig, S. Marco 140f., 161, 207,
eteurekonen a PIE PArler Stuckverzierung 273, 358f. 350.
Rey, E. G., 275. Stufenfries 329, 349. | Verkröpfung 146, 260f., 272.
Rind 346. Stülzenwechsel 274. Viollet 359.
Rom 209, 212. Sulfa 162. Vogüe, de 157.
—, S. Costanza, Mosaik 155. Suryani-Kloster 187.
—, Lateran, Sarkophag 151. Synagoge 326. ' Wakidi 316.
—-, Palatıin 202. ‚ Syrische Kunst 307 f. Walid 316, 326.
—, S. Peter, Sark. d. Junius Bas- ‚ Wappentiere 348.
sus 159. Taschkend, Grabstein 375. | Weinblatt 205, 234.
—, Vaticana (Arm. 3), 361. Taufbrunnen 188. Whitehouse 342.
— — (Graec. 354) 362f. | Tauschiertechnik 352. ‘ Wien, Dioskorides 338.
—, S. Sabina, Holztür 155. | Texier 135, 296, 29S*f., 331. —, Flasche v. Pinguente 352.
—, S. Stefano rotondo 189. | Theaterfassade 210f, 287, 308. | Wiranschehr 185, 214, 219f., 333.
Romanische Kane 274. | Thiersch, H., 131, 285, 323f. Wohnhof 326.
Rosenberg, Mare 353. | Tier-Darstellung 273, 344f., 386. Waulstprofil 339.
Rotae siricae 366. | —, kampf 297.
Rücksprung 325. | —, symbole 150, 153. Zahnschnitt 241.
Ruweha 275. Tonnengewölbe 332f., 251f., 265. | Zenobia 265, 293.
Torbau 294f. Zenobios 133.
Sachau 321f., 332. Toskana, Kirchenfassaden 276, 305. Ziegel-Bau 292*f., 332.
Sakkara 160. Trikonchos 264. —, Ornamente 171, 202, 237, 246,
Saladın 322. Triumphbogen 194, 249, 251, 272, 267, 292, 3731.
Salonik, Sophienkirche 7 294. — (über Eck 374
Samarra, Palast 180, 185, 274, 293. | Trompe 174, 177f., 222, 260, 264, | Zinne 272.
Samhudi 316, 326. | 281. Zopfgeflecht 338.
Sarre, Fried., 146, 220, 359. | Tuluniden 263. , Zweistreifige Ornamente 206 f.
Schriften Strzygowskis über den Orient seit 1903.
(Ergänzung zu dem Schriftenverzeichnis Byzantinische Denkmäler III, S. 119£.; vgl. dazu die Literaturberichte der
Byzantinischen Zeitschrift.)
I. Allgemeines.
Die Schieksale des Hellenismus in der bildenden Kunst. Neue Jahrbücher für das klass. Altertum XV,
(1905), S. 19.
Bildende Kunst und Orientalistik. Memnon I (1907), S. 9f.
Christliche Antike. Beilage zur Allg. Zeitung vom 16. März 1907.
Altehristliche Kunst. Die Religion in Geschichte u. Gegenwart I, S. 3S1f.
Antike, Islam und Okzident. Neue Jahrbücher f. d. klass. Altertum XXI (1909), S. 354.
II. Ägypten.
Koptische Kunst. Catalogue gen. du Muse du Caire. Vienne 1904.
Eine alexandrinische Weltehronik. Denkschriften der kais. Akademie d. Wiss. in Wien, phil.-hist. Kl., Bd. LI.
Der sigmaförmige Tisch und der älteste Typus des Refektoriums. Wörter u. Sachen I (1909), S. 70.
III. Syrien und Palästina.
Mschatta. Festschrift z. Eröffnung d. Kaiser Friedrich-Museums (Jahrbuch d. kgl. preuß. Kunstsamml. 1904).
Der Pinienzapfen als Wasserspeier. Römische Mitt. XXIII (1903), S. 185 £.
Amra als Bauwerk. Zeitschr. f. Gesch. d. Architektur I (1907), S. 63.
Amra und seine Malereien. Zeitschr. f. bild. Kunst, N. F., XVIIL, S. 213.
Die Geburtsstunde des christl. Kirchenbaues. Beilage der Münchener Neuesten Nachrichten 1909, S. 417 f.
IV. Kleinasien.
Kleinasien, ein Neuland der Kunstgeschichte. Leipzig 1903.
A sarcophagus of the Sidamara type. The Journal of hell. studies XXVII (1907), S. 99.
Kleinarmenische Miniaturmalerei. Tübingen (Veröffentlichungen der Univ.-Bibl.) 1907.
Zum Christustypus. Thürmer 1907, S. 505 f.
V. Balkan.
Die christliche Kunst in einigen Museen des Balkans. Österr. Rundschau 1905, S. 158.
Die Miniaturen des serbischen Psalters. Denkschriften d. kais. Akademie d. Wiss. in Wien, phil.-hist. Kl.,
Bd. LI. a
Neuentdeckte Mosaiken in Salonik. Monatshefte f. Kunstwissenschaft I (1908), S. 1019f.
VI. Abendland.
Der Dom zu Aachen und seine Entstellung. Leipzig 1904.
Spalato, ein Markstein der romanischen Kunst. Studien, Fr. Schneider gewidmet, Freiburg i. B. 1906, S. 325 f.
Das orientalische Italien. Monatshefte f. Kunstwissenschaft I (1908), S. 16f.
Zur frühgermanischen Baukunst. Zeitschr. f. Gesch. d. Architektur I (1908), S. 247 f.
VII. Islam.
Muhammadan art. Eneyelopaedia of Religion and Ethies I, S. STAf.
Der Kiosk von Konia. Zeitschr. f. Gesch. d. Architektur I (1907), S. 39.
Alhambra. Artikel der Enzyklopädie des Islam.
In Vorbereitung: Die Baukunst des Islam. Handbuch der Architektur III, 2.
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1. Vue de l’enceinte et de l’aqueduc, prise du nord-ouest.
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2. Inscriptions n® 1 et 2, a droite de la porte de Mardin.
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2. Inscriptions n® 6 et 7 et niche ä gauche de la porte de Kharput.
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2. Inscription n® 12 (C et D) & l'interieur de la porte de Kharput.
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3. Inscription coranique pres de la porte de Kharput
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3. Inscription n® 14 sur un saillant carr& de l’enceinte.
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2—5. Inscription n® 17 sur un saillant semi-circulaire de l’enceinte.
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2. Inscription n° 38 entre les deux
fenätres dont on voit les arcs
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Phototypie Max Jaffe, Vienne,
4. Inscription n? 18 (2° fragment).
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2 4. Phototypie Max Jafie, Vieune
Grande Mosqu&e. — Fagade ouest, partie sud, avec details et inscriptions n® 19 et 20.
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2) OD. Phototrypie Max Jaile, Vienne
Grande Mosquee. Facade ouest, partie centrale, avec details et inscriptions n° 19 et 20.
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Berchem-Strzygowski, Amida. Pl. XI.
Grande Mosqu&e. — Farade ouest, partie nord, avec details et inscriptions n° 19 et 20.
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Cour de la grande Mosquee et facade est.
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Grande Mosqu&e. — Fagade est, partie nord, avec detail et inscriptions n°s 22 et 23.
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Grande Mosque&e. — Facade est, partie sud, avec details et inscriptions ns 22 et 23.
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3. Inscriptions n® 35 (ä droite) et 36 (& gauche) dans la cour de la grande Mosquee.
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2. Inscription n° 27 sur l’entree laterale de la porte d’Alep.
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Berchem-Strzygowski, Amida. Pl. XVII.
1. Inscription n° 29 sur la tour A de l’enceinte.
Phototypie Max Jaffe, Vienne
2. Tour A de l’enceinte de debut de l’inscription n° 29.
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1. Inseription n° 30 sur la tour B de l’enceinte.
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Phototypie Max jaffe, Vienne.
2. Inscription n° 33 sur un saillant semi-circulaire de l’enceinte.
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Berchem-Strzygowski, Amida. Pl. XX.
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l. Cour de la grande Mosquee et colonnade nord, partie ouest.
Sur le mur en arriere, inscription n° 32 (fin).
Phototypie Max Jaffe, Vienne.
2. Cour de la grande Mosqu&e et colonnade nord, partie est.
Sur le mur en arriere, inscription n° 32 (fragments).
Les coupes signaldes aux pages 44 et 45 sont dans le texte, Ile partie.
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